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University of Ottawa
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ANAÏOMIE
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CENTRES NERVEUX
'»♦»» • . .1 — '
VN ATOMIi:
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d)
iO u Ottawa
CENTUES NEIIVEUX
J. DEJERINE
l'UOKESSKI u \(.llKl,K A L V I-ACl LTK II K .MKDKiM.NE I) K P A H I ;
M K I» K C 1 N I) E L A S A L I' V. T H I È R E
M i: Ml! HE MES SOCIÉTÉS DE HIOLOGIE,
HE NEUROLOGIE, ETC., ETC.
AVEC LA COLLABORATION DE
MADAME D EJ E RI N E- K LU M PK E
IIOCTKUR EN MKDKCINK
ANCIKN INTKRNE DES HOI'ITAt.X DK l'AKIS
MKMBKE i)K LA SOCIÉTÉ I)K NKUROLOGIB
LAVRKAT Dli L'iNSTITCT ET DE L'ACADIiMIK DE MÉDECINE
TOME DEUXIEME
FASCICLLi: 1
ANATOMIE DU CERVEAU ^suile) — ANATOMIE
DU RHOMBENCÉPHALE
Avec 465 figures dans le texte dont 180 en couleurs
Dr. JEAN PELAGE
PARIS
.7 R U E F F , I<: D 1 T E U R
100. ItOULEVAlU) S VINT-r.KUM \I\. !()(>
1901
Tous droits ri'sprvés.
^id
.9^34
/foi
ANATO.MIK
in: s
CKNTIIKS M:|{\ KUX
DKl XIK.MI-: l'AiniK
(Suite)
CHAPITRE VI
FIBRES i)K l'iio.iKcnoN DE L'ÉcoiicE (:éi;ébi;ale
On (l('>sii;ii(> sous le nom de fibres de projection de IVcorce cérél^rale
l'iMisiMnhle (les libres (|ui, prcMianl leur oriuine dans les celkdes de la cor-
tiealilé cérébrale, relienl celle dernière aux dillérenls segments du névraxe.
Elles compicnncnt, comme Técorce cérébrale elle-même, deux grands
systèmes : \o sf/sli'nie du manteau ct''i'i'hral ci la système du r/iinencéphale.
Le si/sirtiu' du niant f'du cvri'hraJ envoie ses fi()res de projection dans la
(dpsnlr inl'-DK' et atteint son [)lus luiut degré de développement chez
l'homme. 11 relie le manteau cérébral aux ganglions infracorticaux, au
rh(uiibencé[)liale et à la moelle épinière, et représente dans son ensemble
un vaste cône dont la base correspond à la coi'ticalilé cérélu'ale et le som-
met à rextri'-mité inlV'rieui'e de la moelle épinière (Fig. 1).
Le si/strnw du rhincni r/dnih- unit Técorce du rhinencéphale aux for-
mations des cerveaux antérieur, intermédiaire et moyen. Peu développé
chez l'homme, il atteint son j)liis liant degré de développement chez les
mammifères macrosmatiques; il constitue les radiations olfactives et le tri-
ipnu- crri'hrtil et n'envoie que très peu Je fibres dans la capsule interne.
La capsule interne représente donc une formation propre au manteau
cérébral. Dans la série des vertébrés, elle n'apparaît qu'avec ce dernier.
Llle fait défaut non seulement chez les poissons où l'écorce cérébrale se
réduit à une mince couche épithéliale. mais encore chez les reptiles et les
batraciens où cette écorce, exclusivement représentée par le rhinencéphale
TOME II. i
Le manteau c('Té-
liral envoie SCS fibres
lie projection dans
la capsule interne.
Le rhinencéphale
envoie les siennes
dans les radiations
olfactives, et le tri-
cone cérébral.
La capsule interne
n'existe que chez le<
vertébrés pourvus
d'un manteau céré-
bral.
ANATOMIE DES CENTRES .NERVEUX.
Les fibres de pro-
jection du manteau
cérébral sont «les fi-
))res corticifuges.
I.piu's aractôres
communs.
Leur trajet.
(fascia dentala, corne d'Ammon, subiculum), donne naissance à un groupe
de fibres qui esl riiomologue du trigone cérébral.
I. _ SYSTEM K DES FIBRES DE PROJECTION DU MANTEAU CÉRÉBRAL.
NEIRONES CORTICAUX DE PROJECTION
Les fibres de projection du man-
teau cérébral sont des fibres cortici-
fuges. Elles pré-
sentent comme
caractères com-
muns : 1° de
prendre leur ori-
ine dans les cel-
lules pyramida-
^ 'andes et
moyennes et
dans quelques
ceikdes poly-
morphes de Ué-
corce cérébrale;
'1° de dégénérer
(le haut en bas
(h'fji'nércscpiice
corlicifiKjc) à la
suite de lésions
corticales ou
sous - corticales,
patliologiquesou
expérimentales.
I*]lles passent
par lecenl reovale
et la cai)sule in-
terne i Fig'.l'l.dit'-
l'éranl les unes
par
'ii;. 1. — ScluMiia (lu syslî'ine des libres
(le |ii()ic(nion (lu nianlcau ci'iél)! al.
rorps .•all,.ux. - (7., rc.rps J^g autres
(l(! Litys. — (iii, si'iiiiiciil itosténeiir; iisL
s('f;inciit soiis-lenticulaiiv de la capsiili' Icur lougueur et
ititonic. — Cl\, coLiroiiiic raydiinantc. — jj^m-s; noillls de
l'l'!/c. faisceau pyramidal ei'disc: Fl'i/t/. . .
aiseeaii pyrainidaf ilircet ; /'/'///«. libres i)y- tcrmiliaisoil : UU
raiiiidalrs iiDiiiolaUTalcs. — Lu, loeus nif^'e
— V, nnyau caiidc. — .V/,;, Iroisièiiie si\i,
iiiciit du noyau Icnlicidaire. — \j>, noyaux bl'C S ari'eleul
iiti(nies. — .\7{, noyau rouge. — 0/, olive d-nm
bulbaire. — Po, prolubi-rance. — /'// pyra-
mide auléricure du bulbe. — 77/. IJi.ilanins. glious (l(>s cer-
— 17', voie pédoueulaire.
très t;rand nom-
les
uau-
veaux intermé-
diaire et moyen
qui limilciil la capsule interne, en parliculicr dans
I ii!iii> hi; l' uni lie ii(»N hi': i.'iicitiu.i: <;i:i(i;i;i; \i.i:. 3
la coiirlir M|i|i(jiii'. |i-s ciiipN m'iioiiilir--^. le-. I 11 liiTcii 1rs (| iiail n | il riH-a n \ , le
li(»\aii iiiii-c lie Slilliiii;. h!llrs |»(MI\(MiI l'-lrc (li'siuiKM's sons \i'^ iiuiiis de» i,our longueur et
,,' / / • // • ,• / • Il '""■" points <lo tcr-
finrrs i fir/ira -//ia/t///ii(/urs , ini'l no-f/flioldllri-s ^ (nrl l( n-i'Unil<iur^^ cK;. Los i„i„aiHoii't variaMe»,
anhfs (ilin'>^. |t(iiirsiiivaiil leur Irajd ilcscciMlaiil. a|>|)ai-aiss(Mil à rcxirricur
(le I Vii(i-|ilial(' au-dcssoiis de la liandclcl le o|di(|uo; (dics coiisliliU'iil la
mie iH'iIttnnihiii'f' iVI*i, ()ccii|kmiI \r /)/<■>/ <li( itédonculc (■('•rrhrnl, ahordcnl
cMsiiilo lo rli(imI>(Mi('(''|dial('. piMiMicnl dans l'rtii^c anli'i-icni- de la prolu-
Itôranco. s'iMudicN rlrcnl aNcc les lihros transversales du pr'ildnculo céré-
li(dItMi\ nio\rn, |)iiis rornicnl \\\ in/rdini^li' antrririirr. ilii hii/hr. Parmi les
liliics de la Noie jiedonculaire, les unes s'ari'èlenl dans \{\ locns iii(jer \jXV)
et la suh^fancr i/risc ilo Vrlinfo (tnli'-r'icur de la itrohilK'rancj' (Npi {/ihrfs
cortico - pro/uhri-diificllrs , ; les autres se reiidnil dans les noyaux des nerfs
moteurs crâniens /ihrcs ccrrhralcs des nerfs iiuiteurs crâniens) et repr*'-
s(>ntent le^ neurones eenfrnu.r, corticaux de ces nerfs. (Juant aux fibres de
la pyramide antérieure du huJlic {fibres pi/ramidales^ faisceau pyramidal),
(dl(>s s'(Mitre-croisent incomplètement au niveau du collet du bulbe avec
celles du côli' opposé, puis pénètrent dans la moelle épinièrc et se terminent
dans toute la hauteur de sa colonne ^risc [fihres cortico-médnllaires)] les
libres les plus tontines atteignant l'extrémité supéi-ieure du liluni termi-
nale (Dejei'ine et Thomas .
Par son trajet, le système des fibres de projection du manteau cérébral
appai'tient donc aux dill'érents seumenls du névraxe ([uil traverse : cer-
V(\inx antéi'ieur, intermédiaire, moyen, rhombencépliale, moelle ('"pinière.
Dans ce chapitre, nous ne nous occuperons que de la partie supé-
rieure de ce trajet, de celle qui appartient aux cerveaux antérieur, inter-
médiaire (^t moyen, et qui s'étend de la corticalité cérébrale au bord
supéi'ieur de la protubérance. Nous renvoyons à la troisième partie de cet
ouvrage tout ce qui concerne le trajet, la terminaison et les connexions
de la voie pédonculaire dans le rhombencéphale et la moelle épinière.
I. TKA.JET DKS riHliKS DE PROJECTION DANS LES CERVEAUX AN-
TÉRIEUR, INTKUMÉDIAlUi: ET MOVEN. CENTRE OVALE, CAPSULE
INTERNE, PIED DU PÉDONCULE CÉRÉIîRAL.
A. CENTRE OVALE
A leur origine, les fibres de projection du manteau cérébral concourent, Enchevêtrement
avec les fibres calleuses, les fibres d'asst)ciation et les fibres corticipètes ]ec^,ion avec lis libres
ou terminales, à la formalioii du rentre ovale de Vicussens. Dans la partie 'l'association, les ii-
' lires calleuses et le?
e.ilernr de ic crnlrc orale, partie ([lie iKHis (b'-sitiiierons s<uis le nom de liln-es terminales
substance blanche non différenciée de Thémisphère cérébral, ,iu"cc!urT'o'%air'^de
elles s'entre-croisiMit à angle droit avec les longs el courts faisceaux d'asso- "^'«"ss^^'i^-
dation, à angle aigu avec les radiations calleuses et s'irradient suivant
un plan oblique de l'hémisphère, tandis que les fibres calleuses s'irra-
dient suivant le plan vertico-transversal. (Voy. Tome l''", p. 787.)
ANATOMIl-: DES CENTRES .NEKVEUX.
Concentration des A la partir iTitOTie dii ccutre ovalc , les fibres de projection se coudent,
en lin faisceau com-
loilV r>ll M 11 Y l<'Mj„,
o projec ion ^f,^ç^J^J^^ pai'fois unc Hiince branche collatérale destinée au corps cal-
pact .ians la partie [gy^ q^ j^^^ louffs faisccaux d'associatiou avoisinants; elles se réunissent
interne du centre '^
ovale.
ensuite en un faisceau compact, que nous désignerons sous le nom de
faisceau compact de la couronne rayonnante (CR)et qui décrit une
courbe à concavité interne autour de l'angle externe du ventricule latéral,
puis s'étrangle légèrement [pied de la couronne rai/onnante] (pCR) avant
de se continuer avec la capsule interne. Une ligne oblique en Ijas et en
dehors qui unit le bord externe du noyau caudé au bord supérieur du
putamen représente la limite fictive qui sépare la capsule interne de la
couronne ravonnante.
CRfs)
CR(p)
CR(^
CR(aj
FiG. 2. — Face externe de la couronne rayonnante, d"après une [uéparation
par dissocial ion.
CR[a) segment anlrricur; CWx) segnicnt supérieur; CR.j^ sopiiiont postérieur; Cli.i]
sefiinent inrérieiir île l.i couronne rayonnante.
Dans lo centre Lcs fibros dc proiectiou lu' couvcrgont donc pas radialenuMit vers la
ovalo les fit>res do „ i • i •> i •> i <• • i' i i i i r • • < i
projection atrcctcnt capsulc mtcmc, a la manière des epis dune gerbe de ble, ainsi qu on le
un irajoi cotid('!. y^^j^ fijrm<(^ daus nombpc de traités, mais afTecIt'iil un trajet distinct dans
la ])arlio externe et dans la partie interne du centre ovale, dette disposi-
tion est facile à constater lorsqu'on (wamiue des séries de coupes vertico-
traiisversales juacroscopiqiies de cei'veaux durcis daus les bichromates
alcalins, Icdles que les séries des ligures 2-1!) à :2.')t (\. l'"', p. 4^^1)-'iG7),
elles coupes horizontales et vertico-lransversales microscopiques, colorées
suivant les méthodes dc Weigert ou de Pal (Fig. 281 à 280 et 295, T. P'',
]). .")ï>8 à :;i8 et :}6Î)).
Aspect du faisceau (Jousidéfé daus SOU euseuible (Fig. 2), après dissociation de cerveaux
romiT' rayonnan't'o duTcis daus l'alcool, Ic l'ormol OU Ics bichromates alcalins, le faisceau
ai.r^s dissociation, couipact (Ic fil couronuc rayonuanlc se i)rés(Mil(> sous l'aspect d'un éven-
riltKKS Iti: l'IKUI'CTlON Iti: I.'IICOIICK cmiikiuj a I.K. 5
lail l;ir:;rin('iil (lt'|tl('\ i' di'iil les /(/i/nns [^///t/// de llciT, cdiix cr^ciil vci's l;i
<;rim(l(* circoMlV'rfiicc du iioyjni Iriiliriiliiirr. Seule, l,-i |i;ii(i(' ;inléio-iiile-
rieure du |iiil;iiuen . ^il ui'e eu :i\;iul du |)ed(iu('uli' du |iul;iuieii. n;in«-<'|(;
Jiucuu i';i|>|»itil ;i\('c l:i cnui'OUUe liivouunule. Idie cnircsixtiul, eu ellel, n
l;i lii-^iou du |)ul;MMen iiNce hi h.ise du eeiNeaii auh'i'ieur, eu parliriilicr
a\ec le unxau ain\ ;;(lal ieii el la sultsiauce perlorr'c anl('rieur('(V()y. coupo
sa-illale. l'i-;-. iJSll.
Au |)oiul de vue de l'oiM^inc», de la dircM^lioii, de la lonj^MU'ur dfî ses sa division m
Iihres, ainsi (|ue de leurs coniiexinns avec la capsule inlerne, on peiil divi-
ser la ((luroiiiie lavouiianle eu (piaire sejjjnieiils doiil l'un ('■>{ aii/rrlfi/r, lo
second tuinjcn ou suprriein\ le Iroisièiue poslrrinir, le ((ualrièine /;//c/vV'?y/*.
(\'s (juaire se^nuMits soni (mi conlinuih'' directe les nns avec l(;s autres.
Ils (l('cri\(Mil Ions une coiirhe autour de l'angle externe du ventricule La couHic -léchte
I , , I ' I i 4 • v 1 1 l'^"" '='"' segments
latéral ou de ses cornes, et presenteni un certain nombre de rapports autour .ic langie
ciunuiiin^ 1 Vvj^. .'{,7, 10). Leur lace interne recouvre les fibres calleuses et le <^''J'='""c «lu vcntn-
~ ' ' culc latéral.
faisceau occipilo-IVonlal (|ui le séparent de l'ependynie ventriculaire. Leur
l'ace exierue est r(>couv(>rle j)ar la substance blanche non diiïércnciée du
centre ovale, beaucouj) plus ('«paisse chez l'adulte ({ue che/ renlanl; chez
celui-ci le faisceau comi)acl de la couronne rayonnante louche pi-es(jue
le fond des sillons principaux, tandis (|u"il eu est séparé chez l'adulte par
une dislance toujours très appréciable; il s'ensuit que les lésions patho-
logiques destructives de la corlicalité cérébrale intéresseront toujours i-curs rapports
chez l'enfant le faisceau compact de la couronne rayonnante, tandis '^°™'"""^'
qu'elles peuvent le respecter chez l'adulte. Au niveau du yy/Vv/ de la cou-
ronne raiiounmito, chacun des segments est recouvert par le faisceau ar-
qué ou longitudinal supérieur et croisé par quelques libres du faisceau
occipito-frontal (Fig. 4, rOF)etparles radiations calleuses qui convergent
vers l'angle externe du ventricule lal(''ral.
1. Segment antérieur de la couronne rayonnante. — (CR (a), Fig. 2, 3, son origine.
4.o,(), 13, 14, loi. Le segment antérieur de la couronne rayonnante est tri-
butaire du lobe frontal (places externe, interne, orbilaire, extrémité frontale^.
Grâce à la corne frontale et au faisceau occipito-frontal qui la double en
avant, les fibres de ce segment sont beaucoup plus longues que celles du
segment moyen, mais elles n'atteignent pas les dimensions des fibres des
segments postérieur (>t inférieur. Les libres inférieures se dirigent obli- sa direction sagit-
quenient en liaul et en arrière, les moyennes horizontalement d'avant en
arrière». Les suivantes sont obliques en bas et en arrière et deviennent
d'autant plus verticales qu'elles se rapprochent davantage du segment
moyen (Voy. Fig. 2 et 6).
Sur les coupes horizontales microscopiques de l'hémisphère cérébral son aspect sur les
(Fig. 3, 13 et 14) traitées par les méthodes de Weigert ou de Pal, le '""ix^^ horizontales.
segment antérieur de la couronne rayonnante constitue un faisceau volu-
mineux, dont les fibres se disposent en deux couches parallèles. La
<:ouchr externe, la plus iiuporlante et la j)lus épaisse, est formée de
A.NATOMIK DES CENTRES NERVEUX.
CCoi/
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Zi-
FiG. 3. — Sci,'iiicnL uiiliTiciii' de l.i couroaiu; rayonnante, srynicnis anliîrieur et posté-
rienr de la capsule inlernc. — Coupe liorizonlale intéressant 1rs deux tiers anté-
rieurs de riiémisplièie droit et sectionnant la région tlialanii(iue de la capsule
interne et le trou de Monro. Méthode de Wcigert. — (JVoy. desciiptiou [de cette
coupe T. r% Fig. 29:i, i). liTO.)
AM, ravant-niur. — (-<-'if/)< genou du curiis cillcux. — <'c{r:. Itcc du corps cjdloux (ros-
trum). — Cp, capsido externe. — ^Ci a, svfuncnl antérieur de la capsule inlernc. — (^/(.7), genou
(le la capsule interne. — Cinr/, cinf,'uiuin. — r/;;, se^nnent postérieur de la capsule interne.
— cjn, sillon calloso-inarf,Mnal. — ('li, couronne rayonnante. — Fu ]'\, l'\. i>reniière, deuxième
et troisième circonvolutions ri'ontalcs. — /'i, /i. i)renner et deuxième sillons IVontaux. — FU,
fais('eau lon^nludinal inférieur. — /, Sillon de l'iusula. — lii.Ip. circouv(dutions antérieure et
postérieure de l'iiisida. — L,, premién; circonvolution lind)iipu'. — le. lame cornée. — Lnie,
lame médullaire externe du llialamus. — //»e. lame médullaire externe du noyau lenticulaire.
— Lmi. lame médullaire interne du tlialaums. — v)Fu face interne de la première circouvo-
lulion froiilale. — AV/.AV, Si. noyaux anhiieui-, exierne et interne <lu tlialanms. — A'C, tète
Kiiiiii;> \)\: i' iiii.1 1,1. lin > i»i, I, i.con*', K (;i;iti '"
■IlilUMl M .i,M Ml". 1'/" .. ■■!■'
lie aiilrrii'iir ilu lh.•ll.lnllI^. —
;; ... .,,,■,. .1.. I!,,l.,i,,l,,
inist'|W'i)(lyinMJn'. -•• Si, sc|i(iiiii
.njiilidii Iciiipii 11. --- 77i, cuurlic
ilcuriiii lii^'ono. — tth, lii'iiia (lialaiiii. i'hii de Virq
ou [:iil|;i:;i'i\
-ses liluf.Nii luyoliiu'. lorlcnu'Ml colurci'.s j);ii' 1 li(jimii"\\ Jun; et (ii^jM.sri"-
i.scicul(^- ,,n,liilrii\ l'IIi- prosoiilc lin aii},Mc' IrgôiMMiiciil suillanl, à la
. ,!,. (•]);; •irt'onvoIuUons IVoiilalcs <iui la liniiionl cl
coulinuo iiisciisibUMiiiMil vn dedans av(>c la cniiclie interne. Celle-ci con-
Cia
\\h
'•al .■lalérieiii- (lo la indioiiDr r;iyuiiii;ih.. , .., , ■'Ucljoa
l'iiisciTiii occiitilo-IVoiiiiil MIS sur une r.oupf liori/<u ni par
:i.ii,iiiii(|iii' Mi|M'i'ii'Ui'i' tir 1,1 t;;nisul(j iiilcnio (ilijlail do l;i Iil;. j i;. Méthode
;i\. — rCr, llailiritions du <'<)r|):s calleux. — C/V<, serment- ■ ' ■ la rap-
-'.7{, piod ihi scf^mcnl. anlrTii'ur on frontal de la couronn \\\f: <;'•-
- -.i.,:;iU:ilis interno \fSrfi] et externe (/>','/'')• — O/*', faisoejui occipitn
::o de la snb>taueo irrise soiKs-épemlyniaire (S,7e), se con<-.enlranl à !
I • la eonninni' ravDnnaiiliî en nn l'aiseeau coni|doxe nmliMiant i - IiIh'"^
'i-lVontaies l'I des libres de ijrrtjeelion (/'/•+0F), et eonsliluant endr res cal-
■ u-r-.un l'aiseeau lioriznntal dont les (ibrcs traversent le pieil di- la com 'im. i lyonnanfc
•t sirradit-nt \i()l'\ dans la capsule oxforue. — A'Lj, Putanicn. — A'C, unyan caudé. — Yl
iil des lihren jilus pàl(Ks, plus lines. frroupces en iascicnles 1res lâches,
1 , /i;rrr'Mv>,icc de coloration entre ces deux couches tient peut-être moins
i ; qu'à la moindre ahondaneo <lo ces fibres (Fig-. k>. La dis-
I nelion en couches externe et iiitiM'ne nette si i-
t-transversali.'S qui passent eu avanl cl .m niveau du l^cimmi du < orps
ANATOMIK |»i:S CKNÏIlliS NKRVKltX.
<all(Mix (Fifi'. >')j; «'H iinicrt' du j^cimju, un ni venu du pied de la coiirtîniie
rav»>unanlo, los deux couches so lusionnciil cm iidc couche unique oblique
en has el eu dedans, qui se eonliuue uvee, h-, Hvqmrnt. antêrivui' de ta
E
k
ml, ^
Ce ,
r 111 ^.
nVF
K
RGiiie
't:.
Le s{;f;iuonl. anlérii'ur do l;i couronne inyoïuumlc cL .ses dcuv ci'iiclws siii,'il-
I i' MHsuruiie coupe veilico-traa.sversale du la région du genou du corps calleux.
Melliodi! do \Vcii,'ert (voy. description île cette coupe T. I'"', Fig. 280, p. 5-2j).
Ce. coi'iis call(Mix. — Cjh.c/, Cin;/', <'in{,'ijlLiiii. — nn, silluii cnlloso-niarfîinal. — Clti couronne
r.iyoniiiiilc. — /''l'/'j, /''a, |)reiiiicre, ileuxicini; ol truisicmo clironvolution-î frontales. —
/i, /:■, /j, pn-mlêr, ilciixii^nic cl Iroisicine sillcms fn>rit.iiix. — /\, «in.ilriomr silliin frontal ou
sillfiii oUaclif. — /"ï, incisiirc dn liinixiriiic sillnn IVdnIal. — Ai, prciiiirrc .•iri'unvolulion lim-
liiqiic. — vif''i, fai'c intei'uc do la première rirconvoiutinu frontale. — 0I'\ faisceau occipito-
fronlal. — oF,, partie orbitairo do la première circonvolution frontale. — oFi [Gr], partie
mbitairo de la proniière i-irconvolutinn fronlide («ryrus reclus). — «Fa, partie orbitairo de la
Irdi^iènio cireonvolulinu frontale. — /i'('c, radinlions du rorps cnlleux. — %p. %''', su!
urisc si>u-;-cpondyni.'iire. — /ce. /(•(•'. tii'iiia focla. — 1'/, corne frontale du ventriruli-
cdpsïtlc iiUcnu' i^Cia). J*ar analogie avee co qui se passe dans le lobe
lemporo-occipilal, ou iioiiirail dési^^ner tu's deux couehes sous les noms
di' roiichr sni/itinlr 'inivruc. (ISj^i) el d<' roticlw siKj'itlnlc t\cfn'nr (f^g«') tlu
hihr fronidl (l'ig. \'\.
Sur les eoui»('-> niifriiscdniiines rcrf/i'D-l rfnisrt'rs/ilt's, le seumcnl ant6-
I ii;i\i;s uii i»iiOJi:<;Ti(iN \)V ].'^:rA)\\cK cKUKimAu;. o
iir (Ir la ronronne rayonnnnio se jn-rscnlc sous raHjiocl d'une (•on(;li(!
idi'i', (lonl l'iini;!!' saillani cori'ospoinl à la partie orhilairc «le la prcniièrc;
convolulion Cnnilalo (oF,), (Fi^. :> cl Fig. 27!>, p. "122, T. !''•); son sc^-
ul inlcrno. niinre ol conrl, lapissc le l'onil (In sillon olfaeliFfl'i) el se ler-
nc à l:t l);i-^e du ^^ynis reclus loi'", !(lr|), (jui lui envoie de nombreuses
ns ; nu <.-inent externe, pins lonj; el j)lus épais, se porte en haut d
didiois, j'orrespond aux faces orldlaii-e etexiernode hi IroisienK! eireon-
Inlion IVonlale (l\,) el s'arnMe assez, lnns(|uenieni un niveau de lu jjarlie
rieu?(' de celle nn'nie eir-eonvolnlion. J.o faisceau compact de la cou-
ine rayonuanl(^ esl snrnn)nté ii ce niveau par les fibres do projection de
OF.Pr
CHiA>
\- (y)
• i. — Lfâ tlilli'i.iils sc^iiiciils (li< la fiiiiiiiiiiii- l'iiynmianli: l'I leurs (•niiiii'xinns avec
I' <u'iiii'iils r.orrcsjii'iiilaiiK ili- la. i apsiilc iiiloiiii' ^l''il;ln'^! si'lii'iiialitpin).
^ '( '' . scLMiiirnl iinlcrii'ii?-; ('/((/). sc^jtiiciil inrr-riciir; CH/i. sc;rnioi)l H'i^lcrii'Hi- •.('/{. s),
•^tiHdl siipriif'iir de la coiiCDiiiif rayniiuaiili'. — l'iii, sc-^'iiiriil anliTionr; Cij', scjrincnt
]»jsl" rinir; f'irl. ^t-yniont nUro-lonliriiIairc; t'ixl, scj,'iiieril sniis-leiiticiilairi' tic la copsulo
intonir. — C.VC. coUuulus on liiberculo du noyau caudr saillani dans l>>paco perfore
•mh.Tieiir. — S'/jn, subslanec porruri'c nnliTiiiirc — /V.l.iioyaii aiiiy;,'dalioii. Le luiyaii eaiidc
esl lointé on fjris.
priMuir-re circonvolulion IVonlale (h',) Fig. o), seclionnées pres(jiie paral-
lement à leur axe el qui, Iraversaiil obliquement la siilislanee blanche
iii diirércncice du centre ovale, m; pi'uèlrenl dans la coui'oniui rayon-
nlc et dans la ca[)snle inleriU! que sur des plans plus postérieurs.
Les libres des couches sagitlales du lobe frontal ne se nmdcnl pas ses ni-res se r-.-
iites directement dans le segment antéi-icnr de ta capsule interne. Un r,!"tcincnt Ta^rs l'ê
lit nombi-e, anpariennnl siirlonl à la couclie sat;iltale interne, prennent ^'■^''"'"" ant(5near
' ' _ _ ' * ilolai HpsaloinTcrnc,
voie du faisceau occipito-frontal i b^ii;. i et G. 01*' f l'j*). contournent la lèle l'-s autres pn-imem
noyan canuc, croisent le pied de la couronne rayonnante et entrent occif.ito-irontai.
ns la capsule interne sur des ])Ians [)lns supérieurs et ])lus poslé-
Mirs. Le faisceau occipilo-IVontal, comme le faisceau longitudinal infé-
nir, le tapetnm, etc., constitue donc un faisceau niixlP. Il contient des
)res d'association et un nombre plus ou moins considérable de fibres
projection qui dégénèrent toutes deux à la suite de lésions pallioio-
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\s (|i'M'ii|iliiiii ili' i-«'llt> tiiiipi' T. 1", V'\'J. '2Xi'i, 1». :>'iH^.
I W. nviiil ii\iir. — 'M, rornr irAnim
'. i'ii'»'oii\(iliili"ii fntlrmiMiT. — ('/';/
I ; I -((/-. >c;.'iiH'til |)f ' l.i l'.ipsirk- iiilciiii;. /./.', mu
i.'iilo «)m Ktiliii'dliiiii. "ti\i>liiliiiM rronliili' risiciulnntr
- l'M, f;n-'r.Mi I. iri.lli'sr lie Mcynrrl. -• /•'/'(»^ lilin^ > m. m' (- i ■
/, Idisci'îiM ili' Tiirck cl M'^mi'lil, siiiis-li'tilii\il;iiii" i|c l.i i .ipMili: inh nn'.
i.iiM. Mil taiscouii lit' Tiii'i'lv. vciuinl <I(S (IciiNirnui et Iroi' i ■ ■ ■ '
Ini. I.s. /■"/"/',, pîM'Iio liii f.'ii-icMii ilr Turflc vcniiiil ilc I;i pn
l,.|n I. . • • //. lihi'i'S laii;;ciilMlli's. — /'///, Iniscmiu thnl.'imiquf! «le 1
1,1, . - /(, rircnlivnllllinii ilf ri|ip|inij|||||)<'. — /, illSIlhl . — /.|, |)IH'lli ' l'i
!,,.,> '\i\\li\ ■■ Il Iniiii' , ..r 11, (• r| (illfl'S llll I il'llill SCIII i-l'il'ill lll ci - . - / ""• i
I .lu lli.'il.'iiui l'iiiii: inrtliillniir iiilrnic du IIkiI.iim
iii /mUrici iiiiii-;. — SC, limir dit luiynii rainlr
Vc, iioviMi ivtcmo dii Ihfilaiiius. — .%/•'. noyjiu sfiiii-lDiiiuii; ili- I Ini
iirnio du lli.il.uiiii>. — .V/-1, piiliimcii. — SU, noy.-iii rmij^v. — OF. r;iisiT.
ni. - Ojil'ii. ii.iilic parii'lali' di' Idporridi' ndiiiidifpiL'. — "/, sillnn rcdliil'T.il
■)if ii.niimiiir au silldii ridlalcrul cl an Iroisiciiic «illun Iciiipnral. — /'. pinl
'ii'd. — /'('. ciiniiividulion paiiilalc a<i'cnd.'irilc, — l'ai<\ |fdiul<' •
de la couronne ruyiinninlc. -- /'<.-•, inilonculi' icnlKdlinx >u\<
loroïdcs dn vcnlricnlc laliial. — l'l</i,. plexus cliurnidi-: du h'ni-
'(, plexus duiroïdfs (II! I.i rurnc s|du iiiinlali'. — pis, sillon pirrnian
-icau pyianiid il. — /(. scissure {\c liolnudo. — HC. r.'idi.Mlinns i
> .aiiN lailiiid.iiro dr la Iroisicuio paire. — HT/i ^i'in\vrtî>Ti\r> opiiqi
, -iMii-^ du ciir[is callcuv. — î<i/v, suhsiancc U'^Se cenir.'ilc. — ^'■- . ■ ■ -■■
-rpi iidyniauc. — ^!il'<>. subslnncc grise île lo prolulicrancc — un zon ilc.
. ï'a. '/'j. première, deuxième et Iroisièmc oln''onvolu(i(mR leniporil ' luiMni.',
uxicmc sillons temporaux. — Tap. lapclum. — Ti/t, loilo clioroïilieimc. —
— Tf/, triiionc. — ï//y>. [liiicr postérieur du lri{.'one. — 77/, ci'U|ie ..plicpie '
nia tlialarnii. — Tp, circonvolution lenipor.alc jtrol'ondc. — /'. rii-eiinvolnliou du
1. tnii^iêuu' \cnlriciile. — 17, veulrii'ulc latéral. — //•, zom- rcliculée ou •.'lillni.'ce.
— //, li.iiidelelic oplii|Ui-. --■ ///, Irni^ienic jiairc.
qiM'S, (li^slruflivc^ i\n ImIic IVonlal, cti ji.'irliculii'r (h; lésions ilo. s;i poink'.
10, (le l;i Iroisiciuc circom olvilioii (Vonlalo ot dv riiporoiilc l'olnndiqiic
loriceaii \V\v;. \'M d liO. |i. 1 17 ; Voy. iiiissi cas Schweigoffer.
li-j. I Mi ni tl«, |.. I ;{'.,.
;t cfrs liilIi'iL'iils cas, l.i /.oiio lié^iiu'if'c occupe 1(1 subsl.Mii'i' J)l;iiicli(' non dillc-
' de la réc'ilin, le r.iisccin compact d(' la cniironiie rayon naiito (Cil), le l'aisceau
'•-fiontal iCiF) et le corps calloux fCc . I,a dé^^éïK'îri'sceiice dn faisceau compact
layojniaulc in'iil èlic suivie dans lo segment antérieur dtî la capsule
•lie (lu laisceau Micipilo-fronlal (OFj peut Cire suivie en parlio — libres
lation — dans la sulislanc(.' grise suus-épcndymaire (Sgo) et dans la capsule
I '■ 'M partie — libres de projection — dans la capsule inlorn."> (sc;;meut
l't partie adjacente du segment postf^rieuv (Cip) voy. eu particulier cas
L'ilir, !■ ig. I 10. p. n II.
Segment moyen ou supérieur de la couronne rayonnante. — iCl\,
, Fig. 2,0, 7, î.l, J3, 19, 2'ïj. Li's filircs du seiinioul inoyoti (le];i coii-
rayonnanic se compoilent coiiinic roll(^s du si'giiioni a/itôricur. Mais
ulii'ii d'appavliMiir au plan liorizoïilal de rJi(''misphère,oll('sapparlieniîent sa 'hrcrA-.ou rcr-
u plan \erlif(»-lransveisal ou à un plan ol)ii({iio [t)us uu inoin.s rapi)rocli<' ' """■"'^" '' "
Il idaii vi'ilical. Les coupes verlieo-lrajisversales — qui secliouueul ce^
paralIMenu'iil à leur axe — sont donc particuliè'renieul l'avoraldes à
|éUide de ei' sr;;mrnt dans le eentri' ovali».
I .. -..miipiil luoveii (l<> la courouiH^- rayoniianle esl liilmlaire de la .-,i oru-m^
jtail U' innycimc <l<' ril('MHS|i|iri'(', cii ji.i ii nu 1 1. r tp'^ <:i i ron ■ mum kjji-' l'fjlaii-
(li(|ii<'s {l'.i. I'm', 'If l.t pMitic ;i(lj;i<'<'nl(' tirs ciironvolnlioiis piicirliilcs t-X
iidiiliilcs lin lohiilp p;iiuc('nli'al (l*ai'c) (»t de la parfic
, iiioyciHic lie l.i pi'i'UiM'i !■ ( iK'oiivolulion liiiil)ii|U(< (fi,), il (I^'cril auloiir ilo
; r.inj^lo rxlcnx.' «In vciilricnN' nn ciocIh'I analof-H. i < (-lui du scf^im-nl
anh'rii'ur cf onvoio ses lilncs dans le sciiniriil , /;• ou lentimlô-
(>li(i(/i(0 (Ir 1(1 ((i/i^kIc înlt'i'nr iVx^.']) ai do lîi dans le pied du pf;'rloncu/e
d'i'i'hrttl \\o)-. con[)o sa^iltalc \'\<^. 2S2).
;i. Segment postérieur de la couronne rayonnante pjIJTh.Fli,
Fii;. 2, I), S. î>, 10, !.'{, ii-, l.'l, i(Ji. I.c soumont posl/'ijt. lu de la rourftnno
rayounanli' sr «'ornporh^ en ^rando parli(.! coninif lo sof^nicnl ant«'a-iour.
rooiion KîiKii- (l(n\iint' Ini, il <'sl snilonl l'urnit'i do lihrcs à dircrlioii >a};iUalo, mais il
-•'Il disli!i;;uc parla lon-iuMii" de ses lil)n's. Dans la ((''^iou du carrolonr
viMilricnlairc, le scj^nucnl poslôricnr do Ja cuuronno rayonnanio conslilue
uno cloison voilicalc (|ui lon^c la paroi oxlcnic de la cavilô vcnlrioulaii-e
li-i . i snrios ol so i(''ll('M'liil aiiloin' (le son plaiH'kiT (Imi;. 9). r)an8 la r('îgion occipilalo
i'I''if;..S), il l'oroM' un cùuc crcnx (|ni cniIiolU- l:i cornc! ocojj),ilalo cl qui u'osl
SL'paiM' de rt'-poiidymc sculricnlairo (\\n\ par le lapoluni ol los forceps major
ol niinor du oor[>s calleux. Ce oorio osl d'une çpaissour 1res in<''p;alo : la
scissure oalearilu^ ^'\\ dépiinianl rorloiuoiil la paroi inlcrîu' {{(" la corne
nfcipilalo, |)our produire l'ori^ol de Morand, reloulo les /ihros de projec-
■ lion le lon^i, de la vonle, du plancher el de la paroi externe de la cavité
venirieulairc, le fond de la scissure calcarine n'étant tapissé que par vme
! i"'s uiiuce coucIh» de libi'os appiM'ciahle seulement au microscope.
Les lihres di' ])rnjecli()U (|iii nlinu'nlenl le segmeut postérieur do la
couronne rayoniuiul(\ proviennent de lu j)ointo et des faces externe,
interne et inférieui'c du lobe occi[)ilal (^cuneus ((]). lobules lingual (Lg) et
fusiforme (Fus), première (0,1, douxionie (0.,) el troisième ((lo) circonvo-
lutions occipitales^, l'in avant viennent se joindre les libres du procun
(Pr(i), du pli combe (Pc), des circonvolutions pai'iélales supérieure iP,)
et inlerioure (]',), de la circonvolution marginale supérieure (Gsm) et de
la partie postérieure des Irois circonvolutions temporales (T,, T,, T3).
:;sposition en Los tlbrcs du S(>gment p(tsl(''rieur de la couronn(> l'ayonnante se dis-
jiosonl (Ml doux coiicli(>s sagillidi^s : l'une crlrnir, forl(uuonl colort^e j)ar la
!;M|ne lM''inaloxylini(|uo jh'li il'ig. tS, 1) et lOij; l'autre ////<?;v//' ilîTh), jdus
p;Ue el rouiar([uablo par la linesse de ses libres. Nous avons étudié dans le
lome l'"', page 7Cî», la couclie sagittale externe du lobe occipito-temporal
sons lo nom dv falscrnit. loDf/Uttdhtai inférieur [VW], el avons montré qu'elle
coulionl, à colé d'nn grand m)mbre de libres «l'associalion, dos libres de
projection dosliiu''os aux ganglions infra-corticaux. Les libres de la couche
sagittale iutrmc (HTIi) apparlionnont toutes, j)ar contre, aux libres de pro-
jeelion.
hiins l;i l'cgion o(ri|>ilale el d;ins la p;irlie posb-rieuro <lu cai'rt'four
\ eiilriciilairo, les eonebtîs ^auillales exhuiie el inlerne conslilin-nl deux
KIHKKS DK PIUUKCTION liK l.'Ki^OHCE Ci; III; Il U A 1. 1:.
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TiG. 8. — Lo srgmcut ixjsLéi'icur di- la coiirt>niio l'ayoïinanli' l'I si-s ileux conclios «a^it-
(alos ox((!rno ol. inlorno dans la réj^'ioii urxipilalf. (liiu|>c v(Ml.ii'(i-lr.ni-;\.'rv:ili
|ias>aiit, par 1<; pli (oiu'ht; ol le somiiii'l. du tiuicus. Mi'Lliodr di' Wi'ii^ij i
C, ouni'us. — ■ l'.ji, r |)iMidyiiiii vi'iihii-Ml.iiii'. — l'bi. faisi'iMii li,i-al iiitciTn» mi partii'
infrro-intorno lU- la l'oiitiio sa^'illnlc rxlorm"! du sc;^miMi| pic^lciiciir do la rnuronnc ravun-
n.intc. — F//, r.ii>cc.ui loiii^itudin.il iurrriounin cnurlu' saudllalc i'\lrnic du sf£;:uirul itoshji'icur
di' la cuuronm- rayiiiinanlr. — /■'(». fon-ips major liu corpsi-aH'-ux. - /"'y/', iai-rcau iulÏTii'ur
ou iniiiur i!u ftirc.cp'^. -• Fus, lohulc riisiforuic. -• /'/), silluu inli'rp.iiirlal ; '//'. s:r> incisui-'--;.
— /.,'/, It)liulc liu^'ijul. — or, Inisccau ocripiln-l'idnlal. — al, sijl.in cnlLiliTal. — Or. l'aisfijan
(ic(;i|)i(.'il MTliral. — ov. orilicos vascidain--;. — /',, /'... |umiii''if cl di'iixii'rui' firriinvidulioiis
paii''l.'di's. — !'i\ pli rniirlx'. — /'/''. pi.rcuiKMis. — l{<'(\ i-adialiiuis cdli-u-^i'-;. — /i'77/. radi-i-
linii-, lli;d:iiiiiipi('S. — S'</(;, Sifi . fn\\r\\v< siij,dl lalr^i rvlcriio (.'l iultiair ilil -^ri^inciil pD^liTi'ili'
do la r.iiM'nuiH' r iviuinauli' ipii IniiiNsciil Irr^'il df Muriirid. ■• .v/rA. siralutu riilr.irimiiu. -
7'j, 7'i, druxiiiiif fl Irui^iriiii' nrriiiiV(iliiliiiii> (ciuiiiirali's. — /i, /i. prrinirr cl lioisii-UH -il
1mu> fi.'iiipiir.iiis. — Tiip. laix'liuii. — 1, nilutu <!'• \'ici[ il'A/vi'.
A>AT(»MII': DKS C\
4
.p^-
Go...
Ci;t5îl> .
Wl'.'.
Fli
t H.GÛicZ.
^'^ CA. ! v..pi;
Alv
lu.. '.). — Le M'^iiiriii ji05l(hiuur ili! l;i <;oaioim<; iayiiiiiiaiil,L' cl, la puilii^ posti'ricmv
ilii scitirient supi'rieui- de la couronno rayoïinanlc dans la région du carrefour vc-n-
li irulairo, an voisiuagc du so^mcul n'Irolfiilicnlairo do la capsuli^ interne, dup--
vcrlico-lransversalo du lolie parii'd.al , scc.tionnanl le pilier postérieur du Irigone, le
]>oiin-<'|f( du cni-iis cnlleux el !;i ]iailif r'''i''''''i" ■!■' '' .;'"îi" 'l" 'invin , ni,],' —
M.'lh.Mle df \\rip;rt.
.1/r. alviMis. — r.l, rni-np d'AnuMon. — (c. corps calleux. — (c\>i>i\, lioundct du lori-
cailmix. — C'//, cinviiivnliilinn f-'odroniico. — Cukj, cin^'iduin. d.ins la réfrion adjaccnti^
nu Inmc ilii corps c.ilii'iix. — ''"'// ,/'\ ^fn faisceau p'i?t ''n7. soffincnf rt-lri'
IcnlicMlaiiv de la iMpsiilf iiilcnio. — Cl\, se^'iiKnit siipcri. ■iironne ray<)nninti\
— th, divcrticiilf du biiliicidimi. — l\-, fasciola cnicroa. — 7"//, iaisceau loupiludinal
inTcricur ow conclio sni:i||;il<. cNtcme du sepnieiif poslcric-iir île la rouronnc rayonnante.
l'IliriKS KK l'IinlIlCTloN Kf; I, liCdi;
>, loliiilo rn-iiTiiriiii'. — Hmn, ^yriis ^iiiirii-iimrjiinali'^. — /'. ■■iirf.n\(>liili<in île I liip-
11. ■. — If), silliii) iiili'rpiirit'lal. — l.i. prcMiii'-ni (•ircunvdliiliiii limil in, - / //, , lutin;
.ii|ici(irii'lli' (Ir; la rircnnviilnlioii ilc rjii|i|i(»riim|)('. Ii\
'IIiiIi'imI. — l'i, 1'^, |iiri)iiiri' cl ilriisirilio riii(iii\ (ilm ''
Id'/i, ntdiiilioMs llial'iniiinii>s. - np, sillmi mmi> |)/iri'l '
iriiiii\<i|iiliuiis lfiii|i(iriilc.««. — /,, /i, (h-iixiriiii; et lioisii i,
lin. — /i'.., I.fiiiu IriMii. — 7'(/, (uriiH dir IriKcnc — T;//), jiili
, I , cniTofom* vciilriculaiiv.
(•(•iiclics nctlcnicnl. ilislinclos, lr;iV(MS(''('S par los libres calleuses el. ]("<
1 (lu riiisccmi (i((i|)il(Hri'()nlal (jiii se i'cimIcdI (I.iîis le tapeliun. Au A'
ilii pied (le la eoiiniime niy(ii!iiari(<' el djins l;i |>arlie atib^rieurc un
111- \ eiiliieiilaire, ecs deiix ('(Uielies rusidiinenl en uik; seule (Fi fç. lOV
l.r-, (iJM'cs de proj(H'li()ii de la couche sugilUiIe externe hi'enchevôlrent a\
!(' I;i eonchi' saf^illale inlcrm», s'iiilléchissent en dedîins et en avant,
j^ .:L enire le i)ulîini«'n (NL,,) et la queue du noyau caudé (NC/) et se
Ctwilinuent a\('c le segment, rclritlcn/iculaiin de la capsule interne. La
ion des deux couches saii,'il laies est en oulrc coin[)l(''léo par jos nom-
• ■^-: lil)res de pntjecjinn de la circojivoluliou parirlalc inféi'ieure (P,)
//s- sai>rn~)wu'ti'niiilh, il*^ |Gsnij) et de hi partie posl(M-icure des cir-
ivoliiliniis leni[)(>rales ,'!',, T,, T,) qut croisent, sous l'orme de gros ias-
iles oiiduleux fortement colorés par la laque h<una!oxylinique, les
ches sagittales du segment postérieur de la couronne rayonnante,
3 abordent le segment rétrolcnticulaire de la capsule interne iCirl).
\. Seqment inférieur de la couronne rayonnante. — (Cl{(i)HTIi, Fli.l'r
:t, Fig, '2, ('». 7, W, 1:2, iiO, 29. 30). — Le segment inférieur de la cou-
ine rayonnante apparlii'ul au hdjt^ temporal; sa limite antérieure est con-
uéo par la fusion du lujyau arnygdalien (NA) avec la (pieu<' du noyau
idé 'NC'). Fil ai'rif:!ro il s»' c(uiloud si bien avec le segmeni postérieur di'
'oujTjuiie rayonnanlo que sa délimitation est impossible à établira ce
rsui ' l'ig. f)\
(le segment est tributaire des ))ai"lies j)osléi'ieure, moyenne et anté-
iire du lobe temporal, en j)articulier des trois cii'convolutions tempo-
's (T|,l\, T.) du lotinle rusiforme (Fus) et de la circonvolution de
ip|i(>campe K^ ALnis il reçoit en outre, ainsi que le montre l'étudi^
'éni.i(i(pir des (b'gcuK'iesceuccs secondaires, do nombj-euses libres de
jectiun du bdie occij)ilal i^voy. cas Gourrière, et Bras, Fig. 83, «Si, 85
't.'L 1». 112 et 120).
Les libres du segment inférieur de la couronne rayonnante conslituent
dans leur ensemble une soitc de gouliière qui entoure le plancher et la
paroi externe de la corne sphénoïdale (Vsph) iFig. 7). J'illes fout suite aux
couches sagittales extci-ne cl inlerne du lobe occi[)ital, alfectent nne
»lirection sagittale et décrivent, autour de l'extrémité antérieure de la
CMijie spht'noïdale, une courbe à convexité antérieure, sensiblement paral-
IMe à «•elle du pob^ lciu|)oial el d'autant plus accentuée qm^ les libres
sont plus antérieuies el plus voisines du noyau amygdaliiMi (Fig. 2, b. Il,
et 32). Arrivées au voisinage de la partie recourbée de la queue du
1,) ANATO.MIM l)i;S CliNlIlKS M:il\i;i \.
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FiG. lu. — I.c i^egmont pnsiriiiur (l(.' la coiiromu' inyomianle, ses deux couches s.i- -
laïcs cxlt-Ttiu et iiil.enio uL li'ur coiUinualii'u dans le scL'incnl réirolontieulairo il'' la
iii;i;i,s iti; i'Hn.ii:( i i<> n m: i.ij.owt.i: (.i;iii;i;it \ i.i':
Clp^lllr llili'lllc. <',iill|>r lldl i/n|||a|r i II I l'I l'ss.l 11 I Ifs (|r||X lins |)i)Sl l'iicins (Ir ril'Mlli-
s|)liri I' (Il nil il;iMs la I l'^inii tlialaiiiii|iii- inoyi-iiiir (■Isicliniinaiil les .sc^iiiciils anl'-i iciir
|><)>lt'ricui' ri nUrnlcnliiMilaii i
(l(s,-| llillnli cil' ffllr CiilIlH'. I.
lie la caiisiili- iiilrnir. Mi'tliodi; de Wcigr-il. (Voy.
. l'i^. l'.f-l I-. lif.i.)
\M, avaiit-iiuir. -
suie cNlcrnc. — ('('■>
- (', (■linrii-.. - r.J, cnrilc irAlIlIlliill. — Ce, corps Cdllcux. — <'n, l'iip-
(■a|i-.iili' cxlicinc. — Ciii, sc^'iiiciil. aiilcriciir de la capsiilo inU-rw.. —
('/(,7 . j;cui>ii de la ia|)snlt' iiitcnic. — ''"'.'/. ••in^riilinu. — <'i/>, s('f,'iii('iil |i(isl<'i-iciir de la caj)-
sulc interne. — /'c. liiircs callcnscs de r('rf,'i)t de Mmand. — /•'/(, faisceau Idn^'itiidina! infé-
rienr. — /'(/i, forceps major dn corps calleux. — //■, lihres propres de la scissiin; calca-
rine stratmn calcarimim de Saclis). — //<, Tihres de projeelion i\c i'erf.'ot ilr; .Morand. —
/y, libres lan;,'i'nlielles dn lolie limliiipie. — In, circonvolutions antérienres dr; l'insiila. —
//), circonvolnlion posiérienre de l'insiila. — /, sillon de l'insiila. — i;/, indiisinin ffrisenni. —
A', scissure calcarine. — l.\. première circonvolulion liiiiliicpie. — le, lame cornée et libres
du ta-nia semi circnlaris. — Lr/, lobule linj,Mial. — Mo. Irou de .Nbim-o. — m/t, sillon iiiarj;inal
posb-rienr de l'insnla. — Sa, noyau antérieur de la couclic ()])li(pie. — A'C, noyan caiidé.
— .VC, (iiH'ne dn noyau <'audé. — .Vc, noyan exierne de la concbe opiiipie. — NL3, \I.^,
deuxième et troisième sej^incnts du noyan lenticulaire. — (),. première circonvolution
<>c<'ipitale. — l'Iclil, plexus clioroides du ventricule latéral. — l'Ich.spk, plexus cboroïdes de
la corne si)liéno!<lale du ventricule latéral. — tzcI, pli cunéo-lim])if|nc. — HTIi, radiations
opliiines de (îratiolel. — .sec, sinus du corps calleux. — .SV/p, substance fçrisc sous-é[)cn-
dyniaire de la corne frontale. — %e', substance prise sons-épcndymaire de la corne occi-
jutale. — Si'.ri\ surface exira-ventriculaire de la couche opticpie. — .v/r;, stratum zonale de la
couidie opli(]nc. — Ti, T>, première et deuxième circonvolutions temporales. — ^, sillon
parallèle. — Tap, tapetnin. — lec. ta-nia, tecta. — Tch, toile clioroïdiennc. — YV/, trifrone.
— Tria, pilier antérieur du trii^one. — 7V//J, pilier postérieur du trif,'one. — Tk, couelie op-
tiipie ^thalamus). — ////. taenia tbalami. — V, ruban de Vic([ d'Azyr. — 17, ventricule ind'rni.
— Toc, corne occipitale. — Zr. zone l'eticuié'e on iirilii^'éc.
H. QUI et:
l'iG. 11. — Le segment inférieur de la couronne rayonnante vu sur une coupe horizon-
tale du lobe temporal. — Mélliode de Weigert. iVoy. description de cette coupe,
t. I", Fig. 298, p. o7(i.)
Alv, alvéus. — AM, avant-mur. — Cl, corne d'.Vuunon. — Q/, circonvolution godronn ée
TOME n. 2
18
AXATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
ds. (liverticulc du subiculum. — Epa. espace perforé antérieur. — Fli, faisceau longitudi-
nal inférieur. — l'u. faisceau uncinatus. — // £,./. circonvolution de riiipi)Ocampe ou deuxième
circonvolution limbiiiuc. — h. sillon de l'hippocampe. — Ltns. lame médullaire superlicielle.
— SA. noyau ainyi,Mlalien. — RT/i. radiations tlialami(iues de (iratiolet. — .%c. substance
prise sous-épeudymaire. — S/l, stratum laciinosum. — T,. 7'i. pi-emière et tleuxième circonvo-
lutions temporales. — /i. sillon paralUde. — Tap. tapetum. — U. circonvidufion du crochet,
— Vsp/i. corne sphénoïdale du ventricule latéral.
SR. i Ao
es—
*ç^î ,'i,C/À-
% K -
i-Pix
H.Cillet;
Fil.. 12. — Le segment inlV-iieur de la couronne rayonnante et sa continuation avec le
segment sous-lenticulaire de la capsule interne. — • Coupe horizontale tdiliiiue pas-
sant par l'extrémité antérieure de la corne sphénoïdale et sectionnant le noyau
amygdalien et le pédoncule cérébral. Méthode de sVeigert. (Voy. descri|>tion de cette
coupe, t. I", Fig. :}26, p. (k)7.)
AM, avanl-mur. — Ai/, a(pieduc de Sylvius. — liiQp, bras du tubercule (piadrijumeau
postérieur. — CA, corne d'Ammou. — (';/r, corps geuouillé externe. — Cf)i. corps geuouillé
interne. — Cisl, se^rment sous-lenticulaire de la capsule interne. — coa. commissure anté-
rieure. — Fcop, faisceau de la commissure postérieure. — Fli. faisceau longitudinal inférieur
— Ftp, faisceau longitudinal postérieur. — l'u, faisceau uncinatus. — le, Lnne cornée et
libres du taenia semi-circularis. — L>i, locus niger. — A'///, noyau de la troisième paire. —
NA, noyau amygdalien. — NC, (pieuc du noyau caudé. — A7-.i, troisième segment du noyau
lenticulaire putamen). — A7{, noyau rouge. — /', étage inférieur nu pied du iiédoncule céré-
bral. — l'es, péd(»ncule cérébelleux supérieur. — l'iil, pulvinar. — On. tuberinde (piadriju-
meau antérieur. — Km, ruban de lleil médian. — HT/i, radiations optiques de (iratiolet. —
SffAr/, substance grise de l'acpieduc de Sylvius, — SR, substance réticulée. — .s//;, siratum
zonale de la couche oplicpu'. — Tf/p, pilier postérieur du trigone. — l. circonvolution du
croi'liel. — \'s/i/i,ri>yiu' sphénoïdale du ventricule latéral. — ri, vélum terminal d'.liby. — \V.
champ de W'crnicke. — a F, enlre-croisrincut ventral de la calotte de t'orel. — 'M, entn--
croisement de la calotte de Meyncrt. — //, jiandrhtlc ci]i|i,|ni'. — ///. (ilcis radiculaires de
la troisiènu' paire.
iii;ni.^ hi: l'iiii.iij iinN m: i. i;(;nn(;r; i;i;hki;i; \ i.i;. I9
ii(i\;iii (Mihlc ,N(] , ••(•> lild'cs se |ioi|riil rii liaiil, cil (IimI.i n -, cl un |pcm
CM arri^rt*. |i;i^^ciil ciilic ce iinvaii cl le |)iil;iiiii>ii . |nii~- I(piil;ciiI la lace
iiilV'iacMrc du iioxaii Iciil iciiiaiiT I'Il;. 7 .
Aiii'^i > c\|)li(|iic I a^|)C(| --i >|i('cial (|iic Ic^ lilirc-> ilii ■>c-iiiciil i iili-ricin- Son Mpcct nur ie«
Il 1 iv I I I I ■ 1 I ' ' ' roiipct liorizoniftioM.
(le la (•oiiioniic iii\ oiiiciiilc allcclciil s(ir lc> ciiii|ic-, hni'i/Diilalcs scriois,
(|iii iiilcic^-M'iil la n'-i(iii du iii»\au aiiiyf;dalicii : dii les voit se rocoui'lxT
(>n (ItMJan- cl en aiiieiv 1m_-. Il, 2X. .'{.'J e| T. I-. Ki-. 297) et s'arrèler
l>ni>(|iicmciil le loiii; de la lace iulV-rieiirc du |iiilaiii(Mi id de la iilnilic'' |»os-
{('•rieiire du iinyaii ani\ i^dalieii i l'i^. M (d T. I", l''ij;. 2'.)7y. Los cdiiiics
verlico-lransvei'saies iiKuiIreul quo ces libres se coiiliiiucnt avoc le snj- sa continuation
nu-nt sous-lrnliruliiirr de In mp'^ulr inirrnr (Fig. 1)\ sur les coupos Z7Uo^Lxû1^tT<\:,
liori/.oulales i)l)li(|ue^ (d |)arallèk!s à la band(d(dle optique (Fig. 12, Ml. 32, la capsule imorno.
(d T. I", l'ig. •{2."i . ou les V(ul décrire une ause à convexité antérieure :
la paille exlenic ap|tailieul au segment inférieur de la couronne rayon-
iiaule: la partie iiileriie au segment sous-leutieulaire de la caijsule interne
^Cisl .
/• - CAPSULE INTERNE
A chacun des ([ualre segments de la couronne rayonnante correspond Ses quatre seg-
un segment d('derniiné de la capsule interne. Ce sont : le scf/menl anté-
rieur ou l.cnliculo-vdiuh' (Cia), le segment postérieur ou lenticulo-oplique
(Gip), le set/)nc>nl rélro-lenticulaire (Girl) et le segment sous-lenticulaire
(Gisl) (Fig. 13, 14, i:i, IG, 19, 23, 26, 29, 30).
Ces quatre segments de la capsule interne présentent sur les coupes Leur* caractères
,. , 1 ,1 • ,1 r • r j L^ j'i-i-fx^ distinctifs suivant le
vertico-transversaies et liorizontales sériées, des caractères distinctits très pian des coupes.
nets dans leur aspect, leur direction et leurs rapports, qu'il importe dès
à présent de bien connaître avant d'entreprendre l'étude de chacun d'entre
eux. Les fibres des segments antérieur (Cia), rétro-lenticulaire (Cirl) et
sous-lenticulaire iCisl de la capsule interne s'irradient suivant le plan
horizontal de l'hémisphère; celles du segment postérieur ou lenliculo-
optique (Gip) s'irradient suivant le plan vertico-transversal. Les coupes
vertico-transvcrsales intéressent par conséquent ces dernières parallèle-
ment à leur direction, tandis que les coupes horizontales les sectionnent
perpendiculairement : sur les coupes horizontales macroscopiques de cer-
veaux durcis dans les bichromates alcalins, les segments lenticulo-caudé
(Cia), rétro-lenticulaire (Cirl) et sous-lenticulaire (Gisl) de la capsule
interne présentent un aspect blanc nacré, resplendissant; le segment pos-
térieur ou leuticulo-optique (Gip) est par contre mat et foncé. T. 1'',
Fig. 2-24, 225, 220 et suiv.
Sur les coupes vertico-transversaies, les segments antérieur (Cia) et Direction de ces
postérieur (Gip) de la capsule interne se dirigent obliquement en bas et coupeTvertico-'tran^s-
en dedans et forment, avec le plan sagittal médian, un angle à sommet ^Tsaies.
inférieur d'autant plus grand que l'on s'approche du genou de la capsule.
Cet angle est de 25 à 30° au niveau du pied de la couronne rayonnante
(pCR) (Fig.i7)et du segment antérieur de la capsule interne (Cia) et atteint
20
A.NATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
45" au niveau du a:enuu de la capsule interne [Ci(gtj ; il diminue ensuite
0^ ff.qalf^ ■
d'avant eu ariirrc dans le segmcul [toslérieur
FiG. 13. — Coupe horizontale
de l'iiérnisphrre gauche sec-
lionnanl les segments anté-
rieur et postérieur de la
couronne rayonnante et
passant par la région de
transition entre la cap-
sule interne et le pied du
segment supérieur de la
couronne rayonnante. (Mé-
thode de Wcigert.)
<\ cuneus. — Ce, corps
c.illeux ; Ce [;/} son genou. —
Ce, capsule externe. — Cia,
seijiiient antérieur; Cip, sejj-
meiit postérieur ; Cirl, scfinient
rétrolenticulaire de la capsule
interne. — on, sillon calloso-
niari;iual. — C.%/, couches
sagittales du setinient posté-
rieur (le la couronne rayon-
nante — y-'i. F-2. Fi, première,
deuxième, trt)isième circon-
volutions frontales. — ^, pre-
mier sillon frontal. — Fa,
circonvolution frontale ascen-
dante. — la. circonvolutions
antiTieurcs de l'insula. —
Ip. circonvolution postérieure
de l'insula. — L\, ])reuiièrc
circonvolution limhiqne. —
tiiFi, face interne de la pre-
mière circonvohilion frontale.
— \('. noyau caiulé ; \C' sa
((ueiic. — -V/.-i troisième seg-
ment du iioyan lenticulaire.
Oi jiremière circonvolution
occipitale. — OF. faisceau oc-
cipito- frontal. — OF + Pi;
laisccaii oci-i[iilal cl (ihres de
|irojcclion. — y... deuxième
circonvolution pariétale. — Pi
(<is)n) gyrus supra - margi-
nalis. — l'a. circonvolution
pariétale ascendante. — Pc.
piicourhe. — pCH, pied de la
couronne rayonnante. — po,
siissure pariéto- occipitale. —
PrC. iirccnneus. — /)/•;, silUin
|)rérolandic|Me inférieur. — /{,
scis^uic de ]{cdan(io. — Si,
scptuni Incidum. — sp, sillon
sous-iiariétal. — /',. branche
verticale de la scissure paral-
lèle. — Tiip. tai>cliim. — Th,
llialanuis.
de la ca[)sule iiiUM'ne (Cip)
,, l;Hl,;S l>r, IMU.IKCTInN hK I.
|.;,;()U(:K CKHKIlU.M.i:-
•it
... II. ('.iMiiH- liori-
/onl.iio >1'' rii'-mi-
.sj.lu'MV f^a\i.-.lio pa^-iiKl
narlarririnii thalami<|"''
niov.Miin" .1.- la rapsul.'
inltM-m> .1 stMiiomianI
les sriiiiHMiU .iiilfi iiMii .
pdslt'l ilMll- l'I |('-llO-l(Ml-
linilaiiv .1.- la .apsul.'
inlt'iiit>.l<'ss.>-m(>nlsan-
IrritMii- fl poslri itMir tlo
lafDiM'oiinoraytMinanU'.
(Molliodt' (li> WoimM-l.)
(', (iiiKMis. — '■'■. iiir|ts
calUnix; Ce,'/ , son p'iioii ,
_ Ce (>'/'/*. sonboiirrcUM.
_ rjrt.sofZiiuMit .iutcriiMir:
poslérii'ur ; Cn/. scfiinonl
rôlro-hMiticiilairo de la cap-
sule interne. — oh, sillon
c.illoso-ni.triiinal. — T/?.
couronne rayoïnianto et les
deux eonelu's siijJîillales de
son seuinenl anierienr nu
frontal. — /•',, /•';, lueiiiière.
deuxième eireonvoluliun>
frontales. — /'i. premier
sillon frontal. — /•'//, f^iis-
ceau l.)u;^iluilin.il inférieur
— /y), siliiiu inleriiariel.il.—
A", seissiire eiilcanne. —
/,,. |iremièreeirconvolutiou
lin\biipic. —/.wp. lame mé-
dullaire externe du Ih.ila-
mus. — /'»"■, lame medul-
l.iire interne du thalamus.
— m/''t, faec interne de
l.i première cireonvolntion
frontale. — AV/, noyau an-
térieur ; .Vc, noyau externe :
.V(. noyau interne du tliala-
nuis. — .V. noy.iu caude.
— .\7.j, .N7-3, denxièuu' et
troisième segments du
noyau lentieulaire. — 0,.
pi'emièreeireonvolutionoe-
eipil.tle. — O/-', taiseeauoe-
eipito-frontal. — 0/J{. oper-
cule rolandiipie. — /'j.
deuxième eireonvidution
pariétale.— /V,[)li courbe.—
Vul. jui Ivi II ar. — /r77(, radia-
lions tlialamicpies. — ^qe.
couche safïittale externe:
Sr/(. couche sagittale in-
terne du segment posté-
rienr de la couronne layon-
u.mte. — >^l., septum luci-
dum. — î'i, première eir-
eonvidution temporale. —
/i.premiersillon temporal.
— ÏV/'/. pilier antérieur. —
7"///;. pilierposterieurdu tri-
gone. — '/".'/'. carrefour ven-
trienlaire.— 77(i. Ih.il.imus.
— llh, ta-nia Ihalami. —
17, ventricule latéral. —7.r,
Zone réticulée du thalaimis.
— T.cl, pli cunéo-limbique.
.Pul
P-TK
ANATOMIE DES CENTRES .XEHVEUX.
FiG. 1."). — Coupe liorizoï
laie passant parla ivgio
sous-thalamique de l!
capsule interne, et se\
tionnant les seginenl
postt'rieur et rétro-lent;
culaire de la capsule iu
terne, le segment posté
rieur et la part ieinféiieiir
du segment antérieur d
la couronne rayonnanlç"
Mi'lhode de W'eiuert. i
-Ji,anselenticulaire.— .I.W
avant-mur. — C, cuneus. -
'>, capsule externe. — '//.
segment posiérieur; Clrl
segment rélro-lenticuliii
de la capsule interne. — CL
rorps (le Luys. — cm, si
sure callosd-marginale. —
cod, commissure anlériciirc
— Fi. première circonvolu-
tion frontale; mF\, sa fac«
interne; oFt, sa face orbi-
faire. ' — F», F3, deuxiiMUf
el troisième circonvoluti(in>
iVontales. — ^, sillon ciii
cial. — Fli, faisceau lom:i
tudinal inférieur ou coucli
sagittale externe du segment
])o?térieur de la couronne
rayonnante. — la, circonvo-
lutions antérieures de l'iu-
sida. — A', scissure calca-
rine. — Li. Li, première,
deuxième circonvolutions
limbiques. — AC, noyau
caudé. — A'f.1, A^L., A'Ls. les
trois segments du noyau
lenticulaire. — NM, centre
médian de Luys. — Oi. n .
première, deuxième circon-
volutions occipitales. — en,
sillon ()ccipilal antérieur. —
pdl. pied de la couronne
rayomiante. — Pul. pnlvi-
nar. — Qn, tubercule (lua-
(Irijumeauantérieur. — HTIi.
radiations tlialaniirpies ou
eouelie sagittale iiderne du
segment postérieur de la.
eouriinne rayonnante. — 7'i.
ï'2, 7'3. les trois circonvolu-
tions temporales. — /|, scis-
sure parallèle. — Tap, tape-
liuii. — ÏV/r;, pilier anfé-
rieurdulrigone. — 77i, lliala
mus. — \\\ zone de Wernicke.
I iitiu;
m; l'iKMiicrio.N m; i,i;(,(nu;i; ci.iu.iihai.i:.
23
Vu., lli. (.OUIH' licil l/.OIlt.ll"'
l>;iss;inl par la ni;ion soiis-
tlial;iiiiii|iii' il"' la rapsiili»
mtciiu', ail vdisiiiaf;!' iln
|ijrii ihi |iiMl(iiiruli' crii'.-
hr.il iiiU-rcssanl los sof^-
mi'iils |i(>sli'Miciir et >JOUS-
Icnlifulaiic il'- l.i lapsulo
iiilcrnc, l'I II- scf^nii'iil jios-
li'iieiir ili- la «•ouromif
laycniianli". Mi'lhodi' di-
\V(Ml,'t'll.
.1/. nn-;c ifulicuiairi'. — /'il.
liaiiilflcltc (liaf^iniali^ di'
llrooa. — (.', ounciis. — CM
corne d'Amnion. — Cffe ,
corps fîcnouilii' cxlorno. —
r^/, corps fjciKMiilIc interne.
— {'//). sei^nient postérieur;
Cisl, sefinient sous-Ienticn-
laire delà capsule interne. —
Cf. .corps de Ltiys. — CYC.tu-
Itercide inférieur du noyau
caudé. — coOy conunissnre
antérieure. — F,, première
circonvolution frontale '.m F,,
sa face interne. — F;, 7':i,
deuxième et troisième cir-
conv(dutions frontales. — /\,
sillon crucial. — Fli. fais-
ceau loni,àtudinal inférieur
ou couche sa{,Mttale externe
du segment postérieur de la
couronne rayonnante, —
Finp. faisceau mamillaire
principal. — FT. faisceau di'
Tiircli. — //. circonvolution
de riiippocampe. — '/o, cir-
convolutions antérieures de
l'insula. — A', scissure cal-
carine. — A'/, hdtule linirual.
— -W.,, .VA:î. premier, tmi-
sième segments du noyau
lenticulaire. — .Vfl noyau
rouge. — Oi, (>2 première,
deuxième circonvolutions
occipitales. — on. sillon oc-
ci[)ifal antériem'. — /'(//, pul-
vinar. — Q<i. tubercule qua-
drijumeau antérieur. — Rm,
ruban de Reil médian; /{o//>,
radiatiims olfactives j)ro-
fondes. — liTli. Radiations
llialami([ues ou couche sa-
gittale interne du segment
postérieur de la couronne
rayonnante. — f,. Ti pre-
mière, deuxième circonvolu-
tions temporales. — Top,
tapetum. — 7'c, tuber cine-
reum. — ^7" • pilier anté-
rieur du trigt)ne. — TyV, car-
refour ventriculaire. — SU,
substance innominée sous-
lenticulaire de Ileichert.
24
ANATOMIE DES CE.XTIiES .NERVEIX.
Division «le la cap-
sule interne en ré-
frion tlialamiquc et
région sous-thala-
mifjup.
Aspect coudé de la
ré^'ion thalaniiijue
de lacapsule intorne
sur les roiipcs Imri-
zontales.
JSon sp},'ni<'iii aiiié-
riour, son genou, ses
sog m e ti t s posté-
rieur et r'''tro-lenti-
oulairo.
et ne mesure que 15 ù 20" sur les plans qui intéressent les noyaux rouges;
l'axe de la capsule devient donc ici presque parallèle au plan sagittal
médian. Dans le segment rétro-lenticulaire de la capsule interne (Cirl),
l'axe de la capsule, au lieu de se diriger comme dans les segments anté-
rieur (Cia) et postérieur (dip) obliquement en bas et en dedans, est oblique
en bas et en dehors et forme avec le plan médian un angle à sominet
supérieur, qui est d'environ 40° sur les coupes antérieures et n'atteint que
30 et 2o° au voisinage du segment postérieur de la couronne rayonnante
(CSgt) (Fig. d7)._
Cette inclinaison de la capsule interne variable suivant les régions,
dépend essentiellement de la forme du noyau lenticulaire qui s'insinue
entre les segments antérieur (Cia) et postérieur (Cip) à la façon d'un coin
et de la forme de la couche optique dont le pulvinar refoule le segment
rétro-lenticulaire (Cirl) en bas et en dehors.
Les rapports qu'affecte le segment postérieur ou lenticulo-optique de la
capsule interne(Ci[))surles coupes vertico-transversales(Fig. 17), permettent
de diviser la capsule interne en deux régions, l'une supérieure en rapport
avec la couche optique — région thalamique de la capsule interne
Cip(lh), — l'autre inférieure — région sous-thalamique de la cap-
sule interne Cip(sth) — en connexion avec la région sous-optique de
Forel et en continuité directe avec le pied du pédoncule cérébral (P).
Sur toutes les coupes vertico-transversales qui passent en arrière de la
circonvolution du crochet, la région sous-thalamique de la capsule in-
terne reçoit en dehors le segment sous-lenticulaire de la capsule interne
(Cisl). — Sur ces coupes la capsule se présente sous la forme d'un Y
couché dont les bras sont formés par les segments postérieur (Cip) et
rétro-lenticulaire (Cisl) et la branche commune par le pied du pédoncule
cérébral (P) (Fig. 17).
La division de la capsule interne en région lliahimique et sous-thala-
mique paraît de peu d'importance sur les coupes vertico-transversales, oii la
couronne rayonnante, la région thalamique de la capsule, la région sous-
thalamique et le pied du pédoncule cérébral se continuent sans ligne de
démarcation nette. Il n'en est pas de même sur l(>s coupes horizontales
(Fig. 18).
Sur toutes les coupes hori/onlales (jui passent par la région thala-
mique, hi capsule interne atîecte la forme d'un angle obtus, ouvert en
dehors. La brandie antérieure, obli(|ne (mi ai'rièreet en (h>dans, correspond
au sngment anlrrieiir (Cia), la branche [)oslérieure obli(jue en arrière et
en dehors com|)rend les segments postérieur (Cip) et rétro-lenticulaire
Cirl) situés sur le prolongement d'une même ligne ; le sommet de l'angle
porte le nom de genou de la capsule interne Ci (g). Dans le tiers moyen de
la région lhalanii([ue, lorscjue apparaissent les deux segments du globus
l)alli(lus (XL., iNL,), l'angle du genou s'accentue (Fig. 18); il incline d'au-
tant pins vers l'angle droit, (|ue l(>s con|)es se rapprochent davantage du
tiers inférieur de la région thalami<j[ue de la capsule interne.
Csgt ^ — '— - Csgli
Fi(i. 17. — Série de coupes vertico-lransveisales destinée à monder ("inclinaison des
différents se^'menls de la capsule interne par rapport au plan sagittal médian. La
zone de (ransilion entre la région thalamique et la région sous-thalaniiiiue du seg-
ment postérieur de la capsule interne est comprise entre les deux lignes pointillées.
Une troisième ligne poinlillée passant sur la bandelette optique établit les limites
de la région sous-optique de la capsule interne et du pied du pédoncule cérébral.
Cia, segment antérieur; Ci{g), genou; Cip[lh), région tluil.iniiquc ; Cip[sth), région sous-
26
ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
Dans la région
sous-tlialamique, la
capsule interne se
réduit à ses seg-
ments postérieur,
rétro-lenticulairo et
sous-lenticulaire.
thalamiiiue du scf,Mneiit ptistc rieur de la cn[)-;iile interne. — Cirl. région rétro-lenticulaire;
Cial. région son;;-lenticulaire de la capsule interne. — pCR. le pied du segment antérieur ou
frontal de la couronne rayonnante. — CSç/f. les couches sagittales du segment postérieur
de la couronne rayonnante. — P, pied du pédoncule cérébral. — Py, sa continuation dans
la région protubérantielle ,Po;. — CL, corps de Luys. — coa. commissure antérieure. — Ln,
locus niger. — XA, noyau araygdalien. — XC. tète: X(", queue du noyau caudé. — XLj,
XLî, XLs. les trois segments du noyau lenticulaire. — PXL^, pédoncule du putamen. —
XH, noyau rouge. — Th. thalamus. — /'(//, pnlvinar. — IV, zone de Wernicke.
Dans la région sous-thalamique de la capsule interne, le segment
antérieur, et par suite le genou, disparait et la capsule interne se réduit
ca Tholâmi^^oo delà captTule Uiterr.e
Biaica âe tranSiSion. eotre
p.CB ctCapisulc inleriiB
Ségioa de traositioa
g^irr ex j -y.;n ihei7oTn\que et ré3iOD
U:.aUmi.rii; delà cajsule interne
Fjg. IS. — Séri(! th; coupes hoii/,(iiit,ile-< (lesliiii''e ;i montrer les difTéronts aspects de la
capsule interne dans la n'-gioii de transition entre le pied de la couronnt> rayonnante
et la capsnie interne (l); dans l;i région tlialaniiiiue (2, 3, 4, ii); dans la région
sons-Llialamique (6, 7, 8) et dans le pied ilu pi'doncnle cérébral (9). La ligne poin-
tillée verticale de ces coupes appailient à un même plan sagittal et sectioinie le fais-
ceau géniculé dans la partie inférieure de la région thalamique (i, 11, 6).
Ci, capsule interne; Cia, son segment anlérieiu'; Cip, son segment postérieur; Cirl. son
segment rétro-lenticulaire; Cisl, son seguu'iit sous-lenliculaire. — coa, commissure anté-
rieure. — /'T, faisceau do Tùrck, ])rnveii.iiil du segment sous-lenticulairc de la capsule
interne et formant la partie externe du jiied ilu pédcuicuie cérél)ral. — XC, noyau caudé.
— A7,3, XLi, XLu les trois segments du miyau lenlicidaire. — A7{, noyau rouge. — Qa. tu-
bercule rpiadrijumeau antérieur. — lisT/i, région s()us-o|)ti(pie de Korel. — Tf/a, pilier anté-
rieur du Irigone. — T/i, tlinlamus. — \V. /duv de Wernicke. — //, bandelette optique.
à la branche |)<)slérieure de l'angle, c'esl-à-dire à ses segments pos/rrirur
(Cipj et rclru-lc.nliciilaire i^Cirl). Ceux-ci cessent d'être sur le prolonge-
Kiiii;i:s Di; i'hu.ii.c iH'N in; i Kcniici: (,Kiti:i(it \i.i:.
Vir,. 19. — Le segment aiiléiieur "U l'-nlitulo-caiult^ do l.i capsule inlenie, vu sur une
coupe vertico-lransversale passant par la parlie moyenne de la commissure antt'--
ricure. Méthode de Weigert (voy. d'^sciiption de cette coupe, T. l'^'', l'ig. 282, p. 532).
AM. avanl-mur. — AM'. avaiil-iiuirdiss.icic par lo faisceau unciiialus. — Arc, faisce.iu
anpié. — Ce, corps calleux. — (>. ciipsulo oxlerne. — Cia, scgmeal antérieur de la capsule
iiilornc. — ''iiif/. ciniiuluin. — CM. ((Miiiiiissure de Meyiierl. — c»!, sillon callosu-uiari:inal.
— cou, couunissurc aiiU riciiie. — Cli. couronne rayonnante. — F,, F2, première et deuxième
circonvolutious fruulales. — /i, prenner sillon frontal. — Fti, circunvulution frontale ascen-
dante.— y-'», faisceau uncinatus. — F«*-, lobule fusiforme. — ft, fibres taufientielles de la
première circonvolution limbiqne. L,. — /. insula. — hne. lame médullaire externe du
28
ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
noyau lenticulaire. — wiF,. face interne de la première eirconvohit ion frontale. — mp, sillon
marginal postérieur. — ms, sillon marf,'inal supérieur. — XC. noyau caudé. — .\7^. nerf de
Laneisi. — NLi- -VL2, troisième et deu.xiènie sef^nients du noyau lenticulaire. — OF, faisceau
occipito-frontal. — OpR. opercule rolandique. — ol, sillon collatéral. — pCR, pied de la
couronne rayonnante. — pri, sillon prérolandique inférieur. — li. scissure de Rolando. —
S (';) '.branche postérieure de la scissure de Sylvius. — Sge, %e, substance fjrise sous-épcn-
d3'maire. —SI. seiitum lucidum. — SU, substance innomince sous-lenliculaire de Reichert.
Ti, Tj, T3, première, deuxième et troisième circonvolutions temporales. — U, d, I3, pre-
mier, deuxième et troisième sillons temporaux. — Te, tuber cinereum. — tec, ta-nia tecta,
— Tga, pilier antérieur dutritrone. — U, circonvolution du crochet. — 17. ventricule latéral.
— //; bandelette optique.
ment dune même ligne oblique en arrière et en dehors. Le segment
rétro-lenticulaire (Girl >, refoulé en dehors par le corps genouillé externe
(Cge) et la zone de Wernicke (W). est séparé du segment postérieur (Cip)
par une mince lamelle de substance grise appartenant à la zone réticulée
du thalamus (Zr) (Fig. 47, p. 68). Quant au segment sous-Zenticniaire
(Cisl) qui appartient à cotte même région, il s'insinue entre les segments
rétro-lenticulaire (Girl) et postérieur (Cip), se place en dehors de la
partie postérieure du segment postérieur (Cip), puis tait corps avec elle.
Ces modifications se font graduellement et sur les coupes horizontales
sériées on constate une re'gion de transition très nette entre les régions
thalamiqueet sous-thalamique de la capsule interne.
Le soi.'i..ent anté- 1- Segment antérieur ou lenticulo-caudé de la capsule interne (Cia)
rieur est formé do (Fie. 2, 3, (i. 13, IL 19, 20, 21. 23, 41, 43, 47). — Le segment antérieur
libres horizontales ^ o ' ' ' 7,7, o
.(ui sirradicnt dans ou Icnticulo-caudé dc la capsulc interne est surtout formé de fibres
horizontales qui passent entre le noyau caudé et le noyau lenticulaire, et
convergent vers l'extrémité antérieure de la couche optique dans hujuelle
elles s'irradient. Les moyennes se portent horizontalement en arrière et en
dedans, les inférieures en arrière, en dedans et en haut, les supérieures
en arrière, en dedans et en bas. Il résulte de cette disposition en éventail
que, bien que le segment antérieur (Cia) n'appartienne qu'à la région
thalamique de la capsule interne, on trouve néanmoins sur les coupes
horizontales sériées ([uelques fascicules de fibres qui séparent, dans la ré-
gion sous-thalamique, le noyau caudé du noyau lenticulaire. Os fascicules
se continuent en avant avec la couronne rayonnante du lobe frontal, en
aiiière ils ne dépassent guère la commissure antérieure et n'allectent
aucune connexion avec le segment postérieur de la capsule interne
(Fig 15, 24,28, 33).
Dans leur trajet à travers le corps strié, les libres du segment anté-
rieur de la capsule interne (Cia) croisent d'avant en arrière la région an-
térieure et basale de la tête du noyau caudé (NG) (Fig. 2i3 (4 281 , T. l-'"),
la partie moyenne de la commissure antérieure (coa) (Fig. 19, 2t'i., T. F"")
et les fibres les plus antérieures de l'anse du noyau lenticulaire (Al)
(Fig. 23;. l'jlles sont en outre dissociées et entourées comme dune gangue
parles nombreux ponts de substance grise (jui relient la tète du noyau
caudé au pulamen (Fig. 19, 20). l']nlre le noyau caudé et le globus pal-
lidus(NLj, i\LJ enfin, elles sont croisées parles radiations striées [fibres
Leurs ra|)[)orts.
Leur eiif:liovétr(!-
nienl iivec les fibrc.s
leniuiilo-i-audécs.
'•■ 20. — (loupe hoiizonlali' inléiessant la n'gioii de transition entre le iue(i^(le",Ja
couronne rayonnante et la iéf,'ion llialami(|n(' de la capsule interne. Celle coupe sec-
30 ANATuMIb; DES CENTRES NERVEUX.
lionne le stiatum zonale du thalamus, la partie supérieure du putamen, la tête et
la queue du noyau caudé. (4/1 grandeur nature. Métliode de Weigert.)
AM, avant-mur. — Ce, corps calleux. — Ce, capsule externe. — Cia. segment antérieur;
Cip, segment postérieur; Cirl. segment rétro-lenticulaire de la capsule interne. — CSgt,
couches sagittales du segment postérieur de la couronne rayonnante. — f.\C, fibres du
noyau caudé. — Ici. circonvolutions antérieures; Ip. circonvolutions postérieures de l'insula.
— AX', tète; NC, queue du noyau caudé. — XU. troisième segment du noyau lenticulaire.
— OF, faisceau occipito-frontal. — 0/' + /V, faisceau complexe contenant à la fois des fibres
du faisceau occipito-frontal et des fibres de projection. — PaT/t. pédoncule antérieur;
PpTh. pédoncule postérieur du thalamus. — pCR, pied de la couronne rayonnante. — /'/•,
fibres de projection corticales longeant la queue du noyau caudé. — SI. septum lucidum.
— Th (Strz stratum zonale du thalamus. — tsc, tœnia semi-circularis. — ]'Sl, ventricule
du septum lucidum. — Z/\ zone réticulée.
/enticulo-cau(lées) qui, nées de la tète du noyau caudé, traversent la cap-
sule interne pour se rendre dans le globus pallidus (NLo, NL,) et dans les
lames médullaires du noyau lenticulaire (Ime, Imi). Ces fibres sont sur-
tout nombreuses dans les parties inférieure, interne et postérieure du
segment antérieur (Cia), au voisinage du genou de la capsule interne
(Ci:g])(Fig.l9).
Genou de la capsule interne (Ci|g]) (Fig. 14, 21, 22, 23, 42, 43, 47).
— Le genou de la capsule interne présente, suivant les difTérentes hau-
teurs de la région thalamique, un aspect et une constitution variables :
Aspect du genou Sur Ics coupcs liorizontalcs qui sectionnent le tronc du noyau caudé ou
aux différentes hau- i ,• ,• ii i ,• ■> ix'* 'n' \ x.
leurs de la n-gion 1^' partie supericurc de la couche optique, les segments antérieur (Cia) et
thaiami(]ue. postérieur (Cip) de la capsule interne forment un angle très largement
ouvert en dehors ; la capsule interne semble faire partie d'un segment de
sphère, et le genou n'existe pour ainsi dire pas (Fig. 20). Ces coupes in-
téressent en ell'et bien plus le pied de la couronne rayonnante que la cap-
sule interne proprement dite, et appartiennent à une véritable région
de transition, dans laquelle les libres de segments antérieur (Cia) et pos-
térieur de la capsule interne ((^ip), sectionnées plus ou moins oblique-
ment, n'ollrent pas encore les caractères qui leur sont propres et qu'elles
présentent sur les coupes plus inférieures.
Sur les coupes qui passent par le tiers moyeu du thalamus (Fig. 21),
le genou de la capsule n'est formé que de libres horizontales; elles pro-
viennent du segment antérieur (Cia), empiètent sur l'extrémité antérieure
du segment postérieur (Cip), dont elles mas(jnent les libres longitudi-
nales, et pénètrent toutes dans l'extrémité antéri(Mire de la couche optique
en constituant les libres radiées. Sur les coupes (jiii intéressent le tiers
inférieur de ki couche optique (Fig. 22), l'on voit à découvert l'extrémité
antérieure du segment postérieur (Cip). I^e segment antérieur de la cap-
sule interne se divise à ce niveau en deux faisceaux : l'un, formé de fas-
cicules de lii)res horizontales, denses et parallèles, s'irradie en pinceau
dans le thahimus dont il concourt à former le i)édoncuIe antérieur
(PaTii); l'autie, constitué |)ar de gros et biches fascicules enchevêtrés, se
porte obli(|uemeiit en arrière et en i)as, se loge dans une sorte d'excava-
tion située au sommet du segment interne du globus pallidus (NL,) et
rii!Ui;s i)i; i'iinii;( tihn i»i; i ic.oim;!'; (:i:ui;i;I! \i.i:.
m-'P^
, 1 1 t<^^- ! I 1 1 1 1 - ^
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FiG. 21. — Coupe liorizonlale de la région thalunuque moyenne intéressant le segment
antérieur, le genou, le segment postérieur et le segment rétro-lenliculaire de la
capsule inlerne. .Mélliode de Weigert (voy. description de celte coupe T. 1'='', Fig. 306,
p. 597).
Ali\ alvéus. — AM, av;uit-niur. — ''.1, corne d'Amnion. — Ce, capsule externe. —
Ce.r, capsule extrême. — Cia, segment antérieur de la capsule interne. — C('!^),|genou de la
capsule interne. — Cip, segment postérieur do la capsule interne. — Cirl, segment rétro-len-
ticulaire de la capsule interne. — Fli, faisceau lonifitudinai inférieur. — la, insula antérieur.
— 1/). insula postérieur. — le. lame cornée etta-nia scnii-circularis. — L»ie. lame médullaire
externe du tlialanms. — Ime, lame médullaire externe du noyau lenticulaire. — Ime' , lame
médullaire supplémentaire du deuxième segment du noyau lenticulaire. — '-Lmi, lame médul-
laire interne du tlialanuis. — ma. sillon marginal antérieur de l'insula. — 7np. sillon marginal
postérieur de l'insula. — Xn. noyau antérieur de la couche optique. — \C, tète du noyau
caudé. — -VC ((ueue du noyau cauiié. — .Ve, noyau externe de la couche optique. —
Si, noyau interne de la cou(-he optique. — \L<. deuxième segment du noyau lenticulaire. —
.N7.3. troisième segment du noyau lenticulaire ptdanien;. — Xm, centre médian de la couche
optique. — l'itT/), pédoncule antérieur de la couche optique. — /'('/?. pied de la couronne
rayonnante. — Ptil. [)ulvinar. — ItT/i. radiations optiipies de (iratiolet. — ••>'. sillon opto-
strié. — .^7, septuni lucidum. — ,s7/;, stratuin zonale. — 77(. couche optique. — Ti. première
circonv(dution temporale. — /i. premier sillon temporal sillon parallèle. — Tr/yj. tapetum. —
7V/^/. pilier antérieur du trigone. — Tifp Fi), pilier postérieur du trigone ifnnbria; — TM, trou
de Monro. — ///(, ta'nia tlialami. — r.-l. faisceau de Vic([ d'Azyr. — VCrst, veine du corps
strié. — U^, zone de Wernicke. — Zr. zone réticulée ou grillagée.
32
A-XATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
s'adosse à rextrémilé antérieure du segment postérieur (Cip) en formant
le genou de la capsule interne. C'est donc dans la région thalamique infé-
Le faisceau géni- ricure seulemcut. qu'il existe un véritable faisceau géniculé. Cetle divi-
dai^s "a^'r^épio'n tir ^^^^ ^^ scgnieut autéricur de la capsule interne en deux faisceaux, est
lamique inférieure, encorc très uianifcste sur les coupes vertico-lransversales qui passent par
Cip Z: ^''^)
Fh;. 22. — Coupe horizontale du gcuou de la capsule interne et du faisceau gcniculé
dans la région llialamique inférieure. Métliode Weigert.
hd, bandelette diagonale de lîroca. — Cm, segment and rieur; C/(<7), genou, dans l'cs-
pèco faisceau f/éniculé: Cip, segment postérieur de la capsule interne. — coa. commissure
anttricuro. — A7>, épendyme ventricuiaire de la corne frontale. — L\, première circonvolution
linibique. — Ij)w, lame médullaire externe du thalamus. — line, lame médullaire externe;
Imi, lame médullaire interne du noyau leaticulaire. — AT. noyau caudé. — .\Li, .\7^,, A'Aj,
les trois se^nnenls du noyau lenticulaire. — l'iiT/i, pédoncule antérieur de la couche
optique. — Tf/a, pilier antérieur du trigime. — T/i, fhalanuis; fiTh, ses fibres radiées. —
Isc, taînia semi-circularis. — llh, ta'uia thalami. — VA, faisceau de Vicq dAzyr.
l'extrémité antérieure du thalamus (Fig. 2H^; elles montrent les rapports
du faisceau géniculé avec le segment interne du globus pallidus (NL,)
et avec l'anse du noyau lenticulaire (Al) au-dessus de laquelle il est situé.
Il occupcia partio L'étudc Systématique dcs dégénérescences secondaires prouve que le
aiiKînruro du se^- fjns(;(.au ^éniculé dégénère à la suite de lésions de l'oncrculc i()laiidi(|iie et
mont postérieur de <^ _ <^ i '
la répon sous-thaia- (|(» Ja jiarlic adjacciitc (le l'oiuM'culc IVoiilal (Voy. cas Scli"weigofrer
inique et la partie -,. . i^ , , ckci' • <i-i • • . i-i . i ■•
interne du pied du (''ig- M" à 122, p. \ .].\ ct suiv.j, cl (jnc SCS lilires passent par la partie
pédoncule.
,N l.K I. I'<
;nll.:K CKl^.'''"^''-
X\
i m
Fio
^^^^"•' . •,„!/. VU- ^ur une coupe
.. la capsule .alerue et le ''^'^'^^^^^^namu/. Celle coupe sec-
TOMK 11.
34 ANATOMIE DES CE.NTRES NERVEUX.
l'anse lenticulaire et le pédoncule inféro-interne du thalamus. — Méthode de Wei-
gert, (Voy. description de cette coupe, T. I", Fig. 283, p. 536.)
Al, anse du noyau lenticulaire. — AM, avant-mur. — AM', partie de lavant-mur mor-
celée parles fibres du faisceau uncinatus. — Arc, faisceau arqué. — Ce. corps calleux. — Ce.
capsule externe. — Cia, segment antérieur de la capsule interne. — Ci g' , faisceau géniculé.
— Cing), cingulum. — CM, commissure de Meynert. — cm. sillon calloso-marginal. — coa.
commissure antérieure. — CR. couronne rayonnante. — F,, première circonvolution fron-
tale. — fi, premier sillon frontal. — Fa, circonvolution frontale ascendante. — Fli, faisceau
longitudinal inférieur. — //, fibres tangentielles. — Fu. faisceau uncinatus. — Fus, lobule
fusiforme. — /, insula. — L\, première circonvolution limbique. — Ime, lame médullaire
externe du noyau lenticulaire. — Ime', lame médullaire supplémentaire du deuxième segment
du noyau lenticulaire, divisant ce segment en deux parties. — Imi, lame médullaire interne
du noyau lenticulaire. — mF,, face interne de la première circonvolution frontale. — mp.
sillon marginal postérieur de l'insula. — ms. sillon marginal supérieur de finsula. — SA .
noyau amygdalien. — -YC, noyau caudé. — NL3, A'As. A7.,, troisième, deuxième et premier
segments du noj-au lenticulaire. — OF, faisceau occipito-frontal. — OpR, opercule rolan-
dique. — of, sillon collatéral. — Pa, circonvolution pariétale ascendante. — PaT/i. pédon-
cule antérieur du thnlamus.' — 'pCR, pied de la couronne rayonnante. — /;/■«, sillon pré-rolan-
dique supérieur. — PiTh, pédoncule inférieur du thalamus. — PA' £,3, pédoncule du troisième
segment du noj-au lenticulaire. — R, scissure de Rolando. — RTh, radiations optiques de
Gratiolet. — sec, sinus du corps calleux. — Sgc, substance grise centrale. — Sge. substance
grise sous-épendymaire. — sM, sillon de -Monro. — S(p\ branche postérieure de la scissure
de Sylvius. — strz, stratum zonalc. — Ti T.. Ts, première, deuxième et troisième circonvolu-
tions temporales. — /i, U, /i, premier, deuxième et troisième sillons temporaux. — Te, tuber
cinereum. — lec, tœnia tecta. — Tga, pilier antérieur du trigone. — Th. thalamus icouche
optique). — L', circonvolution du crochet. — 17, ventricule latéral. Vsph, corne sphénoïdale
du ventricule latéral. — //, bandelette'optique.
postérieure du segment antérieur (Cia). Dans la région sous-thalamique,
ce faisceau occupe le cinquième le plus antérieur du segment postérieur
de la capsule interne (Cip), et plus bas, le cinquième le plus interne du
pied du pédoncule cérébral. Cette étude montre en outre que le faisceau
géniculé est renforcéMans la région thalamique inférieure par quelques
Ses origines, iibrcs qui, venant de la face orbitaire du lobe frontal, longent le bord
inférieur du segment antérieur de la capsule interne (Cia), puis descen-
dent avec les fibres operculaires dans la partie antérieure du segment pos-
térieur fCip) et dans la partie interne du pied du pédoncule cérébral (Voy.
cas Rivaut, Racle, Richard, Fig. 112 à 102, IGo à 173, 213, p. Uil.
t()."), 107). Les libres orbitaires, intimement mélangées aux lil)res oper-
culaires, s'épuiseut ciieniin faisant dans le locus niger et peut-être dans
la région sous-ljialamique, mais n'atteignent pas le sillon pédonculo-pro-
tubérantiel. Les fibres operculaires descontlenl. par coiilre, dans l'étage
anb'Mieni- de la |)rotubéi'ance et dans la j)yraiui(l(^ buibiiire icas Sch'wei-
goffer. l'ig. IKi à 122, p. 133).
Le se^'ment pos- 2. Segment postérieur ou lenticule - optique de la capsule interne
térionrdolacapsuln ^ ^- |;j 7 y^ y , ;; j j; oJQ 21, 22, 2 'l , 2(i,2.S, '(1. i3, 47. — Lc sYV/-
intorno ost forme lic ^ "-^ | ; p ''■•'■'' ' ./
fihros vortiraios on ment, jïonlériour ou lenticu/o-optif/uc de la capsule inlerue est surtout
formé de fibres verticales ou obliques en bas et on dedans, qui s'irradient
suivant le plan verlico-transversal de l'Iiémisplière et convergent vers le
pied du ])é(loncule cérébral. L(>s fibres antérieures, adjacentes au segment
antérieur delà capsule iiilci-ne (Cia), se dirigent obiiijuement en bas, en
dedans et (>n arrière, les moyenni^s direclenuMit en bas et en dedans, les
postérieures obliquement en bas, en dedans et en avant {V\^- <i).
ol)li<|uos.
l'iîi) iiM'.TKtN II!': i.iic.nMcr. (:i:iti;i;ii \i.k.
Mi;. 24. — Le sogmout sous-ltMiLiculaire et le segment postérieur de la capsule interne
et les rapports de ce dernier segment dans la région sous-tlialamiifue avec la zona
incerta, le corps de Luys, le ffiisceau lenticulaire de Forel et l'anse lenticulaire.
Coupe horizontale intéressant la base du noyau lenticulaire et la partie supérieure
de la région sous-lhalamique et sectionnant les commissures antérieure, moyenne et
postérieure, les corps genouillés externe et interne, les couches sa;.'it(ales du seg-
ment inférieur de la couronne rayonnante et le faisceau de Tùrck. i Vdv. description
de colle coupe T. I"-"'", Fig. 310, p. 014.)
.1/. anse du noyau hMiticulaire. — Alv. alvéns. — AM. avant-mur. — /ul. bandelette dia-
gonale de l$roca. — lirOa. hvds du tubercule (|ua(lrijuineau antérieur. — lirQp. hva:i iln luber-
cule quailrijunieau postérieur. — CM. corne d'.Vniuion. — Ce';/ , genou du corps calleux. —
Te. capsule externe. — ("cj-, capsule extrême. — C;/, circonvolution godronnée. — (À/e, corps
genouillé externe. — Cr/i, corps f,'enouillé interne. — Cia. sejjment antérieur de la capsule
interne. — Cip, segment postérieur de la capsule interne. — Cirl, segment rétrodenticulaire
de la capsule interne. — (7,, corps de Luys. — coa, commissure antérieure. — cow, commis-
sure molle. — cop. couunissure postérieure. — F3, troisième circonvolution frontale. — FI.
faisceau lenticulaire île Forel. — Fie. libres lenticulo-caudées. — Fli. faisceau longitudinal
36 ANATOMIE DKS CENTRES NERVEUX.
inférieur. — FM. faisceau rétroflexe de Meynert. — FT. faisceau de Tùrck. — Flh, faisceau
thalaniique de Forel. — (Up. plande pinéale. — //. hippocampe. — la, Ip. insula antérieur et
postérieur. — le, lame cornée. — line, lame médullaire externe du ntivau lenticulaire. —
//«/, lame médullaire interne du noyau lenticulaire. — hni , lame médullaire supplémentaire
subdivisant le segment interne du noyau lenticulaire (.N'A,). — i.ms, lame médullaire superfi-
cielle.— ma. sillon marginal antérieur de l'insula. — mp, sillon marginal postérieur de lin-
suia.— .^'^. tète du noyau caudé. — .VC, queue du noyau caudé. — ^U, .VA;. .\7.i, i'. troi-
sième, deuxième et premier segments du noyau lenticulaire, le segment interne est subdivisé
en deux parties par la lame médullaire supplémentaire Imi' . — pCR. pied de la couronne
rayonnante. — PiT/i, pédoncule inférieur de la couche optique. — Fui. pulvinar. — Qa.
tubercule quadrijumeau antérieur. — Rc. faisceau cortical du noyau rouge passant par les
radiations de la calotte. — Rm. ruban de Reil médian. — RTh. radiations opti(pies de (Ira-
tiolet. — Sf/e. substance grise sous-épendymaire. — Sti. substance innominée sous-lenticu-
laire de Reichert. — Tap, tapetum. — Tr/a. pilier antérieur du trigone. — Tf/p, pilier posté-
rieur du trigone. — TM, trou de Monro. — V3. troisième ventricule. — VA, faisceau de Vicq
il'Azyr. — 17, ventricule latéral. — Vsph, corae sphénoïdale du ventricule latéral. — W, zone
de Wernicke. — Zi, zona incerta de Korel. — II. bandelette optique.
Les fibres du segment postérieur (Cip) appartiennent aux régions tha-
laniique et sous-thalamique de la capsule interne :
i.eurs rapi.oris Dans la régioii thalamique, elles passent d'al)ord entre le tronc
ia^nit(|u^ "do^Ta cap- ^^^^ noyau caudé (NCj et le l)ord supérieur du putamen (NLj\ puis descen-
'*"'^- dent entre la face externe de la couche optique (Th) et les trois segments
(lu noyau lenticulaire (NL), NL 2, NL, (Fig. 7). La limite antérieure du
segment postérieur de la capsule interne (Cip) correspond au g en 0 if ÎCi[^])
de la capsule interne : elle est constituée par les fibres horizontales du
segment antérieur (Cia) qui s'irradient dans l'extrémité antérieure du
thalamus (Fig, 14, 21). La limite postérieure est formée par les fibres
horizontales du segment rétro-lenticulaire de la capsule interne (Cirl) qui
s'irradient dans la face externe du j)ulvinar (Pul); ces limites, peu mani-
festes sur les coupes horizontales qui passent par le tiers supérieur de la
couche optique (Fig. 13, 20), sont très accusées sur celles qui passent par
ses tiers moyen et inférieur (Fig. 21, 43).
Leurs rapports Daus la régioii sous-thalaiïiique (Fig. 24), le segment postérieur
tiul'iàiifiq'uo.'"" ''''""' ^^ Is- capsule interne (Cip) est limité : en avant par les fibres de l'anse du
noyau lenticulaire (Al); en arrière, par le corps genouillé externe (Cge) et
une mince lamelle de substance grise qui appartient à la zone réticulée
du thalamus (Zr). En dedans, il est en rappoi't de haut en bas : avec la
zona incerta (Zi) (|ni le sépare dn faisceau thalamique de Foi'el (Flh) et des
parties ventrales du thalamus; avec les fil)res d(> l'anse tlu noyau lenticu-
laire (AI) ((ui contournent sa partie interne; avec le faisceau hMiticiilaire
d(! Forel (FI) et avec le corps de Luys (C-L). Il n'allecte que des rapports
médiats av(!C le noyau rouge (NR) et la capsule de ce noyau (CNR) (Fig. 28).
Dans la partie moyenne de la région sous-thalamique (Fig. 24), le faisceau
lenticulaire de l'orel correspond au tiers int(Mii(> dn segment postérieur
(le la capsule interne ((^ip), le corps de Luys à son tiers moyen, et la zona
incerta à son tiers j)ostérieur. Dans la partie inférieure de la région sous-
thalarni(|iie, le faisceau lenticulaire de l'oiel a disparu et le corps de Luys
recouvre les deux tiers internes du segment postérieur ((>ip). I''u dehors,
le segment postérieur de la capsule interne (Cip) es recouvert |)ar les
iti: l'iîo.ii'CTi'tN hi-: i.'iic.iinci: (;i:i;i, i; i; \ i.i;.
37
(((■rit viiiH-Innti'-ii'
80gIU(Mll> ilili'llli' l'I ('\l( rue (In ^IfilillN |iiilli(lllS ( NL... NI,, l'I M,,' .cl iccoil Arrivée au ronim
Ô son sixirmr |((»>l('ri(Mi r les liliro du sc^niciil soiis-lcriliciihiirr dr l.i caii-
siilr inicriic ((lishlFi:;. 124 v\ '2it . (J' coiil iii^ciil saii'^-hnl icnldirc Mlniidr
le si'i;in(Mil iiosli'inMir ilc la rajtsiiic iiilrnic (.i|i dan- ImiiIc |;i Ii,i m (ciii-
c.
Cr
FiG. 20. — Los segments rétro et sous-li'ulicul.iiri^ df l;i capsule intcine, le pied du
pédoncule cérébral et le faisceau de Tiirck vus sur une coui»e horizontale olilii(ue
parallèle à la bandelette optique. .Méthode de Weigert(voy. explication de cette coupe
T. I", Fig. :î2t, p. (3:il\
AM. avant-nuir. — Aq. aqueduc de Sylvius. — BrQa, bras du tubercule quadrijumeau
antérieur. — UrQ}) + /{//;, luiion du bras du tubercule (|uadrijumeau postérieur avec, le ruban
de Heil médian. — CA, corne d.Vniniou. — Ce, capsule externe. — Cfi, circonvolution
frodronnée. — CV/e, corps genouillé cxferne. — ('(li, corps genouillé interne. — Cip, segment
postérieur de la capsule inlerne. — Ciii, segment rétro-lenticulaire de la capsule interne. —
Epp, espace perforé postérieur. — Fcop, faisceau de la coinnussure postérieure. — 7-7/, fais-
ceau longitudinal inférieur. — Flp. faisceau longitudinal postérieur. — FT, faisceau de Tiirck
et segment sous-lenticulaire de la capsule interne. — Fu, faisceau uncinatus. — le, lame
cornée et libres du ta'nia somi-circularis. — Lu, locus niger. — A7//, noyau de la Indsième
paire. — .V. (. noyau amygilalien. — SC queue du noyau caudé. — A' An, troisième segment
du noyau lenticulaire putamen . — .YR, noyau rouge. — P, étage inférieur ou pied du
pédoncule cérébral. — l'Tml, pédoncule du tubercule mamillaire. — l'ul, puhinar. — Qa,
tubercule (piadrijumeau antérieur ; ses couches superficielle (1 .moyenne (2' et profonde (.'}).
— RTIi. radiations o|)ti(|ues de Gratiolet. — %-'7. substance grise de l'aipieduc de Sylvius.
— Th, thalamus, couidie optique. — Toi, tubercule ou trigone olfactif. — U, circonvolution
du crochet. — U', champ de Wernicke. — jII. chiasma des nerfs opti(pies. — Zr, zone réti-
culée ou grillagée du puhinar. — //, bandelette optique. — ///. libres radiculaires de la
troisième paire.
38
ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
Son aspect sur les
coupes liorizontales.
Les segments pos-
térieurs fies régions
tlialamique et sous-
thalamique do la
capsule interne ne
sont pas équivalents.
Knc hevêtremeiii
des fibres (le Cip dans
le sens longitudinal.
Kiiclievclremciil
de ces fibres avec les
fibres horizontales
lies ra'liations strio-
Ihalainiques et strio-
^ons-lllalanli(|ues.
de la région sous-thalamique : ses fibres s'insinuent d'abord entre les
segments postérieur et rétrolenticulaire (Cirl) etiCip") (Fig. 47), puis entre
le segment postc'rieur (Cip) et le corps genouillé externe (^Cge) dont elles
sont toujours séparées par l'étroite lamelle de substance grise apparte-
nant à la zone réticulée du thalamus (Fig. 2o). Par son aspect, ce con-
tingent se distingue nettement des fibres du segment postérieur (Cip)
qui traversent la région thalamique de la capsule interne (Fig, 24, 28, 47).
Olles-ci sont en effet sectionnées perpendiculairement à leur axe sur les
coupes horizontales et se présentent sous l'aspect d'un fin pointillé. Les
libres du contingent sous -lenticulaire sont sectionnées plus ou moins
obliquement et gardent cette direction oblique, jusque dans les régions
supérieures du pied du pédoncule cérébral (Fig. 25). 11 s'agit, en ctTet, ici
de fibres à direction plus ou moins horizontale dont une partie se rend
au corps genouillé interne et à la partie ventrale adjacente du thalamus,
et dont l'autre se recourbe en bas et descend dans la partie externe du
pied du pédoncule cérébral en formant le faisceau de Tûrck.
Le segment postérieur de la capsule interne (Cip) de la région sous-
thalamique (Fig. 25) n'est donc pas l'équivalent du segment postérieur
(Cip) de la région thalamique (Fig. 21). 11 représente ce dernier segment,
plus le faisceau de Tiirck.
Dans leur trajet à travers les régions thalamique et sous-thalamique de la
capsule interne, les fibres du segment postérieur (Cip) ne sont [)as disposées
en lamelles superposées, mais s'enchevêtrent dans le sens longitudinal.
Lorsqu'on examine une série de coupes vertico-transversales,il n'est pas rare
de rencontrer plusieurs coupes sur lesquelles un faisceau plus ou moins
volumineux traverse en diagonale la capsule interne (Fig. 7, p. 10). 11
se dirige obliquement de haut en bas et de dedans en dehors, du noyau
caudé au sommet du noyau lenticulaire, puis se coude et entre dans le
pied du pédoncule cérébral. A un examen superficiel, ce faisceau paraît
venir du noyau caudé et représenter le contingent strié du pied du pédon-
cule cérébral. En réalité, il s'agit ici d'un faisceau cortical qui s'est coudé
une première fois au-dessous du tronc du noyau caudé. une seconde l'ois
au niveau du sommet du noyau lenticulaire. L'élude systématique des
dégénérescences secondaires consécutives aux lésions corticales montrent
en effet — ainsi que l'un de nous l'a montré en 1893 — que toutes les
fibres tom/itudiiuiles du pied du pédoncule cêrèhral sont d'origine corticale.
Les fibres du segment postérieur de la capsule interne ((^ip) sont croi-
sées à angle presque droit par un grand nombre de fibres qui occupent toute
la hauteur de la capsule interne et qui ap|)artiennent aux radiations strio-
thaiami(jues : dans la région tlialaniit/Nc (fig. 21). cHes j)roviennent en
grande partie des fibres radiéesdu pulanien et ihi globus |)alli(his. et s'irra-
dient dans le noyau extcr-ne (hi Ibiilani us. Dans la rcgian sous-t/ialaniique
(l^'ig.24)elles sont l'ournies à la l'ois parles libi'es radiéesef par les libres di's
lames médullaires du noyau lenticulaire. Toutes ces fibres se réunissent
en fascicules éj)ais et serré's; les unes sirradicnl (mi très grand nombre
I ii;iti> i>i: i'ii(i.ii;<.nn\ i»i'; i.i.coitcr: <;i:iii:i;n \i.i:.
39
Cr'ù Aly- : vsplL
c'a
FiG. 26. — Les segments postc'rit'ur, n'-lro-lenliculaire et sous-lenticulaire de la capsule
interne et le pied du nédoncult' céii''bral vus sur une coupe vertico-transversale pas-
sant par le bord poslcrieur du putanien, la partie postérieure du thalamus, le gan-
glion de l'habenuia et le noyau i-ouge. (Méthode de Weigert.)
Alv. alvcus. — CA. corne d'Ammoa. — Ce, corps calleux. — Cg, circonvolution godronnée.
Cge, corps gcnouillé externe. — ('i»f/, cinfiuliini: Cuir/ p], son faisceau postérieur. — Cip,
seumcnt postérieur: Ctrl, segment rétro-lenticuliiirc ; CIsI, segment sous-lenticulaire de la
40 ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
capsule interne. — ou, sillon calloso-niîirfrinal. — ,("/{, couronne rayonnante. — pCH, son
pied. — f/s. (liverticule du subiculum. — /•"«. circonvolution frontale ascendante. — Fli, fais-
ceau longitudinal inférieur ou couche sagittale externe du segment inférieur de la couronne
rayonnante. — FT. faisceau de Tùrck. — Fus, lobule i'usifornie. — G/i, ganglion de Thabe-
nula. — //. circonvolution de rhippocampe. — ip, sillon interpariétal. — Lu première cir-
convolution linibi(iue. — L»ie, lame médullaire e.\terne du thalamus. — Ljyjs, lame médul-
laire superficielle de la circonvolution de rhippocampe. — Lu, locus niger. — .VC, noyau
caudé; -YC. sa queue. — .VA^. troisième segment (lu noyuu lenticulaire. — XR, uoyau rouge. —
OF, faisceau occijjito-frontal. — OF + Pr. partie de ce faisceau qui contient des fibres de
projection. — /', pied du pédoncule cérébral. — l'2. deuxième circonvolution pariétale. —
Parc, circonvolution pariétale ascendante. — Pa, lobule paracentral. — Po, protubérance. —
Pi/, faisceau pyramidal dans son trajet protubérantiel. — /{, scissure de Rolande. — RC,
radiations de la calotte. — Rglim, région du ruban de Reil médian. — RT/i, radiations
thalamiques. — S{p) branche postérieure de la scissure de Sylvius. — Slri, stratum inter-
medium. — Sfrz, stratum zonale du thalamus. — T\,T2, Tj, les trois circonvolutions tempo-
rales. — t\, li, premier et troisième sillons temporaux. — Tap, tapetum. — lec, ttenia tecta.
— Tçj, corps du trigone. — Th, thalanms. — tsc, tienia semi-circularis. — V7. ventricule
latéral. — Vspli, sa corne sphénoïdale. — 7/. bandelette optique. — ///, nerf moteur ocu-
laire comnmn.
dans le corps de Luys [radiations strio-hnjsiennes\ , les autres forment
Vanse du noyau lenticulaire (Al) et le faisceau lenticulaire de Forel (FI)
(Fig-. 21, 28, 312, 323 et 32i).
Les fibres de cip Un grand nombre de fibres de projection corticale du segment posté-
dans "e'^thaiImuTet rieur de la capsule interne s'arrêtent dans le thalamus [fibres corlico-tha-
lo noyau rou|,'p, les lamiques), d'autrcs dans le noyau rouge [fibres cortico-rubrigiies) , quelques
du pédoncule céré- très rarcs libres se rendent dans le corps de Luys et le globus pallidus,
les autres se continuent directement avec les fibres du pied du pédon-
cule cérébral en formant la voie pédonculaire.
Le .segment rétro- 3. Segment rétro-lentlculalre de la capsule interne (Cirl). (Fig. 10, 14,
mf rJ^ml^ef hlX 15. 20, 21, 2o, 20, il, 43, 47, i8. — Le segment rétro-lenticulaire de la
ro.itaies qui sirra- capsulc intemc est surtout formé de gros fascicules onduleux et enche-
ilient dans la ])artic ' _ i • i i i i
postérieure du thaia- vctrés, qui sc portcut horizontalement de dehors et en dedans, passent
entre la queue du noyau caudé (NC) et le bord postérieur du putamen
(NLj), puis abordent le pulvinar (Pul) par sa face externe. Ces fascicules
ne forment pas une couche continue, mais sont dissociés par les nom-
breux ponts de substance grise qui relient le bord postérieur du pntamen
à la qnene du noyau caudé; les coupes verlico-transversales et les coupes
horizontales les sectionnent parallèlemcnl à leur direction.
Son aspect et ses Sur Ics coupcs vcrt Ico-trausversales, le segment rétro-lenticulaire de la
oouposvcrti'c"o4raîi's*^ capsulc interne (Cirl) forme dans son ensemble une bande oblique en bas
ver.saies. çj ^j^ dchors. Il cst situé cn dehors du pulvinar (Pul) et de la zone de
Wcrnicke (W) et occupe l'espace compris entre le tronc du noyau caudé
(NC) et la partie recourbée de la queue (NI]') de ce noyau (Fig. 20). Le
ta'nia semi-circularis le séi)are de l'épendynie qui tapisse le carrefour et
la voûte de la corne spbénoïdalc (Vsph). Sur les coupes (lui passent par
le bord postérieur du i)utamen (NL,, Fig. 20), on s(> riMid nettement compte
des connexions que le segment rétro-lenticulaire (Cirbide la caj)snle alfecte
avec les segments postérieur (Cip) et sous-lcnliculaire(Cisl). Grâce à la dis-
position en éventail de la capsule interne, la partie supérieure de la coupe
FiitlUis m: l'KdJi i; I iitN m; i. ij nitci'; ciiiiiHitA i.i.. ii
CorTcspoml ;iii sci^rncnl posh'-i iciir de la ciiisiilc iiilrrnc diji , iccdnn.iis-
salilt' à I ()lili<niil('' (le so lilui'-'Cii li.is cl en tlci|,i n-^ ; l.i |);iilii' iiKiNcinic
l'iclii' en tilufs t^;msv(M•^;ll(•^ n'iioiid ,111 scmiiriil iclrn Irnl iciilii i rc (iiil ;
la [larlic i iitciiciirc a|i|iai'l iciil an sc^mciil soii^-lciil iculaiiM! ((^isiy, doiil les
liiii'o >*' |Hirlriil (il)l i(|ii(Miii'iil en liaiil <■( en dctlaii^.
I,(> STL^iiiiMil l'i'li'ii Iciil icii lairc il<- la (a|i>iil(' inicriic a|i|)ai'l icii I aii\ son a<t|mct et »o<i
,1 I , Il I II - 1 1 I • r;i|.|iorlsiiiir loH coii-
I('i;i(m-- I halailll(|lli' r( ^oii^-l lia lailll(|lic. Il se |iir^riilc sur Ic^ Cdillirs Ikui- ,„.h horizontalcH.
/(inlaii's >(»iis ras|M'cl d iiiir i-('i;i(iii icclaiij^iilairc, (|iic la (| ihmic d 11 ii(i\aii
candi' ci le hciiia sciii i-circti la ris scpafciil du ciiri'(d(iiir \ ciil liciilaiic.
Sur les c(iii|ic> lioi'i/diilalcs [lassaiil par les iiei's Mipi'i'ieiir <'l iiioncii du
llialailiiis l'i;^. Il; el 21 >, le serine 11 1 lélro-ieiilicuiaiie de la capsiile iiit(Miie
i^C.irl , est i^iliie Mir le iiroioii^cmenl du sciiinenl |)Osl(''rieiir fCip) cl ne
s'en di>liiij4iie ([ue par la direclioii de ses libres; siii' les coupes |)assaiil
par le li('r> inrériiMir de la coiudie opli([U(> cl la r(''gi(jii sous-llialaiiii(|uc
{V\'j:. -i . Il' sciiiuciiL lélro-Ieiiticulairc \Cirl) csl refoulé en delioi's pui' la
Z(»ue dv W iMni( l<e el l(> corps ^enouillé exlerne.
Le s('j;iucnl reliitdeuliculairc de la capsule inlerno n'envoie pas de Cc segment ncn-
lil)res dans le pied du pédoncule cérébi'al; Iributaire du lobe occipilal (en ,uns in^piccrdu 'Jiri^
parliculior du cuneus (C) des lobules linii,ual (Lg), et fusilbrme Fus)), du 'i""'-"''' c6r6'>'-ai.
prccuncus iPrC), du |)li courbe {l*c^ el d(î la parlie poslérieure des IoIxîs
pariélal el leniporal, il envoie ses libi-es dans le pulvlnar (Pul; el la pai'lie
adjacente du llialainus. dans le corps genouillé exUîrnc (Cgei^ d dans le
tubercule (juadrijunieau antérieur (Qa). (^es libres forment dans leur en-
semble les rddidtions opt'Kjiics de Gralioli'I.^KïXi), ou faiscrau visuel, corlical.
4. Segment sous-lenticulaire de la capsule interne ((lisl). (Fig. 7, 12,
11). 'IV), 20, 27, 28, 29, 30,31, 32, 33). — Le segment sous-lenliculaire de la Disposition géné-
... p ., ., i ^1 1 1- 1 • /<• I I raie (lu segment sous-
capsule interne nul suite au segment relrolenliculaire (arl) au-dessous icnticuiairc de la
et en avant diuiuel il est situé. '■="'^""' ""'''■"•"•
Dans son cnseniblc. il représente une lame [)lus ou moins triangulaire
qui concourt à former la voûte de la corne spliénoïdale (Fig. 281, p. 309) :
son sommet atteint en avant le noyau amygdalien(NA); sa base est ados-
sée à la partie inférieure du segment rétrolenticulaire de la capsule in-
terne (Cirl); sa face inférieure est tapissée par l'épendyme ventriculaire et
crois('e par les fibres du taenia semi-circularis (tsc) et par la partie recour-
bée de la queue du noyau caudé (NC") (Fig. 281); sa face supérieure est
recouverte par le putamen(NLj), leglobus pallidus (NL^, NL,,/), et en avant
par la substance innominée sous-lenliculaire de Reicherl (Sli); son bord
interne est en ra|)port d'arrière en avant avec la partie poslérieure du seg-
ment j)ostérieur de la capsule interne (Cip), puis avec la bandelette oj)tique
(II) dont le séparent le la'uia semi-circularis et le pédoncule du putamen
(PNL,); son bord externe reçoit le segment inférieur de la couronne
rayonnante.
En abordant le segment sous-lenliculaire de la capsule interne (Cisl), ses deux couches.
les fibres du segment inférieur de la couronne rayonnante se groupent en
42
ANATO.MIE DES CENTRES NERVEUX.
f Tirh
Faisceau teniporo-
thalamiquc d'Arnold
deux faisceaux de trajet, de direction et de connexion distincts. Ce sont le
faisceau de Tiink et le jainceau temporo-thalamique d'Arnold.
Faisceau do Turck. Lc faisccau dc TurcJi (FT) \,Fig. 25) occupe la partie postérieure du
segment sous-lenticulaire
de la capsule interne(Cisl),
se porte transversalement
de dehors en dedans, longe
la face inférieure du puta-
men, aborde la partie pos-
térieure du segment pos-
térieur (^Cip) dans la région
sous - tlialamique et des-
cend ensuite dans le cin-
quième externe du pied du
pédoncule cérébral, après
avoir abandonné des fibres
au corps genouillé interne
(RCgi) et à la partie ven-
trale du thalamus (Fig. 29,
p. 30).
Le faisceau femporo-
thaJamique d' Arnold (ITth)
s'étale sur la voûte et l'ex-
trémité antérieure de la
corne sphénoïdale (Vsph).
Ses libres les plus externes,
se portent obliquement en
arrière et en dedans; ses
fibres les plus internes
alTectent une direction
presque sagittale. Toutes
convergent vers le corps
genouillé externe (Gge) el
la |)artie postéro-inférieure
du j)ulvinar (Pul) en se
réunissant en un faisceau
compact — décrit |)ar Ar-
nold sous le nom de fais-
ceau teniporo-thalamiqur
et par Hrissaud sous celui
(le bandelette sous-optique
— faisceau qui passe au-
rétro-leiilicnlaii'e de la
capsule interne (Girl) qu'il croise à angle droit i h'ig. 27, 2Î), ,'{() cl conix'
sagittale Fig. 281).
FiG. 27. — Figuif schéaialinue desLinée à inoiilier l;i
constitution du segment sous -lenticulaire de la
capsule. interne et ses deux couches formées parle
faisceau de Tiirck et le faisceau tomporo-thala-
mique d'Arnold.
Cfje, corps genouillé externo. — ('///.corps genouillé in-
terne. — Cirl, segment rétro-lcnticulaire de la capsule
interne; son irradiation dans Icpulviaar (Put) et le corps
genouillé externe {Cç/e) et sa continuation avec les
couches sagittales [CSf/f) du segment postérieur delà cou-
ronne rayonnante. — Cisl, le segment sous-lenticulaire
de la capsule interne, sa continuation avec le segment
inférieur (Si) de la couronne rayonnante et ses deux
faisceaux dont l'un, faisceau de Tiirck [FT], forme la
partie externe du pied du pédoncule cérébral, et dont
l'autre faisceau lemporo - thalamique d'Arnold [fTtk]
passe au-dessous du segment rétrolenticulaire de la
capsule interne le long de la vonte de la corne sphé-
noïdale et s'irradie dans le pulvinar \Pul).— CI., corps
dcLuys. — A^/(,noyauamyg<laIien.— AT'qucuc du noyau
caudé. — Rm, ruban de Ueil médian. — S//, substance
innominée sous-lenticulaire de lieichert. — Tap, tape-
tum. — V circonvolution du crocliet. — 17', voie pédon-
cidairc. — //. l{andclctle()pti(pie.
dessous du faisceau de Tiirek [VD et du segmen
iii!iii:s i)i; l'Ud.iicTio.N hi': i, i;<;nii(.i'; ckh i.itit \ i.i;.
v:j
ri CiP ' i^^
; ;T '.! :■ ; i
I • I . ..Il
'H^;vA ' 1^^'^^
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H.Qille!"
l'i
FiG. 28. — l.e segment sous-lenticulaire de la capsule interne et sa continuation avec
le sej,'ment inférieur de la couronne rayonnante; le segment postérieur de la cap-
sule interne au voisinage du pied du pédoncule cérébral et ses rapports dans la
région sous-optique avec le corjjs de Luys, Fanse lenticulaire et le faisceau lenticu-
laire de Forel. Coupe horizontale passant par la partie moyenne de la commissure
antérieure. — Méthode de Weigert (voy. description de cette coupe, T. 1", Fig. 311,
p. 618).
Al, ause lenticulaire. — .1/r. alvéus. — AM. avant-mur. — hd, bandelette diagonale de
Hrnca. — lirQd. bras (bi tubercule quadrijumeau antérieur. — HrQp + R)n, union du bras
(lu tubercule ((uadrijunieau postérieur avec le ruban de Ueil médian. — r.(, corne d'Anmion.
— Ce 'r/', genou du corps calleux. — Ce. capsule externe. — Ox, capsule extrême. Cf/ , circon-
volution godronnée. — Cge. corps genouillé externe. — Cf/i. corps genouillé interne. — (la,
segment antérieur de la capsule interne. — Cip, segment postérieur de la capsule interne.
— Cisl, segment sous-lenticulaire de la capsule interne. — CL, corps de Luys. — CM, com-
missure (le -Meynert. — coa. commissure antérieure. — cop, commissure postérieure. — ds,
(liverticide du subiculum. — F3. troisième circonvolution frontale. — Fcop, faisceau de la
commissure postérieure. — />/, sillon (imbrio-godronné. — II. faisceau lenticulaire de Forel.
— Fit, faisceau longitudinal inférieur. — Flp, faisceau longitudinal postérieur. — FM, fais-
ceau rétroflexe de Meynert. — FT, faisceau do ïûrck. — h, sillon de l'hippocampe. — la,
insula antérieur. — //;. insula postérieur. — le, lame cornée et ttenia semi-circularis. — bne,
lame médullaire externe du noyau lenticulaire. — lini, lame médullaire interne du noyau
lenticulaire. — /.///.s-, lame médullaire superficielle du subiculum. — ;/;«. silbm marginal anté-
AXATOMIE DES CEN^TRES NERVEUX.
rieur de l'insula. — mp, sillon marginal postérieur de liusula. — .VC, tête du noyau caudé.—
iVC, queue du noyau caudé. — .VA3, SLi. SL\, les trois segments du noyau lenticulaire. —
pCR, pied de la couronne rayonnante. — PiTli, pédoncule inférieur de la couche optique.
— Qa. tubercule quadrijumeau antérieur. — RC, radiations de la calotte. — RTIi, radiations
optiques de Gratiolct. — '%t", substance grise centrale. — Sge, substance grise sous-épen-
dymaire. — Sih, scissure inter-hémisphérique. — Sti. substance innominée sous-lenticu-
laire de Reichert. — Tup, tapetum. — Tqa, pilier antérieur du ti'igone. — T(ip. pilier posté-
rieur du trigone. — J's, troisième ventricule. — r.-l. faisceau de Vicq d'Azyr, — Vf, corne
frontale du ventricule latéral. — (7. ventricule latéral. — II. bandelette opti(|iie.
• Tap ;
^^^^if^-^^f^s^
:Yp Strp' R-m
FiG. 29. — 1,0 segment sous-leiiliculaire de la capsule interne, le faisceau temporo-
thalanii(nie d'Arnold, le faisceau de TiircU et sa fusion avec le segment postérieur
de la capsule interne et la voie pédonculaire. — ("-oupe verLico-lransviMsale passant
en avant des corps genouillés et intéressant la corn(> d'Ainnion, lt> faisceau exlerne
du pied du pédoncule cérébral et le noyau rouge. Mélluxle de Weigert.
Alv, alvéus inlra-vcnlrictdaire. — Ali\r. alvéns cxtra-vcMiriciilairc de la corne d"Ammon
[CA). — C7, circonvolution godronnée. — /Ty, les libres de la circonvolution godronuce qui
se rendent dans la fiud)ria /•'/) et l'alvéus inlra-venlriculaire. — Cip, segment postérieur;
Cisl, segment sous-lcnliculaire de la capsule interne. — CSijl. les couches sagittales du
segment inférieur (h; la couronne rayonuanle ; elles se conliniient avec le segment sous-len-
ticulaire de laca|)sulc interne et se dédoublent en couches sagittales interne .SV/' ou radia-
tions thalamiques et en couche sagitl.de et externe (S.'/c) ou faisceau longitudinal inférieur
le long de la paroi externe de la corne s])hénoidale. — FM, faisceau rélrollexe de .Meynert.
— FT, faisceau de TQrck formanl la couche supérieure du segment sous-lenticulaire de la
capsule interne et se contimianl en bas avec la voie |)édonculairc iV'/'l. — fTlli, faisceau
temporo-tlialamiipic d'AruoJd, ou couche inférieure du segment sous-lenticulaire de la cap-
iiiîi;i> IH
i;nii ( 1 i(»\ hi; l'i;i.ini(.i: <.i;iii:;i!ii \ i.k.
Ml r intiTiic. /'/.locii- iii;;iT. V |iiulic riinmlii'c de l.i i|iii'iir du iKiym ciiimIi'. — ,VAj,
.N7.1, ilfii\i> iiii- il liiiixirim- scfjiin'iils ilii noyau Irnlicnl/iirc. V/», nnyaiix [mriliqiicM. —
.\7{. iiii\ini rtHi;;»'.— Km. nili.iii ilc Hi-il. — SK. fnnimliim nliciilrc — S//;/), slr.itiirn iiioyon ;
S/»7», slraliiiu piiifiinil ; >/;•.<, «ilialiim sn|ici(irir| îles (il)ic«. transversales de la [irnliiiicranee.
— 7'(//i, lapetiiin. - '/'//, llialaniiis. /.vc, la'iiia senii ciriiilai-is. 17', vide |>ediiiiiiilaire. —
V.sfifi. enrne s|ilieiinidale du veiilnruii' l.ilrraj. - //■. /nm- iilnidir. //. Ii.indijil le ii(ili(|ne.
— ///. nerf nmleur (leulaire niinnmn.
Il K'viillc (|(> (•('!((> (li>N|)(isilinii (|ii(' la parlic poshM'iciii'c du spi^tiicriL scs asp<fct.H nur los
I I' I ' Il I ' i I 1'' I II I coupns vcrtico-tranii-
Snii> Iciilifiilairc (le la caitsiilr iiilciiir du liasli coniiti'rrKl (jcii.v coiiclics yj^ialcs
(le lihrt's siii>rr|t()S(''('s cl de (liicrlidii d i llV'iciilc, liicii mises en (''\ idciicc
sur les ciiiipcs \ cri ic(i-l i'aiis\ crsa les (d sai^illa lo de la i^'^ion (Fig. 2Î). .'U) cl
CSgt
coa , , :^' j ^^2 I Cip ;
Al^
t Cg -F.
Cge Zrp VP Lu
»(;dht
Fk;. ;U). — I.e scLMiiciil sous-lciiliiMihurc ilf la capsule iiileme, le faisceau leiiiporo-
llialaiiiiiiuc tTAriKtld et les libres du faisceau de Tiirck qui s'irradient dans le tha-
lamus. C,oui)e verlico-transversale passant par le corps genouillé externe, le segment
postérieur de la zone réticulée du thalamus et sectionnant le segment rétro-lenticu-
laire de la capsule interne dans la région adjacente au segment postérieur. Méthode
de Weigert.
Ali\ alvéus intra-vcnfricidau'e. — .Mvx. alvéus extra-venfriciilaire de la corne (['.Vuinion
[CA\. — Çfj, circonvolution fjodrunnce; f'Cij, les fibres qu'elle envoie dans la finibria Vi .
— Cge, corps peuouillé externe. — Cip, segment postérieur; Cirl, segment rétro-lenticu-
laire: Chl, segment sous-lenticulaire de la capsule interne. — coa, commissui'e antérieure
— C%/. les conciles sagittales du segment inférieur de la couronne rayonnante. — />■. libres
radiées du thalauuis. — FTtli, libres que le faisceau de Tùrck envoie au thalamus. — /Tlh,
faisceau teniporo-thalami(|ue d'.\rnold. — Ln. locus niger. — .NV^., SL3, les deuxième et
troisième segments du noyau lenticulaire. — Th. thalamus. — Isc. ta'nia semi-circularis. —
Vl\ voie pédonculaire. — Vxpli, corne sphénoïdale du ventricule latéral. — Zrp. segment
postérieur de la zone réticulée du tbalamique.
2S1) : la couche siipérieiii'e comprend les fihres du faisceau de Tiirck (FT)
(|iie Ton peut suivre de la substance blanche non dillérenciée du lobe
temporal, et du segment inférieur de la couronne rayonnante jusqu'au
])icd du pédoncule cérébral (Fig. 29 et 7). La couche inférieure est con-
stilucc [)ar le faisceau tcmporo-thalamiquc dWrnold ^l'Tth), faisceau
46
ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
■RéRm
• Tép
|.V n ,.,•{., __ l),Vi.r.TSC(-no(> iM.lirlIr ,lu s.'umri.l sous-l.M.liruhuiv .le la rai.sul.<
■„„,,„, ,,„ pariHMiii.T .lu faiM-r;,,, I ,.,.., Muo-ll.ala.ni.iu.. .rAnu.l.l) à la su.l. .lu...'
l'iiMUis m: l'Mo.iiici'KtN i»r; i. iicoik.k ciiiuiitit \i.i:. m
. Ii'sioii (!<• la r.iii" iiilriiH- l'i (11- l.i jnimlf ilii lulir cHii|iil,il ,iiii>i i|iii- ilits l(»l)ul<;.s lin-
mial l'I t'iisir.iiiiir clu'/. Il II mal ad r alliinl de c.iili' sn h.ijr pur r. <',i>> roupes liorizou-
lali'Sol)lii|nrs iudmIi ciil h rs nrllriiiiiil In i .idi.il h>ij ilaii> !>' |iiih iiiaidii r<iisc«;au t.«;rn-
|ii)ii>- llialaiiii(|ui' d'AiiKiM iiailicllrmcnl ilc^^rm'-ii'! yKi^- •"), la coui lu; à coiivisxili;
aiili'i'iiMin' i|ii(' tli'cril Ir si'^mi'iil sous-lciiliiiilair»' de la rapsiiif iiitfiiif au iiivraii do
['rxlrt'inili' anli'-iirin i' de l,i rni nr s|)|ii''iiiiiclali' cl s,i l'iiiit.jiiiialioii avec, los couches
sai{illalfs du soginml iiilViitiur tir la courDiiiir layoïiii.iiilf [Viii. -i-}. iM«'lliod(! d(!
\Vt>if,'t'il. I.t's zones di'gént'rérs sont colorées en jaune (voy. Cas Courrière, ji. 108,
Kiiî. SO à 8('>\
.1/, .anse Icnliciil.'iii')'. — .1 W , partir iiini-.clri' ilr r,i\.iiil-iiiiii-. — • IhOn. hra-^ du liit)rr(;iil(;
((ii.iilrijiiinc.ui aiilrririir. — l'</e, C;/i, corps ^'ciKniilIrs externe et inlerne. — Cip, si!/^inent
pn-ilcririir (le la capsiili' iiilrrne au v(iisiua;,'e iiiiiuédiat du pi(;d du pédoncule (;érébral. —
l'isl, scf^inenl sous-lenticulaire de la capsule inlerne. — C'A, corps de Liiys. — CM, commis-
sure de Mcynorl. — rop, commissnre postérieure. — E/i, épendyme de la voûte d<; la corne
spliénoidale. — lli. faisceau ion^dliidiiial posiérieiir ou couche sa^jiHaN! externe du scf,'ment
inrérieiir de la couromie rayounaiilr. — IM, faisceau rétrollexe de .Meynert. — Fm/j, faisceau
mamillaire principal. — l'Tlli. faisceau lemporo-ltialamifpie d'.\rn(d(l, son irradiation (Fi^. 31)
dans l(> piilviiiar. — //. libres tan;;enti(dles de la circonv(diitiiui du rrorliet. — SA, noyau
ainyi,'dalieii. — S(" , .Vf", partie reroiirhéi; et extrémité aiitiM-iriire di; la queue du noyau
caiidé dans la réjj:iou où il se fusionne avec le pédoncule du piitamen SL:t'<. — \li, noyau
rouire. — l'iT/i, iiédonciile infero-interne du ttialannis. — l'ic/i, plexus choroïdes de la corne
spliénoidale. — /'(//, pulviiiar. — Q(i, tubercule rpiadrijumeaii antérieur. — liC, radiations de
la calolle. — Uni, ruban de lleil médian; — Rr^liin, réf^ion de la couche optique située immé-
diatement en avant du corps f,'enouillé interne dans lai(uelle il s'irradie. — RT/i, radiations
llialami(pies ou couche sayittale interne du segment inférieur de la couronne rayonnante.
— S;/v, substance grise sous-épendymairc de la corne sp(';noidale. — Sfrz, stratum zonale du
pulvinar. — 7'f, luber cinereum. — Tina, tubercule mamillaire accessoire. — Tf/n, i)ilier
anierieur; Tr/p, i)ilier postérieur du trigone cérébral. — U, circonvolution du crochet. — y^pli ,
corne spliénoidale du ventricule latéral. — //, bandelette optique.
compact, H surface de scclioii ovalairo sur les coupes verlico-lcansver-
sales, tapissé pac l'épeudynic veniriculaii-e el situé enti'e le tauiia senii-
circularis ci la partie recourbée de la (jueiic du noyau caiidé i^Fig. 29,
30 et 281;.
Le segmeni sous-leuliculaire de la capsule interne ne présente cet
aspect que sur les coupes vertico-transversales qui intéressent le faisceau
de Tiirck. En avant de ce faisceau, ce segment ((]isl)est réduit au faisceau
lemporo-tlialami(|ue dont les libres, sectionnées perpendiculairement ou
obli(|U(Mueiil à Iciif axe, s'étalent sur la voûte spliénoidale. C'est en arrière
du faisceau de Tiirck, sur les coupes vertico-transversales qui intéressent
le corps fenouil lé externe ( Fig. 30), que le faisceau teinporo-tlialamique
atteint son plus haut degré de développement; puis il diminue rapidement
sur les coupes qui intéressent le segment rétro-lenticulaire de la capsule
interne iCirl) au fur et à mesure que ses fibres s'irradient dans le corps
genouillé externe et dans le pulvinar.
Sur les coupes horizontales obliques, parallèles à la bandelette opticjue. .son aspect sur les
(Fi-. 12, 31, 32, cas Courrière et Bras. Fi-. 93, p. 108 à 120) on constate "n.P"' homontaies
~ ' r ' r "■ ^^ obliques.
nettement que le faisceau tenijioro-llialamique, eu se continuant avec les
libres du scguicnl iiii'éricui' de la coui'onneVayoniiante, forme une anse dont
la Cduvcxité auti'rieure correspond à la partie externe du noyau amvgda-
lien Fig. 31 el 32 . Le faisceau temporo-thalamiquc ne relie donc pas le
pôle temporal à la couche optique. L'étude des dégénérescences secon- connexions ditrë-
daires nous a uioiiln'' iiue ce faisceau tire s)n ori-ine des circouvolulions """^"^l^ ^^ *^^ "^^"^
' ~ couches.
48 A.XAÏOMIE DES CENTRES NERVEUX.
temporales, qu'il reçoit un contingent important de fil)res du lobe occi-
pital et (ju'il dégénôre partiellement à la suite des lésions des lobules
lingual et fusiformc fcas Courrière et Bras. p. 108 à l;20i. Le faisceau
de Tiirck, par contre, ne tire son origine que de la partie moyenne des
deuxième et troisième circonvolutions temporales (cas Neumann,
Fig. 13o, p. lii) et ne dégénère ni à la suite de lésions du lobe occipital
(Dejerine, p. 107 et suiv.), ni à la suite de lésions de la première circon-
volution temporale.
C. — PIED DU PÉDONCULE CÉRÉBRAL. — VOIE PÉDONCULAIRE
Sa constitution. Le pied du pédoncule cérébral [\\ Fig. 12, 2o, 33, 34, 35, 36, 4i) \
tait suite à la région sous-tbalamique de la capsule interne; ses libres
longitudinales forment la voie pédonculaire et comprennent toutes les
libres de projection corticale du segment postérieur (Cip) de la capsule
interne, qui ne se sont arrêtées ni dans le thalamus, ni dans la région
sous-lhalamique, ainsi (|ue les fibres du segment sous-lenticulaire (^(lisl)
de la capsub' interne qui constituent le faisceau de ïûrck.
Son aspect sur les Lcs coupcs Jiorizontalcs A\\ ccrvcau (T. !''■ p. .')77), sectionnent le pied
coupes lorizonaes. ^^ pédonculc obliqucmcnt (Fig. 33) : La partit» antérieure de sa surface
de section, enclavée entre le globus pallidus.la substance grise centrale
du troisième ventricule et le corps de Luys, appartient en réalité au seg-
ment postérieur (Cip) de la région sous-tbalamique delacapsule interne, la
partie postérieure, libre, appartient seule au pied du pédoncule, la tléli-
mitalion élant établie par la bandeletle oplitjue. La surface de section du
pied du pédoncule décrit sur ces coupes une courbe à concavité interne et
postérieure; sa partie interne est épaisse en connexion avec l'extrémité
Ses raj.ports avec inféro-intcme du corps de Luys, et sillonnée par les nombreuses fibres
e corps e .uvs, transvei'sales du système strio-luysien; sa partie postérieure est en con-
ic io< IIS nigpr, ncxion avec le locus niger. Les coupes sériées montrent très nettement
la manière dont le locus niger refoule le corps de Luys en haut et en
dedans, et les travées grises (ju'il envoie dans l'épaisseur même du
pied du pédoncule et (|ui sont particulièremenl abondantes à sa partie
interne,
l'anse lenticulaire, Sui" les coupcs voisiucs (l(» la buiiile lelle optique, la partie aniérieure et
interne du pied du pédoncule est embrassée par les libres horizontales
de l'anse lenticulaire (Al), (Fig. 33 et 44) qui se portent en arrière, dans
la région sous-opli([ue, pénètrent en partie dans la cai)sule du noyau
rouge et en partie dans la région antéro-ventrale du thalamus, mais
n entrent pas dans la ronstitiilion de la voie pédonculaire. Sur les coupes
un j)eu plus inféi'ieures (l'ig. 34), intéressant réinergeiice même du bord
interne du pied du pt'doncule, celui-ci est longé en dedans par les libres
ippé.ioncniedii tu- hori/oiilalcs du pédoncule du tubercule maniillaire (PTm) (lui s(> dirigent
bor'iile nianilllairc. . -ii • i i' •
(lavant en arru^M-e du tubercule maniillaire à la calotte pédonculaire.
Pas plus (jiie l'anse lenticulaire, ces libres n'entrent dans la conslitu-
KinuKS i)i: i'iiit.ii;< TKiN in; i icimk !■; ciiui i;u vi.k.
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FiG. 33. — Le segmeni soiis-leiitiruluiro de la capsule interne, le segment inférieur de
la couronne rayonnante et la région de transition entre le segment sous-liialamique
de la capsule interne et le pied du pédoncule cérébral. — Coupe horizonlale passant
par la partie latérale de la commissure antérieure et sectionnant le corps de Luys,
et le noyau rouge. — Mélhod'î de Weigert. (V'oy. description de cette coupe T. I""",
Fig. 312, p. C22.)
Al, anse du noyau ienficulaire. — Aie. alvéïis. — AM, av;uil-nuu'. — hd, J)aii(lelt'ttp dia-
gonale de Broca. — lirQa, bras du tubercule quadrijuuieau antérieur. — IhQp. bras du
tubercule (luadrijumeau postérieur. — CA, corne d'Aminon. — CB, carrefour olfactif de
Broca. — Cc{f/), genou du corps calleux. — ('<-'['']? bec du corps calleux froslrum . — Ce, cap-
sule externe. — Cf/, circonvolution godronnée. — Cge, corps genouillé externe. — C7/, corps
fiennuillé interne. — Ciu, segment antérieur de la capsule interne. — Cirl. sepnient rétro-
leuticulaire de la capsule interne. — CL. corps de Luys. — CM. comunssurc de Meynert. —
coa. commissure antérieure. — coy;, commissure postérieure. — f/s, diverticule du subiculum.
— F3. troisième circonvolution frontale. — Fcop. faisceau de la commissure postérieure. —
Fi. fimbria. — Fli. faisceau longitudinal inférieur. — FM. faisceau rétroflexe de Meynert. —
Flp. faisceau longitudinal postérieur. — lit. Ip. insula antérieur et postérieur. — le, lame
cornée et t.'cnia semi-circularis. — Lidx, lanie médullaire superficielle. — ma, sillon mar-
ginal antérieur. — mp, sillon marginal postérieur. — .VC. tète du noyau caudé. — XC , queue
du noyau caudé. — SL^ .V/.2, troisième et deuxième segments du noyau lenticulaire. —
NLtiAl), premier segment du noyau lenticulaire et anse du noyau lenticulaire. — .NVi. noyau
rougp. — /', étage inférieur ou pied du pédoncule cérébral. — pCR, pied de la couronne
rayonnante. — PiTh, pédoncule inférieur du thalamus. — Plc/t, plexus choroïdes. — Qa,
dO
ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
tubercule quadrijumeau antérieur. — Rni, ruban île Reil niéclian. — RTft. radiations opti-
ques de Gratiulet. — Sr/Aq, substance grise de l'aqueduc de Sylvius. — S;/c, substance grise
centrale. — Sye, substance grise sous-épendymaire. — Sfi. substance iunoniinéo sous-
lenticulaire de Reichert. — Ji, circonvolution temporale profonde. — Tap, tapetum. — Tga.
Tf/p, piliers antérieur et postérieur du trigone. — V3, troisième ventricule. — VA. faisceau
de Vicq d'Azyr. — Vf, corne frontale du ventricule latéral. — Vsph, corne spliénoïdale du
ventricule latéral. //, bandelette opti(|ue.
AM
m
Vsph FI.: T^
Kici. 34. — Le pi(Hl du pédoncule (('•[('■hriil, ses rapports avec le pédoncule du tulxircule
inaniillaire. — Coupe horizontale du^pédoncule cérél)ral sectionnant le noyau roui,'e,
l'espace perforé antérieur et la haiididelte dtî (Jiacomini. — Méthode de Weigert
(voy. description de colle coupe Ti, Ei:;. iUi, p. 029).
Alij, alvéus. — AM, avant-mur. — .I7, a(|ueduc de Sylvius. — hd, bandelette diagonale
de Hroca. — BG, bandelette de (Jiacomini. — ItrQ/). bras du tubercule quadrijumeau pos-
térieur. — CA, corne d'.Vnunon. — (H, carrefour olfactif de Broca. — C(/, circonvolution
godronnée. — CM, connnissure de .Meyncrt. — C\'(\ coUiculus du noyau caudé. — ils, diver-
licule du subiculum. — cl', commissure sous-tlialaniicpu) postérieure de Korcl occupant la
voûte de l'espace perforé postérieur. — /i'/'", espace perforé antérieur. — /''.i, Iroisicme circon-
volution frontale. — /'i, .sillon olfactif. — h'cd/), faisceau de la connnissure postérieure. — Fli,
faisceau longitudinal inférieur. — Flp, faisceau longitudinal postérieur. — FM, faisceau rétro-
iiKiii;^ iH'i l'itn.i lii; I iK.N im; i.i:i;i>i;(;i; (•.kiu.imi \ i.i:. ;;i
llrxt' ili- Meviii'il. — l'iis, Idliiili' fiisiforiiif. — HOfi. Kaiit'li'iii «lu liibiTiiilf (|iia(lrijinm';iii pos-
liTiciir. — //. circdiiviiliiliiiii ih; l'lii|>|(iiiain|ic. - A, sillmi ilc riii|i|>i)cmiipc. — Iti, insiila an-
trrit'iir. — //'. in-^iila poslcririir. — l.nts, laim- miiliilliirc -.iipcrliiirlli-. — /.//, Imcus iii^cr. — //,
laine h'nninalc(jciiil>iyi>nn.iirt'. — iitn, sillon Mi.ii>,'in.il antciicur ilc l'insnla. — ,V,1, nnyan
iiiny^il'il''""- — •^' • •'■'•' ''" nnyan canil.-. — SU, noyan rmi^'e. —ni, sillon ( ollalrral. — /',
tMnj^'c inféricnr on pii'il dn prilonculr ctTcliral. — j)<'H. ]nri\ di- la conrornu; rayonnante. —
l'Tiiil, ix-doncnlc iln lulicniilc inainillairc — ','/), tulicriiilr «piadrijnincan posfùriiMir. — Km,
ruban lU' Hi'il iniMlian. — HT/i. railialinns oplii(ti(-, de (iratiolct. — 'S'/''/- snl)-*tancf! ^rise
de raipicdiif de Syivius. - S/{. l''orniation iviii'iili'v! dr la calotlc;. — T, -\- l/>, union de la
prcniii'iT circonvolution lcin|ioi'alc avec; l'insnla |iostcri(;in'. — Tap, lapctnui. — '/'■. tulxT
cincrcnni. — ÏV/". pilier atiléricnr dn li'if^onc. — Tml, Inhcrcidc; niainillairc ladral de
(inddcn. — (', circonvolution dn croclud. — l'i. (roisicnic ventricule. — VA, faisceau do
\ic(| d A/yr. — Vs/t/i. corne <plienoïd.ile du ventrirule lat(''ral. — //. bandelette o[)tii|uc.
(ion (le l;i \oi(> |)('(|oiii'iil;iif(' : ce son! en elle! do lofiiialioiis suni |(tul6es,
«^/o.ssvV's ;iii |)i(Ml (lu pédoncule cl en (oui comijarublcs aux raciialioiis
slrio-llialaiiii(iii('s. slrio-soiis-liialuinicjiics cl slrio-luysieiines (jiii silioii-
lUMil la (•a|)siil(^ intorno dans ses régions Llialatniqucs et sotis-lluilaniiques.
Los cotiprs horizonfiifcs obliques |>afallél('s à la ItaiideletLe o|ili(|ii(\ son aspect sur les
, . ,1 -Il '1 I ''Il I • I • 1 - coupes horizontales
seciionneni l(» pied du pédoncule cérébral perpendiciilaireiuenL a sa obliques.
direcliou (Fii;". 12, 25, 48). Il s'y présente sous 'ras[)ecl dune taux, à
extrémité iulerne mince et ellilée, à extrémité (îxterne xoiuiiiineuse et La direction vcni-
di • I ' I 1 11 I 11 • I I • cale des fibres de ses
ans ta concavité de taqucllc se toge te locus iiigcr. Les (piatre cin- quatre cinquièmes
qiiièmes internes comprennent des fibres pour la plupart sectionnées per- '"'cernes.
pcndiculairemcnt à leur axe, et correspondent : le cinquième interne au
faisceau géniculé; les trois cinquièmes moyens au segment postérieur de La direction hori-
1 !•! 1 ••, . i r • , zontalc des fibres de
la capsule interne; quant au cinquième externe, caractérisé par ses son cinquième ex-
fibres horizontales, il est constitué par le faisceau de Tûrck. [''T^® constitué par
1 le faisceau de Turcl<.
Sur les coupes plus inférieures, ces ditTérences s'effacent, les fibres du
cinquième externe se coudent et deviennent longitudinales; l(»s fibres des
quatre cinquièmes intern(>s s'inllécliissent, changent de direction et con-
tiennent un très grand nombre de fascicules obliques qui traversant plus
ou moins radialement le pied du pédoncule, se dirigent vers le locus Formation des lâ-
nigcr et forment dans leur ensemble une couche de lâches fascicules strrtunr?nt!frmé-
séparés par de la substance grise et connue sous le nom de stratum inter- '''""»•
médium (Meynert), de couche dorsale du pied du pédoncule cérébral
(Flechsig). (Stri et PLp, Fig. 33.)
Du stratum intermedium et en particulier de la profondeur du Faisceaux abcr-
deuxième cinquième externe dn pied du pédoncule cérébral, on voit se ÎJoncuitiri! "'" ^^
détacher un certain nombre de gros fascicules qui se portent très oblique-
ment en bas et un peu en arrière, traversent le locus niger et s'accolent
au ruban de Reil médian dans les régions inférieures du pied du pédon-
cule cérébral. — Ils constituent le faisceau du pied à la calotte, le pes
lemniscm de Meynert et de Flechsig (PLp, Fig. 33).
L'étude des dégénérescences récentes, traitées par la méthode de Pes lemniscus pro-
Marchi (Fig. 37 et 38), montrent qu'il s'agit ici de véritables faisceaux
aberrants de la voie pédonculaire qui. refoulés en arrière par les fibres
transversales de la protubérance (Fig. 36), s'adossent au ruban de Reil
médian dans son trajet protubérantiel, puis rentrent dans la constitution
ANATOMII': DES CE.NTRI-S NERVEUX.
Pes Icmniscus su-
|ierticiel.
do la pyramide bulbaire et se comportent comme elle au niveau du collet
du bulbe. Leur dégénérescence est descendante et elles ne participent pas
à l'enlre-croisement sensitif du bulbe.
Au lieu d'être profondes, ces fibres aberrantes peuvent être quelquefois
superficielles. On les voit alors se détacher du deuxième cinquième externe
NRl
xiP
ÎTI
Tpo.._.J
Fi(j. 35. — Le pied du pédoncule céiébial, sa couche iulorniédiaire ou profonde, et le
pes lemniscus profond. — Coupe transversale du pédoncule cérébral, au voisinage du
sillon pédonculo-protuhérantiel, passant par l'entre-croiscment des pédoncules céré-
belleux supérieurs et l'enlre-croisement des nerfs palliéliques. Méthode de Weigert. —
Le stratuin interniedium est coloré en rose (voy. description de cette coupe, III» partie),
Aq, firiiiodiic de Sylvius. — Flp. faisceau loiij,'ituilinal postérieur. — J.7'\ entre-croisement
ventral de la calotte pédonculaire de Forel. — Gip. ganglion intcrpédonculaire. — L». locus
nigcr. — SI, noyau latéral de la calotte pédonculaire. — Pes, pédoncule cérébelleux supé-
rieur; son petit entre-croisement supérieur '.isPcs': son grand entre-croisement inférieur
(.ri l'es . — l'I./i, pes lemniscus profond. — lim. ruban de Heil médian. — RI, ruban de Ucil
latéral. — A7{/, noyau du ruban de Heil latéral. — S;/.lq. sul)stance grise de l'aqueduc de
Sylvius. — SU. fornialion réticulée. — SIri. stratuin iulermedium. — Tpo, fa>nia pontis. —
V(l, petite racine motrice dcscenilanle du frijun\eau. — 17'. voie pédonculaire. — /!', nerf
p.'itbétiipw ; .'/r. sou entre-croisement en arrière de i'a(|ueduc de Sylvius.
du pied du pédoncule (PLs, Fij>-, 38), se diriger obliquement en bas et en
dedans, croiser la face libre du pied du pédoncule cérébral en formant le
/ffisccau m écharpr de Féré. Au niveau du sillon pécbuiculo-protubérantiel,
elles attei^niiMil le bord itilcrnc du pied du pédoncule cérébral et se placent
en dedans d(> sou faisceau iuleriic; dans la j)r()lub('rauce, elles sont refou-
lées en arrière par les libres Irausvcrsales de la protubérance et s'accolent
fi la partie interne du rubau de Hril médian. IMusbas, elles rentrent dans
iii!i;i> m; i'ii<i.ii:(:rM»\ ni'; i.'i;(.nii(:i': (.i-.iii.r.ii \ i r;.
s:»
la cniisliliilioii lie l;i p\ i;i m iJr lui I l):i i M- ( )ii m" Iniii i iirii I (l;i lis |;i sill)st;i ne»'
^i-i>,> ,1c l'i'hi-c iiiilrriciii- lie l.i |H()IiiIh'i;iiicc. Mlles M" (•(im|ii)rlriil , iMi
(laiiIrTs Icrnirs, riiinmr le prs //•i/i/iisrtfs ri uni mènic ('-li' (ii'crilcs sons et-
nom par (|ucl(|in's ailleurs, l'oiir Ovilcr louiez csix-ccs de conrusioii, nous
SgTo
FPop
FPo
//^////.±
FiG. 'M. — La dissooialion des fibres du pied du pédoncule ci'i/'lnal, eu particulier du
stratum intermedium et du pos lomniscus profond, par le-. til)res transversales du
pont et l(>ur adossement au ruban de Heil médian. — Coupe- transversale du pédon-
cu\o cérébral passant au-dessous de la coupe précédente (Fig. 3)jj et sectionnant les
fibres protubérantiolles qui forment la lèvre inférieure du trou borgne supérieur. —
Mclliode de Weigert. Le stratum intermedium est coloré en rose. (Voy. description
de cette coupe, 111" partie.)
Fcc, faisreau central de la calotte. — /'//v, faisceau loniiiludinaf postérieur. — l'I'oa. fd)res
protiibérantielles antérieures. — l'Pop, libres prolubôranlielles postérieures. — ^7//). ganglion
infcrpcdonculairc. — Le, locus caeruieus. — Ses, noyau ceatral supérieur. — \l. noyau
latéral de la calotte pédonculaire. — A'//y, noyau de la troisième paire. — l'es, pédoncule
cérébelleux supérieur; .viPcs. sou grand entre-croisemeut inférieui-. — RI, ruban de Ueil
latéral. — /{//(, ruban de Reil médian; les fascicules arrondies apjjartiennent à la voie pédon-
culaire. — Sf/e, substance prise centrale. — '%/*o. substance f^rise de l'étage antérieur de
la protubérance. — S'/t. formation réticulée. — Tp», ta-nia pontis. — IW. petite racine mo-
trice descendante du trijumeau. — \'I', la voie pédonculaire, ses fibres borizontales et les
fascicules dissociées de sa couctie profonde. — IT, valvule de Vieussens. — )'i, quatrième
ventricule.
désignerons ces deu.\ faisceaux sous les noms de pes lonnisciis superficiel
(PLs) qI de pes plp/niiisciis profond (PLp). Le pes lemniscus profond est
constant, le superficiel est relativement rare et il semble exister une
vicariance entre ces deux faisceaux al)errants de la voie pédonculaire.
Parfois ou voit se délacher du 2'" cinquième exlci-ne de la voie pédon-
culaire des fibres abiMTantes superliciellcs, qui à l'enconlre du pes postéro-e.xtcrnes.
Fibres aberrantes
o4
ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
Importance do cos
l'aisfeaiix dans la to-
pographie des (li'gr-
lemnisciis superficiel se portent en haut, en arrière et en dehors; elles
contournent le faisceau externe du pied du pédoncule cérébral, puis
s'infléchissent en dedans au voisinage de la région sous-optique, passent
en avant du corps genouillé interne et se dirigent vers le tubercule
quadrijumeau antérieur. Ces fibres aberra?ites postéro-pxter fies suiyent en
quelque sorte le trajet du tractus pedoncularis tramversiis de Gudden.
Lorsqu'on étudie les dégénérescences du pied du pédoncule cérébral,
FiG. 37
FiG. 37 et 38. — Dégénérescence des trois ciiKiuièmes moyens du pied du pédoncule céré-
])ral, de la partie correspondante du locus niger (Ln), dupes lenniiscus profond (Pl^p,
Fig. 37) et du pes lemniscus superficiel (PLs, Fig. 38), (Méthode de Marchi.) Celte
dégénérescence est consécutive à un foyer capsulaire situé en avant du segment rétro-
lenticulaire de la capsule interne et qui, sectionnant dans la région thalamique, les
deux tiers [tostérieurs du segment ])ostérieur de la capsule inttunie, empiète eu avant
sur le glolius pallidus, mais respecte le (lialamus. — l.a figui'(> .37 passe par rémcrgonce
de la III'' paire et le tubercule quadrijumeau autéiieur; la figure 38 est voisine ilu
sillon pédonculo-protubérantiel et intéresse l'eiitre-croisement des pédoncules céré-
belleux supérieurs.
en particulier celles de sa |)arlie interne, on doit toujours avoir présent
à l'esprit la possibilité d'un pes lemniscus sup(>rliciel i^PLs) ainsi qu«î les
n.nscenccs du pic.i rapports de la partie supérieure du |)io(l An iiédoncule avec l'anse du
du pédoncule cvtc- ri il II
►>''ai. noyau lenticulaire et le |)édon('ule du lubercule niauiillaire. Dans les dégé-
nérescences du faisceau interne du pied du pédoncule cérébral, on Irou-
vera toujours aux confins de la région sous-optique (cas Sch'weigoffer,
Fig, 120, p. 136), en dedans de ce faisceau dégénéré, les fibres horizontales
saines de l'anse lenticulaire, qu'il l'audi'a se garder de considérer comme
appartenant au système du j»i(;d du pédoncule cérébral. Si dans ces cas
lli;lti:s |>|. l'iin.iiM, I |(i\ iil'; I. Il HiKi; CI i;i;itn.\ i.K.
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PLs
FiG. 40.
Img. 39 et 40. — Cas Bizaguet. Dégénérescence de la |iailie moyenne du pied du
pi'doncule cérébral consécutive à une lésion corticale et sous-corticale ayant détruit
l'insula, leputamen, sectionné le segment moyen ou supérieur de la couronne rayon-
nante et entraîné une hémiplégie gauche. — Dans la région pédonculaire supérieure
Fig. 30\ la zone dégénérée occupe la partie moyenne du pied du pédoncule; dans la
région pédonculaire inférieure (Fig. 40), elle s'étale à la surface du faisceau interne
et simule une dégénérescence partielle de ce faisceau. — Métliode de Weigert. La
zone dégénérée est colorée en jaune. — Remar([uer Talropiiie extrême des régions
non dégénérées du pied du pédoncule cérébral et dan-; la flizure R) l'hémiatrophie
en masse de la calotte pédonculaire.
Aq, aqueduc de Sylvius. — BrQp, bras du tubercule (|urulrijuineau postérieur. — Cge,
corps penouillé externe. — Cf/i, corps fïenouillé interne. — ("/., corps de Luys. — CSR, cap-
sule du noyau rouge. — cop, commissure postérieure. — /Vp, faisceau longitudinal posté-
y6 ANATOMIE DF:S CENTRES .NERVEUX.
rieur. — l-M. faisceau rétrotle.xe ilc Meynert. — Fnip. faisceau niamillaire principal. >— Gip,
gansiion interpédonculaire. — Ln. locus niger. — SR. noyau rouge. — Sjv, noyau du nerf
pathétique. — P, pied du pédoncule cérébral: P', son faisceau interne sain; P[,d , sa zone
moyenne dégénérée. — Pcs, pédoncule cérébelleux supérieur; xPcs. son entre-croisement. —
PLp. pes lemniscus profond. — Pis, pes leniniscus superficiel. — Qa. tubercule quadriju-
meau antérieur. — Rnt, ruban de Reil médian. — Rf/lii/i. région du rul)an de Reil médian.
— Sf/Arj, substance grise de l'aqueduc de Sylvius. — .S7{, formation réticulée de la calotte
pédonculaire. — Tma, tubercule mamillaire accessoire. — IV. petite racine descendante
motrice du trijumeau. — //, bandelette optique; ///, nerf moteur oculaire commun.
il existe un pes lemniscus superficiel icas Cogery, Fig'. 177. p. 175), on
verra sur les coupes voisines du bord supérieur de la protubérance, des fibres
saines refouler en arrière et en dehors le faisceau interne dégénéré. Mais le
faisceau interne ne se déplace qu'au voisinage immédiat de la protubérance.
S'agit-il d'une dégénérescence des trois cinquièmes moyens du pied du
pédoncule, on pourra suivre le pes lemniscus superliciel (PLs) dégénéré le
long de la face superficielle du pied du pédoncule cérébral et on verra ses
fibres horizontales se placer en avant, ])uis en dedans, des fibres verticales
saines du faisceau interne. Ces particularités sont très visibles sur les dé-
générescences récentes traitées par la méthode de Marchi (^Fig. 37 et 38).
Elles permettent d'interpréter la topographie de certaines dégénéres-
cences, de prime abord anormales, du faisceau moyen du pied du pédon-
cule cérébral, telles que le cas Bizaguet (Fig. 39 et 40). Dans ce cas,
la zone dégénérée (P(f/) occupe dans la région pédonculaire supérieure
la partie moyenne du pied du pédoncule (Fig. 39); elle est limitée en
dedans et en dehors par les fibres saines des faisceaux interne (P) et
externe (P) de la voie pédonculaire. A mesure que l'on approche du
sillon pédonculo-protubérantiel la zone dégénérée (P(^/) se déplace : elle
se porte en dedans, s'étale à la surface du faisceau interne sain (P )
(Fig. 40) et le refoule dans la profondeur du pied du pédoncule, simu-
lant ainsi une dégénérescence du faisceau interne, au moins dans ses
couches superficielles. Cette disposition si spéciale ne s'explique qu'en
admettant dans ce cas l'existence d'un pes lemniscus superliciel volumi-
neux, et démontre une fois de plus la nécessité des coupes sériées dans
l'étude des dégénérescences du névraxe.
Le tjeniapontisno Môme cu l'abseiice d'un pes lemniscus superficiel on voit, sur les
doit ctro confonçiu m (.QupQg /^y^v voislncs {\u bord supéricur de la protubérance, un petit fas-
avoc le pos lemniscus ^ i i ' i
suporficioi ni avec ciculc dc fibrcs horizontalcs contourner les fibres verticales du pied du
postdro externo-s. pédonculc cérébral. Elles ne quittent pas le voisinage immédiat du sillon
pédonculo-protubérantiel peuvent être suivies, sur les coupes sériées, le
long de la face libre du pied du pédoncule cérébral el jusque sur la face
latérale de l'isthme de l'encéphale où elles s'inUéchissent en bas pour
pénétrer dans le cervelet avec les jx'doncuh's cérébelleux supérimir ou
moyen. Elles appartiennent en ell'et aux libres horizontales les plus supé-
rieures de la protubérance, en particulier au /,v///V? /;r>////.s (Tpo, Fig. 35, 36,
337, 351, 3()i), et ne doivent être confondues, ni avec le pcs lemniscus
superficiel, ni avec les fibres aberrantes posléro-e.rtcrncs que la voie pé-
donculaire envoie parfois dans le tubercule quadrijumeau antérieur.
iii;ui;> l'i; I' i;ii.i i:(;ti(i N Di: i.'i;<:(>i;t;i; <;i-,iii.i;i; \i.i; '.'il
\\ — Ohii.im; I (»iiric.\r,i: r:v rnAJi;r cM'srr.MC.i; t»i;s ini-iïKiir.NTK.s r.AïKcoi'.iKs
hi: riiiiiKs mi; ntn.ii.i i ion m \i\\ii \i ikiikiiuvi.
Hrsillliil^ /)i/sr\ sitr l'rludi' ilr '.V.\ la^ ilr «hh/riirrcsi fii( r\ scroii'h/ircs.)
Les ciimtcxiniis (liicrlc^ de l;i cdiI icil i li- < rTclniilc ii\rc le-, masses
<;!•i>^(•>^ illl lli'\i;i\(' s Cllccl iiclll \v,W deux ca l(\ui ilio <lc lil)rr~- dr |)li ijrclion
(le l(MiL:iiriir (lilltMciilc :
I" Les unes murtcs rclicnl la corlicalih' crrrlu'alc aux no)/aux (jris v\\,tc% <io projcc-
I ■ . ' ;■ ■ . Il .■ .1 t ■ ' , I- (ions courtes.
UPS ccrrcffu.r uilcrmrdHurr rt ))ini/rn \ filn't's corliro-llialfiiinf/Hf's cl corliro-
S()iis-//i(i/f////n/iirs ; elles ixirleiil le nom j^eiir'ri(| ne ih' rn(hiiti(})is, cl so
rt'»uiiiss(Mil, an \ni->iiia^e \\{^> roriiiaiioiis i;aii^lii>iiiiaires dans l('S(|iMdies
elles s'iiTadieiil. en un laiMcaii coiiipacl plus ou uKjins nellenieiit cir-
coiisciil. d»''sij;u('' sous le iioiii de pnhmculc ou de hr(is\
2" Les aiilres loni/urs passent pai' le pied du pédoncule cérébral for- Fibres de projcc-
,1 • '/ ";• , r • Il ii'i'''i I / tions longues.
nienl la roir pe(fo/iri(/an'c et reunisseul la corticalite cerebrulo au locus
7ii(/('r, au rhouihoncr/tlia/r et à la moelle épuiière [fibres cortico-prolubé-
rantielles et c<n'ticn-inr<liitl(iiyes.
.1. ORIGINE CORTICALE ET TRAJET CAPSULAIRE DES FIBRES DE PROJECTION libres de projcc-
CORTICO-THALAMIQUES ET CORTICO SOUS-THALAMIQUES
(À's lil)res destinées aux noyaux gris des ccrvcïaux intermédiaire et
moyen comprennent :
1° Les radiations thalamiques ;
2° Les radiations du corps gcnoiiillé externe et du tubercule (juadriju-
meau antérieur;
3"^ Les ralliât ious du corps f/oiouillé interne et du tubercule quadriju-
meau postéi icur ;
4'' Les radiations du noi/au roucjc.
I. — RADIATIONS THALAMIQUES. — Le thalamus (cOUClie optique) est, Radiations thala-
de tous les centres ^anj;li()nnair(>s, cidui qui reçoit les plus nombreuses "'"'^'''
libres de projection corticale. Filles lui constituent une véritable cou-
ronne l'ayonnanle, la couronne rayonnante du thalamus, et proviennent
de toutes les régions du nianieau cérébral, puis([irune lésion corticale
pallioloi;i([ue ou expérimenlale retentit toujours^ quel ({n'en soit le siège. Leur origine.
sur la coiudie opti([iie.
Ces filjres, dites radiations de la couche optique, radiations thalamiques. Leur trajet.
fibres cortico-thalamiques appartiennent au faisceau compact de la cou-
1. Nous tenons toutefois, et d'une manière générale, à faire remarquer que la dénomination
sous laquelle est connu tel ou tel faisceau encéphalique ou médullaire n'implique point, par
elle-même, (|ue ce faisceau contienne une seule espèce de fibres. Elle indique seulement que
dans ce faisceau un système de fibres y existe d'une manière prédominante. Les faisceaux
constitués par une seule espèce de fibres sont en etl'et des plus rares dans la moelle, aus-;i bien
que dans le cerveau.
tions cortico-thala-
miques et cortico-
sous-tlialamiiiues.
Ustîi
Lme
LlDl .
'\^ ^
ri
CSgt
NL,.
i. ^
v\
A
Ciri
1:
' Mit
i<V'
F<"r<;. 41. — Coui)e horizonlah; de la n'iiion lli;ilaiiii(|uo de la ca|isiiic
de Weigeit. 4/1 grandeur nature.
illlriiic. M('lllode
Ce, corps calleux. — Cia, segiiionl aniériour; Cifg), f;cnou; dp, segment postérieur;
ii;i;i> hi: l'int.i im.iiun m: i.iM.diici; (;i;i;r:i:i; \ i,i:.
r.î)
(1/7, si'^'iiu'ul ri'lrn-li'iiliciiliiirc de la caiisnlc inlcrnr. - '>.'//. ((hicIich sji(;itlnlcH ilii Hcf^tiicnt
Hosli'-rii'iir {|t< lu cnnrimnr riiy<miiimlr. /';. liniliiii ilii pilirr postiTiiiir du tri^'om-. -
/'/, lilnf; lin fiirnix iimi.'ii<. i|iii lnuilrnl ht face pinfunilr du ((irps callfiix l'I se rcnili-iil daiin
!(« st'pliiiM liicidiiin ; /y-, lilnrs i)(rfiirai\lc>; des ivf;ii)iis aiilrririircs du curp-* <allf;ux so n-ndant
dans le si'pluui Imidutn. ~ l.inr. j.niii' iiiiiiullaiic cxtcinc; /,;/(/, lame luùdullair»^ inl(Tn<-
du tlialanuis. — hnr. \iui\f iiicdnllaiii' i\li riii' du iin\aii Iciitiruliiirc. — SC, noyau candô. —
fSC. libns priiprc>^ du noyau caudf. — \ii. noyau anli rieur: \i', noy/iu cxlfruf; Si, noyau
inlt'iiii' lin IhalanMis. — .V/.n, St.:, U's i\ru\ sc^'uinils cxIitucs du noyau lenticulaire. —
()/•' f /';•, faisceau occipito-froulal inelanf,'é de (ilires de projeeliims. — l'tiTli, [)é<lnnciil(;
anléricin* du tlialanuis. — /i('H. pied île la iniironne rayuiiiianle du lohi; fionlal. — /'/'■/;,
plexus elioroides. — l'I';/. pliealiire du pilier |iiisli'rieiir du lrii:niie eéri-liral. — Ks/h, radia-
lions slrio-llialamii|ues. — SI, seiduiii liuidimi. — >//•;, slialiim /.ouale du llialamus. —
Ti/(i. pilier auliTieiir; '/''//<. pilier po-lerieiir du lii;,'uni' cérébral. — T/i. tlialaiiius. — t.\r,
la'uia sciiii-i'inularis. — //A. la'iiia lli.'ilaiiii. — //•. /une réticulée du llialaïuii-.
Limr terminaison.
Leur groupomont
en quatre faisceaux
ou pciloncules.
roniK* rayoniianlc cl à la capsule interne, cl cimverjiciil vers la (ace
cxlcrnc (le la coiiclic ()|)li(|ne. l'allés se scj)ni"enl, à ce niv<'an, du resie (les
lihi'c-- (le |)rii)ecl ion île la ca|tsiile inlenie, puis se réuuisseni en l'ascicules
plus ou moins épai> (|iii s'enlre-croisenl sous des angles plus ou moiim
aigus, l'ccouvranl ain>i la face e\lei-ne du thalamus dune sorte de treil-
lage dont les inlervalles sont conihh's par de la substance grise. De ce
treillage, connu sous le nom do zone grillagée ou ^y^-V/c?!;/^'*? d'Arnold (Zr),
se délaclient un grand nombre de petits fascicules (|ui s'irradient dans la
couche opli(iue et l'ormenl \ va fibres radiées {F\g. 41).
Pour la CMniniddiU'' de la description, on a distingué les radiations tha-
lainicjues en (juatre laisceaux ou pédoncules, connus sous le nom dey>t'-
doncules aiilérirar, nioi/en, [jostérieur et inférieur de la couche opticjae. Ils
correspondenl aux segments de même nom de la couronne rayonnante,
et forment une partie importante des différents segments de la capsule
interne (Cia, Cip, Cirl, Cisl). Pour commode qu'elle soit, cette division est
toute théorique et ne répond pas à la réalité. Il ne faudrait pas croire, en
efTet, que les radiations thalamiques soient réunies en quatre faisceaux
distincts; non seulemiMit elles sont uu'langées dans le centre ovale et la
cajisule interne aux autres lilires tle |)rojecti(jns corticales et nu\ flores cor-
ticipètes (jue le llialamus env(jie à la corlicalité cérébrale, mais la délimi-
tation elle-mènu' des pédoncules antéi'ieur, moyen, [)ostéricur et inférieur
est toute tictive. Il s'agit, dans l'espèce, bien moins de faisceaux distincts,
que d'un groupement de libres des ditférentes régions corticales. Aussi
diviserons-nous les radiations thalamiques en quatre groupes. Ce sont :
1° les fibres cortico-thalamirjiies antérieures ou frontales; 2° les fibres
cortico-tlialamiqiK's moijetuies ou pariéto-fronto-rolandicpies; S» les fibres
cortico-thalamifiiu's postérieures ou occipito-pariétales; 4" les fibres corlico-
ihalamiques inférieures ou occipito-lemj)orales.
A chaque territoire cortical corresj)ond, comme le montre l'étude des connexions de la
1 ' jc_ '-. I • / i\,\ t • \ ■ • l'I • ^ corticalité cérébrale
dégénérescences secondaires (voy- p- 'J<> et suiv.), une région déterminée avec le thalamus, a
(le la concile optique. Les lésions du lobe frontal entraînent une dégéné- chaque territoire cor-
• "^ o tical correspond une
rescence des libres radiées des parties antérieures des noyaux interne et région déterminée de
externe du thalamus cas Moriceau. p. 149, Fig. 137 et 140); les lésions * '^""'^ ^°^ '^"*^'
des circonvolutions rolandiques et de la partie adjacente des circonvolu-
60
AN.VTOMIE DES CENTRES NEUVEUX.
tions frontales et pariétales (cas Scheule. Naudin, Heudebert, .1
Sch'weigofrer, p. 128, Fig. 100 à 128) déterminent la dégénérescence dut|
noyau externe du thalamus, et la zone dégént'rée occupe dans la couche
optique une région qui correspond très exactement à la zone capsulaire
dégénérée; comme celte dernière elle est d'autant plus antérieure que la
lésion rolandique corticale occupe un siège plus inférieur et plus rapproché
de la scissure de Sylvius. Les lésions du lobe pariétal (cas Jouan, Leu-
dot, p. 121. Fig. 96 à lOo), retentissent sur la partie postérieure du noyau
externe du thalamus; celles du lohe occipital (cas Courrière et Bras,
p. 108, Fig. 80 à 95) sur le pulvinar; celles du lobe temporal (cas Heu-
debert, Le Seguillon. Neumann), p. 137, Fig. 12i à 130) sur la partie
ventrale et externe de la couche optique.
Fibres cortico-tha-
lamiques afltériou-
rcs.
Elles relient \c
lobe frontal à l'cxtro-
mitô antérieure de
la couciio optique.
Présentent un tra-
jet sagittal intra-tlia-
laniiquo.
Forment le slra-
tuni zonalo, la lani<'
médullaire antc--
rieuro et les libres
radiées.
1. Fibres cortico-thalamiques antérieures ou frontales. — [Radiai ion^
thalamiqucs antérieures, pédoncule antérieur de la couc/ie optique) PaTh,
Fig. 3, 14, 20 à 23, 11, 42, 43. — Les fibres cortico-thalamiques anté-
rieures proviennent du lobe frontal (faces externe, interne ou orbitaire),
de l'opercule frontal et de l'opercule rolandique (voy. cas Moriceau,
Fig. 139 et 140,p.l47,cas Schweigoffer, Fig. 116 à 122, p. 134); elles
passent par les segments antérieurs de la couronne rayonnante et de la
capsule interne (Cia) qu'elles constituent presque en entier, puis pénètrent
dans toute la hauteur de l'extrémité antérieure de la couche optique.
Après avoir formé la zone grillar/ée (Zr) de l'extrémité antérieure du tha-
lamus, elles s'entre-croisent avec les hbres verticales de la lame médullaire
externe (Lme), puis se comportent de la façon suivante :
1° Les fibres les plus internes et les plus supérieures se portent en
dedans, cheminent au-dessous de l'épendyme ventriculaire, sont croisées
par les éléments contenus dans le sillon opto-strié [veine du corps strié,
et taenia semi-circularis (tsc)] (Fig. 41) et entrent dans la constitution du
strntuni zonale (Strz) qui recouvre toute la surface libre du thalamus et en
particulier son ?«o//<'/// a/itérieur (Nu) (Fig. 20 et f. 1'''', Fig. 303, 305);
2" Les suivantes entourent le noyau antérirur (\\\ thalamus, concourent
à la formation Ac la lame médullaire antérieure (Lnia) et sépai'cnt le noyau
antérieur {N'A] des noijaux externe (Ne) et interne (Ni) (^Fig. 41 et T. F'',
Fig. 304, 305) ;
3" Les autres fibres cortico-thalanu([ues antérieures, de beaucoup les
plus nombreuses, pénètrent en i)inceau dans tout(> la hauteur de l'ex-
trémité antérieure du thahimus dont elles forment les /ihres radiées
(Fig. 42). Files croisent le faisceau de Vicq dWzyr (VA) traversent
pres(|ue sagittalemeiit toute la |)artie antérieure des noyaux externe et
interne, ainsi ((ue la partie correspoiulanle de la lame médullaire interne
(Lmi), el ix'iivciit élrc suivies dans les deux tiers anliM-ieurs do la couche
o|)ti(|ue ius(|irau |)lan vertico-traiisversal (|ui passe par l(> f/a/if/lion de
Idiabcnula. Ce mode de pénétration des libres cortico-thalamiques anté-
rieures, et leur trajet presque antéro-postérieur explique pourquoi, sur
iii!iti:s hi'! l'Uni i:(;i Mi\ im: i 'i-ciiitci-: i.khi.I'.u \ i.i:.
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FiG. 42. — C.oupe saisit taie des ganulioiis de la hase et de la ]Kiitie adjacente du tronc
encéplialiifuc intéressant le noyau antérieur de la couclie optique, le faisceau de
Vicq d'A/.yr, le faisceau rétroflexe de Meynert, le noyau rouge, le pédoncule céré-
l)elloux supérieur (Méthode de Weigerl).
Aol, aire olfactive. — //. carrefour olfactif de Broca. — Cc[Spl\ bourrelet du corps
calleu.\. — C\I{, capsule du noyau rouge. — coa, commissure antérieure. — F, champ
de Fore!. — /'». sillon crucial. — FM, faisceau rctrotlexe de Meynert. — fp, lihres perforantes
du corps calleux destinées au tri^rone cérébral dont elles concourent à funner le fornix
lonurus. — /"/, fibres tan^rentielles de la première circonvolution limbicpie. — Le, locus
<-(i'ndeus. — Lmi, lame médullaire interne: Lma, lame médullaire supérieure du thala-
nnis. — Ln, locus niger. — X(t. noyau antérieur; .Vc, noyau externe; Xi, noyau interne du
thaiamvis. — \l{. noyau roujre. — oFi[(jr\ pyrus rectus, face orbitaire de la première cir-
convulutiun frontale. — /', pied du pédoncule cérébral. — l'es, pédoncule cérébelleux
sui)érieur. — l'icli, plexus choroïdes fermant le ventricule latéral. — l'iT/t, j)édoucuIe
inféro-interne du thalamus. — Poa, fibres transversales antérieures; Pap, fibres transversales
postérieures de la protubérance. — PTm, pédoncule tlu tubercule mamiliaire. — Piil. pulvi-
nar. — l'y. fibres loni.dtu(Iinales de l'étaj^e antérieur de la protubérance faisant suite à la
voie pédonculaire et concourant à former le faisceau pyramidal. — Qa, tubercide quadriju-
meau r\ntéricur; Qp, tubercule quadrijumeau postérieur. — Rm, ruban de Reil médian;
m, ruban de Reil latéral; — scc. sillon du corps calleux, — Sexv, surface extraventriculaire
du thalamus, recouverte par la toile choroïdienne et le corps. du trigone et appartenant à la
grande fente cérébrale de Bichat. — ^'/Aq, substance grise de rai|ueduc de Sylvius. —
62
AXATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
Sgc, substance grise centrale. — S{/Po. substance grise de l'étage antérieur de la protubé-
rance. — .^fl. formation réticulée de la calotte protubérantielle. — S//, substance innominée
sous-lenticulaire de Heicliert. — tec, t;enia tecta. — Tfj. corps: Tga. pilier antérieur du tri-
gone. — T/i, thalamus. — Tma, tubercule mamillaire accessoire. — /se, t.Tjnia semi-circu-
laris. — VA. faisceau de Vicq d'.\zyr. — 17, ventricule latéral. — Zr, zone réticulée du tha-
lamus. — //, bandelette optique. — VI, nerf moteur oculaire externe.
les coupes vertico-transversales i^Fig. 323, p. 3^4, T. l"'), intéressant la
moitié antérieure du thalamus, on rencontre un si grand nombre de gros
fascicules sectionnés en travers qui impriment aux noyaux interne et
externe un aspect tacheté tout à fait spécial.
2. Fibres cortico-thalamiques moyennes, supérieures ou pariéto-
fronto-rolandiques. — [ Radiations thalaniiques moyennes ou supérieures,
jjédoncule supérieur de la couche optique.) (Fig. 7, 26.)
Les fibres cortico-thalamiques moyennes appartiennent à la zone
rolandique et aux parties adjacentes des lobes frontal et pariétal. (^Voy.
cas Scheule, Fig. lOG à 112, p. 129, cas Naudin, Fig. 113 à Ho. p. 132,
cas Heudebert, Fig. 12i à 128, p. 138, cas Schweigoffer, Fig. 116
à 122, p. 134). Intimement mélangées aux fibres cortico-protubérantielles
et cortico-méduUaires, ces fibres abordent la couche optique par toute
la hauteur et toute rétendue anléro-posté rieur e de sa face externe
(Fig. 7). Elles se comportent absolument comme les fibres cortico-
thalamiques antérieures, si ce n'est que leur direction est transversale;
elles s'entre-croisent dans la zone grillagée (Zr), elles sont croisées par
les fibres verticales de la lame médullaire externe (Lme); les supé-
rieures, se rendent dans le stratum zonale (Strz),; elles cheminent sous
l'épendyme ventriculaire, sont croisées au niveau du sillon opto-strié par
Fibres cortico-tha- Ics librcs du tœuiu scmi-circularis (tsc), puis se dédoublent au niveau de
^amirpics supericu- j^ q^euc du Hoi/au antérieur (Na) du thalamus en formant la lame médul-
laire antérieure ou supérieure. Les autres forment les fibres radiées, tra-
Eiios unissent la vcrscnt Ic noijau externe (J\e) de dehors en dedans et un peu de haut en
no"aux'*cxtorne^"n ^^s, cu lui donnunt un aspect strié spécial, parfaitement visible à l'œil nu.
Le plus grand nombre de ces fibres radiées croisent la lame médullaire
interne (Lmi) et s'épuisent dans le noijau interne (Ni), en s'enlre-croisant
presque à angle droit avec les fibres radiées de l'extrémité antérieure du
thalamus. D'autres, celles en particulier qui appartiennent à la moitié
poslérieure du noijau externe (Ne) et proviennent de la partie antérieure
du lobe pari(''lal, croisent le centre médian de Lwjs (Nm) et le noyau semi-
lunaire de Flechsiy (Nh'). auloiir desquels elles se terminent (Fig. 43).
En raison de leur direclion, les coupes verlico-lransversales sont par-
ticulièrement favorables ti l'étude des fibres eortico-lhalamiques moyennes,
elles les intéressent en effet dans toute leur longueur. Leur direction, légè-
rement ()!)lique de haut en bas, expli(|ue pounjuoi, sur les coupes
horizontales (Fig. 41), le noyau externe de la couche optique est tacheté
par de gros fascicules sectionnés plus ou moins obliquement. Cet aspect,
particulièrement accentué sur les coupes horizontales qui intéressent la
interne du thalamus.
Forment le stra-
tum zonale, la lame
médullaire antérieu-
re et les fihros ra-
diées.
|.|i!HK> hi; l'ipi I i.iTic \ iti: I i.ciiiu.i; ciiiU'.iiu \ i.K.
c,:\
Fit-.. 43. — Les fibres radiées ilu tluilainus (noyaux externe, interne et pulvinar), la
zone de Wernicke et les segments rétrolenticulaire, postérieur et antérieur de la
capsule interne. — Coupe horizontale passant par la partie inférieure de la région
llialanii(]ue et intéressant le centre médian de l.uys, les trois segments du noyau
lenticulaire et le trou de Monro. Méthode de Weigert. 2/i grandeur naturelle. Détails
dessinés à un grossissemeni de 12 diamètres. (Voy. description de cette coupe,
T. 1-=% Fi g. :)01, p. 601.)
Air, alvéïis. — ,1.17, avant-mur. — (A, corne d'Amuion. — Ce, capsule externe. — Cej-,
capsule extrême. — Ci/, circonvolution f,'o(lronnée. — Cia, se.i,nuent antérieur de la capsule
interne. — Ci f/', faisceau fjt'niculé de la capsule interne. — Cip. segment postérieur de la
capsule interne. — Cirl, sef,Mnent rétro-lenticulaire de la capsule interne. — l-\. troisième
circonvolution frontale. — /';/. sillon liuibrio-nfodronné. — Fli, faisceau longitudinal infé-
rieur. — (ih. gan^dion de l'iiabenula. — //. sillon de l'hippocampe. — la. insula antérieur.
— le, lame cornée et tienia scmi-circularis. — Lme. Liai, lames médullaires externe et in-
terne du thalamus. — Ime, lame médullaire externe du noyau lenticulaire. — line' , lame
méihdlaire supplétncntuire du deuxième segment du noyau lenticuleire. — Imi, lame
médullaire interne du noyau lenticulaire. — ma. sillon marginal antérieur de Tinsula. —
mp, sillon marginal postérieur de linsula. — .YC, tète du noyau caudé. — .VC'. queue du
noyau caudé. — Se, noyau externe du thalamus. — .VF. noyau semi-lunaire de Flechsig. —
— .Y(, noyau interne du thalanms. — SU. SU, SU. troisième, deuxième et premier seg-
ments du noyau lenticulaire. — Sm, noyau médian du thalamus centre médian de Luys).
— pCR, pied de la coumime rayonnante. — Vul. pulvinar. — HTh. radiations optiques de
6i
ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
Gratiolet. — Sexv. surface extra-ventriculaire de la couche optique. — si. sillon opto-slrié.
— xlrz. stratum zonalc. — T,. première circonvolution temporale. — SI, septum lucidum.
— /i, sillon parallèle ou premier sillon temporal. — Tap. tapctum. — Tga, pilier antérieur
du trigone. — Trjp Fi . pilier postérieur du trifjone fimbrial. — Th, couche optique ithala-
mus). — TM, trou de .Monro. — ///;, ttenia thalami. — 1',. troisième ventricule. — VA, fais-
ceau de Vicq d'Azyr. — lO*/. veine du corps strié. — 17, ventricule latéral. — Vsph, ven-
tricule sphénoïdal. — TV, zone de Wernicke. — Zr. zone réticulée ou f;rillagée.
Ta
vr.
Tt
KTlx
ïïTk
mp
■RIU
Il
CL
I ; I
Al pT f
FiG. 44. — F.c soginent postthieur du pédoncule iulVio-iulorne du tliahiniu.s. — Coupe
iKuizoïil.'ilc passant par la substance innominée sous-lenliculaire de Reichert et le
j)('doncul(; c('n''l)ral. Mi'lliodc de Woigert. 2/1 grandeur nature. Di'Iails dessinés à un
grossissement d(> 12 diam(''lres. (Voy descri|)lion de celle coupe T. T'', Fig..'H3, p. 02(î.
Al, anse du noyau lenticulaire. — .I.W. avanl-mur. — />//. li.uulclclle diagonale de Hroca.
— liG, bandelette de (iiacomini. — llrOd. hras du lid)ercu!c quadrijumeau antérieur. —
lirQ/). hras du tubercule ipiadrijumcau postérieur. — CI. corne d'.Vmmon. — Cil, carrefour
olfactif de lîroca. — Cf/, circonvolulion godronuce. — r/,, coriis de Luys. — (M, commis-
sure de Mcynerl. — ds, divcrticule du suhi(;u!um. — l\. troisième circonvolution frontale.
— l'cnp, faisceau de la conunissure [lostérieure. — />/. sillon (imhrio-godronné. — h'ii. fais-
ceau longitudinal inférieur, — /•'//), faisceau longitudinal postérieur. — l'M, faisceau rélro-
fle.xc de Meynert. — C,Op, ganglion du tubercule (piadrijumeau postériciu". — /i. sillon de
l'hijjpocampe. — /, sillon insulaire. — hi. insula antérieur. — Ip, inçula postérieur. —
nr.HKS i»i'. l'iin.iiicTiuN i)i: 1. i:i:(ii;(.i: (,i,i; i;i!ii \ i.i;. f>;;
Luis, liuin- mccliill.iin' -ii|ii'rli<ii'llf, — l.n, Im ii- iii^^ir. //, l.iini' li'iniiiuilr riiilirydiiiiiiirc
iiiii. sillon iu.iri.'iii.il aiiirTiriir. — iiip, siljciii iimr;.'iiml pnslcrinir. — Vl. miy/ui iiiiiyt'il'i-
li,,,^ _ \(\ |,.|r ilii iKiy.ilir.illdr. — \<",i|mM"' ilil IKiynU <'llli|i\ — .V/.i, I loi-^itriH' HC(.'lllcilt
(In iioyan Iciilinilaiif |)iil.iiiii ii . \/(. iici\,iii inn;,'r. — /'. rl(i;;c iiifci-iciir ou |ii)'(l ilii
pi'iloiicnir ciTi'lii'ai. - /<''/(. |iiril ilr l.i ciiMniniir r.iNiiiiiianlc. — l'iT/i, immIiiihiiIi! iriTiTo-
inllTMl* ihl thaldllltls. - l'I'nil, pcdnin nlr illl lll|i(|riilr lil.llllllj.iilV. -" /(''•'/ , l'.lilialiiitls IJM
ifcilitli l'I lin IxM- ilii cof])-; cnllcnx. — /{'". niliui ilr liiil ini'di.in. — ItTli, ladi.iliuns opl ji(iir^
de (iralicdcl. — -S'/ !'/■ snlistaiirc ;;ri-r dr I .ii|iM'du<' di' Nyiviiis. — SU. sidistancc iiiriniiiinir
soiis-lcnlictilairr ilc ItciclicrI cimlcnaiil I .ni-c pcdomiiiain! dr (iraliolcl. — Tii/>, lapcjimi.
— T;/ii. pilier anirrifiir du lrii.'niic. 1'://'. piliir posIcriiMir du Inuniic. — //, cirronvfdii-
lidii lin ci'oclicl. — II. iroi-iicnii' vcntiiciilc. - II. faisceau de \ irij d'A/.yr. — \'sji/i, ciirru.'
sptli'ni>ld;ili'. — //. Iiaildilrllr ii|ilii(llr.
iiidilii' sn|n'i'iriiic du iiii\;mi cxlcnn' l'i:;. 21 cl \. 1'', l'i^. .'!0i. 'JO')),
(liiiimiii' (l;iii^ la iimitii" i iilV-riciiiT de (•(> noyau ( \'\'^. 'i-{, 47 (;! I''i^\ 7 ; ; iOhli-
([iiilc de- lihi'cs l'adiiM's csl, en ctlcl, iiiiniiiic dans celle iM'^ion (jiii roçoil,
cil oiilic. des lilircs radii'cs du loltc Iciuporal par 1 iuleniiédiair'c du sog-
iiKMil xuis-lciilicuhiirc de la ca|)>ulc interne (Gisl).
M. Fibres cortico-thalamiques postérieures ou occipito-pariétales Fii.rcs cortico-tha-
{Wiilialinns tlKihnn'H/iirs i„,slrriri(rrs, nit/id/ious oplKjiics ,1c (initiolrl, J,»™''!""** postériou-
priloncii/f iKis/rrirur <lii l/idldiiius). I*plli. l'i.!^'. 10, I i, lo, 16, 20, 21, 24,
2.'), 41, 4.'{). — Les libres corlic()-tlialauii([ues postérieures ndient le lobe
occipital et la partie adjacente du lobe pariétal à l'exlréniilé postérieure de
la concile optique, en particulier au piiiiinar (l*ul).
Elles naissent (méthode des dégénérescences pathologiques et expéri-
mentale du cuueus, des lobules lingual et fusiforme, des trois circonvo-
lutions occipitales, du i)li courbe, de la partie adjacente des circonvolutions
|iari(''tales supérieure el inférieure, du gyrus supra-marginalis et du pii'--
cunéus. \'oy. cas Courrière. Fig. 80 à 80: cas Bras. Fig. 87 à îlo ; cas
Dautriche. l'ig. 1*2 à 9(i ; cas Jouan, Fig. DO ù 100; cas Leudot,
Fig. toi à lo:;; cas Le Seguillon, Fig. 129 à 133.) Elles font partie Kiiosrciiontieioi,.-
intégrante des couches saijillalcs du segment postérieur de la couronne crtScmi'o's'tlrnnn
rayonnante (en particulier de la couche sagittale interne) et du senment ^""''••^ ""^ ''" ''''""'''
* ^^ de W'crnioUo.
rétrolcnliculairc de la capsule intenie (Cirl), puis abordent la pulvincir et la
jiarlie poslérieui'(> du iioi/du rxlt-rne, dont elles forment la zone réticulée-
Parmi les libres ([ui se détachent de la zone réticulée, les plus poslé-
lieures el les plus superficielles concourent à former le straluni zonaJe
du /ii(/r/ /lar {Strz)\ les autres, de beaucoup les plus nombreuses, forment
le clinnij) tt'iaiu/ulniri' de W'crniche ou zone de Weni'icke (]F), puis
p(''nèlrent et s'épuisent dans la substance grise du pulvinar dont elles
forment les fibres radiées (Fig. 43).
inloricii-
\ . Fibres cortico-thalamiques inférieures ou occipito-temporales > Radia- Fibres cortico-ti.a-
lidiis l/ialii/iiKiUfs iiiféricio'cs cf i)rd(jnculc iii/rro-iiilrrnrdc/a coiicheuptirjue). '■'•'""l"*'®
— Les libres cortico-thalamiques inférieures relient le lobe occipito-
temporal à la couche optique. Les unes, très nombreuses, se rendent dans
le pulvinar et dans la partie ventrale adjacente de la couche opticpie. Les
Les unes relient le
lobe temporal au pul-
vinar et passent par
le segrment sous-len-
ticulaire de la cap-
sule interne.
Les aulrcs relieiil
le lolie temporal à
l'extrémité anl(--
ricnre et à la (ace
interne <lu thalamus,
forment le pédoncule
inféro-interne de la
couche optif|uo <•:.
|)assent |iar la suh-
stance innominc'c
sous-Ienticnlaire de
Ueichert.
66 AXATu.MIE DES CENTRES .NERVEUX.
autres forment le pédonculr inféro-interne du thahmins de Meynert, ei
abordent la partie antéro-interne do la couche optique.
1. Les fibres destinées au pulvinar (Fig. 12, 26,30,31,32) sont origi-
naires des trois circonvolutions temporales (T, T, Tj Fus), de la circonvo-
lution de l'hippocampe (H) et du lobe occipital. Voy. cas Heoiebert
tiFig. I2i à 128. p. 140); cas
Courrière fFig. 80 à 86,
5£L P- 108); cas BrasiFig-. 87 à
cQp 93, p. 114); elles passent par
■^T le segment inférieur de la
_Lii couronne rayonnante et le
segment sous-lenticulaire de
. CL l^'' capsule interne{C\?>\) (Fig.
' ^^ 29 et 30). Les unes suivent
le traj et du faisceau de Turck
- ""' V''"%"^P|^^y^ "" piwr (F'T), traversent la partie
N ^^^^^^s^^^- -AÏ postérieure du serment pos-
Tqa rg»-^f ~ v^\ teneur de la capsule interne
coa....^^j^ja V ----V---ûti (Cip) et s'irradient dans la
• . . A V partie ventrale et postérieure
f ,,-. ^vV v^i^V^ du thalamus et dans le corps
f \ ^■C \^ }^^' ^\ genouillé interne. Les au-
y êk^ j^^^^^fe \ i\:G?>, en bien plus grand
' ^*^^^^^^ ^- \ nombre, entrent dans la
1, ^^^[ ^f^ j^^fe I °^3 constitution du faisceau /^m-
' ~ -«i^^^^^" / poro - thalamique d'Arnold
Ai,^uiçL^ ■■■^\y f Voy. pag. 43), et s'irradient
dans le pulvinar el le corps
FiG. 4:i. — Le segment aiiLéricur du pédoncule in- o-cnouillé externe anrès
féro-inlerne du thalamus (Pilh) et son irradialion ^ • . ^ i i
, , , ,. , , , , . ,., avoir traverse le champ
dans la couche optique; 1 anse lenticulaire (Al), . . ^ . ^
sa continuation avec la capsule du noyau rouge. triangulaire de \> ernicke
— Coupe horizontale oblique en bas et en dehors (W) (Fig. 31 et 32).
de la région sous-optique et du pied du pédon- 2. Los fibres qui lorniont
cille célébrai (cette coupe appartient au cas j^, pédoncule inféro-in-
Bras, cécité corticale, p. H5). Méthode de Wei- . i x, , /h-ti \
, ' , , y ,,. ., , . , . terne du thalamus (Pli hl
gert. 3/2 grandeur nature. Détails dessines a un ,. ..,,,,«•,.
grossissement (1.! 12 dijimètres. i'^'S- '^''' '•^' ''^ '6) ne i)as-
soiil |)as |)arle sogmont sous-
lenticulaire de l;i ciipsiilc inloiiio ((lisl). Leur origine coiiicale el leur trajet
dans le centre ovale sont encore mal connus. 11 osl probable qu'elles
proviennent de l'extrémité antérieure du lobe loinporal, tie la circonvolu-
tion du crochet, de la parlie adjacente de la circonvolution de l'hippo-
campe et, d'après Mcynert, de l'écorco i\o la fosse sylvieune,en particulier
de l'insiila. Quel (|ue soi! leur trajet dans le cenlre ovale, elles appa-
r-aissont sous l'orme d'un faiscoau comiiaci l'aibbMnont coloré par la laque
hémalox) lini(}ue à la parlio oxiorno du noyau aniviidalien (\A) où (dles
riitiu;s m: l'umi ( tihn m; i.'i'coitci: (:i:i;i;i!i; \ i.i . ct
sciiililciil laii'c >iiili' ;i l;i ciniclir ^;ii;il l;i Ir iiilcinc du Inlir lriii|)()i';il . li'l'h,
Fi^. 'i '( t'I l^.'t . \h' l;i. r||i"> -^c |)iii(ciil r/i (nniil cl rn ilcd.in-. I;iii(li> (|iii'
les liln'o du liii-^ciM II lcm|inii) I li;i l.iiii i(|iir il Viindd -r|iMilciil l'ii tirrirrr ri
on (liMlillls, — [liisscill en lie le imijnii iiiiii/i/dn/ifii .\ A i ri l;i jtarhc iii(tr<rlrt-
tlr l'arniil-iiiKi' [WV l'ii;. 'l'-\ . |»;i icitiircill en dia^oïKiIr ioiilr |,'i sithsf(iii<'-
iinioniiiirr sitii^'lriihnihiirr i/f liriclicrl (Sli (^Ki{^. 44) cl ■'iiiii iriiliiic(''Os à ce
l)i\(';ill |);ir {\r> iiliir^ ploN r ii;i il I Ai' 1,1 ->ll li^l .1 Iirr |)r ili il(''r ;i II I l'iir 11 li' r| de
la liici' rxlrnir du l( dir iViui |;i I. .\rii\('rs iill \(»isilia|^r du Iroi'^irilir \riilri-
<'nlc il'^ii:. i •> . It'S iilu'rs du |)i'd(Uirillr i lilV'ro-iiiIrrnr di' la coindir ii|ilii|U(>
se rccdurltrill v\\ ai'riri'r ri rw drd;iiis, ciuilou niriil Vaiisc du iioi/tiii Icnli-
culairc Al cl la ptirlir infcrnr du srtpiiciil poslrricur iCipi de la l'c^^ion
sous-llialanii<iuc de la <'a|)sulr iulcrnc, jiassciil entre le /ji/irr unlrr'wui' du
(rigonr (ï^a) i'\ \^' fuisccuu dr \'ic(j d'Azi/r (VA), puis s'inadieiil en <'vcn-
lail dans rcxlréniilé anli'M'irurr cl inlernc de la (.'ouçlic oj»li<|iic; elles
alVci'Icnl un lraj(>L saj;illal, cruiscnt à angle très aigu les libres corlico-
thalanii(iucs anicrieures (PaTh), s'enchcvclrcnt avec elles et peuvent ôtre
suivies jus(|u"au voisinage du ganglion de l'habenula (Gh) (Fig. 45).
Dans son liajet à travers la substance innominée sous-lonticulaire de
Reichert (l'ig. t(») le pédoncule inf(?ro-inl(>riie de la conclic optique est
croisé par les rudiutions olfactives prof oiidc^^; il csl situe en arrièi'c de l'ex-
tréniilé IVonlalc du ta'nia semi-circularis (tsci, au-d(ïssus et en avant de
lanse du noyau lenticulaire ! Al), il l'oi'mc avec celle dernière Xmuo pé-
donculaivp de (Iraliolet et en est sépai'é pai- une mince lame de sub-
stance grise.
2. RADIATIONS DU CORPS GENOUILLÈ EXTERNE ET DU TUBERCULE QUA- Us radiations du
DRIJUMEAU ANTÉRIEUR. — Les radiations du corps genouillé externe iGge) •^'""p^ genouiiié ex-
... . I-. \ • terne et dn tubcr-
el (lu tubercule ([uadnjumeau antérieur ( lirOa) appartiennent au svstème cnie .luadrijumeau
I 1 (• 1 1 PI «• Il 1 • 1 ' • * I antérieur relient la
Visuel et torment, avec les libres cortico-tnalamiques i)Ostcrieures, les s,,i,ére visuelle cor-
radial'ion^ ontinurs de Gvaliold (KTli). Elles prennent leur orit^-ine dans *'''^''' ^""^ "''""■'"''
' •' . . optiques primaires.
la splicrc visiiidle, plus particulicrement dans les lèvres de la scissure
calcarino cl allectent dans le centre ovale et dans la capsule interne le
même trajet que les libres cortico-tbalamiques postérieures, auxquelles
elles sont intim(Mn(>nt unies. L'étude des dégénérescences secondaires
montre (Voy. cas Bras, b(''niisplicre gauche, Fig. 93) qu'elles occupent
dans le segment postérieur de la couche rayonnante à peu près la hau-
teur de la deuxième circonvolution tenijtorale, et, dans le segment rétro-
lenticulaire Ak' la capsule iiit<M-ne, la région sous-lhalamique supérieure.
C'est dans cette dernière n'-gion que les radiations du corps genouillé
externe et du tubercule <iiiadii jumeau anl(>rieur se séparent de la masse
commune des radiations opti([ues de (iratiolct et constituent deux fais-
ceaux distincts :
Les radialions du corjjs (/ruouil/é externe, ftl>res rortico-genouillées Uadiationscortico-
pxternes [pédoncule du corps r/enouillë externe, Stiel des lateralen Knie- -^«^"«"""^''^s externes.
hôcker v. Monakoir) se portent en an-ière et en dedans, sont l'éunies en
68
A.NATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
gros fascicules ondiileiix, et abordent le corps genoiiillé externe par sa
partie supérieure et externe. Elles comprennent à la fois des libres corti-
Ltii ,T. Lin\
Na :VA^^ : Ne
Ce ^-_,^--^ ' ' J"^; 1
tsc_. \^.^- .» *^^ li^^
FiTh .._ - _^.,--^i^-^ Jll*"'-''4iFiyiliJ'4:^-'-
NR
FiG. 46. — Ee pédoncule inféro-inLernc du llialamus, l'ause lenticulaire ol la partie an-
térieure du t;enia semi-circularis vus .sur une coupt; sagillale passant par le noyau
aiili rii'ur du thalanuis. — La substance i,Misc ([ui sépare le i)édoncule inféro-interne
du tliulanius de l'ans»; lenticulaire consliltn' le imyau de l'anse pédonculaire de Gra-
tiolet; elle apparlieiit à la substance iiiiKuniin'e sous-Ienticulairc de Reichcrt.
Méthode; de Wei,i,'ert. (>/ i grantleur nalure.
.1/, anse lenticulaire. — Al + FI, union île l'anse Irnliciil.iirc cl iln l'aisi-cau Icnliculairc
(le Forci. — Ce, corps calleux. — f'A, corps de l^u.vs. — CM, conmiissure de Mcyuort. —
FI, faisceau lenticulaire de Forel. — l.mi, lame médullaire mierne du tbalainus. — Lu, locus
niffcr. — .YC, noyau cauil('. — Sa, noyau antérieur: Ve. noyau exierne du thalamus. — A7{,
noyan rouge. — /', pied du ixiloncule cérébi'ai. — l'iT/i, [)éiloncule niféro-interne du tha-
lamus. — l'Tni, pédoncule du tubercule mainUlairc. — Hulp. railiations olfactives |)rofondes.
— Sjji). subslan(;c |)crforée antérieure ou aire olfactive. — ÏV*. llialamus. — Tina, tubercule
mamillaire accessoire. — /,sx-, ta-nia semi-circularis. — ///;. la'uia Ihalann. — l'.l, faisceau
de Vic(| dWzyr. — l'Cs/, veine du corps strié. — 17, ventricule laler.d. — Zi. zona incerta du
llialamus. — //, baiidclette opti(|Uc.
cifuges et des libres corlicipèles et (•(ineouriMit a\'ec les radiations du pul-
vinar, et certaines fibres de la bandcdette opti(|ne cl du faisceau leniporo-
Ibalamiqiie d'Arnold (p. 17) à la formalioii diiii ciianii) compact de fibres,
ZdiKMie Wcrriickc. Ic c/i(////j/ I fi OU (/ Il hù l'c (Ic W'cnucl,!'. zoHC (h' \] 'ci'/i / c/if (W) [di'c i('c/ti(jes
|.|i;iU';s iti: i'H(i.ii:( ri<i \ lu. i.ij.nuci; c.iiiu.i'.i; \ i.i;.
*:"^-:at,)T,
r. /«\
V
Fii;. 47. — Les segments antérieur, iiosti'iieur et rétrolenliculaire de la capsule interne,
radiations du corps genouillé externe et du tubercule (juadri jumeau antérieur. —
Coujie horizontale passant par la région inférieure du thalamus aux contins de la
région sous-optique. Méthode de Weigert. 2/1 grandeur naturelle. Détails dessinés
à un grossissement de 12 diamètres. (Voy. description de cette coupe T. l"^, Fig. '{08,
p. 600.)
Alv, alvéus. — .I.U. avant-mur. — AM , partie morcelée de l'avant-mur, se continuant avec
i't'corcc de la circonvolution puslùrioure de l'insula 7jd). — B/'Qa, bras du tubercule ([uadriju-
meau antérieur. — CA. corne d'.\mmon. — Ce, corps calleux. — Cci;/', genou du corps cal-
leux. — Ce. rapsule externe. — Ce.r, capsule extrême. — Cff, circonvolution godronnée. —
C(/e, corps genouillé externe. — Cf/i, corps genouillé interne. — Cia, scf^mcnt antérieur de
la capsule interne. — Ci f/), genou de la capsule interne. — Cip, segment postérieur de la
capsule iiitei'ne. — Cirl. segment rétro-lenticulaire de la capsule interne. — coni, com-
missurt' molle. — coji. counnissure postérieure. — F^, troisième circonvolution frontale. —
/>/. sillon fiuihrid-godrunué. — FI, faisceau lenticulaire de Forel. — Fli. faisceau longitudinal
inférieur. — l-M, faisceau rétrotlexe de Meynert. — AT, faisceau de Tùrck et segment sous-
lenticulaire de la capsule interne. — /•'//(, faisceau thalamique de Forel. — Gh, ganglion de
l'iiabénida. — //, iii[)i)ocainpe. — /i. sillon de rhipi)ocampe. — /, sillon insulaire. — ht. in-
sula antérieur. — Iji. insula postérieur. — le, lame cornée et t;enia semi-circularis. — Line,
lame médullaire externe du tbalauuis. — Ime, lame médullaire externe du noyau lenticu-
70 ANATOMIK DES CENTRES NEIIVEUX.
laire, — lmi>', lame médullaire externe supplémentaire, subdivisant le segment moyen \Li)
du noyau lenticulaire. — Lnii. lame médullaire interne du thalamus. — ///;/. lame médul-
laire interne du noyau lenticulaire. — Imi' , lame médullaire interne supplémentaire subdi-
visant le segment interne .VLi) du noyau lenticulaire. — »ia, sillon marginal antérieur. —
7)ip. sillon marginal postérieur. — NC, tète du noyau caudé. — XC . i(ueue du noyau caudé.
— \e. noyau externe du tlialamus. — \F, noyau semi-lunaire de Flechsig. — Xi. noyau
interne du thalamus. — XLj. -Vi;, A'/>i, troisième, deuxième et premier segments du noyau
lenticulaire. — Xm, noyau médian du thalamus (centre médian de Luys^. — PaTh. pédon-
cule antérieur du thalamus. — pCR, pied de la couronne rayonnante. — Piil, pulvinar. —
Qtt. tubercule quadrijumeau antérieur. — f'fjR»t, région du ruban de Reil médian. — RTIi,
radiations optiques de Gratiolet. — Sexi\ surface extra-ventriculaire du thalamus. — Sgc,
substance grise centrale. — si, sillon opto-strié. — SI, septum lucidum. — slvz, stratum
zonale. — J,, première circonvolution temporale. — T(i(i, pilier antérieur du trigone. —
Tffp, pilier postérieur du trigone. — Th, couche optique. — l'a. troisième ventricule. — VA,
faisceau de Vicq d'Azyr. — 17, ventricule latéral. — ^Y, zone de Wernicke. — Zi. zona in-
certa de Forel. — Zr, zone réticulée ou grillagée.
Markfeld m. [Wernicke]), qui entoure la partie externe du pulvinar et
coiffe le corps genouillé externe.
Ridiationscortico- Lcs racUations du tubercule quadrijumeau antérieur, fibres cortico-
qua riyemina es. (juadrigéminales, affectent un trajet sinueux (Fig. 47), Elles passent au-
dessus et en avant du corps genouillé externe qu'elles séparent du
segment postérieur de la capsule interne [Cip], en particulier du fais-
ceau de Tiirck (FT), en arrière du corps genouillé interne (Cgi), entre
ce dernier et le pulvinar (Pul). Puis elles deviennent superficielles, en
Hia- .lu tui.oicuio concourant à la formation du bras du tubercule quadrijumeau antérieur
ripur. ' ' "" ' (BrQa), et s'irradient finalement dans les couches superficielle et moyenne
du tubercule quadrijumeau antérieur.
Ka.iiationscortico- Cc tubcrcule reçoit en outre d'au 1res radiations, qui n'entrent pas dans
finîtes" "'""^''*^™ ''^ constitution du bras du tubercule quadrijumeau antérieur. Les unes
appartiennent à des régions plus élevées du segment rétro-lenticulaire
de la capsule interne, traversent le champ de Wernicke et le pulvinar
au-dessus du niveau oii apparaît le corps genouillé externe, restent pro-
fondes et s'irradient dans la couche moyenne du tubercule quadrijumeau
antérieur (RQa) (Fig. 1()9, cas Racle, Fig. 147, cas Rivaut, coté sain
et ï. F'", Fig. 320, p. G'tl). belles représentent les radiations les plus
supérieures et les plus profondes du tubercule quadrijumeau antérieur,
et dégénèrent, comme le bi'as du tubercule quadrijumeau antérieur et les
radiations corlico-geuouillées externes à la suite de basions de la zone
i-ihns ai.crranics visucllc cortlcalc. Lcs aulrcs, i)lus rares, se détachent de la voie i)éd()n-
postéro-c.xtorncs (le (.,,]gij.(3 Qg gonl les radiatious cortico-quadriqéminales super/kielles ou
la voie pedonculairc. , . .
fd)res aberrantes postéro-e./:terne!i[\\ . 54) qui contournent le faisceau externe
du pied du j)édoncule et abordent le tubercule quadrijumeau antérieur aux
confins de la région sous-opliciue en passant en avant du corps genouillé
interne. (Métbode de Mardi i.)
Ces radiations unis 3. RADIATIONS DU CORPS GENOUILLÉ INTERNE ET DU TUBERCULE QUADRI-
s.nt lazoneau.irtivr jyjyjg-^y POSTÉRIEUR. — Fcs rad ia t ious (1 u corus aeuoiiilb' int(>i-ue llUlgi)
corliiale au corps \ <. > /
genouillé Interne et ^.^ ^\^^ [uhvi\A\\v quadrijunicau ijosti'rieur (Hinp), a|)parlienuent au svs-
au tubercule (juadri- i ■ . ,. . i i i i i i' 1* Il
jumeau postérieur, tèmc auditil ct provicniuMit (lu l(>l)(> leuiporal, (Ml particulier de la pre-
III! m. s m: i'ii(i.ii;(. i i"\ m. i u dini; i.i. i;i i:i; \ i.i:.
iRTk
Rolc
H.q.llet-
FiG. 48. — (^oupc horizontale oblique parallèle à la bandelolte optique, passant parle
noyau rouiie, le corps de Luys, le pied du pédoncule cérébral, le seirnient rétro-len-
ticulaire de la capsule interne et la partie profonde du corps genouillé interne. —
Celte coupe intéresse le bras et les radiations du tubercule quadrijumeau antérieur,
le bras du tubercule quadrijumeau postérieur, et les radiations de la calotte. —
Méthode de Weigert-Pal. — 2/1 grandeur naturelle. Détails dessinés à un grossisse-
ment de 12 diamètres. (Voy. description de cette coupe T. I""', Fig. 322, p. GiT.)
AM. avant-iiuir. — A/j. ;i(Hie(itii- dv Sylviiis. — BrQa. l)i-as du tubercule quadrijumeaii
antérieur. — lii-Qp + Rnt, union du bras du tultcrcule ijuadrijunieau postérieur avec le ruban
lie llcil médian. — Ce. capsule externe. — Cf/i. corps genouillé interne. — dp, sepmcnt pos-
térieur: Cirl. sefjment rétro-lenticulaire de la capsule interne. — CL. corps de Luys. —
CM. couunissure de Meynert. — C\C. tul)ercule inférieur du noyau caudé. — coa, commis-
sure antérieure. — ^/'", espace perforé antérieur. — Epp. espace perforé postérieur. —
Fcop. faisceau de la coniniissin-e postérieure. — Fil, faisceau longiliulinal inférieur. — Flp,
faisceau lonjjifudinal postérieur. — FM, faisceau rétroflexe de Meynert. — F», faisceau unci-
natus. — /, insida. — le. lame cornée. — Ln. locus nijrer. — »ip. sillon marfiinal posté-
rieur. — \C'. queue du noyau caudé. — .Y/,j, troisième segment du noyau lenticulaire
fputamen). — .V/{. noyau roupe. — /', étage inférieur ou pied du pédoncule cérébral. — /'«/,
pulvinar. — Qa. tul)ercule quadrijumeau antérieur. — fiC. radiations de la calotte. — Rôle.
strie olfactive externe. — IlT/t, radiations oi)tiqnes de (iratiolet. — S7{. substance réticulée.
— Sfi. substance innominée sous-lenticulaire de Uciclicrt. — strz. stratuni zonale. — Ti,
première circonvolution temporale. — Te. tuber cinereuni. — Tli. couclie optique. — Tm,
tubercule niainillaire. — W. troisième ventricule. — W, zone ou champ de Wernicke. —
Zr. zone réticulée ou grilla^'ée. — II. bandelette optiipie. — .»//. substance grise douldnnt
le chiasma des nerfs optiques.
72 AN ATI). Mil- DKS CKMUKS NERVKIX.
mière circonvolution lemporale. Elles passent par le segment inférieur de
la couronne rayonnante et le segment sous-lenticulaire de la capsule
interne (Cisl), suivent dans cette région le trajet du faisceau de Tiirck et
traversent avec lui la partie postérieure du segment postérieur de la
capsule interne (Cip).
has radiations du corps cjenouillé interne (RCgii abordent à ce niveau
la partie ventrale de la couche optique, entre le pnlvinar et le noyau
externe, et s'irradient dans la partie du corps genouillé interne, profon-
dément enclavée dans la couche optique (Fig. 47 et 48). Elles persistent
intactes dans les lésions de la sphère visuelle (Vov. cas Courrière,
Fig. 82) et dans les lésions du lobe pariétal i cas Heudebert, Fig. 121,
Leudot, Fig. 103) et grâce à la dégénérescence du segment rétro-lenti-
culaire et souvent du segment postérieur de la capsule interne leur trajet
est en général facile à suivre dans ces cas.
Les radiations du tubercule quadrijumeau postérieur occupent un
niveau plus inférieur que les radiations du corps genouillé interne. Elles
Bras du tubercule forment un faisceau assez compact [bras du tubercule quadrijumeau pos-
rieur""'"'^"^^" ^"^^"^^ t^ricur Br(Jp, Fig. 48), qui passe en avant du corps genouillé interne et
traverse le champ défibres situé au-dessous et en arrière du centre médian
de Luys (Nm), champ que nous avons désigné sous le nom de région du
ruban de Reil; il s'accole ensuite à la partie postérieure du ruban de Reil
(Fig. 48), dont il se distingue par le trajet horizontal de ses fibres et leur
forte coloration par la laque liématoxylinique, puis devient superficiel,
se porte en bas. en dedans et en arrière, et aborde la partie externe du
ganglion du tubercule quadrijumeau postérieur, dans lequel il se termine
(Fig. 44). Il est recouvert dans une partie de son trajet par le bras du
tubercule quadrijumeau antérieur (BrQa), dont la situation est plus super-
ficielle.
Radiations du noyau k. RADIATIONS DU NOYAU ROUGE. — Le uoyau rougc re(;oit dcs filnes lie la
'"*'"^*'" corticalité cérébrale, ainsi que nous l'avons démontré en 1895; il dégé-
nère, en effet, à la suite de vastes lésions de la corticalité cérébrale, en
particuli(M', de la corticalité pariétale (Voy. cas Pradel, Fig. (19, 70, 71,
72, cas Leudot, Fig. lOi).
L'origine corticale et le trajet des radiations du noyau ronge dans la
couronne rayonnante et la capsuh» interne sont encore nuil connus. Il est
probable (|uc ces radiations occupent la j)arlie sup(''rienr(> du segment
posti'iieur de la couronne» rayonnante el la i-égion llialanii(|ne du seg-
ment réiro-lenliciilaii'e de la capsule interne. I^lles abordent la couche
opti(|ue au-dessus des radiations du corps genouillé inttM'ue j)assent en
avant de la parties enclavée du corps genouillé interne, puis se portent
en dedans, entrent dans la constitution des radiations de la calotte et
s'irra(li(uit dans la partie suj)éro-antéro-cxterne du noyau rouge. Elles
représentent un des chaînons de la voie cérébro-cérébell(»use, le neurone
cortico-rubri(|ne.
|-|i!i;i> iti; 1' i;m 1 1 c'i m \ in: i.ii.dKci: «.i.ui i-.u \ i i 7:»
// ORIGINE CORTICAI-K KT TRAJET CA l'SlII, AIRE HE I-A VOIE l'KDONClII, AIRE
CESr A DIRE DES KIHRES DE PROJECTION CORTICO-PRO TIJHÉR ANTIEI.KES
CORTICO BUI.BAIRI'.S ET COR TICO M |!:i)lIM>AIRES.
FIBRES DU PIED DU PÉDONCULE CÉRÉBRAL. Les (iltics (|(> iiiojfcl ioil |,:i voi« pi-ilonni-
<'tM'tic;il('S (IcsIiiK'cs an rli(tmliciir(''|ilial(' ri à la iiiocllc l'-pinicrc, ciin^liliM'iil '"'''■
in rtiif prdontllhiirf ri lorilirill <) <'Ucs sciilrs laiilcs 1rs filnrs du jiird dn
in'dniicnlr iiirbrul.
Les rcchcrclics de l'iiii yV' nous, pariirs en iSil.'Ici hasrrs sur l'i'l imI(M'Ii
<'(Hipos niicros('0|)i(|ii('s s(''i'i('M'S de 'ï-\ li(''mis|)liri'rs allriiils de h-sioiis coi'li-
<"alrs. (tiil (jriiioiilrr. cdiiI 1 airriiinil à vy^ (|ii"(iii cnix ail |iis(| 11 alors, (|iir A-
u'icd du pvditix iilc (rrrhvnl ne iDulK'iit , ni dans sa conclir prriplirricinc, ni Lc pip.i .in pédou-
1 I 11 ■ 1 r ] r I /' • ■ / ■ - Il I I • ''"''" ci'Tr'-bral est
dans Ir slralnni miriiurdinni, dr jihros fl oi'H/tiic sfricc. Il rsl rvcinsivc- ,.x,i,isivoiii(-nt form.-
inrni Iniiiu- y\r lihrrs Ai' proirci ion corlicalrs cl d('i;(''nrn' dans sa lolaiilc' ''." >i'"-fs 'i'; i'roj<-.-
' •' _ _ ' tioii corticales et ne
à la suilr dr h'sions di'IriniiiK'cs dr la eordcali/c cérôln'iili'. (^os rcclierchos contient pas .icfii.rcs
ont dcnionlri' (Mummc, (•(mlraiivnirnl à ce (jiie l'on croyail, que les scc-
Icnrs anl('rirnr ri |)oslcricnr Ai' riicniisphcre , c'csl-à-dire les trois Scs fibres ).ro-
I , . ■ 1 I 1 (• I I r I I I I •■il ■ viennent du secteur
<|uarls aiilrnrnrs (In Idhr Iconlal d iinr {)ai'i, le lobe occipilal, y compris ,„oycn «le l'hcmi-
le pli coui'he. d'anlrc pari, n'cinoicnl de libres de projeclioii ni dans le «itiièrc.
pied dn pédoncnle ccréNral, ni dans l'élage anl(''i'ienr de la ])rolnb(''i'anee.
Les libres de la \oic jxMloiicnlaire proviennent dn srcirnr moyen Ac llir-
niisphère cérc'bral, [)assenl par 1(> yr//o// (Ci(g'), Xq'à segments postérieur ((^ip) l'-Hes passent jiar
et st)us-leiiticulaire (Cisl) de la eapsnle interne et s'enchevêtrent intime- mon^ts postérieur et
nirnl dans cette région avec les libres de projection corticale à trajet plus j*a capsu'ie TiltêrL
court [fil)res cortico-thalamirjues , cortico-genoii'dlées, cortico-riihrùjues, etc.).
Les libres de la partie sus-sijlvienne ou rolandlquc de ce secteur occupent
les (jnalrc cin(|uièmes internes du pied du pédoncule ct'rébral, celles de
la partie sous-sylvienne ou temporale en occupent le cinquième exti^nc
Fii:. VX). On peut donc, j)our la commodité de la description, diviser le
pied ilu [)édoncule en ciiKj parties égales.
I. — La partie interne, cinquième interno ou faisceau interne du origine corticale
pied du pêdoneule cih-èhral Vi^(rQ\i ses libres de l'opercule rolandique et de ' " ^^^'^^^^ '° *^'" ""
la j)artie adjacente de l'opercule frontal, c'est-à-dire de la zone motrice
facio-phdrijnr/o-larynyée ( Fig. 23G). Elles passent dans la l'égion tlialamique son trajet.
supérieure par la partie postérieure du segment antérieur de la capsule
interne (Cia), dans les régions thalamiqnes moyenne et inférieure, par
le faisceau géniculé (Ci(g) et la partie antérieure du segment posti'rirur
(Cip); dans la région sous-thalamique, elles occupent la partie antérieure
du scgnunil postérieur (C\\). puis l'ormenl la partie interne du pied du j)é-
doneule cérébral, (Voy. cas Schweigoffer, Fig. IIG à 122.
Le plus grand nombre de ces fibres s'épuisent dans le locus iiigcr ( Ln), sa terminaison.
les autres j)énètrent dans Vétage antérieur de la protubérance, et lon-
gent le rapbé; un très petit nombre descend dans la. pyramide bulbaire,
participe à l'entre-croisement moteur et à la constitution des faisceaux
pyramidaux de la moelle. La méthode des dégénérescences secondaires
74
AN A TU. Mil-: DES CENT H K S NEHVEIX.
Ses rapports.
Ses diverse , déno-
minations.
Sa constitution.
Lésions qui cn-
I rainent sa dcgénc-
resccnco.
montre ((ue la dégénérescence du faisceau interne du pied du pédoncule
cérébral s'accompagne d'une dégénérescence de la partie interne du locus
niger et de la substance grise antérieure de la protubérance, ainsi que f
dune diminution de volume toujours très appréciable de la pyramide
bulbaire (Fig. 121 et 122, p. 136, cas Schweigoffer).
Dans son trajet pédonculaire. le faisceau interne du pied du pédoncule
est croisé en baut lau voisinage de la région sous-optique), par les fihres
de Vansc du noyau lenticulaire (Al) (Fig. 33, 120) et du pédoncule du
tubercule mamillaire (PTml) (Fig. 3i) ; en bas (au voisinage immédiat de la
protubérance), par les libres du tœnia pontis (Tpo) (Fig. 35, 36, 337, 351 et
364), c'est-à-dire par les fibres les plus supérieures de la protubérance. Le
faisceau interne est limité en dedans par une traînée de substance grise
qui appartient au locus niger, et conserve ce rapport dans toute la hau-
teur de son trajet pédonculaire. Dans quelques cas toutefois, lorsqu'il
existe un pes lemniscus superficiel, il est refoulé en dehors par ces fibres,
mais ce déplaconent ne s'effectue qu'au voisinage immédiat de la protu-
bérance (Voy. F^ig. 37-40).
Le faisceau interne du pied du pédoncule cérébral a été identifié par
.Meynert avec l'anse du noijau lenticulaire (Voy. Historique, p. 81), puis
tour à tour désigné sous les noms de faisceau cortico-protubérantiel anté-
rieur, faisceau fronto-protubérantiel (frontale Brïickenbalin, Flechsig),
faisceau d'Aimold (Meynert), faisceau psgcliique ou intellectuel (Brissaud).
(le faisceau ne correspond pas, comme l'a admis Brissaud. au segment
antérieur de la capsule interne, mais bien (Hn faisceau geniculé {Cï{^); il
n'est pas constitué par l'anse du noyau lenticulaire, ainsi que Meynert l'a
avancé; il ne contient pas de fibres provenant du noyau caudé, comme le
croyaient Meynert et Flechsig, et comme radmettej;it encore aujourd'hui
BetchercAv et Zacher; il ne reçoit pas non plus de fibres de la partie an-
térieure du lobe frontal, comme le pensaient ]\Ieynert, Flechsig, Bris-
saud, etc., mais bien de la partie postérieure de ce lobe, en particulier
de l'opercule rolan(li(|ue et de la partie adjacente de l'opercule frontal.
Le faisceau interne csl exclusivement formé de neurones corticaux.
1! contient les fibres de projection corticales ([ui se rendent au locus
niger et les neurones corticaux d'une partie des nerfs moteurs crâniens.
11 contient en outre (juebjues libi-es cortico-protubéranliellcs et de rares
fibres pgram ida les .
Le faisceau interut; du pied du pédoncule cérél)ral (b'génère à la suite
de lésions de l'opercule rolandi(|ue (Fig. 116 à 122, cas Schweigoflfer)
et après les lésions centrales, capsulaires qui intéressent la partie infé-
rieure du segment antérieur de la capsule interne {Cia) (cas Gogery,
Fig. 174 à 180); dans ce dernier cas le faisceau geniculè (Ci^g]) est lésé;
les lésions de la partie siipiMJeiirt^ du segmenl aiili'M'ieiir de la capsule
interne ((lia) respectent le faisceau geiiiciilé (cas Racle, iMg. S^^"^'^ à 173),
et, parlant. n(> déterminent pas la dégénérescence du faisceau inttM-ne du
pied du |»(''(l(mcule cérébral. Les lésions de la partie antérieure du seg-
ï
lii:i;i< i»i: l'i;n.i liciinN ni; l'iicuiici: (,i,i!i.i;i; \ |,|.. !6
nn'lll |)()>l('rii'iii' (le l.i i;i|)>iil(' iiili'rm' (ii|i , •^iliii'rs iiiiiiH'ili;! Iniirnl en
;irii(MT (In -ciKiM cas Sôjalon. l'ii;. INI cl 1,S2, cas Jouan, l'i;j !i7 ;i
1(1(1, cas Carré. I*'!:;. IN(» à ISS . i-cspcclcnl le r;iiscc;ni iiili'inr du |nr(|
ilii |ii'(|niiiiili' ccii'Im ;il l'I 1,1 (li>^l;lll(•(• i|iii >(''|»;in'. iImii-- I;i i-i'^idii soiis ||iii-
hmiitiiic. le laixTaii (Icj^t'iicrc du Ixn'd iiilcriic du m'j^iuciiI |i()sl(''ririir de
lii ciiiiNiiIc iulcnic (".ipl. csl x-ii^ildcmnil ('-i:!!!»' ;i crllc (|iii, (dii^ l)ii<,
sciKiic le lai'^ciMii dc^ciK'n'' du liord iiilcnic du pied du [hmIoik ii le vrvv-
lu'ahcc soûl là aulaul di' |ti('u\ es (|ui dcumul irul (|uc le iaisccau iiilrnii'
{\n piril <hi i)r<h)U(ulc {•uvvv>\n^\\A lucu au Iaisccau ;;cuicul<'' de la caiisulc
i/iffiiir.
L l>c•^ lcsi(uis coilicalcs, sous-corticales et capsulaires, même lorscurdlcs
sici;cul au lieu d'cdection !()|>l{, ()p F', pai'tie inleiieui-e de Ciai, n'eu-
Iraiueul pas toujours une (l(''^én(''i"esceM(;e /o/a/c, du l'aisceau interne
du pied du p(''doncule (•('•[■(•hral . < >u \ reucoulre ([uei(|U(d'ois des libres
>aine<. disposee> eu l'ascicules làehes ot()l)li(|ues cas Rivaud, l'i^. loO;
cas Richard, l'ii;. '2'\\), (\\ù s'(''puiseiil chemin faisani dans le locus
uiuer (d doul uu petil uomlire alleiul seul le lioid siip(''rieur de la prolu-
litTauce; aiH'ime de ces lihres ne descend dans la pvrauiide du luilhe.
I De |M imi' aluu'd, il païaîl assez diriicile dt'-ialilir l'oii^iiit' de ((■> lilucs. I, emploi de Discussion sur
la iihIIiimIc des coupes microscopiciues sériées montre toutefois comme dans le cas '•""'fe''"'^ *^<'^ '^'^,^
' ' ' ... saines dans les ue-
Mivaiid, (juil s'agit, le plus souvent, do libres respectées au sein de la lésion primitive générescences in-
il iiui i)euvent être suivies du pied de la couronne rayonnante jusque dans le faisceau complètes du fais-
*' CP3.U interne du pied
interne du pied du pédoncule cérébral. (\'oy. cas Rivaud, Fig. 142 à 162, p. l;ji et suiv.) ,iu pédoncule.
Tous les c;is ne sont cependant pas justiciables de celle interprélalion et l'on peut
M' demander, si le faisceau interne du pied du pédoncule, en dehors des très nom-
breuses libres qui lui viennent de l'opercule rolandique et de l'opercule frontal, ne
I reçoit pas quelques fibres d'autres l'égions corticales, en particulier du lobe frontal.
[ Ces fibres ne peuvent avoir qu'une origine corticale, le cas Pradel (vaste lésion cor-
i licale avec d<'générescence totale du i)ied du pédoncule cérébral et intégrité complète
des corps striés Fig. 66 à 78, p. tOO) démeiiire d'emblée ((ue ces libres ne peuvent avoir
une origine caudée ou lenticulaire. Le cas Mauriceau (Fig. 137 à 1 U, p. 147) montii' en
j outre qu'elles ne vieinient ni de la pointe frontale, ni de la face externe ci moyenne df
F^, puisque les lésions de ces régions s'accompagnent d'une intégrité iiail'aili' du piid
du pédoncule cérébral, en inuticulier de son faisceaii interne. Le cas Mauriceau
paraît en contradiction avec le fait de la dégiMiérescence du faisceau interne du pied du
pédoncule cérébral, obtenu par Ferrier et Turner chez le singe après l'ablation de la
moitié antérieure du lobe frontal. Les résultats de ces auteurs ne sont pas dans l'espèce
applicables à l'homme. Le singe possède en effet, en avant du sillon précentral, dans
lu partie antérieure du lobe frontal, une importante zone motrice pour les mouvements
des yeu.\ (Fig. 240 et 241), (;t il n'y a rien d'étonnant à ce que cette zone excitable
envoie, tout comme la zone motrice rolandique, des fibres dans le pied du pédoncule
cérébral. Chez l'homme, l'existence même de cette zone motrice est encore à démontrer.
Par exclusion, nous arrivons donc à chercher l'origine de ces fibres dans la faceorbi-
taire du lobe frontal, bien que dans le cas Rivaud, dont le faisceau interne contenait
([uelques fibres saines, cette zone participai nettement à la lésion primitive. (Voy.
Fi;,', l 'ri et 147.)
Le cas Richard Fii,'. 2i:{ à 2.$;5, leurrait être invoipié en faveur de l'origine orbitaire
de ces tiliii>-: il iaiil toutefois se rapptder qu'il s'agit ici d'une malfoi-mation céié-brale
remenlani aux lumiifis mois de la vie embryonnaiii', avanl la voudiiii' du nianleau
76
ANAÏdMIE DES CE MUES NEHVEIX.
cérébral au corps opto-strié, à une époque, par conséquent, où les cellules nerveuses
corticales sont encore à l'état de nouroblastes et où les cylindres-axes encore courts
n"ont pas encore frayé leur chemin. ?sous ne savons pas comment s'effectue, dans ces
malformations congénilales, le bourgeonnement des cylindres-axes, et l'on peut se
demander si, rencontrant un obstacle sur leur route, ils ne se frayent pas un nouveau
trajet plus ou moins aberrant de la voie normale et si les fibres du faisceau interne du
pied du pédoncule du cas Richard ne proviennent néanmoins du secteur moyen de
l'hémisphère (Voy. p. 207).
Origine corticale ^2, 8, 4. — La partie moyenne, ou faisceau moyen du pied du
du faisceau mojen. i r ri j ■ ir-i • i ••!
pédoncule cérébral, est constituée par des fibres qui tirent Jeur origine des
cinq sixièmes supérieurs des circonvolutions rolandiques (Fa, Pa)^ des
pieds d'insertion des circonvolutions frontales (Fi, F,,), et pariétales (P, , P,,)
et du lobule paracentral (Parc). Ces fibres descendent directement dans le
pied du pédoncule cérébral sans s'arrêter dans les ganglions centraux.
Son trajet. Ellcs passcnt par le segment postérieur de la capsule interne (Cip) et
occupent, dans ce segment, une région d'autant plus antérieure et d'autant
plus rapprochée du genou de la capsule (Ci [g]) et, dans le pied du pédon-
cule, une région d'autant plus voisine du faisceau interne, qu'elles pro-
viennent de régions rolantliques plus inférieures et plus antérieures.
La topograpiiio Lcs fibrcs dc la partie nioijenne de lazone rolandique (zone corticale du
capsulaire et pédon- , , ,„ ', , ., .., . .,
cuiairc de ses ditTc- membre supérieur) lorment les deuxième qX troisième cinquièmes internes
rentes parties. ^^ j^/cf/ A\\ pèdoncule cérêbrul (Fig. 49), et passent par la partie moyenne
du segmenl postérieur de la capsule interne (Cip). Les libres dc la partie
supérieure de la zone rolandique et du lobule paracentral (zone corticale
du membre inférieur) passent par la partie postérieure du segment pos-
térieur de la capsule interne (Cip) ; dans la région thalamique de la capsule
interne, ces fibres sont limitées en arrière par le segment rétro-lenticulaire
de la capsule [CiA); dans la région sous-thalamique, elles sont séparées
du segment rétro-lenticulaire (Cirl) par les fibres horizontales du fais-
ceau de Turck qui les refoulent en avant; elles occupent dans le pied du
pédoncule cérébral le deuxième cinquième externe et sont limitées en
dehors par le faisceau de Turck (Fig. 49).
Les fibres des trois cinquièmes moycMis du pied du pédoncule cérébral
abandonnent chemin faisant de nombreuses Ubres au locus niger (Lu)
puis descendent dans la protubérance [Po). Un petit nombre de ces hbrcs
traversent en lâches fascicules le locus niger. entrent dans la constitution
dc la calotte du pédoncule cérébral et s'adossent au ruban de Heil médian
(Rm), en formant le pcs Irmniscus profund (Voy. Fig. '{5, ;U'), 37, 38).
D'autres contournent })arfois la face siiperlicielle du j)i(Ml du pédoncule et
forment le pes lemniscus superficiel (Fig. 38, iO). Mais la plupart des libres
descendent dans Vétage antérieur de la protubérance : elles y sont disso-
ciées par les fibres transversales et abandonnent à la substance grise an-
térieure {nogaux politiques) de nombreuses libres; elles descendent en-
suite dans la pgramide bulbaire et dans les faisceaux pyramidaux direct,
croisé (\l homolatéral (\v la moelle épinière.
8es tcrniiiiaisoiis.
nitUKS IH l'l;n.l|.(. I in.N IH. I," liC (i IK.l'; <: 1. 1; I, IM; \ 1. 1.. 77
I
•'i(i. i9. — Le trajet capsulaire et le trajet pédonculairc des libres de projection de la
corticalité cérébrale. Le secteur antérieur ou frontal de Flu'niisphère cérr-bral (colon''
en bleu) envoie ses libres de projection dans le segment antérieur de la capsule
interne (Cia) et dans l'extrémité antérieure du tbalamus. Le secteur postérieur ou
occipito-pariétal (coloré en jaune) envoie les siennes dans les segments rétro-lenti-
culaire {Cirl) et sous-lenlioulaire (Cisl) de la capsule interne; le pulvinar (P«/j, le
ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
corps genouillé oxteine Cr/c^, le tubercule ijuadii jumeau antérieur (Qa) reçoivent t
le contingent des libres du lobe occipital; la partie ])ostérieure du noyau externe
du thalamus et la région sous-optitjue, en particulier le noy;m rouge reçoivent les
fibres du lobe pariétal. Ees fibres de projection du secteur moyen de Ihémisphère
passent par le genou et le segment postérieur de la capsule interne, s'irradient
dans la couche optique et forment à elles seules l'étage inférieur du pied du pédon-
cule cérébral. Les fibres du segment supérieur ou sus-sylvien du secteur moyen et
la légion orbitaire du lobe frontal (colorées en rose) occupent dans la région tha-
lamique le genou et le segment postérieur de la capsule interne, dans la région
sous-thalamique les cinq sixièmes antérieurs, dans le pied du pédoncule cérébral
les quatre cinquièmes internes. Elles occupent dans le segment postérieur de la
capsule interne une situation d'autant plus antérieure qu'elles proviennent de ré-
gions corticales plus inférieures et plus antérieures. Les fibres du segment sous-
sylvien ou temporal du secteur moyeu (coloré en rouge foncé) passent par le seg-
ment sous-lenticulaire de la capsule interne (Cisl), s'irradient dans le corps
genouillé interne {Cgi) et la région ventrale du thalamus, et occupent dans la région
sous-thalamique le sixième postérieur du segment postérieur de la capsule interne
et le cinquième externe du pied du pédoncule cérébral.
Cf/e, corps genouillé externe. — Cf/i, corps genouillé interne. — Cia, segment antérieur;
Cirl, segment rétro-lenticulaire; Cisl, segment sous-lenticulaire de la capsule interne. —
CL, corps de Luys. — FT, faisceau de Turck. — Lu. locus niger. — XC, noyau caudé. —
NLi, NLî, SLi, les trois segments du noyau lenticulaire. — .V/?, noyau rouge. — Piil, pul-
vinar. — RsTli, région sous-thaIauiif[ue. — Th, couche optique. — Qa, tubercule quadriju-
meau antérieur. — 1, 2, 3, 4, u, les cin([ parties du segment sus-sylvien du secteur moyen
de Ihémisphère et la situation respective de leurs fibres dans la capsule interne et le pied
du pédoncule cérébral.
Sa constitution. Lcs fibros clo la partie moyenne du pied du pédoncule cérébral con-
tiennent donc des neurones corticaux du locus niger, des fibres cortico-
irrotubérant telles et des fibres pyramidales , elles contiennent en outre, dans
la partie adjacente au faisceau interne, les neurones corticaux du nerf fa-
cial. Ces dilTérentes catégories de fibres du pied du pédoncule ne se
groupent pas en faisceaux distincts et sont intimement mélangées les unes
avec les autres, aussi bien dans le pied du pédoncule cérébral que dans le
segment postérieur de la capsule interne.
Ses .liffércntcs ca- L'élude dcs dégéuérescenccs secondaires montre, en elTet, que toute dégé-
tégories ric fibres no «('«i-f^sccnce dcs ciuatrc cinnuicmes internes du pied du pédoncule cérébral,
se {,'rou])ent pas en »»>"'■ "^ 1 l ^ j. i
faiseeaux distincts. l'etentit à la fois sur le locus niger, la substance grise de la protubérance
et la pi/ramide bulbaire, et que toute dégénérescence de lamoilié interne
du pied du pédoncule cérébral retentit en outre sur les neurones corticaux
des nerfs moteurs crâniens. 11 n'existe donc pas dans le pied du pédon-
cule cérébral, comme le veulent certains auleurs, un faisceau corlico-
prolu])érantiel dislinct, un faisceau des nerfs moteurs cianieus distinct,
un faisceau pyramidal distincl. (les libres sont inlinicnuMil oncbevèlrées
les unes avec les aulres, bien (jue les libres des lUM'fs moteurs crâniens se
groupent surtout à la partie interne du pied du iiédoncule cérébral, tandis
que les libres pyramidales sont plus abondantes dans les deuxiiMue, troi-
sième et surtout quatrième cin(juièmes du pied du pédoncule. I/élude des
dégénérescences secondaires montre (|ue les dégénérescences du cin([uième
interne du pied du pédonrnie déterminent toujours une diminution de
I.OH nUrvH fiyrnmi-
lalcH «ont iliN<ii'-mi-
i<-<"s ilaiiH IcH <|iialrn
'irir|iiii''riir>H intiTiK'H
lu |>ii!<l <lil |ir'.|o(|-
lii l'aiscoau oxtcrnc.
iiiMti;^ i>i: l'iid.i n. I inN iii; i. i.< hiki; (1:1111:1^11, t'j
volniiif (le l;i |»yi;iiMiclr luillniin' (cas SchwoijçofTfir, l'i-. Ihi ;i 122 ; ri
que lo (|('«^('>ii(''r(«s(Tiiccs (les Imis i|ii;irls immmmis c;as Sclieule, l'i^. lOC»
I 112 -^'.nii iiii|i,ij^iii'iil Imii |iiiii-^ (I une (|(''L;(''iH'n'->criicc lrr> iiilni-c, \(iiic
iiiriiir diiin' ,iln'|ilih' fnm plrlc de cri le |i\ r;i niidc Loliliro |»\ r;un i(l;i les
()C(Mi|M'iil ili'iic mil' clrmliic lirs ^imikIc, (I;iii> Ii- |»i('(l du [i(''d(Uiciil(' crr'r-
|)i-;il, |)i';iii((>u |t plu-- ur.iiidi' (juc cidli- (|ii<' leur ;i>'>ii: iiiiiciil l"'lr(di>i^ cl
Cdiaicol: car im-s iim Iici(dic^ dc'moiilrciil (|n elles ->(iiil siliK'c.s djitis I(î.s
(Hialre ci ikj ii it'iiies i nleiiio el >rr((iiil (l;m> les (rois ciii(|iiièines moyens
du |i|i'il du |>i'dii|icu le.
n. — La partie externe ou faisceau e'K.terne du /lird iln prdoncnla oriKino .oni.ai
ct'i'i'hriil on faisceau de Tiirck l'T lire son ori-iir.c de la parlic moyenne
du l(d»e lenip(ual, (d en pailiciilier de I écorce des deuxième cl Iroisièmo
cin'on\ (du I ion> leni|iorales. (îes lihres |>assenl |iai- \(' sef/mcnl infrrimir {\i\
la rourn/uir rdi/onnaiitr el par le stupnciit. sous-/riitirn/air(; fCisI de la ctip-
sulr Inlerni' (d aboi'deul le sej^ment |)Oslérieur d(; la capsule interne (Cipj tjon trajet
dans la région sous-lhalamique. Elles s'insinuent entre la partie infé-
ricurr du soji'menl rétro-lenticulaire ((^irl) et la partie postérieure du seg-
ment postérieur de la capsule interne (Cip), descendent avec le segment
postérieur de la capsule interne dans le pied du pédoncule cérébral et en
oecupeid le < iin/idètne externe. Dans son trajet pédonculaire, le faisceau
de Tiircdv n'ahandonne (\\w de très rares libres au locus niç/er^ il pénètre
pres(|ue en entier dans l'étage anlérieui' de la protubérance, et ses libres
se lerminenl dans la [)arVio postéro-supérieitre des noyaux pojitirjues. Xn-
cune libre ne descend dans la pijramide bulbaire. Le faisceau externe du
pied du pédoncule cérébral ne contient donc que des fibres teniporo-pro-
lubérantielles et quelques fibres pour le locus niger.
Le faisceau externe du pied du pédoncule cérébral a été désigné sous ses diverses «léno
les noms de faisceau de Tiirck (Meynevl), faisceau se nsiti f [Chixr col, Ballet,
Brissaud . faisceau cortico-protubérantiel postérieur (Flechsigi, faisceau
occipilo-loiiporo-protubérantiel (Flechsig, Bechterew, occipito- temporale
llri'tchrnhalin. Flecbsig'i. I)'a})i'ès tous ces auteurs, le faisceau externe du
|>ied (lu pédoncule entrait en connexion intime avec le lobe occij)ilal. Pour
Meynert, il constiinail la })()rlion sensitive des pyramides et r(diait, par
linlermédiaire des noyaux des cordons de GoU et de Burdacli, les cordons
j)oslérieurs delà moelle au lobe occipital (Fig. ol).Pour Chai"cot,ce faisceau
n'élail jamais frappé de dégénérescence secondaire et contenait des « fibres
centripètes prolongeant les fibres sensitives spinales ». Fleclisig montra
que ce faisceau ne participe pas à la formation de la pyramide bulbaire,
mais qu'il s'arrête dans la protubérance ; il le considéra comme \\n faisceau
occipito-lonporo-prolulirrantiel .
On crut pendant longtemj)s ([ue lefaisceau de Tiirck ne dégénérait jamais
à la snit(> de b'sions corticales ou centrales, et l'on invoqua cet argument
pour lui allribn(M' une fonction sensitive (Meynert, (diarcot. Brissaud,
Ballet . Betditerew, Bossolimo, Jelgersma. Zaclier, etc.. montrèrent (jue
ce faisceau dégénéi'ait, sans toutefois établir son origine corticale, car dans
nnnations.
80 ANATOMIK DES CENTRES NERVEUX.
les cas qu'ils ont rapportés il s'agissait de lésions à la fois corticales et
capsnlaires. L'origine corticale du faisceau de Tiirck fut établie pour la
première fois par l'un de nous, en 1893, dans des recherches qui démon-
trent que le faisceau externe du pied du pédoncule cérébral tire son
origine exclusivement du lobe temporal, qu'il constitue un faisceau tcm-
jjoro-p)'otifùrra/it/r/ ci que les lésions du lobe occipital ne retentissent pas
sur le pied du pédoncule cérébral. Ces recherches ont depuis été confir-
mées chez l'homme par Kam (189o!; Ferrier et Turner (1898) en lésant
la corticalité temporale chez le singe ont obtenu de môme une dégéné-
rescence du faisceau externe du pied du pédoncule (méthode de Marchi).
Pusateri (1898) en extirpant chez le chat la région temporale moyenne
(zone auditive de Munck) constata par la même méthode la dégénérescence
de ce faisceau et sa terminaison dans la substance grise de la région supé-
rieure de la protubérance. Quant aux fonctions sensitives du faisceau do
Tilrck elles n'existent pas, la chose est certaine, aussi bien expérimenta-
lement que cliniquemcnt parlant.
Sa constitution. Lc faisccau de Tûrck est donc formé par des neurones de projection du
lobe temporal. Il dégénère de haut eu bas, comme les autres faisceaux du
pied du pédoncule cérébral. « S'il dégénère moins souvent que ces derniers,
surtout que le faisceau moyen, cela tient uniquement à ce que les lésions
de la région temporale, en particulier de la partie moyenne des deuxième
et troisième circonvolutions temporales, sont sensiblement moins com-
Ltsions ,,ui en- muucs quc cclles de la région rolandi(jue. S'il dégénère plus rarement
resccncc cucorc a la suitc de lésions des masses centrales, cela tient a son trajet ; car,
passant au-dessous du noyau lenticulaire, il ne peut aborder la capsule interne
que dans la région sous-optique. C'est aujourd'hui un fait bien connu que
dans la région thalamique les lésions de la partie postérieure du segment
postérieur de la capsule interne (Cip) se traduisent par une dégénérescence
secondaire de la partie du pied du pédoncule contiguë au faisceau de
Tûrck, sans que ce dernier participe à l'altération. Cette intégrité du fais-
ceau de TiMck est ici facile à comprendre, puisqu'il n'existe pas encore^
Le pourquoi .le la à ccttc haulcur dans le segment postérieur de la capsule interne. Mais ce
rareté de ces lésions. ,. . i ^ ^ -, i ■ i ^ < i i ' i i • i ■
laisceau dégénère dans toute son étendue lorsijue, par une éventualité
que je crois très rare, la lésion j)orle dans la région sous-lhalamitpie
sur la partie postérieure du segment postérieur de la capsule inlerne.
c'est-à-dire sur la région où le faisceau <lr Tiirck aborde la capsule in-
teime. » (J. Dejerine, Mém. Soc. liioloc/ie, 1893.) (Voy. cas Cogery,
Fig. 17G, p. 173; cas Dautriche, Fig. 192 à 19r).)
La dégénérescence du faisceau de Tiirck ne j)eut être suivie, ainsi (juc
nous avons pu le constater à l'aide de la méthode de Marchi, au delà du
tiers supérieur de la pioliihérance; d'aulre pari, les lésions |)rotubéran-
tielles qui déiruisent la parli(> snpéi()-])osléro-(\\lerne des noyaux pon-
li(|nes ne rentiss(Mit pas sur la voie pyi'amidale, mais entraînent une dt'gé-
iK'rescence rétrogi'ade du j'iiisceau de TiircU dans son liaj(>t pédonculaire
e( (•;i|)siilaire, dégénérescence (|ui jxmiI èlre sni\ ie justiue dans le segnuMil
riiMu:s hi: l'Ud i i;i rm \ in; i/iiconch; (;i:im,i:i! \ i,i:. h\
S(tll> Iriilicill.iiic (Ir l.i i';i|i'^ll le I II I l'ilic cl le set: llicil I i 11 liTlcil r dr lu coil-
r()iinr i;i\ Miiii.iiitc. h;m-> rr^ im^ il r\i'-li' (I.iiin I;i n'-^ioii soiis-opl i(| lie,
jlill--l illir lii)||> ;i\(i|i> |i|l le ci )||^|,i 1er. Illic /.nlic tic (|('^('iH''l'c-.fciicc ;i |;i
pjirlic |i(isli'iiciirc du scl;iiiciiI posh-riciii' de hi ciit^iilc iiili'iiic, tii.'ii-'
crilc /.olic l'iiil dclaiil daii^ hi i'('';^i(>ii I li;i hiiii ii|iic de l;i c;i|)Siilc.
\']y Ui:si MK : Les jihrrs idl jurd du jn'-iltninilc crrrhitil rni'inrnl Inulcs di- l,«'s iliir.-ronioii ca-
, , ■ I • ' ■ ' I I • I u'-i^orios <lo libres do
rrrlriuviif (II' la rorlinililc rt-rrlirnlr, sans nilri'niplnni tiin init\ au iifrcfuidcs la voio pédonculaire.
tlil/ii/finii'' crnliUtiir, ri jirovii'li ncnl il il \ri leur iiim/i'ii de I hriiiisplit-rc (('■rrhriil .
!,••>' lihi'csdii |)icddii |iim|(>iicii le (•(•(■rdiia I coin prcii lien I les radiât iniis
lin Imits nii/rr. les la'aroiii's rnrliin-i>ri)l.nhriaiilir/s. les nraroUfs corliro-
hulhaircs (ou rjiisceiiii ccndiriil des iieils (■raiiicns moteurs), les neurones
rorlico-mrdiillaircs plus coiiinis sous le iioiu Ai' faisinaii pyramidnl .
Les radiations du locus niger lireul Icmtjiigino delà régirju rolau-
diijuo. La déj;iMi(^resccnc(' ilu locus uigcr accompagne toujours les lésions
rorticalt's de la zone rolaudi(|uo, el le secteur dégénéré correspond assez
oxa(i(MU(Mil à la zone de di'iii'uéresceTUM^ pédouculairc». l.a d('générescencc
du locus iiigei' es! plus iuleiise lors(|ue le deiixiènu' cinquième externe
du pied du piMloucule cérélual est d(''géuéré, (jue lorsque la dégénérescence i.'-ur oriyinp «lans
Il •- • , Il 1 • • -c t 1 la zone rolan'IifMif.
occupe les deux ciU(|un'uies inlernes; (die est pres([ue insigniliante lors-
qu'il n'y a ([uuiie di-géniMcscence du faisceau de ïiirck. Ces faits nous
pcnuidlent de conclure (|ue les radialioiis du locus nigei'pi'ovieuncui siir-
Ituil des régions rolandi(jues supérieures.
Parmi les libres (|ui s(^ rendent dans le locus niger, les unes >y arrèlent i-curs torminai-
et s'\ teiiuiiieiil, le> auli'es le travei'senl simplenieiil en fascicule-> |)lus'^''"^'
ou moins làclu^s el nombreux, puis pcMièirenl dans la calotte, et s'accolent
dans nue partie de leui' liajet au ruban de lieil médiaii Hnii; elles consti-
lueiit le y>rs' Unnnisms profand ;voy. p. 51 i, véi'italdes libres abeiraules
de la voie jK'diuu'ulaire ([ui plus bas reuli'cut dans le syslènu? pyramidal.
I-es neurones cortico-protubérantiels proviennent de tout le sec- Leur origine dans
leur moyeu de l'bémispbèi-e. Le faisceau de Turch ne contient pour ainsi na^mi'sphèr"e.°^*'° ^
dire que des libres corlico-protubérantielles, qui se terminent dans la partie
supéro-postéro-externe des noyaux pontiques ; il représente un neurone tem-
poro-[)rotubérantiel. Les quatre cinf/uiè))ies internes du pied du pt'doncide
conlieiiuenl de mènu> de nombreuses fibres cortico-protubérantielles ([ui
pro\ ienueut de la zone rolandi({ue et dont les tei'minaisons s'échelonneni
aux dilb'renles bauteurs des noyaux ponticjues. Toute dégénéi'escence du
j)ieddn [KMloucule cérébral est toujours accom|)agnée d'une dégénérescence
(le la substance gi'ise d(^ l'étage antérieur de la protubérance.
Les neurones cortico-bulbaires [ou faisceau cénd)ral des nerfs Leur origine oper-
moleurs crâniens) tirent leur origine de l'opercule rolandique et de la partie
adjacente de l'opercule frontal, passent par le genou de la capsule interne et
le faisceau interne dupied du pédoncule cérébral, et sont encbevétrées à ce
niveau avec des libres cortico-protubérantielles et quelques libres pyra-
midales.
culaire.
82 ANATU.MIE DES CENTRES NERVEUX.
Leur origine ro- Les neuvojies cortico-iaéduU.3iires {faïsceau pi/ramidal),i[reTit\ei\r
'^"' "'""' origine de la zone rolandique,en particulier de ses trois quarts supérieurs;
ils occupent, dans la jéjiion Ihalamique do la capsule interne, tout le seg-
ment postérieur, depuis le genou i^non compris) jusqu'au segment rétro-
lenticulaire. Ils passent dans la région sous-tlialamique par les trois cin-
quièmes moyens du segment postérieur, occupent les trois cinquièmes
moyens du pied du pédoncule cérébral et forment la pyramide bulbaire.
Ils ne reçoivent pour ainsi dire pas de fibres du faisceau de Tûrck, mais
un petit nombre de fibres du faisceau interne du pied du pédoncule. En
effet, les dégénérescences du faisceau de Tiirck n'entraînent pas d'as-
symétrie appréciable de la pyramide bulbaire (voy. cas Neumann,
Fig. 134 à 136), tandis que les dégénérescences du faisceau interne du pied
du pédoncule déterminent toujours une petite diminution de volume de
cette pyramide (voy. cas Sch'weigofferjFig. 122). Les dégénérescences
des trois quarts moyens du pied du pédoncule cérébral sont, par contre,
toujours accompagnées d'une dégénérescence très intense, voire même d'une
atrophie complète de la pyramide bulbaire (voy. cas Scheule.Fig. 112).
Historique des fibres de projection de la cortiealité cérébrale et en parti-
culier de la voie pédonculaire. — I.a coiislitution du pied du pédoncule cérébral,
telle que nous venons de la décrire et Torigine purement corticale de ses fibres, ont été
établies par l'un de nous en 1893. C'étaient là des fails en opposition avec les opinions
admises alors, d'après lesquelles le pied du pédoncule cérébral contenaient de nom-
breuses fibres originaires des noyaux caudé et lenticulaire. Il n'est donc pas inutile
d'exposer très rapidement l'historique de cette question.
Morgagni. Morgagni, le premier, entrevit les connexions du cerveau avec le reste du névraxe
en constatant dans les hémiplégies très anciennes une diminution de volume du tronc encé
Cruvciiiiier. phalique du même côté; Cruveilhier précisa ces connexions en montrant ([ue les vastes
et anciens foyers hémorrliagiques du cerveau entraînent du côlé correspondant une
Rokitansky. atrophie du pédoncule cérébral, de la protubérance et du bulbe rachidien, et llokitansky
montra que celte atrophie peu^ être suivie dans le 'côté opposé de la moelle épinière.
'^"'"■'''*- L. Tiirck, dans une série de travaux parus en 1830, 1851 et 1853, étudia avec grand
soin les dég(''nérescences secondaires médullaires. Il pratiqua des coupes vertico-trans-
versales à travers le cerveau et montra :
1° Que la destruction de la jtartie antérieure de la capsule interne entraîne une
hémiplégie prononcée et une dégénérescence de la pyramide du bulbe du même côté,
dégénérescence qui jieut être suivie dans la jiarlic postérieure du cordon latéral du
côté opposé de la iiKMlIr.ll .idiiiil. en oulic. ([ue la dcslruction des premier et deuxième
segments du noyau lenticulaire, suilout lorsqu'elle s'étend à la partie anlériinire, infé-
rieure et externe de la capsule interne, (Mitraîiie la dégénérescence des libres de la
partie posiéro-exteine de la pyramide et celle des libres situées le long du sillon médian
anli''ri(!ur dans le cordon antérieur de la moelle du même côté. Tiirck établit ainsi, à
lort du l'cste, une distinction entre la partie des voies pyramidales qui se rend dans
le cordon latéral du côté opposé et la partie non croisée qui aboutit au cordon anté-
rieur de la moelle;
2" Que dans les lésions de la jiai'tie itostt'-rieun' de laia|)sule interne, l'hémiplégie et la
dégi'-ni'-rescence secondaire sont point ou peu proiionci'es et ipie ces lésions déterminent
frérjuemment de riiémianesthésie de la sensibiliti' gi'ini .ilr du côté opposé du corps.
LKcolf irancaiso: l^es travaux de Tiirck l'uicnl suivis par uin' si'iir df tr;i\aux confirmalifs parus
Charroi, Viilpian. .s;iitout fil l'iaiic'. Tcl> >i>\\\ le- faits rapportés parCliaicid et Tiniiei' (I8îi2), Schroeder
i-ii(iii:^ i>i; i'it(i.ii:<iii»\ ur: i.'kc.ouc.I'; (.1,1111:1; m.k
s:»
Ki.lk ilS.'.J . •l'iiiiicr (IMiiCii.Cliairol .•! (iiil.l.T (IH:1'.I), Cli.iirnl ri \ iilpi.ili (ISCI
Ch.ii-.i.l cl Cl. mil ISC.:n. I.cydrii flHC.t . I..iii.Tic;inx MSC.i), hi.iicli.ii d ft«<l't),
,,,,11.' loihl.niM'iil.il <\r l!nurli;n'.l. •!<' IHi.i;.
Il !.' Tiink, iiiMiili.i (|i|r jr-, f;ii-<-.',ni\ .liml .•!
'Illinil ,'l un ^••\l\ cl IIh'iiH' i'.li-Mr.HI r||(i'|il|,lll(|U(! cl,
^^l•lllc cl
riiiic
;t''iicn
vun MCI
à isf.c.i
et le iiiciiiMiic roihl.niiciii,!
Hiiui-lianl, coiiliiiiicmci
croise (le l.i moelle éiiiiiici
(|u'ils (ir-^éiièi-eiil à la siii
lllème lésimi. Micii iHie ces
S'oltseivclll slllloiil dans 1rs ca^ d
conlraleMlc-< In'nii-iilièi es oc(U|ianl
U'iiicnl le> COI |)s -liii'-s niai> suih
que C.iiarcot. cl \iil|iian l'on! m
rapsule iiilcnic, illc- s'.iji^i: vcnl
([uoiiiiic nii'in- pniiinncrcs, dans le
iuléressaiil l'éccrcc ^l■isc avec
des corps si ries et des eouclies
•ciiccs
• Ic-inlls
lliiil SCII
11 1, ain^i
iiilri'. la
■n oiilic,
s l(''>i(iii-'
inlcL'iili'
Vi
Ainsi se lioiiva donc j.osé le iirolucinc de
l'origine coilicalc du laiscoau '|)yiaiuidal. Il
le lui déjà iKir Vulpian. lorsi[ue ci'l aulcm
inouti'a que les lisions siluécs dans le ciiih e
oval(\ en dehors dt>sc(ii|is si iii's,d('lenniiii'nl
des alroidiies deseendaiiles i|i('iliinculaires
et pyramidales) semblables à ^(dle-^llllc pro-
duisent les lésions des corps striés.
Si. urAce aux travaux de Tiirck,'de Cliar-
cot et Vulpian. de Houchard, le trajet intra-
médullaire du faisceau pyramidal [était dé-
finilivemenl •'•labli. si l'on savait que ce
faisceau iléi^énère à la suite de lésions pro-
tubérant iellcs, pédonculaiies et capsulaires,
son origine eiici'ii!ialii|Ui' re-;lail néanmoins
à découvrir.
.Ius(|u'aux reclierclies expérimenlales de
Gudden, jusqu'aux travaux de Charcot et de
ses élèves basés sur l'étuile des localisations
cérébrales, jusqu'aux travaux de Fleclisii;
basés sur le développeiuent des faisceaux
encéphaliques et médullaires, l'opinion des
anciens anatomistes, tels que Vic(| d'Azyr.
Reil, Burdach, Foville, Arnnld. lui implicite-
ment acceptée et l'on admit, avec Meynert,
que le faisceau pyramidal, comme du reste
la jilupart des fibres du ]iied du pédoncule,
tiraient leur origine du corps strié : noyau
lenticulaire et noyau caudé.
Pour Meynert, en efl'et, les connexions de
la corlicalité cén-brale avec la pi'riphérie du
corps étaient indirectes et s'elTecfuaient [tar
l'intermédiaire de trois systèmes de libres de projection iles libres de projection de fibres «lo projection.
1*% 2" et :{« ordres) et par deux relais ganglionnaires : les ganglions de la base du cer-
veau (cor|)s opto-striés, tubercules quadrijumeaux) et la substance grise centrale (cornes
médullaires et noyaux des nerfs crâniens). L'écorce cérébrale était reliée aux ganglions
de la base par le si/sli'me de projection de premier ordre dont les fibres abordaient cha-
cun des ganglions de la base par une de leur face ou pôle ipôlc central de Meynert) et
leur constiluaiontune véritable couronne rai/onnantc [Via. oO\ La couche ojitique recevait
,.;j(). — Les connexions des ganglions
de la baseaveclacorticalité cérébrale
et avec le pied du pédoncule céré-
bral, d'après l'opinion de Meynert.
(Schéma de Huguenin emprunté à
CUarcol, Localisations ccri'brales,p.S:).)
.1.1/. av.int-iiuir. — Ci, corne [d'Ain-
111011.— rc, corps calleux. — C£, capsule
externe. — CI, capsule interne, — CO,
couche optique. — FC, fibres pédoncu-
laires destinées au noyau caudé. — FD,
fibres directes. — FK. fibres du noyau
caudé qui vont à la corticalité cérébrale.
— /•"/>. fibres du pédoncule destinées au
noyau lenticulaire. — F.V. fibres du noyau
lenticulaire qui vont à la corticalité céré-
brale. — FS, fibres du noyau lenticulaire
qui se jettent dans le lobe sphénoïdal,—
FT, fibres de la couche optique qui vont
à la corticalité cérébrale.
La doctrine de
Mcvncrt sur la tex-
ture du cerveau. Les
trois systèmes de
S4
A>ATUMIE DES CENTRES NERVEUX.
FiG. î)l. — K<'i consliliilioii du Lroiic t!iiC(''|)li;ili(iuo, en parlirulitM- du pied du pt'diuu'ulo
cén'bral, d'aprrs Mcyurrl, (Arch. f. Psi/ch., 1874).
S('[)t, foupcs liansvorsalcs du tronc ouc(''|)li,ili(Hu:' passant. : 1, par les luborcules (juadri-
junicaux anlt'ri(MUs o(, lo pied du pédiiuculc (-(''n'-lual au-dossous de l'oiigine du nerf
inoUMif ii( iil.iii (" l'oiMtiiun; 2, pai- la piotulx'rance au-dessus de sa plus forte con-
vexitf'-; .'{, par la protubérance an-(b'ssus de l'i'UieriJience du nerf facial; i, par la
pailic moyenne des olives bull)aires; ;>, par la parlie sous-olivaire du bulbe raclii-
iiiiin:s i>i; i-noii;! iinN m; i.iicdiici; ci im.i-.ka i i;. h:;
(lien; 11, |Mi' riiilri'-iidisrniciil iiilVi inir drs pyi aiiiiilcs ; 7, p.ir l;i ^l'•^illll sii|)t'riciii c
lie 1,1 iiiiirllc ii'iviiJilf. — l.rs voies i riil lil'iiLM's suiil inlorrcs en lilcii. Ii-s voies rr-ii-
lllpèles en lu un (1,111, le ■-y>li'iiie ( il iliel lill \ en |.i II IH' .
<7", le ffiisceaii interne du pied du iiedonriile cendiral lilires de l'anse lenlieiiinirc; ; il <mcii|w
Ift |iartie interne de la pyramide coiipi! fi, et le cordon antérieur Iminolaléral. — ^,Vy;', iV-^'ion
moyenne du pied du pedonenle eén lirai d.ins l,-ii|iielle les libres île la [lyramide sont niélan
;^'ees aver di-s (ihres du pédoncule ciTidielleiix moyen. — Cji, h; faisceau extiTiie du pied du
pédoncule cendiral ou faisce;ui de 'l'iirck ; il provient de l'écorce des lobes occipilal et. tem-
|ioral, occupe la partie externe de l;i pyramide du bulbe icoupes '2, II, 't, et forme l'entro-croise-
ment superieurou sensitifdii bulbe (coupe '.'<). — r/{.cor[)s restiforiiu!. — /'Ai. //'.■, //vi (confies 2
fl 3\ une (ibre protubérantiidle ipii occupe la ciuiidie siiperticicdle du pédoncule cérébelleux
moyen f,'auclie, entre en connexion avec une cidliile i<-ll] des libres lonf,'itudinfiIes di; la
protubérance et se ronlinuc avec une libre de la cuik lie pridonde du [lédoïK-ule cépélielliux
moyen •gauche. — fb (coupe 4), fibre superficielle du corps resliforme f,'au(;lio a|>partonant
au stralum /.ouale.ipii s'entro-croise îi la partie antérieure du raplié avec, une filtre de même
nom du coté opposé, entre on connexion !avec une cellule de l'olive bulbaire et pénètre
dans le cordon postérieur droit. — ///, libre des couches profondes du corps resliforme
droit ipii eiilre en connexion avec une cellule de l'olive droite et se continue avec le cordon
postérieur j^auclie. — fol, cordon antéro-laféral de la moelle cervicale. — flji, cordon postéro-
lateral de la moelle cervicale. — fl coupes (j et 1), cordon latéral de la moelle et du bulbe.
— /•'/). cordon postérieur. — //, subsbince f:él;itineuse de Ilolando. — A, la partie antérieure
du ruban de lleil, son orifjine dans le tubercule (piadrijuuieau antérieur (coupe 1). — I.a.
tcoupe 4 . la jiartie antérieure du ruban de Heil dans la ré^'ion bulbaire, ses rapports avec
l'olive bulbaire et sa continuation avec le faisceau latéral du [bulbe (coupe O; et le cordon
latéral de la moelle (coupe (i). — Lp, la partie postérieure du [rulian de Keil, son orif^ine
dans la valvule de Vieussens [vl) (coupe 2 ; ses rapports dans la jirotubérance et le bulbe
.coupes 3 et 11; sa continuation avec la partie postérieure du cordou latéral de la moelle
(coupes 5, 0, 7^. — A.7, lingula. — 01, l'olive jbulbaire. — 0,s, olive supérieure. — l'cm, pé-
doncule cérébelleux moyen. — Pcs, pédoncule cérébelleux supérieur. — l'o, protubérance.
— l' va) la pyramide ou la voie antérieure du tronc encéphalique. — Qa, tubercule ((uadri"
jumeau antérieur. — 88, locus niger. — Vu, la voie antérieure du tronc encéphalique ou voie
pédonculaire. — (7). la voie postérieure du tronc encéphalique ou de la calotte. — .'j, racine
descendaide du trijumeau. — 8, noyau externe de l'acoustique. — 8/, noyau interne de
l'acoustique. — 83 (coupe 4), fibres arquées en connexion avec les noyaux de l'acoustique.
10, noyau postérieur du vague et fibres radiculaires de ce nerf (coupe 4). — 10«, noyau
antérieur du vague. — 12, noyau de l'hypoglosse.
sa couronne rayonnante par toute l'étendue de son bord supéro-externe (FT) ; le noyau
caudé (FK) et le noyau lenticulaire (FN) recevaient chacun la leur le long de leur
bord supéro-externe. De la face tournée vers le tronc encéphalique [pôle périphérique
de Meynert) les ganglions de la base émettaient le syatcme de projection de deuxième
ordre qui unissait ces ganglions à la substance grise centrale croisée; de cette dernière
partait le si/sicmc de projection de troisième ordre constitué par les nerfs périphériques
cérébro-rachidiens.
La couche optique et les tubercules quadrijumeaux envoyaient leurs fibres de pro- Contingent icnticu-
jeclion de deuxième ordre dans la calotte du pédoncule cérébral. F^e corps strié envoyait 'o-'^^"^^^ 'l*^^ fi>Tvs
•' ■ ^ '' du picil «lu peilon-
les siennes dans le pied du pédoncule cérébral 1 Fig. oO). Les fibres du noijau caudé (FC) et cule cérébral.
les fibres radiées du notjau lenticulaire i F[>) y arrivaient en suivant la voie directe de la
capsule interne. Les libres des lames médullaires du noyau lenticulaire [irenaient la voie
détournée de Vanse du noyau lenticulaire : elles longeaient la face inférieure du globus
pallidus, contournaient le pied du pédoncule cérébral à la manière de la bandelette
optique au-dessus de laquelle elles sont situées, puis se recourbaient en bas et formaient
les fibres les plus internes du pied du pédoncule cérébral (CF, Fig. ')[). La plupart des
fibres de l'anse lenticulaire abandonnaient le pied du pédoncule cérébral après un
court trajet, s'enlre-croisaient avec celles du côté opposé au niveau du raplié du cerveau
moyen puis se rendaient dans les noyaux des nerfs moteur oculaire commun (Itl* paire
et pathétique (IV= paire), quelques libres descendaient jusqu'aux noyaux des VI', VII"^ et
XII* paires; ces fibres de l'anse lenticulaire n'étaient en effet pour Meynert que les ^6r<?.s-
cérébrales des nerfs moteurs crâniens. \,cs nulvcs libres de l'anse du noyau lenticulaire
descendaient dans l'étage antérieur de la protubérance, formaient la [larlie iiiti-rne de la
AXATOMIE DES CENTRES .NEUVEIX.
Contingent corti-
cal direct occipito-
temporal.
Continrent
eus nifccr.
In lo-
Dr-coiivcrte ilc
(lii'Men (le l'origine
'In faisceau do la
[)y ramidc dans la cor-
ticalilé motrice du
ehieil.
Travaux- de (/'liar-
col sur l'origine corti-
cale du faisceau pvra-
mid;il (liez l'Iiniiimc.
pyramide (luhulbi',niaisiie parlici[)aienl pas à renlre-croisemeiil inolcui' des pyramides;
elles occupaient dans la moelle le cordon antérieur, le long du sillon médian antérieur.
Quant aux autres fibres striées (Cbr, Fig. lil, coupe 1), les unes s'arrèlaient dans la substance
grise de la protubérance annulaire, les autres concouraient à la formation de la pyra-
mide antérieure du bulbe, s'eutre-croisaient au niveau du collet du bulbe, pour former
l'enlre-croisement inférieur ou moteur des pyramides, puis se continuaient dans le
cordon latéral du côté opposé de la moelle épinière (Fig. jIj.
Outre le contingent strié qui occupait les parties interne et moyenne du pied du
pédoncule cérébral (fig. ol, coupe i), celui-ci recevait en-
core des fibres dn loats niger et des fibres directes de Vécorce
des lobes occipital et temporal.
Ces dernières occupaient la partie externe du pied du
pédoncule cérébral (Fig. 51, coupe l,Cp), la partie externe
de la pyramide du bulbe (coupe 4, Cp), formaient l'entre-
croisement supérieur ou sensitif des pyramides (Fig. 51,
coupe 3), puis se rendaient aux noyaux des cordons de
(ioll et de Burdach et se continuaient indirectement avec
les cordons postérieurs de la moelle. Meynert, eu égard
aux cas d'iiémianeslbésie d'origine cérébrale rapportés
par Ti'irck, désigna ce faisceau sous le nom de faisceau de
Tiirck, ou faisceau sensitif.
Quant aux fibres du locus niycr (pédoncule du locus
niger de Meynert) (SS,Fig. 51, coupe 1), elles occupaient la
couche profonde ou stratum intermedium des parlies in-
terne et moyenne du pied du pédoncule cérébral, puis
descendaient dans la pyramide du bulbe.
La pathologie expérimentale et l'anatomie pathologique
devaient bientôt battre en brèche l'interprétation de
Meynert en démontrant l'existence, dans le pied du pé-
doncule cérébral et dans la pyramide bulbaire, de fibres
cortico-médullaires directes. Aussi, dans ses travaux ulté-
rieurs (1879), Meynert admet dans le pied du pédoncule
céri'bral, outre les faisceaux du corps strié, du noyau
lenticulaire et les fibres corticales directes temporo-occi-
]»i[ales qui forment le faisceau de Tl'irck, un |quatrièrae
faisceau, allant directement du pédoncule cérébral au lobe frontal sans passer par les
ganglions centraux et (ju'il désigne sous le nom de faisceau d'Arnold.
En 1872, Guddeu montra par voie expérimentale que, chez le ihiiii. les fibres de la
pyramide i)rennent leur origine dans le gyrus sigmoïde; (c'est-à-diie dans la région
désignée sous le nom de zone motrice par Hitzig) et que l'extirpation de cette région,
sans lésions concomitantes des corps stries, pratiiim'e sur des animaux nouveau-nés,
enlraînait uik; alrojjhie totale de la pyramide, alr^pliie (lui peut êlre suivie ijus(iue
dans le cordon lati-ral (hi (ùh' opposé de la iiidcIIc. Carville (>t Durel, Dejerine (1875),
eurent l'occasion de ciinslater la dégi'ni'n'si-i'nee dv la pyramide dans des cas de
lésions patholo';i(|ues du gyrus sigmoïde clic/, le chien, et, en IS7(l. Vuipian reproduisit
expérimentalciiient ('(îtle di'géni'rescencc; chez l'animal adulte.
.Maigri- son inniortance, celtfî expi-ritMice fondamentale de (iuddcii, (|iii luonve impli-
<item(!nt l'origine corticale du faiscc^au pyramidal, n'eut aucun l'etenlissement. Ce ne
fut que quchiues ann('(;s plus tard, grâce aux liavaux de Charcol (1870) et de Flechsig
(1881), ([ue l'origine corticale du faisceau pyiaiiiidal lut dt'linilivcmciil admise.
Charcot montra (jue les lésions de la substance grise corlicah; déterminent une
sclérose du faisceau pyramidal lors(|ue le foyer intéresse les deux circonvolutions
r()landi(|ues et les jjarties attenantes du lobe parii'tal et du lobe frontal. Cet auteur
lut ainsi conduit à admettre que U'. pied du ]iédoncuIe cérébral contenait à côté de
LI>
Fig. 52. — La région pyrami-
dale du pied du pédon-
cule cérébral , d'après
Charcot . ( Localisations
cérébrales, p. 200.)
D, dégénération secon-
daire occupant environ
les deux quarts moyens de
l'étage inférieur du pédon-
cule. — F, étage inférieur
du côté sain. — L, locus ni-
ger.—/', faisceau interne de
l'étage inférieur du côté ma-
lade. — T, étage supérieur
du pédoncule cérébral.
iii;ui.s m; l'Kit.i lie, l'inN i)i-; i/iicdiicI': (;i;iii:i!ii \ i.i;. s:
fibres pt'donriildircs imliveclcs [V'm. l\0}, c'csI-iMlii •• -i- l.i miii.iiil .lui- r.'-|i;iissour dfH
corps slrii's, tics /i7<rcs }irilnunilitiir'< lUrcrtr^ vniaiit de l.i roi lii-,ilil<', (|tii ttavci-^fiil la
capsule iulcriu! sans rnlirr daii-^ 1''^ iiny,iii\ ui is cjcs ma^^rs rrnli aji-s. l'iiiili-rnis, il
no h'Ur assigna pas iinf incalisalion dans la capMiJi' iMlcnic.
Dans un travail iilli'i ii-nr, C.haicol i-n se fomlanl. priiii-ipalriiniil, siii- lr;s n-rhondics
di' Kli-clisi},' (•onlriMt''cs par ses pio|)r('s observations, divi>a \r pied du pi'dniirul'- niré- I.oHtroiHfai^maux
, , ■ !• ■ 'lu iiirvl du pé'Ionculc
. l.iuU-n trois lais.ra.ix : .i ,-.|,r.s Clmrcot.
' Un faisi-raii inicnif, (|iii cm lopuiid à Idiillc scmin'iil and'Tieni' di- la ••a|)>uli' iiilcirir,
qui (It'iîénèri' parfois, mais («xcpptionnrilcnieiit à lasnilc de h'sions cérébrales, ri, dnnl
la (léyéni'ifscence m- peut èlre suivit» au ilelà de lajprotulti'-iance ;
l'n faisceau »ii^nrn, ou l'aisc(>au |»yrauiidal, (pii comprend au innins les ilcit-r iinurts
FiG. :i3. — La région pyramidale de la capsule
interne et du pied du pédoncule, d'après Flechsig.
1, coupe horizontale de la région thalamique de
la capsule interne; 2, coupe Jihorizontale de la
région sous-opliijue tle la capsuli; iuleruo; :{, coupe transversale du pied du pédon-
cule cérébral.
a, le faisceau externe de la couche inférieure du pied du pédoncule cérébral faisceau
occipito-tcmporo-protubéranliel non encore myélinisê . — ;;, la voie pyramidale myélinisée.
— p', la voie centrale des nerfs moteurs crâniens, en particulier du facial et de l'iiypoglosse.
— c, le faisceau interne de la couche inférieure du pied du pédoncule cérébral (fd)res du
noj'au caudé non encore myélinisé. — d, la partie interne de la conclic supérieure ou dor-
sale du pied du pédoncule cérébral ;(ibres du lobe frontal, du noyau lenticulaire et du noyau
caudé) non encore myélinisée. — /j, la partie externe de la couche supérieure ou dorsale du
pied du pédoncule cérébral (rd)res du noyau lenticulaire et de la (pieue du noyau caudé) non
encore myélinisée. — ,7. les radiations de la calotte.
moi/ena de l'étage infé'rieur du pédoncule cérébral et répond aux deux tiers antérieurs
du segment postérieur de la capsule interne {région pyramidale de la capsule);
Un faisceau externe IJaisce-du. sensitif de Meynert), (jui jamais sous aucune condition
ne dégénère, qui est composé de libres centripètes et qui forme le tiers postérieur du
segment i^oslérieur de la capsule interne.
En 1880, Brissaud subdivisa le faisceau interne en deux faisceaux inégaux: un petit i-a subdivision du
faisceau externe, contigu au faisceau pyramidal, qui renferme les fibres des noyaux p*èd*^da 'pédolfcuie
moteurs bulbaires (facial et hypoglosse) et correspond au genou de la capsule interne par Brissaud.
faisceau géniculé); un faisceau interne, beaucoup plus grand, qui répond au segment
antérieur de la capsule inleine, « se termine (''gaiement dans le bulbe et dont la dégéné-
rescence ne semble coïncider Itî plus souvent qu'avec des troubles intellectuels » (« fais-
ceau psychique »). Plus tard, Brissaud abandonnant l'épithète de faisceau psychique,
revient à l'ancienne opinion de Meynert et identifie tour à tour le faisceau interne du
pied du pédoncule avec Vanse du noyau lenticulaire et avec le faisceau d'Arnold.
88
ANATOMIE ])ES CENTHES NERVEUX.
Les travaux de
Flechsig basés sur
la méthode embrvo-
logique.
La constitution du
pied du pédoncule
d'après Flechsig.
La couche ven-
trale.
Son continrent
cortical.
Son contingent
strié.
La couche dorsal
Son cotilint'rNl
strié.
Flechsig, dans une st^iie de travaux ])arus en 1869, 1877, 1878, 1881, 1884, étudie,
l'aide de l'anatomie de déveloiipenient, le trajet du faisceau pyramidal dans la moelle
épinière et s'occupe plus spt'cialement des varialions que présente la décussation des
pyramides. Dans ses premiers travaux, il admet encore, avec Meynert, l'origine striée du
faisceau pyramidal ; dans ses travaux ultérieurs (1881-1883), il étudie le trajet du faisceau
pyramidal dans la capsule interne, admet l'existence de fibres cortico-méduUaires et cor-
tico-prolubérantielles directes, et tlivise chez le nouveau-né le pied du jiédoncule cérébral
en deux couches, l'une î;en(ra/<? inférieure ou périphérique, l'autre dorsale ou supérieure.
La couche ventrale comprend quatre faisceaux (Fig. 1)3) :
1" Le faisceau externe (a), faisceau cortico-protubcrantiel postérieur, faisceau temporo-
occipito-protiibérantiel (Hintere oder Temporo-occipitale-Grosshirnrinden-Briickenbahn),
occupe le tiers externe du pied du pédoncule, ne se myélinise que plusieurs mois après
la naissance et ne présente jamais une dégénérescence descendante. Il ne constitue pas,
comme le croyait Meynert, l'entre-croisement sensitif ; il ne représeirte pas un faisceau
sensitif; il n'atteint pas le bulbe, mais relie la substance grise antérieure du pont à
l'écorce occipito-lemporale ;
2° Le faisceau moyen (p), /"a/scert^pî/ramù/*//, occupe dans la région pédonculaire infé-
rieure le tiers moyen et dans la région pédonculaire supérieure, le troisième quart
externe du pied du pédoncule. C'est un faisceau myélinise à la naissance, très bien
délimité en dehors, qui passe par l'étage antérieur de la protubérance, n'abandonne
aucune fibre aux noyaux]pontiqucs, forme la pyramide bulbaire et se continue avec les
faisceaux pyramidaux direct et croisé de la moelle. Dans la capsule interne, il occupe
la partie postérieure du segment postérieur, se rapproche du genou de la capsule sur
les coupes supérieures, puis aborde le centre ovale et se rend dans le lobe pariétal,
en particulier dans la circonvolution pariétale ascendante;
3° En dedans du faisceau pyramidal se trouve un faisceau encore peu myélinise à la
naissance (p'), il n'atteint pas le bulbe, occupe dans la capsule interne le segment pos-
térieur en avant du faisceau pyramidal et représente les fibres des iwrfs moteurs de la
protubérance ;
4» Le faisceau int erne [c] , qui comprend les deux cin(|uièmes inlornos du \ùcd du jiédon-
cule, se revêt tardivement de myéline. Il fait suite au segment antérieur de la capsule
interne et à la partie aniérieure de son segment postérieur et conlienl des fibres du lobe
frontal, du noyau caudé et de la partie antérieure du noyau lenticulaire, a) Les libres
originaires du lobe frontal constituent le faisceau cortico-protubérantiel antérieur ou fron-
tal [vordere oder frontale Grossliirnrinden-Bruckenbahn); elles jirennenl leur origine
dans les trois circonvolutions frontales ainsi que dans leurs pieds d'insertion sur la fron-
tale ascendante; elles dégénèrent à la suite de lésions de ces régions, occujient le bord
inlerne du pied du pédoncule cérébral, deviennent jirofondesdans la partie inférieure du
pédoncule et occupent alors la partie interne de la couche dorsale ouinofonde; elles
aboutisstiut finalement à la substance grise de l'étage antérieur de la luolubérance,
mais ne participent pas à la constitution de la pyramide, b) Les fibres du noi/au caudé,
provenant de la lèle, du (ronc et de la queue de ce noyau, se rendent direclenient dans
la capsule inlerne, passent en avant du faisceau pyramidal el se ]>lacenl dans le jMed
du pédoncule, enli'e le faisceau cortico-protubéranliel anii'rieur el le faisceau des nerfs
moteurs crâniens; elles (iicupcnt ensuite le bord iiiliTiie de la ])rotubérance lorsque les
fibres cortico-protubéiaiilielles antérieures sont devenues ]tiofondes. c) Quant aux fibres
du noyau lenticulaire, les mies o(;cupent la couche dorsale, les autres se rendent dans la
conclu! ventrale el sont situées entre le faisceau des nerfs crâniens moleurs el le faisceau
d(!s fibres caudées; elles forment avec ce dernier le faisceau slrio-protubérantiel (Slrei-
rcnliiigcl-ISriickenbahn).
La couche dorsale du |)icd ilu jM'doncule cérébral csl siluée au voisinage immédiat du
locus niger et correspond au stralum inlermedium de Meynert; elle est constituée en
dedans (Fig. a3 (d) par les filtres du faisceau corlico-prolulx'ranliel antérieur el en
dehors par les fibres du noyau lenliculaire (b).
I
riniU'is i»i l'iKUii Ti(i\ Di: i.'iic.oitci': <:i: lu nit ai.i:.
S9
.iii'ii
■^ rn|M'iru
ilr ( .i/'Im.iI liri! son oiii^'ino non pas du
MrMiril. FhTlisit;. Hi'ililorcw, Ivlin-
■ idl.llKli.nir ri il.in- Ir l'iril <riM-
l.f's aulrnis i|ui (ml sncciili- à Mi-i li>.it; m- Minl m ^'l'-nf'ial l.ln^^'■.s à son opinion
(Ol»M>li'in«'r, Ktlinuri, Itrclilcii-w, v. Monak.tw. Zadici i r-l .iilrni-l Iml dans Ir; |)i(!d du
pédoncule cr'n'lnal : un l'aisc-i'iiu roilicn-pi(iliili-'i;inlii'| .mli'i ifui', iiii Liiscrau de»
iici r-> nii'trurs naniriis, un r.ii^icni pyi.iniiil.il, un Liisicm cinliid |ii hMiIh r.inlifl pos-
l.'l l.'MI ri, (l;in-< II'- (Mil, lir-, llllrlllrs cl pi i .|i.lh|i'S dll pinl ijll p.'ddlKll |r dr^ lillIWS d'oi i-
. me caudi'c t'I Icnlicid.iin'.
\r< riM-licr<-lM<s ,|.- It.'jniiic (I.S'.i.t , li.i>..'c-. mit l.i iii-'llnidr drs df.L'.'iirips.cnics .secon-
da in'- «■hldi.'rs à r.lid.'di's ,iMl|M'-~ lllhi,,v,-,,|.iillli'--M'lii'r^, |||<'l Imdr ( pu ili li I cu ilfiriifr
iOMii I tixri r.uiiiinr df lis lilurs, au mmn- i hr/, rimn , (inl di'-inonln; (Fig. 49) :
I" (juc Ir pii'd du p.dnili'idr . iT.dM-.l 1 Ile rdnlicnl p.i^dr lilu<'S Slri('!CS, (jU'il esl CXClU-
sivcnu'Ut lornir de IIImcs d'(>i'ii.dnr coiiicali' «l ipi'il di-i'in'i '■ in Inl.ilili' à la suiff; df;
lésions l'icndut's di- la coilicalili'- ci'n'luale ;
■2" (Juc If l'aiscciui iiilniir du pii'il du
lolio Tronlal loul rnhir, roiiiiin' r.idiin
per. olf., - ni.iis ipi'il |urnd naissanri' il
sorlion dr la Iroisit-nio t'irc(Uivoluli(Ui IVonlali';
3° Que II" raiscoau exicrnc ou do Tiiiok, n cnI pniiil, ((nnme lo croyaient. Meynfut,
FK'cIisii,', ("le., nu faisceau venani
de la r('i:i(Ui occipilo-leiuporale,
mais (]u'il \ ieni de l.i p.n lie nioyeii-
110 lie la (-(Mliialili' leiii]H)r,ile, et
<*n parliculier des deuxième et
1roisiènn> circonvoluliiuis leuipn-
rales ;
4° yiio le faisceau pyramidal
occupe les trois cinquièmes moyens
du pied du pédoncule cérébral.
En 1894 et 189G, Flechsig mo-
difiant ses anciennes idées sur la
texture du cerveau et aliandou-
nant son opinion sur lorigine des
faisceaux cortico-protubérantiels
antérieur et postérieur, émit en
se basant sur l'étude du di'velnppenieul de la uiyéliue dans les luMiiisphères céré-
braux luie nouvelle opinion sur la texture ilu cerveau qui peut se résumer ainsi
(pi'il suit : Il existerait dans clnc[ue bémisplièro des zones distinctes les unes des autres
au point de vue anatomique et partant fonctionnel : les zones des centres de projection
ou zones des sphères sensorielles (Sinnesspbaren ou Projectionscentren) et les zones de
centres d'association (Associationsceniren).
Les zones des centres de projection seraient reliées par des fibres de projection aux
centres inférieurs du nevraxe; elles com]>rendraient : 1" la région rolandique.le lobule
paracentral,Ia partie adjacente de la circonvolution du corps calleux et la partie posté-
rieure des trois circonvolutions frontales (sphère tactile); 2" le cunéus et la lèvre cal-
carine du lobule lingual (sphère visuelle) ; 3° la partie moyenne de la première circon-
volution temporale (sphère auditive); 4" les circonvolutions limbiques, en particulie-
I hippocampe et la substance perforée antérieure (sphère olfactive).
Les zones des centres d'association seraient dépourvues de libres de projection mais
seraient reliées aux sphères sensorielles par de nombreuses libres d'association. Ces
zones, au nombre de trois, seraient : l'une postérieure, comprenant le lobe lemporo-
occipital, le lobe pariétal et le précunéus; l'autre moyenne, localisée dans l'insula de
Heil; la troisième antérieure, localisée dans la partie antérieure du lobe frontal.
D'après Flechsig, il n'y aurait donc guère qu'un tiers de la corticalité encéphalique
<iui serait ponivu de libres de projection, les deux autres tiers en seraient privés et
serviraient seulement à associer les unes aux aulres les sphères sensorielles et la sphère
Fk;. .'ii. — La n''giiiu pyramidale du i)ied du pédon-
cule cérébral, d'après Dejerine. (Voy. aussi Fig.49.i
'rr.iv.iux <lo I)<!Jo-
rini! sur l'oriK'n«
(•xi'lusivciiuîjit r.i>ni-
calo <l(!s tltiros <lii
j)ic<l 'lu |i(';'l'>ficul<!
cérébral.
Les nouvollos idées
lie Flcclisig sur la
texture 'lu cerveau.
Les centres de pro-
jection.
Les centres «l'asso-
ciation.
Ces derniers se-
raient dépourvus de
fibres de projection.
90
ANATOMIE DES CENTRES .NEliVElX.
Recherches de De-
jerinc. Sachs, v. Mo-
nakow, Siemerling',
O. Vop-t démontrant
la présence de fibres
do projection dans
les soi-disant cen-
tres d'association de
Flcchsig.
Modifications ap-
po<'té(>s par Flechsifr
;'i SCS opinions.
tactile. Les zones des centres de projection existeraient, ;d'après Flechsig, dans toute la
série des mammifères, quelquefois même avec un développement plus considérable
que chez l'homme. Les zones des centres d'association représenteraient les centres
intellectuels (Geistige Centrent les véritables organes de la pensée (Denkorgane). Elles
n'appartiendraient qu'aux primates, constitueraient la marque caractéristique du cerveau
de l'homme et leur développement, variable d'un cerveau humain à l'autre, serait en
rapport étroit avec le développement des facultés intellectuelles. Dans la série des
mammifères elles perdraient de leur importance et finiraient par disparaître complète-
ment au fur et à mesure que l'on descend dans l'échelle zoologique.
Cette conception de la corticalité cérébrale, que Flechsig a émise dans plusieurs
publications, repose sur l'élude de cerveaux de nouveau-nés ou d'enfants dont le plus
âgé avait cinq mois; elle est en contradiction absolue avec tout ce que nous enseignent
l'anatomie normale et l'élude des dégénérescences secondaires.
L'anatomie normale, appuyée sur l'étude des dégénérescences secondaires, démontre
que toute la corticalité cérébrale contient des fibres de projection, y compris probable-
ment l'insula. L'un de nous, en 1897, a montré que l'extrémité antérieure du lobe fron-
tal et le pli courbe envoient de nombreuses fibres de projection dans la couche optique,
et les faits que nous rapportons dans cet ouvrage (Fig. 66 à 141, p. 90 à 149) montrent
une fois de plus que toute la corticalité cérébrale possède des fibres de projection.
Mais le secteur moyen de l'hémisphère envoie seul des fibres de projection dans le
pied du pédoncule cérébral, et de là dans les régions inférieures du névraxe. Les
secteurs antérieur et postérieur, c'est-à-dire les deux fiers antérieurs du lobe frontal,
le lobe pariétal et le lobe occipital, le précunéus, les lobules lingual et fusiforme, la
pointe temporale, envoient de très nombreuses fibres de projection dans le thalamus
et les ganglions qui en dt' pendent, mais n'en envoient pas dans le pied du pédoncule
cérébral.
En 1897, Sachs est de même arrivé à dos résultats opposés à ceux de Flechsig en
employant la inélhode des dégénérescences secondaires, et v. Monakow, en 1898, étu-
diant la myélinisalion de la corticalité cérébrale chez un enfant âgé de quatre mois, a
pu constater très nettement que le lobe pariétal, comme les circonvolutions occipito-
temporales, possède des fibres de projection, et qu'il participe à la constitution des
couches sagittales du lobi^ occipito-temporal et du segment rétro-lenticulaire de la
capsule interne. Siemerling enfin (1808) étudiant la myélinisalion de l'écorce chez le
fœtus de huit et de neuf mois et chez des enfants de un à lieize mois a constaté que la
corticalité cérébrale tout entière, y compris l'insula, possède des fibres de projection.
L'anatomie comparée montre, du reste, que les cerveaux des mammifères, en par-
ticulier du chat (0. Vogt, 1898), présentent le même mode de développement de la
myéline (|ue l'homme. La myélinisalion apparaît d'abord aux trois points qui corres-
pondront aux « trois centres sensoriels onde projection» de l'homme; ces points s'agran-
dissent peu à peu, puis se fusionnent et s'étendent bientôt à toute la corticalité cérébrale.
La nouvelle conception de Flechsig est donc erronée. Qu'une grande partie de
l'écorce cérébrale soit encore dépourvue de fibres de projection chez l'enfant en bas
âge, — et le cerveau de l'enfant le plus Agé étudié par Flechsig était celui d'un enfant
de cinq mois, — la chose est probable. 11 n'y a rien d'étonnant à ce que les centres
sensoriels et sensitivo-motcurs se dévelopiient plus vile qiu^ d'autres régions de l'écorce,
puisqu'ils sont d'ordre pliylogéni'lique plus ancien. Mais se baser sur ce fait que cer-
taines fibres ne sont pas encore dév(>loppées à une certaine période de la vie. jiour dire
qu'elles n'existeront pas plus tard, c'est là une projidsilion inadmissible.
Du reste Flechsig n'a pas tardé à modifier son npiiiiiui IS',)8); il admet ;injourd'iiui
au lieu des 7 zones corticales primitives (4 zones de projection et ;} d'association) « pour
le moins » 40 zones corticales eml)ryoli\gi(|ues ; il admet en outre que ses «anciennes »
zones d'association possèdent /les libres de piojection mais en i|uanliti'' nioiiulre que les
zones de projection.
iii;iîi;s m: i'i!ii.ii:( timn ni-, i.'iicoitcK (;i:iu;i{i« a i.i:. -.h
III. - Tn\,ii:r lis ni!i;i:> i»i. i-uojkction du mantiiai «èhkiih \i, kti.dikks :
I" i'\u i.\ Ml iiMthi \>\:^ iii;(.I':m';hi;sc.i;ncI';s si;cum)AIUi;s ; 2" dans cichtains
(•.\s d' \(.i;m;sii:s ih \i\nii \i (.i:iii;iin \i..
I. — i)i;(; i:m^'.h i:sc. i:Nt;i;s siicond v i it r,s
l.t' itriuiinc liinni- iiii loiil ;m poiiil do VU(î <'uialnmi(|ii(' cl pliysiolo- ConsidcTations (,'»••-
<ii(]iir l'I iiiic loiiui (rime (le >(•> |t;iili('> constiliiantcs l'ciciilil, sur (oiilcs
Ifs ;iiili('>. .\(iii> >;i\(iiis (|ii(' si l'on >(''i)ai'(! le cylindrc-ax(; de sa (•clliilc
d'oriiiiiir. la parti»' de ce cylindi'c-axc sitiKMMiu-dossous de la scclioii d(''g6-
iicri' — (//■f/r/irrrsir//(f' ii'dlln'irnin' ou cellulifiif/c. Nous savons aussi (|Uo, D(-(,'6n(-resr;oncf)
I 1 III ' Il II - !• I I I i' I I <:(!llulifn(^r'.
daii> ce cas. la cellule prcscMUc des altci-auons de Icxluro (v. (luddcu,
lla\cui. l"oi(d, Nissl. elc. 1 . cl (|ue le lVaj;nuMil de cylindre-axe sihu'' au-
dessus de la seclion s'allère c'^alenuMit — drgénrrescnicc rrlr'x/rtide ou
( rllitliitrtr. ('elle dernière est d'aulanl plus complète (|ue le neurone est Dég.-nrrcsccncc
pluscourl. ([uil estléséen un point plus rapproché de sa cellule d'ori^^ine ^^ " "pôto.
cl (|uc le >ujel a idc fi-appé à un âge plus jeune; mais elle survient égale-
nienl elle/ l'adulle dès (|U(> la lésion est un peu ancienne (Fig. o5, cas
Brichard, cas Dautriche, Fig. 192 à 194, p. 182). Nous savons enfin
i[ue les lésions (h^slruciives — lorsqu'elles remontent à la première enfance
V. (iiudd(Mi, For(d, v. Monakow. [.angley et rîrunbaum, etc.) ou lorsqu'elles
SI ml anciennes fvoy. casPradel. [). I 00 elsuiv.) — entraînent une atrophie
des ueui'ou(^s de 2'' et de .'{"ordre. Ces atrophies, dites atrophies indirectes, Afroi>iiies in.ii-
/ ■ . .• • , , • 1 , ' •'! I !• . Il' 1 rectos ou secou.
^cronatnrns, tertiaires, sont loujours lentes a selahiir et sont 1res proba- daircs.
blement l'expression anatomique de l'inactivité fonctionnelle (Vulpian . de
l'absence ou de l'insuffisance d'excitants nécessaires à la nutrition normale
des neurones. On connaît de longue date l'hémiatrophie croisée céréhel-
leusc» dans l'hémiplégie infantile; il est de même fréquent de conslalei-,
suivant le siège de la lésion, soit une atrophie de la bandelette opli({ue,
ou du ruban de Heil médian (Fig. 57 et 58, cas Pichepin, voy. aussi cas
Rivaud. \^. l')l,Pradel. p. lOOi, soit une diniinution de volume de la
corne anli'ricure d<' la moelle épinière (,Fig. 77 et l')9i.
Les atrophies indirectes ou secondaires, s'accompagnent toujours d'une Atropines en masse
atrophie en masse plus ou moins prononcée de la moitié correspondante iatéraie'"<hi"tronc'!în-
du tronc encéphalique, portant sur la totalité des faisceaux blancs et de la c^'piia'i'i"'^ et de la
, . . . . moitié croisée de la
substance grise. Elle intéresse non seulement les faisceaux de la voie moeiin épinière.
pédonculaire respectés par la dégénérescence (Fig. 60, cas Bizaguet , ou le
système de ])rojection du rhinencéphale, en particulier le trigone et'it'bral
(Fig. 61, cas Rivaud), mais encore toute la moitié correspondante de la
calotte pédonculo-prolubérantielle(Fig. ()0,casBizaguet; Fig.73à75,cas
Pradel ,1a moitié correspondante du bullx" Fig. 76, cas Pradel : Fig. ."7,
cas Pichepin: Fig. V.Vl, cas Rivaud et la moitié de la motdie é|)inière
opposée à la lésion cérél)rale ( Fig. 77, cas Pradel; Fig.lo7, loS,lo9,cas
RivaudK A topographie de lésion égale, l'atrophie en masse est d'autant jjIus
ANATOMIK I)i:S CENTRES NEItVElX.
intense que la lésion frappe un sujet à un âge plus jeune ou que chez l'adulte
elle est de date plus ancienne. Il est intéressant de comparer à cet égard
les cas d'hémiplégie cérébrale infantile cas Pichepin, Fig.56 à 59; cas
SR ^^P Vd
.Lu
YP(d)
i''iG. o.'J. — Dégénérescence rétroiirade de la voie pédoncuhiire, en paiiiculicr de sa
partie moyenne chez un homme de 44 ans, frappé à Tàge de 35 ans d'une hémiplégie
gauche consécutive àun foyei' de ramollissement occupant la moiliédroile delapro-
tuhérance. (Voy. cas Brichard, III'' ]iartie.)
La dégénérescence rétrograde de la voie pédonculaire diminue de bas en haut;
elle peut être suivie avec beaucoup de facilité dans la région sous-thalamique de la
capsule interne ; dans la région llialamique inférieure et moyenne il n'existe plus de
zone dégénérée dislincte, mais une diminution de vohmie en masse de tout le seg-
ment postérieur de la capsule inlerne, surtout dans sa partie moyenne.
Le pied du pédoncule gauclie, présente une ])elite zone de dégénérescence (VP (d)
consécutive à un foyer de ramollissement du noyau lenticulaire ayant sectionné
dans la région Ihalamiiiiie moyenni^ la p.iilii' aiilériciire du segment postérieur de
1.1 <;i|isule interne en arrière du genou.
/■7/;, faisceau longitudiii.il i)(ist( rieur. — /•"/', f.iisci'.nnlc 'l'unU allciut (l(Mlégénérosccnce
létro^'iade. — Lu, locus niger. — l'es, pédouculc cércbcllcux supérieur. — Qp, tubercule
(luadrijuuieau postérieur. — /{/, rubnn de Ueil I.iléral. — R»i. ruban de Holl médian atteint
h (troito de défjénéroscencc ascendante eonsécutive à la lésion prolubérantielle. — SR, for-
nialion réticulée. — IV/. petite racine nu)tnce descendante du Irijunu^au. — 17*. voie pédon-
culaire; Vl'd;, la zone dégénérée du jiicd du pédoncule gauche: 17' /•), la zone d'intensité
niaxinia de la dégénérescence rétrograde de l;i \(ii(; pédonculaire droite. — ///, filets radicu-
laires du nerf moteur oculaii-e couuiuni.
Rivaud, l'ig. 1 \2 à 162) aux cas d'hémiplégies ancieinics «h' l'adulte, cas
Pradel, ouzo ans de durée (l'ig. (»(") à 78); cas Bizaguet, (|uinz(' ans de
durée i l'ig.lJO); cas Cogery, viiigl-(hMi\' ans de diirc'e (l^g. ITS, ITÎ), 180).
hniis les cas d'hémiplégie céréhrah* renionlanl à l'enfance et s'accom-
riinu'.s i>i; I'Hoiicimin m; i.*i:i;ni;(;i; c.i.ki.i'.k \ i.i:
'j:j
.'M
...•t
V -lir ( J.1
Fio. 56.
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Jlrn
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tiitn l'ic liofii II,
Air»|iliiii iii'lirncdr
'lu rulmii ili< Knil
iii<-<liaii' i!t litViiija-
tr<i|>hiu l'H mnH<i() ilu
tronc (■ii<:>-|ili;iliquu
'laiiH un rus •! Ii<-nii
)il«'-(,'io rrrri'tljrnl»! ili-
l'aiitilc Kaiiolio l[>la-
<[ii(^juiiiir i|i!l;i|iuri.ii!
inoyciirii- «li-s i;ir<:')n-
voliUioiis rolaii<lif|ii«?\
ilroiU's sans pariifi
paiioii 'les noyaux
t{ris cciilraux.
Crst
N D l^aT
3^ an: îTOl' •^'
F 1(1. :;:.
FiG. oG,.")7 et .'18. — Cas Pichepin, héinipléyie cérébrale infantile, datant de l'âge de Tans
chez un sujet mort à l'âge de 84 ans. Plaque jaune de la partie moyenne des cir-
convolutions frontale et pariétale ascendantes, sans participation des noyaux gris
centraux. Il existait en outre dans ce cas une dilatation de la corne occipitale et
du carrefour ventriculaire, et une atrophie des circonvolutions des régions pariéfo-
occipito-teniporales dans les régions légèrement teintées de la figure 56 qui ne
mesuraient guère plus d'un demi-centimètre d'épaisseur. — Fig. o7. — Coupe trans-
versale de la partie moyenne du bulbe. ;Dégénérescence de la pyramide anté-
rieure du bulbe (Py), atrophie indirecte de la couche interolivaire (Rm(a) et hémia-
trophie en masse de la mollit' droile du bulbe. — Fig. 08. — Coupe transversale delà
94
ANAÏOMIE DKS CE.\TI\ES NKRVELX.
région inférieure du bulbe. Déf^énérescence de la pyramide antérieure droite (Py),
atrophie indirecte derentre-croisemenl piniforme (xpin),des libres arciformes inter-
réticulaires gauches (fir(a), des noyaux des cordons de Burdach et de Goll gauches
(NG, >'B'i, du côté opposé à la lésion cérébrale. (Méthode de Weigert.)
Côté sain.
Côté atrophié.
FiG. 59. — Cas Pichepin. l-"ragnients des couches interolivaires du côté sain et du côté
atrophié vu à un fort grossissement. Le ruban de Reil du côté atrophié contient un
petit nombre de libres normales (fn), il contient surtout des libres de petit calibre
et un très grand nombre de libres atrophiées (fa), les fibres sont en outre plus ser-
rées les unes contre les autres, la substance fondamentale étant atrophiée. Double
coloration. (Mélhode de Weigert et Carmin. "i
pagnant d'une dégénérescence ou d'une agénésie plus ou moins totale de la
pyramide du côté correspondant à la lésion, on observe parfois du côté
sain une véritable Jnjpertrophie de tout le système des fibres de projection
du manteau cérébral, en particulier de la voie pédoncuiaire et de la
pyramide antérieure du bulbe. Il s'agit là vraisemblablement d'une hyper-
dans certaines hémi- irophie de cause fonctionnelle, compensatrice, vicariante pour ainsi dire;
plegics cérébrales ^ • i i i
infantiles. trés appréciable dans le cas Pichepin (Fig. o7 et 58), elle atteint un degré
excessif dans le cas Rivaud (Fig. (»2et63; voy. aussi les ligures lit, 147
à 155, p. lo3 et suiv. se rapportant à ce cas).
Hy i>ertrophio com-
pensatrice de la voie
pédoncuiaire, en par-
ticulier do la i)yra-
mide du côté sain,
Dans le centre ovab\ la ca[)sule interne et le pied du pédoncule céré-
bral, l'enchevêtrement des différentes catégories de fibres de projection du
manteau est tel, ([ue l'emploi systiMualiqui» de la méthode des dégénéres-
cences secondaires perm(^l seul de déterminer leur trajet, leur longueurel
le territoire cortical dont elles émanent. Or une lésion rorlicalr entraîne non
seulement la dégénérescence des fibres de projeclimi corliciruges, à ter-
toutfs les (iiTos qui niinaisous pins on moins éloignées (thalaminues. st>ns-lli;ilaniiciues, pro-
l>reiiiientlcuront,'in<' ' . . . .
lulx-rantiellcs, mi'dnllaii'cs), nniis encore — ainsi (pic nous l'avons vu dans
le tom(î l'"'' — la d(''g(''nérescence des fibres commisMirab's. (l(>s libi'cs courtes
et longnes d'associalion ; elle l'elenlii en onire sni" les fibres lerniinab^s,
corlicipMes (|ui subissent la dégéiuM'escence i'('lrograde, cellulipéle. Fe
champ (le dégénérescence, si l'on peut s'exprimer ainsi, sera donc li'ès
élcndn an voisinage iniiniMlial Aw foyer priniililCorlical cl se l'i'dnira
J^os lésions corti-
cales déterminent la
(|éf,'énércscciicc ilo
ou (jui se terminent
dans la réf'ion lésée.
Vc ' 6yAq
! 'Aq ;
■ ' ; Ça
TiG. (")!.
Fk.. C.O. — Alr.i|iliii' cil niasse de la caloltc du pédoncule ci'rébral et de la voir pédoii-
culaire dans un i a> de di''i:énérescence de la partie moyenne du pied du pédoncule
ctTébial. Cas Bizaguet. voy. Fii;. 39, p. ao.)
FiG. 01. — Alropliie en masse du pilirr aniérieur du (ri^'one dans un cas d'hémipleuie
cérébrale inlantile. Cas Rivaud, Fii;. 142 à 162, p. l.il et suiv.) F^'atropliie porte non
sur le nombre mais sur le vokune des fascicules qui sont plus petits, plus serrés les
uns contre les autres et sépan-s par très [leu de substance i^rise. Méthode de ^^eiger^.
I.e Iriiione atropliié- et le triiione sain ont été dessinés à un même grossissement.
— Atrophie indirecte du ruban de Heil médian dans un cas diiémiplégie cérébrale
infantile. Cas Rivaud, Fig. 142 à 102, p. loO et suiv.) (Colorât, au carmin). Le ruban
de Hcil sain et le luhan de^lUdl atrophié ont été dessinés à un même grossissement.
96
AXATUMIE DES CEXTKES .NERVEUX.
polit à petit, au fur et à mesure de l'épuisement des fibres dégénérées.
A la suite d'une lésion sous-corticale, capsulairc, pédonculairc. protubé-
NCB
Lu
Fir.. 62-63.
NCG(a)
"NCG 1 >]CB(a)
FiG. 62 et 63. — Hypertrophie conipcnsatrico de la voie pédonculaire (Fig. 62) et de la
l>yramido antérieure du bulbe (Fig. 63) du côté sain dans un cas d'ht'niiplégie céré-
brale infanlilc avec agénésie de la pyramide du côté lésé. (Cas Rivaud, voy. p. 151,
Fig. 142 à 162.)
ranlicllc, hullxiirc ou mcdultaive siUuM' sur le trajet des fihres d(^ |)ro-
jectioii ilii luanleMii (•('•rél»ral. IV'tendiie de la zone dégénérée est toujours
plus grande ([ue celle (|ui s'observe à la suit(> de lésions corticales, (le lait
liciil : 1" à la disposiliou eu éventail du système de j)roje('tiou, (jui veut
(|iriiii(' h'sion capsulairc iiuMue minim(> détruise d'un seul ('oii[t uu [)lus
iii;ui;s im; l'Hn.i iic i i o n im; i.'iic.uuci'; (;i;i;i:r.i( \ i.k. <m
«riMIld iiniiiliir ili' lilil'i'-^ (11- |i|(ij('rl iuli à IniKj Inijrl i|iriii|i' |i-|ii|| ci iil ir.i !<• |,(.h li'-Hionti ««.u»-
(le llirmi' rlcliillic; 1' ;i (•(■(|ll(' «l.llls leur huit: Inijcl rlcinlll illl lli;illlr;il| i^jr,,,, |,/,.|f,n,ulai-
<'(M('lii;il .111 liliim h'niiiiiiil. les lihrcs de iifoiccl ii m nCxi^Irnl iiiilli' imi'l ''"''• ""■■• 'i|'' "•"''■
j^ \'r\\\\ i^(i|r,(|iic |i;iiln|il cllrs sc inrljlllj^cil I <MI ^'cll I ic en li ^cii I ;i\i'C {\i'^ l-rojnction 'In rnaii-
I II V i ■ ■ K \ "■'"' '■•'■'■"l'rîil cn-
liliir-- plu-. iMi iiiniii'- ii(iinlir('ii--<'s cl (le |tr(i\ ciKiitcr Iml \;iiic(': A Inir iniini-nf. la «l-k-tk;-
(irii/inr cl (|;ms l:i siili<l(incc hlaiulic non di ff rrrinirc de rii('Mlli>|)llcr(', syMèmo' <lo' "(il.rci»'
elles s'ciK licNcIrciil iiil iiiiciiUMil Jivcc les liltrcs cominissmjilcs cl d'iisso- ainsi fine -les nbrM
(|| ongiiio varii'cs (pii
ciiilioli du in;iiilc;ni (•('•nd)i';il ; d.iiis la conrannc rniinnnnnlc cl la caitsnlc snnirc-croiscnf ohm-
inti'tni'. (dics sc iiiclanj^ciil en (Uilrc aux lihrrs larl iciprics (|iii, |ircnaiil
leur origine dans l(>s e(Milrcs uaii^lioiiiiaircs iiirrucoiiicaiix [/ihrrs ihn-
\ hnno-cnrticalos ^'[ aiilrcs), se ((MMiiiueiil dans l'ocorce cérél)ralc en siii\anl
en sens inverse le Irajel ^\^'> libres do projection corticale. Dans la ea|)snl('
inl(Mne. (dies sniil en duI rc croisées par un nombre plus on moins
considi'iahle de libres (|iii — ndiant le C()r|)s strié au tlialanius,à la ré^^ion
sous-llialanii(|iii' v\ à la ealolle du |i('d()iieiile cérébral, — suiv(Mil. pour
ari'i\('r à leur deslinaliou, dans nue j)arlie de leur Irajtd la voie de la
capsule interne ou la traversent plus ou moins obli({uenienl. Dans Vélar/e
infrrirnr du pédoncule cérébral, par contre, elles existent à l'état isolé
sans mélange avec d'autres, et il en estpi-es(|ne de même dans Va. puramide
hulbairo. Dans la moelle épin'ière enlin, les libres dn faisceau pyramidal,
bien (jne cantonnées spécialement dans certaines parties, sont accompa-
iiuées dans tonl ItMir trajet par des fibres ayant une toute autre origine
(^libres longues et courtes d'association provenant des cellules descordons,
fibres de la formation réticulée bulbo-protubéranlielle, fibres venant du
liibercule (juadrijumeau antérieur, du cervelet, du noyau de Deiters, etc.).
Les lésions sous-corticales, capsulaires. protubérant icdles, nu'dul-
laires. etc., entraîneront donc, outre la dégénérescence des librcîs de pro-
jection corticale, la dégénérescence d'autres systèmes de fibres d'origine
variée.
Dans ces lésions il sc produit, en outre, des dégénérescences en aval Dé-tnércsccnces
et en amont du foyer primitif. Lorsque la lésion est récente, le champ de et'l"I'amont'^de''ces
dégénérescence est constitué seulement par les fibres qui, séparées de lésions.
leurs cellules d'origine, ont subi la dégénérescence wallérienne — déf/é-
nérescence cellulifuge. — l^es fibres ([ui dégénèrent en aval, c'est-à-dire
au-dessous d'une lésion sous-corticale ou capsulaire par exemple, et qui
suivent la voie de la capsule intern(> et du pied du pédoncule cérébral,
appartiennent aux fibres de projection du manteau cérébral; ce sont des
libres corticifuejes. Les fibres qui dégénèrent en amont, c'est-à-dire au-
dessus de la lésion, sont, elles aussi, frappées de dégénérescence cellu-
l'fn(je, car ce sont des fibres, qui nées dans le thalamus et ses gan-
glions, etc., — vont s'arboriser dans l'écorce, fibres cortie'ipèles.
Par contre, lorsque la lésion est moins récente, à cette dégénérescence
cellulifuge vients'adjoindreun(> dégénérescence rellulipèle, rétroep-ade^o^xù, Dégonércsccncos
elle aussi, s'obs(>rve en amont et en aval de la lésion. Au-dessus de la lésion, efcïï,\o'uVcoI
il se produit uik» dégénérescence i-étrograde des fibres de projection — lésions.
98
ANATOMIE DES CENTllES NERVEl'X.
Importance de la
méthode de Marchi
pour cette étude.
pouvant s'accompagner d'une atrophie comi)lète des cellules pyramidales
de l'écorce cérébrale — et au-dessous de la lésion une dégénérescence
rétrograde des fibres coriicipètes. En d'autres termes, dans les cas de
lésion sous-corticale ou capsulaire — et il en est de même à la suite d'une
lésion du pied du pédoncule, de la protubérance, du bulbe et de la moelle
épinière, — les faisceaux sectionnés dégénèrent dans les deux sens, très
rapidement dans le sens cellulifuge, plus lentement dans le sens celluli-
pète (voy. en particulier, cas Dautriche, Fig. 192, à 194, p. 182, lésion
du segment rétro-lenticulaire de la capsule interne et dégénérescence des
couches sagittales du segment postérieur de la couronne rayonnante et
le cas Brichard, Fig. 55 lésion protubérantielle, dégénérescence rétro-
grade de la voie pédonculaire).
D'une manière générale, l'emploi de la méthode de Marchi est supérieure à celle de
Weigert, dans ce genre de recherches, hien qu'en anatomie pathologique humaine son
usage soit plus restreint qu'en pathologie expérinientale, car elle ne peut s'appliquer
que dans des cas de lésions récentes et on ne peut l'employer pour étudier des coupes
de grandes dimensions; mais c'est une méthode positive, montrant la dégénérescence de
la myéline et pouvant déceler, par conséquent, l'existence d'un très petit nombre de
fibres dégénérées au milieu d'un faisceau sain, résultat que l'on ne peut obtenir avec la
méthode de Weigert. Celte méthode de Marchi est également précieuse, car elle permet
l'étude des lésions très récentes, à une période où la méthode de Weigert no donne pas
encore de résultats. Par l'emploi de la méthode de Marchi on peut, d'autre part, établir
dans un faisceau complexe la direction des fibres qui le constituent. Dans les lésions
anciennes de la corticalité rolandique, par exemple, la méthode de Weigert montre dans
le segment postérieur de la capsule inlerne une zone de dégénérescence qui, certaine-
ment, n'est pas seulement constituée par les fibres de projection dégénérées, mais aussi
par un grand nombre de fibres corticipMes frappées de dégénérescence cellulipète. Les
lésions corticales récentes, étudiées au Marchi, montrent en effet, dans ces régions,
l'existence d'un grand nombre de fibres saines au milieu des fibres dégénérées; cer-
taines lésions thalamiques 7'écentcs permettent de suivre le trajet de ces fibres cortici-
pètes dégénérées à travers la capsule interne et la couronne rayonnante ; le nombre de
ces fibres est enfin bien mis en évidence dans certaines agénésies du manteau cérébral
(voir cas Longery et Richard, p. 1S5 et suivantes).
Lorsque, pour prendre un autre exemple, la voie pédonculaire cl le ruban de Reil
médian se trouvent sectionnés par une lésion protubérantielle, la méthode de Marchi
permet de déceler dans les lésions très récentes, une dégénérescence exclusivement des-
cendante de la voie pédonculaire et une dégénérescence excbisivetnent ascendante du
ruban de Reil médian. Mais, dès que la lésion protubérant ielle est im peu moins ré-
cente, la dégénérescence rétrograde de ces deux faisceaux survient. On constate alors
( méthode de Marchi) outre les dégénérescences ([ue nous venons de mentionner, une
dégénérescence rétrograde ascendante de la voie pédonculaire, remontant plus ou moins
haut dans le pied du pédon(!ule cérébral et le segment postérieur de la capsule interne,
et une dégénérescence rétrograde descendante du ruban de Reil médian, dans son trajet
bulbaire. Ces dégénérescenc(>s rétrogrades diminuent rapidement d'intonsilé à mesure
que l'on s'éloigne d<> la h'-sion ihîstiuctivo, et leur interprétation est en général facile,
mt'me avec la méthode de Weigert-Pal. Mais, s'il s'agil d'un neurone court, d'un sujet
frappé dans le jeune Age ou d'une lésion un peu ancienne cho/. mi adulte, elles peuvent
s'étendre à toute la longueur du segment cellulipète lUi neurone lés(' et s'accompagner
même d'une disparition comjjlète de la cellule d'origine. La rniHliode de Weigert per-
mettra bi«;n, dans ces cas, d'établir le trajet du neurone court lésé, mais non pas le
sens de sa conductibilité et, partant, son origine et ses terminaisons; aussi, dans
KiiniKs ni: l'iioJKCintN ni'; i.'Kcoin;!: (,i.iu i-.it m.k
00
I cos cas. lie r.iiil il jamais m'-i^lii,'!'!' il rliiili'i , suit |)ai' la iiit'lliit.lt! du carmin en masse,
' Si'if, loiM|uc la cliosf est possible, par cdlr ili; NissI, rélal «les Cfllulfs tlt;s nourones
(•(ini'spoiidanl aux liluTS (lt'i,'('n(h'i'os.
Kll rrSK/)li\ I Cl llilc tlt'> tlt''i;i'licn'srcii( rs s('(()mliliir> (IrillDlil I r (jlK' i\r Dn» fibres 'lo (iro-
. ' , I ■ I 1 il ri I j'^ntion HO (It-iaclient
/o//v les poiiiK tir l;i (■Klliciiilli" ccirhi;! le >(• (Irinclicill (les ilitrt's de |)l()- ,i„ tous los poiniH .lo
ircli..M. Mais le nmiil.iv cl la l..n^.i.Mir .1rs lihivs ,|(--."i.rn'.('s <I.'.|,..|hIc.iI I;;,,,''^""''"-'''''' '"''*■
{'ssculicllcmcnl du sirtjr \uvn\v de la lésion, l/c'corcc csl iloiic loin d'avoir
OTa
Fi(i. 60. — Irriiiation vasciilaire des circonvolutions de la face externe de l'hémisphère
cérébral; ligure pouvant servir à la topographie vasculaire des foyers de ramollisse-
ments localisés de la convexité cérébrale.
Les branches de l'artère cérébrale antérieure : artrre frontale interne et anté-
rieure (Fia), artère frontale interne et moyenne (Fim), artère frontale interne et
postérieure (Fip) sont colorées en rose. — Les branches de l'artère sylvienne ou
cérébrale moyenne : artère frontale inférieure (Fi), artère frontale ascendante (Fa),
artère pariétale ascendante (Pa), artère pariétale inférieure (Pi), artère du pli
courbe (Pc), artères temporales antérieure (Ta), moyenne (Tmj et postérieure (Tp)
sont colorées en bleu. — Les branches de l'artère cérébrale postérieure ; artère
occipito-temporale antérieure (OTa), artère occipito-temporale moyenne (OTm),
artère calcarine (K) sont colorées en vert.
partout les mémos connexions avec les masses grises inférieures du né-
vraxe,et l'étude des localisations cérébrales montre qu'elle est loin d'avoir
partout la même valeur physiologique.
Les résultats fournis par l'étude des dégénéi'escences secondaires
(méthodes de AVeigert et de Marchi) confirment les recherches de v. Monakow
(méthode au carmin)/ tout en complétant certains détails et démontrent :
I" (Jue l'écorce cérébrale entre en l'elalion intime, directe et étroite
avec un certain nombre de régions du nc'vraxe (|ui dégénèrent toujours
et très rapidement après la deslruclion d(^ territoires corticaux (hHerminés :
tels sont les driix tiers suprrirtirs de la couche optique, (en particulier le
pulvinar. les noyaux exl(>rne et interne du Ihalamus), et les corps genouil-
lôs e.rterue ol in/cr/w ; une ])ai'!ie du noyau rou(/e el du tulxTcule cjuadri-
Connexions corti-
;ales directes.
cales indirectes.
100 ANATOMH-: I»ES CENTllKS NERVELX.
jumeau anlr rieur; le locus ni(/er ; la mbslunce (jrise de l'étaf/e antérieur de
la proluhêrauce (noyaux pontiques). Qu'elle n'envoie au globus pallidus
et au corps de Lut/s qu'un petit nombre de fibres (méthode de Marchi^.
2° Que les lésions de l'écorce, surtout lorsqu'elles remontent à l'en-
connexions corti- fauce OU lorsquc cliez ladulle elles sont très anciennes, retentissent indi-
reclemenl sur certains systèmes de neurones qui s'atrophient et subissent
une réduction simple de volume portant à fois sur les cellules, le cylindre-
axe et la gaine de myéline — atrophies indirectes ( Fig. 61). L'écorce
retentit indirectement sur la partie ventrale du thalamus, sur la bandelette
optique, sur une partie du noyau rouge et du tubercule quadrijumeau anté-
rieur; sur le tubercule quadrijumeau postérieur et le bras de ce tubercule;
sur le ruban de Reil médian et les noyaux des cordons de Burdach et de
Goll; sur les pédoncules cérébelleux supérieur et moyen; sur les noyaux
moteurs et sensitifs des nerfs crâniens; sur la colonne grise médullaire.
D'autres formations ganglionnaires et faisceaux du névraxe bien que
n'affectant aucune espèce de connexion avec la corticalité cérébrale (mé-
thode de Marchii, participent néanmoins dans les lésions anciennes à
l'atrophie en masse de la moitié du tronc encéphalique correspondant à
la lésion corticale; tels sont, dans le cerveau antérieur : le noyau caudé,
\q putamen, Vanse du noyau lenticulaire; dans le cerveau intermédiaire :
les faisceaux lenticulaire et thalamique de Forel, le faisceau rétroflexe de
Meynerf, la substance grise centrale du troisième ventricule; dans le cer-
veau moven et le rhombencéphale : la formation réticulée et ses fibres
arcifortnes, le faisceau longitudinal postérieur , le noyau du ruban de
lieil latéral , les olives supérieure et inférieure, le corps trapézoïde, le
noyau de Deiters, etc.
Nous étudierons successivement les dégénérescences secondaires con-
sécutives :
1" Aux lésions très étendues de l'écorce cérébrale;
2° Aux lésions corticales plus restreintes, limitées aux ditlérents lobes
ou segments de lobe;
3" Aux lésions sous-corticales et centrales.
I. — Dégénérescences secondaires, consécutires aux lésions très étoulues
de técorce cérébrale.
Lctriijcl, la longueur, la terminaison inférieure des ueuronesde projec-
tion coi'ticaux sont très netteuient uiis en évidence i)ar l'élude des dégéné-
rescences consécutives aux très vastes lésions de la corticalité cérébrale,
les([uelles, déiruisani la pres(|ue totalité de l'écorce cérébrale, intéressent
de ce fait à peu \)vi'^ li)iil(>s les libres de j)rojecli()n.
Le cas Pradel. — iiéniiph-gic droite avec contracture et aphasie dataiil do onze ans
cliez un vieillard mort à lAge de 08 ans [V\%. GG à 7S) — représente en quelque sorte
le cas idéal, schématique pour cette élude (voy. Dejcrine, Méni. Soc. Biol., 18!)3).
Kiitiiiis m I' i;(t 1 1 < riii \ ih; i/I'ciiHcm (;i;iti.i;i; a i.i:
l'ii
r.s'aj-il iruiir \.l-lr l.l.l.nir 1,1 tllir, , 1 111 ,MVll|,r ImIiI,. |,i [.trr <\\,IW .Ir l'in'llli s|.l|l-l(î CjlH l'r«.l..l. VoHtn
^;Ml.•ll.•. I.I iimilir imI.Ti.-iii.' .1.- 1.1 .•iiTnii\..|iilh.ii limil.ilr iiilmi.; ri. In |..Im' «m l.il.iii.;. ,,,,„„ i,„.„j.,„ ,,„,
iii.i . .'• .' <ritra|c».l»r'-
-/^^^-JC" • y^ ^ ^ I" »y»t«!mo ili'H fll»rc)»
( 1 \ ' ( "V- ^~>^ -v^ /^'^/^f ^ /v tli>^^Nl^ <lc'proj<'<;tiiin<liiniari-
/ -*^ \,\~~N;7--v. V--*i \')n /TYC/'^A> -tT ^^ \ i.-a.i .•.■•r,-l,r.il. Ihif.--
^ '^A^'^ ; _>>! \ /^ \ u/^ V » ^A / ' Z > T\' /-'^X^ iiorcHceiic»' toUilfj (lu
Fil-,. tU'). - Cas Pradel. Il-iiiipl('iiie ilroilc avec conlracluie (il ai)hasie dutaiil A^ 1 1 ans
liiez un Ikimiuic' mkuI à CiS ans. Topoiiiapliic do la vaste lésion coilicalf.
FiG.67. — Cas Pradel. Hémiplégie droite avec contracture et aphasie. Vaste lésion cor-
ticale. Coupe horizontale passant par la région Ihalamique inférieure. — Dégénéres-
cence complète des segments postérieur (_Cip), antérieur (Cia) et du genou ^Ci(g) de
la capsule interne. Les radiations strio-lhalaniiques et strio-sous-tlialanii(iues, en
particulier le faisceau lenticulaire de Forel (FI) qui traversent la capsule interne
sont seules conservées. — Dégénérescence complète des fibres radiées du pulvinar
(Pul) et du noyau interne (Ni) du thalamus (Th). — Dégénérescence incomplète de
la commissure antérieure (coa). Atrophie indirecte de la partie ventrale du noyau
externe iNe) du thalamus. Intégrité du ganglion de l'hahénula ((ih) intégrité du
noyau lenticuhiiro NLi, NL», NL3) qui na subi qu'une simple atrophie en masse. —
Méthode de Wciuert 2/1 grandeur nature.
102
ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
Cas Pradel. Vaste (C'est-à-dire le territoire vasculaire de l'artère sylvienne et des branches antérieure et
li'Sion corticale sans j u iiw<.vm.ui ^ ci
participation des moyenne de 1 artère cérébrale antérieure (Fig. Go et 79). La plaque jaune intéresse récorce
masses centrales.Dé- et la partie adjacente de la substance blanche, mais respecte complètement les nouaux
ffénérosccncc (iG tout • ^ j. ij
le système des fibres S""«s centraux ct la capsutc interne qui ne sont intéressés en aucun point par la lésion pri-
de projection (In man- mitive. Comme dans le lobe lemporo-pariétal, la lésion atteint l'épendvme vontriculaire
teau cérébral. Dé<ri"-
nérescence totale du
pied du pédoncnlo m ri p|'
cérébral. '^''
RCc;i
■ ^d ■ Tc^a ;Cia i
Tiia
ft
P^Tk
Fig. G8. — Cas Pradel. Coupe horizontale passant par la partie supérieure de la région
sous-thalamique de la capsule interne. — Dégénérescence complète des segments
postérieur (Cip) et antérieur (Cia) de la capsule interne, ilu pulvinar (Pul), de la
partie interne du noyau interne (Ni) du thalamus (Th). Dégénérescence incomplète
de la commissure antérieure (coa). Atrophie indirecte de la partie ventrale du tha-
lamus ct du centre médian (Nm). Atrophie en masse du corps de Kuys (CL), du
noyau lenticulaire (Ni>;), NL», NLi), du faisceau rétrolloxe de Moynert (EM). (Compa-
rez en particulier la moitié gauche de la figure 68 à la moitié droite des figures 68
et 69.) — Méthode de Weigert. 2/1 grandeur nature.
et sectionne la couche sagittale et. que c'est par celle couche que passent les fibres
de projection de la région occipitale (faces interne et externe), ce cas correspond en
réalité à une detilruction de tout te manteau cérébral de l'Iirmisplirre (jauche.
Celle plaipie jauni' (]ui datait de oiiz(î ans, avait délerininé uni' diniinulion de volume
marquée de l'hémisphère gauche dans tous ses diamètres et une aliniihic très prononcée
de la couche optique, ainsi (|u'une réduction de volume très nelte de toute la moitié
gauche du liiombencèphali! et de la moitié droite de la moelle épinière. Les noyaux
caudé et Icnticulnirc étaient de vohinir normal comme aspect bien que réduit de volume
(Fig. 67 et 68).
|-iiii;i:s iti: l'iin.iii iin\ i»i i/iicmici; (;i;iti ini \i.i:.
Kl.'l
l" Il (•\i>li' (l.iiis (T r.i> ; uni' (|('':^i'iii'i rscciif.t! (olalr (!<• loiilrs les lllui-s Idimilinlinalcs Cim rrn'iri. Vntii-
d.> li. .•ai.M.lr inl.M-nr (sr^-nirnls .•mlrii.'iiis (Cia). pns(r,i..,ir fCip), n'In. fCi.l) -l sous- ^l^^:;;;,^^;;;!'^" '^Z
li'liliculaii 1'^ ('.i»l l'ii;. CtT. (IK, (i'.») ; uni- (li'-L'rin'n'-r.iM c /o/<//c (!«• tuiitcs \i's (ihics loiif,'!- niaKHO»c«ntrnlo»,l)«S-
tudiiial.'s .lu />/(</ ilit inUiomuilc rcrrhiuil (!' . y (•.niii-ii. ]-• stralnm intrrmcdiinn (Stii |^|f^'''!,'°*';,''^^^^^^^^^^^
fKiis'. "/O-Ti); uin- lii-irriirn-scfiirc lolale dis lilms |niii.'iliiiliiialrs di- I'i'Iikjc (intérieur ,|,. ,,rojf;<;iP>ii<iii man-
de /<; proliihrnimr (l-'i^. 7:;);iiii<' (l.'i;<''iirirM-.ii.-,' /.,^/A dr l.i jn/mmide hulbaire (Pyj u-au cér6i,ral. Oéx/.-
' ... .' . ., . - Il II / • iieroscoiico totale <lii
(Fiiî. 70) cl (IfS libros ihrcrtcs rt crotsécs i\iiv ir\lv liniiici.' ru\,,u) dans la inoclh' epi- j,;,,,, ,,^ ,,^j„„p„,„
c<'T<'bral.
RC
Kmi NR
H(;,//,t
FiG. G'J. — Cas Pradel. Coupe lunizuulale passant par la rt'gion sous-opfique. Dégt'né-
rcpoonce coinplMe du segment postérieur de la capsule interne (Cip) et du faisceau
de Tiirck dans son trajet capsulaire (FT) et sous-lenticulaire (FT'). Dégénérescence
du pulvinar il'nl), des corps gonouillés externe (Cge) et interne (Cgi), de la capsule
du noyau ronge (CNR), de la commissure antérieure (coa). Atrophie indirecte de la
région du ruban de Reil nii'dian (rgRm). — Méthode de Weigert. 2/1 grandeur
nature.
iiière. libres pouvant être suivies dans toute Ja hauteur de la moelle (Fig. 77); une dinii-
nulion de volume considérabb' du locus niijer (F.n) (Fig. 71-74) et de la substance grise de
filage atitcrieur de la protubérance [F\g.~'6\ due en grande partie à la disparition du feu-
trage des fibres de ces régions.
■2° Il existe : une dégénérescence comi>lèLe des /ibrcs radiées des noyaux externe et
interne du ///«famws (Ne.Ni) (Fig. 67), du pulvinar (Pul) (Fig. 67 et 68), des corps genouillés
externe et interne (Cge, (]gi) (Fig. 69-72), de la zone de Wernicke (W) et une atrophie con-
sidérable de la zone réticulée ['Ar) et des différents noyaux du thalamus; 3" une dégéné-
rescence de la partie antéro-supérieure du noyau rouge (NR) (Fig. 70-72) et de la partie
supéro-externe dt; la capsule de ce noyau (CNR) (Fig. 69).
Par contre, le corps strié inoyau caudé et putamen) (NC, NL3), le globus pallidus
M,2, Ni.i;,la partie ventrale du ttialamus (Fig. 67, 68), le centre médian de Luys (Nm), le
104
A.XATO.MII- DES C.KMHES NEHVEIX.
Cas Pradel. Vaste
lé^ion corticale sans
participation des
niasses centrales. Dé •
{rénérescencc do tout
lo système des fibres
de projection du man-
teau cérébral. Dég-é-
nérescence totale du
pied du pédoncule
cérébral.
corps (le Luys (Fig. 68-70) étaient intacts ou n'avaient subi qu'une diminution simple
de volume, et contenaient de nombreuses fibres saines fortement colorées par l'héma-
toxyline.
Le faisceau thalamique de Forci (Ftb), le ruban de Reil Rm), les fibres verticales de la
lame mcdullaire e.rlerne du thalamus (I.me), le pédoncule cérébelleux supérieur (,Pcs) bien
qu'atrophiés, ne participent nullement à la dégénérescence (Fig. 67 à 75) ; il en est d&
même du faisceau lenticulaire de Forel (FI), de l'anse du noyau lenticulaire (Al) et de
loul ce système de fibres qui, reliant le corps strié et le globus pallidus au thalamus et
SaA
^2,^-
î
BrQa
Ce
^mt
R
CNR ; i- b'-
in >-n : ;
l;na
PTr.
PTn. 11
Fi*;. 70. — Cas Pradel. Région sous-tlialami(jue. — Dégénérescence tolale du pied du
pédoncule cérébral (P). Les libres qui traversent le pied du pédoncule [radiations
strio-luysiennes (CM, fClj] sont seules respectées. — Dégénérescences des corps
genouillés externe et interne, du bras du tubercule quadrijumeau antérieur et de
la couche superficielle du tubercule quadrijumeau antérieur. Dégénérescence du
noyau rouge. Atrophie légère de la bandelette optique. Atrophie iutlirecte tlu ruban
(le Reil UK'dian. — Méthode de Weigert. 2/1 grandeur nature.
au corps de Lui/s, traversent le segment postérieur de la capsule interne (Cip) dans les ré-
gions thalamifiue et sous-thalamique (Fig. (u à 70 et 78).
En d'aulres termes, toutes les connexions de la couche optiijue avec la corlicalité
cérébrale étaient ([(''truites, tandisque les sysièmes de fibres qui relient le thalamus à la
région de la calotte, el ceux qui relient le corps strié au thalam,us et à la régionsous-thala-
mique, en particulier au corps de Lui/s, étaient intacts. Grâce à la dégénérescence com-
plète des fibres de projection corticale, on |Kiuvait dans ce cas étudier à l'état dissocié
pour ainsi dire; l(!s radiations slrio-thalamigucs, strio-sous-thalamiqucs strio-Luysiennes, etc.
(Voy. p. .'}2i), qui traversent dans les régions lhalanii(iue et sous-lhalami(jue le segment
postérieur de la capsule interne, ('es fibres paraissaient inènK^ plus nombreuses, plus
denses, plus serrées, ])lus onduleuses qu'à l'état normal, grdce à l'étroitesse de la
capsule interne, conséquence directe de sa dégénérescence (Fig. 78).
rii;iti;s m l'r.n.i n tkin iii; i.'i.i.oim;!; (.i:i!I iiit ai.k. in:;
(!i' cas iiiKiilii' (Imir : Ciis it.i'I''!. vniti-
1" Une la roitii alili- crii'lnalf niMiir i\<-> \\\<ir> à loiid- r.-|.ii.|ii.j des noyaux i'':»""» <'>rii'-nl" wn»
|i(irti''i|iiittoti 'Ion
g A p^- mannrH contrnl*"». M-
0| " Q- Ki'.lii'TcHicnrcflr! tout
'c3 cmcp : ! ^1 '^^ .|n|.r..j.ciioM.l.iinan-
I ,,'!„' cp ; C8 lOJiii ciTi-linil. Id'^f!-
; ; 'i 'i '.''^; . ; l llércM<;filir,<' toialo «lu
ilu pio'l |(i''l<jii<;iili>
.•.•■réi.ral.
^sSk^ /.An y)i^^^ ■''■•I. l'.l •''■'ïTl iy ^ iï ^Ti i jt ■^
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KR;PTm ; e? i //.^^,////-
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iMi;. 71.
Flp,---/::;^.,-:-:-;^^:^^^ ; |?;, .. ,^V , ^l:__ .\ ....Cgi
Lu ï'Tm'.jjy ,
\'\y,. 72.
FiG. 71 et 72. — Cas Pradel. llt'-gioii pédonculaire supérieure. — Dégénérescence totale
du pied du pédoncule cérébral (P). Dégénérescence des corps genouillés externe
(Cge) et niterne (Cgi) du locus Niger et du noyau rouge, i. Méthode de Weigert.)
externe et inU'iin' du l lialauiu.-. au pulvinar, aux coriis genouillés interne et externe, au
noyau rouge île Siilliuy;
106
A.XATO.MIE DES CENTIII-S NEinELX.
Cas Pradel. Vaste
2" Que le pied du phloncule cérébral (P), y compris le stratum intermedium, est en-
plniripatiôn^ '^ Tes *'''rement formé de fibres corticales dont les unes s'épuisent dans le locus niger et la
masses centrales. I)c-
généresconcc de tout
le système des fil)res
(le projection du man-
teau cérébral. Dégé-
nérescence totale du
pied du pédoncule
cérébral.
FiG. 73 et 74. — Cas Pradel. Région pédonculaire moyenne et inft'rieure. — Dégéné-
rescence complète du pied du pédoncule cérébral : les libres (|ui limilent le pied du
pédoncule célébrai en dedans correspondeni dans la ligure 7:5 aux fibres radicu-
laires de la III" paire, et dans la figure 74 aux libres prolubéranlielles (jui comblent
le trou borgne et dissocient le pied du pédoncule cérébral (comparez avec coupe
normale Fig. 30). Hemarcjuez sur toutes ces coupes l'atropbie en masse île la moitié
gauche du Ironc encéphalique, ainsi que du locus niger. 2/1 grandeur nature.
Fir;. 7!). — Cas Pradel. (loupt; transversale de la prolubérance. — Dégénérescence
complète des fibres longitudinales de la |trolubérance et des noyaux pontiques
gauches. Atrophie indirecle des pédoncules céit-helleux supérieur et moyen droits
et hémi-atrophie de la calolte gauche. Méthode de NVeigert. 2/1 granthmr nature.
Fig. 7G. — Cas Pradel. Dégénérescence totale de la pyramide gauche. Atrophie de
la couche inler-olivaire gauche. Atrophie en masse de la moitié gauche du bulbe.
I iiiitKs i>i: ntd.iiicTiiiN i)i; i.'i.cdiicK f;i;iM;iti«Ai,K.
Ht7
l>>.|;m(i' i.'l IM' tif I l'IclUt' ;illli'lirin (!'• I.l |i| hIiiImi .linc, dnlil les .lllllrs (lirSCCIldl'Ill. ddllS <'n-\ J'ra.lrl VanU)
i.vr.imi.l.- ,nil.'Ti.-nn' du IhiIIm' nu r||,.s f<.iini-iil m lolalilr, puis dans la ino(dl.; r'-i.i- ''""""•""":al" ««".
■ • ' . . , l'iirti'MjmtiDii lin*
iiii rr I l'aisccaii |i\raniid;il diii'i t fl « roisi';; ina»w»ri-uiruU-<t.M-
:i" On." I.' iiil.aii (!.• H. 'il d, |r l.rdnlICIllf .■.•i.'l..||rMx fn^renc-nc,, '^^ u,»t
, . . . . . , , l<'Hy»lV.m.- .Irs (llirnu
su|Mi ii'iir \ii liiii iiili'^rili') no re«;(iiviMil pas dr (ilm^ <lf|)roj<-.fi.,ti.iiimiin-
diirrlrs ,\r |,i ,ul I i, a I i 1 1- rryrhvnU' (Voy. Itul.ari >\r li.iil. "■»" '■'•r'-'-ral. I»r«(i-
. " niTOHi-.ctici) totale <lii
'"' l'-'l'lK' : ,,i„,| ,|„ p(;Umrxi\n
i" i.l- ra- liiniilic (Il niilir ipir |r rr)ips sl,ri('; ''noyau '-ér^-hral.
caudi'. |iiilaiiH'ii, -lidiii- pallidii-- l'I \r corps t\c Luys lu;
|cciii\r|il ipic i\r liii'Il laii's liliii'^ ,\f 1,1 idi liralili' ri''].'-
llialc, ,-i Idllli'l'ni- iU l'Il rn iiivrlll . (ir-. llnyailX i''lai<!lll,
il l'sl vrai, diinimn's dr \(i|iiiiii' (111111111111111 i'iM'nii.--
|dirrc cl Idiilc 1,1 iii(iili('' i;;iii(Im' du IroiK- (■nr(''|diali(pii!
caldllc du p('(l iilc. de I.l pKiliilM'ranct; cl du Imllx-j
l'I la niiiilié dmilc de i;i iiKxdli; t'pini<'re, mais on n<;
pouvail y suivie de lilucs d(''gi''n('réos, cl l'cfat sain de
ces luiyaiix (•(Uilra''laiciil singulièrcniful avec l'alio-
phie ('onsidi'raldc de l;i cdurlie opliqur.
Si ce cas nous icn>cii;iii' paiTailciiiciil sur les con-
FiG. 77. — Cas Pradel. Quade
coupes de moelle des régions
cervicale, dorsale moyenne,
dorsale inférieure et lom-
baire. Dégénérescence du
faisceau pyramidal direct
gauche et croisé droit. Di-
minution de volume de la
corne antérieure droite,
atrophie en masse de la
moitié droite de la moelle.
.Méthode de Weigert 3/1
grandeur nature.
Fir,. 78. — Cas Pradel. Coupe horizontale du segment
postérieur de la capsule interne dans la région
sous-optique. Les fibres horizontales saines mais
d'aspect onduleux du faisceau lenticulaire de Forel
(Fl) segmentent la capsule interne dont les fibres
longitudinales sont totalement dégénérées. — Com-
parez cette coupe avec la région sous-optique du
cn\<] sain (Fig. 67), et avec la Fig. l()l,p. 163, cas
Rivant, hémiplégie infantile; ici la lésion remonli'
au jeune âge, les fibres dégénérées ont disparu
sans laisser pour ainsi dire de traces; les fibres
du faisceau lenticulaire sont si serrées que l'on dis-
lingue à peine les intervalles occupés à l'état normal
par les fibres du système de projection du man-
teau cérébral. Méthode de Weigert io/1 grandeur
nature.
nexions de la corticalité cérébrale avec le thalamus et le noyau rouge et l'absence ou le
108
A.NAÏO.MII-: DES CENTRES NERVEUX.
peu de connexions de la coiiiealilé cérébrale avec le corps strié et le corps de Euys, s'il
montre que toutes les libres du pied du pédoncule cérébral prennent leur origine dans
la corticalité cérébrale, il ne nous renseigne nullement — étant donnée l'extrême
extension de la plaque jaune — sur les territoires corticaux qui envoient leurs fibres
de projection >;oit dans le Ibalanius. soit dans le pied du pédoncule cérébral. — Ce der-
FiG. 79. — Irrigation vasculaire des circonvolutions de la face interne de rbémisplière
cérébral et des masses centrales. — Figure pouvant servir à la topographie vasculaire
des foyers de ramollissement siégeant à la face interne de l'hémisphère et dans les
masses centrales. — Les branches de l'artère cérébrale antérieure : artère frontale
interne et antérieure (Fia), artère frontale interne et moyenne (Fim), artère fron-
tale interne et postérieure (Fip) sont colorées en rose. — Les branches de l'artère
cérébrale postérieure : artère temporo-occipitale antérieure (OTa\ artère temporo-
occipitalc moyenne (OTm), artère calcarine {K\ ou temporo-occipitale postérieure
sont colorées en vert.
I.c tronc de l'artère cérébrale antérieure (rose) irrigue la tète du noyau caudé et
l'espace perforé antérieur (artères striées antérieures), le tronc de l'artère sylvienne
(bleu) irrigue le tronc du noyau caudé (artères lenticulo-striées et lenticulo-optiques),
le tronc de l'artère cérébrale postérieure (vert) irrigue l'espace perforé postérieur, la
paroi du 1JI« ventricule, le pédoncule cérébral et la partie i>ostérieure du Ihalauuis
(artères optiques). L'artère choroïdiennc antérieure (brini) irrigue la circonvolution
du crochet, la circonvolution godronnée, le pilier postérieur du Irigone et la queue
du noyau caudé. L'artère communicante postérieure (jaune) irrigue l'exlréniité an-
térieure de la couche optique et de la région sous-optique.
nier problème ne peut être résolu inn' par l'i'tude des dégénérescences secondaires
consécutives à des lésions restreintes, limitées, de la corticalité cérébrale.
2 . Dégénérescences secondaires consécutives aux lésions cortictiles restreintes^
limitées aux différents lobes ou segjncnts de lobe.
LOBE OCCIPITAL. — Dans les lésions du lobe occipital, on observe toujours une
dégénérr.scfiice — d'autant plus accusée cpie la lésion est plus étendue — des segments
postérieur et inférieur de la couronne raj/onn/mtc, des serments rétro (Cirl) et sous-lenticu-
laire (Cisl) (le la capsule interne, di' la zone île Werniclic (W), du pulvinar (Pul), du corps
genouillé externe {CiH'] , iUi bras du tubercule <iuadrijuincau antérieur {nvQa), cl la disparition
iii;i;i^ m l'iut.ii'c.TiiiN i>i: I. i.(.iiiu:i': (;i:iii;i!it \ i.i;. kt)
dos /i7i/'C.">' iitttiifs tilt pull iii'ir r\ (1rs lilncs du slidtiiiii ;()»(//(; (M i/.j. \.<- lui i ( i|pil,i| |if)s-
9(''(li' (Imir : I" tirs liliif^ ilr |ii nirilidii riirtiiii-lliiihuiii'iiirs, i|iii si- ii'iiilinl d.iiis \r pulvi-
nar ri iLiii^ su» strittian ziuidlc : 2" drs l'thn's tir pyiïjrrtiini ntrliro-ijnuniiUrvs f.rtcrnns, dcsli-
niM's à l.i |i.irlit' sii|>i''i ii'iiit' tlil rnriis ijintmilli' cxtciur. Crs liliics |Miilr|il. ciicruf; U'.
1)11111 «II- iii'liiitiiiiK ii/ili'iiii< lit' iiniliiili'l (HTIij et (M'cii|niil . il.iiis 1,1 rriiii'lH' .s;i;.'itlal<-
ilili'i'in- <lii lolir iM'i'i|iilii-lciii|inral, à |ii'M ptr-s la liaiiti'iii' ilr la ili'ii\i<'-iiii- rin-oiivoliilioii
lriii|Mira!t' ; II" i|iii'|i|iii>s /iliri's ilr pri\jfC.tiiMi riitlirn-iiioulriji'niiniil's nntcrieiiyes. Par ronlrc,
les /<'s/(»i'; '/'/ /"/"' iiriipitul nr i rhiilisM-nl, ni sur IT-lai,'!' iiil'i'i leur on pii'd du p<'il<iii-
cult' t|ui l'sl loujoins sain, ni sur Ir scuun-nl poslrricur di- la capsule inlcmr; (Vny.
Fip. i'.'^- l-c /<*''<' oi'cipilit! iif itiirlkipt'. donc p((>i à Ui forinalion ilf lu inic pùdoncnUiirc ; il
ne posKiulc ni /Utrcs de projection corlicn-pmliilx-nnitiellpx, ni /ihrr^ de projcriion corlico-
bulbaiirs ou corlicn-inihlnlluive^ (voy. cas Courrière, l'iu. HO à sii, et cas Bras, Fit,'. 87
à 9;'., p. Ii:i V
Les lésions du jolie oceipilal di'-lei niinenl , en oulie, i\:\\\--. le sy-lènH' des Ijlne's i^uni-
missuiales cl d ass,Hiali(Mis, une déi^énércscence :
1" Desidui li'> li lues d'assoiMal ion et des libres piupres du loi (i pi lai : faisceau occi-
pital trannveise du cunéus (fLcS), faisceau occipital tramverse du lalnilr litu/ual (llgt), slra-
tum calcarinum, faisceau propre du cunéwi, el une déiiénénscnc,. du fni^ceau occipital
x^crtical [0\), Ioi-si|ue la lésion siège à la l'ace exierne du hdie oriipilal;
2" Du faisci'au long d'association : faisceau lon;/iliidinal inférieur (Fli). Los libres
dégénérées de ce faisceau passent par la couche sagillalo exierne du lobe l(!mporo-
occipilal et s'iiradienl dan- ITtoicc du hdie Inuporal (face externe, face ])arii'|u-(eni-
porali\ bduiles lingual el fu.sil'oi nie);
:i" Du lapetuni (Tap) (Voy. cas Courrière et Bras) (]ui envoie un grand iioiulue do
ses libres dans le bourrelet du corps calleux (Ce Spl ), et d'auires libres dans le faisceau
d'association occipito-frontal (OF). Voy.T. I'''':pg 71)4-800. I-es libres commissuralos du lobe
occi[>ilal preimeni, non seuleiuenl la voie du lapelum, mais encore celle du forceps
postérieur du corp$ calleux \V\\\] el occupent dans le bouirelet uu siège spécial : la
parlie venirale. recourbée du bourrelet du corps calleux, ainsi que nous l'avons montré
dès iSl»2. Les libres de la pointe occipitale et de la partie postérieure des lobules lingual
et fusiforine aflleurenl la surface libre du (jenou et du bec postérieur, les fibres du
cunéus et de la scissure pariéto-occipitale occupent une situation plus profonde (Voy.
T. I^"", pg. 704-799). L'extrémité eflilée du bec postérieur né contient pas de libres occi-
liilales, mais livre passage aux fibres coinniissurale> du Irigone cérébral tributaires
du lobe linibique '|Voy. p. 278).
Dans le cas Courrière (cécité verbale pure, Fig. 80-86), il s'agit d'une lésion de la
pointe et de la l'are interne du lobe occipital intéressant la base du cunéus, l'écorce des
lèvres des scissures calcarine et collatérale (Fig. 80) s'étendant en profondeur jusqu'à
lépendyme du plancher de la corne occipitale et sectionnant à ce niveau les couches
sagittales (en particulier le faiscejiu longitudinal inférieur) et le tapetum de la région
(Fig. 80).
Cette lésion a enlraiu('' les dégénérescences suivantes : 1° Une dégénérescence très
intense du sennicnf postérieur de la couronne rayonnante dans les couches sagittales qui
tapissent la paroi inférieure et la moitié inférieure de la paroi externe de la corne
occipitale et du carrefour ventriculaire (Fig. 8t)). Cette dégénérescence se poursuit d'une
part dans la partie inférieure du scç/ment rétrolenticulaire de la capsule interne (Cirl),
dans la zone de W'crnicke (NV), le pnlrinar (Pul), la partie supérieure et postérieure du
corps (jenouillé externe (Cge) le bras du tubercule quadrijumeau antérieur (BrQa) (Fig. SI à
8:{1. D'autre part elle se poursuit dans la couche sagittale externe [faisceau longitudinal
inférieur Fli), du segment inférieur de la couronne rayonnante, le long de la paroi externe
et du plancher de la corne sphéno'idale jusqu'au noyau amygdalien (NA) (Fig. 83 à 8o);
une partie des fibres dégénérées du faisceau longitudinal inférieur s'irradie dans
l'i'corce du lobe temporal dont la substance blanche est très dégénérée (fibres longues
110
ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
d'association) (Fig. 83), l'autre partie (libres de projection) se recourbe en anse au
niveau du noyau amygdalien, entre dans la constitution du segment sous-lenticulaire de
la caspule interne (Cisl) et s'irradie avec le faisceau temporo-thalamique d'Arnold (FTth)
qu'elle concourt à former, dans la partie inférieure du puhinar (Pul, Fig. 83 et 84).
Le corps genouillc interne (Cgi), les radiations du corps genouillé interne (RCgi), le
/^.Ç'^/rt-
Fk;. 80. — Cas Courrière. Cécité verbale pure. Topographie des lésions. Plaque jaune
ancienne — indiquée par des hachures — de la base du cunéus, de la pointe occi-
pitale, de la partie postérieure des lobules lingual et fusiforme et du sillon collatéral
ou occipito-temporal. La zone poinlillée représente le siège d'un ramollissement
récent qui a entraîné la mort du malade. Dégénérescence du bourrelet du corps
calleux. (Voy. Fig. 8G.)
Ce cas a trait à un malade que l'un de nous a observé et suivi pendant quatre
ans et qui présentait les symptômes suivants : cécité verbale totale — littérale et
verbale — chez un homme de soixante-huit ans, très intelligent et très cultivé.
Cécité musicale. Conservation complète de la lecture des chiffres ainsi que de la
faculté de calculer. Pas trace de surdité verbale, ni de troubles de la parole. Pas
d'aphasie opti(|uo ni de cécité psychique. Conservation complète de l'écriture spon-
tanée et sous tlict(''e. Ecriture d'après copie, péniltle et défectueuse. Hémianopsie
homonyme latérale droite avec hémiachromatopsie du même coté. Intégrité de la
motilité, de la sensibilité générale et spéciale, ainsi que du sens musculaire. Mort
subite, après avoir présenté pendant dix jours de la paraphasie avec agraphie totale,
sans trace de surdité verbale.
En résumé, l'histoire clinique et anatomo-palhologique de ce malade se compose
de deux stades : pendant le premier stade qui a duré (juatre ans, cet homme pré-
senta le tableau clinique le plus pur que l'on puisse imaginer de la cécité verbale pure
— cécité verbale avec intégrité de l'écriture spontanée et sous dictée ainsi que de
la parole, et relevant des lésions anciennes du lobe occipital. Pendant le deuxième
stade, (jui ne dura qu'une dizaine de jours, la cécité verbale pure se transforma en
cécité verbale avec agraphie et troubles de la parole, par suite de la lésion du lobule
I)ariélal inft-rieur et du pli courbe. (J. Dk.ieriM', Soc. de Biologie, 1892, Dejeuine et
ViALET, Soc. de Biologie, 18'J2, Thèse de Vialct, 1893, et Tome 1, p. 798 et 800.)
faisceaiide Tnrck {VT),\c pied du pédoncule cérébral[P) sont absohnnenl normaux. (Fig. 82
à 8:i).
2° Une dégénérescence très intense des fibres calleuses (jui entourent le plancher,
les parois externe et interne de la corne occipitale, forment le iapctum (Tap) et le
faisceau inférieur du forceps postérieur du corps callciu (Fm') (Fig. 86). La dégénérescence
(In tapnluin se continue suri uni à la |)artie inférieure de la face externe de la corne
occipilale et du carrefour V(Milri(iilair(>; sur les coupes sériées on voit une partie des
libres dégénérées longer la paroi inférieure du vcniricule et se rendre avec le forceps
iii;im:s im: i'Ho.i i:i: i mi\ iii: i.'iicoiM.i; CKiuhii \i,i:.
III
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Ct>ll>
loiii;
du /•'
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<!•> l'anal
DX'C/IS (lu
•yioi» (lu
1' liniiin'l"'! ilii iiii|i-> cailciiv, il'ciuli I- liliifs (lt'^('M('-i't'-i's ciilrcnl dans la Can Cournàro. Cé-
lu filisrr,iu orrinilo Ir.nital cl, hrlivriil .••lie .suivi sur les c. Mlles M'ii('(;S lu ','',"' *"'■''»'" P"'"''-
' ' ' ' , , , l'Inquo jnuno de la
(' l'.xlciiii' (lu \rMlrHulr j.ili'i.il. - |„i (h'-j^tUlÛrcSCcMci' ilu fiiisiri/it iiifcricur lmH»!<lu ciini!ii)iot<Je
COI lis calleux (•(•(Uin' loulc la paini iiili rnc de» la coiiic occiiiitalf. F)aiis '•'"''"■''« 'l"" lôvro»
, , ., F ■ Il II I' ' ' ' 1 ''"■* '":"<'""■')« cal'îa-
Ituunolcl ces linr»;s sont leuloicccs pu lo libres calleuses uegeiierecîs du rj„„ ,,, ,-oii;iii-,ralo.
l)é(,M-ri()re.Hconco «le»
HogniofitH rëtro ot
Moiivlciiticulaire do
la <:a|i<>ulo iritorno,
(lu piilvinar,>iu curps
r.- ,_^ ffonouilli; externe, 'lu
hras <Iii tubercule
NC ' .Fk ' i|ua<lrijuni(;au atitii-
I ; ! niMir. Iiitô(,'rit(i du
laisci-aii de Tùrck oi
<lu (ileildu pédoncule
cùTùhra}.
mil
Strz,
tsc
//■ç<//./r .
Vu;. 81. — Cas Courrière. — Cécité verbale pure. — Coupe hoiizontale passant par
la réfiion tlialamique moyenne, intéressant lo segment antérieur (Cia), le genou
(Ci(g\ les segments postérieur (Cip) et rétro-lenticulaire (Cirl)Je la capsule interne.
En Ram, on voit l'extrémité antérieure du foyer de ramollissement récent qui a
entraîné la mort du malade. La coupe passe au-dessus du maximum de la zone de
dégénérescence. — On constate néanmoins une dégénérescence très nette des couches
sagittales (radial ions thalainiques ( KTIi) et faisceau longitudinal inférieur (Fli)., du
segment rétrolenliculaire de la capsule interne iCirl), du stratuni zonale (Strz; et
des libres radiées du pulviaar J'ul . .Mc'lliode de Weigert. 3/2 grandeur nature.
lapelum; elles occupent la partie inférieure du bourrelet, en particulier le bec et le
genou postérieurs (Fig. 8G).
3° Une dég(''nérescence des courtes fibres ci associât io)i qui relient la face inférieure du
lobe occipital à la face interne et aux circonvolutions du bord inféro-externe de rh('Mni-
sphère. La dégénérescence des libres d'association qui relient la face inférieure du lobe
occipital à la face supérieure de la région pariélo-occipitale est en partie masquée par
le foyer de ramollissement récent (Rr, Fig. 86).
112
Cas Courrière. Cé-
cité verbale pure.
Plaque jaune de la
base du cunéus et de
l'écorce des lèvres
des scissures calca-
rine et collatérale.
Dégénérescence des
couches sagittales du
segment postérieur
de la couronne rayon-
nante, en particulier
du faisceau longitu-
dinal inférieur (Fli),
des segments rétro-
lenticulaire (Cirl) et
sous-lent i'culaire
(Cislj, de la capsule
interne, de la zone
de AVernicke lAVi, du
pulvinar (Pul) et de
son stratum zonale
(Strz). Dégénéres-
cence du faisceau
temporo - tlialamique
d'Arnold (FTth}. In-
tégrité dos radiations
du corps genouillc
interne (KCgi), du
segment ])ostérieur
de la capsule interne
(Cip) en particulier
du faisceau cIcTùrck
et du pied du podon-
■cule cérébral.
A.X.VTO.MIE DES CE.NTHES .NEIJVEI \.
HC^i
Cirl
. PTtli
Vsti
HsL
FiG. 82
; g+^ ; Sti '<
CKC ■, ck •
^^^ . ; -EL
H'oL 2
. ;BrQa ^^^
Ek,. «:{.
H.QiUeL
i-K. 82 H 83. - Cas Courrière. (.rnir v,.>|,,-,lr ,„ne. C.uprs hon/.onlalcs passant, par
la n'i,Mon so„s-opl„,MP iVv^. m H par la pa.lir infrri.m-r. ,1,. ,-,11,,. n'"i,Mon au vo si-
nage de la l.amlelni.- ..pluiue (Fig. 8;},. .M.-.(ho,|r .I. Wrigort. .V2 uran i.n à re
iii;ui;> iti; piin.iij, i ion m; i.'kcmuck ci.iti.i;!; ai.k.
ii:t
Brga: ^jiMi : ^^|'> : l'i'
('vt (JoiirriAro. •;<•-
cité vnrbnln piiro.
I'lnr|iio jaiKio rio In
bnio >lii f;un<'!i|"« nt <lo
rricorco <lr«H li'îvrpt
do« N<;iiiHirro>i calca-
rino et «oHaii-ralf.
WffénéroHfnur.n «lu
HCKfiftit |)<)st<'Tioiir
<l<' la coiironiK! rayon-
nante, en particulier
<lu faisceau lon((itu-
'lioal |iostiTieur(Kli);
<l«!» Ne(;nients rétro
et sous-lenliciijairo
lie laca|isiile ititomc,
en parti>'ulieri|ii fais-
ceau teniporo-thala-
mi(juc rlArnol'l
(FTth) ; (lu pulvinar
(Pul), du corps ge-
nouilld externe Cge),
«lu liras ^BrQaj et «Je
la couche «le fibres
superficielles «lu tn-
))«'rcul«', f|iia'lriju-
nicau anti-ricur (Qa).
IntérjritiWlu sctrment
postérieur de la cap-
sule interne (Cip), «la
faisceau de Tiirck et
du pied ilu pédoncule
cérébral.
• CA ■ ,, . ^ -
c§ h ^^f'^
FiG. 84 et 80. — Cas Courrière. Ct'cilô verbale pure. Coupes horizontales passant
par la partie inféri.'iuv do la rr^'ion sous-npticiue au voisinage de la bandelette
optique (Fig. 8+ et par le pr^loncule cérébral Fig. S.'i). Méthode de Weigert. 3/2 gran-
deur nature.
TOME II. g
114
ANATOMIE DES CENTRES .NERVEUX.
/ iCuvq-
-rt
>&£..
H.GilUt
FiG. 86. — Cas Courrière. C('ci(,6 verbale pure. — Couiie vcrtico-transversalo de la partie
postérieure de rii(''inisplière f,'au('lie. 3/2 grandeur naturelle. Détails dessinés à un
grossissement de 12 diamètres. Les paities dégénérées sont teintées en jaune,
le foyer ancien en brun.
La coupe passe i)ar la |i;irlii' iinslriiciue du iMiiincjcl du corps calleux et par le
foyer de rainollissenicMt récent (Rr) du pli courb(>. Elle intéresse en outre au niveau
de la paroi mférieme de la coine occipitale (Voc),à la base du lobule fusifornie (Fus),
la partie antérieure du foyer ancien datant de quatre ans (Fpa). Dans les régions
postérieuies an plan par lei|Me| ]iasse celte c(>ni>e. le foyer ancien a pénétré jus(|u'à
l'épendyme ventriculaire cl a ciiiiiplelenieiil driinii le l,i|M'ltiiii (Tap), les radiations
tlialaniiques (I{Tli) et le faisceau longitudinal inférieur (Fli). Sur la coupe actuelle,
la lésion n'a sectionné (|ue le faisceau longitudinal iuféri»>ur.
Dégénéiescence extrêmement accentuée du faisceau longitudinal inféi'ieur, des
radiations thalami(jues, du tapetuni,du faisceau inférieni- du foice])s «M du bourrelet
du corps calleux. Dégénérescence de la masse blanclie de la face iuféro-interne
de l'hémisphère.
I iitiu;s m: l'iMUiicimN m: i.i;(;(in<.i; (i.iii.r.ii \ i.i.. ii..
I.. cas Bras ;. Ii.nl .1 un M.illai.l >h- 1. 1 .111^. .ilhnil .lr|Mii. .'iih| an- .1- rMté ''«» '•'•««^ <'^cHé
corticitlr i.ai- doiil^lr h Mm, du .mire .mlh.il ,!.• la viMcii. av.-r ititr^nl.'- <(.iii|.l.'l.c (U; j^,^.,, ,,^^ ,^ ,,„„,,,„
rd'il.rniivlal.i' |>ai IrNaiiini n|ilillialiii(i.^(i'|iiiliir i^l |,ri sisl.iiicc dr la n'-aclioii |ni|.illaii <•. lénion ()o-i cgntre»
l/hémisphère droit Kig. S8) |tn'sciilr la jrvinii l,i |i|ii^ .■i.ndiir : <iii mn^iiic deux ^J'^'^]^'"'"'' '"
platiurs jaunes aiiriruiii--, dmil l'iiiif iic.ii|>(' la iiailii- r.nlialf du runcus ri, la Irvir;
supi-riruiT iW \i\ scissure nilniriiir : Ai^wi iaul rr d.l 1 uil 1rs Ifdiulfs liiuiiial cl, f'iisiforme sur
une t'iciuluc anlôlti-liiislriiriiic dr (1 ri-uliuirli es ; crtli' dnni.'ic |da(|ur cnMiini'ucc eu
nriit'M-t>, à i ccnliinrlifs du iiùlc (>C(i|iilal , allfinl in lias [>■ Imid iuli rii;ur' di; l'Iiéiui-
sniii'i'o mais icspcrlc vu iiaul la Irvic caliariui- ilu liduilc liu;:iial <•! nr d('|i,i--.i' |i,in rn
avant uiif iiL'Uc vciliralc la^aul l'i-xl it'iuili' |in-.|.| irurc dr la (■.ouclit; o|di(jur; cllr
scftionur à fr niveau Vlsllmn- dr hi i-ircoiinihtlinn dr riiippiuumpe et le pilirr postérieur
du (riyviic. Dans jouir l'c-irudur dr la plaiiur jaiiiir l'i riuco rsl coinplrtemenl drliuil»!,
iransfornirr en un lissu sclTif nx, Jaunàlrr, niolia^-r, Iniuianl à la cornr ()cci|)ilalr une
paroi Ar i|nrl(|ur> uiilliiuMirs vrulruirnl. I.rs idiipi's \ r 1 1 ico-liansv(;i'.sal('s l' Fig. 8'.))
f'CIs
Fk;. 87 et 88. — Cas Bras. Topomapliir dv la douhlr lésion corticale dans un cas de
cécité corticale. A droite, plaque jaune ancienne du cuneus et de la lèvre supérieure
de la scissure calcarine, vaste plaque jaune des lobules lingual et fusiforme et de
l'islliinr de riiippocaini)r. A gauche, plaque jaune de la partie postérieure du lobule
lingual, de la jiartie adjacente de la scissure calcarine et du pli cunéo-linibique,
(Voy. J. DejkhiM': et Vialet, Sur un caa de cécité corticale diagnostiquée pendant la vie
et confirmée par rauiopsie. C. li. Soc. Dioloijie, 1893, p. 983.)
montrent que cette plaque a détruit les trois coucbes de fibres qui doublent le plancher
de la corne occipitale, que l'écorce du fond de la scissure calcarine est sclérosée et
qu'il existe à la base des circonvolutions du cunéus un foyer sous-cortical anfractueux
qui s'étend jusqu'à l'écorce du fond de la scissure calcarine (K) et rejoint dans cette
région la vaste plaque jaune qui a détruit le lobule lingual. Ces coupes montrent encore
(jue l'écorce de la lèvre linguale de la scissure calcarine (Lg) possède, il est vrai, un
ruban de Vicq d'Azyr d'apparence normale et un assez grand nombre de fibres myéli-
iiisées, mais qu'elle est ratatinée et complètement isolée du reste de l'écorce du lobe
occipital par la plaque jaune sous-jacente.
Ces lésions si étendues du lobe occipital ont entraîné: 1" tme dégénérescence très
intense du tapetumÇY ai)) ci du forceps major du corps ca//eua?, pouvant être suivie dans le
bourrelet du corps calleux dont la partie inférieure ou réfléchie (genou et bec postérieur)
est complètement dégénérée et, au delà du bourrelet, dans le forceps major de Vhémi-
sphère r/auclie qui est dégénéré dans sa partie interne, inférieure et supérieure (Fig. 92).
2° Une dégénérescence très intense des couches sagittales des segments postérieur et
inférieur de la couronne r«(/o?înrtn/e i^Fig. 89). Au milieu des libres dégénérées des couches
sagittales (jui longent la paroi externe de la corne occipitale, il existe un petit nombre
de fibres saines (rRTh), myélinisées, qui représentent les fibres de projection des
circonvolulions de la face externe du lobe occipital; elles peuvent Atre suivies sur
116
ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
Cas Bras. Cécité quelques coupes depuis la crête des circonvolutions jusqu'à la couche des radiations-
corticale par .loubie thalamiques ou sagittale interne. — La dégénérescence des couches sagittales (radia-
corticaux de la vi- tions thalamiques (RThi et faisceau longitudinal inférieur (Fli)'' s'accompagne d'une
sion. liémisplière
droit : plaque jaune p^ n
du cunéus. des lolm-
les lingual et l'usi-
forme et de l'isthme
de rhippocampe.
Détrénérescenccs de ,^^ „^,^,
Tap. Km, RTh, Fli. / .^ ^-^ ' 7 T"
Ov. Tgp.
Voc.,_. /
FiG. 89. — Cas Bras. Cécité corticale. — Hémisphère droit. Topographie de la plaque
jaune et des dégénérescences secondaires sur une coupe verlicn-transvcrsale pas-
sant par la partie moyenne du cunéus.
La plaque jaune a détruit la mnilié interne du lohule fusifonne, la plus grande
partie du lobule lingual; elle se prolonge sur l'écoroe qui tapisse le fond de la scis-
sure calcarino et le foyer anfractucux ([ui occupe la base des circonvolutions du
cunéus. Dégénérescence du lapetumet du forceps postérieur du corps oalleu.\. Dégé-
nérescences des couches sagittales (radiations thalamiques (RTh) el. faisceau longi-
tudinal inférieur) (Kli), du faisceau occipital vertical (Ov), de la substance blanche non
différenciée de !;i face externe du lobe occiiutal. (Les zones dégénérées sont colo-
rées en j.unic, la b'-sioii priniilivc m brun.) .Mi'thodc d(> Weigert. 2 I grandeur nature.
dégénérescence très intense (bîs scfpnom rrlio cl souti-lentirulaires de la capsule intcr))-
(Ciil) (Fig. 90), de la zone de Wcrnidic (W), du corps ffcnnuillc rxlcrne (Cge) et dos fibres
radiées et du slratum zonale du pulvinar (Pu!). Il existe en outre une dégénérescence très
manifeste du bras du tubercule quadrijumcau antérieur (BrQa), des fibres superficielles
el moyennes de ce tubercule et de la substance grise centrale de l'aqueduc de Sylvius.
I lillM.
Di; l'iiiiJiiCTHiN m; i/iiCoMcr; (;i;i;i.i;it \ i.i;
ir
I.c sii/incul iiosti'rirur -/'■ hi rnjt'-iilr inli nie, \r jiiid du prdinicnlv /•■ii.hrul , i-ii piu tirulicr
h> faiseriiii de Turck soiil ali-^iliiiiKiil mu iii;m\ Kig. 91) : la handcicllr niiHifui: ont intncto,
ainsi i|iit' la rommissuir iiuh'riritrr.
I.a (l(''f^t'iu'it'>icriici' lie-- ( uiiclirs >aL.'i t (aji's, m pai liriilji'i- ilii laisicau lon^'iliiiliiial
iiift'i-icui'. a irli'iili m milii' vur- la siiii-lanci' M.iinli.' .lu injn- (itii|iiii al ; la |p| fini<" ri- ot
...Tap
BTli
//.Ôil/et.
FiG. 90. — Cas Bras. Cécité corlirale. — Hémisphcre droit. Coupe horizontale de la
région tlialaniicine inlérieure de la capsule interne droite. Déiiénérescences secon-
daires du tapetum iTap), des radiations thalamiques (RTh), du faisceau longitudinal
inférieur (Fli), de la substance blanche des circonvolutions temporales, du segment
rétro-lenticulaire de la capsule interne (Cirl), de la zone de Wernicke (W), du pulvi-
nar (Pul) (fibres radiées et stratum zonale), du bras du tubercule quadrijumeau
antérieur (BrQa), des couches superficielle et moyenne de ce tubercule et du pilier
antéiieur du frigone (Tga). (Les zones dégénérées sont colorées en jaune.) Méthode
de Weigert. .3 2 grandeur nature.
la deuxième circonvolulion temporales, la partie inférieure de la capsule externe con-
tiennent de nombreuses fibres dégénérées (Fig. 91).
3° Une dégénérescence des courts faisceaux d'association du lobe occipital : faisceau
occipital vertical (Ov), faisceau transversc du cttncus, faisceau transverse du lobule lingual.
4° Une dégénérescence dn pilier postérieur du trir/one cc'/'e6rrt/(Tgp)qui ]>eut être sui-
vie dans le corps etle pilier r/H;e;'/eiO'(Tga)(Fig.90 et 91)jusque dawiic tubercule inamillairc.
'.'iiH lira<i. i'.f<:iU-
l'orticalo par double
liiHJoii ilii lontro c.or-
tiral ilo In viition. A
ilroilr, |>ln<|uo jiiun'-
■ lu <III|l'-IIM, (|l!l lo
|jiil'-i litiffiiiil i'I fil
HifonrKM't, «lo l'istlirnc-
<li! riiii>|iocurn|io. 1)6-
P<'n<'Tcscf!nccs Cirl,
CisI, W, l'ul, (•((«!,
UrQa, (ja. Inn-fîrit**
parfailo du faisceau
do Tiirck, du pind dri
pédoncule céréliral
et do la bandelette
optique.
Sur l'hémisphère gauche (Fig. 87) il n'existe à la face interne du lobe occipital
118
A.NATOMIE DES CENTRES NEUVEL'X.
Cas Bras. Cécité
corticale par double
lésion du centre cor-
tical de la vision. A
droite, plaque jaune
du cunéus, des lo-
hules lingual et fu-
siforme et de l'isthme
de l'hippocampe. Dé-
frénére«cences Cirl,
Cisl. W, Pul, Cge,
HrQa, Qa. Intégrité
I)arfaite du faisceau
de Tûrck, du pied du
I>édoncule cérébral
et de la bandelette
optique.
([u'une plaque jaune limitée porlani sur la partie postérieure du lobule lingual et la
partie adjacente de la scissure calcarine et s'étendant sur la partie postérieure du pli
cunéo-limbique. Cette lésion a entraîné des dée;énérescences moins étendues que celles
de l'hémisphère droit mais néanmoins très manifestes :
1° Il existe une légère dégénérescence du tapetum (jui double la paroi inférieure de
Fk;. 91. — Cas Bras. Cécité corticale. — Hémhphcvc droit. Coupe horizontale de la
région sous-thalami(ine de la capsule interne. — Dégénérescences secondaires du
tapelum (Tap), des couches sagittales du segment postéro-inférieur de la couronne
rayonnante (RTh, Fli), du segment rétrolenticulairc de la capsule interne (Cirl), de
la zone de Wernicke (W), du pulvinar (Pul), du corps genouillé externe (Cge) des
couches .superficielle et moyenne du tubercule (juadrijumeau anté;leur (Qa), des
pili(!rs postérieur (Tgp) et antérieur (Tga) du trigone cérébral. — Inlégrité du segment
postérieur de la capsule interne (Cip), en particulier du faisceau de Tiirck (ET) et de
la commissure antérieure (coa). fL(>s zones dégénérées sont colorées en jaune.)
Méthode de Weigert. 3/2 grandeur nature».
la corne occi|)itale. l-a dégénérescence si intense du forcep>< major que présente la
coupe (Eig. 92) est essentiiillement constitui''e par les fibres calleuses dégénérées de l'hémi-
sphère droit; la zone de dégénérescence (|ui coille le faisceau compact de la couronne
rayonnante relève très probablement de la même cause: l'irradiation dans la convexité
pariétale des libres calleuses dégénérées de rhéinis|)hère droit.
2" Il existe une dégénérescence très inli'iise, bien que limilée, dt;s couches sagittales
|.|i;ui.;s m; i'U(t.ii:(. I iMN in: i/iicoHci'; ckiu. lut \ i.i:.
119
l|lli l|iUll>l>'lll
nui iiifriii'iii !• ili- la ciiiiii!
•ipi
l.ilf l"iL'. '.••i! ; 1rs lihrcîs ({•'•«rii/îiV-cs
I\t
Cbh ItroH. Cécité
corticalo |inr doiililn
U'-Hiori <lii contro cor-
tD^nl r|(i la viition.
//«•mi'^/i/i/Vc i/nu«hr :
|ila/|iio jatino <ln la
Hci^siiro caicariiio ot
<Iii pli cun<iolimbi((ue.
l) 6 n<';ii<')rosrf)nce ■<
Tap, Klh, VU, CM,
l'ul, C^o, W. Int/!-
grité du |>ic<l <lii pi-
doiictilo cirMital «lu
faiscjati do Tiirck
ni do la bandolotto
optique.
■'iG. 02. — Cas Bras. (Récité corliciûe. ^ Ilnnisphcre (jaiiche. Coupe vertico-ti'ansver>;ile
passant par le pli cuneo-limhuiue (ticI) et le forceps postérieur du corps calleux (Fin).
Plaque jaune ilu lobule lingual (Lg) et du pli cuneo-limbique (ucl). Dégéue'rescences
secondaires des radiations thalamiques (RTh) et du faisceau longitudinal inférieur
(Fli) qui doublent la paroi inférieure du carrefour vontriculaire (TgV). Dégénéres-
cence légère du tapetum (Tap), dégénérescence de la substance blanche non difTé-
renciée de la région temporo-pariétale. Dégénérescence du forceps major et de la
substance blanche non différenciée de la première circonvolution pariétale relevant
de la lésion de l'hémisphère droit. Méthode de Weigerf. 3 '2 grandeur nature. Les
zones dégénérées sont colorées en jaune.
se concentrent surtout le long de l'angle inféro-externe et de la paroi externe de la
corne occipitale à la hauteur de la deuxième circonvolution temporale et occupent la
120
A.NATOMIE DES CE.NTHES NERVEIX.
Cas H ras. Cécité
corticale ])ar double
lésion du centre cor-
tical (le la vision.
Hémisp/irrp gauchu :
plaque jaune de la
scissure calcarine et
du pli cunéolinilii(iue.
I) é g cnérescen c es
CSgt (Ti , Cisl. Pul.
Cpe, \V. Intégrit(-
parl'aite du faisceau
de Tiirck. du pied dvi
pédoncule cérébral
et de la bandelette
opti(jue.
partie intonio du fai.<ceau lonuitiuliiial infriieiir, la partie externe des radiations
thalaniique.^.
La coupe (Fiu. 93 trt'Sobli(jue eu bas et en deliois et à peu près parallèle au plan de
section des ganglions de la base du cas Sch-weigoffer i^Fig. il6j passe par la voûte de
CSgt (T,^_.
CSgtfT,)
Fa Th..
Cl (g;..*
Fk;. U3. — Cas Bras. Cf'cilr corlicale. — Hrmisphcre ijauche. Cou]>e obliiiue en bas et
en (leliors passant par la parlie supérieure de la couch(> optique et la voûte de la
corn(; sj)li('noï(lale, intéressant les quatre segments de la capsule interne. — Dégéné-
rescences des couches sagittales des segments postérieur et inférieur de la couronne
rayonnante dans la région correspondant à la deuxième circonvolution temporale
(CSgt (T2) et du segment sous-lenticulaire (Cisl) de la capsule interne. (Les zones
dégénérées sont colorées on jaune.) Méllio(l(^ de Woigert. 3 '2 grandeur nature.
la corne si)Iiénoï(lal(' et scclionnc les ([uatre segments de la capsul(> interne; elle per-
met de suivre d'mie ra(;on très manifesli; les libres dégénérées dans la couche sar/ittalc
(le la deuxième circoiirolutioii temporale (CSgt)(T.>) jus(|ue dans le sc(jmcnt souii-lenticulaire
de la capsule interne (Cisl). Elle montre en outre que les segments rétrolenticulaires
(Cirl), j)ostérieur (Cip) et antérieur (Cia) de la capsule interne sont parfaitement
normaux.
Il existe ciiliii dans ce cas vnic dégénérescence limitée bien i|Ue très intense du corps
i.|itiu;s i)i; rnii.ii;' ii'iN l'i: i.iicniici'; (.i;it lui; \ i.i;.
121
yt-nouillr r.rlnitr C-"' , <!<• I.i zniir dr Wmiirhr .1 iiiir ,|ryrm'i fMTiic.' |>lii-, limilr.- r-iimirr
(lu pulviiKir: II- lii;i> Jii MiIm'Ii iilr i|ii.nliiii .m .iiih'i hiii |.;ii,ii( \«\\ Imi. hr, îiiiiH ilii
y, BrQp
^^^^ >^
FiG. 94 et 9.). — Cas Bras, (lécili'- (■(ulicalo. — Iléiitisphcrc ijunclie. ('.iiii|h-. (ilili([ucs
on lias et en drliors passant par le thalamus (Fi^. 9i!, la région sous-()pti(jue [V'iii- 9o),
le pied du ]H''doncnle eén'bral et la bandelette optique gauches. Dégénérescence du
corps gcuduillé' rxici lie (Cge), du pulvinar (Pul) et de la zone de Wernii'ke. Intégrité
du pied du iH''diiii(ule cérébral. — Les zones dégénérées sont colorées en jaune.
Méthode de Weigeil. :{ 2 grandeur nature.
reste (]ue la couche superlicielle de ce lubercule. La bandclelle (ipli(iue est intacte et
le ;)/<•(/ du pcdoinule cérébral est parlaitenient normal (Fig. 94 et 95).
LOBE PARIÉTAL. — Les lésions du bdic parié' lai, même lorscju'elles sont isolées.
Fig. 9ti. — Cas Jouan. hicélre.) Topogra])hie de lacavih'- porencéphalique du pli couihe
dans le fond de l;u[Uell(> on aperçoit la striation des couches sagittales. Dessin fait
d'après une photographie.
122
AXATOMIE DES CENTRES NEUVELX.
Cas Jouan. Lésion limitées et n'iiitéresseiit (lue le pli courbe, par exemple, atteitineiit en général l'épen-
dc déficit du pli (lyme ventriculaire, et sectionnent par conséquent les couches sagittales du segment
courbe limitée à » i ^ o
l'écorce et à la sub-
stance blanche sous-
jacente. Dégénéres-
cence du segment
rétrolenticulaire de
la capsule interne et
du pulvinar. Intégri-
té de la moitié ex-
terne du pied du pé-
flonculc cérébral.
Monoplégic facio-
linguale.Fovor lacu-
naire sectionnant le
segment postérieur
do la capsule interne
en arriére du genou.
Dégénérescence du
deuxième cinquième
interne du pied du
pédoncule cérébral.
Ce
HL
Lme Cip
iLmi j ; !
! VA ' '■
Km.
FiG. 97. — Cas Jouan. (niciMi'c.) Cavité poicncéplialiiiue dupli courbe. Coupe horizontale
passant par la région tiialamitiue moyenne. Dégénérescence des couches sagittales
externe (Sge) et interne (Sgi), du segment rétrolenticulaire de la capsule interne
(Cirl), de la partie supérieure de la zone de Wernicke (W) et du pulvinar (Pul).
il existe en outre dans ce cas (\c, petits foyers lacunaires disséminés dans le seg-
ment interne du noyau lenticulaire. L'un d'eux (Tig. 97) empiète sur le segment pos-
térieur de la capsul(î interne (Cip) immédialement en arrière du genou (Ci^g). Il a
donni- lieu pendant la vie à une monoph'gie facio-linguale avec conlraclure de la face
et hémiparésie très légère de la moitié gauche du corps et était survenu à l'ilge de
38 ans au cours d'une fièvre typhoïde chez un lioimni' ([ui a succombé à l'iVge de
60 ans à luie bronchopneunionie. Ce malade ne [trt'sentait aucun trouble de la sen-
sibilité, ni du sens musculaire, |)articularités inléressantes à noter élanl donnée la
lésion du pli courbe et de la partie adjarcnle du lobule |>aiié'lal iiiféTieur. i^Voy.
localisations cérébrales, \^. 2:50.)
La lésion capsulaire a entraint; une (b'^'iMiéTcscence du dcuxiènie ciiKiuième an-
térieur du segment postéricnir de la cai)sule inlerne (Cip\ de la lame médullaire
externe (Lme) et des libri's radiées du Ihalanius dans la partie adjacente à la dégé-
ni'ri^scence capsulaire. C(dle-ci peut être suivi(> dans le deuxième cinquième inlerne
du pied du pédoncule cérébral et du locns niger (Fig. 99, 100).
il existe enfin (Fig. 98) dans la pailie inIVTicnre et postérieure de la capsule
externe un petit foyiîr lacunairtî ayant entraîné une dégénérescence partielle de la
commissure antérieure (coa) et des courtes libres d'association du sillon marginal
pi»st<'rirur de l'insula. M('tliode de Weigert. 2 1 mandiMir nature.
i-ii{iti':> i>i: l'iKijiic I iiiN DK i.'KCDitci: ci.iti.iiK \ i.i:.
123
pusir-ririir ili- l.i inm.iiiiH' i.iyi'iiii.iiilf. U.iii> ces i;is, <>n n|i>.fi vf t.Mii|iims iiiir ili:(/i.'ni;-
rescnirv srrDiiiliiiif ilrs rnurlirn Siiijillttlcs se fuisanl dini^ 1rs deux sens, du iM»'' de l.i
poiiilt' ticoii'ililr il iiiM' l'.iil, cl (lu coït'! du sfi:iiiiiil nli o-Iculiculaii»; di; la capsule
intnii)* l'I du |uil\m.ii (l'.iulri' ji.iil. Ca- l'ail niinilir inlliiiiciit i|iii' les i'jmicIh's sa^illaliîs
du Injir iirfi|iili
Hhif-. (•.iilici|H''l
Mais iMi l'i'iil
|i,iiirlii liiii|ini ,il ( niiliniiinil à la lois (lr> lilirr> i oi I i(ifiiL;i!S <;t des
,is plus lairs, il rsl vrai, ipir h
NL,
I'"
'■<\>-\i\-. cl
oe
(/UH Joiian, l<ii<ii<>n
(le llrll'lt 'lu pli
c:oiirt»o limit<!0 A
l'écorca ot A la «ub-
«tuiico l)lancho hou*-
jaoonti). I)i')i{i)iii)rnii-
cciicij 'lu Ht'ifiwmt
r(''troii'iiti<:iil;iir<) do
lu capHiili) intcnin ot
'lu pulvinnr. Iiiti-^ri-
tu r]«t la iiioiiiii ox-
torno 'lu pio'l «lu pi5-
'IomcuIr ciT'îliral.
Monij|ili'-i(io facio-
lingualo. Fuyor lacu-
naire! s(î':ti')[iiiaril lo
segmonl |)ost<:ri(!ur
do la ';a(»sul(; inicnio
en arrière du genou.
Dégénoresccnco du
deuxi'-mc cin'|ui(''ni(î
interne <lii pio'l 'lu
ionculc cérébral.
c^^r %■ ^- tin
Km ,
"Ne Gh
.. !)8. — Cas Jouan.Coupo horizontale lui peu oblique en bas et en dehors passant par
la région tbalamique moyenne de la capsule interne : 1° dégénérescence des couches
sagittales externe et interne (Sge et Sgi) du segment postérieur de la couronne
rayonnante, du segment rétrolenticulaire de la capsule interne (Cirl) et du pulvinar
(Pul) consécutive à la lésion porencéphalique du pli courbe; 2" dégénérescence du
deuxième cinquième antérieur du seguKmt postérieur de la capsule interne (Gip)
consécutive à la lésion capsulaire; 3" dégénérescence de la commissure antérieure
(coa) consécutive au foyer lacunaire de la capsule externe. Méthode de Weigert.
2/1 grandeur nature.
lesquels la h'sion corticale u'iult'ressc pas le laisceau compact du segment postérieur de
la couronne rayonnante. Le cas Jouan (Fig. 96 à 100) en est un exemple très net.
Il existe dans ce cas une lésion de déficit (cavité porencéphalique) mesurant 4 cen-
timètres de long sur 3 à 4 de haut et 2 de profondeur occupant le pli courbe, la partie
postérieure et infi'rieure du pli marginal supérieur ((Isin) l'extré-mité postérieure de la
première circoiivoluliou temporale. Cette b'sion a détruit, comme à l'emporte-pièce,
Técorce du pli courbe, et la substance blanche sous-jacente de la région, de telle sorte
que Von voit intacte, dans le fond du foyer, la strialion des couches sagittales (Fig. 96).
124
ANATOMIE DES CENTRES .\EKVEUX.
Cas Jouan. Lésion
de déficit du pli
courbe limitée à
l'écorce et à la sub-
stance blanclie sous-
jacente. Dégénéres-
cence du segment
rètrolcnticulaire de
la capsule interne et
<lu pulvinar. Intégri-
té de la moitié ex-
terne du pied du pé-
doncule cérébral.
Monoplégie facio-
linguale. Foyer lacu-
naire sectionnant le
segment postérieur
de la capsule interne
en arriére du genou.
Dégénérescence du
deuxième cin<|uième
interne du pied du
pédoncule cérébral.
L'écorce du iiyrus supra-niariiinalis est rnlalint'c, mais la substance blanche sous-
jacente ne participe pas à la lésion primitive. L'examen des coupes^ microscopiques
sériées confirme l'examen à l'œil nu, en montrant que les couches sagittales ne sont
nulle part sectionnées ou intéressées directement parles lésions primitives; elles pré-
sentent néanmoins une dégénérescence partielle très manifeste. Cette dégénérescence
ne va pas en diminuant d'intensité de dehors en dedans, de la substance blanclie non
^T'
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FiG. 99 et 100. — Cas Jouan. Monoplégie facio-linguale avec contracture de la l'ace et
liémiparésie très légtTe de la moilié gauche du corps. Dégénérescence du deuxième
cinquième interne du pied du ])édoncule cérébral et du locus niger consécutive à la
lésion du segment postérieur de la capsule interne immédiatement en arrière du
genou. Remarquer dans ce cas l'inh-grilé d(> la nioilii' postérieure du pied du pédon-
cule cérébral, malgré la lésion (hi pli courbi'. I.c ]ili courbe n'envoie pas de fibres
à la voie jjédonculaire. Coupes passant par la partie siij^i'rieure (Fig. 99) el la partie
inférieure (Fig. 100) du |)édoncule cérébral. Méthode de Weigert. 2 1 grandeur nature.
dillViciicii'c à la |i;iiiii \ iiilricnlaiie, comme on l'observe lois(ine les couch(>s sagittales
liaiticjpciil parlicllriiicnl a la h'sinn ju imitivc. l'.llc dcciipr la partie inicrne de la ro»c/(e
sayiltalc cxfcrnc (S^'e, Fli;, et la partie cciilialc de la couche sa(i)tl(tle interne (Sgi, RTh),
et C(! siège in(li(pic nettement (jne les lilucs di'générées ne iieuviMit venir (pie de la
lésion pariétale, qn'cllrs rvpirsrnlcnl les libics de projeclioii du y\\ courb(> (Fig. 97 et
98). — Ces libres pcuNcnt èiir siiiviis. à tiavers le segment ri'tro-hnticulaire de la caps^iUe
interne (Cirl), dans le piihiuar fl'nll et la partie supérieure de la :.one de Wernicke (W)
(Fig. 97 et 98). Aucune libi-e d(''g(''nér(''e ne se rend dans le segment postérieur de la
capsule interne (Cip), aucune ne descend dans le pi«>d du ]>édoncuIe ci''rébral (!').
Ce fait démnntre i\i)]\r (pie je ]i|i courbe C(inlieiil des filives^ de pnijection, et (]n'il
Mitui;> i>i; l'uoiiic, ih» N i>
i.'iicom.i: (;i:iu:i{iiAi.i:.
12.",
los (Mivoif ll.lll■^ \r |iiil\iii,ir |i,ir lf> citiirlii
IVlli» li'llliiul.lirr ilr 1,1 1 .Ipsiilc ilili'lllr.
.millali'-, inliTtii- i;l, rxlcrii»! cl I'; s<'U(ii';iil
LoiMinr l;i l(''sioii du \n\u- paiii'-l.il i'>l. ()liis rlcinlur (Cas Leudot, l'ij^. 101 à 10;)),
lorsi|u'i'lli' iiil'M'io^si- Idiilr l.i rircniivoluliim i)aiir'(al(' intVTii'iirr r( cmipirlr! sur la cir-
Cim\nliilii>M |iai'ii'lali' ascciid iiilr, i\ la (lryt''ii('r(";c('iirr ilii |iiil\ iii.ii , il'- la |iailii' sii|m';-
Cas Leudot. {{i.rliv 181)0.;
aiiiii' <li' la i"ini)iivi)liitiitii pa-
Fi<;. loi.
Pla.iu.'
riclali- iiift'ricuni fiaiiclir l'Ii rmii Im-,
U)linli" |tarit''l;il iiift''ri(Uir, ciicdiiNoluliuii
inariilnaii' supiMioure), des cUiux tiers in-
f(''ricius (1(1 la circonvolulion pariiilahî
asc(Mi(lante, (.le la partie iiosh-ricuii' des
prciuii'Ti' el, (li'Uxit'ine circoiivoluliiiiis
lompuralos, des oirconvolulioiis lélro-
insulaire et de la cireonvolution posté-
rieure de l'insula. (",efte plaque jaune
a att(Mi»t r^'-penclyun' veii(riculair(; el
sectioiuK'' les couclies sa^il taies du segment pnst(;rieur de la couronne rayonnante
et la partie adjacente du segment r('lrolenticulairo de la capsule interne (Fig. 102).
Dégém'rescences des couches sagittales en amont de la lésion pouvant être suivies
dans les radiations thalamiques, le faisceau longitudinal inférieur et la substance
blanche non différenciée du lobe occipital; dégénérescences du tapetum.du forceps
postérieur et du bourrelé! du corps calleux.
11 s'agit ici d'un homme de 7.'? ans atteint d'aphasie sensorielle, à savoir de cécité
el surdité verbales complètes avec paraphasie extrêmement prononcée, alexie,agra-
phie absolue pour l'écriture spontanée et sous dictée, avec copie très défectueuse, le
malade reproduisant les lettres les unes après les autres comme un dessin. Hémi-
anopsi(î droite probable. Il n'(.'xislait chez ce malade dont la mimique était particu-
lièrement expressive, ni troubles de la motilité, ni troubles de la sensibilité, nj
troubUîs de l'ouïe, l'as d'aphasie optique, pas de cécité psychique, pas d'altération
de la vue autre (|ue rh(''mianopsie droite. (Voy. r)(^jerine, sur un cas d'aphasie senso-
rielle (cécité et surdité verbales) suivi d'autopsie. C. R. Soc. BioL, 1891, p. 167 et
Vialet. Les centres céri-braux de la vision. Th. Pari^, 1893. Obs. IV, p. 295.)
<:a% l,«ii>lot. Aplia-
sic Nniiiiorifllo. 1,6-
nioti'lii |i|i r:niirlie, <lii
lolniln (inri/rtal infô-
riiMir <it <lii la partin
ii'ljiiC"-iii') 'li; l;i rir-
rodvoliiiion [i.iri'italo
asi-eti'Iaiitn. I)6(fén6-
ritsri'tu;»} rlii snf^mont
rd t roi (! Il i i>;ul air»
IC\r\i ol do la partie
[>ost(5ridir<! <Ju so(.'-
mcnt postérieiir^Cip;,
'lo lacapsiiln interne,
ilu piilvinar (!t <in la
partii adjacente du
noyau (îxtcrno du
iliulamiis (l'ulj, do
la zone <le Wcrnicke
'VV), du corps i^e-
nouill('; exloriio(Cgc),
du tulx^rcule qiia-
drijumeaii antéri<!ur
'Qa}. Di'-gcînércsccn-
co partielle du corps
t,'enouiII(i interne
Tgi), des radiations
de la calolte et du
noyau rou^'e (NR).
I)égén(5rescence du
deuxième cinquième
externe du pied du
pédoncuUî cérébral,
intégrité du faisceau
de Turck.
rieure du cliamp de Wernicke et du segment n'^lro-lculiiulaire de la capsule interne,
s'ajouli' une dégénérescence de la [)artie postérieure du noyau externe du thalamus (^e),
cl du siiimcnt postérieur de la capsule interne (Cip). Cette dernière dégénérescence
occupe dans la région thalami(iue la partie postérieure du segment postérieur de la
capsule interne (Cip, Fig. 102 et 10:{i.
Dans la région sous-thalamique (Fig. 104) elle est refoulée en avant par les fibres du
sc(jment sous-lenticulaire de la capsule interne (Cisl) qui, venant du lobe tempoi^al, forment
le faisceau de Tiirck (ET) ; dans le pied du pédoncule cérébral (Fig. lOo), la dégénéres-
cence se place en avant et en dedans du faisceau de Tiirck et correspond au deuxième
cinquième externe du pied du pédoncule. Cette dégénérescence du i)ied du pt'doncule
tient à la lésion concomitante du pied d'insertion de la circonvolution pariétale infé-
rieure, de la pariétale ascendante et de l'opercule pariétal, et ne s'observe que lorsque
cette région est lésée.
Dans les vastes lésions du lobe pariétal, on observe, en outre, une dégénérescence
de la partie antéro-supérieure du noyau rouge (iNR, Fig. 103 et iO't . Le lobe pariétal
contient donc des libres (h; projection corlico-rubriqucs (jui passent en partie par le
segment rétrolenticulaire (Cirl) de la capsule interne et en partie par son segment pos-
térieur (Cip).
126
Cas Loudot. Apha-
sie sensorielle. Lé-
sion du pli couilje, <lu
lobule pariétal infé-
rieur et de la partie
adjacente de la cir-
convolution pariétale
ascendante. Dégéné
resccDce du se^'ment
rétrolentic ulaire
(Cirl) et de la partie
postérieure du seg-
ment postéricur(Cip),
de la capsule interne-
du pulvinar et de la
partie adjacente du
noyau externe du
thalamus (Pul), do
la zone de Wernicke
("W), du corps ge-
nouillé externe(Cge),
du tubercule qua-
drijumeau antérieur
(Qa) Dégénérescen-
ce partielle du corps
gcnouillé interne
(Cgi\ des radiations
de la calotte et du
noyau rouge (NR).
Dégénérescence du
deuxième cinquième
externe du pied du
pédoncule cérébral
Intégrité du laisccau
de Tiirck.
ANATUMIE DES CENTRES XEIWEIX.
CSgt
Zi
RgRin ; ^jri Im
FiG. 102, 103 et 104. — CasLeudot. Aplinsic seiisoiiello avec liriiiianopsit^ par lôsion du
pli courbe et du lobulo ]inriôlal iiifrrieur. — Coupes horizonlales passant par la
région llialamitiue moyenne de la (*ai)sule interne [Vis,. 102), la i)artie inférieure de
la région |tlialamique (Fig. 103] et la région sous-thalaniiijue (Fig. 104). Méthode de
Weigert. 2/1 grandeur nature.
La substance blanche des cirroiivcdulions |u'oinière temporale (Ti) et postérieure
de l'insula (Ip) étant englobée dans la lésion primitive, la limite entre la lésion pri-
mitive et les dégénérest^ences difticile est à établir dans le segment réirolenliculaire
de la capsule inlerne.
Dégénérescence du scgmcnl nMidlciiticulaire i^(>irl) et de la partie postérieure du
segment postérieur de la capsule iniciiie (^Cip);de la lame médullaire cxlerne(Lme),
de la zone réticulée (Zn) du stralum zonab; (Slrz\ des libres radiées du pidvinar (Pul)
et de la partie adjacente du noyau externe du thalamus.
Dt'génércscence Jdo la partie supi-ro-autthieure de la zone de Wernicke (\V), du
corps genouillé' externe (Cge) et du tubercule (luadiijiimeau antérieur [Qn). Dégéné-
rescence partielle des radiations du corps genouilb' inlerne (UCgi) (Fig. 103) et du
corps genouillé inlerne (Cgi). Dégénérescence de la jiartie supérieure des radiations
de la calotte, de la ])aiiie supéro-antérieure de la capsule du noyau rouge (C.\U) et
de la partie sup(''ro-anté!ieure de ce noyau iNR . I)(''g(''nérescencc du tleuxit'me cin-
• juièmt! exteine du pied du pédoncule ct-rébral. Intégrité du faisceau de Tiirck (VT);
ce dernier refoule en avant la zone dégénén-e du segment postérieur de la capsule
interne (Cip) et la sépare du segment rétrolenticulaire de la capsule interne
(Fig. 104).
,,„„,;. ,„:,.„„„:. HUN ,„M.K,,nu..K
Cl.lU.l'.ll M.K.
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lUu; Sir/.'; isr.' '■^'' '-
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Mioii "liiiili <oiir»io,<li«
lohiil" parn-ial inf<'-
riour (!i d» la parti"
adjaconio <\>' la cir
(;oiiv(iliilioii|iarii-tal<'
asrcii'laiit»-. I)<t,'<-ii" -
rcsrcii'c <lii sr-^moiil
rùtrolonti'-iilaif"
(Cirlj et <lo la iiartic
posiiriourc -lu hi^K-
incnt[)osiiTiciirf(;ij>,,
(U!l:i<:ai>siilf!iiiHTru!.
(lu pulvinar et 'I" 1"
partie a'Ijacciilc <lii
noyau oxK-riio au
thalamus l'ul), d"
la zone «le Wernicke
(\Vj, <lu cori)S gc-
nouillé externe (Cgc),
du tulicrculc qua-
drijumcau antérieur
(Qa). Dégénérescen-
ce partielle du corps
gcnouillé interne
(Cgi), des radiations
de la calotte et du
noyau rouge (NR).
Dégénérescence du
deuxième cinquième
externe du pied du
pédoncule cérébral.
Intéirrité du faisceau
de Tiirck.
FlO. lOi
H; u i
128 ANATOMIE DES CEMUl-S >EKVEUX.
En résumé : le lobe pariétal conlient des libres de projecliou cortico-thalamiques et
cortico-rubriques ; sa partie postérieure n'envoie pas de libres de projection dans le pied
dupédoncukMérébral et ne contient ni fibres cortico-protubérantielles, ni fibres corlico-
médiillaires. . .
Une lésion du lobe pariétal retentit en outre sur les libres des systèmes d association
et commissural. On observe toujours une dégénérescence : 1° des courtes fibres d'asso-
ciation de la région et du faisceau occipital vertical (Ov), qui recouvre les couches sagit-
tales et se prolonge en avant jusqu'à la base du gyrus supra-marginalis; 2° du long
faisceau d'association; faisceau longitudinal inférieur (Fli), qui concourt à former la
couche saiiitlale externe et dont les libres dégénérées s'irradient dans la première cir-
FiG. 10.'). — Cas Leudot. Aphasie sensorielle avec h('inianopsie. Plaque jaune du pli
courbe, du lobule pariétal inférieur et de la partie adjacente de la circonvolution
pariétale ascendante. Coupe horizontale passant par le pied du pédoncule cérébral.
Dégénérescence du deuxième cin((uième externe du jiied du pédoncule cérébral
[P(d)]. Intégrité du faisceau de Tïuck (FT). Méthode de NVeigert. 2/1 grandeur nature.
convoluliiin temporale (Fig. 103); 3° du lapctum (Tap; qui envcne ses libres dégénérées,
soit dans U\ bourrelet et la partie postérieme du tronc du corps calleux, soit dans le
faisceau occipilo-frontal (OF).
Zone rolandique. (I.obe central: circonvolutions fronialt; et |)ariétalt' ascendaiiles,
opercule rolandiiiue, lobule paracentral.) — Les lésions destructives de la zone rolan-
dique, quel f|iie soit leur siège, relentissent sur la couche optique (ÏIO, le locus ni(jcr
(Ln), le pied du pédoncule cérébral (P) et la pyramide bulbaire (Py) (>t la zone dégénéré»»
occupe toujours le segment moyen de la coiironrie rayonnante, le segment postérieur de la
capsule interne (Cip) et les quatre cinquièmes internes du pied du pédoncule cérébral.
Dans le segment postérieur de la capsule interne (Cip) et les quatre cinquièmes
internes du pied du pédoncule, le siège de la zone dégi'-nérée dépend essenliollement
du siège même de la lésion corticale : Lorsque la lésion primitive intéresse Vopercule
iiitni> i»i: l'Ud ii;<:tmin im; i.'kcomcI': (;i:iu;i!H \ i.k.
I -2'.»
ro/«'i''"y"'' l'M''*' '■' '■' l'ii'i'' iiil.liii'fiilf lie liiiinriilr [nnihil '^^\A''.\. li /'>\\<- (|i'u'<'iii'i l'i-
OCCUpt' Ir ^cmm il<' l.l . .Ilislllf [<)ilK)l «'1 I'' rill'|lllr|lir inhim' ,||| |i|r,| i||| |ir'i|.ilii;ll|i;
C«^iv lirai (cas SchweiKofTer, Im^-. IHîà \11); iliiii> iiin' Ir^imi Anlnliuli: piiruarilral i\';iit.)
et tli- Vr.rliriiiili' siipri iiKir i\i< rin-fminlntirDia finnlnlr ' K.i i ri pnrirlalr ^isrcndunlcs iVa.)
(cas Scheule, I'il:. im. ,i II.' , rljc .i.cupri ,i .l.nis l,i n'ulnn I li,il;MiiH|iir l.i p.iilii' [nol.--
rit'liri' «lu S(':;iiit'iit im^li'i icinc (!<• la r,i|i->iil(' iiilrnio .('.i|i , iL (l;m> ji- |»ic(l iln |h'<1iiiic,I|I<!
(•('•rrlual II' ilfiixii'-nic i iiniun'iiH' ixlnui'. |);ms les lésions dr la partie moyenne ili'S
riirourolittinns pdiù'lalr ol frontale iisrrwliinlrs, plus la Ii'sioii cotiirali! sera infi'ri<'un;
aiilt'iifuii' fl voi-iiii' tic rnpi'rculc lolaiidiipK-, |(lus la zoikî (l('i.'éii('n'o se rapprocliora
(lu ^(Minii (If la cap-'Ulf iiiliiiic ri (lu IhPid iiilcriKî du pied du |)t'di)Mcul(; (-('i-i'liral
(Cas Naudin.FiL'. I i:t à t C, cas Heudebert, Tit;. il't à i28).C'osllà uni; loi qui; l'un di;
nous a l'orniulir cm iS',)2 cl i|iii csl hascc aujonrd'liui sur 37 cas personnels de ir'>ii)MS
corticales exanum'cs à l'aide de ciuipcs niiiroscopiques sériées.
La déi;i'nérescenco du segmeni postérieur de la capsule interne (Cip) s'acconi|iagne
r"c\
Fio. ioC). — Cas Scheule lUicètre i8'J2). Hémiplégie gauche ilatauL de deux ans chez
un liouinic mort à l'âge do 74 ans. Topographie de la lésion corticale, lobule
l^arariMifral et partie sui)érieure des rirconvolulimis rolandiques. (Voy. dégénéres-
cences, Fig. 102 à 117.)
toujours d'une dégénérescence du thalamus, intéressant la zone réticulée (Zr) et les
libres radiées (fr), dont le siège et l'étendue correspondent très exactement au siège
et à l'élendue de la dégénérescence capsulaire. Si cette dernière occupe le genou de
la capsule interne, ce sont les libres radiées de l'extrémité antérieure du thalamus qui
sont dégénérées (cas Schweigoffer, Fig. 119); si elle occupe la partie postérieure du
segment postérieur de la capsule interne (Cip), c'est dans la partie adjacente du thala-
mus qu'il faut cherchei- les libres di'générées (cas Scheule, Fig. 108).
Ce fait montre donc (jue dans le segment postérieur de la capsule interne — comme
du reste dans le segment moyen de la couronne rayonnante, — les fibres cortico-
tlialaniiqucs sont iiilimement enchevêtrées avec les fibres de projection cortico-protu-
béranlii?lles, cortico-bulbaires et cortico-médullaires. Les fibres cortico-thalamiques
abandonnent la capsule interne dans toute la hauteur de la région thalamique et s'ir-
radient dans les tiers supérieur et moyen du thalamus. Les fibres cortico-protiibé-
rantielles, cortico-bulbaires et cortico-médullaires descendent dans le segment postérieur
de la région sous-thalamique de la capsule interne et dans le pied du pédoncule céré-
bral et en forment les quatre cinquièmes internes. Elles n'y occupent pas de zones
distinctes, mais sont intimement mélangées les unes aux autres, en sorte que toute
dégénérescence des quatre cinquièmes internes du pied du pédoncule, quel qu'en
soit le siège et la cause, retentit à la fois sur l'étage antérieur de la protubérance
et sur la pyramide! bulbaire.
La zone rolandique ne paraît pas posséder de libres de projection pour la région
TOME n. 9
130
ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
Cas Sclieule. llc-
niipléyie gauche. Ra-
mollissement du lo-
bule paracentral et
de la partie supé-
rieure des circonvo-
lutioDs rolandiques.
Dégénérescence de
la partie postérieure
du segment posté-
rieur de la capsule
interne . du noyau
externe du thalamus,
du deuxième cin-
quième externe Ju
pied du pédoncule
cérébral, du pcs lem-
niscus profond, du lo-
cus niger, des noyaux
pontiques. Dégéné-
rescence très intense
de la ]>yramide anté-
rieure du bulbe.
Ce
Ail '. ïîL,
En;. 107 cL 108. — CasScheule (Ricêtro 1892). iir'niiplt''i;ioi,'auclicilal;ml dcdeu-v ans chez,
un homme moit a l'a-"' <l*' ~'i- '"is. — Ramollisseiiicnl du titussupt'Tieur des circouvo-
lutioii.s i)ari('iale cl IVontah' asc(Midanlos et du hthulc paraeenlral. — Dégénérescence
de la pallie i)osl,érieui-e du segment postérieur de la capsule interne (Gip, Eig. 10"),
de la lame médullaire e.\lerne(Lme)etdcs libres radiées du noyau externe (Ne)du tha-
lamus dans la partie adjacente à la dégénérescence capsulaire (Fig. 108). Coupes hori-
zontales passant par la partie supérieure (Fig. 107) et la partie moyenne (Fig. 108) de
la région llialaini(iue Ai' lacapsule interne. Méthode (1(> NVeigert, 2/1 grandeur nalure.
i'iinu> ni; i'Uiuiictikn di-, i/imiokck c r;Mi;i;ii.\i.i;.
i.ti
sous-i'pli'iui' ; m. Il- i||.
iH' au /'Hv/s iii'/ii l.ii . <|i
<l l<>ii|iiMi - pai I M'll< iiM'iil
(■us Sclieiilo. H«-
iiii|i|i''[(ii'i<aiii-hi'. Un
niolliKunniciit (lu lu
liiil»' |inra'vniral ei
'In lu |iarlii' <ni(ié-
riourd <|i'i r.trr.nuvo-
liitionn roinri'liqiicH.
l)p(f<in<''rfHccnr«! dn
la piirtic imstf-rioiiro
(lu Nf.-gmuiit po*té-
riciir do la raimule
intnrnn , <lii noyau
oxlcrno du thalarniiM,
du dciixicriK! rin-
f|uii-mc (.'Xtcrtif du
pied du pM(>ncu\e
cérébral, du jx-s lotn-
iiiscMs profond, du lo-
(;usnig(T,dos noyaux
[lontiques. Déf^éné-
roscenct^ très intense
de la p3'raniide anté-
rioiiro du t)ulbc.
P'iG. 109, 110, 111, 112. — Cas Scheule.IIt'miplégie gauche. Coupes ])a.ssant par la région
sous-optique de la capsule interne iFig. 109), les parties supérieure «Fig. 110 et infé-
rieure (Fig. IHi du pied du pédoncule cérébral et la parlie moyenne du bulbe
(Fig. 112 . Dégénérescence du deuxième cinquième exlerne du pied du pédoncule
cérébral (Cip(d,'l, P d), du locus niger (Ln), du pes lemnicus profond; dégénéres-
cence très intense de la pyramide antérieure du bulbe.
132
A.XATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
Cas Naudin. Mo-
noplégie brachiale
droite. KnfoiicemcDt
dii crànc. Lésion du
deuxième ijuart supé-
rieur de la zone ro-
landiquc. Dégénô-
roscence du segment
postérieur de la cap-
sule interne , du
noj'au externe du
thalamus, du cin-
quième moyen du
pied du pédoncule
cérébral et du locus
niger.
déiit'néré dans les lésions corticales (jui intéressent le lohe central. Parmi ces fibres,
les unes se terminent dans le locus niger, les autres le Iravci <cnt jiour se rendre dans
FiG. 113 à Ho. — Cas Naudin (Bicêtre.
1894). Traumatisme du ciàue, chez un
homme de 03 ans. Chute sur le rebord
d'un trottoir, enfoncement de l'anule
anléio-inleriic du paiiélal franche. Com-
pression de la partie supérieure de la
zone rolandique par une esquille os-
seuse, sur une élendue de 0 centimètres
dans le sens antéro-postérieur sur 2 et
1/2 dans le sens transversal. Hémiplégie
brachiale droile sans aucun trouble de
la sensibilité générale ou spéciale. Mort
à l'âge de 68 ans.
Dégénérescence du segment posté-
rieur de la capsule interne (Cipi, de la
lame médullaire externe, de la zone ré-
ticulée (Zr), et des fibres radiées du
noyau externe du thalamus dans la
I)artie adjacente à la dégénérescence
capsulaire. Dégénérescence du cin-
quième moyen du pied du pédoncule
cérébral et du locus niger. Méthode de
^Veigert, 3/2 grandeur nature. Les zones
dégénérées sont colorées en jaune.
la calotle pédonculaiie ; d'autres consli-
tuent le pes Icmnicus profond (p. bl), s'a-
dossent au ruban de Heil médian (Rni) et
repiésentt;nt \rs fibres ahemnites de la voie
pédorK'ulaire.
Les lésions df la zone rolandiijue re-
tentissent en outre sur les courtes fibres
d'association de la ré'gion, sur le faisceau
arqué ou longitudinal supérieur (Arc), sur
1<! faisceau occipilo-fronlnl (OF) et sur le
t ronc (ht corps calleux fCc). 1-e l'aisccau oc-
ci]iilo-rrniil,il csi liiii jiiiii-~ |i,ii I icili'iiiciit
dégénéré (laii> les li'^ions dr la /(lor rolaii-
di(|ue (cas Sch-weigofFer, Kii:. 117 cl II Si r
le l'aisccau en ciDclifl (()l<'j(|ui Miniimilc le i
Cc__.
f
--a
Vf._J
OY.,..
— ^fe^
VlG.
114.
Cgi
vV
Tul ;
ïPcs
Sti p
I la (li'géii('r(>scence inicressc, non sculciiiciit
loyau cauilf'- cl iiuicdiilicnl ,'i la l'ois des libres
iir.Hi,^ hi: l'iiii.i ij; I MiN m. i.i.cnin.i: ci.i; i i;i; \ i,r.. i:i;j
<| asSDiialinll ri ils lil>|i's i|r pi ii|i'r( imi, lii.li-< rin me les lill|r> iltî 1,1 ciiIkIiI' SiillS-r'|i<'|l-
dyiii.'iiri' iS^t' ; on pi'iil l.i Miivic il'.iiiirii' m ;i\.iiil pi-i|ii'.'i I i-xli l'iiiili' .iiih'iifiiic «li- l;i
rt>iii<' IVoiilalc 1 \ r , iii.'ii'^ nii cniislali', m milic, snf mi rnint li.i|cl iiim- \r'^rn' di'u'i'in'-
rt'sooin'C se riiisniil. iTavaiil in ,ii i ii'ir \ri-> \r hi\>riuiii l.ip . rc i|iii -imlili' iii(lii|ii'-i- qm-
le fai«'f;ni occipilit-rioiilal ir.nil ,\r \.\ /mif i(>l.iii(ln|iM' plii> il'' lilni', m' dir ii.'i'aiil. vcfs
1»> loin' Il olll.ll iiu'll Iir Kl cil I cil' lilil i'-< |r I rll.lMl .1 l.l lllnll H' pi i- 1 1 ' I i i' 1 1 1 i • 1 1 1 ■ Il n ■ ||| is|l|ll"'n' .
(^(•s ir:;lr-> ^l'iiiMalr- iiiii' Ini^ piiNi'T>, il iiuii^ Liiil pasMT m ir\iic Irs (l('L'('iii';rc.s-
coiiros SfCdiidaircs coiim riilivc- j'i cIlhiiii ili'^ sniciu-ilr la /mih' i nlaiiiliipii' :
1" Lésion du lobule paracentral et du quart supérieur des circonvolutions
frontale et pariétale ascendantes cas Scheule. l'ii,'. I()(i à 112. — Les l(';siniis du
lobidi" |iarari'iilral -'arcniiipaiinciil iiii'S(|iir Imijouis (riiiic li'sinii df la |iarlio supérieur»!
delà i'aci^ cxtiMin- drs rircniivolulidiis rnlandii|U('s, iiiai> ini'iin' daii> li- cas où collf;
dtM'iiiôro lésion n'i'sl pas aii|iarriili' à rcxlriimir, il rxi^li' li)iijiim> iiih' dcslruciion di'
la substance idanciu* snus-Jacenlo ; lo lobule pai'ai;i'iilial ne re|)n''seiilr m illil ipii' la
face inliTue de la partie supérieure des cinonvolulioiis rolaiuliiiues.
Les dt''i.'i''n(''rcsconces secondaires ociiipiiii la pai lie j)os<i:r<cj<re du .se^menf moyen
do la couronne rayonnante, et pénètrent dans la capsule interne entre le bord posté-
rieur du inUamcn (NL3I et le tronc du noyau caudc (NC); (juelipir^ libres passent en
dehors du »r)//rt» lenticultiire, apparlieuneni pendant \m court Irajet à la capsule externe
(Ce), puis pénètrent entre les dentelures du bord postérieur du putamen et rentrent
ainsi dans la capsule interne (Fig. 107 et 108). Elles occupent la partie postérieure du
segment postérieur de la capsule interne (Cip) et sont séparées du segment rétrolenti-
culaire de la capsule interne (Cirl),par des fibres saines qui appartiennent au système
de projection de la jiarlie anté^rieure de la circonvnliilion p.irii'laie inl'i'rieare (Yoy. cas
Leudot)(Fig. 101 à lOo).
Le champ de ilégénérescence du segment postérieur de la capsule interne, abandonne
chemin faisant des libres à la zone réticulée (Zr) et à la partie adjacentiî du noyau
externe du thalamus (Ne) (Fig. 108), puis aborde la région sous-thalanii(iue de la ca[)-
sule interne (Cip (d), Fig. 109) où il est refoulé en dedans et en avant par le faisceau
de Turck. Il occupe, dans le pied du pédoncule cérébral, le deuxième cinquième externe
et abandonne dans son trajet pédonculaire des libres au lo''us niger (Ln). (Fig. 110 et
111). Dégénérescence très intense de la pyramide bulbaire correspondante.
2" Lésioa du deuxième quart supérieur des circonvolutions frontale et pa-
riétale ascendantes cas Naudin. Fig. 113 à 11b). — Il s'agit tlans ce cas d'un cnfon-
cemeiil du cc'mi- ayant cniilus el lésé le deuxième quart supérieur de la zone rolan-
ditpie et déterminé une monoplégie brachiale droite (Fig. 113). Ici la dégénérescence
capsulaire occupe dans le segment postérieur de la capsule interne (Cip) un siège plus
I antérieur que dans le cas précédent (Fig. 114). Il en est de même pour le secteur
dégénéré' du pied du pédoncule cérébral (P). (Fig. Ho). Comme dans le cas précédent, il
existe' une dis[)arition des fibres radiées dans la partie du noyau externe du 'thalamus
(Ne) (Fig. 114) adjacente à la di'générescence capsulaire, et une dégénérescence du locus
niger Lu). iFi;,'. I io.)
3" Lésion du deuxième quart inférieur de la zone rolandique. — Le cerveau
du cas Heudebert (Fig. 124 à 12S; présente dt;ux lésions; l'une intéresse le lobe tem-
poro-(icci[ulal : nous y reviendrons plus loin (V'oy. Lobe tenii)oral , p. 137), l'autre
occupe le deuxième quart inférieur de la circonvolution frontale ascendante (Fa), le
pied d'insertion de la deuxième circonvolution frontale (F2) et la partie postérieure de
la troisième frontale (F3) et s'est manifestée clini(iuement par une monoplégie bra-
chiale droite avec aphasie (Fig. 124). Comme dans les cas précédents, la dégénéres-
cence occupe le segment moyen de la couronne rayonnante (pCli), le segment lenticulo-
134
A>'ATO.M|IE DES CENTRES NERVEUX.
Cas Schwciyoffer. de la capsule interne (Cipi et le pied du pédoncule cérébral (P). Mais la zone de dégéné-
Monoplegieiacio-hn- rçscence est reportée encore plus en avant que dans les cas précédents. Elle occupe.
guale gauche. Poren- ' ^ ' ' ^f^i
céphaiic acquise do dans la région thalamiquc moyenne (Fig. 12b), la partie du segment lenticulo-optique
lopercuie roiandi- située en arrière du genou (Cirgi) et siège dans la région sous-thalamique (Fisr. 126)
que.Dépénérescencc ■ , , , , , ,J:? i ,, • , . , i \ o /
du faisceau arqué, ^^ dans le pied du pedoncule (P> a 1 union du quart interne et des trois quarts externes
du faisceau occipito-
frontal.de la capsule
externe. Déirénéres-
cencedu faisceau gé-
niculé, de la partie
antérieure du thala-
mus, du faisceau
interne du pied du
pédoncule cérébral.
Légère diminution de
volume de la pyra-
mide l)ulbaire.
FiG. 116. — Cas SchweigofFer. Monoplégic facio-lingualc gauche et troubles de la
déglulilion. Coupo vcrtico-transversale de la partie supérieure de riiémisphère pas-
sant par la ligne A, A de la figure H7, et intéressant le segment antérieur ou len-
ticulo-caudé de la capsule interne. Dégénérescence du faisceau arqué ou longi-
tudinal supérieur, de la capsule externe, de la couche sagitlale inlm-ne du lobe
frontal, du faisceau occipito-frontal (OF + Pr) et des fibres (OF) qm sillonnent la
substance grise sous-épendymaire. Dégénérescence partielle du segment antérieur
de la capsule interne. Méthode de NVeigert, 2/1 grandeur ualure. Les zones dégéné-
rées sont colorées en jaune.
optique (Fig. 127 et 128). Comme dans les cas précédents, on observe encore ici une dégé-
nérescence des filtres radiées du thalamus et du locus niger (Lu) dans la région adja-
cente à la zone capsulairc ou pédonculaire dégénérée.
4" Lésion de l'opercule rolandique (cas SchweigofTer. Fig. 110 à 122). — Il
s'agit dans ce cas d'une poreiici'plialie ac(|nis(>, taillée pour ainsi dire à l'emporte-pièce,
ayant détruit l'écorce du quart inféiicur de la zone rolandique et le pied de la troisième
rii!iti;s m; i'i;itii;( tion ih; i.'icoinr; (,i.iti;i!i; \ i.i;
\r.
Fie. 117.— CasSchwriKoffrrHii Alri'.IH'.M .
Moiioplt'tlit' Iju ii>-|iii:.'il.ili' i.Miirlio rt liriii-
Mos de la dt'^lul ilion dalaul ilr srpt ;iiis,
dit'/ un litiiumi' inoi l à I'/ilii- ilf l'il ;iiis.—
l'orciu'i'plialir ;n'(iiiiM' dr liiini lulcmlnii-
iliinit* (I»''tnii--aiil l't'coK'c cl la Mil>slaiic<'
lilaïu'lic Mtiis-iaf(Mtli\>-ansalli'iM(li<' Ir lais-
t'cau <'(iiii|>,irt lie la < l'iuoiiiir I a yoniiaiilc
ol sans (•(Hiiimmical ion aiicmif a\rc la la-
vitt" viMili iiulairc. Do^iii l'ail d'api rs une
pliofotiiapliii'. Voy.Ohs. clin, in Lkuil^ciik,
TlH''St\ Paris, ISdÔ. Obs. XXVJ.
Fin. fis. — Cas Sch-weigoffer. .Monupl('<,'ii' racio-liiiiiuale gauche. Cuupe vertico-lrans-
versale <le la moitié supérieure de rhémisphère passant par la cavité porencéidia-
lique et le segment jiostéricur de la ca[isule interne (en parliculier, par la ligne B 15
de la fig. 117). Dégénérescence de la substance blanche non dillerenciée des circon-
volulions frontale ascendante et première et deuxième frontales. Dégénérescence de
la" capsule externe du faisceau occipito-frontal (OF + Pr et OF). Intégrité du seg-
ment postérieur de la capsule interne (Méthode de Weigert). 2/1 grandeur nature.
('an SrUwnif(i)fTnr.
.Mon(i|i|('-Kio fario-lin
Kijiilii((atii'|in.|>or'!n-
'•l'plialif! n<'<|tijiia Mo
lopor'-iilc rolaiiiii-
i|iii'. I)iV'''>i<')r>!H<:otico
•lu falHcit.iii nrqiié
<lii rai<«i'i-uii oocipiio-
frontal, do la <:a|iHiile
cxicrnn. iJi'-tfi'MKîrcH-
ccfifo (lu raisrcail ifr';-
ni'jiiii'-. <\n la partie
antùriciiro 'lu thala-
mus, (lu faisceau
infnrnn du pied du
pédonfMiIo Cf-réliral.
LétffTC diminution do
vohimn do la pyra-
mide bulbaire.
circonvolution frontale Fig. 117) et emiùétaul d'un ci'iiliniMre environ sur la >ub-tance
Cas Schweigoffer.
Monoplégie facio-lin-
guale gauche. Poron-
céjihalie acquise do
l'opercule rolandi-
<|U('. Dégénérescence
ilu faisceau anjué,
ilu faisceau occipito-
fronfal, de la caj)sulo
externe. Dégénéres-
cenco du faisceau gé-
niculé, de la partie
aatéricure du thala-
mus, du faisceau
interne du pied .!u
pédoncule céréhral.
Légère diminution de
volume de la pyra-
mide bulbaire.
FiG. 119 et 120. — Cas
Schweigoffer. Coupes
IiorizontalesoMi.jucsen
bas et on dehors seclion-
nant iFig. llUi la région
thalaniique et (Fig. J20l
la région sous-thalami-
que de la capsule in-
terne. Dégénérescence
du faisceau géniculé
(Ci (g) et du bord lenti-
culaire de la partie ad-
jacente du segment pos-
térieur de la capsule
interne (Gip), dégénéres-
cence de la zone réticu-
lée, et des libres radiées
del'extrémilé antérieure
de la couche optique.
Dans la région sous-
Ihalamique de la capsule
interne (Fig. 120) la zone
dégénérée est limitée
en dedans et en avant
par les fibres horizon-
tales saines de l'anse len-
ticulaire. Méthode de
Weigert. 2/1 gran-
deur nature.
FiG. 119.
NL.
Fro. 120.
'mi --'ife^^
ni;,/f,t-
c.'y
blanche sous-jacenfe. La
face insulaire de l'opercule
rolandi(jue et son rebord
sylvien paraissent intacts,
mais les coupes vertico-
traiisversales (Fig. 118)
montrent (|ue la lésion a
«b'iMiil toutes les libres de
projection de l'opercule
rolandique, et que les li-
bres courtes d'association
qui relient l'opercule à la
«Mrconvohition antérieure
'I" I'insula(Ia)sout seules
conservées. Nulle part la
iouronne rayonnante n'est
primitivement lésée. Cette
l<'sion avait déterminé
pendant la vie du malade,
'""• |';ii,ilysi(> du facial
iiil' rieur cl ,|,. I.-, l;,iigue
(lu cùii' ()ppi>s(' à la lésion,
-liiisi que des troubles de
la déglutition et datait de
sept ans.
ï/étutle dos coujjcs mi-
croscopiques sériées mon-
(re(pi(>lefaisc(>audt'gén(''ré
I 1 1; i; I - 1)1 I' i;ii 1 1,( I i(i\ m; i.'i;(,()ii(;i. (i, i; i, i; i; \ Lr;
1.17
oriMip»» 1,1 |i,iilif /)'is/i/ /.;/;•(■ du sinnirnt nnliririir Ar l.i ronronne rtt\ionnnnte (p(jH)
(Kig. Ill>\ |ii'iirli(^ dans le si'tjnu'nt antrricnr dr la miisiili: intrnir 't'.\;i; ciilfi- !'• noi/mi
catidf {iiC.^ cl II- /)»/((»ic» iM,:i), puis s(( ihuIc cm l.as.rn aiiirn' ri m dcdaii-, alMiidnruH;
le aniiunit tinh'rinir di> l;i capsula inlcrne (Cia) dans la n';,'i(in llialaMiii|iii; inriycriM'"
fonuo If l'iiisrcnu ni'ninili' v\ <)ccu|m' le ymou (<'iîi;]) cl la pail,i(î la plus aiilt'ri<'Ui<- du
seiiincnl /Jos/f'nV»/- (Ci p) de la capsule interne (Fij,'. ! l'.i). Dans sou liaiid. à travers l<! si-^mcnl.
nnlt''ii<'ur de la capsuIcMi'ia', cf iaisccau est rusidum- avec le prdoiirule unir rieur (h- la
couche opHipii' iPaTli). Au iiinnirnl nù il >"i'ii dilarjic pi>u
sul(< iC'ii; ). il aliaudiMuif à rcxIiTUiilt'-
nn(<''riiMU- du llinlitmiis Tli i lui icilaiu
iiouilur de l'ihri's radiées (|ui i»assoul.
eu dedans vl l'u avant du f'nisrcini iW
\icq d'Azyr (VA) et se rcndinl dans
rcxlirmiit' anIt'Tiourc des noijaux ex-
terne et inlcrne du Ihaldmus (Xo, Ni)
(Fif;. 119'. Dans la ri'ijiou sous-lliala-
niiqu»' (Fii,'. liO , le faisceau di''i,'(''n(''i-(''
oocui>e la |)arlie anlrrieiirc du seijment
postérieur de la capsule interne (Cip) ;
il est foulourné eu dedans parles fibres
à trajet horizon! al de Vaiise du noijau
lenticulaire yW ', [uiis forme \ecin(juicmc
interne du pied du. pédoncule cérébral {P}
(Fiir.t21 . [.a dégénérescence, très ma-
nifeste à la partie supérieure du pied
du pédoncule, au voisinage de la
liaudelelle optique, est beaucoup
umins aixusée sur les coupes voisines
de la protubérance. La plupart des
libres dégénérées se porleiil, eu elfet,
vers les couches profondes du bord
interne du pied du pédoncule et une
jiartie s'épuisent dans le locus niger
li.n). 11 est probable qu'un grand
nombre de ces libres qui représentent
les neurones encéphaliques des uerfs
moteurs crâniens, en particulier des
nerfs facial et hypoglosse, se porlent
en arrière, s'entre-croisent au niveau
du raphé, puis descendent dans la ca-
lotte juscju'aux noyaux des nerfs mo-
teurs bulbo-protubéranliels. Leur tra-
jet est encore jieu élucidé et ne peut
être suivi par la méthode de Weigert-Pal; car il s'agit ici de libres peu nombreuses,
isolées, non réunies en faisceau. La méthode de Marchi donne de meilleurs résultats
(Voy. Nerfs crâniens, Hliombencéphale, IIP partie). Une partie des fibres du cin-
quième iuteru(> du pied du pédoncule cérébral descend dans la protubérance annu-
laire (Po, longe le raphé et se rend à la pyramide du bulbe (Py), ainsi que le montre
la différence de volume que présentent dans ce cas les pyramides antérieures
(Fig. 122).
LOBE TEMPORAL. — Les lésions isolées du lobe temporal sont rares. En général,
ce lobe se trouve en elfet lésé en même temps que le lobe occipital ou le lobe pariétal.
Les lésions du lobe occipital étendues au lobe temporal occupent le plus souvent la
fIftH SchwciKoffor.
Mono|)l<i«iofocio-lin-
tfiiiilo ffanr.ho, l'oren-
r;i^|ihiilio a<:'|ui«o do
l'o|)<T(!iiln rolandi -
(|nn. iJr'îKi'di-rn^conco
•lu fnincnaii nr'|U<i,
ilii Taiscoaii orvMpito-
frontal, <lo la capsiilo
cxtornc. ])A((^;ni;riiH-
ccnco (lu l;liH'^oau 1^6-
nicuU;, (lu la partie
antéricarc du thala-
mus, du faiM(;cau
int(^rno du pi(^<l du
(lédoncuU! c/^rfitinil.
I.(5gi!ro diminution d'î
voliimo d(î la pyra-
inido bulbaire.
. 122.
FiG. 121 et 122. — Dégénérescence du faisceau
interne du pied du pédoncule cérébral et
du locus niger dans le cas Sch-weigoffer.
(Porencéphalie acquise lW l'oinaiule rolaii-
dique.) Diminution de volume de la pyra-
mide antérieure du bulbe sans dégénéres-
cence appréciable. Méthode de Weigert.
138 ANATOMIE DES CENTRES NEIIVEEX.
partie postérieure et inférieure de ce lobe et relèvent de troubles circulatoires dans le
H
i'.Gdleb.
Fil,. 123. — Irrigation vasculaire de l'insula et de l'opercule sylvien. — Les circonvolu-
tions antérieures de l'insula sont irriguées par les artères frontale inférieure, fron-
tale ascendante et pariétale ascendante; la circonvolution postérieure de l'insula par
l'artère pariétale inférieure, la région rétro-insulaire par l'artère du pli courbe. Le
territoire vasculaire de l'artère sylvienne est coloré en bleu, celui de l'artère céré-
brale antérieure eu rose, celui de l'artère cérébrale postérieure en vert.
domaine de l'artère cérébrale postérieure (Fig. 6.'), p. 99). Les lésions du lobe pariétal
(artère cérébrale moyenne), lorsqu'elles atteignent le lobe temporal, s'étalent de préfé-
Fm;. Vl'v. — Cas Heudebert (Hicètre, 1892). Aphasie totale, le nialadi' iir peu! émettre
la nioindie syllabe, le moindre mot, cl il est, incapable do lire ou d'écrire. — Para-
lysie faciah; inn-iieure droite avec In'miparésie du membre supérieur droit. Dimi-
nution de l'intelligence. .Mimique très peu expressive.
Double lésion corticale : I» lésion du deuxième (juarl inférieur de la zone rolan-
dique ayant entraîné une dé-générescence du deuxième cincjuième antérieur du
segment postérieur de la ca|isule interne, (ît du d(!uxiènu^ cin(|uième interne du pied
du pédoncule cérébral; 2° lésion du l(>I)e occiiiito-lemporal, des S(>gments postérieur
et inférieur (b; la couronne rayonnante. Dégénérescence des segments rétro et sous-
lenticulaires de la capsule interne ot du faisceau de Tiirck.
renc(* à la paitiepost('rieure et sujjé'rieure de ce lobe (Fig. 123). Dans le premier cas (cas
Heudebert, Fig. 124 à 128) ce .sont les 3« et 2' circonvolutions temporales (Ï3, T2) qui
il
iiMiir^ i»i ritoji-c.iKiN m: i,i:<;ni(<;K ci-iU'Ui; \ i.i'.
i:<9
AM
Strz! !Zr \ '' \ T'^y ; ! ^t--'
J.rnb CiplKa ' ' : ■ ^'„
-j^; Tga iCi(g^ £S1
ts'c SI
FiG. 123.
C'a» flpiiilcbnrt.
A|ihnKie tolnin. l'a-
riily«i<' fariain infi*-
ri«Mir«-<lr'(ilfl«voc liA-
mifinri-iiinilu iiicmlirn
!itl|ir''riniir 'Iroit.
i)oulilo Union ror-
tical'- : 1* K^Hioii "la
ikuxi<>ine '|tiart iriT)^-
riour 'le la zone ro-
larid'Kiun. iJi'îK'-nércv
conco (lu <lciixi<-mo
cinriuièmc antériniir
(lu scffmnnt posi/;-
ricur 'lo la capsule in-
tornc nt 'lu douxi^rmo
'•in'|ui6nic int'Tnfi 'lu
pied 'lu pérloncule
cérébral ; 2" lésion 'lu
loljo orcipito-tempo
rai. Oégénéroscenco
(les scffments rétro
et sous-lenticulairo
lie la capsule interne,
(lu pulvinar. du corps
genouillé externe et
du faisceau 'le Turck.
Cia Ce
Hara
cep
^'^ RC.CNR
Tfa
>IG
FiG. 12G.
140
A.NATUMIK DES CKMltKS .NERVEUX.
Cas Heudebcrt.
Aphasie totale. Pa-
ralysie faciale infé-
rieure droite avec hé-
miparésie du membre
supérieur droit.
Doul)lc lésion cor-
ticale : 1» lésion du
deuxième ((uart inté-
rieur de la zone ro-
landi(|Ue. Déiçénéres-
cence du deuxième
cinquième antérieur
du bcirment posté-
rieurdcla capsule in-
terne et du deuxième
cinquième interne du
pied du pédoncule
cérébral ; 2» lésion du
lobe occipito-tempo-
ral. Dégénérescence
des segments rotro-
ct sous-lcnticulaires
de la capsule interne,
du pulvinar,du corps
genouillé externe et
du faisceau de TUrek.
sont atteintes; dans le second (cas Le Seguillon,Fig. 121» à
margiiialis (Gsin), les jn-cmièro cl ileuxième circoiivolulions
Rsm + Cisl
' I2 ;
133), ce
tempoi
sont le j
'alcs(T,,
lyrus supra-
ïo)et la oir-
Lms
la.k:{
Aq
Rm
\Y\\\ NRLh:
.Mrn
CTP.
^ PTn IT '^'^P
oFi(C-r) Fir,. 12-
FiG. 12;), 126, 127. — Cas Heudebert. Coupes horizontales passant par les régions llia-
lamique (Fig. 12."j) et sons-llialanii(jue de la capsule interne (Fig. 12G) et parla partie
supérieure du pédoncule cérébral (Fig. 127i.
1° La lésion du /06e occipito-tcmporal dont le foyer atteint (Fig. 12o) l'épendynie
ventriculaire au voisinage du segment rétro-lenticulaire de la capsule interne a
entraîné une dégénérescence des segments rétro-lenticulaire (Cirl) (Fig. 125 et 126) et
sous-lenticulaire (CisI), (Fig. 127) de la capsule interne, des libres radiées et du stra-
tum zonale (Strz) de la partie postéro-supérieure du noyau externe du Ibalainus
(Fig. 121)) et du pulvinar (l'ul, Fig. 12G),de la zone de ^Vernicke(^V).du corps gciioiiillé
cxlcriic fCgci, du bras (HrQa) et de la coucIk' de libres superlicielles du tubercule
((uailrijmneau antérieur (Qa). Dégénérescence du faisceau tomporo-tlialamiquo
(l'Arnold (CisI, Fig. 127) et du faisceau de Tiirck (FT) dans son trajet capsulaire et
pédoiiculairc. Di'générescencc du faisceau uncinatus (Fu),de la substance blancliede
la i)oint(; temporale, de l'insula (Fig. 12') et 120) et de la face oibilair(> du lobe frontal
(Fig. 127). Intc'grilé d(!S radiations du corps genouillé interne. (UCgi, Fig. 120). Inté-
grité de la commissure antérieure Méthode de ^Veigerl.
2° Lalésionde la zone rolandique a entraîné une dégénérescence du deuxièmecin-
quième antérieur du segment postérieur de la capsule interne (Cip) et des libres
radiées du thalamus dans la légion atljacente à la (b'-générescencc capsulaire (Fig. 12'>
et 12(j) et une dégénérescence du deuxième cincjuième exierne du pied du pi'doncule
cérébral (Fig. 127 et 128). Méthode de Weigerl-Pal. 3/2 grandeur nature.
convolution iiostérieure de l'insula (Ip). Dans l'un et l'autre cas il s'agit, en général,
d(! lésions à la fois corticales et sous-corticales qui atteignent les couches sagittales du
l'iiiiiKs iti'] l'itdJKc I ION m: i/iiCdHci'; ciiiiKitit \i.i:.
lii
lobtî cu'fi|iili)-ltMii|iiii.il. voiii' im'iiir r"|»iiil\ iiH' \riili ii iil.iii !• il ilc'h iii-i-ni |,|ii, i,i|
moins (•(im|llrlf|lli'|ll li's nlucs de |,| |i'L;ln||.
Aux (li''i;i''inT('Stt'ii(cs si'cniidaii rs |ii(i|Ufs .iii Inhc ii(ii|iil,il, .111 lnlir |i.'ii ji'lal i-l aux
couflics safjillalcs snus-jaiTiih's ((li'u'i'iK'rcsc.ciiccs du sajuifiil. rrlrolentiriilnirc du la
ciiiisiilc intt'ine (r.iri), ilu ixthiiun l»iil ,dii inr})^ iininuillr externe {C'^cj — sr; j(»it,'n<'ii((laiis
rc fas di"^ (li'i,'(''iit'Trs(i'iiic^ l>ni|iirs .m hdir Icmiiiu al. Oi- sonl : ilaiis li-s h'sioii's des M'i-I
2'' cil rnin idul iiHi'^ lriii|u)i ,i|r^ une di'yt'iH'i rMi'iiii- du ilininiriiir r.ilmic du jiicil du
juuliinriilc n^n'linil, l'i-sl à-din' du /'(//sc(''/» de 'l'iivrk [V'V \ cl daus les Ic'.sidDs de la l"(ir-
couvululioii tcniporalr une di''L;i'Ui''n'sci'iic(' du rorps ijenoiiilli- interne Mli,'i}.
1.1' cas Heudebert I'Il;. IJi à I 2s i|ui unus a di
2''i|uail iulV'iicurdo la zouc i(daudi(iu(' es! uii
oxfuipii' lv|iii|Ui' di' ii'sioii du IoIh' (H(i|ii(ii-
li'Ui|><ii ,il. Il >'a-il d'uni' |i|.ii|Ui' jaune a\aul
di'lruil la l'aci' cxli'i'iic du lidu- ofcipital ot les
|>ai'li('s posli'rifurr cl uioycuuc des i'' cl .'l" cir-
couv.ijulinn^ lcni|Miialcs (Fiu. 1:21 . V.Ur lonirc
CM liaul la >ri>^uic parallèle iul(''i-c->c la
luauchc iuiV'ijeuic du pli conilic 1 1> 1 cl. di''-
passc la scissure paiiélo-occipilalc (P). Elle
oiupicle sur la face infr-ro-iulcin»! de l'Iiémis-
plière au niveau de la |iai'tie moyenne du lo-
luilc fusifomn', mais n inlércsse ni le cuuéus,
ni le loluilc liu^nial. Les coupes microscopiques
sériées nioulrcnl (|uc la plaijue jaune a dé-
Iruil, non sculeuicnl {'l'cmcc du lobe occipilo-
feniporal. mais encore la couche blanche sous-
jacenlc el qu'elle alleini, dans le lobe tenipo-
i"al, la couche épendymaire du plancher de la
corne sphénoïdale (Fig. 127).
("clic vaste lésion a entraîné une dégéné-
rescence secondaire presque complète des
segments rétro-lentirulaire (Cirl) et sous-lenti-
culaire (Cisl) de la capsule interne et du pulvi-
nar (Pul). Le segment ri''tro-lenlicnlaire de la
capsule interne ne conlieiit en ]iailiculier dans
la région sous-thalamique que (juehiues rares
libres faiblement colorées par l'hémaloxyline
qui s'irradient dans le thalamus. Il est croisé
dans cette région, conune dans les régions
ihalamiques de la ca]i.sule(Fig. 12b et 126), par
di's fibres saines (lie) qui s'étendent de la queue
à sei'vi pour les locali,'>ation.s du
IV
„,vîV
Fii;. 128. — Cas Heudebert. (]oupe de
la région péduuculaire inférieure.
Dégénérescence du deuxième cin-
quième interne du pied du pédon-
cule cérébral, de la partie adjacente
du locus niger et du faisceau ex-
terne du pied du pédoncule ou
faisceau de Tiirck (FT).
Il existe dans ce cas une dégéné-
rescence manifeste de la pyramide
antérieure du bulbe laquelle con-
tient néanmoins un nombre consi-
dérable de libres saines correspon-
dant aux fibres saines du faisceau
moyen de la voie jjédonculaire.
Méthode de Weigert.
du noyau caudéi'SC) au noyau lenticulaire (NL3),
et appartiennent au sysième des fihres Icnticuln-caudées. Le pulvinar (Pul), la partie pos-
térieure et supérieure du noyau interne du tlialamus (.\ii, le corps genouillé externe (Cgei,
la zone de Wernicke (W) sont 1res dégénérés et ne contiennent (jue de rares fibres
saines.
Dans la région thalainiiiue de la capsule interne (Fig. \'2'\^, le segment rctro-lcnticu-
laire (Cirl) seul est lésé, le segment postérieur (Cip) est intact (sauf dans sa partie anté-
rieure (jui correspond à la lésion du 2*= quart iiifthieur de la frontale ascendante); mais,
dans la région sous- thalainique de la capsule interne apparaît un nouveau faisceau
di'généré, le faisceau de Tiirck (FT), qui refoule en avant les fibres saines du segment
postérieur de la capsule interne (Cip), et se place entre les segments postérieur (Cip) et
réirn-lcnliculaire (Cirl' de la capsule interne en avant des radiations du corps genouillé
Ii2
ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
interne (R Cgi) (Fig. 120). Sur les coupes plus inf»-rieures il occupe le cinquième externe
du pied du pédoncule cérébral (Fig. 128).
II existe donc dans ce cas une dégénéscence : 1" des fibres cortico-thalamiqiies desti-
nées au pulvinar ; 2° des fibres de projection cortico-ijt-nouillées externes ; S'^ des tibres du
cinquième externe du pied du pédoncule cérébral. Il est impossible dans ce cas de déter-
miner ce qui, dans la dégéni'rescence du pulvinar, ve\ieni au lobe occipital et ce qui
revient au lobe temporal. Mais, vu l'absence de dégénérescence du pied du pédoncule
cérébral dans les lésions du lobe occipital rapportées plus haut (cas Courrière,
Fig. 80 à 85 et cas Bras, Fig. 87 à 9o, p. 109 à 121), il est permis d'affirmer que la
dégénérescence du cin([uième externe du pied du pédoncule cérébral relève unique-
ment de la lésion du lobe temporal, en particulier de la lésion des 2^ et 3« circonvolu-
tions temporales.
Dans ce cas, il existe en outre une dégénérescence du faisceau iincinatus (Fu) qui
peut être suivie dans la circonvolution an-
térieure de l'insula (la), et dans la face orbi-
taire du lobe frontal (Fig. 126 et 127). Il est
probable que les petites zones de dégéné-
rescences qui existent dans la substance
blanche non différenciées de la première
circonvolution temporale (Ti) et de la pointe
temporale relèvent au moins en partie de
la dégénérescence du faisceau uncinatus.
FiG. 129. — Cas Le Seguillon (Bicêtre,
1892). Hémiplégie gauche avec contrac-
ture, — sans troubles de la sensibilité,
sans troubles de la parole, sans troubles
apparents de la vision — datantdedeux
ans, chez un homme ayant succombé à
59 ans à une pleurésie. Plaquejaune du
pli courbe, de la partie inférieure de la
circonvolution pariétale inférieure, du
gyrus supra-marginalis , do la partie
postérieure de la première circonvolu-
tion temporale, de l'opercule pariétal
(;t (le la circonvolution postérieure de
l'insula.
Cas Le Seguillon (Fig. 129 à 133) : il
s'agit d'une lésion du pli courbe et de la
partie inférieure de la circonvolution pa-
riétale inférieure (Fig. 129), de la partie
postérieure delà 1''^ circonvolution tempo-
rale, de l'opercule pariétal et de la circon-
volution postérieure de l'insula. Cette lésion
a sectionné dans la région thalamique su-
périeure les couches sagittales de la région,
mais n'atteint pas l'épendymo du carrefour
ventriculaire.
La dégénérescence occupe dans ce cas
(Fig. 130 et 131) la région rétro-lenticulaire
de la capside interne (Cirl), la partie adja-
cente du segment postérieur (Cip), la partie
postérieure du noyau externe du thalamus
(Ne), la partie supérieure du pulvinar (Pul) dont les fibres radiées ont complètement
disparu (Fig. 131) et l'extrémité supérieur-, de l;i zone de M'ernicke (W).
Dans la région sous-optique (Fig. 132) le segment rétro-lenticulaire de la capside in-
terne (Cirl) contient un nombre considérable de libres saines; il en est de même de la
zone de Wernicke et du pulvinar qui présentent à peu près leur aspect normal. La dégé-
nérescence S(; canloiiiK.' cuire le pulvinar et le centre médian de Lu)/s (^im), dans cette
région ventrale du Ihalamus (|ui correspond à la partie profonde du corps gcnouillé
interne (Cgi) (Fig. 132). En tbîliors, (slle se prolonge en avant du corps genouillé externe
(Cge) et peut être sui\ie dans le segment rétro-lenticulaire de la capsule interne (Cirl);
en dedans et sur les coupes plus inférieures (Fig. 133), cil'' iiiléiesse le bras du tid)ercule
quadrijnmeau postérieur fl{rQp.),les radiations de la calotte et la partie supéro-posté-
rieure du noyau rouge (Fig. 133).
Une seconde zone de dégénérescence occupe le segment postérieur de la capsule interne
(Cip); elle est séparée de la zone précédente par le faisceau de Tiircli (F'Ui.qui ne contient
relativement que peu de fibres dégénérées. Elle occupe, dans le pied du pédoncule céré-
riitiu;> in; i*i{nji;(;rin\ m: i.'iiconcK (.un ini \ i i
I '»:<
Rojn.a
CcCJjjL,
Fil.. ^'•^"
'Jui I,(! .S<<(fiiillon.
i'la<|iin jaiirii- 'lu pli
rourlin, >!« la |inrtio
iiifr'rii'riro ijn 1',, i\n
la |inrin' |i>i4t<'-rii'uro
"lo r,..lo OpI'iot l|i;
snction (1(ih ruiirlii!<i
ROffittaloii. I)i''((i^né-
rn»i:ofi(;o 'lu fii'KmcDt
rôtr'jlonti'juliiiri! et
(l() la partio \it>%ié-
ricurc 'lu HOK'fH-nt
|io.sl6ri(jur 'lo la cap-
sule intcriio, ili- la
partie supérloun; «lu
pulvinar, do la partie
postérieure <lu noyau
f!.\terne «lu thalainus,
<lucor|isgcnouill6 in-
terne, 'lu bras 'lu
tuliorcul'! (|uailri|u-
moau p')st''rrieur et
'le la partie post'-ro
supiiricure 'lu noyau
rouge. Dégi-néres-
cencc partielle 'Ju
faisceau de Tûrck.
I)cf,'éiiérescence du
'leuxi(''ine cin'|uiéme
externe du pied du
pédoncule cérébral.
Dégénérescence très
intense de la pyra-
mide antérieure du
bulbe.
Strz
w
Cirl"
A M
externe (Ne, IVj du thalamus. Dt:-irenéresceiice du pulvinar (Pu
nicke (W.) Fig. 131 .
Fi';.i:jOcl i:il. — CasLe
Seguillon.Hrniiplf'uii'
gauciii; avec conlrac-
ture. Coupes liorizon-
tales passant par les
régions thalamiques
supérieure (Fig. 130) et
moyenne (Fig. 131). La
placiue jaune iHam ai a
seolionné les couches
sagittales au voisinage
du segmentrélro-lenti-
culairede la capsule in-
terne et s'étend à la
circonvolulion poslé-
rieiuc de l'insula.
Dégénérescence du
segment rétro-lenii-
culaire (Cirl) et de la
part iepostéricuie adja-
cente tlu segment pos-
térieur de la c;i[>sule in-
terne (C'ip , de la zone
réticulée et des fibres
ralliées de la partie
postérieure du noyau
1 ef de la zone de Wer-
144
ANATOMIE DES CENTRKS NERVEIX.
Cas Le SeguiUon.
Plaque jaune du pli
courbe, de la partie
inférieure de P». de
la partie postérieure
de Ti,deOpPi et Ip;
section des couches
sagittales. Dégéné-
rescence du segment
rétrolenticulaire et
de la partie posté-
rieure du segment
postérieur de la ca])-
sulo interne, de la
])artie supérieure du
pulvinar, de la partie
postérieure du novau
externe du tlialanuis,
du corps genouillé
interne, du liras du
tubercule quadriju-
meau postérieur et
de la jiartie postéro-
supéricure du noyau
rouge. Dégénéres-
cence partielle du
faisceau de Tiirck.
Dégénérescence du
deuxième cinquième
externe du pied du
pédoncule cércliral.
Dégénérescence très
intense de la pyra-
mide antérieure du
bulbe.
'U NC
: Rl'h • ;
• ■ 'tSC
.,f=K
W Pul
;Têp ; Cêi
FiG. i;]2. — Cas Le Se-
guillon. Hi'miplégie
gauche avec contrac-
ture. Coupe horizon-
tale passant par la ré-
gion sous-thalamique
(le la capsule interne.
I,e champ déernéré de
la coupe précédente est
divisé en deux parties
par l'arrivée des libres
en grande partie saines
du faisceau de Turck
(FT) qui refoulent en
avant la zone dégéné-
rée du segment posté-
rieur de la capsule in-
terne. Dégénérescence
partielle du segment
rétro -lenticulaire de
lacapsule interne (^Cirl)
dans la région adja-
cente au faisceau de
Tiirck: dégénérescence
(lu corps genouillé in-
t(Mne (Cgii. Dégénéres-
cence de la partie du
segment postérieur de
la capsule interne située immédiatement en avant du faisceau de Tiirck. Dégé-
nérescence du faisceau uncinatus. Intégrité de la commissure antérieure. Comparez
à ce dernier point de vue la Fig. 132 avec le cas Leudot (Fig. 103 et 104) (commis-
sure antérieure intacte), et avec le cas Jouan (Fig. 98) dans lequel la commissin-e
antérieure est dégénérée consécutivement à un petit foyer laciinairo situé sur son
trajet. Mi'lliodo do "Woigert. 2/1 grandeur nature.
Fk;. 133. — Cas Le Seguillon. lli'miplégie
gauche av(>c contracture. Coupe trans-
versale du pédoncule cérébral. Dégéné-
rescence du deu.\ième cinquième ex-
terne du pied du p('doncuIe cérél)ral,du
pes Icmniscus profond (Stri) et du locus
niger. Dégénérescence partielle du fais-
ceau de Tiirck (FT). Dégénérescence du
corps genouillé interne (Cgi), du bras
(lu tubercule (Hiadrijumeau postérieur
(ik'Up) et (le la pallie iiostéi'o-su])érieure
du noyau rouge (Ml). 11 existe dans ce
cas une (l(''g(''n(''iescence très intense de
la pyiaiiiiiic aiih'ricuic du luilbe.
'(;■(// (P), le (leuxii'iiic cincjuicmi; c.rfcnie et
la partie adjacente du lociis niijcr (Lu)
et du stratum intcinncdiiun (Stri); le fais-
ceau de Turck ou (FT), ou cinquième
externe, n'est toutefois pas comph'tcmciit indcMuie.
iii;iu,s m: i'Hnji:(; iion di': i/iicoucK <;i;iu;i!H \ i.k. i;:;
haiis (■(■ cas, il l'xislt» ilonc mir (li''L;r'iir'ri'srciii(' dru /ihirs r.iirtirii-l/niliiiiiiiiiifK dosliiiiiCH
au piilviiiar ri à la parlie |K)>^|(iii'uii' du nni/an l'.rfcrnc du thulunuia, immî d<'>;i'ri<;rf!sconce
dos iiiu'cs (•ortiro-iicnoiiill(-i'< iiitcrnrs, un»' di'^'i'uf'-ifîsccuco iii(i)in[iir;|t; du foisncail de
Tùl'vk, t»t UUO dégémucscriirr du ilrn\iriii(> riihiiiirmr rxli'Viie. iln pied du pàloiir.ulc
ccrt'bnil [Vi^. l^l-'M.
Il pxislo en luilii' une (l(''g»'!U('rosrciii(> drs iioyauv iioiiliijur-, cl, uiir drj^t'nérescenre
fri^s iiitcuso dr la pyiamidi' antcricun' ilii luillic. Il c\i-,|i- iiiiin iiihj di;iiéni''iosceu(;e par-
licllc (lu locit.f)U(jcr (Lii'. (lu shiilinii iiilrniiriliinn de .Mi\ ini I SIri) (Fig. K53), du faisceau
iiiiriiintus \V\i] Kii.'. lilii t'( dn faisceau loui/ilnilinal infcricar VU i.i'.i) cas csl. paiticuli<!re-
iiioiil dtuuonslialif pour rt'ludc du Irajid du faisccaa de. Tard;, il di'monlro (|uo lorsque
daus la ri'iiiou liialaiuit|ue supériouro <>t luoycnne la zone di'^'éïKMét; occupe le segment
rotrolcnticulaire de la capsule interne et la partie adiacente du segment po3t('!rieur elle
est divisée dans la région sous-thalamiciue en deux parties pour l'arrivée du faisceau de
Tiirok : une parlie postérieure rétroliMiliculaire, qui s'épuise dans le [lulvinar et la partie
postérieure el ventrale du (lialanius et une partit! antérieure qui occu|»e le «egment
postérieur de la cai>sule iulcnio et descend dans le deuxième segment externe du pied
(lu péiloncule cérébral.
Ce cas présente en outre une itarlicularité intéu-cssante. Dans la n'gion thalamique
moyenne (Fig. 131) on voit, en eiret, un faisceau s.iin se dt''iacli(;r sur les seyinerits pos'
tcricitr (Cip) et rétrolcnticulaire (Cirl) dégénérés de la capsule interne et s'irradi(;r dans
l'exlrémilé postérieure du glohus pallidus (IIGP). Sur h.'s coupes sériées, il peut être
suivi en bas et en arrière, dans les couches sagittales voisines du segment rétro-lenticu-
laire de la capsule interne. S'agit-11 ici de fibres de projection corticales destinées au
globus pallidus ou de fibres lenticulo-caudées? c'est là un point sur lequel nous aurons
à revenir par la suite. (Voy. radiations striées, p. 31 et suivantes.)
La dégénérescence ilu cinquicaie externe du pied du pddoncide cérébral que l'on
(d)serve, soit lorsque la lésion du lobe occipital empiète sur le lobe temporal, et détruit
les deuxième et troisième circonvolutions temporales, soit — à un moindre degré —
lorsque les lésions du lobe pariétal s'étendent sur les première et deuxième circonvo-
lutions (eiiq)orales, s'observent en outre dans les lésions isolées du lobe temporal. Il
est vrai que ces lésions intéressent parfois la couche sagittale du lobe temporo-
occipilal et détruisent [lar conséquent un certain nombre de fibres occipitales ; mais,
nous avons montré plus haut (p. 108 et suiv.) que les lésions isolées du lobe occipital
ne retentissent pas sur le pied du pédoncule cérébral. La dégénérescence du cin-
quième externe du pied du pédoncule cérébial dépend en effet de la lésion temporale;
elle ne s'observe que lorsque le lobe temporal est lésé (p. 79 et 80).
Le cas Neuman (Fig. 13i à 130) a Irait à une lésion isolée du lobe temporal. Il s'agit
d'une plaque jaune n'intéressant que le lobe temporal, et en particulier la partie
moyenne des deuxième et troisième circonvolutions temporales. Dans ce cas il existe une
dégénérescence du segment sous-lenticulaire de la capsule interne (Cisl) et du cinquième
externe du pied du pédoncule cérébral ou faisceau de Tûrck (FT). Cette dernière ne peut
être suivie au delà du tiers supérieur de la protubérance et la pyramide antérieure du
bulbe est intacte.
l-a lésion intéressait l'écorce et la substance blanche sous-jacenle du lobe temporal,
mais ne sectionnait pas les couches sagittales de la région. Dans deux autres cas, à topo-
graphie analogue, la dégénérescence secondaire présentait la même disposition.
Le lobe temporal envoie donc ses fdjres de projection dans la parlie inférieure de la
couche optique, dans le pulrinar (Pul), dans le corps genouiUé interne (Cgi) et dans le
cinquième externe du pied du pédoncide cérébral. Toutes ces fibres passent par le segment
sous-lent icidaire de la capsule interne (Cisl), puis se placent dans la région sous-thala-
mique entre le segment postérieur (Cip) et le segment retro-lenticulaire (Cirl) ; les unes
TOMF. n. 10
146
ANATO.MIE DES CENTRES NERVEIX.
Cas Neumann. Dé-
générescence du fais-
ceau externe du pied
du pédoncule céré-
bral consécutive à
une plaque jaune oc-
cupant les parties
moj-enne et posté-
rieure des deuxième
et troisième circon-
volutions temporales.
Pas de dégénéres-
cence de la pyramide
bulbaire.
cgc— :
FiG. 134 à 136. — Cas Neumann.
(Bicêtre, 1893.^ Trouvaille
d'autopsie chez un homme
mort à l'ûge de 6'j ans. —
Plaque jatnie des parties
moyenne et postérieure des
deuxième et troisième circon-
volutions temporales et de la
partie moyenne de la première
temporale. Dégénérescence du
segment sous- lenticulaire de
la capsule interne et du faisceau
de Tlirck ^FT). Dégénérescence
des noyaux pontiques, sans
dégénérescence appréciable de
la pyramide antérieure du
bulbe. Dégénérescence du corps
genouillé interne, du bras du
tubercule quadrijumeau pos-
térieur, et de la face superfi-
cielle de ce tubercule (Fig. 135).
Fig. 134, topographie de la
lésion corticale. Fig. 13;), coupe
dupédoncule cérébral. Fig. 136,
coupe des pyramides anté-
rieures du bulbe passant par
la région moyenne des olives
bulbaires. Méthode de Weigert
2 1 grandeur nature.
traversent la partie postérieure
de Cip, aboutissent à la partie
inférieure et postérieure des
noyaux externe et interne du tha-
lamus (Ne, Ni) (fibres corlico-
thalaniiques)et au corps (jcnouiUé
interne (Cgi) (fibres cortico-ge-
iiouilli'es internes). Les autres
descendent avec le segment pos-
térieur de la capsule interne (Cip),
dans le jiied du pédoncule céré-
bral, constituent le faisceau de
Tûrck (FT) (cinquième externe
du pied (lu pédoncule cérébral)
et s'éiniisiiil d.ms la substance
grise de la partie i^ostéro-supéro-
exlerne d(^ rétag(! antérieur de
1,1 |irolnli('r;uii'e i^libres cortico-
lirotuliéianlifllcs).
l.cs l('si(ins du lobe l(>niporal
cnlraînent, vn outre, une tb-gé-
néiesc(!ncc des courtes libres d'associaliiiM de la n'gion, ainsi que ^cf^ faisceaux lomiilu-
dinal inférieur [FU], uncinalus (Vn), longitudinal supérieur (Arc) et du tapctnm (Tap).
I.a dégénérescence du taprtum jumiI être suivie, d'une part, dans le faisceau orcipito-
C'ait Morirnaii. Ha-
molli<iii><ni(?ni >ln l'ox-
In-miii^aiitérieiimlo
V, "t F, .|n llifimi-
^pliiTo ilroil. i'la<|iio
):iiini) <|ni| ilciix Ui-rn
ariti'riniirH do Vt,
aiitt'trinurH 'lo la ''ap-
Hulo intornn , <|pt
lllirfs radli'înH 'le li'x-
tr(''iiiit(!aiii<:ri''iin-'lu
tlialamiis. Inli-grin'i
•lu |iio(l ilii péflonciil'î
'oràbral.
FiG. 137. — Cas Moriceau. llL'iiii.-plit-ie iiiiuclif. Apliabic transitoire. IMaqiic jaune des
deux tiers antérieurs de la tioisième circonvolution frontale gauclie sectionnant le
faisceau compact de la couronne rayonnante. Dégénérescence du genou du corps cal-
leux (Cc(r), du faisceau occipito-frontal (OFet 0F-|- Pn, tlu segment antérieur de
la capsule interne (Cia), des noyaux externe et interne du thalamus (.\e et Ni). (Voy.
aussi Fig. 138 et 141.)
148
ANATUMIE DES CENÏHES .NEliVELX.
Cas Moriccau. Ra-
mollissement (le l'ex-
trémité antérieure de
Fi et Fi de Ihémi-
sphére droit. Plaque
jaune des deux tiers
antérieurs de Fj
gauche. Dégénéres-
cence des segments
antérieurs de la cap-
sule interne , des
fil)res radiées de l'ex-
trémité antérieure du
thalamus. Intégrité
du pied du pédoncule
cérébral.
FiG. 138 et 139. — Cas Moriceau (Bicêtre, 1894». RamoUis.^emenl de rextrémité anté-
rieure des première et deu.xième circonvolutions frontales droites. Plaque jaune des
deux tiers antérieurs de la troisième circonvolution frontale gauche, chez un homme
mort à l'âge de G7 ans et, ayant présenté à l'ùge de 57 ans pendant trois à quatre
mois une aphasie transitoire.
en.
I
Fio. 140. — Cas Moriceau. Héinisithère droit. llamoUissoment de l'exlrémité anté-
rieure des pr(Mnirre et douxirmo circonvolutions frontales droites. Dégénérescence
I iiiiu:^ ni' l'un.ih.cTio.N DM I. "iMid iici-; (:i:iu:i{H A i.K.
{'*<.}
ilii m'iiini ilu iiu |iM alliiix ,('.(•), ilii M liiii.iil anlt'iiriii i\r la . <.nr()iiiic iHyoïiiiaiiltMilH),
(lu >;t'miicnl aiilf'-iifur (le la rapsuli' iiilrim- (liai, An laiMcaii occiiiilo-froiital (01'") v.l
(le rcxln'iiiitt- anit'ririii r <ifs ii(>yaii\ cvlri ur .1 inliriii' ihi llialaiiius (Tli). l'as de
iIi'l;('ii(''I('sc<'Ii<c du |mi'(| du ju'doucuji' c >i'liral. I-a /nnr dt'f^rnéiéo est coluréc on
jaune. Mrlliiiilr dr- \\ cij^ort. .1/2 t;raiiilriii nahirr.
jrontnl <t|' JMM|u'à la liaiiliiir ilu Imnr du hhiihh rmidr 'SCj \ d'aiilic |>ait, liaus la
liartic iiilV'rii'urc cl ixisli'iiruic liii lioiirrclt't du corps calleux {(U; iSpl,;. I)ans le hoiir-
iclct, les liluc^ tcuiiioialfs passent au-dessus et on avant des lihriîs du lobe occipital.
I.a ilém'niTescencc du /"rj/somw lomjitudinal inférieur [)0.\.xl ôlre suivie, d'une pari, Jus-
<iu'i\ In pointe lempoiale et la |iailie infi'rieure do la cipsule externe (Ce), el, d'aulro
pari. juM|u'à la pniule occipi-
tale. Ce faisceau dt'iri'nère par
coiiséquenl dans les deux sens
(libres eortioifuj;es et libres
oorlicipèles) ; il reçoit du l(d>e
temporal des fibres (pii relient
Ja réiiion temporale moyenne
les unes, à la poinle lemporale,
les autres à la pointe occipitale.
Toutes ces libres emprunlenl.
dans une pai lie de leiii' li ajei,
la voie île la couche >ai:iltale
externe.
Quant à la dt''i,'<''n(''rescence
éxx faisceau uncinatus, elle peut
être suivie le long de la capsule
externe et de la partie mor-
celée de l'avant- mur (.\M'),
jusque dans la face (U-bilaire du
Itdie frontal i^cas Heudebert,
Fia. 120 et 127).
Fici.lil. — Cas Moriceau. Hémisphère gauche. Inté-
grité du pied du pédoncule cérébral dans un cas de
destruction des deux tiers antérieurs de la troisième
circonvolution frontale gauche avec section du seg-
ment antérieur de la couronne rayonnante. (V'oy.
Fig. 137 et 138.) Méthode de Weigert, 2/1 grandeur
nature.
LOBE FRONTAL. — Les
li'sions du lobe fronlal qui in-
t(''ressent la poiulc frontale et
en particulier l'extrémité anté-
rieure lies première et deuxième
circonvolutions froiUalcs{¥ i et F2)
(cas Moriceau H. d., Fig. 139
et I 40 enUaineni une dégénérescence du segment antérieur de la couronne rayonnante,
du seyment antérieur de la capsidc interne (Cia\ ainsi que de l'exlrémité antérieure des
noyaux externe et interne du thalamus, mais elles ne retentissent pas sur le pied du
pédoncule cérébral.
Les h'-sions des deux tiers antérieurs de la troisième circonvolution frontale F3) (cas
Moriceau, H. g. Fig. 137, 138 et 141) sectionnent le plus souvent le faisceau compact de la
couronne rayonnante du lobe frontal; elles déterminent une dégénérescence du segment
antérieur de la capsule interne {Cia) et des fibres radiées des noyaux externe et interne du
thalamus et respectent elles aussi le pied du pédoncule cérébral (Fig. 141). Dans ces deux
variétés de lésion, le segment antérieur de la capsule interne est très réduit de volume :
les fascicules dégénérés qui traversent le corps strié sont minces et grêles, se colorent
mal i)ar la laque liéinatoxylinique et s'accolent aux fascicules sains, qui les masquent en
partie. Il en résulte que le segment antérieur de la capsule interne est caractérisé dans
■ces cas, bien plus par la minceur de ses fascicules rjue par l't'tendue des zones dégénérées.
150 A.XAIOMIE DES CENTitES NERVEl'X.
La pointo frontale et les doux tiers antérieurs de la face externe du lobe frontal se
comportent donc comme le lobe occipital et la partie postérieure du lobe pariétal.
Elles n'envoient pas de libres de projection dans le pied du pédoncule cérébral et ne
contienneni par conséquent pas de libres cortico-protubérantielles, cortico-bulbaires,
ou corlico-médullaires. Leurs libres de projection se rendent toutes dans l'extrémité
antérieure du Ihalainus et concourent à la formation des libres radiées des noyaux
externe et interne.
Les lésions du lobe fronlal retentissent encore sur les courtes fibres d'association
de la région et sur les longs faisceaux d'association : faUceau arque ou longitudinal su-
périeur, faisceau occipito-froutal (OF) (Fig. 137 et 140), et dans les lésions de F3 sur
le faisceau uncinatus (Fu). La dégénérescence du faisceau occipito-frontal intéresse non
seulement les libres de la substance grise sous-épendymaire, mais encore le faisceau
curviligne qui entoure l'angle latéral du ventricule et qui contient à la fois des fibres
d'association et des fibres de projection. Ces dernières peuvent être suivies dans le
segment antérieur de la capsule interne (Cià) où elles se mélangent inlimement
avec les fibres dégénérées de la couronne rayonnante du lobe fronlal. Suivant leur
siège, les lésions du lobe frontal déterminent en outre une dégénérescence soit des
fibres du genou (Ce[g]), du bec (Gc[r]) ou de la partie antérieure du tronc du corps
calleux (Fig. 137 et 140).
3. Dégénéi^escenccs secondaires consécutives aux lésions
sous-corticales et centrales.
Los lésions sous-corticales et centrales ne peuvent nous renseigner sur
le territoire cortical dont dérivent les fibres de projection, mais elles sont
précieuses pour l'étude du trajet de ces libres dans la capsule interne et
dans le pied du pédoncule cérébral. Si l'on fait abstraction des fibres de
projection destinées à la couche optique, aux corps genouillés, au noyau
rouge, etc., pour ne considérer que les fibres du pied du pédoncule, —
(b)nt l'origine corticale est démontrée par les l'cclierches précédentes, —
on constate une concordance parfaite entre les résultats obtenus par les
dégénérescences secondaires consécutives aux lésions corticales et celles
consécutives aux lésions sous-corticales et centrales.
Les lésions exclusivement limitées au segment antérietir de la capsule
interne (Gia) sont rares. Celles qui en occupent la partie supérieure (cas
Racle, Fig. 16."} à 173) empiètent en général sur la partie antérieure du
scginent moyen de la couronne rayonnante; celles qui siègent à la par-
tie inférieure du segment antérieur de la capsule interne (cas Gogery,
l'ig. 17i à 180), intéressent en même temps, dans la région tlialamique
iiifcîrieure, b; faisceau geniculé. Dans l'un et l'autre cas, il existe une
dégénérescence du pied du pédoncule cér(''bral cl du segment postérieur
de la capsule interne dans la région sous-llialami(|ue. Lors(|ue le faisceau
du genou est lésé (casCogery, Fig. 174 à 180), la dégénérescence occupe
bipartie interne du segment postérieur de la capsule interne (Cip) (région
sous-lbalamique) cl la parlic interne du pied du pédoncule cérébral.
Lorsque c'est le segment moyen de la couronne rayonnante^ qui est con-
j()inlcm(>nl lésé (cas Racle, Fig. IGo à 173), la dégéucTcscence siège en
arrière du genou et respecte le faisceau interne du pied du pédoncule.
Kinin> m: i'Hitii:( iion ih: i/iicouck (;i:ni:i!ii \ i.k. <:;i
l.iis li'-^iiiii-- illl M'ijiiii'nt poslrni'ur de l;i Ciili^lllr ililriiir (!i|» CaS
Rivaucl. I 1^. I il' ;i Mil': cas Racîle, lif;. If».') ù 17'!; cas Cogery,
l-i-. 17'. il ISO; cas Carré, l-'i^. IHC m IHS; cas Séjalon, V'v^. iHl .;L
IS:*; cas James l'ii;. IS.'! i\ IH;! (Ii'lcnniiirul. (hms l;i n\t:i(iii >,(,iis-||i;i-
l;imi(|ih' ili' la caiiMilc iiilniic cl dan^ le (ticd du |)(''d(iii(iilr, des d<''<^(''ri(''-
rcxciiic-- \aiial»l('~. avec leur sir^^c : les h'sioiis silm-cs imm(''(lial('iiM'iil
en aiiii'ic du l;i'I|(iii l'c^iicclciil le l'aisccaii iiitcl'iic du |»ird du im'mIou-
(iilc cci'idual . cl la /oiic d(\m'ii(''i(''c cii (m'(ii|>c le dciixictiic ciiKiuicrnc
iulci'iic cas Séjalon. l"'ii;. IS2: cas Carré, Fi^. KS.S;; les N-sions de la
pallie uidvenne du seiiiiieiil |»iiNl(''i'ieili' de la capsul»^ ililei'ue i(j|) lonl
ilei;éiu''rer la pailit» moyeiiiu» du j)ied du |)(m1()I1('uIo ciM'éhi'al (cas James,
I ii;. ISi ; les lésions de la partie posiéricure du se^nieiil p(tsl(''ri(!ur de la
(apsiile iulerne (Cip) (cas Carré, W^. 18(j; cas Lavigne, Fig. 489)
eiilraîiiont une déi;énorescencc du deuxième cin([uiènie externe du pied
du pédoncule ct'>rél)ral et respectent le faisceau de Tiirck. (îe dernier fais-
( l'an — ciiuiuiènie externe du pied du pédoncule cérébral — ne dégénère
(pi(> lors(|ne la h'sioii intéresse le segment sous-lenticulaire de la capsule
intei-ne (^Cisli icas Cogery, Fig. 470 et 4 77).
Les lésions exclusivenicnl limitées au seginent ré/ro-lenticiilaire de la
capsule interne (Girl) sont très rares et ne retentissent pas sur le pied du
liedoncuh^ cérébral. Les lésions de la partie supérieure du segment rétro-
lenticulaire (Cirl) empiètent, le plus souvent, sur la pai'tie postérieure
du segment postérieur de la capsule interne et entraînent de ce fait la
dégénérescence du deuxième cinquième externe du pied du pédoncule
cérébral. Par contre, les lésions de \^ partie inférieure du segment rétro-
lenticulaire ((^irl) s étendent généralement au segment sous-lenticulaire
de la capsule interne Cisl et déterminent par conséquent une dégénéres-
cence du faisceau de Tûrck (cas Dau triche, Fig. 492 à 196i.
Ces considérations une fois posées, il est intéressant d'étudier les cas
en détail.
A. — Vaste lésion corticale et sous-corticale.
\a' cas Rivaud (Fig. 142 à 162) se rapporte à une lésion corticale et sous-corticale
de [■liénns[)lière droit, survenue vers l'âge de 12 à 15 mois chez un Jeune homme qui
mourut à 24 ans de tuberculose pulmonaire. Elle s'est traduite cliniquement par une
hémiplégie cérébrale infantile, en particulier une monoplégie brachiale gauche avec
contracture et arrêt de développement du membre inférieur. L'atrophie musculaire
du membre supérieur était portée à un degré extrême; le membre inférieur, par
contre, était fort peu touché, le malade pouvant marcher aussi longtemps qu'un indi-
vidu sain. La sensibilité était intacte.
La lésion intiM'csse tout l'opercule ^yliicii (c'est-à-dire les circonvolutions Ti, (>sm,
Op Po, Op H, Op F;)\ le cap tst la partie orbitaire de la trnisU'me circonvolution frontale (0F3J,
Vinsula et la réyion rétro-insulaire yVlg. 142). Dans la profondeur, elle atteint l'épendyme
ventriculaire au-dessus du noyau caudé, sectionne les pieds des segments moyen et
antérieur de la couronne rayonnante et détruit presque complètement son segment
postérieur (Fig. 14.3 et 144).
Cette lésion respecte les noyaux gris centraux, en parliculierle noyau caudé (Fig. 144)
Cas Kivau'l. Hé-
miplégie cérébrale
intantile gauche.
Plaque jaune de l'in-
sula, de la région
rétro-insulaire et do
l'opercule sylvien
sectionnant le pied
des segments anté-
rieur, moyen et pos-
térieur de la cou-
ronne rayonnante.
Dégénérescence du
pulvinar, des noyaux
externe et interne du
thalamus, des corps
gcnouillés interne et
externe, de la partie
supérieure du noyau
rouge, du locus ni-
i^cr. des quatre cin-
quièmes internes du
pied du pédoncule cé-
rébral. Agénésie com-
plète de la pyramide
bulbaire droite, dans
son trajet bulbaire et
médullaire. Hyper-
trophie compensa-
trice de la pyramide
gauche ; faisceau py-
ramidal homolatéral.
15-2 ANATO.MIE DES CENTRES NERVEUX.
et le troisième segment du noyau lenticulaire; elle ne sectionne le bord postérieur
(lias»
FiG. 142 cl 143. — Cas Rivaud. (Bi-
cêtre 1893.) Hémiplégie cérébrale
infantile gauche. Topographie de
la lésion corticale et sous-corti-
cale. Plaque jaune de l'insula de
la région rétro -insulaire et de
l'opercule sylvien droit (Fig. 142).
Section des pieds des segments
moyen et antérieur de la couronne
rayonnante (Fig. 143). Lacoupe ho-
lizontale (Fig. 143) sectionne le
tiers supérieur de l'hémisphère
cérébral et passe au-dessus du
noyau caudé et du tronc du corps
calleux. Méthode de Weigert,
5/4 grandeur nature, dessiné à un
grossissement de 12 diamètres.f
du putameu (NL;)) qu'en un point très
limité, au voisinage du segment rétro-
lenticulairedelacapsule interne (Cirl)
(Fig. 147). La destruction du pied de
la couronne rayonnante (pCH) n'est
toutefois pas complète et l'on ren-
contre dans le segment moyen, comme
dans les segments antérieur et posté-
rieur, quelques fasci(-ules de fibres
intactes, saines, et plongées au sein
d(! zones comjjlètement dégénérées.
Ces libres saines existent sur les cou-
pes qui passent au-dessus du noyau
caudé (Fig. 143) CR); plus bas, elles
s'accolent à la face externe de ce
noyau (Fig. 144 x, pCR), s'inlléchis-
sent ensuite et passent, suivant hijré-
gion à laquelle elles appartiennent,
dans les segments antérieur (Cia),
postérieur (Cip) ou rélrn-lcnticulaire de la c.iiisule inlerne(Cirl'). Certaines de ces tibres
saines s'irradient dans la coiirlic tipti<iHc (Tli), en particulier dans son extrémité' anté-
rieure; d'autres occupent le <jcnou de la capsule interne (Cilgl) et la partie postérieure
i-|iiui:s iH-, I uoïKCTHiN Di'. I, ' i;( :( Hjc K (.i;in;i(H \i.i;.
I !i:<
lie r.ip. l'illcs |ii'llV('lll, MU les ((lUIHS
iiKtvi'ii (lu /linl lin /)('//'))i(»/'' nnVt/v;/ ( l'i
i\ la siilxtninr i/ri^r milri ii-in r i\r lu fin
iKiff. l'i(l) l'I s'épuisent dans Ir locus nij^cr (I-ii;
M rires, èlri- suivies dans les liers inlenie et C«» Kivau'l. H«-
Mu\i\f-Uii> c4rél>ralo
' inraiitilo (("ticlie.
tiilii'iiinrf. ].<■ -. i/iiniil s'iifi-htit iiiiln irr (Cini) i\(i |'la'|ti(jjauiio d« l'in-
«iila, (lo la rf'Kion
n-tro-inHtilaire et do
l'operculo «ylvinn
soctionnant In pied
dcH «cgmnntn anté-
rieur, moyen ot po»-
ti'TifMir 'io la cou-
ronne rayonnante.
I)<;H<-ii<^r<;sc<;ri(:c du
pulviiiar. dos noyaux
externe et interne du
thalamus, des corps
^enouillés interne et
externe, do la partie
sup«Tieurc du noyau
rouge, du locus ni-
ger, des quatre cin-
quièmes internes du
pied du pédoncule cé-
rébral. Agénésiecom-
plèin de la pyramide
ijulbairo «iroitc, dans
son trajet bulbaire et
médullaire. Hyper-
trophie compensa-
trice do la pyramide
gauche; faisceau py-
rami<lalhomolatéral.
.Cirl
-AM
-Cip
-NL
FiG. 144. — CasRivaud. Hémiitlé-
gie cérclirale iiit'anlile gauclio.
Topograpliie de la lésion sous-
corticale qui a sectionné les seg-
ments anlérieui", moyen et posté-
rieur de la couronne rayonnante
sans léser le noyau caudé. Remar-
quer les quelques rares libres
respectées du segment moyen de
couronne raynnnanle -en p CH et x), la dilatation de la cavité ventriculaire, le
hune el rasjtect normal du noyau caudé. Méthode de Weigort. Même échelle (5/4
andeur nature) que les Fig. 143, 14'> et 147.
la capsule interne, n'étant pas directement intéressé par la lésion primitive (Fig. 148 et
149), contient un très grand nombre de fibres saines, et dans le pied du pédoncule (P)
on trouve un faisceau de Tnrck (FT) très apparent (Fig. i.'iO).
Abstraction faite de ces rares fibres conservées, il existe chez Rivant : i° une dégéné-
rescence presque com{)lète des fibres cortico-thalamiqucs du puhinar VuVk des noi/aux
lo4
A.XATOMII- DES CEMItES XERVEUX.
Cas Rivaud. Hé-
miplégie cérébrale
infantile gauche.
Plaque jaune de l'in-
siila, de la région
rctro-insulaire et de
l'opercule sylvien
sectionnant le pied
des segments anté-
rieur, moyen et pos-
térieur de la cou-
ronne rayonnante.
Dégénérescence du
pulvinar, des noyaux
externe et interne du
thalamus, des corps
genouillés interne et
externe, de la partie
supérieure du noyau
louge, du locus ni-
gcr, des quatre cin-
quièmes internes du
pied du pédoncule cé-
rébral.Agénésie com-
plète de la pyramide
bulbaire droite, dans
son trajet bulbaire et
médullaire. Hyper-
trophie compensa-
trice de la pyramide
gauche ; faisceau py-
ramidal homolatéral.
ETli
— L.Cc(r)
FiG. 145 et 146. — Cas
Rivaud. Coupes
liorizontales pas-
sant par la région
thalamique supé-
rieure. La plaque
jaune de l'iusula
respecte le puta-
men et atteint le
segment rétro-len-
ticulaire de la cap-
sule interne (Cirl).
Dégénérescence et
petitesse extrêmes
ilu thalamus, enpar-
liculier des libres
radiées du pulvinar
et du noyau externe
du thalamus (!Ve).
Dégénérescence ex-
trème de la zone
réticulée (Zr) et du
segment postérieur
de la capsule in-
terne (Cip). Minceur
et dégénérescence
des segments anté-
rieurs (Cia)etrétro-
lenticulaire (Cirl)
de la capsule in-
terne qui contien-
nent des fibres s'ir-
radiant dans' l'ex-
liémilé antérieure
(lu thalamus. Inté-
grité remarquable
du noyau caudé et
(hi putanion (com-
parer la Fig. 145
avec le côté sain de
la Fig. 144 dessiné
à la même échelle).
Intégrité du taMiia
s e m i c i r c u 1 a r i s .
.\lrophie indirecte
despiliersantérieur
(Tga) et postérieur
(Tgp) du trigone.
externe et interne du
thalamus (Ne, Ni)
(Fig. 145, 146). Les
no;/aux externe et interne du thalamus conlieniicnt un petit nombre de fibrea radiées; le
pulvinar, par contre, en est complètement dépourvu (Fig. 146), ce qui tient évidemment
Vn\ V
FUi
^■<f-lUt
ii;. 147, 148, 149. — Cas Rivaud.
(loupi^s horizontales passant par la
parlio inférieure de la région tlia-
laini(pie i Fiiç. 147) et par la région
sous-(lialamique(Fig. 148 et 149) de
a capsule interne. Le foyer primitif
dont la topographie est très visible
sur la Fig. 147 sectionne le bord
postérieur du putainen, longe les
couches sagil taies du lobe tem-
poro-occipital et côtoie la couronne rayonnante du lobe frontal, il n'atteint pas le seg-
ment sous-lonticulaire de la capsule interne (CisDJdont les fibres saines, en particulier
le faisceau de'Turck (FT), abordent, sur la Fig. 149, la partie postérieure du segment
postérieur (Cip) de la capsule interne. Celui-ci ne contient que de rares libres saines,
en pari iculier dans sa partie antérieure; sa dégénérescence est en ^'rande partie mas-
quée par les fibres saines des radiations strio-sous-thalamiques, strio-luysienncs et du
laisceau lenticulaire de Forel. Dégénérescence du pulviuar (Pull, de la zone de Wer-
uicke (W), de la capsule du noyau rouge (CNR), delà partie antéro-supérieure du noyau
rouge (NR), des corps genouillés interne (Cgi) et externe (Cge), du bras (FiiQla) et de
la couche de fibres superficielles du tubercule quadrijumeau antérieur (Qla'), des
libres delà substance grise centrale (Sgc id) et de la substance grise de l'a(jueduc de Syl-
vius iSg Aq (d). Dégé-nérescence partielle du bras du tubercule quadrijumeau postérieur
iBrQlpi (fig. 149). Atrophie secondaire très évidente du faisceau réfroflexe de Meynert
(FM^i^Fig. 147!, du faisceau de Vicq d'Azyr ou mamillaire principal (Fmp) et des piliers
postérieur (Tgpi et antérieur (Tga^i du trigone droit. Remanjuer l'hypertrophie de la
capsule interne saine. .Méthode de Weigert. La fig. 147 est dessinée à la même échelle
(5/4 grandeur nature) que les Fig. 1 43, 144. 1 43 et 1 48; les Fig. 146 et 149, 3/2 grandeur nature.
156
Cas Kivaud. Hc-
miplt'gie ct-rélirale
infainilc pauclie.
Plaque jaune de lin-
sula, de la région
rétro-insulairc et do
l'opercule svlvien
sectionnant le pied
des segments anté-
rieur, moven et pos-
térieur de la cou-
ronne rayonnante.
Dégénérescence du
pulvinar, dos noj-aux
externe et interne du
thalamus, des corps
gcnouillés interne et
externe, de la partie
supérieure du noyau
rouge, du locusniger.
rfps ((uatro cin-
'luiémos internes du
pied du pédoncule cé-
rébral..Vgénésie com-
plète de la pyramide
bulbaire droite, dans
son trajet bulbaire et
médullaire. Hyper-
tropliie compensa-
trice de la pyramide
f.'auche; faisceau ])y-
ramidal homolatéral.
ANATOMJE DES CE.NTRES .XEHVELX.
'^2 CL ^
Fio. J48.
■ i i I I cjfR ! : N,ni ; ^^^ ^^-
Al
coa lïL^ •
NL.
^''Ç.UeJr.
Fio. i49.
l'IinU'lS l»i; l'll(i,li:r.TIt»\ 1)|-, I.'KCdUCK CKIlKltll Ai.i;.
Vu;. r.iO. Cas Rivaud. I>i''i;i-ii«'-
rcM-i'iicr <Ii'^ iiu.ilii' ( iiii|iiii''iiit's
iiitniu's ilu l'ii'il (lu inMlmiiiih' ; l(!S
liliics sailii'S, rii |i;irlirulicr < rllcs
ilii r.iisfcaii iiili'iiic, corn-spoiiili'ut
,iux rasciiult's ('•|iaii,'in's pai- la It'—
sion priiiiilivc. Iiilt'-milt'- tlu l'ais-
ti'aii (Ir Tiurk (VT\. Alropliif sc-
coiidairi' ilii ruli.ui «Ir Hril mi''(lian
(liiiil ;^Hm)\(n. (lu |>t'(li)uiiili' (•('•n'--
Itfllcux su|i(''rit'uriîauihc (IN's [a
llyiuMlrdiiliii' considrral)!!' ilc la
voit> pt'donculairo tlu cnlo sain ou
i;auolu'. Mrthoile île Weigcrl. 2/1
t;randt'ur nalurt>.
i:>7
Bm
Ilm(aJ.i2ï-
Ciiii Kivaii'l. ili'!-
ini|>li-Kin c<)r<^liral«)
infAntiln uttHcUii.
I'|ii(|iio jAunn lin l'iri-
milii, 'la la région
r<'-tr'i intiilnirii nt do
ro|)(!r>Mili) nylrien
H'ictioiin.'ifil lo pioU
de» HutfinonX» anté-
rieur, iiioyon et pos-
tôrionr 'lo la cou-
ronne rayonnante.
i)(''KcntTcsccni;o du
|iiilvinar, 'les noyaux
'•xtorno et intorno du
tli.'ilarnus, «les ';orp'<
fî'inouilli's iiitorno et
oxtorno, do la partie
supériouro du noyau
rouncc, du loous ni-
f,'(-r, des ijuatro cin-
'Hiiùmes iiilornos du
piod du p<;don'nlo c'j-
rébral.Agénésio com-
plète de la pyramide
bulbaire droite, dans
son trajet bulbaire et
mi-dullairc. Hyper-
trophie compensa-
trice de la pyramide
gaucho ; faisceau py-
ramidal homolatéral.
FP op
FiG. Ivil. — Cas Rivaud. Coupe transversale sectionaaut la partie supérieure de lu
protubérance et les noyaux du toit du' quatrième ventricule. Le faisceau de Turck
s'épuise dcans la partie supéro-postéro-externe de la substance grise de l'étage
antérieur de la protubérance. La partie antéro-interne de cet étage ne contient pas
de libres longitudinales (Py ((/». Atropbie des noyaux ponti(iues. Atropbie indirecte
du ruban de lleil médian droit (Hm (a) et du pédoncule cérébelleux supérieur Pcs (a)
gauche. Fascicules arrondis aberrants de la voie pédonculaire dans le ruban de Reil
médian sain ou gauche; absence de ces fascicules dans le ruban de Reil droit
atrophié. Hypertrophie considérable de la voie pédonculaire gauche. Méthode de
Weigert. 2/i grai\deur nature.
158
AXATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
Cas Rivaud. Hé-
miplégie cérébrale
infantile pauclie.
Plaque jaune de l'in-
sula, de la région
rétro-insulaire et de
l'opercule sylvicn
sectionnant le pied
des segments anté-
rieur, moj-en et pos-
térieur de la cou-
ronne rayonnante.
Dégénérescence du
pulvinar, des noyaux
externe et interne du
thalamus, des corps
genouillés interne ot
externe, de la partie
supérieure du noyau
rouge, du locus ni-
ger, des quatre cin-
quièmes internes du
pied du pédoncule cé-
rébral. Agénésie com-
plète de la pjramide
bulbaire droite, <lans
son trajet bulbaire et
médullaire. Hyper-
trophie compensa-
trice de la pyramide
gauche : faisceau ))y-
ramidal homolatéral.
à l'exlension du foyer primitif dans le segment rélro-lciitioulaire de la capsule interne
(Fis. 147).
2° Une dégénérescence des corps genouillés externe et interne iCge, Cgi) (Fig. 149i, de
Ts
" leo Bm(u)
^y
Fig. 132. — Cas Rivaud. Coupe transversale du luilbe passant par la région moyenne
des olives bulbaires. Agénésie complète de la pyramide antérieure du bulbe i Py (ag)
qui n'est représenté que par un petit amas névroglique contenant le noyau arqué.
Les fibres saines du pied du pédoncule cérébral (Fig. 150) se sont foutes épuisées dans
la substance grise antérieure de la protubérance, aucune ne descend dans la pyi'a-
mide bulbaire. Atrophie en masse de toute la moitié droite du bulbe, en particulier
delà couche interolivaire (Rm(fl). Amincissement de l'olive bulbaire gauche. Hyper-
trophie de la pyramide gauciie. Méthode de Weigert. 4/1 grandeur nature.
Fig. i'.VA. — Cas Rivaud.
NCB
>iCG(a)
Co
Coupe transversale du
bulbe passant au- des-
sons des olives bulbaires.
Agénésie de la inramide
antérieure droite (l'y
o\ Alropliie indirecte
du rujiaii de Hi'il HH'dian
droit iHni (t\ de Tentre-
crois(Mnent ]iiniforme
(xlhn, des fibres arcifor-
ni(\s in terré ticulaires
gauches (fai a), des
noyaux des cordons de
(ioll (NCG a), et de Bur-
dach (NCB a) gauches.
Hypertrophie compen-
satrice considi'rable de
la pyramide gauche. Mé-
thode de Weigert.
KIUIIKS Di; l'inM i:( I iiiN i)K i.'iicditci'; (:i;i; i i:i; \ i.i;
I r.'j
1,1 |MltR' Mlpil HUrr .1 1 1, is | . rir II I r illl flt,l/<lll ininir Mt il'iir. liH f| IJ'I, .lu lor.llS nujrr
FPv
Uoa
FiG. i;)4 et loi). — Cas Rivaud. Coupes passant par le collet du bulbo et l'enlre-croi-
sement moteur ilo [lyrainides. La Kig. 154 montre l'entre-croisement de la pyramide
gauche hypertrophiée : elle envoie dans le cordon latéral droit un volumineux
faisceau pyramidal croisé (FPyc), et dans le cordon latéral gauche un fascicule
compact de fibres pyramidales homolatérales (fPyhl). La pyramide droite agénésiée
iPy a) borde le sillon médian antérieur, s'entre-croise (xPy'i sur la Fig. 155 et envoie
des travées névrogliijues dans le cordon latéral gauche. Méthode de Weigert-Pal.
6/1 grandeur nature.
(a* Kivaii'l. lU-
iiii|<l(''l,rio rrrfi),Tn\o
infantili! nnuc.Un.
Pl:i'|iin jaiinn ilRl'in-
Huln, <|(i la T^t(ion
rétro-irisulnirn ot ilo
ro|><'rciilo nylvicii
sc'Ctionnaiii lo pie<l
lies Hegmontfi anté-
rieur, moyn «t po»-
ti'rrii'iir <lo la coii-
roniio rajiMinanU'.
Dé^f'-néresccnco du
pulvinar, 'les noyaux
oxtfîrncet iritomoilii
thalamus, .les cor|is
goDouillés interne et
externe, do la partie
sup(?rieure 'In noyau
rouge, (lu locus ni-
ger, (les quatro cin-
quièmes internes du
pied du pé'doncule cé-
rébral. Ag(;n(>8iecom-
f)lèto de la \)\ ramidc
bulbaire droite dans
son trajet bulbaire et
m('-dullaire. Hyper-
trophie compensa-
trice de la pyramide
gau(;he; faisceau py-
ramidal homolat(îral.
Cas Hivaud. Hé-
miplégio cérébrale
infantile gaucho.
Plaque jaune delin-
sula, de la région
rétro-insulaire et de
l'opercule svlvien
sectionnant le pied
dos segments anté-
rieur, moyen et pos-
térieur de la cou-
ronne rayonnante.
Dégénérescence du
pulvinar. îles noyaux
externe et interne du
thalamus, dos corps
gonouillés interne et
externe, do la partie
inférieure du noyau
rouge, du locus ni-
ger, des quatre cin-
quièmes internes du
pied du pédoncule cé-
rébral..Vgénésie com-
plète do la pyramide
bulbaire droite, dans
son trajet bulbaire et
médullaire. Hyper-
trophie compensa-
trice do la pyramide
gauche; faisceau py-
ramidal honiolatéral.
FP^C-
rPy...
FiG. 156, 157 et 158.— Cas
Rivaud. Coupes pas-
sant par le collet du
bulbe et intéressant la
partie inférieure del'en-
tre-croisement moteur
et la région supérieure
de la moelle au niveau
de l'émergence de la
première paire de ra-
cines cervicales. La par-
tie non entre-croisée de
la pyramide droite agé-
nésiée forme une petite
zone sclérosée qui borde
le sillon médian anté-
rieur de la moelle épi-
fa
FiG. 136
nière. Des libres pyramidales
liomolat(''rales (fPyhl) aban-
donnent (Fig. 156) la pyra-
mide hypertrophiée ; elles
forment (Fig. 157) un petit
fascicule compact qui, très
rapidement, se perd (Fig. 158
dans la masse des libres du
cordon latéral gauche et met
à nu une petite zone de sclé-
rose (FPyc) qui longe la corne
postérieure. La substance
CG- .CB
c.a \ rr-y; ^^
FiG. 157.
.FPyc
lo8.
JPydra)
Coa
grise centrale contient un
certain nombre de fascicu-
les aberranis Ja^ qui ap]>at-
t iennent très vraisemblable-
mentaux fibres pyramidales
homolatérales et peuvent
rire suivis dans toute la
liauleur de la motdle cervi-
cale supérieure. Hémiatro-
pliie en masse de toute la
niiiilii' gauche de la moelle
IMiiianl Mir la substance
grise et l'ensemble des cor-
dons blancs. Méthode de
Weigert.C/1 grand, nature.
^ll!l;l■:•^ m: iMn>.ii:<:Tn>\ di". i/iiconcr: c. l'iuiinis \i,i;.
if)i
(Lu) (l''ig. lî>0), (lu luhciailc tiwidrijumrnu iinlrriatr i(Jaj (Fi^. I «•'') "1 «l''-^ lilin-s «L: l.i
suhstitncc iivisc cciilralr [^i!,r) au voisinage «Ir m luln'inih! (Fi^. 148 et 14'.»);
:\" Uiu! dôm-m'iuscenco |)n">.|iir ((.uii.lMr drs <iuatre cintjiiirinoi internes dn pied <Ui
pMonnilr rcirhnd (P)(Fiff- liiO), uii.« alinpliic lirs a<f,usrr d.- li snhslanrc (jrise nnlrrieure
do la protnhcritnrt' (Kii,'. i:'.l) cl uiif iigi'néaic coinplM.' .1'' li />i/riimidc htilhnire (l'y)
(Fii;. i;i2 et i:i:i^; i vmiil.h-.r pu un pilil amas m'vi()i,'li(pit! siliir m avant do la cniinha
intcrotivniir. I.'aliopliio rnnipIM.- Ar i.i i>!ininiidc fl»y) di-inoiittr «pir les libres saines du
pit'd du lu'doncule ccrébrul. sdl .rilcs du [nisn-nu dr Tfirrk (FT), soit les rares fibres
sainos des II.ts IuIim-ik» <•! iin-vn. >'i'puis.iil /n///cs dims la sub^taiice t,'rise antérieure
delà prolubéraïuT ri u'al Iri-uml pas le -illoii l.iillx. pidlnln'ranlicl.
Au niveau du e.dlel du IuiIIm', W priit amas névr()i;li(|ur (pii représente la pijramidc
bulbaire droite s'enire-eroise iiicomidih'meiit; une petite parliese porte dans le cordon
A-"'^
je (a)
Coi KiTBud. 116-
ini|il<''((i« ci'-rébral"
irifuntilo ({aiichn.
i'liii|ii>< jauiio 'io l'in-
siiln, <t() la ri5«ion
rtHro-inHiilairo ot >lo
l'oporciilo iiylvi(;ii
scctioniiant In |iic<l
<loH si-(/nioritH arité-
rioiir, moyen ot pos-
térinur ilu la cou-
ronne rayonnante.
r)i''t,'<''n<!roscciico du
|iiilviiiar,<lcH noyaux
exirTiic ot intornedu
thalamus, 'les corps
gcnouillf'îs interne et
extcrno, 'le la partie
sii|)''Ticur(; 'lu noyau
rouge, 'lu locus ni-
ger, 'les quatre cin-
quièmes internes 'lu
pied 'lu pédonculecé-
rébral.Agéncsie com-
plète de la pyramide
bulbaire 'lroite,dan.s
son trajet bulbaire ci
médullaire. Hyper-
trophie compensa-
trice de la pyramide
gaucho; faisceau py-
ramidal homolatéral.
, -^V
FPyd(a)
FiG. 139. — Cas Rivaiid. Coupe passant par le renflement cervical. Il n'existe à la partie
postérieure du corddu antérieur droit et du cordon latéral gauche, que deux petites
taches de sclérose, vestiges du faisceau pyramidal droit agénésié. Hémiatrophie de
toute la moitié gauche de la moelle (substance grise et cordons blancs). Méthode de
Uosin. 6/1 grandeur nature.
lati'ral du ciMé croisé {faisceau pi/ramid'il rroisé) (xPy; Fig. loj, puis disparaît rapi-
dementsur les coupes plus inft'rieures(Fig. KIG et loT); une autre partie, poursuivant son
trajet descendant le long du sillon médian antérieur (faisceau pyramidal direct) (FPyd (a)
(Fig. 156, 137, io8), disparaît à son tour sur des plans plus inférieurs] que le faisceau
pyramidal croisé. Au-dessous de la quatrième racine cervicale, on ne trouve aucun
vestige des faisceaux pyramidaux croisé ou direct; le cordon latéral croisé est simple-
ment plus petit que du côté opposé, la corne antérieure elle-même est diminuée de
volume; mais on ne retrouve pas, comme dans les cas de dégénérescence secondaire de
ladulle. remplacement des faisceaux pyramidaux dégénérés (Comparer ce cas avec le
cas Pradel, Fig. 77). Ce n'est que sur les coupes de la région cervicale inférieure,
traitée par le carmin ou la méthode de Rosin (Fig. 159) que l'on trouve dans le cordon
latéral croisé et dans le cordon aiih'rieur direct une légère tache de sclérose névroglique.
Le faisceau puramidal ,lri^é au nivtviu du pied de la couronne rayonnante, pendant les
premiers 12 à 18 mois de la vie extra-utérine, a donc complètement disparu; il s'est
résorbé dans son trajet médullaire sans laisser pour ainsi dire de trace.
Bien qu'il n'existe pas ici une dégénérescence totale du pied du pédoncule cérébral, ce
cas présente néanmoins de nombreuses analogies avec le cas Pradel (Fis. 06 à 78).
TOME n. 11
162
A.NAÏOMII-: DES CENTRES NEUVELX.
Cas Rivaud. Hé-
miplégie ccrtMjralo
infantile gaucho.
Plaque jaune do l'iii-
sula, de la région
rétro-insulaire et de
l'opercule svlvien
sectionnant le pied
des segments anté-
rieur, moyen et pos-
térieur de la cou-
ronne rayonnante.
Dégénérescence du
pulvinar, des noyaux
externe et interne du
thalamus, des corps
genouillés interne ot
externe, do la partie
supérieure du noyau
rouge, du locus ni-
:Ter, des quatre cin-
quièmes internes du
pied du pédoncule cé-
l'ébral.Agénésie com-
plote de la pyramide
bulbaire droite, dans
son trajet bulbaire et
médullaire. Hj'per-
trophie compensa-
trice de la pyramide
.'auche; faisceau py-
ramidal homolatéral .
Mieux que ce dernier, il montre : 1° l'agénésie, l'arrêt de développement des diflV'rentes
fibres de projection corticale, conséquence directe de la lésion des neurones de premier
ordre; 2° les atropines indirectes, secondaires des neurones de deuxième et troisième
ordre consécutives aux vastes lésions corticales et sous-corticales. La lésion remonte en
effet, à une période de la vie (12 à 18 inoisi, où la myélinisation des différents faisceaux
n'était pas parachevée; elle réalise par consi'quenl une véritable expérience^ de Gudden
chez le jeune enfant.
Comme atrophie secondaire indirecte, il faut cilcr : Vatruphio du trbjonc ccrébml
(Tg) (Fig. 61, p. 94} et du faisceau de Vicq d'Azi/r iFmp, Fig. 147 à 149), caractérisée,
i0
Rsth
ov
---tSO
Fig. 100. — Cas Rivaud. Ili'iniplégie cérébrale iiil'anlile. l'n fragment grossi de la
j)arlie antérieure dn segment postérieur de la réi^ion lhalami(|ue de la capsule in-
terne de la Fig. 145, p. Ilii-. Le segnieul posiérieui- de la capsule inlerne co m pi élément
dégénéré est traversé par de lins fascicules apiiarlenant aux ratliations strio-thala-
miques. Il est limité en dedans et en arrière par le i.i'uia semicircularis (tsc) et les
tibrcîs qu'il envoie à In courlii' (ipli(pie. Mi'lliode de Weigeri-l^il. 10 1 grandeur iialure.
comme; le sont toujnuis les ;ili npliies secondaires, par la pelile-sc. ja uiiuceur, le tas-
sement des fibres, el ikhi par une ilégénérescence de ces tleruières; llu^mialrophie
cé7'éhellcuse croisée, due à Vatrophic secondaire des pédoncules cérébelleux supérieur (Pcs)
et moyen (Fig. 150 à i:;!i; l'alnipliie ûyi ruban de Roi! (Hni'l dans son trajet pédoncu-
lairc, iirotubérantiel cl bulbaii v i Fig. IWà C)2) ; \'i\[vo\A\\v i\cs (ibrcs arciformcs internes
du bulbe, de ï cnlre-croisen\i'nl scnsilif i\n bulbe et des noyaux des cordons de Goll (XCC)
et de lUirdtirli, (NC|{) du coté opposé à la lésion cért'brale (Fig. 1ij3). Celle atrophie
est (Ml tout comiiarablc à celle du Iriuone (Fig. (H, p. Ui'i.
L'ail iipliie de res difl'érents faisceaux esl cause de la diiuinulion de volume en masse
de la moilié du lione eucépbali(iui' correspnudaul à la lésiuii, niai^ ici inleixienl proba-
riMiu:^ Kl'; I'Ikui ( Tin\ ni, i. iicuitci: (;i,i;i;i;i; \ i i
)•>;(
Mfllli'Ill cllicic 1111 .lUlli' r.irirlll- : lil (Ifm'Ilrrr.MCIIcc (li'S Cdll.llri .llrs ou ili'^ liliir-, .iImt-
liiiil'S (|iii' l;i voir |>.'il(>iirul.iin' fiivoic ;"i l;i (•■ildlli-. Ndlons fiilln i|iii' l.i irmilii' ^amlii-
tic l.l llincllc c|iilli."'|i'_|i|i'-M-llli' il. m- lnlllr> v,.. ji.lllir^ uni- l.'.L'.'rf il 1 III i I lll linli i|i' ViilllllK'
(l-'i;;. i:i."i .1 !:.'.•: i-'r-l l.l lin l.nl l'.iii.il il;ui-> rii'iiii|il<''t.'ir ri'i rhiali' iiilaiil !!<•.
Cl' i|iii IVapiH" ciifi.rr d.iii^ li- cas Rivaud, l'i'»! la [n'illi-ssc, l'.ili njiliji' i'xIu'iik' iI>'
lit partir sii/icriciDr de l.i roiirlic opli<iiic iiiiilviiitir, tidi/nii.r cxtvrnc et, inleniCj ( Kit,'. I Vil »•!
40) cl le tli'V('lo|ii>riiiriil pirMiuf iioiiiial tic >a pal lie vcnlialc [centre mcdian de I.iiys
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tiii|ili''Kin cé<ri\>tu\i'
Inriiiitiln ((&■"''■''
l'la<|iin jaiiiio <l<' lui
Hiila, <lo la r<'-K><>*)
ri-lro-iiiMuInJro nt 'In
l'oporciilo nyJvien
sni:ti'innant lo picrl
lies si-^'HUMilH ant«>-
rii'iir. moyen ot \>o*-
irrioiir do la cou-
roniit; rayonnariio.
l)f't'<^li«'rrf!«f:f:ncn iln
piilviiiar, i\ffi noyaux
(•xlcrru! fît interni! «lu
tlialaiinis, ilos iiorp-.
f,'(!nouillés interne cl
cxtorne, de la parlio
sii()<^rieuro du noyau
rouge, du locus ni-
gcr, ries quatre <;in-
(|ui6mcs internes du
pied du pédoncule ciî-
rébral. Agénésie com-
plète de la pyramide
ijulbaire droite, dans
son trajet bulbaire et
médullaire. Hyper-
trophie compensa-
trice de la pyramiile
gauche; faisceau py-
ramidal homolaitjral.
FiG. 101. — Cas Rivaud. Un fragment grossi de la partie antérieure du segment pos-
térieur de la partie inférieure de la région thalamique de la capsule interne. Les
radiations strio-thalamiiiues traversent en fascicules onduleux si serrés le segment
postérieur de la capsule interne, qu'elles en masquent la dégénérescence. On n'y
retrouve même plus les intervalles plus ou moins volumineux qui séparent, à l'état
normal ou dans les lésions de l'adulte, les radiations strin-lhalaniiques les unes des
.nitres. (Comparer cette ligure avec la Fig. 78 du cas Pradel.) Méthode de Weigert-
Pal. 101 eraiideur nature.
\m), noyau scmi-lanairc (XF; (l'ig. i'tl). Le corps strié (XC, .\Li, NL^, XL^,) est de mèine
normal (Fig. 14ià 147), bien (ju'il participe à la diminution de volume en masse de cette
moitié du névraxe. Ces faits mctieut bien en évidence les connexions étroites de la
partie supérieure du llial.iiiiii^ avec la corticalité cérébrale, et les relations insigni-
liantes de l'écorce avec le corps strié.
L'agénésie presque complète des libres du sj/stéme de projection du maulcau ci'ré'bral
permet de suivre avec facilité le trajet des systèmes de libres saines tjui croisent les
libres de projection dans leur trajet capsulaire. Tels sont les radiations strio-thalanuques
et ^ous-tlvilaniiques [anse du noyau Icnlicalaire [Al], fibref^ strio-hiysiennes, faisceau lenti-
culaire de Foret [FI] etc. , et les libn^s que le taenia semi-circularis (ftsc) (Fig. 100) envoie
à la couche optique. Conli.iirein.Mil à i-e iiui exisie à TtUat normal, ou encore dans
les vastes lésions corticales de l"ailiiile, nièine liusqu'elle^ <ont très aui'iennes, connue
164
ANATOMIE DES CENTRES NERVEL'X.
dans le cas Pradel (Fig. 78), — les radiations strio-thalaniiques el stiio-sous-lhalamiques-
ne sont pas dans le cas Rivaud séparées les unes des autres par des intervalles plus ou
moins volumineux ; elles traversent le segment postérieur de la capsule interne (Cip) en
fascicules onduleux, denses, serrés et parallèles, et forment i)resque une couche con-
tinue (Fig. 161). A première vue le segment postérieur de la capsule interne paraît con-
tenir un grand nombre de lii)res de projection, il ne contient en réalité que des fibres
strio-tlialamiques sectionnées parallèlement à leur axe.
Cette apparence est facile à comprendre, si l'on songe que les fibres de projection ont
dégénéré ici très peu de temps après leur myélinisation. Elles ont par conséquent
disparu sans laisser de traces pour ainsi dire — l'étal de la pyramide le démontre suffisam-
ment.— Dans les cas d'agénésie par malformations des hémisphères cérébraux remontant
aux premiers mois de la vie intra-utérine, cette disparition est encore plus accusée (voy,
fPjL,,
,JT7c
Fig. 162. — Cas Rivaud. Coupe passant par la partie inférieure de l'cnlre-croisement
moteur des pyramid(;s. La j)yramide gauche saine, mais hypertrophiée, abandonne
au cordon latéral gauche un faisceau compact de fibres pyramidales homo-lalérales
(fPyh), et au cordon latéral droit un volumineux faisceau pyramidal croisé (FPyc).
Méthode de Weigert-Pal. 13/1 grandeur nature.
cas Richard, Fig. 220). Chez l'adulte, [)ar contre, les faisceaux dégénérés sont tou-
jours in(li(|ii('s iKîttement par la sclérosi; névrogliciuc qui a pris la place du faisceau
disparu, tout en ()ccu[)ant uikî étendue moindre (jue ce dernier (cas Pradel, Fig. 78).
L(! cas Rivaud est enfin r(Mnar(|uabl(! par rhyprrli'0])hie considéraltle de \apjjrinnidc
bulbaire du côté sain ipii a |Mrs(iu(! doubli'' t\r vuhiini'. I.a voie |tyraniidale gauche ou
saine est du reste hy|)ertn>piii('e dans toute la longueur de son trajet capsulaire, pédon-
culaire, protubérantiel, bulbaire et médullaire (Fig. 147 à lo8). Au niveau du collet du
bulbe (Fig. 154, lo6 et 162) elle donne un faisceau pi/ramidal croisé (FPyc),un faisceau
pi/rami(liil direct et des fibres pour le cordon latéral du méuie côté — fibres pyramidales-
homolaléralcs (fPyii). Ces (bunières fibres, assez peu iKnubreuses à l'état normal, for-
ment ici un véritable faisceau compact qui se i)orte eu arrière et en dehors, décajiile la
corne antérieure du même côté (Fig. lo4, lo6, 102) et se rend au cordon latéral tle la
ninclle du même cAlé, où il se place en avani du col de la corne postérieure (Fig. 157),
riiiiu:s iii': i'ikuiic, ikin m; i.'i:(;<iih;k ciiiu-itii ai.i;
if.:i
lui lin'-i'lKC (le crllr II \ |irl I I 1 1| i|| ic CiHI-idi-l .1 Mr il'' l.l |i\ I .1 III M |i' lilll li,l i If, nu |p(-ul Sf!
■ (lcni;iii(l(M- ^'il lu- s'iiiîil |);is ici iriinr li\ |i(i h .i|ihii' r(iiii|icii>.iliii'c cl >i riiili';.'ril('', |ii('sr|iic
f(>iii|ilMt', (lu iiit'iiilirt' iiilViiiiM iic liiiil pas au (lc\r|(i|i|)cuifnl d'un vi'rilaltlf /'nisicnn
pijr(iiui<{itl liinnnldtirnl.
Fir,. 103.
Fie. 10.3 ot 164. — Irrigation vasnilaire des noyaux gris centraux et delà cajisule interne
représentée sur deux coupes horizontales passant par la région thalamique et la ré-
gion soiis-thalaniique de la capsule interne (Fie. 103) sur neuf coupes vertico-trans-
versales (Fig. 164) passant jiar le segment antérieur (Cia) le genou (C(g)), les seg-
ments postérieur (Cip), sous-lenticulaire (Cisl) etrétro-lenficulaire(Cirl) de la capsule
interne. Le tronc de l'artère cérébrale antérieure (artères striées antérieures, co-
lorées en rose) irrigue la face orbitaire des première et troisième circonvolutions
frontales, la partie interne de l'espace perforé antérieur, la tète du noyau caudé, la
partie inférieure et anti'rieure du putamen, et les deux tiers inférieurs du segment
antérieur de la capsule interne. — Le tronc de l'artère sylvienne (artères lenticulo-
striées et lenficulo-opli(iues, colorées en bleu) irrigue la partie externe de l'espace
perforé antérieur, les segments externe et moyen du noyau lenticulaire, le tronc du
noyau caudé, le tiers supérieur du segment antérieur et la moitié supérieure du
segment postérieur de la capsule interne. — Le tronc de l'artère cérébrale postérieure
(artères optiques colorées en verl) irrigue l'espace perforé postérieur, la paroi du
troisième ventricule, les deux tiers postérieurs de la couche optique, de la région
sous-optique et du jiédoncule cérébral. — L'artère communicante postérieure et le
tronc carolidien (colorés en jaune) irriguent le chiasma, le tubercinereum, les tuber-
166
ANAiUMlE DES CEMHES NERVEUX.
El.;. Ifii.
culos iii.'iiiiillniics, l;i liandclctlc n|ili(|ui', la i^'t^ioii (luiicMiou d de la parlio adJaCLMilc
du seiîiiiciil i)nsl (''rieur de la capsulr iiihMiie, le pilier ant('rii'ur du Irigone, l'extré-
iTiitf' ;iiili'rii'iiro de la couclic ii|ili(|iir cl de la n'gion snus-npl i(iue. — L'arlère cho-
inidiciiiic aiili'i inirr (oolni'éc en luiiii iiiit;ih' la f|U('ue du noyau caudi-, le pilier
I»()sh''rieur t-l le Ironc du Itigonc, le seyinenl. iiileriie du noyau Ii-nlieulaire, les trois
quaris jjosh'iieurs du sei^'uieiil poslrrieiir, les sef^'nienls réiro-lenliculaire el sous
lenliciilaiic^ de la capsule inlcnic. cl la jiarlic supérieure du pied du pt''dnncnle
céréhial.
ii:i;i:
m. l'KM.i I (. I iu\ 1)1, i.iicttiici; ci.iu.i'.i; \ i.K
10-
Lésions criitralrs circoiisc riUîH.
<'ni Hnoli'. H<-nii-
|il>i((io (lroit(< nvoc
.i|iliii<iin. I/iiion >;on
il. Lésion (If la parti»- sii|)tM'ii'ure (lu s('gnient aiitf^iricur (tîia) et de la partie |,"\ti^,'.n7.lMTron"(lo
adjacente du seK""*»*- postérieur (Cip)de la capsule interne, sans participation noyau caii'l.-.<io<iion
du faisceau géniculé (Ci)R . I..- rn v,.,,,i ,|ii cas Racle l'i^'. Km .1 IT:t, |.n'-s.;iil.; nue '^'.'^J^* Tt Jnt
1. -ion rriilialf .1.111^ 11- (liiiiMiiir i\>-- lu.iih lu- ;ii li'iirll.'. du ||-r)iir sylvicn, m |i;iil i(Milifr ani.('!ri«Mir m ,{,-*
,1,111 rn laiii 110ml. iv ,l;ii l-"'! v. Imlinil,. .hi.c- r^\,■ snv.l'i:;. l'i:! <■] l.li . L;i lésion 'l<'-«xti..rH ant.-riot.rM
.1 .Icllllil \'- plll. 11 ri 1,1 1,1. -r ,Hl|,irriilf <|ii L'Inliii- | M 1 1 K I 11-, |r 1 1 oiir .'l 1,1 p.irllf ;i(I.|;i- riotir 'lo la rapsiilo
Cflllc il.' 1.1 l'"li' ilii ii(>v,iii iinidi', >.Mli,.iiiii' 1,1 |.,iili.' sn|ii'iiciMc du '-(•iiniciil .iiil.'ricin intorno. lU^ur-ui-n-n-
, , . . 1 , , - ■ /•• I «toncc <le la partie
{C'\iV el lr> ili-n\ lMT> ;iiil.'iirni- iU- l,i pinlir Mi|MTiriiir du se-iiirnl, jw^lri mmh- (.i|i) do „,o^.p,„„, ,,„ j,;^,, ,,„
[x'fdonfMilc. Inti-tTitc*
'':'^' Iruc- ciri
nna
partielle iJu faisceau
gô.i'ciiié.
FiG. if)'), 166 et 167. — Cas Racle. Ili^niiplégie droite avec contracture et aphasie mo-
trice datant de 30 ans. Topographie de la lésion centrale qui a détruit le putamen,
évidé le tronc et la partie supérieure de la tête du noyau caudé, sectionné la partie
supérieure du segment antérieur (Cia) et les deux tiers antérieurs du segment pos-
térieur (Cip) de la capsule interne. Coupes horizontales un peu obliques en bas, en
arrière et en dedans, passant par la partie supérieure (Fig. 165) et la partie moyenne
(Fig. 166 et 167) de la n'-gion thalaniique de la capsule interne; la partie antérieure
de la coupe appartient, par conséquent, à un plan plus élevé que la partie posté-
rieure. Dans la partie postérieure du segment antérieur de la capsule interne (Cia)
complètement dégénérée (Fig. 16b) apparaissent (Fig. 166 et 167) de gros fascicules
de libres saines appartenant au pédoncule antérieur du thalamus PaThi(|ui s'irradient
dans la moitié antérieure des noyaux externe el interne du llialamus, et limitent
en dedans la zone dégénérée du segment postérieur de la capsule interne (Cip). Les
coupes sériées permettent de suivre les libres saines du pédoncule antérieur de la
couche optique dans la partie inférieure du segment antérieur de la capsule et de la
168
A.NAÏOMIE l)i:S CENTRES NERVEUX.
Cas Racle. Hémi-
plégie droite avec
aphasie. I^ésion cen-
trale ; destruction du
putamen, du tronc du
noyau caudé, section
de la partie supé-
rieur du segment
antérieur et des
deux tiers antérieurs
du segment posté-
rieur do la cai)sule
interne. Dégénéres-
cence de la partie
mo3'enne du pied du
pédoncule. Intégrité
partielle du faisceau
géniculé.
Ce.
^P Ip
îip.
(fiii'i
\i»
IiTû.e(a; Xmi.
FiG. ]m.
AM
couronne i.iyonnanlc. Dri^riKMC^ccncf coinplèlo des ilcux (icrs anlthicurs du seg-
ment postérieur (Cip) de la capsule interne. DégtMiiîrescence de la lame médullaire
e.xterne (Lme),de la zone réticulée (Zr) et des fibres radiées des deux liers antérieurs
des noyaux externe et interne (Ne, Ni) du thalamus. Intégrité du noyau antérieur et
de la partie postérieiut! du noyau externe. Dégénérescence ])artiel!(; de la partie
postérieure du segm(;nt postérieur de la capsule interne. Inli'giili' du segment rétro-
lenliculaire de la capsule inlerne et des couches sagittales du segment postérieur de
la couronne rayonnante (CSgl). Méthode de Weigert. .1/2 grandeur nature.
I ii;iti;s h
iii>.ii:( I ION II !■; i.iicuKci'; (:i;iir.iii; AI. i-;
if.'j
la f.l|i';ulr illIcllH'. i;|lr 1 rsiii'ili' I.MIlul I H' I II !< ricll I i' (lll si'L.'Ilir|| I ,1 lil l'i irll |- (|c |,| lapsul"' '"n* Hoflc lléini-
illI.MIir. 1,1 MinllM' I II |r i irllt r il.- la \r\r <ll| iiuNail raihh' .•( ,\r |,| pailir a.l larrill .• (lit l'''!'^'"" ''^".''* ''^''"'
. . , . ' ii|itia«n), Li-Hion crn-
plll.lllhli I 11,'. I Ip'.I ri I Jl . irill,Ml('C |iai I ai Ii'm !• (ri cIh air ailli'l irill r, la 1 (■i.'liill (lu lai^crail traie; «Instnirtion (lu
C('lli( ulc ri (le l'r \l I ciiiilr aiih'iifiii'r du llialaiiiiis ii i imii'c iiai' l'arlrir coiiiliMmicaiil.'! {"'tann-ii.du troin: «lu
,. • ,.,, . ,,, I , f, • 1 I • , , ■ 1- •< - noyau caii'lc, «oction
postrlliMirr. I.llr ll alllrllic la Cdl hcalllr criclualr (|ll r|l un |i(illll lies llinitr coricspfin- ,|,. |„ ,,arlin mipc-
(laiil à la circonvolul idii |i(i-lri iriii c de I iii-iila l'i:.'. Iii.'l ri à la |('\ ic wK iriiiir (le riiMiro (lu vKment
I ■ I '-lll ( 1 ' I ■ ( ( I ( ■ ■ ( • • ■ I a n t ('• r i n II r R t (I c N
|()|iri(iilr |iaiiclal ri rr>|ir(lr I ava ll 1 m lll ri la ( apsulr cxlrriir dans Nailr I rlriidiic ,i,,,ix tiornantérifur»
lies cil coiiNdliilidii- aiih'i ir uns df l'iii'-iila. I.a pailir |('-('r du noyau caiK^' rf.sscnildf! «lu sr^mi^nt \ii)%u\-
à Ullr coilUr. vide de son ((illlrnu i\f sIllislaïKc i.'l isr, (jllr la llirlll liiaiK! ('■nriidvin.'i i ic l"'"""" ''*'''* '■•T'''"'"
' ' • intcrnji. Dr-ffcnorns-
.^ , ,. Cfiico (le la partie
In.. KiS. Cas Racle. (-0 cas concerne nn nioycnne du pie.l riu
I iiir liKUl à l'ài.'f; di; 02 an.s, atteint depuis pédonoiile. Intégrité
l'y I •> 1 iM ' • 1 ' • 1 -1 partielle (lu faisceau
1 aiic de .(2 ans d liciniplc^'ie droite avec îféniculé
conliJiclure et «iphasie moirice sans trou-
Idrs (Ir la seiisiliilllé et relevaiil iriiur li'sion
dans le domaine des aiti'ics lenliculo-
striées (Fig. 165-107), qui atlrinl la cortica-
lilé c(''i(''l)rale dans la réi-'ioii de la circonvo-
lution j)Ostéricure de l'iiisula ri de la lèvre
syiviriiur i\c rdprictilc [iaii('lal.
Cia WL, Cmpl C.p II;;
Cia NLo ; . , ' ' '
A M ; la : ; im, P-Th ;
Ce; ; ' /^Sv '.' i ; Rsi]i
KC.
Cc{c)' ■ NSI : ""'": Cii ;Fih' : FM ': ' •■ Gp
L^i V^ fTga : VA RC; cop. Q à -^
Tja LiTie Sgc
Fi(,. 1011.
]•"](.. 100, 170 cl 171. — Cas Racle. Coupes passant par la partie inférieure de la région
Ihalaniicju»^ et par la région sous-optique. La dégénérescence du segment postérieur
de la capsule interne est masquée en grande partie parles radiations strio-luysiennes
(Fig. 109 et 170), mais elle devient très manifeste, lorsipie ces libres ont pénétré dans
le corps de Luys (CL) (Fig. 171). Intégrité partielle du faisceau géniculé (Ci g)). Dégé-
nérescence partielle des radiations strio-thalamiques et strio-sous-thalamiques, des
fibres radiées des régions antérieure et ventrale du thalamus (Fig. 169), du faisceau
lenticulaire de Forel. La Fig. 109 permet de suivre, en outre, le trajet des radiations
profondes du tubercule quadrijumeau antérieur iIlQii^ 'i travers le pulvinar et la
région rétro-lenticulaire de la capsule interne. Dégénérescence partielle de l'anse
lenticulaire .VI 1 et de la commissure anti'-rieure (coaj. Sur ces coupes, on voit se déta-
170
A.XATUMIE DES CE.NTIiES NERVEIX.
Cas Racle. Hémi-
plégie droite avec
aphasie. Lésion cen-
trale: Jcstructiondu
ptitamon.du tronc du
iio_vaueaudé, section
de la i)artie supd-
rieure du segment
antérieur et des
deu.\ tiers antérieurs
du segment posté-
rieur de la capsule
interne. Dégénéres-
cence de la partie
mo3'cnne du pied du
pédoncule. Intégrité
partielle du laisceau
géniculé.
Ciai i Cip[dj
ITC
f Tga ; ^, i Al VA,'
' Cl
Ustt Tga ^
cher, des libres anté-
rieures du trigone,
un faisceau aberrant
(fTga) (Fig. 167) qui
passe en avant de
la commissure anté-
rieure (Fig. 169). 11 est
situé au voisinage de la
bandelette diagonale
deBroca ibd) (Fig. 170
et 171), sur les côtés de
la lame terminale em-
bryonnaire, tandis que
le faisceau principal
du pilier antérieur
(Tga) aborde le tuber-
cule mamillaire (Tm,
F'ig. 171). .Méthode de
Weigert. 3/'2 grandeur
nature.
Fig. 170. CFR
^L,
sépare seule de la cavité
du ventricule latéral
(Fig. 10;i à 167). Cette
lésion a entraîné les dé-
générescences suivantes :
1 "Une dégénérescence,
voire même une destruc-
tion complMe de la par-
tie supérieure du seijment
antérieur (Cia), de la cap-
sule interne, une dégé-
nérescence des deux tiers
antérieurs du segment
posicrieitr de la capsule
interne (Cip) dans les
parties supérieure et
moyenne de la région
thalamicjue; une dégé-
nérescence do la lame
médullaire externe (Lme),
de la zone réticulée (Zr),
des fibres radiées des deux tiers anlérieuis des noyaux externe et interne du thalamus
(i\e, Ni). Dans la partie moyenne et inférieure de la région thalamique, de gros fascicules
de fibres saines réapparaissent dans le segment antérieur de la capsule interne (Cia);
ils appartiennent à la i)artie inférieure de ce segment, respecté»' par la lésion dcstruc-
tiv(!. On les voit s'irradier en gros fascicules dans l'extrémité antérieure du thalamus
iPa 'l'h) (Fig. 167 et 16'.)) et envoyer dans la partie antérieure du segment postérieur de
la cafisule interne fCip) un faisceau de libr(>s saines, le faisceau (/t'/i(C«ft'(Ci(g)).Dans toute
|;i h.iulcur de la région sous-tliMlaniiinic, la partie antérieure du segment postérieur de
lii capsule interne contient d(;s libres saines appartcMiant au faisceau géniculé. Elles
|ii'uvent être suivies dans le faisceau interii(> du pied du pédoncule, mais elles y sont
moins nonijjreuses, moins (hanses, moins serrées qu'à l'état normal (Fig. 172), s'épuisent
chemin faisant dans la région sous-thalamique. d.ins le locus niger, de sorte que quel-
Fie. 171.
iii;iii> iH. l'UMj iM.Tio.N hi. i.'i.c.oïK.i'; <;i;iii;itit A i.K.
l'/i
,|Ui'S rai'i's r;i-«.i(iilfs (Ki;;. [l'A) ;illcif;iiciil si'uK !"•
■Rm Vct
ilioM |Mi|i,|ir|||.i-|i| nllllicliinlicl (;l I
PCB
Cnt lU'l». Héml-
|)li't((in droiln avxc
a|itiniiio. I.i^gioii cun-
trulo ; (Inxiruction 'lu
|iiiiiuiii>n, 'lu tronc 'lu
ii'iviiii rraii'li', miction
'I" la partie mipiî--
riouro du »i'î«ifi'îni
a II t '• r i e ti r o i 'I n n
^_. deux lifîr» anti'rioiir*
1^ ■!■ *^ '^'- du «ppfiiient [iohU}-
ricur d<3 la capsulf!
iiilcrno. D"-gén('!re»-
conr^c de la partirj
movenii'î du piod du
pi'-d'jiiciîle. Intégrité
partiollo du faisceau
g(3niculé.
Fio. 172. — Cas Racle, (".iii'i r(Hi|M's du \nv(\ du [HMlduculi' rt'irliral jiassani i)ar le tuber
cinercum, le faisceau abcrianl du luiier antérieur du Irigone et le sillon pédonculo-
profubtTanliel. Détirnéresceiicr de l;i région moyenne du pied du pédoncule cérébral,
conservation partielle du faisceau inlerne dont les libres font suite au faisceau
géniculé, et s'épuisent en grande parlie dans le locus niger; qucdques rares fasci-
cules arrivent seuls à la protubérance ; ces coupes monlrenl les rapports du faisceau
aberrant du |iiliii' antérieur du trigone avec la bandelette optique et la commissure
de Meynert (ju'il croise el ses connexions avec le tubercule mamillaire. Métbode de
Weigert. .3/2 grandeur luiture.
ï
es..
ïlp
Tc.._/|
[E.1 -.;tK«t£^"^'-i
FPoaM
(iers supérieur de la pi'olulié'rauce où elles
peuvent être suivies le long du raplié mé-
dian.
Malgn' l'apparence que présente la
Fig. 1(19, ces libres saines ne proviennent
pas du noyau caudé. L'examen en coupes
sériées permet de les suivre jusque dans
le segment antérieur de la couronne
rayonnante; l'étude des dégénérescences
secondaires démontre en outre que toutes
les fdires du pie.l du i)édoMcuIi' sont d'ori-
gine corticale [\'oy. cas Pradel, p. 100).
Étant donnée la topograjibie de la lésion
qui correspond à un(> destruction de la
jiartie supérieure du segment antérieur et
des deux tiers antérieurs du segment
moyen de la couronne rayonnante, on
peut se demander si les fibres respectées
à la parlie inlerne du pied du pédoncule
ne représentent jias le continç/eiit orbilaire
du faisceau interne. Ces fibres passent en
ollet par la partie inférieure du segment
antérieur de la capsule inlerne et s'enclievêtrent dans la région snu— optique et le fai
H.C::i^L.
Fig. 173. — Cas Racle. Coupe transver-
sale de la partie inférieure de la protu-
bérance. Dégénérescence des faisceaux
antéro-internes de la voie pédonculaire.
Méthode de Woiuert.
172
ANATOMIE DES CENTRES NEUVELX.
ceau interne du pieil du pédoncule avec les fibres que l'opercule rolandique et la partie I
adjacente de l'opercule frontal envoient dans le faisceau grniculé et le faisceau interne
du pied du pédoncule (,Voy. p. 73). Dans les parties moyenne et inférieure de la région
thalamique, de nombreuses fibres radiées saines de la partie inférieure du segment
antérieur de la capsule interne, s'irradient dans l'extrémité antérieure de la couche
optique (Fig. 167) ; il existe néanmoins dans ces régions une dégénérescence très intense
de la zone réticulée {Zv\ de la lame médullaire externe (Lme) et des fibres i-odiées du \\
noyau externe (Ne) du thalamus, dans toute la région adjacente éi la dégénérescence des
deux tiers antérieurs du segment postérieur de la capsule interne. Cette dernière peut être
suivie dans la région sous-optique et le pied du pédoncule cérébral où elle est limitée
en dedans par les fibres saines du faisceau interne (Fi, Fig. 172) jusque dans l'étage
antérieur de la protubérance (Fig. 173).
11 existe en outre une dégénérescence très intense du locus niger {Ln\ du stratum
inlermedium (Stri), des noyaux pontiqucs, une dégénérescence très intense du faisceau
pyramidal dans son trajet bulbaire et médullaire.
2° Une dégénéi'escence partielle de la commissure antérieure [Fig. ilO et 171), des radia-
tions strio-thalamicjues et sous-thalamiques , du corps de Luys et des régions antériewes et
ventrales du thalamus(FÏQ. 167, 169 à 171). Néanmoins on voit un grand nombre de radia-
tions strio-thalamiques et strio-sous-thalamiques originaires du globus pallidus tra-
verser, en fascicules denses et serrés (Usth, Fig. 169), la zone dégénérée du segment pos-
térieur de la capsule interne. Dans la région sous-optique elles sont si denses et serrées
qu'elles masquent en partie la dégénérescence capsulaire; celle-ci ne redevient appa-
rente qu'au fur et à mesure de la pénétration des radiations strio-luysiennes dans le
corps de Luys (Fig. 170 et 171).
3° Il existe dans ce cas une intégrité parfaite du noyau antérieur du thalamus (Na)
(Fig. 166), du tiers postérieur du segment postérieur de la capsule interne (Cip), des seg-
ments rétro (Cirl) et sous (Cisl) lenticulaires de la capsule interne, du faisceau de Tûrck
et du tiers externe du pied du pédoncule cérébral. Une intégrité du noyau rouge, des
radiations de la calotte et du ruban de Rcil médian dans son trajet pédonciilairc et
piolubérantiel.
4" Le cas Racle est encore intéressant par la présence d'un petit faisceau aberrant
du trigone (fTga) apparent dans l'espace opto-i)édoiiculaire. 11 se détache du pilier anté-
rieur (lu Irigono à la hauteur du trou de
Monro (Fig. 107), passe en avant de la com-
missure antérieure, s'enfonce dans la sub-
stance grise du tuber cinereum où il con-
stitue la strie blanche du tubercide cendré,
[uiis aborde le tubercule mamillaire en dé-
crivant eu avant et à une certaine distance
(lu pilier antérieur du trigone une courbe
])arallèlc à celle de ce dernier bien qu'ap-
partenant à un arc i)lus grand (Voy. p. 28.">).
Fjg. 174. — Cas Cogery. Topographie de
la lésion (le di'^licil (porciicéphalic MipiT-
ficiclle) d(^ la i)arlie nioyeniu! de la cir-
convolution pariétale ascendante. Celte
lésion a entraîné une dégénérescence de
b. Lésion de la partie inférieure du
segment antérieur de la capsule in-
terne (Ciia). Lésion du segment sous-
lenticulaire de la capsule interne (Cisl).
Le cas Cogery est la contre-]);irtie du
la partie antérieure du quart postérieur cas Racle. Ciiez ce dernier il s'agit d'une
du segment postérieur de la capsule in- •''•'^'"" centrale (pii sectionne la partie su-
terne Cip (Fig. 17-0 et 170). périeure du segment antérieur (Cia) et la
partie adjacente du segment postérieur (Cip)
de la capsule interne, respecte le faisceau géniculé (lequel n'est dégénéré que parlitd-
lemenl); chez Cogery il s'agit d'une lésion de la partie inférieure du segment antérieur
iii!Im;s m-, i'ii(>,ii;(; iidn di; i/iicnini'; ci. m; huai, k
17.»
c^r)
</«» C«K<'r>. lU-nii
|)|/'({in iftiH<:\u\ sur-
tout du mninltro io-
f'-rinur. I>^«artliric,
(xinilyHio Iiri((ual0,
l-«'»ioriii niiilti|.|oH.
l'nMructioti «Io In
partie Infériouro ilii
!«Pf,'niniit ant<'-riRur
«UîlacajfHuliîifitornc.
Dî'jff'îtK'Tcsnciic*! dti
laisicau ^fiiiii.ulc et
•lolaimrtifintcrnoHu
pied du p»!donculc.
Lésion rlc la région
sous-loniictilairo do
la capsulo iriKrrno et
do la partie adja-
cente du scgTncnt
postérieur. Dégéné-
rescence du tiers
cxtorno >lii pied du
pédoncule, y compris
le faisceau deTurck.
Dégénérescence do
BrQa, Qa. Tgp. et
du ruban de Rei-
médian. Dégénéres-
cence des couches
sagittales du seg-
ment postérieur de
la couronne rayon-
nante.
-pCR
,^' CF
FiG. ni). — Cas Cogery ,Bioùtie, 1893). Syphilis cérébrale chez uii huuime mort
à '■);} ans. Hi'miplégie gauche avec contracture en flexion datant de 22 ans et pré-
sentant ce caractère particulier, que le membre inférieur est aussi paralysé que
le membre supé-riour, contrairement à ce que l'on voit chez les hémiplégiques.
Ilyperesthésie légère de la moitié gauche du corps sans autres troubles de la sensi-
bilité. Dysarthrie, paralysie linguale et atrophie de la moitié gauche de la langue
remontant à trois ans, myosis très marqué sans signe d'Argyll Hobertson. Topogra-
phie (sur une coupe horizontale passant par la région thalamique) de la lésion capsu-
laire qui a sectionné la partie inférieure du segment antérieur de la capsule interne
et déterminé pendant la vie de la dysarthrie et une paralysie linguale; foyers lacu-
naires duputamen. Dégénérescence du segment antérieur delà capsule interne (^Cia),
du faisceau géniculé (Ci(g), de la zone réticulée (Zr) de la lame médullaire externe
(Lme) et des libres radiées de l'extrémité antérieure du noyau externe et du noyau
interne du thalamus. Dégénérescence du segment antérieur de la couronne rayon-
nante (pCR), du faisceau ocoipito-frontal et de la capsule externe. 2° Dégénérescence
lie la partie antérieure du (juart i)ostérieur de Cip consécutive à la lésion porencé-
phaliqne corticale. 3" Dégénérescence des piliers antérieurs (Tga) et postérieur (Tgp)
du trigone , des couches sagittales du segment postérieur de la capsule interne
(CSgt),et de la partie postérieure de la capsule externe (Ce,f/) consécutive à la lésion
du segment sous-lonticulaire do la capsule interne (Fig. 176) (Méthode de Weigert).
174 ANATO.MIE DES CENTRES NERVEUX.
de la capsule interne sectionnant le faisceau |uéniculé et d'une seconde lésion intéres-
sant le segment sous-lenticulaire de la capsule interne et détruisant le faisceau de
Tùrclc et la partie adjacente du segment postérieur de la capsub' interne. Dans le pre-
Cip
/ ■-\ %■••• : .)"'^v -l-— ^— -C'^^^'C
!"ig. 170. — Cas Cogery. 1" Lésion destructive dans le domaine de l'artère choroï-
(liennc antérieure, lésant le segment sous-lenticulaire de la capsule interne (Cisl\ la
partie adjacente du segment postérieur, les corps genouillés e.xterne et interne, le
ruban de Reil médian à la partie supérieure de la calotte pédonculaire et le pilier
postérieur du trigone. Dégénérescence du faisceau de Tiirck et du deuxième cin-
quième externe du pied du pédoncule cérébral (Fig. 177). Dégénérescence du bras
( BrQa) et des coucbes superlicielle et moyenne du tubercule (juadrijumeau anté-
rieur. Dégénérescence de la bandebdte opti(jue (111 avec intégrité (U; la commissure
de Mcynert (CM). Dégénérescence des coucbes sagittales (Sgi et Sge-(/) du segment
postérieur à la couronne rayonnante, de la partie inférieure du segment rétro-len-
liculaire(Cirl) de la capsule interne. Dégénérescence partielle du faisceau uncinatus
(Eu), intégrité ck; la commissure antérieure (coal. 2" Dégénérescence du faisceau in-
terne du pied du pédoncule consc'cutive à la b\sion du sc^gment antérieur de la cap-
subî interne (Cia). 3° La di'générescence du segment postérieur de la capsule
interne (Cip) consi'-cutivc; à la b'sion corticale fusionne avec la zone de dégénéres-
cence consécutive à la ié'sion ibi segment sous-lenticulaire (Cisl) et de la partie
adjacente du segment postéricnr de la capsule interm^ du ('ip. Mélbode de Weigert.
mier cas (Racle) il existe une dég(''nérescenc(' des parties moytîune et interne du |ii(Ml
du pédoncule cérébral avec intégrité partielle du faisceau interne et intégril/' complète
du faisceau de Tiirck et du deuxième ciiKjuièiiK^ externe du pied du piMliuitule. Ciie/.
liUI'.
hi; l'iiD.iiic. iinN hi; i.i'.Cditcr; (;i;iii:i!it \i,i;.
Fn;. 177. Cas CoRory. Cniin" pas-
<;ml |>.ii' l;i l'.ulic liili ricurc du p»''-
iImik iilc iiTi'ln ;il. I" l»i'm'in'r(,'.sct!nc(!
du raiscniii di» Tini k ri de la parlii-
rXltM'IlC adjai rllh' du [Urd du pt'doll-
rult> ctMrdual. ." I.a dc^viirTcsccnif
du faisct-au inlciiir du pied du pi'--
diaicidr ;l'i. th csl li-riudcc eu drliois
par uu faisceau f\i' lilucs >aiMf> ap-
paiifuanl au jirs li'uniis(U> >upi'ili- FT/<//
ciel. .{" Drut'-iit'i (sceucc du ruliau de
Hcil uii'diau. MT'HhmIi' de Wci^crl.
Cogery il (•\i>li' uin' di''i.'i''ii('n'sc('UC('
du faisceau iulrini'. du faisceau de
Tiirck et du deuxièuie st'iiuu'ul exlerue
du pied du pi'dducule uvoc iuléfirih'"
des libres de sa j»ail ie uu>veuue. i-e [)ied
du pédoncule de Cogery leprésenle
eu <pielipie siule ., ri'preuve m'ualive»
ilu pied du iiédoucule de Racle.
l/liéniisplière du cas Cogery |iiis(iile liois lé>iiiiis : uHe|M:lile li'-sion corlicale inlé-
ressaul la |iailie luoyeuui; de la circouvolutiou pariéiale asceudaule et deux lésions cen-
trales, iloul Tune occupe le i)utamen, le segment, antérieur de la capsule interne et sec-
lionue le genou, doiii l'aulre siège sur le segmeut sous-lcuticulaire de la caii>ule interne.
Ces trois lé-sion» oui entraîné chacune des dégénérescences disliucles dans la cap-
sule interne et le pied du pédoncule cérébral :
'^fc^J S^Po
FP03l
lilô^io (;aiirlii>, mir-
toiit (lu riiornhro in-
fi'Tifiir. I)y>iartlirin,
liiiralynio liiiKuala,
lAWiotii iniilliiile».
HnstriiPlion <lo la
jmrtio lolV-riouro «In
sojfmfïiit aritc^rieiir
'Iclacaiisiilniti terni!.
I)<>g<'rric'!roscoiir:ci du
Taisccau ^'«-uiciilé ot
do la partie inierni;
du pied du pi-<lonculo.
Lésion do la rf'gioii
sous-lenliciilair»! do
la capsido interrio «^i.
do la partie ailja-
conto du segment
postérieur. Ué(,'é-
nércscenco du tiers
externe du pied du
pédoncule, y compris
le faisceau do Tiirck.
Dégénérescence do
BrQa, Qa, Tgp, et
du ruljan de Reil
médian. Dégénéres-
cence des couches
sagittales du segmeut
postérieur de la cou-
i-onne rayonnante.
R"lli(<ii
Fi<
. 178, 17U, ISO. — ■ Cas Cogery. Coupes passant par la partie moyenne de la protu-
bérance et les parties moyenne et inférieure du bulbe. i° Dégénérescence très
intense dos fibres longitudinales de l'étage antérieur de la protubérance; dégénéres-
cence presque totale de la pyramide bulbaire droite (Fig. 179 et 180i. 2° Diminution de
volume considérable du ruban de Heil médian droit ! Hm-rt) dans son trajet jirotubérau-
tiel. .Minceur de la couche interolivaire droite. Diminution de volume des libres arci-
formes internes gauches et du feutrage du novau du c(udon de iîurdach uauche (.NH .
176
ANATOMIE DES CEMUES .\ER\ELX.
Cas Copery. Hémi-
plégie gauche, sur-
tout du membre in-
férieur. Dvsarthric,
paralysie linguale.
Lésions multiples..
Destruction Ue la
partie inférieure du
segment antérieur
de la capsule interne.
Dégénérescence du
faisceau géniculé et
de la partie interne
du pied du pédoncule.
Lésion de la région
sous-lenticulaire de
la capsule interne et
de la partie adja-
cente du segment
postérieur. Dégé-
nérescence du tiers
externe du pied du
pédoncule, y compris
le faisceau "de Turck.
Dégénérescence île
BrQa, Qa, Tgp, et du
ruban de Reil mé-
dian. Dégénéres-
cence des couches
sagittales du seg-
ment postérieur de
la couronne rayon-
nante.
'^1
Py : R'm iPy
H m (a) No]
FiG. 179.
Nai'
La dégénérescence conséoulivo à la lésion corticale occupe dans la région thalami-
que et sous-thalamique la partie antérieure du quart postérieur de Cip. Dans le i.ied du
pédoncule cérébral elle est mal délimitée et fusionne avec la dégénérescence qui relève
de la lésion du segment sous-lenticulai're de la capsule interne (Cisl).
La lésion centrale qui sectionne le segment antérieur de la capsule interne ,Cia) a
entraîne' une dégénéres-
fai(d)^^' cence qui occupe dans la
S^K région thalamique le ge-
nou de la capsule interne
LCi(g)] (Fig. 175) et, plus
bas, dans la région sous-
thalamique, le cinquième
interne du segment posté-
rieur (Cip) i^Fig. 176), puis
le faisceau interne du pied
du pédoncule cérébral
(Fig. 177). Elle a entraîné,
en outre, une dégénéres-
cence des libres radiées
de l'extrémité antérieure
du noyau externe et du
noyau interne du thala-
mus ; elle a entraîné enfin
une dégénérescence du
segment antérieur de la
couronne rayonnante, du
faisceau occipito- frontal
(OF) et de la capsule ex-
terne (Ce) (Fig. 175).
La deuxième lésion cen-
trale sectionne le segment
sous-lenticulaire (Cisl) et
la partie inférieure du seg-
ment réiro - lenticulaire
(Cirl) de la capsule inter-
ne, les corps genouillés
interne (Cgi) et externe
(Cge),la i)arlie postérieure
et inférieure du pulvinar
(Pul),leruban(IcH(Mi(Rm)
immédialenicnl au - des-
sous du cenire nn'dian de
Luys (Nm), enlin le pilier
]iostérieur du Irigone (Tgp)
(Fig. 176). Les dégénéres-
cences secoiidaiit.'s suul ici iiiipui l,iiilr> cl imuibieuses. Celles qui inléresscnt le sys-
tème de projection cortical sont à la luis ((uliciruges et corticipèles : .iH-fifcs-s^s du foyer
primitif on constat(;,en cfTel, Jusipie sur les coupes horizontales ([ui intéressent la région
llialanii(|ue du segment rélrolenticulaire de la capsule interne ((]irl), une dégénéres-
ceii<;e très nelti; des couches .sagillales des s(>gments inférieiu' et postéiieur d»; la cou-
lonne rayonnanit!, inléressant pitis iiarliculièrenient la partie externe de la couche
sagittale externe! et la paille inlerne de la couche .sagillale iulerne (Fig. I7i- et 17()).
Celte dégénérescence |ieiit èlre suivie dans le lobe temporal et jusiju'à la pointe occipi-
tale. Elle est dut! à la dégénérescence des fibres qui, prenant leur origine dans le corps
^'f CGr
Bj3i(aj.
■ Noi - J
iii;i;i> m; l'Kd.i i c i m \ m i.-i:r.(iii(;i': (;i;it i;i!it \ i.i;. 177
;;rl|(>lllll>' il l>' |>lll\ lll.ll . -M' li'l liillli'lil •l.lll^ ri'-('ii| <'i- illl liilii' lrlii|Mi| ii-iH'ri|iil;il, .'linsi
iiu'.'i il (ir-^i'-nfrcsi-ciiiT a-rciiil.iiiii', n'Iid^iailr, ir||iili|irlr ili-, liliir-, (If projcrlioii cor-
lir.ilc <|ui se It'i'uiiiii'iil ilaii-- !.• inrps ^iMnniilli' '1 l'' piilv iii.ii , nu i|iii ilcsmidiiiil, daiiH
Il |iii'<l ilil pr-iioiiriili' .-. r.lii.ii. .1// -(/(•s>(i;/s (Ir la jc^iciii pi iiiiil i\<\ la i|i''|^i''in'rcsc,ciirr
(ir. iipr ].■ lii-is l'xli'i iir (lu pied (in p.-,l iilc (•('•I (d)! al l"\i:. I 7S ; dlc iiih'n-ssi;, par
r(.ii>((piciil. I'" l'ai-. -('au de Tmvk. |c l- ciiKiiiii'iin' cxlciiic du pied du pcdouculf! «d,
l'iiipii'lc -m II' ■! ciMipiii'uic. I ui' iai^c /.n\\r de lilui's -aiui- la -(•parc du l'aisfcau
iiiliiiic du phd du iicdoMi idc ((■Kdiral dt'i.'i''m'i(' à la suite ilr la h'-ioii du l'''U(iu
(Ki.ir. IT.V.
|)aii> le rlinmhnurplinlr ou ((lU-lalc uuc (|i'-('ii('ic-icuic li(''- inar(|Ui'c des liliros
vi'i licalc- d<- l'cla-.' aul('i icui (le la pi oIuIm'i aiicc V\'j.. I 7N , d'aiilaiil plu- iiiai.pir'c (|Uc
l'on -'appi"( II'' du -illdii liullM)-pi(iluli('raiiliil. Ij'- liln c- -aine- du pied du |i<'m|.iii(u|c
s"i''pui-t'nl, en cllcl. pic-ipic Idulc- dan- l'idaLii' aiilidicur du pniil, de Idlc -mlc i|Ui'
dans le Inillio il cxisli' une d(''i,'(''m''icscciic(î picsiiuc tolaiiï de la |iyiaiiiidc anltMicuic
C.idle-oi lit' (■(iiiliciit (pi(> ([urhpii's rarc-^ (llircs saines iir('^uli("'ri'iiicnl disst'inim'cs. I,a
S(diM(i-i' |ivi aiuidalc (iciiipe d Ml- la inn.'llc le-, l'ai-iriiiix pyiaiiiidaux dii ecls et croisas
cl peu! ("■lie >uivic ju-(|u'à la i l'uioii idiuliaiic iidVTicuie.
Il existe dans ce cas : 1" [mi- siiilc de la NV-ioii du corps genouillé externe, une dcgô-
ii(i-e-(-eiice dii /lyYis (/« (ubcrciilr quddrijaini'an antérieur (BrQa) et une d»'gi''nérescenr(;
pi(-(|iie ((Uiiplclc de la bandelette optique (il) avec intci,'rité de la commissure de Mey-
mrt (CMj rifi. 170); i^par suite de la iésiondii pilier postérieur du tri!/one{Tf^p}iy\'j;Al&),
une dt'i.'t'iu''resoence considéialde du corps e( du pilier antérieur du triijone{T'j,;i) (Fig. 175)
qui peiil èlrc suivie jiis(|uau tubercule mamillaire; 3° par suite de la lésion du ruban
de licil mhlian illni), une dimiiuilinn de volume considérable de ce faisceau dans son
trajet pédonculaire, protubt-raiiiid cl Imlbaiie. Cette diminution de volume est excessi-
vement marqui'-e dans le pi'dmicule et dans la protubérance (Fig. 177 et 178), elle se
dissipe dans le bulbe (Fiu. 1 '.)'.• . Mais il existe encore ici une certaine minceur de la
couche inter(divair(\ une diminution de v(dume des fibres arciformes internes croisées
et du noyau du cordon de Burdach croise, ainsi qu'une disparition partielle du feutrage
de ce novau.
c. Lésions du segment postérieur de la capsule interne (Cip). — Chez Segalon
(Fig. 181 cl tS2;, il >"ai:il d'une b'-ioii ceiiliale de l'exl [■(■init('' antérieure de la C(>U( lie
opti(iue et de la i)arlie moyenne du iilobus pallidiis, (pii sectionne le segment posté-
rieur de la capsule interne immédiat cmcnt en arii("it' du gtMiou. La dégénérescence
pédonculaire respecte le faisceau interne du [lied du i»i''doncule cérébral, et siège immé-
diatement en dehors de lui (Fig. 182).
Dans le cas Carré (Fig. 186 à 188), rii('iiii-iiliire dndl pn'senle deux lésions cen-
Irales. L'une sectionne, dans la région llialamique supérieure, le quart antérieur du seg-
ment postérieur de la capsule inlerne (Cip); l'autre occupe le thalamus (Fig. 186) et
sectionne, dans la région llialaiin(|ue moyenne, la paille [)ostérieure du segment pos-
térieur de la capsule interne ,Cip^. La première lésion respecte le genou et la partie
adjacente du segment postérieur de la capsule interne (Cip), et la zone dégénérée
occupe, dans la région sous-optique (Fig. 187) et dans le pied du pédoncule cérébral
(Fig. 188), une situation plus posléiieure que dans le cas Ségalon; elle occupe en effet
le deuxième cimiuième interne. La dégénérescence consécutive à la section du quart
postérieur de Cip est rebuUi'ccn avant par le faisceau de Turck dans la région sous-
thalamique, et occujie dans le pied du [H'doncule cérébral son deuxième cintiuième
externe .Fig. 188 .
Dans le cas James Fig. 183 à 18:i),la lésion centrale occupe la partie moyenne du
segment postérieur île la capsule interne et du noyau lenticulaire, et sectionne, en outre,
la capsule externe, l'avant-mur et la circonvolution postérieure de l'insula. La dégé-
nérescence occupe la partie moyenne du pied du pédoiu'ule cérébral (Fig. 184), et la
pyramide bulbaire est ici dégénérée en totalité (Fig. 18o).
T(I\IF. M. 12
ts.c
ne
Cas S^'jalon. Des-
truction (le la partie
antérieure de Cip en
arrière du {^enou.
Dégénérescence du
deuxième cinquième
interne du pied du
pédoncule.
Gh...
Cas James. Hémi-
plégie droite. Lésion
Je la partie moyenne
du segment poste-
rieur de la capsule
intenre ; dégénéres-
cence de la partie
moyenne du pied du
|]i'donculo.
FiG. 181 et 182. — Cas Séjalon.
Lésion centrale ùe la partie
moyenne du globus pallidus et
de l'exti'émité antérieure de la
couche optique sectionnant la
partie antérieure du segment
postérieur de la capsule interne immédiatement en arrière du genou. Dégénérescence
du deuxième cinquième interne du pied du pédoncule cérébral et de la partie adja-
cente du locus niger. Métliode de Weigert. 3/2 grandeur nature.
}!.(i:llet
Fie. 183, 184, IS."). — Cas James.
Hémiplégie dioile. Foyer du
pulamen dél misant le globus
pallidus et la partie moyenne
du segment postérieur de la
capsule interne. Dégénéres-
cence de
complète
la partie moyenne du [lied du pédoncule cérébral, dégénérescence presque
de la pyramide antérieure du bulbe.
l-'iiiiiKS in; l'ito I icTiHN ni': i, iciutci': (.1:111:1:1; \ i.i:
\-'.i
inn
Ce Ime NL., : NI,
! AM
Cip
pCK
^.^iV/('^
PaTh'
Lxne
F.G. 186.
NL/ FT
NL; Imi Imi"; Cip
VA ; Ne Ni
Zr
ri ri
NC
CciT) SI ^FaTh ^ FI ^CL KC cop ^
Qa
FiG. IST.
FiG. 186, 187, 188. — Cas Carré. Double lésion capsulaiie : l» Lésion sectionnant le
quart antérieur du serment posiérieur i^Cip) de la capsule en arrière du iienou.
l)ét;énérescence des fibres radiées du noyau externe du tlialamus dans la région
adjacente à la dégénérescence capsulaire ; dégénérescence du deuxième cinquième
interne du pied du pédoncule cérébral et du locus niger(Fig. 188). 2° Lésion destruc-
("nn Carri. I' !.''•
nIoii 'Ir- In |inr(i'i nn-
t<'ri«Mirn 'In (-'Iji im-
rn <^ <l i a t n rn 0 ri ( n n
arriAro «lu ((('non ;
<l('Ki''iii'T«-sc<'tiro 'lu
(leuxi<!ino HC(,'im'nt
iritorno 'lu jiio'l 'lu
Iii!''lon';iil«! ry-rétiral.
2' lésion 'lu '|iiart
postérieur 'lo Ci|>,
(l<''(,'én('Tosc(Uic<! 'lu
(Icuxièmc cirKiui'îmo
oxtorno (lu picfl 'lu
piidoriituln.
180
ANATOMIE DES CE.NÏHES >EUVEl X.
Cas Carré. 1° Lé-
sion de la pariiu an-
térieure de Cip im-
médiatement eu
arriére du (çenou :
iléjrénéresccnce du
deuxième sojjrment
interne du pied du
pédoncule cérébral.
2" Lésion du quart
postérieur de Cii),
dégénérescence ilu
deuxième cinquicnic
externe du pied du
pédoncule.
live (le la partie antérieure du pulvinar i Pul^i et
de la partie postérieure du noyau externe du tha-
lamus sectionnant le quart postérieur du seg-
ment postérieur de la capsule interne. Dégéné-
rescence partielle des fibres radiées du thalamus,
de la zone de Wernicke, du segment rétroleiiti-
culaire et des couches sagittales du segment ])os-
lérieur de la couronne rayonnante (faisceau
longitudinal inférieur (Fli), ladiations thala-
miques (RTh) Fig. 186 et Fig. 187). Dégénéres-
cence partielle du globus pallidus, du corps de
Luys et des radiations strio-luysiennes; intégrité
de l'anse lenticulaire. Dégénérescence du quart
postérieur du segment postérieur de la capsule
interne. Dans la région sous-thalamiquefFig. 187),
cette zone dégénérée est refoulée en avant par le
faisceau de Tûrck; elle occupe le deuxième cin-
quième externe du pied du pédoncule cérébral.
Dégénérescence du locus niger et du stratum
intermedium (Stri). Dégénérescence rétrograde
du ruban de Reil médian. Méthode de Weigert.
3/2 grandeur nature.
•Çp
Stri.-ff!!
Cas Lavigne. Lé-
sion d(^ hii)arlio pos-
térieure du sc^'ment
postérieur de la cap-
sule interne immé-
diatement en avant
du scf^ment rétrolen-
ticulairc. Défrénéres-
cence ilu deuxième
cinquième externe
du pied du pédon-
i-ule ci-rébral. Inté-
{.'rité du faisceau de
'l'iirck.
Dans le cas Lavigne (fig. 189, 190 et 191) enfin, il s'agit d'une lésion centrale (jui
occupe la partie antérieure du pulvinar et la partie postérieure du noyau externe du
thalamus et détruit en particulier la partie profonde du corps genouillé inteine, la ré-
Ime
ETh
ap^/ze 2!
T ' ■ <) 'Lme -L aTJi
^ Va
iigULot.
j;,,;. 189. _ Cas Lavigne (IJiet^tre, 189:}). Hémiplégie droite. I.ésion de la partie posté-
rieure du se:,'nu!nt postériiuir de la capsule interne, immédiatement en avant du
segment rétro-lenticulaire, s'étendant à la partie adjacente de la couche optique et
du globus pallidus. Méthode de ^Veigcrt. 3/2 grandeur nature.
I lllltKS hK l'Un.lIlC.TKiN |»l'. I, ' KCo II i; !•: C i; Il i: Il I» A I. K.
\H\
co.i NJ, .; ■ J(<na j,',,.;
■pTli ''■'l^ ; ; ;' : Aivf : NI,.
..OF
Tcr^ tth ; ; ; : Na
^™ • ^ 'Ni LmelVA
Vu:. 190.
FiG. 190 et l'.U. — Cas Lavigne (Bicèlre, 1893). Ilémiplrgie dioiLe. Coupes horizon-
tales oblitines (Mi airièro et on dehors de la partie inférieure (Fig. 190) de la région
fhalamiquo de la capsule interne et du pied du pédoncule cérébral ^Fig. 1911. Mé-
thode de Weigert. .3 '2 grandeur nature.
I.e loyer primitif occupe, dans la couche
optique, la partie antérieure du pulvinar
(Pul), la partie postérieure et inférieure du
noyau externe (Ne), la partie profonde du
corps genouillé interne, et la région dite
région du ruban de Reil médian; il sec-
tionne Fig. 189 le segment postérieur de
la capsule interne (Cip)enavantdusegmenl
rétrolenticulaire (Cirl), et la partie posté-
rieure du globus pallidus et du putamen
(NLi, NL2, NL;,, Fig. 189 et 190). Dégé-
nérescence de la partie postérieure du seg-
ment postérieur (t>ip delà capsule interne
immédiatement en avant du faisceau de
Turck, (FT) dégénérescence du deuxième
cinquième externe du pied du pédoncule
cérébral, du stralum intermedium (Sfri)
et du pes lemniscus profond. Dégénéres-
cences des fibres radiées, de la lame mé-
dullaire externe (J.me), et de la zone réti-
culée (Zr) du noyau externe du thalamus (Fig. 190); dégénérescence de la couche de
fibres superficielles du tubercule quadrijumeau antérieur (Qa); dégénérescence par-
tielle du bras du tubercule (luadrijumeau postérieur (BrQp ; dégénérescence rétro-
grade du ruban d»,' Heil iiK'dian Rnn. Intégrité du noyau rouge iNR) et de sa cap-
sule de fibres. Dégénérescence partielle des radiations strio-luysiennes et de la partie
postérieure du corps de Liiys; intégrité de l'anse lenticulaiie. Intégrité de la com-
missure antérieure coa». iMéthode de Weigert. 3/2 grandeur nature.
ti.CJLllet
FlG. 191.
('a« l.aviKiifl. I/A-
«lo» <!<• In |iarlin \m%-
tiiri'Miro ilii 'M'V,\ncA\y
(ioHt<'ri"iir 'If In rn|t-
Milo intiTiio imin<>-
•liatnmctit en avant
'lu He^mont r«^trolen-
ticulairt!. \U'v,i-n/tte.%-
ccfiro fin (li'iixi«mo
cin(|nii'Tno (!xt<.Tfi»! 'lu
piod 'lu \w'\imi:y\\n
ctîF'Jlir.'il. \n\.<'\i,r\\<' 'lu
raisc'i.iu 'l»î Tiirfîk.
182
ANATOiMIE DES CENTRES NERVEUX.
i;ion du ruban de Reil mt'diau et le bras du tubercule quadri jumeau aiiti'rirur; elle
sectionne le segment postéiieur ^Cip de la capsule interne immédiatement en avant du
segment rétrolenticulaire (Cirli et s'étend à la partie postérieure du globus pallidus et
du pulamen(Fig.i89 et 190). Cette lésion a entraîné une dégénérescence des libres radiées,
de la zone réticulée (Zr) et de la lame médullaire externe (Lme) du thalamus dans la
région du noyau externe située immédiatement en avant du foyer primitif ; une dégéné-
rescence du segment postérieur de la capsule interne qui se place dans la région sous-
llialamiciueimmédiatement enavant du faisceau de Tiirck^Fig. 191) et occupe ledeuxième
cin([uième externe du pied du pédoncule cérébial, la zone dégénérée occupe une situa-
tion encore plus externe que dans le cas Carré (Fig. 188). 11 existe enfin dans ce cas
une dégénérescence de la couche de fibres superficielles du tubercule quadrijumeau
antérieur (Fig. 191), une dégénérescence partielle du bras du tubercule quadrijumeau
postérieur (Br Qp) et une dégénérescence rétrograde du ruban de Reil médian (Rm).
d. Lésion du segment rétro-lenticulaire de la capsule interne (Cirl). — Cer-
taines lésions dans le domaine de l'ailrrc choroïdienne antérieure, peuvent intéresser
Cip
NL---NL.': Cip(dj
J>
' ;Tga ' : :';
c6a iPaThi;
Cc(Spl)
uG.lUb
1\
^\
Cl{.^)
i'YA
^ com
Fig. 102
Cas Dautriche. Hémiplégie gauche avec contracture et lu-mianopsie
homonyme latérale gauche datant de deux ans. Lésions capsulaires dans le domaine
de l'artère choroïdienne antérieure : 1° lésion du globus pallidus sectionnant la
partie moyenne du segment postérieur de la capsule interne. 2° Lésion du seg-
ment rétrolenticulaire de la capsule interne. Dégénérescence complète du
pulvinar (l'ul) ; dégénérescence des couches sagittales du segment postérieur de la
couronne rayonnante (Sge et Sgi) et du faisceau occipito-frontal en amont du foyer
primitif. Dégénérescence partielle de la commissure antérieure et du trigone céré-
bral (Tgp, Tga). Méthode de Weigert-Pal. a/4 grandeur nature.
le segment rélKi-ifuticulaiic de la (jqisulc interne, sectionner les conducteurs centraux
de la vision, se manifester ( liniciiuîment par une hémianojtsie homonyme latérale
croisée et anatomo-patliologiquonKMil par une dégénérescence des voies optifjues en
amont et en aval du foyer pi i mil il'.
Le cas Dautriche (Fig. 192 à 19(1) a trait à un homme de 1)4 ans atteint d'hémi-
plégie gauche avec contracture datant de deux ans et d'hémianopsie homonyme laté-
rale gauche. L'hémis|>hère droit |irésenle deu.\ h'-sions dans le domaine de l'artère
choioïdieniK! antérieure qui ])ien (jue petites ont entraîné de ])ar leur siège la dégé-
I I i;i; I
1)1 I' uni ic I Kl \ hi; l,'i;(;n|l(.l'. Cl lil.l; Il \ I,
IH.J
coa(</y.; '■{'., .\*^' ^^
AL ""^ ^"^'^^^
C^ Cc(Spl)
Tap
HCtNL \>à. n
ÎT^a; Fiap
Céi
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FlG.
riiH Dnutrichn.
ll''-rni|il<!((io ((nuchp
iivor rontroctiif "t
liiimiaiiopiiio honio-
riym») \nifira\p
(f.'iii'-lic rolcvnnt 'le
(li-iix li'Hions (lan<ilA
domainn do l'ari^rc
choroidjnnnn anté-
rifîiirr. L'iinf «cc-
tionnn I a partir-
moycritif! du sp(,'inonl
posiérioiir do I a
capsiilo inicrno ot
entraîne uiif dci^'o-
n<'Tfscon':o do la par-
tic moyenne 'lu pied
du pédoncule, l'autre
occupe le segment
rc'îtro-lenticulaire de
la capsule interne,
sectionne lesconduc-
tcurs centraux de la
vision.
ira;
ET
194.
FiG. 10.3 et 19i. — Cas Dautriche. Hémiplégie gauche avec contracture et hémianopsie
homonyme gauche. Lésions capsulairos dans le domaine de l'artère choroïdienne
antérieure. Coupes horizontales passant parla région sous-thalamique de la capsule
interne iFig. 193' et la partie supérieure du pt'doncule aux confins de la région sous-
optique.
Uégi'nérescence complète des couches sagittales du segment postérieur de la
couronne rayonnante (Sge et Sgi), (faisceau longitudinal postérieur et radiations
thalamiques). Intégrité du tapetum. Dégénérescence partielle du faisceau occipito-
fronlal, de la capsule externe et de la substance blanche des circonvolutions tem-
porales. Dégénérescence du pulvinar (Pul), du corps gcnonillé externe (Cge), de la
bandelette opti(iue II», du bras et de la couche superficielle du tubercule quadriju-
meau antérieur ^Qn). Dégénérescence partielle du corps genouillé interne, des piliers
(Tga) antérieur et postérieur (Tgp) du trigone et de la commissure antérieure (coa).
Foyer primitif dans la partie moyenne du pied du pédoncule. Conservation relative
du faisceau de Turck. Méthode de Weigert-Pal. o/4 grandeur nature.
Cas Dautrichc.
Hémiplégie gauche
avec contracture et
hémianopsie homo-
nyme latérale
paucho relevant de
lieux lésions dans le
domaine de l'artère
choroïdienae anté-
rieure. L'une sec-
tionne la partie
moyenne du segment
postérieur de la
:apsule interne et
entraîne une dégé-
nérescence de la par-
tie moyenne du pied
du pédoncule, l'autre
occupe le segment
rétro-lenticulaire de
la capsule interne,
sectionne les conduc-
teurs centraux de la
vision.
184 AN.VTd.MIE DES CE.MHES NERVEUX.
nérescence de faisceau.v importants, l/uiie siège dans la partie posti-iieure du
globus pallidns sectionne dans la région sous-optique, le segment postt-rieur de la
capsule interne en avant du faisceau de Turck, atteint la partie supérieure du pied du
pédoncule cérébral et a entraîné une dégénérescence de la partie moyenne du pied du
pédoncule et du locus niger, pouvant être suivi dans l'étage antérieur de la protubé-
rance et une dégénérescence très intense du faisceau pyramidal dans son trajet bulbaire
et médullaire; une dégénérescence partielle des radiations strio-tbalamiques, de l'anse
lenticulaire, du faisceau lenticulaire de Eorel, des radiations slrio-luysiennes et du
corps de Luys. La seconde lésion occui)e le segment rétro-lenticulaire de la capsule
interne et la partie adjacente du segment sous-lenticulaire qu'il ne détruit pas com-
plètement et respecte en partie le faisceau de Tiirck. Le faisceau externe du pied du
pédoncule contient un certain nombre de fibres saines. La lésion du segment rétrolen-
ticulaire de la capsule interne a entraîné en amont du foyer primitif : l^ une dégéné-
rescence très intense des couches sagittales externe et interne ^Sge, Sgi), (faisceau
Qa
FiG. 19b et 19G. — Cas Dautriche. Hémiplégie gauche avec contracture et hémianop
sie homonyme! gauclie. Lésions capsulaires dans le domaine de l'artère choroïdienne
antérieure. Dégénérescence du corps genouillé externe (Cge)dela bandelette optique
(II) et du tubercule quadrijunieau anlérieiu-. Dégénérescences des deux tiers
externes du pied du pédoncule cérébral et du locus niger Dégénérescence incom-
plète du faisceau de Tiirck. Intégrité des fibres du tiers interne du pied du ii(''doncule.
Intégrité du ruban de Reil médian, du noyau rouge et de sa capsule de fibres.
Méthode de Weigert-Pal 5/4 grandeui' nature.
longitudinal iiiiéricur, radiations lhalaiiii(juesj du segnu'iil po>liTi('ur de la couronne
rayonnante (Fig. 192, 193, 194) pouvant être suivi jusque dans la pointe occipitale;
inie dégénérescence partielle de la substance blanche des circonvolulions temporales,
une dégénéresc(!nce de la capsule externe (Ce) eu particulier du contingent de fibres
fournies par le faisc(Niu longitudinal infi-rieur; 2° Une di''gi>nérescence du faisceau
iiCi'i|)ilo-rr(intaI M)E) (|ui |irut élrc suivie, d'une part, ilans la couclie sous-épendyniaire
du laiicluiii cl d'aiilM' part irions de l'angle exlcrne du vculiiculc Ial(''ial jusiiuc dans
la substance grise (|ui borde la corne l'idulale (l'"ig. l'.t- et l'.'.'i). Le lapeluni jtarail iiilact
dans toute la partie externe du cai retour ventriculaire et forme une couelie 1res bien
délimitée en dehors par la (b'-générescence des C(»uclies sagittales, eu dedans par la
dégénérescence des fibres du faisceau occipilo-fronlal.
En aval de la lésion primitive il existe : 1" une dégénérescence très intense du pul-
vinar (Pul) (jui ne contient ni fibres radiées, ni slralum zonale. ni zone de Wernicke ;
une dégénérescence du corps genouillé externe (Cge), du bras et de la couche superfi-
cielle du tubercule quadrijunieau antérieur (Qa), une dégénérescence partielle de la
bandelette optique (II, Fig. 194 et 19."»), une dégénénîscence partielle du corps genouillé
iii:iii> hi: riKi.i i;(. iKiN ih". l'iicohck (i.Ki.itit \i.Iv \h:\
iiili'iiH' K'cl. lii;. l'.'t ; -' ' UNI- (li':.'iti('i rMciiri- |i;iilnl|c dr |,i i iniimi^^iiri- ;iiil»'ii<;ure
(CIM. KlU'. !'•'-. I'''l l'I l'.'l ; ■' ' ""I- ili'f^t'lK'lfxrlKT |Mllii'||c (||| pilirl- | pi psi ('lifUI- (lu
f I i:.'ip|ii' Ti:|> , ili''f,'t'iit'ri'scciiii' i|iii \i<\\{ •"•Ire siiiv ir iLiii^ |i' |iilii'i .nili'i m'Iii , niais qui »>l
iiiliiiiiiiciil iiiniiis intense (pie dans le casCogery I'jl;. IT.'l ipii l,i li'-imi ,iv.ii( .secliiiMM»';
le pilier |i(wli'cieiii el eni|iii''li' sur la parlie exlerm- ihi |pi''c|ipniMile cp'ti'Ipi al. Il (!xis(.<;
dans ce cas une iniéf^iili' pai l'.iili' <iii iiili.in di' liiil iin''di.iM iini , du nnyan rou^c; (NU)
cl de sa capï-ulc tic libres.
2" .\ r. K m: s 1 1: s nr ■MANii;\r (.r;u i;i'. is \ i.
Les r(''siill;ils ulilcmis |);ir j'idiKlc des (|('l;(mi(''itscciic('s sccomliiii'cs soiil
<Mi('iir(' corrolMiit-s |);ii' ci'\\\ (jnc Ion niisscnl (•('rl;iiiH'> aiioiiia lies d'i^s olii-
linii (Iii inaiilcau (•('•l't'hi'al. Hicii (|ii('|)as très l'arcs, ces a;;(''ii<''si('s crrOhi-alcs
M oui |)a> cncon' r\r ('liKlit'M's an |)()iiil de vue spécial du système des
lihri's de |tr(pi(Mlii)ii de rtu'urcc ('(Ma'hralc , la |)lu|)arl des auteurs qui eu
oui rapporté des exeuiples s'élaul horués à l'exaiiUMi des régions infé-
rieures {\u iK'vraxe, moelle, bulbe (juelquefois protubérance, ou encore à
la simple et 11 de macroscopique des pièces.
Les deux cas ([ue nous rapportons (cas Longery ei Richard sont le
compléuKMil des cas Pradel (d Rivaud. Chez ruii cas Longery , le
rbiuenct'pliale est pres(|ue normal, mais le manteau (-('réljral est en
iirande parlie réduit à une mince membrane transparente, tapissée par la
pie-nu're. et le si/sthne des fibres dr projection de Pécorce cérébrale fait
co)nplètei)iciit dé/aiit. Ni le pied du pédoncule cérébral, ni l'étage antérieur
de la protubérance, ne contiennent de fibres longitudinales et la pyra-
mide anti'rieure du bulbe est absente. (]c cas est donc le pendant du cas
Pradel, p. 101), mais chez Longery il s'agit d'une anomalie d'évolution ,
d"un(> (K/énésie des libres de projeel ion cérébrale, le manteau faisant défaut,
tandis (|ue cluv, Pradel il s'agit d'une dégénérescence de tout le système de
j)roj(>ction ('(trticale dans son trajet ca|)snlaire, péd(Uiculaire , j)rotubéran-
titd et bulbo-médiillaire, à la suite d'une vaste lésion corticale.
Dans le deuxième cas (cas Richard , il existe bien un manteau
cérébral (Fig. 213, 214, 216i presque complètement dévelopi)é sauf dans
la région de l'insula et la parlie adjacente de l'opercule sylvien, mais une
vaste porcncéphalie a complètement séparé la convexité des hémisphères
des ganglions de la base, lesquels ne sont reliés au manteau qu'à leurs
parties antérieure, postérieure et inférieure. Les fibres de projection se
sont dév(doppées dans ce cas, mais elles n'arrivent à la capsule interne
que par les segments antérieur, postérieur et inférieur de la couronne
rayonnante, la poi'encéphalie empècdiant la pénétration des fibres du seg-
ment supérieur de la couronne rayc^nnante dans la capsule interne. Ce cas
peut ètr(> raitprocbé du cas Rivaud (p. loi, Fig. 142 à 102), chez le-
qmd une lésion palhologi([ue a détruit l'insula et la circonvolution d'en-
l'einte de la scissure de Sylvius el, disséquant en quelque sorte le corps
strié, a sectionné le pied du segment supérieur de la couronne rayonnante.
Mais les deux cas tératologiqncs (cas Longery et Richard^ diffèrent
186 A.NATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
des cas Pradel et Rivaud en ce que l'anomalie d'évolution du manteau
cérébral est bilatérale, qu'elle remonte aux premiers âges de la vie em-
bryonnaire, avant la soudure du manteau cérébral au corps opto-strié. Ils
en difïèrent encore par l'absence complète du système calleux dans le cas
Longery, et par lagénésie partielle du tronc du corps calleux dans le
cas Richard. Ils en diffèrent enfin par l'existence d'une cavité ventri-
culaire unique, commune aux deux bémispbères, mais étranglée sur la
ligne médiane et limitée à ce niveau, en avant, en haut et en arrière par
une mince membrane qui unit dans le fond de la scissure interhémisphé-
rique les faces internes des deux hémisphères, en bas par le corps du
trigone, en bas et en avant par la partie inférieure, ganglionnaire ou
basale du septum lucidum (Fig. 200 «4 217).
Cette disposition n'est pas sans soulever un point intéressant d'embryo-
génie cérébrale. Que l'on admette, avec Mibalkovicz et His, le développe-
ment du septum lucidum, du corps du trigone et du corps calleux aux
dépens de la face interne de l'hémisphère, ou que l'on se rallie à l'opinion
plus récente de Marchand d'après laquelle ces parties procèdent de la lame
terminale embryonnaire épaissie et prolongée, il faut dans l'un et l'autre
de nos cas admettre qu'un processus régressif survenu à une période proba-
blement tardive de la vie embryonnaire a fait communiquer les cavités des
deux hémisphères dans la région qui, à l'état normal, correspond au sep-
tum lucidum. Quelle qu'en soit la nature, ce processus est certainement
postérieur à celui qui dans nos deux cas a déterminé l'absence d(^ soudure
du manteau cérébral au corps oj)t()-slrié et entraîné chezLongery l'agé-
nésie du manteau cérébral, et chez Richard la porencéphalie. Ce der-
nier processus est survenu avant le troisième mois de la vie embryon-
naire; le premier ne s'est effectué que vers le cinquième ou le sixième
mois de la vie embryonnaire.
L'existence d'une cavité ventriculaire unique, commune aux deux
hémisphères, l'existence d'un corps du trigone bien constitué et occupant
le j)lancher de la cavité ventriculaire, dislingue comj)lèlenient nos cas
(les observations d'agénésie du corps calleux publié jusqu'aujourd'hui et
qui sont peut-être moins des cas cragcnésie du système calleux (jue des cas
d'agénésie du tronc du corps calleux. Dans tous ces cas, en particulier
dans les cas de Onufrowicz et F'orel, Kaufmann, Anton, et particulièrement
dans le cas de llocbhans, les deux venti'icules latéraux paraissent être
complètement indépendants l'un de l'autre. Le corjis du trigone n'existe
poui' ainsi dire pas en tant que corps, ses deux moilic's élan! r(\jelées de
ciuiquc côté de la ligne médiane et occupant à peu près la silualion des
piliers postérieurs du trigone d'un embryon d(^ quatre mois. A en juger
d'après les dessins de ces auteurs, ces deux moitiés du trigone sont
reliées entre (dics jtai' une mince hune([ui ivconvre les coucbes optiques.
Mais il n'est figuré dans aucun cas une secon(l(> lame compaiable à celle
qui, dans nos cas, occupe le fond de la scissure inter-bémispbérique et
relie entre eux les deux hémisphères.
I ir.i;i s m; l'imi iiction m.; i.iiconci'; r.i';ni;iiii \ i.k. 1^7
l'.l.ilil tl"iiiH' (|iir (|;iiis iiiilrc cas Longery Ir m.illIciUI cri-t'l)!-;!! li'cl;iil
(■((m|t.ir;ili\ l'iiniil mirrc plus (|c\ clditiir (|im' clic/ les poissons on les li;ilr;i-
cicn--. oïl ;iiii;iil pu s'.iKcndrc à ne p.is lr<iii\cr de cMpsiilc inici'iic <l;iiis les
-iinulii iM-- (le |;i ha--!', ('r il n'en e-~l rien. I,;t capsule inleine esl l'aci-
Icnn-nl n-i Miiiiais>al>le, an moins (lan> se> sc^incnls anN'ricur cl poslc-
lienr, cl ((iiilieiil (Ian> la ri'i^ion I lialani i(|ne de noinln'eiises liln-cs niyéli-
ni^cc-- (|ni piii\ieniieiil jniile^ du llialanin^. se diri-cnl xcrs l'écorcc
cerrhralc (|nVlli's n'onl pu allcindre cl icpn''>enlciil le si/slrmr dff; fihrf.s
tir prnji'choii thahiiiio-cnilK airs . j'ar nnedisseclioii inlininnMii pins déli-
calc (|nc n anrail pn le taire n'iiii|)(nie (|nelle l(''>ioii palhoiogiijue ou
oxpérinienlale, co cas diMinniIre donc j'exislcin'e de filn-rs l/ialamo-corti-
Cdlrs dans les scj;nicnls anliMienr cl posIciMcnir de lu (■ai>snlc interne.
Elan! donnés les résnilals l'ournis par l'clndc des dégénérescences secon-
(lairi^s. non> pon\(ms donc al'litiner (|ne les segments anh'rieni- el pos-
liM'ieni' de la capsule inlerue el il en est certaineinenl de même des
>e-rncnl- rc'dro el sous-lenticulaires contiennent à lafois des libres coi'lico-
llialaniiijnes v[ des libres thalamo -corticales. Mais ce cas montre en
outre: l"(|ne les libres tbalamo-corlicales sont des libres ascendantes,
([uelles n'appartiennent (|u'à la région tlialamique de la capsule interne;
'2" (|ue ni le tlialamns, ni le corps strié n'envoient de libres descendantes
dans la capsule intei'ue, o[ que If/ région aoiis-tJialainiqiw dr la capsule
inlernc. le pied du prdonciilc crrébral, Vrlagc antérieur de la protubé-
rance et la pijramidr hulbaire sont exclusivement for/nés par des fibres des-
cendantes d'origine corticalr.
Ce sont lîi des résultats auxquels nous avait déjà conduits l'élude des
dégénérescences secondaires.
Cas Longery. — (Fig. l'.iT à 212 . Hydrocépliale avec malformation cérébrale, mort à
l'âge (le 2 mois el <lemi. (Voy. .1. l)É.iKRi.\Eet E. Long, Soc. Biol. 1898, et Long, Th. Paris, 1899.)
Enlant iialurel, du sexe masculin, né à terme d'une mère ayant eu un autre enfant
bien confornii', mais mort actuellement. Depuis sa naissance on ne l'a jamais vu faire
un seul mouvement, ni des bras, ni des jambes. Il restait inniiobile, en état de contrac-
lure des quatre membres et ne criait que rarement. La circonférence de la tête était
de oO centimèlres. Nous n'avons pu avoir d'autres renseignements cliniques sur cet
enfant dont l'encéphale nous fut remis parle D'' Long.
Le cerveau de cet hydrocéphale n'est qu'une vaste vésicule remplie de liquide
céphalo-rachidien mais ayant conservé la forme générale du cerveau normal. Il existe
inie faux du cerveau, une profonde scissure interhémisphérique et à la face inférieure de
chaque hémisphère on distingue un lobe frontal et un lobe sphéno-occipital séparés l'un
de l'autre par une scissure de Sylvius très accentuée.
Il n'existe de circonvolutions cérébrales véritables ([ue dans des régions très limi-
tées de la face inféro-inlerne des deux hémisphères (Fig. 199 et 200). A droite, les deux
tiers postérieurs du lobe sphénoïdal sont développés et l'on distingue en particulier la
rirconvolution de Vhippocampe avec la partie adjacente des lobules fusiforme et lingual, et
à la face interne la circonvolution du corps calleux développée dans ses trois quarts pos-
térieurs (Fig. 200'. A (/'luche, les circonvolutions cérébrales développées sont plus nom-
breuses et on reconnaît une face interne, une face inférieure et une pointe occipitales, la
circonvolution de l'hippocampe avec son crochet et la partie adjacente du lobule fusi-
forme,les scissures collatérales ei ralcarine. Les circonvolutions développées sont limitées
188
ANATO.MIE DES CENÏUES .NERVEUX.
par un bord toujours netlement accusé, parfois même très saillant suivant que la ligne
d'arrO't des circonvolutions correspond à une crête Je circon\olution ou à une pro-
fondeur de sillon. 11 est particulièrement accentué au niveau de lextrémité antérieure
de la circonvolution du corps calleux gauche et le long du bord externe du lobule fusi-
forme droit. Tout le reste du manteau cérébral, — à savoir : la convexité tout entière
et la face interne des deux hémisphères (à l'exception des trois quarts postérieurs de la
première circonvolution limbique gauche et de la moitié inférieure du cuneus droit),
la face inférieure du lobe frontal, la pointe temporale, — se réduit à une membrane
FiG. 197 et J98. — Cas Longery. Topographie des régions agénésiées du manteau
cérébral chez un hydrocéplialo avec malformation cérébrale mort à l'âge de deux
mois et demi.
Les circonvolulions cérébrales ne sont développées que dans les zones blanches
des schémas; au nivcMu des régions teintées, l'écorce cérébrale était réduite à une
mince memhianc Iraiishicide recouverte par la pie-nu''re et ses arborisations vas-
culaires.
lisse, mince, translucide, mesurant à peine 1 millimètre et demi d'épaisseur et recou-
verte par la i)ie-mère et le feuillet araclmoïdien. ('-ette membrane se déchire et se
plisse avec la jjIus grande facilité en laissant échapper le liiiuide C('phalo-rachidien,
néanmoins il est toujours facile de suivre «à sa surface, et en particulier dans la région
de l'insiila d de la pointe temporale, les arborisations vasculaires des différentes bran-
ches de l'artère syl vienne (Fig. 199).
A la base du cerveau (Fig. 190) on distingue un /«sv/of/r opto-pcdonculaire bien déve-
Iop]ié et on reconnaît les tiibcrrulcs imnni lin irai, Viiif'mulihiilum, Vespace interpcdoncu-
laire. Les pcdonculefi céfébraux sont peu saillants et giis;\lres, il en est de même des
Cas I^n((«r.v. Mal
lormatinn rV^raliraln :
AKi^n'-nix 'lu man-
li-uii côf^bml, (l« non
nyHtl-ma dd fliiroii <lo
proj^riion «a ilii fif>|i-
(iim hir^iiluiii. Al>'
gciicf) f;oin|ilntit do
(llintH lon(;iiii<linale)i
clarm la riîj^ion houh-
o|)lic|iifl df' lamptulo
idtcnii! fi, |r< |tii>(| i|ii
|ié(ton''iilo ci^n'îbral.
Ahspnci! (le la voio
(M-'Ionriilaini dann
son trajet protiib»;-
raiiiiol, biilliajrt! et
, médiillairo. Abscnc«
dos jiyraniide» anté-
riniiro» du bulbe.
AfTiincsic du corps
calleux. Développe-
mont normal du rhi-
noncrplialo ol du
triî,'onocerf!bral. Dé-
monstration de l'cxin-
tencc d'un système
do libres tlialamo-
corticales. Intégrité
du système des ra-
diations strio-thala-
r. . ^ -r 1 • - 1 I 1 I ' 1 1- ip r ,, , miquos etstrio-sous-
Fii;. [W. — Cas Longery. L ouci'pliule tliydroceplialie avec muliormalion cérébrale tiiaiami(|ucs.
et agénésic du manteau cért'-bral) vu par sa face inférieure. llemar(juer à la face
antérieuri; du bulbe l'absence des pyramides et le méplat interolivaire. L'écorce
réréi)rale n'est dévelo[ipée que dans la région teintée en gris. (Dessin fait d'après une
pboliigrapliie.)
,H^*^
f&' 3
>^:-^^^^
"il.. 200. — Cas Longery. i/eiiri'phalc \u piL <a l'ace supérieure après décliirure de
la mince membrane ([iii liiiiKe le ventricule latéral. Remarquer la situation du
trigone entre les ganglions de la base, l'éperon saillant formé- par le fond de la
scissure de Sylvius et celui constitué par le fond de la scissure iuterbémisphérique
et la [U'emière circonvolution limbiciue gaucbe. (D'après une pbohigrapliie.)
190
AXATOMIE DES CENTRES .NEIIVEIX.
Cas Longery. Mal-
ibrmation cérébrale.
Agénésie ilu man-
teau cérébral, de son
système de rtbres de
projection et du sep-
tum lucidum. Ab-
sence complète de
fibres longitudinales
dans la région sous-
optique de la capsule
interne et le pied du
pédoncule cérébral.
Absence de la voie
pédonculaire dans
son trajet jirotubé-
rantiel, bulbaire et
médullaire. Absence
des pyramides anté-
rieures du bulbe.
Agénésie du corps
calleux. Développe-
ment normal du rhi-
nencépiiale et du
trigonc cérébral. Dé-
monstration de l'exi-
stence d'un système
de fibres tlialamo-
corticalcs. Intégrité
du système des ra-
diations strio-thala-
miques et strio-sous-
thalamiques.
bandelettes et du chiusma des nerfs optiques. L'espace perforé a)i(érieures[ normal et limité
en avant par un bourrelet saillant qui correspond au pli falciforme de l'insula, au bord
postérieur du lobe frontal et au trigone olfactif et qui se prolonge en avant en unpédoncule
olfactif couii, pédicule et creux. Le bulbe olfactif a élé arraché des deux côtés, un stylet
introduit dans le canal du pédoncule olfactif conduit dans la cavité du ventricule latéral.
Le cervelet paraît normal comme la protubérance (Fig. 109); à la face antérieure du
bulbe les pyramides foui défaut et les olives bulbaires très saillantes sont séparées l'une
de l'autre par un mé-plat médian qui loge le tronc basilaire. Tous les nerfs crâniens
sont développés.
Lors([ue par une déchirure de la membrane on pénètre dans la cavité de la vésicule
cérébrale iFig. 200), on constate que les deux hémisphères possèdent une cavité
venfriculaire uniciue, étranglée en bissac sur la ligne médiane par la scissure inler-
hémisphéri(iue, mais dont les deux moitiés communiquent largement entre elles
■VspK
Fil,. 201. — Figure schématique du cas Longery. La cavité venlriculaire luiique (Vl"^,
•'•tranglée en ])issac sur la ligne médiane par la scissure inlerhémisphéri(|ue isih),
(Mitoure l(;s ganglions de la base et les sépare du fond de la scissure de Sylvius (SS).
i{emar([uer la situation du corps du trigone (Tg) entre les deux couches optiques (Th)
et la face intraveniriculaire du noyau lenticulaire.
L'élianglenu'ut est limité en haut et en arrière par la face vcnlricuiaiic dr la pre-
mière circonvolution limbi([ue, en avant par un repli falciforme saiUant, correspon-
dant au fond de la parlie antérieure de la scissure int(M-hémisph(''rique el eu bas par \o
corps du liigonc.
La paroi inft'Tieuri; de la cavité venfriculaire présente : sur la ligne médiane, le corps
du trbjone, formation triangulaire bordée par les plexus choroïdes du ventricule latéra
unique; de chacpie cAté, une saillie ovoïde, irrégulièrement bosseh'e, du volume d'un
Q'uf de pigeon, à surface llnement réticulé(> et qui correspond aux ganglions de la base
du cerveau (corps opio-striés). IMus en dehors et en arrière, on Irouve la face interm>
veiitriculaire des circonvolutions de la région splu'-no-occipitale correspondant à gauclie
au iihinchcr,' k droilc au plancher el à la juiroi interne du prolongement splicno-occipital
de celle vast(! caviti' venlriculaire. A la pailic ant(''rieiu'e des corps opto-striés, il existe
de chaque côté nn repli l'alciforme saillant dans la cavité venlriculaire et formé par
le fond de la scissure de Sylvius.
Les coupes verlico-transversales(Fig. 202 ri suiv.) mollirent (pie les corps opio-striés
sont tapissés par une membrane épendyniaii c 1res é|iaisse, ((ui se rt'ili'rhit sur la face
MI,-.
r^^^i CiaNC. p^^ Y]
.^
>--N
■^;S;
cûa
\ :
; u r^-^i ;
^^ liai -^^ '^
iCM; Lue
Fii;. 202. — Cas Longery. Coupe verlifo-traiisvers.ile passant jiaric n)i[is strie- iiKiyaii
cauilé (NC) el noyau hMilicuIairc >iF>;j, M.j,.M.i i et le segment and riiur de la capsule
interne (Cia). Ce dernier contient un Iri-s i;rand nombre de /(6/e.s iUalamo-corticalcs
qui s'épanouissent dans l'épaisse membrane épendymaire (Ep). Cette série de coupes
vertico-transv(>rsales est légèrement obli((ue, la moitié gauche de la figure infi'resse un
plan plus postérieur nue la moilié droite. MiHliode de Weigert-Pal. :>/ 2grandeur natun;.
Cia o^
• :■ ; : '■ H>. : nccip ml
m^:
,HL
Al p CM
FiG. 203. — Cas Longery. C(iu[m' vci lico-lransversale passant : à droite, par la partie
antérieure de la couche opticjue i^Tli) et du segment postérieur de la capsule interne
(Cipj; à gauche, par la partie moyenne du thalamus et du segment postérieur de la
capsule interne (Cip), par le corps de Luys (CL) et la partie antérieure du pied du
pédoncule cérébral. Remarquer le grand nombre de fibres thalamo-corticales, leurs
connexions avec la couche optique et leur épanouissement dans la membrane épen-
dymaire qui recouvre le noyau caudé et le putamen. Méthode de Weigert-Pal.
5/2 grandeur nature.
'¥L-
Fkj. 204. — Cas Longery. Coupe veitico-tiansversale passant à droite par le pédon-
cule cérébral (P), le noyau amygdalien (NA), le corps de Luys (CL), la partie moyenne
du tlialamus (Th) et du segment postérieur de la capsule interne (Cip), et à droite,
par la partie postérieure ilu corps strié (NLa) et la corne d'Ammon (CA). Les fibres
llialamo-corticales, très nombreuses à droite, ont presque disparu à gauche.
Ke Tlci-
^e l^C
10.
CA
^9 Fl Tgp ^^^C^
^^■, iRC :ci^ cip "NL^
L'n P
l'"i(',. 20."). — Cas Liongery. C(tu[H' vcri ico-liaiisvcrsale passaiil ji.ir le pédoncule céri'-
iiral (I*), les noyaux rouges (NH), la parli(> pnsliMieurc du sc^gmcnt posté-rieur de la
apsule interne (Cip), et le corps de Luys iCL) à ihoilc, v\ par l,i |iarlic posl('i-ienre
< <i|i.^iim; iiii i 1 lie ^>ii ji), \\. ic i, l'i |i.-< ( lu i.u > ^^ I Vj1< j <| u i ui i r, r
de la couche optique à gaudie. Mélhode de Weigi rl-l'al. ."
1 giaiiilrur iialinc.
1 ii;im;
m; l'iKii n: i ion i>i: i'i-comci; t:\: itii'.ii \ i.i:.
10 :j
FiG. 206. ■
(NIU, 1
(P\ le
lliodf
— Cas
e i.Mnul
ClMlIlC
(le Wci
Longery
ion (le l'ha
mi'-di.in (.!(
i:.M-i-Pai. ;;
(aiuiic v('ilicii-(ransv(^rsal(' passant |iar les noyaux louges
henula ((jli), le faisceau r('l rollcxe i FM i, le pied du pi'doncule
l-uys (Nm) et la partie postt^rieuie du llialamus (Jhj. M(;-
'2 urandeui- iialnre.
(;nH l,onK«Ty. Mol-
formaiion rén'îlirnii'.
AK<''n<'"tjf >lii mantnuii
a<5r<-tirnl. '!<• «on %y%-
UîiiKi <l() llliri'o <lo
|iri>ji!<-tiiin et >lii «rp-
tiini Itici'liim. AliHRii-
i;f! coin(iU't(! i|<) lll>rn«
loii({itiiiliii;ili'Hi|,iiiHln
ri'^ion s'iiiH-ii|i(ir|u<!
'lo la rapMiili; iritcrtid
ot 1» pioil •lu |i(!>lon-
ciil»! ci-rébral. Aluni
co "lo la voii! |ic<|r)ii-
culairt! dans un irajol
proliilx'TanticI, Iml-
hairo et médiillain;.
Alisonco 'les pjra-
Mii'les antéri»!iircî' 'lu
tiulho, Af,'c:ii''sic du
corps calIfMix. Dévo-
loppcmcnt, normal du
rliincnccplialu et du
trigone céréliral. Di';-
inonstration del'cxis-
l(!noe d'un système
do libres thalamo-
corticalcs. Intéf^rité
du système des radia-
tions strio-thalami-
qiics et strio-sous-
tlialamiques.
Gli
Tii_ Tlm
P
Fui 207. — Cas Longery. ("oupe vertico-lransveisale du p(''doiicule ctîrébral passant
par la partie postfU'ieure du llialamus et du corps du li'igone, et sectionnant le gan-
glion de riiabenula [Gh), la commissure post('rieure (cop , les noyaux rouges (>"R),
le ruban de lleil médian (^Hm). La partie postérieure du thalamus (Tli) est une masse
informe contenant un assez dense feutrage de fibres myélinisées. Le pied du pédon-
cule ne contient pas la moindre fibre.
TOME H. 13
iU
A.NATOMIE DKS CENTRES NERVEUX.
ventriculairc des circonvolutions split'no-occipitales el forme à elle seule «soutenue par
la pie-mère) la partie membraneuse des hémisphères. Il résulte de cette disposition
que le rebord des circonvolutions développées paraît moins saillant vu de la cavité
ventriculairc que de l'extérieur. Dans toute la région de la convexité et de la face
interne des hémisphères, cette membrane est mince, bien que d'épaisseur variable
suivant les régions, et présente un aspect finement grenu.
Le corps calleux fait complètement défaut. Le septum lucidiim n'est développé que
dans sa partie inférieure et antérieure, celle qui contient le ganglion de la cloifion ; il
se présente sous l'aspect d'une petite lame verticale étendue du trigone au repli falci-
forme médian qui fait saillie dans la cavité ventriculaire unique et qui correspond
au fond de la scissure interhémisphé-
ri(iue.
Pour la facilité de l'étude, on peut
reporter sur un schéma les parties
développées et agénésiées de cet
hydrocéphale, on obtient alors la
figure 201.
Le cerveau antérieur de cet hy-
drocéphale ne dépasse pas le stade de
développement d'un cerveau de pois-
son osseux ou de reptile : le manteau
est réduit en grande partie à une
mince lamelle dépourvue de fibres de
l»rojection, d'association et de com-
missure, et sans connexion aucune avec
les ganglions de la base. L'écorce du
rhinencéphale (circonvolution de l'hip-
pocampe, partie postérieure de la
première circonvolution limbique,
corne d'Ammon, circonvolution go-
FiG.208. — Cas Longery. Coupe passant iiar les , . -, . » i- i-
. .^ "^ ' J . l , . dronnee), est par contre bien déve-
loppée; ses fibres se rendent dans le
BrQp
Fp op'
Po
l'entre-croisement des pédoncules cérébelleux
supérieurs (Pcs). Agénésie complète de la voie
pédonculaire. Méthode de Weigert-Pal. 3/1
grandeur nature.
tubercules quadrijumeaux antérieurs (Qa), la
partie supérieure de la protubérance fPo), et , T' ' -i i • i
{, ^ •„ » I 'A 1 - 'i 11 trigone cérébral mais ne sont pas
encore myélinisées ; sur les coupes
traitées au carmin on peut néanmoins
suivre avec facilité les cylindres-axes»
soit dans le pilier postérieur, soit dans
le corps ou les piliers antérieurs.
L'indépendance complète des ganglions de la base d'avec le manteau cérébral nous
indique que cette malformation remonte aux premiers stades de la vie embryonnaire
avant la soudure du manteau aux corps opto-striés, laquelle s'elTectue vraisemblable-
ment vers h; 2" mois de la vie intra-utérine. Ce cas, dans lequel tout le contingent des
fibres corticales fait défaut, est donc de première importance jiour étudier le système
de fibres qui prennent leur origine ou se terminent dans les corps opto-striés.
Les ganglions de la base et la partie adjacente de l'écorce cérébrale ont été débités
en coupes vertico-lransversales sériées (Fig. 202 à 207).
L'élude de ces coupes montre :
i° Que la voie pédonculaire, c'est-à-dire les libres de projection cortico-protubéran-
tielles, cortico-bulbaires et cortico-médullaires, fait complètement défaut; le pied du
pédoncule cériibral (Fig. 202 à 207) et l'étage antérieur de la protubérance (Fig. 208
et 209) ne contiennent aucune fibre verticale ; les pyramides antérieures du bulbe font
complètement défaut et de chaque ciMo du sillon médian antérieur du bulbe on ne
trouve que h-s petits noijaux arqués applif[ués sur l'olive bulbaire (Narc, Fig. 210V Dans
la région bulbairi; inférieure, au niveau de l'entre-croisement piniforms (xpin, Fig. 211),
|-|i;ni:> hi; I'imiii.ctmin i>i: i.i.(.(iim;i: <.i,iii.i;ii a i.k.
1 '.»;',
on lioiivf. .Il' cliai|iii' rn\r ilii --ill.pii iiH'ili.m .iiil-'i hiii , i U-nrii- saillit- .l<'|iiiiifvni' dt:
libres ,'i myriiiir, h ,i\ i-r^''" .1 riil.iuiVr |i,ii il. s (il.r.-s ai .■il'oi'in.'^ iiiyi'-linis.Mrs et (jui
oct-U|><' l.i |>l.i(r ili- la pyianihli' am'I.'.' .i.iii'^ smi .[.■\.'l(i|i|M'mr||| . Itari- la rriftfilic cer-
viralt' [l'Vri. 'il^i il l'xislc îles /.iiiirs |iic-«i|iir r()iii|>l«'-lciiiriil (|i|.i)iii \ in-s de (iliir-s à myé-
line dans |t>s rri;ii)iis mrrospDndaiil aux f(iis<-caiir jH/inniidiiux (liirrls el croisés, c'esl-
à-diir if Iniii; du sillon iindian aiilt'iifUr cl à la |iarlii' |iosl«'ii<'urr du l'oi'don lairTai.
I,a paît if |n-ii|>lir'ri.|iic du cordun aiiUTo-lal''Tal paiail rgalfiiii:iil. moins liriiu en
liluc^ à uivi'liui'.
•2» Los tpin'jli'nis de la bdsc du cerveau (Fig. 202 ;ï 207) séparés l'un de l'aulK; par
l'étroile mviU du Iroisicme rmlririih' (Va^ n)iupieniienl à leur partie anféro-exlcrne le
corps strie, à leur partie iiosléin-iiilcnic la cowhc opti(i<ii: î^rii], el à leur |iarli<' ii)f«^ro-
exferne le twi/nit (nin/(jdalien (NA).
I.e corps sirié pn'-Nfiilr un iini/nu ciitdé (NC), un put'imcn (Nl.:|i, n\\ (jlnlnis pdllidm
.Pcs Flp
9p
■i;
V
c -ï
<'a% l^inurry, Mul-
luriiiniion c/irAlirnli'.
AK''''i<''Hir>'lii monioaii
f;<^r<''l)ral, do non %)■:■
U'rrm'lii l|l>rcn<li' |ir<»-
jnctimi ot (lu HPiittini
liioiiliim. Ali<ii>nr'(t
<:iiriipli-ti- .|<i (ItiroH
loiiKiiii'liiialns ilan<i
la ri'f,'ioti Mouvofiti-
'lun <l<i la (:a|i*iiil(! in-
torno ot lo piod du
Ih'mIoiicuIi! i:<'T(''liral.
Absonco (Ir- la voi»
IxWlonculairi! dans
son trajot [irotul»6-
raiiiicl, liulliairn n
iii>'<liillair<'. Alisoncn
ilfs jiyrarni'lcs ant*"'-
ri(!iir<;s rln Ijullie. A-
j,'én(';sio du corps cal-
leux. l)évclop|>emcnt
normal du rliinonré-
plialo ft du trigono
ron-ljral. Dr-nioiisl ra-
tion do l'existciico
d'un système do fibros
tlialamo - corticales.
Int6grit(5 du systf^me
des radiations strio-
thalamif|ues ot strio-
sous-tlialami(|Ucs.
Pcxn.
SE'
PjjiFpop 'Tr 'PPoa
Pc
Fig. 20U. — Cas Longery. (louiie passant par les laheicuh^s (luadiijuiueau.v postérieurs
(Qp), la partie moyenne de la protubérance (l'o), l'émergence du trijumeau et les
hémisplières cérébelleux. L'étage antérieur de la protubérance ne contient aucune
fibre longitudinale. Méthode de Weigert-Pal. 3 1 grandeur nature.
(NLî, NLi) de forme et de dimension normales. Le noyau eaudé est relié au putamen
par de nombreu.v ponts do substance grise; il en est séparé par les segments antérieurs
(Cia, Fig. 202j et postérieur de la capsule interne (Cip, Fig. 203, 204 et 205) qui con-
tienennt de nombreuses fibres à myéline. Le putamen est intraventriculaire à ren-
contre de ce (jue l'on observe dans le cerveau normal et recouvert ainsi que le noyau
caudé par une membrane épendymaire (Ep' remaniuablement épaisse. La face externe
du putamen est irrégulière et bosselée (Fig. 204 et 20o), son bord inférieur se continue
avec le noijau arnyçjdalien (NA, Fig. 202, 203 et 204). Le globus pallidus est remarqua-
blement développé dans sa jKirlie antérieure (Fig. 202 et 203)et comprend deux et trois
segments.
Le système des fibres striées est très bien myi'linisé. Les libres radiées du noyau caudé
et du putamen, les lames médullaires du noyau lenticulaire , le feutrage du globus
pallidus sont normalement développés. Il en est de même de l'anse lenticulaire
(Al, Fig. 202 côté gauche, et Fig. 203 côté droit), d« faisceau lenticulaire de Fore/ 1 FI, Fg. 203
côté gauche, et Fig. 204 côté droit), des fibres strio-luysiennes, du champ de Forel
(F, Fig. 204), de la commissure de Meynert (CM, Fig. 202 et 203). Tous ces faisceaux sont
196
ANATO.MIE DES CENTRES NERVEUX.
myélinisés, ot grâce à rabsence du système des libres de projection corticale, iieuveut
être suivis avec facilité dans leur trajet à travers le segment postérieur de la capsule
interne.
Le thalamus présente dans ses deux tiers antérieurs un aspect normal; on y dis-
tingue un noyau antérieur (Na,Fig. 20:{i, un noyau interne pauvre en fibres à myéline
(Ni, Fig. 20i;, une lame médullaire interne iLmi», un noyau externe (Ne) remarquable
par son développement et une zone réticulée iZr) anormalement large (Fig. 2031; on
reconnaît en outre le tœnia thalami (tth), le ganglion de l'habenula i^Gh, Fig. 206' avec
son faisceau rétroflexe (FM), le centré médian de Luys (Nm). La partie postérieure du
thalamus est par contre une masse informe et on ne reconnaît ni pulvinar distinct,
ni corps genouillé interne ou externe (Fig. 206, 207). Quant àMa partie postérieure et
Cist
Uarc
Fig. 210. — Cas Longery. Coupe passant par la partie moyenne des olives bulbaires.
Agénésie complète des pyramides antérieures du bulbe. Méthode de Weigert-Pal.
7/i grandeur nature.
ventrale du noyau externe ilu thalamus (Fig. 203) elle est subdivisée en noyaux aplatis,
de dedans en dehors par une série de lames médullaires^anormales.
La conservation de volume et de forme des deux tiers antérieurs du llialamus a lieu
de surprendre de prime abord, I(>rs(|u'on songe à l'atrophie extrême que subit parfitis
ce ganglion à la suite de lésions corlicales dcslructives, surloul, lors(iu'elles remontent à
la première enfance (voy. cas Rivaud, Fig. I i-.-; et cas Pradel, Fig. 07 et 68). Elle
tient indubitablement à la présence îles nombreuses /(6rcs ^(((/à'cs (jui sillonnenMe noyau
externe du llialamus, traversent en s'enchevètrant la zone réticuh-e, puis se portent eu
haut (!t en dehors, parcourent en fascicules serrés et parallèles les st^gments antérieurs
et j)oslérieurs chî la capsuh; inlerne, en passant d'abord enirc le llialamus et le globus
pallidus (Fig. 204 et 20:}), puis ciilrc le noyau r.nndr el le |mlaiiieii pour s'épanouir en
éventail dans ri''|)aisse memluane (■■|)eii(lymaire (pii reiouvi c la lace veniricnlairedu corps
strié. Ces libres ne |ieuviiil èlre (|iie des libres d'or igiiieliialaniiiiue, des ^6)'cs thahmo-
corticales, <\n\, nées des cellules de la couche oplique, se dirigent vers la rorticalité
f|u'elles n'ont pu atteindre par suite même de la malformation cérébiale. Elles existent
rii;iti> m: i- im i iiciio \ m; i.'icoiici-, ci.ni.i;!! \ i.i;.
I'j7
Inl lie piiifir-, sans iik'-I.iml'i' iIi' lilu i-s roi ti('ii-||ial,'iiiiii|u
it's si'iiiin'iils aiilt'-i ii'iii' r.\ |msli'i ii'iir «1
r.iiisuli'
<lnns ce cas
v\\*"< SiMlIfS 1rs lilii
j'Ili'-. ii'i'\isl(iil i|iir (l.iiis la ii''t;ii)ii llMl.iMii<|ii<' il
«laiis la iiinilii' ^ii|)t''i icuit' (II' la caiisnjc iiihMiw
iiili'iiir. à si\,iii- li's n't;iniis llialaiiiii|U<> iiilV'ricii
rorinaiil à rii« l/Mi^nry. Mnl-
.,. .ai.s.ilr iiil. •,„... Mais (••niMiUnu <;-,ri'\,rnUu
A i^'i'iicHU! <iii rnanlcnii
(iii iir l"'s I fiiidiilif;
|U»: r.ri'lirnl, "l<i «ni «y
iilVlirinr (11- lu capsule t<'M.<Ml.||l,rn«.!», ,iro
il.iiiii.|ii.- ' l-'i^. 204 fît 20:i)
NB l^G
HM
Ysd
Py(a) Py(a)
Plt
Fie. 211. — Cas Longery. ('.oupc passant par la parlio inféiieure du Inilln! au-dessous
desolives Itulhain's el seclionnant renire-croisemcntpinirorme. Méthode de Weigert
Pal. 7 I urandeui' naluie.
jrtrtion i!t (lu ii(t|itam
lii<-i<lum. Alidnnco
ci)iii|ili'-t() ilo (lliroH
loriKiMi>liii:il(;<t <l;inH
la n'-Kioti Roiiit-o|iti-
qiio <lo la rapHulo in-
terne et lo pifMj 'In
pôilonculo n'Ti'Ojral.
Absence do la vole
ji-'-donr-ulairc clan»
son trajet, protiilié-
raiitiel, l>nlliairc et
niofliijlaire. Absence
des pyramides anté-
rieures du bulbe. A-
génésicdii corps cal-
leux. DcHcloppcinent
normal du rhinencé-
phale et, du trij,'oiie
cérébral, Démonstra-
tion de l'existence
d'un système de fibres
thalamo - corticales.
Inté-^rité du système
des radiations strio-
ihalamiques et strio-
sous-thalamii|ues.
■ 11 n'y renconlie (|ui' U; sys-
sonl aussi di'pouivufs de liliri'S verticales que le pied du pi'doncule céréhi-al, l'étage
antérieur de la i)rotul)érance e( la pyramide bulliairc, cl
lème des fibres strio-soufi-thalamiqiies ; (tnse
lenticulaire [W., faisceau lenticulaire de Forel
(Fl!, fibres strio-luysiennes qui traversent la
capsule interne pour se rendre du corps strié
à la région autéro-ventralc du thalamus, au
corps de Luys, à la calotte pé-donculaire.
L'espace occupé dans un cerveau normal
par la région sous-thalamique de la capsule
interne est envahi sur ce cerveau mal formé
par la zona inccrta C/A, Fig. 204 el 20;')) qui
sépare la région ventrale du thalamus du
globus pallidus et du corps de Luys.
Le sfipiwnt riHro-h'nticuhtirc de la capsule
interne l'ail di'i'aul, et dans la partie posté-
rieure du Ihaiainus, qui à l'état normal cor-
respond au pulrinar, on trouve au lieu de
libres radi('-es de nombreuses libres à myé-
line enchevêtrées dans tous les sens et circonscrivant des ilols gris informes i^Fig. 200
et 207).
Le faisceau thalamiquc de Forel iFth, Fig. 203), lec/tamp de Forel (F, Fig.204), lacapsule
du noyau roiufc, les radiations de la calotte (RC, Fig. 200), paraissent normaux. Le noyau
rouge (NR, Fig. 2()b, 200, 206 ^ contient toutefois, dans sa partie supé-rieure surtout,
moins de libres (ju'à l'étal normal ; peut-èlre parce que la myélinisation des libres n'est
pas parachevé', peut-être aussi par suite de l'agéuésie des libres cortico-rubriques.
Fig. 212. — Cas Longery. Coupe passant
]iar la moelle cervicale supérieure.
.Méthode d(> Weigert-Pal. 7 I grandeur
iiaiure.
198
ANATO.MIE DES CENTRES NERVEUX.
Le ruban de Reil médian (Rni) est bien développé et peut être suivi dans son trajet
bulbaire ;Fig. 211 et 210) protubérantiel iFig. 209) et pédonculaire (Fig. 208 et 209)
juscfue dans la partie ventrale du thalamus autour et en dehors du centre médian de Luys.
Le cervelet et ses pédoncules cérébelleux supérieur, moyen et inférieur, paraissent nor-
maux. Les fibres protubérantielles antérieures et postérieures ne sont pas encore com-
plètement myélinisécs, et grâce à l'absence de la voie pédonculaire la substance grise
antérieure durpont paraît plus abondante (ju'à l'état normal (Fig. 208, 209). On trouve
-Sg
T> iKi^-'
sih '■
H d
Fig. 213. — Cas Richard. Porencéphalic double avec malformation cérébrale et hydro-
céphalie. Face supérieure de l'encéphale. Les lèvres de la profonde scissure inter-
hémisphérique (sih) se sont écartées pendant le durcissement, et l'on aperçoit dans le
fond la mince membrane interhémisphérique qui contient à sa partie antérieure un
tronc calleux rudimentaire. Les lignes de repère 1,2, 3, 4,5,6, correspondent aux
coupes vertico-transversales (Fig. 219 à 22o). D'après une photographie.
tous les éléments constitutifs de la caloKe pédonculaire et bulbo-protubérantielle, et
la substance grise est abondant»; comme ell(> l'est à cet Age chez un enfant normal.
Cas Richard. — l'orenci'phalie double avec malformation cérébrale. (Voy. J. Dejk-
itiNE et E. Long : Soc. de Biologie, 1898, et Long, Thèse de Paris, 1899. Enfant hydro-
céphale de forte conslitulion et d'aspect robuste. Né à terme ; mort à l'Age de 7 mois.
L'encéphale nous fut remis par le D' Long. Les (iuel(|U('S renseignements cliniciues que
nous avons pu nous piocnrer se résument à ceci : L'enfant était en état de contrac-
ture des quatre membres, remuait un jteu les Jambes, assez bien les bras. Tétait bien
au biberon ; s'approchait du biberon lorsqu'on le lui présentait; tournait la léle quand
on causait près de lui. Ne se salissait pas plus souvent qu'un autre enfant du même âge.
Bien que les circonvolutions cérébrales soient en grande [larlie développées chez cet
iiniiiv^ i>i; l'iHt I i.ciioN m-: i,'i:<:(Ht<.i-; (;i:iu;i! i« a i.i;.
1 w
liviliiit'l'li'il"'. '1 >i'^il i'i iiiidi r il'iiin' iiLiU'iii iiiiitidii I l'K'lirali" li<'s .iiialii^iir k crllrilu
cas Longery <'l survciiin' il. m- h- pi iiiiins sladrs i|i' la vie riiilnyoïiiiain', nriint la
soudure du mtintcuu ccrcbiitl aux an jis o/i/o-s// /o.
I.i' ciMvi'aii aiili'-iii'iir rt'|iri'<i'iil<' iii du mic iiii.> \,i>lr \.'-ii iilf à cavil.' vcnliiculaii <!
uniiliii". mai-. Ir maiilraii fi'iilu .1 1 , .111 Ihii ilrlir k-iIihI ,'i iiim' iiiiih-i' iiirmliraiU! Iraiis-
luciili'..! iliuun'' iiaissaiici* à tics lircniivdliilimr» c(;i l'In aies dans les i(''i.'ifiiis iiilerm;
sui>«'i ii'un-. iiirfiifuif. anirTifiirc cl |i()slt'i iciiic (1rs lM''mi^|ili(''i<'S (Kip. 21.'{i.Lf's [»arli<'S
la If raies dfs iK'iiiisplirics t'niil sriilcs (h'I'aul, cl à Lui \<\;\rr ,<u lidinr iiii \asle orilicf!
(porencépluilic) i[m mesure à pru près les Imis quaiK dr la 1(iiil:ui-ui \i<\:\\r ,\\i cerveau
;. 211. — Cas Richard. Face latérale de l'encéphale. La ligne .1 a indique la
direction suivant huiuelle les ganglions de la base ont été débitées les coupes hori-
zontales obliciues iFig. 226 à 231). Le cerveau s'est aplati pendant le durcissement
de sorte que la partie antérieure, étranglée (Etr) du manteau occupe la face infé-
rieure du cerveau. — FHd, les circonvolutions de la partie inférieure repliée de la
face externe de l'hémisphère droit. — GH, ganglions de la base (corps opto-striés). —
Ilg, les circonvolutions delà face externe de l'hémisphère gauche. — Lor, lobe orbi-
taire. — .Mp, ligne d'insertion de la membrane qui ferme incomplètement la vaste
porrnci'jdialie (po'(iui, de part en part, fait communiquer le ventricule latéral unii|ue
avec l'espace sous-arachnoïdien. — PT, pAle temporal. — Vf, la corne frontale du
ventricule latéral.
('ai Uic.lianl. l'or-
iiii>'<'-|>linlin 'loiiltln
iivoc tiiairormaiioii
<;i'r<'lirnl«i «?i liylro-
'••'•|iliiilio, Al»<t<"tir« «In
soiiijiiro (lu H(>((mcnt
Hiipi'Tidiir "lu man-
teau d'-n'-lirnl aux
••or[iH opto- Htnt'iH.
A^'éiii-sio ilii scptuin
liiciiltim. Absence 'lo
lilirns loiiKi'K'linal';)*
ilaiis l;i ri-Ki"" sous-
'iptii|U(; •!(; lao:t|isule
iiiierno et lo pie'l 'lu
pù'lonculo cérébral à
l'exnoption «lu fais-
ceau géniciil'j et
•l'une', partie «lu fais-
••cau interne 'lu pici
«lu pédoncule eéré-
tral. Absence de la
voie pédonculaire
dans son trajet pro-
fibérantiel, bulbaire
et médullaire. Ab-
sence de la pyrami-
de antérieure du bul-
be. Développement
'les fibres d'associa-
tion et commissu-
ralcs du manteau
cérébral avec agé-
nésie partielle du
tronc du corps cal-
leux. Démonstration
de l'cvistence d'un
système de libres
thalamo - corticales.
Intégrité du système
des ra'liations strio-
thalami')ucs et strio-
sous-thalamiqucs.
tl par If'jut'l la caviN' vtiili iculaire unique communi'iue largement de chaque côté avec
l'fspace sous-arachnoïdien !Fig.214).Ce large orifice est incomplètement fermé par une
membrane mince, fenètrée, doublée de la pie-mère et qui se déchire avec la plus grande
facilité.
Les bords de la porencéphalie paraissent de prime abord correspondre à une ligne
courbe qui passerait ])ar la deuxième circonvolution frontale, la deuxième circonvolu-
tions pariétale, la partie moyenne du .obe temporal, la partie externe de la circonvolu-
tion de riiippocamp»! et l'espace perforé antérieur. La perte de substance aurait donc
porté sur l'insula, l'opercule sylvien, la troisième circonvolution frontale, la pointe et
les parties antérieure et moyenne du lobe temporal. Elle est, en réalité, beaucoup
moins grande (Fig.21o) et n'intéresse que l'insula, une partie de la face profonde de
l'opercule sylvien, la pointe et la partie antérieure du lobe temporal; les circonvolutions
•200
ANATUMIE Di:S CEMliES NEKVEUX.
drvt'loppées do cet liydroct'phale correspondaiil assez exactement (^moins la pointe-
temporale toutefois) au manteau cérébral que l'on obtient en pratiquant sur un encé-
pliale normal la coupe dite de Meynert (T. l", Fig. 3, p. 19>. Si la perte de substance
FiG. 21o. — Régions de la corlicalité détruite parla porencéphalie d;ins le cas Richard.
--Mp
EiG. 210. — Cas Richard. l»oi'cnié|ilialic tloubli' avec maH'onnalion cérébrale. Face
inférieure de l'encéphale. Etranglement de la partie antérieure du manteau
cérébral (Etr), absence des pyramides antérieures du bulbe. — Mp, bord d'insertion
de la membrane (pii feinn' incomplètement la vaste porencéphalie (po).
jtai'aitsi étendue, cela lienl à ce (|ue la Mibslance blanche du ccnire ovale est excessi-
vement réduite et à ce (|ue l'écorce de la convexité se replie]sur (die-méme au niveau
des bords de la porencéphalie. l-a membrane (ou ses débris) qui ferme incomplète-
ment ce vaste orilice recouvre, (mi oulrc, la partie repliée do l'écorce et la masque en.
i-ii!Ui;s \)\: l'Un II! riit\ iii: i. i loiui: (,i:iu;i!H \i.i:.
2<il
parli«> avant d.- Ia|ussci- l.i r.nil.- \riilM. nl.inv. (Vi.y. I''i«. 2ZZ à 227, 22'.» <;l. 2:jt».y
(/>lli> (lis|in>iliiiii ii'i'xisic pas (l.iii- la Kirioii orciiiilali' où l'on ilisliiipiH- iiiic {in'iuU:,
uni- l'ai-i' iiiii'iiir, mil' i'iici- iiiiV'i hm •■ >■{ une li, c r\lr i . uiivc\.-, mais clic se
rcllOIIVc li.lll^ 1,1 li-uinll |.;M ii-|n-lrlll|ni| ,llc nu r,iMl(C 1 1 1 1 - \ M I ^ - 1 1 1 U .1 Ill.l IL'ilia 1 is, (Ic L'I
parlll' .|il|.|C.'lllt' lii- ri>|icrillir |..iricl.ll ri dr l'nlMl ,lllr lr|i||HM;il -r |r|,||c i'|| ijrilailS Ct
^'a|^|llll|lll• Mil' cc||(> (lu liijic paiii'lal |iuiii liinih'i j.i |hii rih i|ili.ilii' in .iriific.
(j'I liy(ii(><-i-|i|ialr |ti.s>r(li> une ^.issiiic inNi iHini-iiln'i h|ur (u nlnnilr fKif,'. 2l.'{j cl, une
faux (lu irivrau Imn c|i\ ilnpinr. I.r iM.iiiN'iu ^"l'Iiaiiiili' à ri'Xlri''iiiilt'' aiili''iiciirc ou
IVonlaIr (!'•> il' ini-|ilièi '■■-, la -ri^-iiir inhi licmis|ilH'ri(|iM' (Irviriil. alui'S siipcriiciclle
|i.un' icilfM'Mir pinloïKl.' ilan^ la ii\uinn m lulaii r dr- Idl.rv l'ionlaiiv (Fifi^. 21(j). l'ar siiiti;
(If raplalisvi'iufnl .le la pnrr |.rnilaiil ]'• diin i^srininl , l'id-iaii^lcmcnl sul)i |tai- le
niaiiicaii paiail ^iii la pli.iln::i .iphic mc-ci à la larr inli-ricurc des liémisplièrcs (Ktr,
Kit;. 211 td 2l(i ; il ciu lopnnd. 'ii nalili', ,'i l'cvl n'inih' rii'Mlah' du l'civrau. l'ai airi<''re
'n* Ki< har'l. l'or-
••iiiApiinlic floiiMn
l'iviT rriaU'iirnialion
r<^ri'-l»rnl<i «i liylro-
«■«'•|ilinli('. Alxcrirn <ln
xoïKliirn (lu nt^ttnwtil
Kii|i6rii-iir ilii rnan-
tniiu ciirél.ral aux
"■or|iH ojito- Hiri<'-ii.
Affiincsio <lii Ki-|i(iini
liiridurn. AUhpw.h do
libres loMt^itii'linaloH
'l.'iiiN la ri't'ioii s'Mis-
o|iii<|iio d(i la r'a|)Hijlu
inlirrno <;l le pirvl du
pédoncule crn'lirai à
l'oxcejitiori du fais-
<!naii ^rrriii-iil"'! cl
'liino (lartjr ilii fais-
'•«■aii interne du piod
rlu pédoncule cérc-
hral. Absence do la
voie pfîdoncnlaire
dans son trajet pro-
tuhérantinl, liuiltairo
ct médullaire. Ab-
sence de la pyrami-
de antéricnre du bul-
be. Développement
des fibres «l'associa-
tion et commissura-
Ics du manteau céré-
bral avec agénésio
partielle du Iroiic du
corps calleux'. Dé-
monstration de l'exis-
tence d'un système
de libres thalamo-
corticales. Intégrité
du système des ra-
diations strio-ttiala-
miques et strio-sous
thalamiques.
\ FiG.217. — Cas Richard. \..i. païui inréiieuie de la cavité ventriculaire commune, après
I ablation du nianlcaii c rébral. Remarquer la situation du trigone cérébral (Ti,')
entre les ^-'anglions df la base (GB) et ses connexions en avant avec la jiartie infé-
rieure, basale du se[)luni lucidum (Si).
de lui, on trouve, en elTel, de chaque côté, la région orbi taire du lobe frontal avec son
sillon crucial, Va^pace perfore anttirieur, la circonvolution du crochet, el, sur la Hune
médiane, le losange opto-pedonculairc.
Le cervelet paraîl normal: la protubérance est jietite; les pyrtnni'lrs antérieures du
bulbe sont absentes, et il existe ici, coinmedans le cas Long, un nu-plat médian bordé
de chaque côh' p;ir la saillie des olives (Fig. 216 .
.V la convexité des hémisphères, on topographie très difticilement les différents
sillons td circonvolutions. Les circonvolutions sont larges, (lexueuses, unies entre elles
par de nombreux jdis de passages, et affectent de ])référence une direction traiisver.sale ;
on n'observe pas ici la disposition radiée des circonvolutions si fréquentes dans les
porencéphalies peu étendues (Voy. cas 011ier,Fig.237) ou dans les agénésies du corps
calleux. Le profond sillon transversal de la partie postérieure de la convexité gauche
(Fig. 2i:{) appartient ])robablement au sillon pariétal transverse; la scissure de Rolando
serait située un peu plus en avant.
\ la face interne des in-misphères, il existe une srissure calloso-marginale, interrompue
202
A.NATUMIE DES CENTRES NERVEUX.
par de nombreux plis de passage, mais à direction sagittale manifeste néanmoins. On
reconnaît un praecunous, une scissure pariéto-occipitale, et à la face inféro-interne
droite, un sillon collatéral et une scissure calcarine avec un ruban de Vicq d'Azyr trt's
manifeste sur les coupes (Fig. 219. Iciencore, il n'existe donc pas cette disposition radiée
des circonvolutions de la face interne des hémisphères signalées par Forel et Onu-
frowicz, Hochhans, Kaufmann, Zingerle, etc., dans les cas d'agénésie du corps calleux
Dans le cas Richard, le /ro?ic du corps calleux est incomplètement développé et
n'existe à l'état rudim entaire qu'à la partie antéro-supérieure de la scissure iuterhé-
raisphéricjue. Dans la moitié postérieure de la scissure, le tronc du corps calleux fait
complètement défaut, et les deux hémisphères sont réunis entre eux par une membrane
mince, translucide, qui, de chaque côté, se continue avec la membrane épendymaire
?«• ,r
FiG. 218. — Figure schématique du cas Richard. La cavité ventriculaire unique est
limitée en haut par le manteau cérébral et la mince membrane qui occupe le fond
de la scissure interhémisphérique; elle est limitée en bas par les ganglions de la
base (corps opto-strié), le trigone cérébral et la face latérale dupulamen. De chaque
côté, elle communique largement avec l'espace sous-arachnoïdien au niveau de la
porencéphalie (po).
de la voCite du ventricule latéral uni(iue et qui, en arrière, se réfléchil sur l,i l'ace supi'-
rieure, intra-ventriculaire du corps du trigone.
Le plancher de la cavité ventriculaire unicjuc présente, comme dans le casLongery,
deux saillies ovo'ides, les <ian(jUons de la base ou corps opto-striés séparés l'un de l'autre
à leur partie postérieure par le corps du trigone et les plexus choro'ides du ventricule
hité'ral (Fig. 217 et 226), et en avant, par une mince cloison verticale et médiane (jue les
coupes montrent formée par le ganglion du scptum luciduni (SI), cloison qui s'étend
(Fig. 226) du sommet du corps du trigone à la partie anléro-inférieure du noyau caudé
où un diverlicule inférieur et médian de la cavité , ventriculaire la sépare de la lame
(lih),qui occupe dans la région orbitaire le fond de la scissure interhémisphérique(sih).
Ce fait est important à relcniir pour l'étude du dt-veloppement respectif du corps du
trigone et (hi tionc du coips calleux iliez l'homme.
Nos deux cas Richard et Longery moulreul en oulre «jue, à un certain stade de
leur développement, les ganglions de la hase, en |i;irliculier le putamen, sont intra-
ventriculah'es, et (pu; ce n'est que secondairement, après la soudure du manteau céré-
bral aux ganglions de la base dans la région où la capsule interne se continue avec le
i'iiini:s iti; l'imJij. i |(»n hk i.' i;<:m|((;k ckhkimi \i.i;.
2o:j
pi,.,| il,. 1,1 ((.Uliilinc l,l\ (.llll.inli'. i|Ui' II' |illl,llllrll iliM'Ill >\ll .1 \<l|ll h ul.iirc ri, .|lli-
l'in.>'Ul;i •-';i|>|ilii|u.' -iii- l,i l.irr .xinnr ilii |iul,iiiicii.
Ktmle inin-osc('pi</iif. \.'- iii.iiilr.m (■('•[.•ln.il a <'\r i\<'\>\\<- <\\ rnii|.cs vcrlifo-lniiisvHr-
snlfS sf rires, les i;;iii;jlic>iis t\r la ha^^ avn- la kl-i I>ilaii.' du IoIm- fioiilal et la
pnrlif ailjai-fiil.- ili- la riiv..ii\ohiln>M de riii|>|iiH atii| t du l<dic lrMi|Mual, i;li roup<-S
lioii/.oiilalt'S ..liliiiii.'S siMi.sildrm.iil |mi,iI1i |r> a la Landrlrllr n|,tii|U''. Il it-siilto de
rcxaiiH'ii de CCS coupes :
1" Ou.' \i- iiuiiihiiii riKliial (!'• cri liydioct-pliali! possède uiKi suhslaiicf! blariclu; (jui,
bien (juc icduitc, cdiiliiul utauiuoiiis les trois catégories de libres normales: fihrex
(l'associât iou, fibres de prujrrtioii, fihrcs calleuses ou commissiirales. Elles s'épanouissent
en évenlail dans la crtMo des circonvolutions, forment la substance blanche non différen-
cit'e (In ctnlrr ovale et se disposent en couclies distinctes au voisinage de la cavité
ventriculaire.
Dans le lobe occipital on Irouve les trois couches conceiitri(iues du cerveau normal
■pace suporie-ure
('n* llirlinr<l. l'or-
<ii> «■•|ilialio «loiililo
tivi: rnalforniiiiion
'orôlirnlo ni hyilro-
i:<>|ilialin. AltHciicii 'lo
Kou'lura (lu <«<'((innnt
Nii(iijri<)ur 'lu man-
U'iiii ci'-rrliral aux
':or|>s o|iio - Hlrif'H,
tiffénéme >lii Knpluni
liici'ium. AliHorico <lo
AbroH lorifi^itiKlinaloH
dans la ri'rt,'i''ri soiis-
(>[)ti'{u<: <\t: la i;a()»iil<'
interne et lo pic'l 'lu
pédoncule cérébral à
l'cxcoption 'lu fais-
ceau gi'-niculé et
d'une [>artio 'lu faiîi-
ceau interne du pied
du pédoncule céré-
bral. Absence de la
voie pédonculaire
dans son trajet pro-
tubéranticl, bulbaire
et médullaire. Ab-
sence de la i>yrami-
de antérieure 'lu bul-
be. DévcITîppcment
des fibres d'associa-
tion et commissura-
les du manteau céré-
bral avec agénésie
partielle du Ironc du
corps calleux. Dé-
monstration de l'exis-
tence d'un système
do fibres thalamo-
corticales. Intégrité
du système des ra-
diations strio-thala-
miqucs et strio-sous-
thalamiques.
.. 210. — Cas Richard. Coupe vertico-transversale du lobe occipilal gauche, passant
par la ligue de repère G de la Fig. 213. Méthode de Weigert 2/1 grandeur nature.
Fig. 219). Le tapetum en dedans (Tap) , avec ses fibres fortement colorées par l'héma-
toxyline, les couches sagittales interne et externe (CSgt) en dehors.[Ces trois couches
entourent complètement l'épendyme ventriculaire, mais sont plus épaisses au niveau
des parois supérieure et inférieure, et surtout de l'angle externe du ventricule (VI).
Elles s'y concentrent encore davantage dans la région pariétale, lorsque la cavité ven-
triculaire, de triangulaire qu'elle était, devient irrégulièrement quadrilatt'rale, par suite
de la transformation de son bord e.vterne en une véritable face.
Immédiatement en arrière de la porencéphalie (Fig. 220) les trois couches entourent
bien encore complètement la cavité ventriculaire (VI), mais les fibres des couches sagit-
tales s'amassent le long de la paroi externe (CSgl) et de l'angle supéro-exferne (CR) du
ventricule, tandis que les fibres calleuses faisant suite au tapetum de la cmpe précé-
dente se concentrent autour de l'angle supéro-externe en un faisceau volumineux for-
tement coloré par l'hématoxyline (Fc). En dedans des fibres calleuses, dans les couches
inofondes de la membrane épendymaire, on trouve dans le lobe occipital comme, dans
toute la convexité de l'hémisphère, une mince couche presque continue de fines libres,
faiblement colorées par l'hématoxyline, jtarticulièrement aboiuianfe au niveau de
l'angle externe du ventricule et qui appartiennent au faisceau occipito- frontal (OFj
(Fig. 220, 221, 222 et 223).
204
ANATU.MIE DES C EN TUES -NEliVELX.
Cas Richard. Por-
enct']>halie double
avec malformation
cérébrale et liydro-
céi>halie. Absence de
soudure du segment
supérieur du man-
teau cérébral aux
corps opto- striés.
Afrénésie du se])tum
lucidum. Absence de
libres longitudinales
dans la région sous-
optique de la capsule
interne et le ided du
pédoncnle cérébral à
re.\cei)tion du fais-
ceau géniculé et
d'une partie du fais-
ceau interne du pied
du ijédonculo céré-
bral. Absence do la
voie pcdonculaire
dans son trajet i)ro-
tubérantiel. bulbaire
et médullaire. Ab-
sence de la ])_vrarni-
de antérieure du liul-
be. Développement
des fibres d'associa-
tion et commissura-
les du manteau céré-
bral avec agénésie
l»artielle du tronc du
corjts calleu.x. Dé-
monstration de l'exis-
tence d'un système
de fibres thalaiiio-
corticales. Intégrité
du s^-stème des ra-
diations strio-tliala-
miques et strio-sous-
thaiamiques.
C"R , ; Ep
F.Sup
CR
F.'G. 220.
r.Ext
Int.
F.Exi
Kl G. 221.
Vu- 220 01 221. - Cas Richard. Coupos vnMir.,-|,.an.sv,M-sal,.s passm.l. Vuur Mnm.-..li-,
n. ?« 7 : •■""'■''""•' •-'y'>"nan(o ,1. la faro suprro-oxtorno ,lo Iln-mi-
sphorc.-CSgt.coucl.es .sagillales se conronirani lo louj; ,lo la fa.o e.xto.n.> ^Ki.-. 220)
Lefi
iir.iii's m; l'im n-c iid \ m; i/iiCoiicK <;i:iu;i!ii \ i.i:
•2tt;i
.•I lie I .iiil;Ii' mtiTo-cxIfi iir I'i;^. 221 ) (lu M'iiliiriilr l.ih'ial. l'ir, scclioiis d'Ilols cor-
In .Mi\ ii|)|)ailfii.iiil à rr-Cdici! i|ui lapissc la |iaini |His(<'iii'Ur(! ilr; la (Min!iic<'|ilialif.
— \''.\), r|>cn(lyiin' vciiti iculaiic lirs (''pais, roiniiir il Vcsl rlicz rriil'aiil. i-'c, le
l'aiMcau i\r tilni'-^ lallruscs sitm'- en <l('lniis du laisccau oci-ipilo-rimital aiilDiir
ilr raii::lr --iiiiii , -,■ \ I ,i nr du vcnli iciilr l.iNial. K, .sc,issur(! culcariii"'. Mp,
iiu'ImIu aiic i|ui liiiiilc la pm l'iiiéplialu' d -,• l'oiiliiiiir en di'daiis avr-c r<'pi'iidyiii(;
\ mil irulaii r. (iK. rai-^ccaii iMcipild-liniil.il. S^r, v|ili-laiii<' L'ii-i' miii--«';|K'II-
d>lll.mv. Vl, Vrlillh lllc Lll.ial. .M.'IJKidr de Wrl^'cl l-l'al, 2,1 ^laiidriii- liallllr.
vii.?^
1 ' ' , ,
RCc ; Fc ^^ ■ Ep Y^
pCR
mu
Fig. 222. Cas Richard. Frairnicnt d'une coupe vertico-lransversale du manteau céré-
bral passant III avani de la liiiue de repère 4 de la ligure 213, dans la région de la
cavité ventriculairc; commune qui correspond à l'état normal au bourrelet du
corps calleux. Cette coupe intéresse la circonvolution godronnée (Cg)dans la région
où elle se continue avec le taenia tecta. Le faisceau des fibres calleux (Fc) occupe
encore l'angle externe du ventricule, mais commence à se déjeter en dedans et à se
r('-uiiir à la base des circonvolutions de la face interne de l'hémisphère en un faisceau
à direction sagittale, particulièrement manifeste sur la coupe suivante] (Fig. 223).
I,e faisceau supérieur (pCdij des libres de projection contourne en crochet le faisceau
des fibres calleuses (Fc) et tapisse sa face supérieure; il est traversé au voisinage
de l'angle supéro-externe du ventricule par les radiations calleuses (RCc) qui pro-
viennent de la partie recourbée du manteau; ces fibres sont situées sur le même
plan et présentent la même direction (jue les libres de projection et simulent à tort
un faisceau d'association anormal reliant les circonvcdutions de la face externe du
manteau à celles de la lare interne. Méthode de \Vei?erl-Pal.
La cavité ventriculaire en s'ouvrant au dehors (Fig. 221 , au niveau de la porenoé-
phalie, détruit la face externe iln ventricule, et les fibres des couches différenciées
s'amassent en deux tronçons autour des angles supéro-exferne et inféro-externe du
ventricule. Les fibres calleuses (Fc) entourent l'angle supéro-externe et s'étalent sur la
paroi supérieure du ventricule en une couche infiniment plus épaisse que celle des
régions pariéto-occipitale, puis se continuent en une très mince couche qui double
l'angle interne et la paroi inférieure du ventricule. Les filires de projection forment
deux faisceaux qui affleurent l'épendyme ventriculaire au niveau de la porencéphalie
(Fig. 221). Le faisceau supérieur {CA\), le plus petit, est l'homologue du segment supé-
rieur (pariéto-frontal) de la couronne rayonnante ; il entoure en crochet les fibres cal-
leuses et forme au-dessus d'elles une mince couche de fibres à direction transversale.
Le faisceau inférieur {CSgl^, tvbs volumineux, forme une épaisse couche verticale, home-
206
A.X.VTOMIE Ui:S CENTRES NERVEUX.
logue des segments postérieur et inférieur de la couronne rayonnante. Ces deux fais-
ceaux sont reliés entre eux par une mince couche de fibres qui entoure l'angle interne
et la face inférieure du ventricule. Lorsque les cornes occipitales s'ouvrent dans la
cavité ventriculaire unique, cette couche disparaît et les deux faisceaux sont complè-
tement séparés l'un de l'autre.
Les coupes horizontales oblitjues montrent (Fig. 229 et 230) que le faisceau inférieur
(CSgt) poursuit son trajet antéro-postérieur jusqu'aux ganglions de la base où il se
divise en deux parties: l'une longe la paroi externe du putamen, forme une capsule
externe rudimentaire et s'épuise dans l'écorce repliée du bord inférieur ou temporal de
la porencéphalie ; l'autre, plus volumineuse, se recourbe en dedans, passe entre la
queue du noyau caudé et le putamen, forme les segments rétro (Girl) et sous-lenti-
culaires (Cisl) de la capsule interne et s'irradie dans le pulvinar et la partie ventrale
Fig
. 22.'{. — Cas Richard. Fragment d'une coupe verlico- transversale du manteau
cérébral passant par la ligne de repère 3 de la Fig. 213.
Cing, cingulum. — Fc, le faisceau des fibres calleuses se concentre à la partie
interne de l'hémisphère en un faisceau à direction sagittale, l'homologue du forceps
postérieur d'un cerveau normal. — Fp, faisceau des fibres de projection recouvrant
le faisceau calleux. — pGR, pied de la couronne rayonnante du faisceau de libres de
projection. — OF, faisceau occipito-froninl. — Li, première circonvolution lim-
bique.
du thalamus (Fig. 228, 229, 230). A son volume et à ses rapports ventriculaires près, il
se comjjorte donc comme les segments postérieur et inférieur de la couronne rayon-
nante normale ijui longent la paroi externe de la corne sphénoïdale avant de se con-
tinuer avec les segments rétro et sous-lenticulaires de la capsule interne.
Le faisceau supérieur, très petit, contourne en crochet les fibres calleuses et s'étale à
leur surfaci; en formant une minuscuhî couronne rayonnante qui s'épanouit dans les
circonvolutions d<! la convexité et de la faie interne de l'iiémisplière et dont le pied
affleure i'épendyme ventriculaire (pGR, Fig. 222 et 223). F-a plupart de ses fibres se por-
tent transversalement de dedans en dehors, et sont sectionnées parallèlement à leur
axe sur les coupes vertico-transversales ; au niveau du crochet elles sont sectionnées
obliquement; au niveau du pied, perpendiculairement à leur axe, ces dernières suivent
donc un trajet sagittal bicm distinct du trajet normal oblique en bas et en dedans.
r,(!tt(; couroiuie rayonnante rudimentaire est traversée comme à l'état normal par un
grand nombre de radiations calhmses (jui convergent sur l'angle externe et la face supé-
rieure du faisceau calleux (Fc) ; celles qui proviennent du bord externe et de l'écorce
riituKs i»i; i'Mnii;( Tin\ iii I. ' i-.c.i i u c !•; (,i;iu ini Ai.i:.
ii'iilii't' (le riii''iiiis|iliri (• -Mini |i.irl iculi<'ii'irn'iil iiuiiilii l'iiscs ; elles soiil serlioiimW-s
|i,ir;illèleiin'iil à leur .ixe rniiiin'' les lilnes (le 1,1 ciiuiiimie laydiiiiaiile (|iii rtiCDiivrciil
je raisi'iMii cilleiix el -~iii le^ riin|tis un |ieii i'|iaisses. [laraisseiil ne l'aire av(>c r-jles
(|n'nn --enl et in^Mne r.ii-;iiMti; les rimpes niinres, cnnveMaliIetnent r i.lori'-es, monti°(;nt
i|u'ellt-- a|i|iarlieMnenl en ii'Mlili'à deux l'aiseeaiix dislinil-, il non, e.iinnieon |iniiiTail
!o crniit' ilo piiiut' alioid, à un loije faisceau d'assiicialion lelianl. les cii lonvolutiftus
(le la ((invexili- à ci'lli's (!•• 1.1 l'ace iulciiie de riii'inisplière fl''i^'. 222'!.
I,e j'ai-ceaii sn|iiM leur de la iimiunne ia\ oini.mle U]l\) cnn^eive cetle dispnsilirin
dans Uiule ['('lendiie de la conveMle du nianleau ccrt'ltral. il diniiniie seiilemetit
({'(^paissiMir dans la partie nuivenne do la cunvexil»'', en in<Mne temps ipie le [tied
-■él(ueMe des Imrds de la pdrcnccplialie })our s'enfoncer un peu dans la profondeur,
mais le ( idclu'l ijuc les liltres de projeclion déoiivent autour des libres calleuses est
trt's manifeste et facile à suivre sur la plupart des coupes (Kii;. 22V, 22!)).
Lorsijue l'on s'approche des régions aut(''rieures du manteau, le faisceau supt'rieur
Fi<;. 22 i. — Cas Richard. Coupe vintico-transversale du manteau cén'dnal du cas
Richard, passant par la ligne de repère 2 de la Fig. 213.
Les libres du faisceau calleux sagittal (Fc) s'infléchissent en dedans et pénètrent
dans la lanii; membraneuse interhémisphérique ijui relie les deux moitiés du
manteau cérébral.
('a* Kii-liiir'l. Por-
<'iM'i'<|ihnlii) (loiililo
îivci: innlfiirmiition
• •'•ri-liralr- t-i hv'lr'i-
• '■'|ilialin. Alitcfirc <Jo
Niiiiduro 'lu Nogmont
Hti|ii'-riciir du man-
loau (■i-ri''l(ral aux
corps o]il(i-Nlrii-H.
A(f<'iii'!«io 'lu H(?|ttuin
liicidum. At)scii';o 'lo
(lliros lon((itu(linalf!M
.laris la rctrioii soiis-
ii|>h(jiir'(|(! la ca|isulo
ifil<!riio irt lo pind «lu
)n'-ilonculn ciTé'iral à
l'cxcojdion <Ju fais-
ro.iu tf<-nicu|r! et
(l'une partie <lu fais-
ceau interne du pied
du pc'Ionciile ccr<'--
liral. Alisencc de la
voie p«-donculairc
dans son trajet pro-
tul)cranliel, linlltairc
cl mi'dullairc. Ali-
Ncnce de la ])yrami-
do anlf-rieure du ImiI-
lic. Df'veloppenicnt
des fibres d'associa-
tion et commissura-
Ics du manteau céré-
hral avec af,'('nésic
jiartiollc du tronc du
corps calleux. Dé-
monstration de l'exis-
tence d'un système
de filires tlialamo-
corticalcs. InU'f^ritù
du système des ra-
diations strio-thala-
mii|ue et strio-sous-
tlialamiques.
de la couronne rayonnante augmente; le crochet contient plus de libres ({ue précédem-
ment, bien que le pied de la couronne rayonnante reste toujours grêle. Il n'augmente
d'épaisseur qu'au voisinage de la partie étranglée du manteau cérébral. En comparant
avec soin les coupes vertico-transversales sériées avec les coupes horizontales obliques
on se convainc qu'une partie des fibres du pied de la couronne rayonnante franchit
rétranglement, se fusionne avec la couronne rayonnante du lobe orbitaire et i)énètre
avec elle dans le segment antérieur de la capsule interne.
En résumé les libres des segments antérieur, postérieur et supérieur de la cou-
ronne rayonnante abordent les ganglions de la base en concourant à former les seg-
ments antérieurs, rétro et sous -lenticulaire de la capsule interne. Quant aux fibres du
segment supérieur de la couronne rayonnante, — comme elles ne peuvent aborder les
corps opto-striés à cause de la porencéphalie et de l'absence de soudure des ganglions
de la base au centre ovale — elles changent de direction dans la région du pied de la
couronne rayonnante, deviennent sagittales et les quelques fibres qui arrivent aux
ganglions de la base empruntent la voie des segments antérieur, postérieur ou inférieur
de la couronne rayonnante.
Quant aux fibres calleuses, elles se déplacent de plus en plus en dedans; Fig. 222 , puisse
concentrent eu un petit faisceau compact à surface de section ovalaire, à trajet sagittal,
qui longe de chaque C(jlé la base de la circonvolution du corps calleux dans la région où le
208
ANATOMIE DES CE.NTUES .NERVELX.
bourrelet et le troiii- du rorps calleux font défaut ^Fc, Fia;. 223). Dans les régions anlé-
rieures de riiémisphère, on voit de chatiue côté se détacher du bord interne du fais-
ceau compact des libres qui se portent en dedans (Fip. 223 et 224), pénètrent dans la
lame membraneuse, qui relie dans le fond de la scissure interhémisphérique les deux
hémisphères entre eux : elles atteignent, puis dépassent la ligne médiane, s'irradient
dans l'hémisphère du côté opposé eu constituant un (ronc calleux rudimentaire (Ce,
Fig, 225). Au fur à mesure que le tronc calleux se constitue, le faisceau sagittal dimi-
FiG. 225. — Cas Richard. Coupe vertico-transversale sectionnant la partie antérieure
du manteau cérébral et passant par la ligne de repère 1 de la Fig. 213. La partie
inférieure de la coup(; intéresse, l'écorce située immédiatement en arrière de la
région étranglée du lobe frontal (voy. Fig. 214 et 21 (H.
Le faisceau calleux sagittal a disparu, et dans la lame inlerhé-niispliérique, il
existe un tronc calleux rudimentaire.
nue, [)uis disparaît, et dans les régions antérieures du manteau, les libres calleuses
forment une couche transversale mince qui relie les deux hémisphères et s'étend de
l'angle externe d'un hémisphère à l'angb! externe de l'autre.
Malgré les apparences, cette disposition si spéciale des libres calleuses s'écarte en
réalité très peu du trajet général des fibres calleuses d'un cerveau sain. A l'état normal,
les fibres calleuses entourent complètement la corne occi])itale d'une couche épaisse,
surtout le long des parois supérieure et externe du ventricule, jiuis elles se concentrent
à la partie su|)éro-interne du carrefour ventriculain; en un Faisceau volumineux, ova-
laire, à direction sagittale, \v. forceps majeur ou postrriritr du ctu'ps calleux (Fm, Fig. 8,
p. 14), dont les fibres après un trajet sagittal |iins ou moins court s'infléchissent en
dedans pour former le liourrelol du corps calleux.
Le faisceau sagidal de notre hydrocéphale peu! dmic être considéré comme l'hoino-
iiI!1m:s di: l'iinii-i tkin m; i.i'icnuci; ci-n i;i!i; \ i.K
•jo;»
Pol
CoN Uichtinl. 1*
rniici'>|iliulin iloiililo
.iM'- iii.-iir>iriiialion
<i'r<l.r.ili' <•! Iiyilro-
<<■•(. Iijili''. ,\lii<'(ic<) i\n
Hoiidiiru <lu Hc^morit
«iiIii'TJiMir <lii inan-
tniiii r<'T(jliral aux
r.nr\in opto-stril-».
AK''''>('!Hic! dti Hoptum
liicidiini. Absnnco do
flliroH lon^ittidinaloN
dans la région sou»-
nptiqiiodr; la <.'ap<tulo
interne et le j>ied du
jKidonculo cérébral à
l'exception du fais-
ceau ^(éniculé et
d'une iiartio du fais-
ceau interne du pied
•lu pédoncule réré-
bral. Absence do la
voie pédonculaire
dans son trajet pro-
tubcranticl, bulbaire
et médullaire. Ab-
sence de la pyramide
antérieure du bulbe.
Développement des
fibres <rasso<:iation
et comniissurales
du manteau cérébral
avec agcnésio par-
tielle du tronc du
corps calleux. Dé-
monstration do l'exis-
tence d'un système
de fibres thalamo-
corticales. Inté^rrité
du système des ra-
diations sirio-tliala-
miques et strio-sous-
halami(|ues.
FiG.220. — Cas Richard. Porencéplialii' (loul)lo avec nialfoiinalion ct'-rrljrale et liydro-
cépliali(\ Coupe hori/.ou(ale oMiinu' pa-^saul par les eaiiglions de la hase et l'écorce
ilu lobe orbilaiie.
Celte coupe sectionne le stratum zonale (Stiz) et le noyau antérieur (TliXa) de
la couche optique, la parlie supérieure et antérieure du corps strié, en particulier,
la masse commune au noyau caudé (NC) et au pulamen (NL3), et la couronne
rayonnante du lobe orbilaire ^pCU). Le nombre de ces dernières fibres est évidem-
ment disproportionné à la petitesse de ce lobe; les fibres internes, recourbées en
arc, appartiennent très vraisemblablement en propre à ce lobe, les fibres e.\ternes
peuvent être suivies sur les coupes si'rié'cs dans le faisceau supérieur de la couronne
rayonnante(CR) du manteau cérébral (Fig. 223) ; elles représentent très probablement
la voie détoui'née par laquelle un cerlain nombre de fibres de la convexité du
manteau cérébral arrivent à la capsule interne. Celle coupe sectionne encore la
parlie antéro-inférieure du segment antérieur i^Cia) et la parlie antéro-supérieure du
sei;ment postérieur de la capsule interne (Gip). Ces segments contiennent un grand
nombre de fibres myélinisées qui se continuent avec la couronne rayonnante du lobe
orbilaire, ou s'épanouissent dans l'épaisse membrane épendymaire (Ep), dans une
région où il existe de nombreux îlots hétérotopiques de substance grise. La partie
inférieure, basale du septum lucidum ;S1) sépare les deux noyaux caudés, et s'étend
du pilier antérieur du trigone (Tge) à la partie inférieure de la UHe du noyau caudé
un diverlicule médian, inférieur ou frontal de la cavité vcnlriculaire unique (VI) la
limite en avant et la sépare de la lame interhémispbérique (lih). Méthode de
Weigerf-Pal. 2/1 Cramlfur iialure.
tmmk II j4
210 AXATOMIK DKS CENTUES NEllVELX.
logue du forceps postérieur normal, mais d'un forceps postérieur anormalement étiré
par suite de l'agénésie du bourrelet et de la partie postérieure du troue du corps calleux.
Fil
Th.Ne
PaTK
Gi(g)
'PoL
,. 227. — Cas Richard. (]ou]»c liorizonlale oblique passant par la région thalamique
de la capsule interne, et sectionnant le lobe orbitaire au-dessous de sa couronne
rayonnante (voy. fig. 21.5, le plan de direction de ces coupes).
La couche o[)ti(|ue remaniuablement petite présente un noyau interne (TliNi)
et un noyau externe (ïli.Xe) bien développés, riches en tîbres radiées, dont un faisceau
important appartient au pédoncule antérieur de la couche optique (PaTh) et provient
du segmrnt antérieur de la capsule interne (Gia). Au voisinage du genou, un petit
fascicubî de libres (Ci(g) se détache du segment antérieur (Cia^ et se place à la partie
ant('riour(' du segment postérieur (Ci[)). Celui-ci, bien ([u'étroit, contient néanmoins
un grand nombr(^ di> libres myi'linisées; elles s'éiianouiss(>nt dans la membrane
épendymaire (EpWpii recouvre les ganglions de la base ; un certain nombre de fibres
entrent dans la constitution de la capsule externe rudimenlaire (jui recouvre la face
externe intmventriculnirc du pulamen (NLu). La jiarlie antérieure de cette coupe
sectionne le pédoncule olfailir Vo\), les radiations olfactives (Roi), et le pédoncule
du septum luciduin (l'SI) enirt; les deux noyaux caudés. A la partie postérieure de
la coupe, on voit le coii)s du Irigone (Tg) avec la lame intertrigonale (lit) et le pro-
fond sillon de sa face inférieure». Plus en arrière, la corne d'Ammon (CA), la circon-
volution godronnée (Cg), et le pilier posté-rieur du Irigone (Tgp) dans la région où
il s'infléchit en avant pour se conlinuer avec le corps du trigone. Méthode de
Weigert-Pal. 2/1 (irandeur nature.
iinitis iM i'i;it ii:(iHi\ ni", i/i'cdiici: CKnr. itii \i.k
2il
On
uni. lit iiii'iiii
>,ir .lll.llMi.' ir
iikIi'I
r,iiv(c;iii s.ii,'ill.il
i|iilii-
rjis Kii'tinr'l. l'o-
riri> ••iilinlio «loiiJiWt
iivi-i: Miiillortnutioii
ri'Ti''tirnl" nt Uydnt-
(■i'^(ihnliiv Alisoiico 'In
Moii'lurn ilii Nfiiffncnt
i>ii|>«rieiir dti mnn-
loari <'<!n''hr;il aux
corps oiiio-Hlni'H.
A({i-n"'-si'' 'lu Hopium
lucl'liim. Aljsrrifodf)
fll)ros lonf,'ilii'lin.ilns
dans la rr'^Kion sous-
opMi|ii«;'U; la<;a|>siil"
iiileriK! ot 1(J |»i';d du
[x'-donculo cérf'djral a.
l'<'XCc|itiori du fais-
ceau fçérilculc et
d'une partie du fais-
ceau interne du pied
du pédoncule céré-
liral. Alisenco de la
voie pédonculaire
dans son trajet pro-
tubi'îrantiel, l>ull«aire
et médullaire. Ab-
sence lie la pvranii
do antérieure du bul-
be. Développement
dos fibres d'associa-
tion et commissura-
Ics du manteau céré-
bral avec agénésie
partielle du tronc du
corps calleux. Dé-
monstration de l'exis-
tence d'un système
de fibres tlialamo-
corticales. Intéirrité
du système des ra-
diations strio-thala-
miques et strio-sous-
thalamiques.
■'^■We/=~.
Fie. 228. — Cas Richard. Le seginent po.st('rieur de ja capsule interne dans la région
sous-thalainiqiio. I>a partie antériouro du segmen' postérieur (Cipl de la capsule
interne est relalivinnent bien dt'vcloppée et contient les tîbres descendantes du
faisceau ut'nieuli' Ci'i; . Tout le reste du segment postérieur est dépourvu de fibres
longitudinales, et n'e^t n>ronnaissable que grâce à l'existence 'des radiations strio-
sous-thalamiques qui li> Iraversent en fascicules onduleux fortement colorés par la
laque hémafoxylini(iue; il fait complètement défaut dans la moitié postérieure de
la région tlialaiiii([ue, où la zone réticulée (Zr) anormalement large, s'appliifue contre
le globus [lallidus fXL-ii, et les libres du faisceau lenliculaire de Forel (FI). Le
segment réirolenticulaire de la capsule interne (Cirl) contient un grand nombre de
fibres qui font suite au segment postérieur de la couronne rayonnante et s'irradient
dans le pulvinar (Pul) ; cette région confient un certain nombre d'amas bétéroto-
piques de substance grise. Mélbode de Weigert-Pal. 0 '1 grandeur nature.
frontal décrit par Forel et Onurrowicz, liochhans, etc., lUnis les agénésies du corps
calleux n'est pas l'Iiomologue d'un forceps postérieur très allongé. Nous n'avons pas eu
212
ANATUMIE DES CENTRES .NERVELX.
Cas Richard, l'o-
rencéphalio douMe
avec malformation
cérébrale et hydro-
céphalie. Absence de
soudure du segment
supérieur du man-
rcau cérébral aux
corps opto-striés.
-Vgénésic du septum
liicidum. Absence de
Mbres longitudinales
dans la région sous-
optique de la capsule
interne et le pied du
pédoncule céréliral à
l'exception du fais-
ceau géniculé et
d'une partie du fais-
ceau externe du i)iod
du pédoncule céré-
bral. Absence de la
voie pédonculaire
dans son trajet pro-
tubérantiel. bulbaire
et médullaire. Ab-
sence de la pyrami-
de antérieure du bul_
be. névclopi)ement
lies libres d'associa-
tion et commissura-
les du manteau céré-
bral avec agénésie
partielle du tninc du
corps calleux. Dé-
monstration de l'exis-
tence d'un système
do fibres thalamo-
corticalcs. Intégrité
du système des ra-
diations strio-thala-
miques et strio-sous-
thalaraiques.
à notre disposilioa tui ras personnel tl'agénésie de corps calleux sans porencéphalie
ou autres anomalies il'évolution ; la question serait néanmoins intéressante à élucider,
car si l'hypothèse se vériliail il ne faudrait pas confondre le faisceau sagittal occipilo-
C'Jl
.--_i^Ç.Sg^
I
Fk;. 220. — Cas Richard. Coupe liori/nntah^ olili(iue passant par le tuhercule ipiadri-
jumeau antérieur iQa), le luilvinar (l'ul), le centre médian de Luys (Snw, le corps
do f.uys (CE), et la parti(! inférieure basale du noyau caudé (CXC).
Ici cncon,', le segment postérieur de la capsule interne (Cip) n'existe que dans
la région correspondant au segment interne; du glohus jiallidus (NLi) et du corps de
Luys (CL) et ne citulicnt de libres que dans sa paille anli'rieure (Ci(g). De la partie
postérieure du s(;giii(;nl posli'ricur de l;i capsule iiiteine, celle qui, normalement,
longe les deu.x segmeiils du gU)lius pallidiis, il u'cwiste pas trace, el à sa place, on
trouve une zona incerta (Zii anormahMnent large, l-es couches sagittales (CSgl) du
segment postérieur de la couronne rayonnante se divisent en abordant les ganglions
d(! la l)as(; en diiix |)aiiii's iiié'galcs : l'une se imite en dedans, roriue le segment
r(''troleiiticulain' A<' la cap.-sule intcuiie (Cirl) el s'i'pamuiil dans le iiuMnar iPul) et la
paili(! adjacente du thalamus, l'auti't; concourt à former une capsule (wterne rudi-
mentairc;; elle est recouvei't(! par l'écorce rei)li(''e du lobe temporal, tajussé-e par la
niembraue [qui f(!rme incomplèlemcnt la porencéiihalie. .Méthode de NVeigerl-Pal.
2/1 giandeui' ualure.
frontal des agéuésies calleuses avec le faisceau d'association occipilo-l'routal du cer-
veau normal e| m' coiisidi'rei- comme tel cpie les libres (|ui occupeiil la substance
gi'iso sous-é|)endymaire et (|iii s,, ni jiai lieulièi emeul denses autour de l'angle externe
du vcintricule latéral ipi'elles cumIoui lunl eu > rnehei.
iiiii;i> i>i: l'iiu.i i.i; I h)N i»i'; i.i;(,mH(;i: ci.iu.kii \ i.k.
2i;j
1,1's (/(ni;///M;is (/(• /(/ Imsr i l-'iy. ^'ill i'i :2:iOi cniiiiii ininiil un iini/mi cniidr, un iiiii/nii Imli
CUhlii't' r\ un llinliiinu^ liirii (nii-l iliii'> et sr|i.iir,s 1rs mis ilrs .iiilii-s |i,ii- |cs dillV-irnls
SOJ^incills (II- 1.1 (Mpsuli' illIrlIH'. I.rs cnlli'Ili'S s.l^^ill.lli'S (!Sj;( illl M'^'IIH'tll pcislriiflir (11-
la rmiiimiH' layDiiiiimlc 1''^'. 22".* ri -JiK)) cl lu coiiKiniir iMynmi.iiilc ilu |n|)c m liihiiii-
(pCUi, Kit;. 2Jt) fl 227' s'il r.idifiil dims !<• Ili.ii.iiiiiis.
l.t'S scijmrnis iiiiliiiriir (C.\;\ <, rr(ro-lvnliiiiliiirr < iii I cl sniis-lnili' iiliiircîVAnl'j de hi capsule
Ill.V)»'' (•oiiliciiiiciil |ii cili,ili|iiiii'iil ;i 1,1 fuis lies jiJiiTs rmliiu l|i,il,iiiiii[iics cl i\i'< lilircs
Al ■
BoOp
Y'.
HB
Ci .. J^
CiCgY'-'-'-^ '^
Fu;. 230. — Cas Richard. Coupe Iiorizontale obli(iue passant par la région sous-
optique, le cori>s de Luys (CL), le noyau rouge (.NR), par le segment sous-lenticulaire
de la capsule interne (Cisl) et les radiations olfactives profondes (Holp .
Le segment postérieur (Cip) de la capsule interne est traversé par les radiations
strio-luysiennes et ne contient de fibres descendantes que dans sa partie antéi'O-
interne (Ci(g) ; celles-ci proviennent du faisceau géniculé et descendent dans la
partie interne du pied du pédoncult>. Méthode de Weigert-Pal. 2/i grandeur nature.
tlialamo-corticales, bien ([ue le nombre respectif de ces deux variétés de libres soit
diflicile à établir, étant donné les connexions de ces segments avec la corticalité cérébrale.
On peut, en outre, afiirmer que le segment antérieur de la capsule interne (Cia'i dans la
région thalamiiiue inférieure (Fig. 220 à 228) contient des fibres cortico-protubé'ran-
tielles qui, se détachant comme à l'état normal du reste des fibres de ce segment,
sous l'aspect d'un petit faisceau, faisceau Çféniculé (Cig), Fig. 227), occupent dans la
région sous-thalamique la partie antérieure du segment postérieur de la capsule interne
(Cig, Fig. 228, 229, 2;i0), et plus bas la partie interne du pied du pédoncule cérébral
(Fi, Fig. 2.11), puis s'épuisent rapidement dans la région protubérantielle supérieure.
Quelle est l'origiiic corticale de ces libres du faisceau interne du pied du pédoncule
cérébral (Fig. 2.31)? iirovicniienl-clles comme les apparences paraissent l'indiquer de la
face orbitaire du lobe frontal, ou y arrivent-elles par le faisi'cau supérieur de la cou-
214
ANAÏUMIE DES CENÏUES NEUVELX.
P
Rm
.-4-P
ronne rayonnante ? Dans le premier cas, elles aflirmeraient l'existence de fibres cortico
protubérantielles dans les régions antérieures (face orbitaire) de l'hémisphère. La ques-
io n est délicate ù résoudre, car il faut se rappeler qu'il s'agit dans l'espèce d'une
anomalie d'évolution; nous ne savons pas comment s'eflectue dans ces cas le bourgeon-
nement du cylindre-axe et l'on peut se demander si, rencontrant un obstacle sur sa
route, il ne se fraie pas un nouveau trajet plus ou moins aberrant de la voie nor-
male. Cela csl d'autant plus probable que l'on peut suivre sur les coupes sériées une
partie au moins des libres de la couronne rayonnanle du lobe orbitaire dans le faisceau
supérieur de la couronne rayonnante
(Voy. plus haut, p. 207).
Quant au segment postérieur de la
capsule interne (Cip), bien que, sans
connexion aucune avec le manteau
céréltral, il contient néanmoins un
grand nombre de libres dans toute la
région thalamique de la capsule, il
ne peut exister aucun doute sur la
-AT-n nature de ces fibres qui toutes sont
"VxLtl d'origine thalamique : fibres thalamo-
corticales; elles forment les fibres ra-
diées du thalamus, s'enchevêtrent
dans la zone réticulée, montent dans
le segment postérieur de la capsule
interne, et ne pouvant atteindre le
ccnlre ovale par suite de la porencé-
lihalie, s'épanouissent dans l'épaisse
membrane épendymaire qui recouvre
les ganglions de la base (comparer
les Fig. 22G et 227 avec les Fig. 202 à
2(t4 du cas Longery). Le segment
postérieur de la capsule interne jiré-
sente d\i reste une disposition diffé-
rcnle dans les régions thalamique
(Fig. 227) et sous-thalamique de la
capsule interne (fig, 228, 229, 230).
Bien (]ue mince et étroit dans la ré-
gion Ihalaniique — où ses fibres sont
adossées au premier e( au deuxième
segments du noyau lenticulaire et
paraissent refoulées en dehors par la
v.ono réticulée relativement large du
thalamus, — le segment post('Mieur de la capMile s'élend lu-anmoins dans cette région du
genou de la capsule à la (jueue du noyau cauiié; mais, comme la partie supérieure du
segnientrétiolenlicnlaire fait défaut, la (jneue du noyau caudé occupe une silualion un
pcuiplus antérieure qu'à l'état nonnal (Fig. 227). Dans les régions thalamique inférieure el
sous-thalami(iue (Fig. 228, 229, 230), par contre, le segment postérieur de la capsule ititcmc
est dépourvu de fibres verticales sauf au niveau du genou; il n'est reconnaissable que
dans sa partie antérieure, celle qui est adossée au segment interne du globus pallidus,
grâce à la prc'-sence des nombreuses radiations strio-lhalauii(|ues et strio-luvïiennes et
des fibres du faisceau lenliculaire de Forel (|ui le cloisonnent. Mais (fans toute la région
qui s'étend de la lame médullaire interne du noyau lenticulaire au segnumt rélro-lenticulaire
de la capsule interne (Fig. 228), rii-n n'indique la moindre trace d'un segment posté-
rieur de la capsule interne et à sa place on trouve la zone réticulée (Zr, Fig. 228) et
plus bas la zona incerta (Zi), anormalement larges (Fig. 229) qui s'adosseut directement
FiG. 231. — Cas Richard. Coupe passani [uir
le pédoncule cérébral.
Agénésie presque totale de la voie ju'-
donculaire. Le faisceau interne du pied du
pédoncule (Fi) contient seul des fibres my-
élinisées. Du locus niger se détachent un
grand nombre de fibres (xLn)qui se iiorlent
en arrière, croisent le ruban de Reil mé-
dian et la formation rc'licuh'e de la i alolle
et se dirigent vers le tubercule (juadriju-
meau antérieur. Méthode de Weigert-Pal.
3/2 grandeur nature.
FlP. Vc Tcc
Pan
A.R*"
Fie. '2'M. — Cas Richard. Poiencéplialie double avec malformallon cérébrale. Coupe
transversale de la prolubérance au niveau de rémergence du trijumeau. Agénésie
presque complète de la voie pédonculaire. Développement remarquable des fibres
sagittales du raplié. Intt'giiié de la calotte. Métbode de Wcigcrt-Pal. Li/l erandi-ur
nature.
(',a% Kiclinnl. l'o-
ronni'iilialio iloiil)l«
aviv inairomiiiiioii
r*'T<-lirnl»! rt liylro-
Noudiiro 'lu NOKrmvit
supôridir <lii ninii-
(oau cr'Tfrliral aux
corp» oiiio-sin/îs.
Agéii('!Hio <lii hc|iitini
lucidiim. Alisciicc "In
fibros lori(^'itii'linuli-H
'lans la r<-gion soiis-
<>|iiif|ii(; (If; la>'n|iHtilc
] iilnrne et le jiieil 'lu
péiloncnlo ci'T<';liral à
l'exception du fais-
ceau géiiiiMilé cl
'l'une partie du fais-
ceau interne du pied
du pédoiieulr; ciircî-
hral. Aliseneo de la
voie pédonculaire
dans son trajet pro-
tubérantiel. bulbaire
et médullaire. Ab-
sence de la pyrami-
de antérieure du bul-
be. Développement
des fibres d'associa-
tion et comniissura-
les du manteau céré-
bral avec af^éiiésic
partielle du tronc du
corps calleux. Dé-
monstration de l'exis-
tence d'un système
de filjres thalamo-
corticales. Intégrité
du système des ra-
diations strio-thala-
miqucs et strio-sous-
thalamiqucs.
Fii;. 2.33. — Cas Richard. Coupe transversale du bulbe ]iassant par la jiartie moyenne
des olives. Agénésie totale des pyramides antérieures du bulbe. .Méthode de Weigert-
Pal.'T, 1 grandeur nature. iVoy. Long, /fi' Voies centrales de la fiensibilitc tjcncmle, Jhèse
Paj'is, 1899.)
21(1 ANATOMIK Dt:S CENTRES NEKVEUX.
aux dfiixi."'me et troisième segments du noyau lenliculaiie ou n'en sont séparées que
par ([uelques fibres appartenant au faisceau lenticulaire de Forel.
Le pied du pédoncule cérébral ^Fig. 231) ne contient (à l'exception de sa partie
interne) pas de fibres verticales descendantes; les pyramides antérieures sont absentes,
et les noyaux arqués directement appliqués sur la couche inter-olivaire. La voiepédon-
culaire fait partout défaut dans son trajet prolubéranliel (Fig. 32), bulbaire (Fig. 233)
et médullaire; la périphérie du cordon aniéro-latéral présente la même pauvreté en
libres à myéline ((ue dans le cas Longery [Vïii. 212).
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iiniii-^ m: nioi i:i i kin i»i; i.'im'.oiic.I'; ciiiii; hiî \ i.k. >\i
\i("li. fur l'syili. 1111(1 .Ni'ivi'iili. i;.|. Wlll, ISMT. — (imii.Kii. Du rumoUis&r.mrnt crnhrni
itrophiiiHC. In. Aiili. ^••n. Miil., Isii'.*. (ii i»iii:\. K.iftt'ihiii'iili-lli: rnfirsiirliiiiii/eii iiln:r
./s f)cripliciisfhr uml rriitiiili: Ncrvcnsysfcm. Anh. 1. l'sy. Ii. iiml Niiv«iili. l;,!. ||, 1809-
;i). — Du Mnii;. (',i)rfrs[i()iiili'iizl)l;ill fiir Si'liw li/iT A<'i/li', I HT J. I \ " Sil/.iiri l' iiii \I" Jalire»
.l(> tlt'icinltrc. — Itr Ml Ml.. Nny. Ki^-mmi.. hir SliiruiKjin iln S{)riiilii\ \\. H(l. Voy. .N'issL.
lirnilninl roii (îinlden's liirniinnliimischv l'j.rprriiiifntdhintnsiiriniuijni. Allt;. Zeilsoli. t'.
l'sycliialric, |{il.!)l, IS'.)i-. — IIwi.m. l)fs (illrnitions de la. innrllc conscmitivcs a Varniche-
mt'ul (lu nerf scinliiiiic ilirz Ir ln/iin. Aich. de l'iiys., 1S7H, p. i)04. — IIk.nsciikn. Kllnisrlie
Il iinulomisclic lifitiHijc zur Vntlinlnijir des (ichiiii'^. :t Tlioilo l'iK.ila, ISOO, {H'M. — IIdciik.
l'rher V(ivititit))icn im Vcrlmifr drv l'iinnnidtnhiilni. .Nfiunl. ( Icnliallil., IS'.tT, \\. '.•!»!(. —
ls-i.\UTiKii. l)i'(jcncrii(ions sccomluircs de la inocllr jn'or'o'/iiccs jifir dm Irsions exiirritncuInleA
ilr l'ccorcc rt'i-rlirah . Tliî'so l'aiis, IH7H. — V. Ki'h.i.ikkh. llandhucli dcr (icirehcirhrc des
Moisriu'u. O'"" .\iillngt', l.oipzi;.', 189G. — K\m. TSelIrdijr ziir licnufuisa dur dnrcli (îrossUirn-
liiidc lit'iliiiiitni scciiuddrcn Vci<i)tdern)i(jcn im Uirnslainmc. Aicli. f. l'sycli. ii. Ncivoiih,
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IV. LOCALISATIONS CÉR É lî R A LE S.
La (jucsiion dos locaiisalions cérébrales l'ut iieltenieiit posée el résolue à
l'aide de la nK'lliode anatonio-cliniquo i>ar liroca pour le langage articulé, et par
llughings .lackson pour r(''pilei)sie partielle. Mais, il faut bien le reconnaître, ces
travaux si importants n'avaient point été appréciés à leur juste m(>rite juscjuau
jour (1870) où Fritsch et Hitzig démontrèrent, dans la corticalilé cérébrale du
cliien, l'existence de zones dont l'excitation donnait lien à des mouvements
des membres du côté opposé. Ils désignèrent ces régions sous le nom de cen-
tres psycho-moteurs.
Les travaux de Fritsch et Hitzig ouvrirent une voie nouvelle à la physiologie
Cf'réhrale. Ils lurent bientôt suivis de nombreuses rechercln^s expi-rimenlales et
anatomo-cliniques destinées à contrôler, à vérifier, à confirmer chez le singe et
chez rhomme les localisations, dans l'écorce des hémisphères cérébraux, des
fonctions mcdrices, sensitives, sensorielles, et des différentes formes d'aphasie.
Parmi les premiers travaux parus sur les locaiisalions motrices, il faut citer
ceux de Hitzig (1872-IS74), de Charcot (i87(î), de Ferrier (1878), de Gharcot et
Pitres (1877-1879, 188;? et 1895); puis ceux de Nothnagel (1879), Fxner (1881)
Wernicke (I88!2), etc., etc.; les expériences d'Albcrtoni et l\lichi»di (187(>),
Carville el Duret (1875), de Liiciani el Tambiuiiii. de Franck et Pitres; les
iii;iii< II!' l'iio ii:i I KiN m; i.'KcoHci; (:i;iii.i:i; \ i.K. «ir.»
1 ri li('nlic> t'X|irl illiriililli'^ cl cl lli K | Ile-- i|c I ciller, M 11 II k I I S77 I, < iollz i I S7<> ,
I iicKiiii |Nss . T.iiiiliiiinii isTS, Wciiiickc, V. .Muii.ikiiw, Vialcl, llcrisclicii.
|)c|ciiiii', clc, clc. --iii les luiicl i(iii> sciisili\cs (lu ccrNciiii cl les liic;ilis;iliiiris
(|c-> lllllcl■eIllr'^ Miiii'li'S d'iildiasie.
C.iImIis ciiciili' li'S rcclici'cllfS ('\|i('!lillic|il;iles (le l|iU>le\. Ilui-|e\ cl {'.ceMif
ISSS, |SSS-IS!M)), llorsicv cl Sclialer I SSS , iJisicii iJusscll, \l<.l I , IjiIc-^ sur le
iiiacaqiH' cl l'oranii-oulanj;, - Icsiiiicllcs. (•(iiiiplrlaiil les cxiK'iiciices (!(• l'cnier,
diil iMMiuis (le iiH-iitMllii' (les (idiiiK'cs Irrs |tr('ciciiscs sur lu localisation Une
(les iliviMs iiKMuhrcs cl scunn'iils de incinlire.
Sii^naliuis enlin les icsullals obtenus par la faradisalion du cei'vcau do
riionmic, ajiidiiiuee au cours de diverses Irépanations, d'aboi'd i)ar {{arlliolow,
ScKunania. puis surloul par llorsley et les chiruriiicns américiiins Kecn, Mills,
iliani. Mo\d cl Deaver, Parker cl (iotscli; (iu<d(iucs-iincs de ces observations
p(i---c(lcut tous l(^s caractc'res d'une expérience de physiologie, d'une véritable
vivisection i)rati(|ui''c sur l'Iioninie.
1 . Ijicalisdl'tDiis. corlicalcs.
1. Localisations motrices. — i-a zone cicilnhlc on moirice du cerveau >^'j"« motrice cor-
occnpc la i)artie sus-sylvienne du secteur moyen de rhcniisplière céré-bral;
elle comprend par conséquent les circonvolutions rolandi(iues, le lobule para-
central, les pieds d'insertion des circonvolutions frontale et parii'-tale et, d'après
Horsley et Scliaf(M\ la partie moyenne de la première circonvolution linibique.
Elle correspond assez exactement aux territoires irrigués i)ar les deuxième et
troisit'mt» branches de l'artère sylvienne Fig. (ioi (arli^re frontale ascendante
et artère pari(''tale ascendante) et par la branche paracentrale de l'artère cén'--
brale antérieure, c'est-à-dire à ce territoire |(lont les lésions entraînent, comme
nous venons de le voir, une dégénérescence secondaire du thalamus, du pied du
pédoncule cérébral, de l'étage antérieur de la protubérance et du faisceau pyra-
midal dans son trajet bulbaire et médullaire.
La zone motrice comprend trois centres moteurs principaux, échelonnés de ^"'^ '™'^ ce.T.r»-»
, > 1 ■ • • ; principaux.
haut en bas, et qui sont : le centre moteur an membre inférieur, le centre moteur
lin ilinnbre supérieur, le centre moteur de la face. De ces trois centres, celui du
nienilire supérieur est le plus vaste : il occupe les deux quarts moyens des
circonvolutions rolandiques, s'étend en arrière jusqu'au sillon interpariétal et
comprend, en avant, les pieds d'insertion des deuxième et première circonvo-
lutions frontales. Le centre du membre inférieur correspond au quart supérieur
des circonvolutions rolandiques et au lobule paracentral. Le centre moteur de
la face occupe l'opercule rolan(li(|ue. le quart inférieur des circonvolutions
rolandiques et le pied d'insertion de la troisième circonvolution frontale.
L'excitation électrique de la zone motrice a élt' i»rali(|uée à dilîérentes „ . . ...
^ ^ ' L.\citation electri-
reprises chez l'Iiomme Fig- :23li . Elle a montré que les centras du membre supé- que de ces centres
rieur et de la face comprennent un certain nombre de centres secondaires dis- *^**'^
... . . , , 1 • ,<• • . !• 1 «• 1 1 _ Zone du membre
tincts, préposes aux mouvements des ditlercntes articulations et tle groupes s„,,érieur.
musculaires souvent très hautement différenciés. Les résultats obtenus ne sont
encore ni assez nomhreux, ni assez détaillés pour permettre une localisation
exacte des difTè-renles jointures Ils sont néanmoins des plus intéressants et des
idus instructifs, car ils ont permis de localiser : le centre du pouce sur les cir- Centre du pouce.
220
ANATOMIE DES CENTRES .NEUVEIX.
convolulions pariétale et frontale ascendantes immédiatement au-dessus du
genou de la scissure de Rolando, à peu près à la hauteur du deuxième sillon
f
Fk;. 234. — Les centres sensitivo-moteurs et sensoriels de la face externe de riièmisphèrc
cérébral de l'homme.
Ac, centre cortical de faudition. — F, centre de la face. — .V5, CMiIro du nicinluv
supérieur. — MI, centre du membre inférieur.
I
FiG. 23;;. — Les centres sensilivo-niotcurs rt sensoriels de la face interne de j'Iiémi-
splière cérél)ial ib' Tbomme.
Mf. centre corlical du ini'inlirc iiirCriiMir. — <). reiilfe cortical i\v l'olfaction.— 1", cenln
cf)rtical visuel.
frontal et le cenire de l'rjxnile sur la IVontale ascendante au-dessous du premier
sillon frontal. Ils ont montré, en outre, qu'il est infiniment plus facile d'ohlenir
i.inni;s m ninirci ion im: i. rnntci: cimikimi \ i.i:. *22i
.■lie/ rilitmillr iltic rlli/ le ^lll-c llll lin > Il \ iMIH'Ill rvi/r illilir -rlllr :i l I l('lll:i I ii ill ,
iiifiiif ;i\rr un (■.iiiiiiiil irliilivr ni Inil. (lii ;i |tii ;iiii->i olilciiir ;i 1 rl;il i^nl.-
,.| in.li-|M'ii<l;i iniunil i|r loiil ailln' i \ciinnl : l:i /Inimi i/u rninlr llor^lrv
Niiiiifi'tic, KriMi , les ililliiciils iikjmvciimmiIs iIii /minr : la iJr.inni ll<>isli'>, -Naii-
. riMlc. Ki'cii, DilliT cl lUnliaiiaiu, Vithilm-Hini lloislcy, l'arkcr cl (ioldi, Kocn),
Viiinuisilntn KcMMll.Ia /Ir.iioii isn/i'-f ilf l'uKlri (ll()l>|c\i, Vr.ilriisinii i/r l' iwlfr
(Ki'cn , Vii/iiliiflinii ilrs ^Iniijls Kci'ti. MilU cl llcanii, r\i-.
l'ar l'cxcilalidii de la /.(Hic ilr la l'ace, mi (ililiciil de iiiciin' do iin>ii\ nnciils Zone .i.; la farc.
i^(d(''> cl très (liHV'rcucii'S, lid^ (jiic la rrlrnrlKni linnziiiilnli- ifr lu riniiini.ssurti
ii/)iiih\ Vrli'-rfiliini du froiil <7 des sounils, la furiiinlurc des ycu.r. J<a réiractiun
FiG. 236. — La zone motrice de riiomme d'après les recherches des cliirurgiens améri-
cains et anglais, Keen, .Mills, Naiicrèdc, Horsley, etc.
horlzonldle de In co)nmissure labiah;, produite surluut par la contraction des centre tacnai
muscles zygomatiques, s'obtient par l'excitation d'un centre (centre du facial ^'''■'^"'■•
inférieur ou centre zi/ijonintif/ue) situé sur la circonvolution l'ronlalc ascendante,
à l'union des tiers moyen et supérieur de l'aire faciale, au niveau du genou
du sillon de Rolande, en arrière et un peu au-dessous du deuxième sillon fron-
tal (Horsley, Mills, Lloytl et Deavcr, IIearn,SacIis etGerster). Le centre un fa ci ai
si(/)i'')-ieur occui>e Va partie supérieure de la zone de la face, immi'diatement au-
dessous du centre du pouce. L'excitation de la frontale ascendante au-dessus du
centre zygomatique et au-dessous du centre du pouce détermine la fermeture
des (feu./- (/^«.r mouvement hilati'-ral) (Keen . Par l'excitation de la pariétale ascen-
dante au niveau et en arrière du centre zygomatique, Keen a obtenu Vélécatiou
du front et des sourcils. La rotation siin/ile de la tête a été obtenue par Mills et
Hearn, en excitant le pied de la deuxième circonvolution frontale en avant de la
zone des doigts et de la main. C'est enlin sur le pied de la deuxième circonvolu-
tion frontale, dans l'angle formé parle deiixièine sillon frontal avec le sillon pré-
Contrc facial
pcrieur.
222 ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
Mouvements con- roIandiquG, que Keen, Bechterew, Starr, localisent le centre des mouvements de
iugués de la tête et ... /;... , i j ' ■ .■ • ■ i
desj-eux. rotation de la tête et de déviation conjuguée des yeux.
Zone du menii.ro Qtiaut à la zone du membre inférieur dont les mouvoments sont peu variés
intc'rieur. chcz l'iiomme et le plus souvent automati(îiios, on n"a pu encore la décomposer
en zones secondaires pour les différentes articulations. Son excitation produit
plus souvent des mouvements combinés, associés, que des mouvements isolés.
Mills et Keen, en excitant la pariétale ascendante au-dessus du centre de l'épaule,
cest-à-dire immédiatement en arrière et au-dessus du premier sillon frontal,
ont obtenu l'abduction de la cuisse, sa flexion sur le bassin et la flexion de la
jambe sur la cuisse. En règle générale, on peut dire que les représentations
corticales des mouvements de la cuisse et du genou occupent la partie anté-
rieure de la zone, tandis que celle des petits orteils siège en arrière et attein-
drait, pour (fuelques auteurs, la scissure perpendiculaire externe.
Troui)i(s i.arai.\ ti- Cbcz rhommc, Ics lésions destructives de la zone motrice s'accom-
k^sîLT°dest"rucdves P^o^^ut toujours de troublcs moteurs qui se traduisent cliniquement, suivant
des différents centres j'éteudue de la lésion, soit par une hémiplégie totale et indéfiniment persistante
de la zone motrice .« -ip-i i .«,. , , .. . ,.
corticale. ^V^^ frappe a la fois le membre intérieur, le membre supérieur et certains
muscles de la face et do la langue du côté opposé du corps; soit par une hémi-
plégie partielle [monoplégies associées, monoplégies pures), limitée à un ou deux
segments du côté opposé du corps.
Lorsque la lésion destructive intéresse la moitié sup(''rieure de la zone
motrice et le lobule paracentral, comme dans le cas Scheulé (Fig. 106), elle se
traduit cliniquement par une mo/io^)/'''(//e ô;'ac/</o-c/v/;v//('. Lorsqu'elle siège sur la
partie inférimiro de la circonvolution rolandique elle donne lieu, comme dans le
cas Heudebert (Fig. l'2i). à une ynonoplégie bracliio- faciale. Le plus souvent
cette dernière intéresse à la fois les muscles de la langue et ceux de la face.
D'aulres fois la monoplégie brachiale s'accompagne d'unt; [)aralysie de la face
seule, ou de la langue seule. Telles sont ces varitHés d(> tnnnnplriiies brachio-
fiiciale et brachio-linguale rap{)Ov\éci^ \ydv 11. Martin, Landou/.y, Wood.
Lorstfue la lésion destructive est très limitée, elle produit, suivant son
étendue et son siège, soit une monoplégie pure^ c'est-à-dire une paralysie isolée
de la face et de la langue, du inombre supérieur ou du miMiibre inférieur, soit
une paralysie liiuitéi^ à un ou plusieurs groupes musculaires synergiques.
Monoi.iégies cru- Lcs monoplégies crurales sont rares el relèvent toutes d'une lésion du
obule paracentral uu de l'extrémité supérieure de la région rolandique (tu-
meur, plaques de n^mingito, foyer de ramollissement ou d'hémorragie). Elles
peuvent ôlre bilalf'rales, — [larapb'gie, — lorstfu'il existe deux lésions symé-
triques, ou une fumeur mt-diane comprimant les deux lobules paracentraux.
Elles peuvent survenir dans renfance ou avant la naissance, r(Mever d'une
porencé[)lialie double (cas Ollier, Fig. "23"), et présentent abu-s \r laldeau
clini(|ue do la i)arapl(''gie s|)asiiio(li({ue eongiMiilale syndrôint^ de Littlei.
.Monoi.irt'ies lira l-ies monoplégics brachiales 'résultent de lésions destructives, compres-
'•''"''^^ sives ou liauiiialiquos des dcMix ([uarts moyens des circonvolutions rolandiques.
Elles [x'uvent être totales el rtihîver d'une lésion oceiqiant le deuxième (inarl
supérieur des circonvolutions rolandi([ues, comme dans notre cas Naudin
(Fig. li;{), ou bien purllc/les (>t n'iiilcresser ([ue les exfonseurs des doigfs el
du poignet (Stiiiisoii), ou être liinili'os au pi)igiiet et aux ([uatre dtM'niers doigts
avec intégrité du pouce (Lépiiie .
Monoi.i.-v'ies fa- Lcs monoplégics faciales se traduisent p:ir une paralysie d»>s muscles de
cinlcs inférieures.
raies.
iii:im;s dI'! i'Ho.ii i, I |(i\ m; i/Kcniici-. (:i;iii.i:ii \ i r.. ii'\
Fir,. 237. — Double porencéplialie congénitale de la face externe des lirinispiit'res
C(''iéL)iaux chez un homme atteint, dès sa plus tendre enfance ; de paralysie spasmo-
dique des membres inférieurs (syndrome de Liltle) et mort à l'àge de 79 ans. F.a
porcnci'plialio péuMi-c jus'pu- dan- if vcnirictdi' lal.'inl et siège à droite à l'unimi
t ANATOMIE DES CENTRES NERVEIX.
(lu tiers moyen et du tiers inférieur du sillon de Rolando ; à gauche, à l'union du
tiers moyen et du tiers supérieur de ce sillon. Disposition radiée des circonvolutions
autour de la perte de substance crafériforme, dont le sommet occupe la voûte du
ventricule latéral. Agénésie partielle du faisceau pyramidal (Ricêtre, 1892'. (Voy.
J. Déjerine. Deux cas de rigidité spasmodique eoiujcnitale. Maladie de Little suivie
d'autopsie.} [C. R. Soc. liioL, 1897, p. 2G1.)
corticale bilatérale
du facial suixTiciir.
la partie infé'rieiire de la face — orbiculaire des lèvres, mentonnier, zygoma-
tiques, releveur de l'aile du nez — et dépendent d'une lésion occupant le quart
inférieur de la région rolandique. Dans ces cas le facial supérieur n'est jamais
absolument intact. Lorsqu'on examine le malade peu de temps après le début
des accidents, on constate, en effet, que les rides du front sont moins accen-
tuées du côté paralysé, que l'œil de ce côté est plus ouvert que du côté sain
et que le malade le ferme moins facilement. Quelque discutée qu'ail été la
Représentation patliogéuie de Celle parésie légère du facial supérieur, de si courte durée dans
l'hémiplégie faciale d'origine cérébrale, elle est cependant d'une interprétation
facile, surtout depuis les travaux de Horsley el Beevor. Elle est une conséquence
de celle loi générale qui fait que chez l'hémiplégique, la paralysie est moins
accusée dans les muscles qui, de chaque côté du corps, fonctionnent simul-
tanément — tel est le cas pour les muscles de la moitié supérieure de la face
— que dans les muscles à fonctions plus spécialisées, plus autonomes. En effet,
les muscles homologues à aclion synergique ont une représentation corticale
dans chaque hémisphère. C'est cette particularité qui explique pourquoi on ne
rencontre jamais une paralysie faciale d'origine corticale ou capsulaire, dans
laquelle le facial sup(''rieur soit aussi paralysé que dans la paralysie faciale
d'origine périphérique. C'est là encore ce (jui explique ce fait que, pendant
longtemps, on s'est demandé si le facial supérieur avait un centre cortical. Or
ce centre existe, mais comme il a une action bilatérale, sa destruction n'en-
traîne du côté opposé que des symptômes de paralysie légère et de courte
durée. Les expériences de Horsley et Beevor ne laissent aucun doule à cet
égard. Chez le macaque et chez l'orang, l'excitation du centre cortical du lacial
supérieur détermine l'occlusion bilatérale des paupières, avec prédominance
dans la paupière du côté opposé, tandis (pie l'excitation du centre du facial
inférieur se traduit presque exclusivement dans les muscles du côté opposé.
L'excitation capsulaire a donné les mêmes résultats à ces auteurs, le faisceau
capsulair-e du facial supérieur d'un côté ayant la môme aclion bilatérale que
l'excitation du centre lui-même.
La paralysie isolée de la face, d'origine corticale, est tout à fait exception-
nelle et s'accompagne d'habitude d'une paralysie de l'hypoglosse du même
côté. Plus rarement elle pourra en outre s'accompagner de paralysie du
voile du palais e! de troubles de la déglutition (cas Schweigoffer, Eig. 117).
Enlln, si la lésion de l'extrémité iulV'iieure des liontales el paii('lales ascen-
dantes est i)ilatérale — ce (\m est assez rare — le tableau clinique sera celui de
la j)tiral;/s>(: pseudo-hulhaire d'<iri(/inc rarliralc — })aralysic de la langue, de l'or-
biculaire des lèvres, des masticateurs, du i)harynx, du larynx, démarche spé-
ciale du malade que l'un de nous a comparée (thèse de Leresche, 1891) à la
démarche à petits pas et à tâtons d'un sujet qui marche dans l'obscurité. Nous
ne possédons jusqu'ici que deux observations de cette aiïection (Barlow, !877;
Bouchaud, 1895); la figure 238 a trait à un nouveau cas de paralysie [iseudo-
Paralysio associée
do la lanpue, ilii
pharynx.
Paralysie pscudo-
liiilliaire d'orlj,'ine
corticale par lésion
bilatérale do l'oper-
cule rolandi(|ue.
iii;i;i> hi: iMinii... 1 KiN m, i.'i,(.nn(,i; ci.iu i;n \ i.k. 22:;
l,i,ll,;,i,,. .l'oii^mr ri.rlir.il.". I);iiis c' cas cuiiiiiir dan- «cliii .!.• I',;ul<.\\, rnpnr-
,.,,1,' (ÏMiil.il p:irliri|ir a la li'-sioii.
\,nH (in'nii iM.iiMul s'y iillrndir. 1rs lisions dr ropciculr iclaiidMiih' ri"
,1,, 1111. ni pa^^ iiaissanco :i (l(^s syinplnincs aussi localisrs, aussi di>snn.'s <ph'
cMix l'nuiuis par r.'xprriiiuMilaliou pliysi<d(..-i(|u<'. cl cria s(; cnrn[)rriid, .'•laiil,
(Ituuirr laprtilr rl.Midur occuix-r par clnupir n'prrsriilalion inoIrico.Oii a co[)cm-
,l;iiil (.l.-.M\r un ra- dr paialysi.' coniplrlr des dmx liypo-losses sans parlicipa-
lion i\r la lacr Hcsrnllial, IS78 , à la suilr diiiir Irsion double et syniélrique de
r,.pnTulr tVonlal et rolandi(pir. Ouanl à la paralysie corlieale des iirrfs mastirn-
1,'iirs - d(»nl le centre cortical sicL,'e chez le singe à la partie infrrieure de la
circonvolution tVonlalo ascendante, — elle a clé renconlrée par l'.arlow et par
H(Ui<diaud dans 1rs cas précédemnient cités. Elle existait égaU^nienl d'une uia-
iiirrc Ires n. 'Ile dans notre cas ])ersonn(d ( l•■i^^ -i.'IS). Dans ces trois cas, l'opercule
Fig. 238. — Paralysie pseudo-bulbaire d'origine corticale datant de deux ans et demi
chez un homme de 5.3 ans. Lésions bilatérales exclusivement corticales constituées
par un processus d'encéphalite interstitielle comprenant de chaque côté l'opercule
frontal et l'opercule rolandique, et remontant en s'atténuant jusqu'à la partie
moyeinie de la région rolandique. Dans les derniers mois de sa vie, ce malade pré-
senta des symptômes d'hémiplégie bilatérab; et des convulsions épilcpliformes
(Bicèlre, 1894l Voy. .1. Déjerine. Scméiolor/ie du système nerveux. In Bouchard, Traite
(le patliol. (jén., T. V, p. 460, Fig. 13; Comte, Ces paralysies pseudo-bulbaires, Th.
Paris, 1900, Obs. \IV et PiporUofT. Arch. de Neurol. 1898, p. i33.
frontal était altéré des deux côtés. Nous ne possédons pas jusqu'ici d'exemple de
paralysie unilatérale des nnasticateurs par lésion corticale ou centrale. Il est
probable que, dans ce cas, la paralysie doit être peu accentuée, les muscles
masticateurs ap{)artenant aux muscles à fonctions synergiques. L'expérimen-
tation montre, en effet, que cha(|ue centre cortical masticateur a une action
bilatérale.
La déviation conjuguée des yeux avec rotation de la tête s'observe
au cours de certaines li('nii[)l(''gies par lésion corticale Prévost, llugbling
Jackson, etc. ! : elle est un syni[)L('une ordinaire dans l'épilepsie corlieale ou jack-
sonienne I Landouzy i. Ferrier, Landouzy, Grasset, Wernieke, llenschen placent
dans le lobule parié-lal inférieur pli courbe et gyrus supramarginal) le siège de
la représentation corticale des mouvements de la tête et des yeux. Par contre,
Horsley diagnostique une lésion du lobe frontal lorsque l'attaque d'épilcpsie
jacksonienne débute par la déviation conjuguée de la tète et des yeux du côté
opposé. Mills, au cours d'une opération, dit avoir obtenu une déviation nette de
la tête du côté opposé en éloclrisant la partie postérieure de la deuxième circon-
j volution frontale. Il résulte de nombreuses expériences faites sur l'animal, en
TOME n. 15
Déviation conju-
guée de la tète oî
(les yeux.
226 ANATOMIE DES CENTRES NEFUEIX.
particulier sur le singe, qu'il existe en réalité deux zones corticales, lune anté-
rieure, l'autre postérieure dont l'excitation provoque une déviation conjuguée
des yeux avec rotation de la tête du côté opposé au point exité. La zone anté-
rieure ou frontale serait seule motrice et la déviation conjuguée des yeux et de
la tête — toujours t7ri)isiloire, constatée dans les lésions en général profondes
du lobule pariétal inférieur serait un symptôme indirect de lésion en foyer, dû
à l'évocation d'une sensation visuelle ou auditive par suite de l'irritation ou
de la destruction des faisceaux visuel cortical et auditif cortical sous-jacent au
pli courbe ou au gyrus supramarginalis.
Centres larynïrés Centres corticaux laryngés. — Les deux fonctions que possède le larynx
bilatéraux distincts p l- ^ i c t- • t ■ i ■ i i- i-'i
pour la phonation et — fouctiou vocale et fouction respiratoire — ont une représentation corticale.
pour la respiration. L'cxistencc d'uu ccutrc cortical pour la pbonalion fut pressentie par Bouillaud,
entrevue par Ferrier, par Duret, puis par Munk, et nettement démontrée par
Krauss (1884 et 1890), qui chez le chien localisa ce centre dans la partie antéro-
externe du gyrus précrucial. Pour Masini (1888), cette zone s'étendait en arrière
sur la région motrice proprement dite. En 1889 et 1890, Semon et Horsley mon-
trèrent que, chez le singe, le centre cortical laryngé siège dans la partie infé-
rieure de la frontale ascendante immédiatement en arrière de l'extrémité infé-
rieure du sillon précentral. L'excitation de cette région produit chez l'animal
en expérience une contraction bilatérale des adducteurs de la glotte. Pour ces
auteurs, il n'y aurait pas de centre cortical respiratoire, la respiration étant une
fonction d'ordre organique. En 1895, Risien Russell a montré qu'il existe un
centre cortical respiratoire, siégeant chez le chat et le chien en avant et
au-dessus du centre phonateur. L'excitation de cette région détermine une
contraction bilatérale des abducteurs de la glotte. Ainsi donc, d'après les
recherches précédentes, il existe un C(^ntre cortical de la phonation ot un centre
cortical de la respiration, ayant l'un et l'autre une action bilatérale.
Paralysies laryn- Lcs paralysies laryngécs par lésions corticales ou sous-corticales unila-
^*^"'*' térales ont été jusqu'ici très rarement observées. Dans un cas de Garel (1890), il
existait une lésion très légère du pied de la troisième frontale et de l'extrémité
inférieure de la frontale ascendante, et, dans un autre cas du même auteur, la
lésion siégeait au niveau du genou de la capsule interne. Semon et Horsley ont
fait remarquer (|uc dans ces cas l'examen histologique du l)ull)e n'ayant pas
été pratiqué, ces faits ne pouvaient être invoqués en faveur de l'existence d'un
centre cortical laryngé ayant une action croisée. Dans les deux cas que l'un de
nous a rapportés en 1891, concernant deux aphasiiiues moteurs sous-corticaux
avec paralysie de la corde vocale droite, cette objection ne iieut être soulevée,
car l'examen histologique du bulbe a été pratiqué. Dans ces deux cas, les lésions
sous-corticales avaient di'truil la substance blanche sous-jaccnte au tiers pos-
térieur de la circonvolution de Broca, ainsi qu'à l'extrémité inférieure de la fron-
tale ascendante. Or, chez ces deux malades, la paralysie» de la coido vocale sié-
geait du côté opposé à la lésion cérébrale,
(vntrcspiiar.vnpés Quaut aux ceutrcs corticaux des mouvements du pharynx, les recherches
t.ii.it.raux. expérimentales montrent que ces contres siègent au-dessous et un peu en arrière
(les centres laryngés. Comme les centres masticateurs et laryngés, leur action est
l)ilatéralo.
Localisations motrices corticales chez le macaque et lorang-outang. —
Gràrc aux cxiiidriilioiis ('•li'cUiquos do KcrriiM-, Horsley et IJonvor. ilorsloy c\ Soliâfer,
|.||{Hi:s l'i; n;(iii i timn m; i.i.c.iiiicK ckiii: nu \ i.i:.
227
|iii|ii.-->liMii .11'-, lim-s |.«i-,ili-,iliiiii-^ i-cilicil-'-- r-l i II lin Mil' Il I jiln .i\.iii .•.■.• t\\i/.\>- iilm .i<|ii.
ri r.'I.IIIU 'ill'' (lu/ rilnllllllr.
ViG. 239. — Les ctMilri's inolcurs dos faces externe et interne du cerveau
du macacus sinicu^, d'après Horsiey et Seliafei' iPliilos.Tians.. 1887).
Chez le macaque {Vifi. 239', la zone motrice occupe la réiiion rolandique, empiète Zone motrice du
en avant sur le lobe frontal, et en iiaul sur la faci^ interne de riiémispiièn'. Ou y trouve '"^'^^'l"^*
228
ANATOMIl- DES CENTRES NERVEUX.
Zone motrice
l'oranc
échcldiinrs (le haut en bas, le centre du membre inférieur, le centre du membre supérieur
et le centre de la face. En avant de ces centres se tiouveut, en haut le centre du tronc,
en bas le centre des mouvements de la UHe et des yeux.
<\c Chez l'oianc (Fig. 2i-0', les centres du membre inférieur ^yill du membre supérieur (MS' et
de la face siègent surtout sur la circonvolution frontale ascendante et sur les parties supé-
rieure et inférieure de la circonvolution pariétale ascendante. Le centre des mouvements
de la tête et des ijeux occupe la circonvolution frontale ascendante et s'insinue entre le
centre du membre supérieur (MS) et celui de la face ; mais il existe en outre, en avant
du silbin pii'ci'iilial, un centre moteur spécial des yeux dont l'excitation ne détermine
FiG. 24-0. — Les centres moteurs corticaux de l'orang isimia satyrusi, d'après Reevoret
Horsley (Philos. Trans., 1890l
.1//. centre du inciubrc" inférieur. — MS, contre du membre supérieur.
Zone (lcsnicnil)rcs.
Leurs centres sccon-
ilaircs.
Leurs <Iis|iosiiiunsi
cliez l'oran;,' et le
macaijiio.
qu'une déviation conjuguée des yeux du côté opposé, sans rotation concomittante de la
tète.
Ces centres empiètent les uns sur les autres chez le macaque ; chez l'orang, par
contre, ils sont séjjarés ])ar des aires inexcitables qui existent également chez l'homme :
les éiectrisations fail(\s par KetMi, Horsley, Mills, Parker el (iotsch, Chipaull, concortlent
eu efffd, toutes pour (b'-montrer l'tîxisttMUM! d'un point iiiexcilable situé en avant du genou
du sillon (le liolando, entre le centrt; de la face et celui du pouce.
Zone des membres. — Chaciui des centres moteurs comprend un certain nombre
de cenlies secondaiies dont r(''teiidue est d'autant ]>lus grande quo l« centre est préposé
à un mouvement plus hautement différencié. Chez le macaque, les limites entre ces (lilTé-
reuts centres ne sont, nulle part nelteiiuMit trancJK'es : les centres secondaires empié-
tant les uns sur les autres; mais il exisic ni'annioins pour chaque articulation, pour
cliaque mouvement différencié, ni\ foyer, un })iiint d'élection, dont l'excitation provoque
un effet maximum, i»uis à mesure qu'(Ui s'en éloigne, le mouvement diminue pro-
gressivement, et aux limites de deux centres on observe une V('ritable confusion de
(b;ux mouvements.
Los dilb'renls centres secondaires du membre inférieur sont disposés chez le macaque
(Fig. 241) d'avant en arrière, d;ins l'ordre .suivant : hanche, genou, cou-de-pied, çjros orteils,
lielits orteils; le centre du gros orteil correspondant à l'extrémité supé>rieure du sillon de
iii;iii:s m; nm n 1. 1 ihn m-: i.i.coiici; (,i. lu.iu; \ i.i;.
'22'.»
llt>l.inilii. I.i's ciiili "'S lin inrinliii- sii))iiiiiir >i<\\l, |i.ii >(iiil i r, i rlirluiiiii-s di- li.iiil « ii |i.i->;
Citiiiilr, ciiiiilf, jHtii/nrl, iloijls, imli r r\ ixnii-r, les i.'r;iii(li's ;iitiiiiI;ilioiis i»ccii|(;iiil l.i |i;iili<!
supriit'uri' <lo l.i zoih", l.iiulis qur li-> rnnlios des jiflllfs ;ii liriil.ilions i-t îles mrnivi;-
miMils liault'liii'iil (lillV'i iinii's si,':;, ■ni j l.i |).irlii' inlV-ririir ■•, ,iii vnisiii;iu'<î ilii ifiili»;
nioliMir lit- l.i r.iii'.
C.litv. l'nnni;/ (Fiij. 242), les coiiliTs du wcmhir in('ciii'itr h'occuimuI i|ii(> la circonvoliilion
froiilali'iisi'i'iidaiilp cl sont dispnsi'-s ikui dans le scii-; Iraiisvi'isal.coMiint' chez l(; inaca<|iH',
mais dan» \<- --t'iis mm In, il. Ili' liani en ha», (in li nn\i' les ccMilrcs : </rns orteil, pclils orteils,
cou-ilc-pied, ijciioii cl liiiiirlic: et' (Ici nier ccnlic c'iani juxtapose au (•ciitii' i\r rc|>aule.
Par contre, la disposition i,'rni''ialc des (•cnlll■■^ du membre sitpcrimtr se lappioch*!
bcaui'oup <U' celle (|iic l'on rcncmiliv clic/ le inacaiinc. Les variantes lienneiil à la
conduit' ^\\\ sillon de linlando cIhv. l'oiani,' cl à la ilivxno-ih' îles (-irconvolutions qui le
bordeut. Il s'cnsuil ([uc les dillV-rcnU ccmiIics, au lieu d'èlre l'clielounés de liant en lias
coininc (lie/, le luaraipio, sont silui's l'un devant l'autre ; niai.s,(|iie l'on ledressc pai la
pensi-c le sillon d(> i{olando, et l'analoiiie devient çoinpièle.
L'excitalion de cliaiiin de ces centres di'-lerinine un niuu\enieiit isol»', primaire initial
de la joiuluif (Mirespomlanlc S/f/zia/ si/mplom de llorsleyj; mais, [)OUr peu que
l'excilalion se prolonge, ce luonvemeut primaire est bientôt suivi de mouvements
secondaires, tertiaires, etc., dans les aulics joinlures du membre. L'ordre {March de
lluizliliniis Jackson), dans ]e(|uel s'eiïectuentces mouvomenls secondaires, tertiaires, etc.,
est tout à fait conlorine à ce que l'on observe chez riiomme dans l'épilepsie partielle
dite Jacksouienne et olx'-it à de véritables lois. La proi:ressioii est : l'-paule, coudi;, poii.'net,
main. Ioim|u'(M1 cxcilc les i'(''i:i(Uis ('levées de la zone; elle suit nu ordre inverse, —
pouce, doiiits, [loiizuet, coude, é[iaule, — lors(|u'on excite les r(''gions inférieures. Dans
les régions moyennes, le mouvement commence par une des articulations moyennes;
par le poignet, lors(pi'(Mi appli(jue les électrodes sur la frontale ascendante; par le
coude, lorsqu'on les a|i[)li(iue sur la pariélale ascendante, et se |)ropage de làà la racine
du ineinlin' ou à sa périphérie. L'excitation de la partie antéro-supérieure de la zone
déleriiiine une progression spéciale de mouvements sigiiaU'e par Feriier : l'animal
porte la uiain à la bouche. Ce mouv(Mueul commence i)ar le iioignel i|ui est d'abord
lixé dans rcxlenwion, ]uiis on observe la (lexion des doigts, suivie de la llexion du
coude, de l'adduction et de la rotation de r('paule en dehors.
Le mouvement obtenu par l'excitation électri(iue de la zone du membre inférieur
varie suivant le si('ge d'application des électrodes, mais il s'agit en général d'un mou-
vement de flexion des articulations du membre inférieur. Lorsqu'on applique les élec-
trodes en arrière de l'extrémité supérieure du sillon de Uolando, on agit sur les articu-
lations du cou-de-pied et des orteils, et l'on produit la llexion du pied et la llexion ou
plus souvent l'extension des orteils. Lorsqu'on électrise les régions antérieures de la
zone, à la flexion du pied et aux mouvements des orteils s'ajoutent la llexion du genou,
puis la flexion de la hanche lorsque les électrodes sont appliqués à la limite antérieure
de la zone. La difîérenciation des mouvements du membre inférieur est toutefois loin
d'être aussi fine et distincte que celle du membre supérieur, et dès qu'on emploie un
courant un peu fort on obtient non pas une progression lente, mais une succession
rapide presque simultanée des mouvements des différentes articulations.
Poussant plus loin leurs recherches, I3eevor et Horsley sont arrivés à localiser dans
chacun des centres secondaires (en particulier dans ceux de la zone du membre supé-
rieur) les mouvements propres à chaque articulation. Par l'excitation du centre de
l'épaule prati(iuée de haut en bas, on voit survenir les mouvements dans l'ordre suivant :
projection en avant, abduction, rotatioii en dehors, adduction. Le centre du coude présente
de haul en bas: extension, fnouvemcnt intermédiaire entre l'exlension et la llexion,
flexion ; !(! poignet : extension, flexion et pronation, mouieme)U intermédiaire entre la
pronation et la supination, supination. Dans les centres des doigts et du pouce, l'ordre
s'effectue dans le sens transversal, l'extension en avant et la llexion en arrière. Chez
forantj, la locali»alion des mouvements très difîérenciée est infiniment plus fine que
Leur oxcitation.
Mouvement primaire.
Mouvements sc-
fondaircs et ter-
tiaires.
Ordre de succes-
sion de ces mouve-
ments.
Localisation corti-
cale des différents
mouvements d'une
mt^mc articulation.
230
AXATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
Zone de la face.
Sa division chez le
macaque.
chez le macatiue. L'excitation de i'écorce protluil en général un mouvement primaire
isolé, et ce n'est qu'exceptionnellement que l'on assiste à ces successions ou progressions
de mouvements secondaires, tertiaires, etc., si fréquents chez le macaque.
La zone de la face est très étendue chez le macaque et surtout chez l'orang. Elle
est située au-dessous de la zone du membre supérieur, s'étend en avant jusqu'au sillon
précentral et contient non seulement la représentation corticale des mouvements de
la face proprement dite, mais encore celle de la partie supérieure du tube digestif (/an-
gite, pharynx) et du larynx. Ce qui caractérise cette zone, c'est qu'à rencontre des zones
des membres supérieur et inférieur, elle contient un certain nombre de centres secon-
daires qui président à des mouvements bilatéiaux.
Horsley et Schafer divisent cette zone chez le macaque en deux régions : l'une supé-
rieure, la région faciale supérieure dont l'excitation entraîne le clignement, c'est-à-dire la
FiG. 241. — l^es régions sensitivo-motrices de I'écorce cérébrale du singe (macacus
sinicus), d'après Beevor et Hor-sley (Philos. Trans., 1890, B. p. 81).
Région faciale su-
périeure.
K6î.'ion faciale in-
férieure.
fermeture des paupières, l'élévation de l'aile du nez et l'élévation de la commissure la-
biale; l'autre inférieure, la région faciale inférieure, dont l'excitation détermine des
mouvements de la langue et des mâchoires analogues à ceux de la mastication.
Dans la région faciale supérieure, on trouve contigu au centre du pouce et de
l'index un centre pour les mouvements des paupières, — centre palpcbral; — ce centre
est bilatéral, mais actionne surtout les |>aupières du côté opposé. L'excitation de la
partie prérolandique du centre détermine l'ouverture, l'excitation de la partie rétro-
roiandi(iue, la fermeture des paupières. Au-dessous du centre palpébral siège le centre
unilatéral de l'élévation de la commissure labiale du côté opposé.
Dans la région faciale, infériein-e, on trouve échelonnés d'avant en arrière les centres
pour les mouvements latéraux du larynx, du pharynx et de la masticatio)», et au voisinage
immédiat de; la scissure de Rohuiih», un centre unilatéral de rétraction [horizontale) de
la commissure labiale, puis au niveau de l'opercule rolandique le centre bilatéral de l'ou-
verture de la bouche. Le centre phonatoire du larynx, enfin, siège dans la partie anté-
rieure du pied de la frontale ascendant c; son excitation produit la contraction bilaté-
rale des adducteurs de la glolle. Dans toute la région faciale inférieure, on obtient en
outre des mouvements de la langue et, ainsi que Ferrier l'a signalé, l'excitation de la
rii:iii> Di; l'iidii-cTioN i»i; i ' icoim:!'! (;i:ni:i!it a i.i;
•2:»l
iiailic iUili'iitMiri' tli- ri'llr /uni' tlrlci iiiiiH! I.i |n kIi iisitui, It-Milalidii ih- ^a paili'- prinlé-
rit'iii"', la 1 l'hait iiiii ili- la i.niyiif a^sncii'i- à des hkhivciih'IiIs dr la ImiikIk'.
C.Ui'/. l'orti II ij, llnisli'y l'I |{fcv(ir nul iinii^-^t' cinnic |i|iis Iniii 1,1 liiic lm ali-al i(i|i dc^ Sa <ltiri'Toncinlioti
mt'Uvi'inriils il.' la l'arc, ni iiailirnlnr .eux (1rs \l-\\i> .1 <lr la laiif^ut- ^l'iK.2V2|. Ils oui •:'""• ''"'■""K-
llioiidr i|Ui' Ir iiiitrr ilcs iiiiiiirciin nh nnijitiiiirs ilc lu li'lr ri ili's i/rii.i: est ad jacciil. au <:(!Hl.H'
tlu |iiiiUM',(|u"il ^<it"'^l' >ur la ciicniividiilioii Iroiilali' ascriidanlf, iiiiiiM'dialcniciil aii-d<'-'-(iii'~
«lu is'fiitiu du sillon de Midaiido ol non, (•oiiiini' clic/, le iiiacai|uc, dans TanLiic i cnlranl
des luanclics iioii/i'ntalc cl \crliralc du sillon |ii ci idaiidii|nc. I.'cxcilalinn di- ( c croire
delermiiie /"ofoc/Z/oc nijiidc des jxiiiincrcs cl, lu lulaliuii ,(lans h; jjlan Imi izonlal^ des i'<- <:<;iitn; iialin;-
iicii.r cl dr la <<'/f vers le côte oppose . Au-dessous du ccnire des yeux cl de la lile se trouve '^t.,lu',"^'" t^ V[~
\o crnirc du faci'il supéri<-iir, ccnlic pnlpclirnl, di>nl l'excilalion déliTiniiie la ieinielini; îisr-crxlantc.
liilalcialc di's paupières plus pi'onoiiccc du côlé opposé.
I.e ui.iiid (li''\e|iippenieiil de la niinii(|iie il la iiodiililé exliènn; des lèvres du jeune
FiG. itl. — f>a réi;it>n motrice de la corticalité cérébrale de l'orang (simia satyrus),
d'après Ijeevor et Horsley (Philos. ïrans., 1890).
oraim l'uni déjà prév(iir chez lui une diliérenciation très fine des mouvemeuts deslèvres,
de la bouche et de la lauiîue. Le centre de la lèvre xiipi'rieure siège sur la circonvolution
pariétale asceudanle, au-dessous du sienou du sillon de Rolando. L'excitation de la partie
supérieure de la zone détermine la contraclion de la i^artie supérieure de Vorbiculaire des
lèvres du cùté opposé. L'excitation d'une bande étroite de la circonvolution pariétale
ascendante le long du sillon de Rolando, à la hauteur horizontale de l'extrémité infé-
rieure du sillon interpariétal, détermine l'clévation de la lèvre supérieure du côlé opposé.
Par l'excitation de la partie correspondanlelde la frontale ascendante, onobtient la rélrac-
tion {horizontale) de la commissure labiale du côté oppose. A égale distance entre ce centre
et le centre palpébral, il existe dans la circonvolution frontale ascendante, le long du
sillon de Rolando, un point dont l'excitation détermine le renrersement de la lèvre infé-
rieure du côté opposé. Ces (juatie centres sont unilatéraux. Autour de l'extrémité infé-
rieure de la scissure de Rolando, on trouve (juatre petits centres pour les mouvements
bilatéraux de la bouche, dont l'excitation produit de haut en bas : le renversement oi
dedans des deux lèvres, en particulier de la lèvre inférieure du côté opposé, le pincement
des deux lèvres, Vouverlure de la bouche, la moue des deux lèvres.
Centre facial infé-
rieur
Ropré se n t ation
corticale bilatérale
et unilatérale de ses
centres secondaires.
232
ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
Zone do la tê^tc o
des yeux.
Centre cortical bi- Les mouvomonts de la Umgiic s'obliennent par l'excitation de la partie inférieure de
latéral pour la j.^ circonvolution frontale ascendante. Ces mouvements sont bilatcraux, et la disposition
de leur représentation corticale est telle, qu'en excitant le centre de la langue de haut
en bas, on observe progressivement tous les mouvements intermédiaires entre la pro-
jection de la langue en avant et sa rétraction en arriére dans le fond de la bouche. Par
l'excitation de la moitié inférieure de cette zone, la langue est tirée hors de la bouche,
la pointe dirigée du côté opposé, et son attitude est celle qu'on observe dans l'hémi-
plégie de l'homme. Sa partie postérieure est aplatie lorsque l'électrode est appliqué aux
limites supérieures de cette zone; elle est épaissie, gonflée, lorsque les électrodes sont
placés plus bas. L'excitation de la moitié inférieure de la zone de la langue détermine
de haut en bas : la rotation de la langue du côté opposé, dans l'intérieur de la cavité buc-
cale ; la rétraction de la langue avec rotation vers la joue du côté opposé et épaississement de
na partie postérieure; enfin la rétraction légère de la langue avec aplatissement total et
rétraction horizontale de la pointe du côté opposé. Dans ce mouvement, la langue s'adapte
sur le plancher de la bouche, sa face supérieure est légèrement concave et la pointe
rétraclt'e derrière l'arcade dentaire.
Zone de la tête et des yeux. — Les représentations corticales des mouve-
ments de la tête et des yeux occupent chez le macaque (Fi g. 241) la partie postérieure des
Son siège chez le première et deuxième circonvolutions frontales, en particulier l'angle rentrant des
branches horizontale et verticale du sillon prérolandiqùe. Ferrier a montré que l'exci-
tation de cette région est suivie d'une déviation conjuguée des yeux et de la tète du coté
opposé avec dilatation des pupilles, — l'expression de l'animal étant celle de l'alteMlion
et de l'étonnement, — et que la destruction de cette même région détermine une dévia-
tion conjuguée de la tète et des yeux du côté de la lésion. Les recherches de Ferrier
ont été confirmées par Horsley et Schafer, par Beevor et Horsley, qui différencient le
centre des mouvements de la tète de celai des yeux ; Scliiifer et Mott enfin, dissocient
dans le centre des mouvements des yeux un territoire moyen dont l'excitation détermine
la déviation conjuguée simple, un territoire supérieur dont l'excitation est suivie d'une
déviation latérale avec abaissement des globes oculaires, et un territoire inférieur dont
l'excitation provoque, avec la déviation latérale, une élévation des globes oculaires.
D'après Horsley et Beevor, le centre des mouvements conjugués de la tète et des
yeuxest situé chez Voi'ang (Fig. 242) entre le centre du pouce et le centre du facial supé-
lieur; il siège sur la circonvolution frontale ascendante immédiatement au-dessous
du genou du sillon de Rolando et non, comme chez le macaque, dans l'angle rentrant
des branches horizontale et verticale du sillon préroiandique.
Des mouvements des yeux peuvent encore être obtenus, ainsi que Ferrier l'a montré,
en excitant des régions postérieures de l'hémisphère, le pli courbe, la première circon-
volution temporale (Ferrier), le lobe occipital (Schafer, Munk, Scherrington, Risien
RusselljObregia Rechterew). Mais il s'agirait alors d'un mouvement indirect, dû à l'exci-
tation des centres sensoriels de l'audition, de la vision, passant à l'évocation d'images
visuelles ou auditives et assez analogues aux mouvements de la tête, des yeux ou du
pavillon de l'oreille, lorsqu'une lumière ou un son viennent à être perçus.
Le centre postérieur occipital ou occipito-temporal des mouvements des yeux est en
partie au moins sous la dépendance du centre (Ultérieur ou frontal. Sch'ÀÏer a montré (jue
l'excitation du centre frontal a une action plus directe sur les muscles des yeux que le
centre postérieur, car la période latente de ce dernier a une durée beaucoup plus longue
(lue celle du premier.
Il résulte, en outre, des expériences de Pick, de Risien Russell, que tous les mouve-
ments des globes oculaires ont une représentation corticale bien que l'aire corticale
des mouvements de latéralité soit beaucoup plus importante que celle des mouvements
de rotation, d'abaissement, d'élévation du globe oculaire.
I,a réffion cxi i- Localisations capsulaires chez le macaque. — Après avoir étudié les locali-
tablo do la capsule sations motric(!S corticales chez le macaiiue, Horsley et Reevor ont di-liMininé le trajet
intorno chez Ip ma- i • i r • ■ i i i . \ ' , , ■ ' x
..jj, up capsulairc du laisceau moteur. Leurs recherches sont basées sur quaranle-Irois cxpé-
.Son
ror.in;
ii;i;i^ iii, l'Uni i.CTiDN hi; i/iiconch; ciiiu.iii; a i.i;.
iXi
rieiU'i'S l'iiili's Iniilfs siii II' Unir, uns siiiinis. l'iljcs ilniiniili l'iil i|ih- le fuiscc'iil iiiolriir
pri'>;i'lllf li.llls 1,1 (Mli^lllc lIllilIH" Mil ll.l)cl cl mil- l'iciulllr \ ,1 1 l.l M l'S siiivitiH !'•.•> Il.lll-
li'iiis. h. 111^ la l'i:^. 2i.! riii|ii iiiilic ,mi\ .iiiIimh^ |iir. .'•.jciil s, l.i ii-L'inii «•\( il,i|i|c ,[•■ |,i
ia|iMll<" inlciii.' r-.l iiiscrili- mii IiiiiI ((Uiin'^ lim i/nnl.ijr.s, ('•I.il.'i'ts de li.iiit l'ii li.i-<. --
C.I'S COllIlfS IIKiIlIlrllI IIIIC l.'l rr-;:iull (Al il.llilr ilr 1,1 iM|iMlIc (I|-CI1|IC (L'UIS l.'l ll'^'ioll lll.lla-
lllii|Ut' SU|)l''li(MMi' I l.l |in'-i|ll<' liil.ijili' (Irx -rijliirllK ,111 1 1' I MU l - cl | k i- 1 1' Mc|| | -, i|c |,|
, i|>Milf, il I'i'\r('|il KHI lie 1,1 |i,iilic Imil ,i r,iil l'iiuiLilc ilii nci^^idciiI aiili'i iciir. Sur |c-
iipcs Mii\,iiilc> Il cl il! . 1,1 |Milic iiic.\<'il;ililc du sc^'iiii'iil. anti'riiMir aii;:iiiciilc, une
I , uion iii('\rilal»li' apiMi'.iil à l.i |>;iilii' |H)>(r'iiciiic du sri,'iiiciil [mslciicur ( III , de lc||c
vcu le i|U(' la zoiic e\iil,ilde de la ia|t>ule iiilcriit' .se ciiiitiiie au ijeiKui de la caiisul*; cl à
l.l plus i;rai\de |>;ii lie de -nu seiîMicul posiéricur. Sur les cmipes (|ui Jud'-rcssoiil la n'-tiion
lli.il,iiiiii|Ue niiiyeiiiie et le ^hdius pallidus. la /.oui' excilalije euipièle de nouveau sur le
-c-iiiciil auliTieui' de la capsule coupes l\ cl \ , puis elle se ralliasse sur c||e-mr'iii(;
cl u'eciiipe li.iii'- les n'i,'i(iiis I li,il;iMiii jue iuliMicure ci siiii>-l li,il.iiiiit|iic i]uc le izeimu el,
FiG. 243. — l.a réiiion oxcitable de la capsule infcrue du singe ^macacus sinicus),
vue sur huit coupes liorizonlales élagi'es de liuul. en bas, d'après Beevor el Ilorsley
(Philos. Trans., 1890, 1$. PI. oi.
le segment postérieur de la capsule interne (coupes VI, VII et VIIIi. Sa liinile [Posté-
rieure est consliluée par la lame médullaire externe du noyau lenticulaire.
A la partie postérieure du segment postérieur, il existe donc une zone inexcitahle
qui apparaît à peu près à l'union des régions thalamiques supérieure et moyenne, s'ac-
croît rapidement à mesure que l'on descend el acquiert sa plus grande étendue dans la
région sous-fhalamique aux confins du pied du pédoncule cérébral.
L'excitation de la capsule interne détermine d'avant en arrière des mourements dca
yeux, de la tête, de la face et de la langue, du membre mpcrieur, du tronc et du membre
inférieur. Le point extrême antérieur produit l'ouverture des yeux, le point extrême
postérieur des mouvements des orteils. Horsley et Beevor ont montré que lorsque, sur la
Fig. 241 représentant les dilTérentes régions excitables de l'écorce du macaque, on lire
des lignes obliques qui, partant des foyers des difTérents centres secondaires, sectionnent
à angle droit les deux tiers supérieurs du sillon de Roland, on obtient assez exacte-
ment la disposition de l'arrangement antéro-posté-rieur des fibres excitables de la capsule
interne. — D'avant en arrière ou les Irouve échelonnées dans l'ordre ^l'^né-ral suivant :
OiivtM'tiire (les yeux
HotJition (les yeux
Ouverture de la bouche. . . .
Rot,iti(in (le la tète et des yeux
Rotation de la t("'(e
Langue
Coiumissure labiale
Yeux.
Face.
Tète et yeux.
Langue et lace
234
ANATOMII:: DES CENTRES NEKVEUX.
vroiusion, de la, langue
otwertLW^ de lo' iouc/ie
'■■ otLverUve des yewr
,.rotaCu)n des^eLLX.
rotation de l^{ct£. etdesi/eua:
a/iffle de la, bouche
rataiic^-^ de lit tète.
■ 'épaule
'/.doigts
_,couiie,
^.aidomeriy
. - pou/mi
■ -.kancTie
■ -^ peliis orteds
■ - ^gros orteil
' - ^qenou.
"^^cow de pied-
. rotaticn, des yeuo-
' ' , ouvertzire desueucc
' rotation- delà. iéâe
. reùrac&cru de la œmjrussure laiuzle
'- - projecùjcn. de la, lan^u-
_ _ épauZc
_. -doigts
coude
_ _ poignet
oMornsn,
— poiux
— TumcTve
— genouy
--.petUsorteilc
'--cou, de pied,
' - - rotaÂon desgeua: eide la- iéte
'"-.cr es orteil'
o avertir: desj/eua.
,■ rotation, cZej geuœ
, ■ ' rotcctWTL de la tèie et- des geiur
■■\ rotaluin de- la, tète
'' ouverture de loyiouche
■ ' J . riHtaxlian, de La commissure laiiali
,.protusion de la-langwe
','. . coude
. . - pouce.
doigts
épaule
poiqnet
— Tianchc
'-■ .aidorn-en
"--genou.
''--COU. depted
'"-^gros ort-ed
"''petUs orteilf:
rotation des yeiuc
■ ' '_ ouoertare. des gcua.
■'\ rotation. de la, tête
, - ' ' ouverture de la iou-che
- ' " _ épaule
.'' _ TétraUion. de Li. ccmmcsjure labiale
' ', .doigts
'\ rotation delà têleetdeji/etuc
- _, couati
" _.languji
'.'.. - potue
cou de pied
ahdonu'ri
Jumc/ie
•■ --genou,
'•--petits orteils
^-- groi nrteù.
TTC _.-',.
Ah'-'-''-''''' -
, QiivertZire. des gea<c
T^tattxin des yeua:
' rûtalionde- la. tête
aiwertzirt- de la-d>oa/Ae
'rotaiion de la^tlte et desgetiA
'' reinxclion^ de. la. commzssart leà
''prfflusùin de la langue
'..Coude
. dpigts
. epazzle
-aidom&n,
..poignet,
-pouce,
.hanche
-genou,
-gros oried
- petite orteils
' cou. cUpied-
ouoerture, des geacc
rotation, des- geua
Tota&on de. la^tète
' protu-sion^de la. langue
'ouverture de la. ioache
coude
. rçtrojction, de la, commissure IcSk
_épcujle
doigts
. poace
■poignet
Tiomche
cou. de pied
aidomen,
ptùi(,s orteils
gros orteil
.ouverbiredes geua
reiaiion des yeiuc
, roiatwn. de la, tête
. rotation- de la-lete ei desgeuac
,proiasion de la. langu-e
_ aidomen
.réiracéion de la. cam-nzissurelabud
. épaide
.poignet
-Caude
-pouce
■ hanch-e
-.doigts
-gros orteU
- cou de pied
-genou.
- petits orteils
^rotation des geua:
■' ouverture des ueua.
'' rétraction de Iç^camriissareUÀ
■■' coude
■''épaule
• ''_ rotalXon de la tète
doigts
.'. . poignet
. . .pdUs orteils
---cou-devied,
-- aidorrlen.
--~gros orieU,
- - - pouce
Ek;.
Eoralisiiliniis nidlriccs capsulaircs clie/. le inacacus sinicus, d'apirs Moevor
cl Morsley (IMiilos. Traiis., I8i)0, B).
rir.ur^ iti: |'i;ii.ii;<:tiiiN ih i.T.c.nitr.i; (;i;iii:i:i; \ i.i;. ïx;
Mriiilin- -.iiiiiriiiic.
K|i.'iiili'.
(liiiiilf
l'ui-n.l
llnl^h .
l'ont»' .
Trniir . ,
llilli'llr .
( .Mii-ilc |>i
Ml
(ii'r\uii . .
(iros orU'i
1. .
IVIils orl.
ils.
■}
Triiiif,.
Miinlii'i' inrri-jciir
l.dl -ijlli'. (I'.l|i|r> les liav;ill\ ilr liul --Irv l'I lircvnr, ii|| t'\,imil|i' ijr pllIS |i| i'^ i',! I T,: llf,'f;-
inenl anli'iii-|tii>l(''i'i('ur de ces lilucs excitables aux clifTéieiiles liaiilt'urs «le la capsule
inleiuf, on Irouve, il est vrai, de légères variations (Kig. 244), mais l'ordre général reste
le même, — les fibres motrices des i/cii.r. de ht farc, de la tète et de la lawjue passent par le
genou de lu aipside interne et la partie excitable du seyinent antérieur, tandis que les fibres
du mendnc snpérienr, du membre inférieur et du tronc passent par le sefjment postérieur.
L'arrangemenI aniéro-posiérieur des libres excitables de la capsule interne n'est
donc i|u'une imilalion deiehii des régions excitables de l'écorce; cela est vrai, non seu-
lement pour les régions principales, mais encore pour les subdivisions des différentes
régions; ainsi )ioui' les membres, les grandes articulations, telles que la hanche, l'épaule,
sont situées eu avant dans la capsule interne comme dans l'écorce, tandis que les arti-
culations petites ou hautement différenciées, telles que le pouce, le gros orteil, occupent
les parties postérieures de la capsule interne. Les fibres destinées aux mouvements du
tronc sont situées en général dans la capsule interne, entre le membre inférieur et le
membre suju-rieur.
I.rs mouvements propres à chaque articulation présentent en outre, dans la capsule
intiMue, la même disposition que dans l'écorce. Ainsi, dans l'écorce comme dans la
capsule, l'extension du coude, des doigts ou du pouce occupent une situation plus
antérieure, la llexion une situation plus postérieure.
La concordance parfaite ipii existe entre les zones excitables de l'écorce et de la
capsule intenir c^l bien mise en relief par les mouvements des paupières. La représen-
tation corticale du facial supérieur, en particulier, de la fermeture de la paupière du côté
oppose, occupe, comme nous l'avons vu plus haut, ime zone étroite comprise entre le
membre supérieur et la face, tandis que les autres mouvements des paupières occupent
un siège beaucoup plus antérieur. Dans la capsule, la fermeture des paupières occupe de
même une situation plus itostihieure et voisine des représentations du nicnibn' supi'-
rieur et de la couronne labiale (llorsL'v et Heevor).
Les expériences de Horsley et Beevor concordent donc complètement avec
les recherches de l'un de nous sur le trajet capsulaire et pédonculaire des fibres
(jui tii'ent leur origine de la réj^^ion rolandique (Voy. Fig. i9). L'excitation de la
partie postérieure du segment antérieur de la capsule interne, observée par
Horsley et Beevor, déroute au prime abord et semble en contradiction avec
ces recherches. En réalité, il n'en est rien. La ri'gion excitable de Cia ne déter-
mine en ellet chez le singe que des mouvements des yeux et de la tète : or la
représentation corticale de ces mouvements occupe chez le macaciue un siège
très antérieur, elle est située en (imnt du sillon pn'central, et comprend une
étendue imi)ortante de cette partie du lobe frontal qui envoie des fibres de
projection dans le segment antérieur de la capsule interne. Mais de ce ([ue la
partie postérieure du segment antérieur de la capsule interne est excitable chez
1(> ma('a(|ue, il ne s'ensuit nullement qu'elle livre passage chez l'homme à des
libres à fonctions motrices.
236 A.NATo.MIE DES CENTRES NERVELX.
2. — LOCALISATIONS SENSITIVES DE L'ÉCORCE CÉRÉBRALE. — Nous savons I
l)ai" lanatoinie tiuc le ruban de Reil se termine en s'arborisant dans la couche
optique, et que de ce dernier ganglion partent des libres destinées aux diffé-
rents modes de la sensibilité générale, et allant s'arboriser dans l'écorce; s'il est I
universellement reconnu que la corticalité cérébrale est laboutissant des fibres l
de tous les modes de la sensibilité, il existe encore quelques divergences parmi
les observateurs, en ce qui concerne la topographie exacte dans Técorce deS'
zones de la sensibilité générale. '
Les k'sions de la Pour la plupart dcs auteurs, il est admis, depuis les travaux de Tripier 1 1877),
ro"mptc"ne*nt ^ de ^^^ ^^^ lésious partielles ou totales de la région rolandique, — c'est-à-dire de la
troubles do la sensi- zouc dite motricc — déterminent chez le chien, le singe et chez l'homme, en
même temps que des troubles plus ou moins accusés de la motilité, des altéra-
tions de la sensibilité.
Chez l'homme, ces troubles sensitifs sont très fréquemment observés dans
les cas d'hémiplégie par lésion corticale. Ils peuvent porter sur tous les
modes de la sensibilité, mais ces différents modes ne sont pas toujours pris
Ils peuvent inté- SU même degré. Ils peuvent donc intéresser la sensibilité supcrficictle (tac-
resser la sensibiiiié jjig douloureusc, thermique) et la sensibilité profonde (articulaire, muscu-
superficielle et la t / i i \ j
sensibilité profonde: laire). Ils pcuvcnt intéresser également: le sens des attitudes segmentaires
le sens mustuiairc ot (m^jon de posiliou ' OU seus musculairc qu'il ne faut pas confondre avec la
le sens stcreognos- ^ t^ ni. "■
tique. sensibilité propre du muscle, laquelle indique seulement le degré et la durée
de la contraction), le sens de la force, et enfm le sens dit stéréognostique,
— Holïmann, 1885, — c'est-à-dire la faculté ([ue nous avons de reconnaître
la forme des objets par la palpation. Mais pour nous, tous ces soi-disants sens
n'existent pas en tant que sens spéciaux; ce sont des résultantes, des asso-
lions de sensations simples, élémentaires : tactiles, douloureuses, thermiques^
articulaires, musculaires. Lorsque, les yeux fermés, on reconnaît un objet en le
palpant, lorsque, dans les mêmes conditions, on place ses membres dans telle ou
telle position que l'on vous désigne, la notion de laj forme de l'objet, celle de
l'attitude réalisée sont la conséquence de l'association do différentes sensations
simples, superficielles et profondes. Dans son acception la plus large, le sens
stéréognostique comporte la reconnaissance non seulement de la forme de l'objet,
mais encore des propriétés physiques de cet objet, telles que sa consistance et
sa température. Il est partant évident que ce soi-disant sens stéréognostique,
loin de représenter un mode de sensibilité simple, n'est autre chose (ju'un com-
plexus, une association de divers modes de sensibilités t''lémentaircs, provenant
de la sensibilité superficielle et de la sensibilité profonde, mais c'est surtout la
sensibilit(3 profonde (|ui nous donne la notion de la forme de l'objet, de môme
qu'elle nous donne aussi la notion des altitudes segmentaires. La perception tac-
tile de l'espace n'est pas plus une sensation simple (pie sa perception visuelle ou
auditive, et la clinique montre que le sens dit stéréognostique est, en réalité,
I . l-ors(|ii{' le in.iladc a perdu la iii>tii)i) ilc imsilion — sciisiiiilitc miisciilairo, afiii'iilairc — il ne
I)Oiit reproduire avee l.i iiiaiu du (•(Me sain l'altitude passivement imprimée au membre malade,
mais si l'hémipléffic! est lieu prononcée, il pt-ut avec le membre malade rei)roiluire très exacte-
m(;nt raltiliidi! imprimé*; passivcnu'iit au miMiibre sain. L'explication lie ce fait est aisée, si l'on
réfléchit <|ue du (■(Jté du membre paralysé, le centre cortical étant lésé, les impressions périphé-
ri(|ues ne |)rovo(|Menl le réveil d'.aucune imafji; de mémoire de moiiveinenl, tandis (|ue les im-
pressions périphéricpies du menibn; sain, réveillant les imaj^'es du centre corlical correspon-
dant, ces dernières, transmises par le corps calleux, viennent dans le centre corlical lésé y
produire lo mouvement correspondant à l'allilude du membre sain.
iii;i;i;s m nio ii'ciion i»i: i i'c.ouci-: r.i;iu;iin ai.i;.
2:»7
tniancsthriio oorli-
ralc.
mit' jis^t)i'i;ili"ii ili' |iltisi(Mii> scii salions Miii|)lrs. (le sont la, des lails liicri l'oniiiis
,11 cliniinn' il ->ui crlli' (Hirslion. nous ni' poiivons du rcsli;, (pic piirhif^cr l'opi
iiiMii df li II 11 11 11. \ on MiiiiaKiiw . ( '.lapairdc, ri iiniis cros mus, ipir l'on (loi! p.ii Iit
luMi d lin sens slfit'oi4ii(>sli(|ii(', in;iis hini d'iiiir pcici'pliun slricoLiiosliipir.
|,'li(Miii;iin'sllit''si(' corlicalc prcsciilc les caiiiclii r-> siii\aiils : elle ••>! d'ordi-
iiairi'. p:is loujoiirs ccpriidaiil . arroinpMLiiii'i' d iiiic liciiiipli'Lïir. cl le nirinlirr le
plu- pai;il\s(' csl cii iiiriiii' Iciiips le plus ancsl liisii'. || n r\islc pas de par;illi''-
lisiiii' ni Ire li' dc^ic di' 1 lirmiplcLiic i-l crliii dr 1 iM'iiiiaiii'sjlicsic. I ne hr-iiiiiih'^dc
inoNcniic on Iri^'s peu accusée pouira s'aci'oiiipa^ncr d'niM^ ancsllicsic lies pro-
noiici'c.el rirr ri'rsii. Mais (|iiel (pie S(dl le (le,i,M'(' (le riuMiiiph'^'ie qui accompa^'iie
riu'iiiiMnesIlii'sie. ou coii'-lale d Hrdiiiaire un rappori ('di'oil entre Tt-lal de la
scnsihilili!* et celui de la iiudilité; le nieinhiM! le plus aiiestliésii" ('laiit en iin-'iiie
Icinps le jdiis paralyse.
jiii daiilrcs leiines, dans rhémipl6j?ie |iar li-sion ('('rt'bralc cijinpliqu(îc
d'hciniauestlii'sic, les trouhles de la seusiliiliti' sont plus marqués au nioinbro
supérieur (|u'au ineinhrc iulV'rieur, au tronc et à la lace, et au niveau de cette
extrémité suptTieiiriî ils sont d'aulaiil plus accusés (pie l'on examine des régions
plus ('loijiui'i^s de la racine du nu>mbre; la main, [lar exemple, est plus ancs-
llu'siée (pie lavant-bras, ce dernier est pJus insensible (pie le bras, etc. Cette
(listribuliiui de l'auesthésie, sur huiuelle on n'a Lfuère attiré l'attention, nous
IKirait appartenir en pro])re à riiémiancsthésie organique, car jusqu'ici nous
ne l'avons jamais observée dans l'hystérie. Nous savons aussi que dans cette
dernière all'ection l'Iiémianesthésie se présente parfois sous forme segmentaire,
— aneslhésie en gant, en manchettes, en gigot, — particularité que nous
n'avons jamais rencontréedans Thémianesthésie relevant d'une lésion cérébrale.
I/intensité de celle hémianesthésie organique est variable; parfois très pro-
noncée, elle n'atteint jamais le degré que l'on rencontre fréquemment dans
riumiianesthésie hystérique, et dans laquelle la perte de la sensibilité peut être
totale, absolue. D'une manière générale, elle s'atténue à partir du moment où
elle est apparue, et peut même disparaître au bout d'un tem[)S plus ou moins
long; mais, par contre, elbî peut persister iiendant très longtemps, pendant de
longues années. Lors(iu"elle diminu(^ — et c'est le cas le })lus ordinaire, la règle
pour ainsi dire — c'est dans les extrémités des membres, et en particulier dans la
main, que la sensibilité revient en dernier. Le retour des fonctions sensilives
se fait donc lentement et progressivement de la racine du membre vers son
extrémité. 11 résulte des recherches faites dans le service de l'un de nous, à
Bicêlre d'abord, puis à la Salpêtrière, que les troubles sensilifs sont plus per-
sistants chez les sujets âgés que chez les sujets jeunes, et d'autant plus du-
rables que la lésion corticale est plus étendue et plus profonde, partant, a
di'truil un plus grand nombre de libres d'association inlra-corlicales.
Celle hémianesthésie corticale ne porte que sur les divers modes de sensibi-
lité générale énumérés plus haut, et les sens spéciaux sont toujours intacts. Les ^®°^ spéciaux : v
. . . . . * ■* ouie, goût, odorai
Son intensité.
.Sa durée.
zones corticales des sens six'ciaux — vision, ouïe, goût, odorat — sont en effet
trop éloignées de la zone rolandique pour participer à la lésion de cette dernière.
En outre, une lésion unilatérale de cos centres corticaux sensoriels ne détermine
pas de troubles apprt'ciables — sauf pour la vision. — L'audition, le goût,
l'odorat, en elfel, ont des centres corticaux bilatéraux communiquant entre eux
(Voyez Localisations sensorielles). Pour la vision par contre, une lésion corticale
s'étendant jus(prau pli courbe et sectionnant la couche sagittale à ce niveau,
Elle respecte les
."ue,
dorât.
238 A.XATOMIE DES CE.XTHES NERVErX.
pourra produire une hémianopsie homonyme latérale siégeant du même côté
que l'hémianesthésie, et ce phénomène sera hien plus constant encore, si, outre
la lésion de la zone rolandique, il en existe une seconde au niveau de la scissure
calcarine. C'est là une éventualité possihle, mais rarement observée. Quant à
l'existence d'un rétrécissement du champ visuel du cùté correspondant à l'hémi-j
anesthésie, c'est hà une particularité qui fait toujours défaut dans l'hémianes-ii
thésie organique et qui, lors({u'elle s'y observe, dépend de troubles fonctionnels ^
surajoutés, hystériques ou autres. Il faut du reste pour l'hémianesthésie corti-i
cale, comme pour l'hémianesthésie capsulaire, se rappeler que cette association i
de troubles fonctionnels venant se greffer sur des symptômes organiques, n'est
pas un phénomène très rare (Voyez Localisations sensitives capsulaires, p. tî56).
Dans beaucoup de cas d'hémianesthésie d'origine corticale, on a constaté que
la lésion rolandique empiétait plus ou moins sur le lobe pariétal. 11 ne faut pas
toutefois en conclure que les troubles de la sensibilité relèvent de la lésion du lobe
pariétal ; les hémiplégies post-opératoires consécutives à la lésion volontaire ou
accidentelle de la zone motrice au cours d'une trépanation, les hémiplégies par-
tielles ou totales dues à des lésions nettement localisées à la région rolandique,
s'accompagnent toujours de troubles de la sensibilité générale et musculaire, et
ces troubles sont en général plus ou moins persistants si la paralysie elle-
même est durable.
Son interprétation. La pathogéuie de CCS Iroublos scnsilifs a donné lieu à de nombreuses inter-
prétations. Un certain nombre de physiologistes attribuent tous les troubles du
mouvement soit à la perte de la sensibilité tactile (Schiff), soit à la perle de la
conscience musculaire (Ilitzig , soit à la paralysie du sens musculaire i Nothnagel),
à la perte de la puissance de perception (Goltz) ou à une paralysie psychique
(Munk, Bastian). De ce fait, ils nient donc l'existence même des centres moteurs
corticaux. Pour Munk, ces troubles sensiti.'"s jouent un nMc si prépondérant,
qu'il désigne la région rolandique sous le nom de zone sensible (^Fiihlsi)hare).
Locaiisationot La plupart dcs clinicieus et des expérimentateurs récents admettent, par
contre, l'indépendance réciproque des troubles moteurs et sensilifs consécutifs
aux lésions de la région rolandique. Mais tandis que Tripier, Wernicke, Pelrina,
Luciani etSeppilli,Jastrowitz, Lisso, Flechsig, Henschen, Déjerine, Mott, Schâfer
identilient la zone motrice et la zone sensitive dans la région rolandique; d'autres
auteurs, tels que Charcot, Ballet, Nothnagel, Ferrier, v. Monakow, localisent la
zone sensitive dans une région distincte de la zone motrice. Ferrier place la zone
sensitive dans la circonvolution do l'hippocampe; son opinion en opposition avec
les données anatomo-pathologicpies est du reste combattue par tous les auteurs.
Ilorsley et Schàl'cr (1.SS7) placent, chez \{\ singe, les centres sensilifs corticaux
pour le tact et la douleur dans la circonvolution du lobe limbique. Colle opinion
est infirmée par ce que nous enseigne la pathologie humaine, et c'esl cette der-
nière (pii doit juger en dernicu' ressort. Pour Charcot et Ballet, la zone sensitive
comprend loulo la parlieposlérioure de rin'".nisphère (lobos occipital et pariétal)
et empiète en avant sur la zono rolaudiciue. Nothnagel localise la sensibilité
générale, et en particulier le sens musculaire dans le lobe pariétal ; v. Monakow
invoque en faveur de cette localisation les connexions — indirectes il est vrai —
du lobe pariétal avec le ruban de Reil médian (Voyez 11' partie, Ruban de Ueil).
Nous avons vu plus haut que les h'sions strictement limitées à la zone rolan-
(li(jue entraînent des Iroublos moteurs et sensilifs très marqués. Ce fait suffit
donc pour aftirmerles fonctions sonsilivo-niolrioes de la région rolandique.
étendue de la zone
sensitive corticale.
iii;i;iv Di; l'iîoj l'f. ii o \ i»i; i.'KCoiici': (;i:iti.i;i; \ i.i:. rw
Mai> t'ii ptMil M' (IrmaiidiT ^1, roiiinic le vi-iil Ti ipirr, hi /une x'ii-ilivf rst
,\:ii-l(Mnriil siipri|)ost'i' ;i la /.mic iiKtli'iii-, ou si , plus (■IcimIiii- <|ii(' ccllr (|('i'iii(''rn,
,'\\r ne la ilt'|)ass(' pas en airicn' ri n'cMiipirlc pas ■^wv le loin' pai ii'liil.
IJii'ii ([u'il n'exi^li' auciiiic ohscrvaliDii (riK'iiiianr^llu'^ic lolali' nu paili<'llr
iiar l('siiUH'\rluM\i' du loi),' parit''lal,'nnus pnSNi'îdons loiitclnis un ciTlain uomiju-
ir<il)S»M'vali(»us d'lu''Miii|dt'f,nc lt''>,n'ii' avec Imulilcs Ires aiiiisc-^ du sens niuscu-
liiir ainsi (pu- du ^rus dil slrréoyuoslicpu', ndrvani diuu' lôsion du \()\u' pai'iélaj
.1 en parliiulici du ,i;yiiis suprainar^inalis. Ilcdlich (IS!);}) (3ii a rappoih' um-
ii-lainc iMUpnuilécs ;i dillV-iculs aulciu's. — Dans aucun do ces cas, du reslo,
,. nV\i>^l:iil uui- iuli'-iii'ilô absolue de la scnsibilih' laclilc cl, le sens stéréojj^rios-
Inpii' u"i'lail lies alirTi' (pic daus les cas oîi celle dernière avait disparu. Or,
dans le plus uiand nombre des t-as rap|)orlés [»ar cet anieur, la circoiivolulion
paiiélale asccudaule parlicipail à la lésion, sa pailio posléro-inlV-ricure est en
cilel ii'i'iuin'c \y.\v la nii''nie braucbc arti''riell(! (pic \o j^ynis sui)i'a-niar^'"inalis. La
( ii'c(^nv(dulion pariétale asciMulante n'a été trouvées intacte <[iu) dans deux cas
dcjà anciens Veller, (îrass(3l) et un récent di\ à von Monakow (lcS!l7). A ces trois
laits, il l'audrail encore ajouter celui d'Allen Slarr et Me Cosh (jui se présente de
prime abord avec la ritrucur d'une expérience pbysiologique : à la suite d'une
lésion accidentelle du i^yrus supraniarginalisau cours d'une tré[)anationpour un
cas d'épilepsie traumatique, ces auteurs ont observé une perte complète isolée et
transitoire du sens musculaire du bras droit avec conservation de la sensibilité
au contact, à la douleur et à la température, et intégrité parfaite de la force mus-
culaire. l/abs(MU'e de lout trouble paralytique distingue nettement ce cas, des
lésions Iraumatiques ou opératoires de la zone rolandique, dans lesquelles les
troubles du sens musculaire sont toujours accompagnés de troubles parétiques.
Mais. ([uel(|ue inicressani (pie soit le cas rapport('! par les cbirurgiens améri-
cains, il est n(''cessairo, avani d'en tirer des conclusions, qu'il soit corroboré par
d'autres. En outre, il faut tenir compte dans toute opération cranio-cérébrale,
des i)hénomènes d'irrilation, dinliibition et de dynaniogénie s'étendant à une
distance plus ou moins grande. Enfin, j)our terminer ce qui peut concerner le
voie du gyrus suj)ra-marginalis dans la perception des impressions sensilives,
nous ferons remar(pier que. dans aucun dos nombreux cas d'aphasie sensorielle
dont nous avons pralicpié l'autopsie, nous n'avons constaté d(; Iroublesde lasen-
siliilil('. bien que cette région, ainsi que le pli courbe du reste, fussent lésés dans
la plupait des cas. En d'autres termes, poiu' nous, il n'est pas démontré que le
lobule pariétal inférieur fasse partie de la zone sensitivc corticale.
En résumé, les troubles du sens musculaire s'observent à la fois dans les
lésions de la région rolandique et dans celle de la partie antérieure du lobe
pari(''lal : mais il n'est pas encore prouvé qu'ils puissent s'observer à l'état isolé
— c'est-à-dire sans troubles moteurs correspondants — à la suite de lésions
de ce lobe. En d'autres termes, rien ne démontre que la zone sensilive corticale
s'étende plus en arrière que la zone motrice. C'est là un point (jui nécessite
encore de nouvelles recherches et surtout des autoi)sies faites avec la teclmiciue
moderne, c'est-à-dire i)ar la méthode des coupes microscopiques sériées.
Localisations visuelles. — Le centre visuel cortical siège dans le lobe La sphère visuelle
occipital, llit/.ig il 87:;) lut l'initiateur de cette localisation délinitivement établie ^"^ ^^""''■
chez le chien et chez le singe par Munk en 1877. Cet auteur a montré en effet
que le centre visuel ou sphère visiiclh\ siège chez le chien dans la partie posté-
240 ANATOMIE DES CENTRES NERVEl'X.
rieure de l'hémisphère et qu'il se fusionne en avant et en bas avec le centre
auditif; chez le singe, il est mieux délimité et occupe tout le lobe occipital (face
interne et face externe).
L'extirpation de la sphère visuelle chez le chien ou le singe, si elle est uni-
latérale, a pour conséquence Vhrmionopsie, c'est-à-dire la cécité de la moitié
correspondante des deux rétines; si elle est bilatérale, l'hémianopsie est double
et il en résulte une cécité complète, cécité corticale. Si toute la sphère visuelle
est enlevée, la cécité est totale et permanente; si on laisse intacte une portion
des lobes occipitaux, on observe un reste de vision dans le champ visuel opposé
à la portion cérébrale intacte. Enfin, si on enlève dans le milieu de chaque
sphère visuelle une petite zone circulaire et symétrique d'un centimètre et demi
de diamètre, l'animal présente d'une façon transitoire, pendant quatre à cinq
semaines, de la cécité psychique : L'animal voit, évite les obstacles, mais ne re-
connaît par la vue seule aucun objet; il ne reconnaît ses aliments, par exemple,
qu'à l'odorat ou au goût, etc.
Projection réti- Muuk, poussaut plus loiu eucorc la localisation des impressions visuelles,
iiicnnc corticale. admet uuc counexion très étroite entre les différents segments de la rétine et
les différentes régions de la sphère visuelle corticale, c'est-à-dire une véritable
projection do la rétine sur cette dernière. Les bords externe et interne de la ré-
tine correspondraient aux bords externe et interne de la sphère visuelle, le
bord supérieur de la rétine au bord antérieur de la sphère visuelle, et son bord
inférieur au bord postérieur de la sphère visuelle. En outre, le segment externe
de la rétine ne serait représenté que dans la sphère visuelle du même côté; le
segment interne de la rétine et la macula lutea n'auraient que dos connexions
croisées. L'ablation de la partie externe de la sphère visuelle déterminerait non
pas l'hémianopsie homonyme, mais l'hémianopsie temporale de l'œil du même
côté, tandis que l'extirpation de la partie interne de la sphère visuelle en-
traînerait l'hémianopsie nasale de l'œil croisé. C'est là un fait infirmé par
Schafer et Luciani, (jui ont toujours constaté une hémianopsie homonyme bila-
térale après extirpation i)artielle de la sphère visuelle.
Les opinions de Munk en ce qui regarde le siège de la sphère visuelle, la per-
manence de l'hémianopsie, voire môme la projection des différents secteurs de
la rétine sur l'écorce, ont été confirmées par les recherches expérimentales
faites sur le singe par Schafer (U Sanger Brown, llorsley. Elles le sont encore
par les résultats formés par l'étude méthodique des dégénérescences secon-
daires expérimentales, (ludden (f<S75), Ganser (1<S8;2), et v. Monakow surtout,
ont montré que l'ablation do la sphère visuelle chez le chien, le chat, le lapin,
entraîne une dégéncTOScencc secondaire du corps gonouillé externe, du i)ulvi-
nar et du tubercule quadrijumeau antérieur, c"est-à-dir(> de ces centres gan-
glionnaires qui reçoivent les arborisations terniinalos de la bandelette optique.
D'après v. Monakow, la df'gi'néresccnce dans 1(> corps genouillé externe occu-
perait un siège différent, suivant ([ue l'on extirpe la partie externe ou la i)arlie
interne de la sphère visuelle»,
ccniro visuel do (ilioz riioiMiHo, los premiers (locumonls cliniques et anatomo-palhologiques
l'homme. poui' la (létei'minaliun d'un centre visuel furent apportés i)ar Luciani et Tamburini
(LS7i)), Nothnagel (I.S80), Angelluci (1880), Hellouard (1880), Mauthner [\^>^\),
Exner (1881), etc. Puis vinrent les travaux d'ensemble de Haab (18812), Allen
Starr(188i), Wilbrand (1881), Seppili (188o), Philipsen (1885], Séguin (i88(i);
les observations de cécilt'î corlicale et (l'hémianopsie corticale de liouveret (1887 ,
Il i:i;i;
i>i;iii i:i: I I n n hi: L'ij.nitci: (i.i; i.iii; \ i.i':.
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l,;i\,iii\ ilr \. M('ii;ilvn\\, llciisclii'ii cl Viiilcl, iKinis en |.S!l-2 cl iSK.i, ri It.isùfi
Ions >iir un noiiilirr r,iii-i(lci;il)Ic (!•' l'iiils rliiiii|iu's cl ;iii;il(Hiio-|t:illi()lo;,M(jHOS
recueillis clic/ riMiniiic cl soiiiiiis ;i mic l'Imlc iiiii rus.<iiii(|ur iiiclliM(li(|iic.
Des oliscrviiliDUs aiialoiiKt-cliiiiqucs recueillies clic/, rii<iiiiiiic, il résullf; (juc
les li'sious ciirlicalcs les plus circoiiscrilcs, caitalilcs de produire Vln'-mifinop.sif ou
la (•'•■(•///•■ rortiidlr xiivaiil (pi'ellcs sont uni ou l)ilalcrale>, sie;^oul louU;s à la
l'ace iiilcMuc (lu lohc occi|iital, coiuuie le uioiilreiil les dociuiionls rapportés par
Ziiui, Dcjeriue, Houvcrcl, liun, Wilbraud. Moeli, v. Mouakow, llcnschcti, Dejc-
riuc ot N'ialel, i'"orsler, Sadis.
Clioz riloininc. cesl eu viYvX Ux /acn iiilc)-ii<: du lul/e occipiliil ul /jIus fj/u-liculié- n occui.<- i:i ra<;o
• • ■ , I ■ I • • . I •• I t • I A- 1 iiitcnic! ilu lolx- occi-
rrmnil le iloinnnir dr la scissure luilraruie qui est le siège nu centre visuel cortical, j.itai, en paniruiier
Mais landis (lue v. Mouakow cicud le contre visuel cortical, non S(!uleiiicnl à la ''■ domaine do la
' . scissure calcanno.
lace interuc du lohc occi[)ital, mais encore ii la lace externe et au pu courbe,
FiG. 24.'). — Les centres sensifivo-moteurs de la face inlenu' de lliémisphère (MI),
la zone visuelle corticale (V) et la zone corticale de l'ellaclion (0).
Vialet le localise à la lace interne du lobe occipital fcunéus, lobules liniiual et
fusiforme), Seguin le limite au cuuéus, Nolhnauel au cuuéus et à la première
circonvolution occipitale, Brissaud au lobule lingual et Henschen le confine
exclusivement dans l'écorcc des deux tiers antiuicurs de la scissure calcarine.
Les lésions des lobes temporal, pariétal, pariéto-temporal et pariéto-occipi-
lal, n'agissent sur les fonctions visuelles qu'en atteignant et détruisant les con-
ducteurs centraux de la vision (|ui passent par les couches sagittales du segment
postérieur de la couronne rayonnante. C'est par le même uK'canisme ({u'agis-
sent encore les lésions de la face externe, conv(^\c du lobe occipital.
Les troubles visuels, en particulier l'hémianopsio, ne s'observent en elfet
dans ces cas, que lorsqu'il s'agit de lésions profondes qui atteignent l'épendyme
ventriculaire et détruisent la substance blancbe sagittale sous-jacente. Lorsque
les h'sions sont superlicielles et respectent les conducteurs centraux de la
vision, l'hémianopsie fait défaut. Ce sont là des particularités sur lesquelles l'un
TOME U. 16
I
ANATOMIE DES CENTUES NERVEUX.
de nous est revenu à diverses reprises et que Yialot et Henschen ont bien
mises en valeur. Elles expliquent comment Ferrier, a pu être appelé à localiser
le centre visuel, non dans le lobe occipital, mais dans le pli courbe. — Ce der-
nier appartient, comme nous le verrons plus loin, à la zone du langage.
On a signalé, il est vrai, Ihémianopsie ou d'autres troubles du champ visuel,
à la suite de lésions de la partie antérieure de rhémisphère,mais ces symptômes
visuels relèvent alors, non d'une lésion corticale, mais bien de troubles circula-
toires, d'œdrme, etc., soit de la bandelette optique ou du cliiasma, soit des
centres ganglionnaires primaires de la vision corps genouillé externe, pulvinar-
tubercule quadrijumeau). C'est ainsi qu'il faut, à notre avis, interpréter les
expériences de Goltz. lequel, niant l'existence même d'un centre visuel, sou-
tient que l'extirpation des lobes antérieurs du cerveau détermine, chez le chien,
des troubles visuels très analogues à ceux qui surviennent à la suite de l'abla-
tion des lobes occipitaux. Ces résultats expérimentaux ne tiennent pas devant
les faits ol)servés dans la pathologie humaine.
Sa destruction pro- h' lnhnidnopsie est Ic Symptôme clinique ordinaire, banal, des lésions qui
duit rhemianorsie. détruisent d'un seul côté la sphère visuelle ou les centres ganglionnaires pri-
maires (Pul, Cge, Qa) ou qui sectionnent les voies optiques centrales (couches
sagittales du lobe occipito-temporal). Dans ces lésions, quel que soit leur siège,
Caractères de riié- l'hémianopsie n'est jamais complète. La vision centrale est en général conser-
mianopsie. ^.^^^ ^^ ^^ jj^^^g ^^ démarcation, qui sépare la moitié aveugle du champ visuel
de la moitié saine, passe, non pas par la ligne médiane, mais à o ou 10 degrés
en dehors, respectant ainsi l'intégrité fonctionnelle de la région maculaire.
Ce fait, qui explique comment l'hémianopsie peut passer et passe en réalité si
souvent inaperçue, a reçu diverses interprétations. — Wilbrand admet que
chaque région maculaire rétinienne est en connexion à la fois avec les deux
hémisphères et que le faisceau maculaire du nerf optique subit, au niveau du
chiasma, un entre-croisement incomplet, qui pn'sente des variétés indivi-
duelles aussi fréquentes et aussi nombreuses que l'entre-croisement du fais-
ceau pyramidal au niveau du collet du bulbe.
Henschen localise le faisceau maculaire dans la partie antérieure de la scissure
calcarine. Ferrier le place dans le pli courbe et admet que la h'sion unilatérale
du gyrus angulaire détermine une amblyopie croisée, et la lésion bilatérale une
perte plus ou moins complète et permanente de l'acuité visuelle. C'est là une
opinion qui ne peut jjIus être admise aujourd'hui. Pour v. Monakow enfin, aucune
région corticale du lobe occipital et delà partie postérieure du pli courbe ne serait
dépourvue de libres maculaires. Celles-ci occupent l'étendue tout entière du
centre visuel, et la lésion d'une partie d'entre elles, n'empêche pas celles qui ont
été épargnées d'assurer suflisamment lesconncxions entre l'écorce et la macula.
Kilo |.cui(-iro par- L'hémianopsic peut être parlh'llr et n"int(''resser qu'un s(>cteur ou un Irag-
''®''*'- ment de secteur du champ visuel. D'autres fois, on observe un rétrécissement
de la portion conservée du champ visuel. .Adaptant à Ihonmie les résultats
expérimenlaux de Munk et de Schafer, AVilbrand admet une projection de la
rétine sur le lobe occipital, el e\i«li(iue riK'mianopsie en secteur par 1(> siège
de la li'sion. Quant au réiri'cissenieni de la jiarlie conservée du champ visu(>l, il
relèverait, d'après cet auleiu-, d'un trouble fonctionnel surajouté, analogue à
celui tpi'on observ»; dans la n(''vrose Iraumatique, la neurasthénie, l'hystérie, etc.
Nous aurons à revenir du reste sur le rétrécissement du champ visuel à jiropos
des localisations sous-corticales et capsulaires.
iiiîiu;s h
i'i;ii 1 1 ( I h> \ m; I 'liconci: (;r.i;i;i;ir\ i,i:.
■2V.i
FiG. 246. — Les voies conductrices de la vision : appareil visuel central ou intra-
cérébral, et appareil visuel périphérique. Connexions de la zone visuelle corticale
aviM' la zone du langage. — La partie antt'ricure des hémisphères a été écartée afin
de montrer le segment antérieur de l'appareil nerveux visuel ; bandelettes optiques
chiasma, et nerfs optiques. La zone X teintée en gris représente la localisation
de la lésion dans la cécité verbale pure.
AM. avant-mur. — C, cuneus. — Ce, corps calleux l)ourrelot . — Cf/e, Cf/i. corps
.i,'cnouillés externe et interne. — C//V, segment rétro-lenticulaire de la capsule interne. —
/•'3. centre de iîroca. — Fj, troisième circonvolution frontale droite. — fc, faisceau croisé ou
nasal: fd. faisceau direct ou temporal; fin, faisceau maculaire du nerf optinue. — Fm,
forceps postérieur ou major du corps calleux. — Fu, faisceau uncinatus réunissant la zone
do AVcrnicke 7',. à la zone de IJroca F:t. — lu, Ip. circonvolutions antérieures et posté-
rieures de linsula. — A. -cissure calcarine. — /.i première circonvolution linibi(|ue, — .\T,
244 ANATOMIE DES CENTRES NEKVEUX.
noyau caudo. — .V',"' Queue du noyau caudé. — \f{. noyau roufre. — 0, première circon-
volution occipitale. — oFi, face orbitaire de la première circonvolution frontale. — /', pied
du pédoncule cérébral. — Pc, pli courbe. — Pc pli courbe droit. — /';//, pulvinar. — Qa.
tubercule quadrijumeau antérieur. — Rm. ruban de Rcil médian. — S/jci, substance per-
forée antérieure. — T,. T'\. centre de Wernicke et première circonvolution temporale
droite. — Tf/p. pilier postérieur du trigone. — 17, carrefour ventriculaire. — W, zone de
Wernicke. — //. bandelette optique. — .»//, cbiasma des nerfs optiques.
Elle peut saccom- Daiis quelques lares cas, on a citr» Vhrminchromatopsie (Verrey, Henschen,
pairncr d hémiachro- Opjepij^ç çi Ylalet), soit totale (absence de perception de toutes les couleurs),
soit partielle (c'est-à-dire limitée à une couleur ou deux); la diminution de Vin-
tennité lumineuse, des ti^oubb's dans Cappi'ériatiitn des distances. Pour interpréter
ces faits, Wilbrand a émis rinpothèse de l'existence de trois centres distincts
pour l'espace, les couleurs et la lumit-re, superposés dans la zone visuelle.
L'hémiachromatopsie résulterait de la lésion du centre des couleurs, et la
lésion simultanée des trois centres produirait l'hémianopsie complète.
Les rares cas d'hémiachromatopsie ou d'hémianopsio en secteur suivis d'au-
topsie, ne plaident guère en faveur des hypothèses de W' ilbrand. Un fait indis-
cutable, qui résulte en effet de l'étude comparative des hémianopsies et de leurs
lésions corticales causales, c'est que les mêmes troubles visuels correspondent à
dos lésions de la sphère visuelle corticale, d'étendue et de siège fort différents.
Que la lésion siège dans la scissure calcarine, dans le cunéus tout entier, ou dans
la partie antérieure de ce dernier, qu'elle détruise les lobules lingual et fusi-
forme et la pointe occipitale, qu'elle interrompe enfin les conducteurs optiques
partiellement ou en totalité par lésion du lobe pariéto-temporo-occipital, le
trouble visuel est le même : c'est une hémianopsie, et cette hémianopsie est
aussi complète, aussi absolue, dans im cas que dans l'autre, et revêt les mêmes
caractères cliniques.
Quant à l'hémiachromatopsie, à la diminution de l'intensité lumineuse, etc.,
elles sont le plus souvent suivies d'une hémianopsie homonyme latérale
typique. C'est ce qui est arrivé chez le malade ({uo l'un de nous a eu l'occasion
d'observer avec Vialet.
Il semble donc rationnel de considérer tous ces symptômes comme des ma-
nifestations à un degré variable, d'un trouble visuel relevant d'une seule et
même cause centrale, commençant par la perte de la perception d'une couleur
et Unissant par l'abolition de la lumière dans une moitié du champ visuel.
Kiic |.fnt c-irc 1.1- L'hémianopsie peut être bilatérale, et il en résulte une cécité persistante et
K^riso âiôrsT.ard'f-'ii <liirfil>l'', ''''citr rovtiralc par double h'sion des lobes occipitaux. Kilo dé'bute le
rrrii,- rortir.ah: j)|us souvcnt aprôs uno première atUuiue par une hémianopsie homonyme qui
peut passer inaperçue, puis le malade devient aveugle le plus souvent après une
deuxièmo allariue. La cécité peu! être mmjtli'to et ne s'accompagner d'aucun autre
lioublo cérébrai, comme chez le malade dont Dojoriue el Vialol ont rapporte
l'observation clinitiue av(;c autopsie (1893) ol au(iuoI se rapportent les ligures
S? à 1)5 (cas Bras . Dans ce cas la cécité fut d'cmbh'e complète. D'aulros fois, la
cécité est incomplète, il persiste une faible sensation lumin(nis(^ (v. Monakow,
obs. III, 1885; Moeli, 181)0); exceptionnellement la vision centrale est conservée,
comme chez le malade de Forsior autopsié par Sachs (1895).
Les observations cliniques de cécité corticale suivies d'autopsies sont rares.
Outre les quatre observations sus-montiomu'es, et qui ont été suivies d'examen
microscopi(|ue, il existe encore un cas de Hergcr (obs. III, 1885), un de Chauf-
fard (1885j el un de Bouvcret (1887). Dans tous ces cas, il s'agit d'une double
riinu;s di: I'Ikuij, i ion i»i: iuoik.i; (,r,ni,i;it \ i.i;. '2i:i
lésion <M(i|iil;ili', iiiIncsNaiil jilus |i.i i I iciilii'iriiinil ri'citrci; cL la siilistarn c
lila iicIh' Sdiis-iafciilr des s{'i>>Mirs calcaiiiii' ri cnlIaliTali'.
(^Miaill il \d (''•rili' /isi/rlil(fit,\ elle («si caraclôlisi'c par fr lail i\\\r liiKlividn a ('6<-Aifi \>Hychu{ne.
(•iiii>i'r\ <• sa |i(Mci'pl l'iii \isii(>lli' liiiili', mai-, (juil rs| incapaMc flcri inlcrprélfr
sa si::iiilii';ilii'ii ; il a pi'iilii s,n iiiiaur^ \isiii'IIrs (•MiiiiiK'iiiDiaMvfS. la- malade (pii
(■()// rs| iiiMiimiiiiis iiicapalili' ilr i rci mnail i c les i.lijcls les plus usuels, sa mai-
I son, sa rui', les peisnuiies (pu !c Inuclienl ,\,' pins pies; en daulres Icniics, il
V»)it les eln'--es et, les dlijels comiue > il les vn\ail iioiir la pi'i;riiièr(î fois. J.a
C«^cile psyelii(pie esl aceompau'iHM! le [iliis soiiveiil d Hue lai Itlesse de MK-liioilT!
\isuelle plus ou mkuiis mai(pié(>, le malade est iueapahle d(( icprodiiire par le
dessin uu ohjel usuel ipielcoiuiue. Ca's symidi'itnes peiiv(îul èlre pertnarieuls ou
passagers, mais pn'seiiieiil loiijouis d iiii jour a laiilie di; }i;raii(les oscillalious.
Ils aeeompauueul jjarl'ois l'Iiemiaiiopsie, l'apiiasie sensorielle, et ridevcnl eu
i:i'iu'*ral de (loul)lt>s h'sions piofoudes du lobe oreipital (pii délruisont les radia-
lions opiicpies e( em[>ièl(Mil sur li' lohe [larii'dal. (lelle localisation a anieni'!
Wilhrand a eoueliire a rexislenei; dans loulo la l'ace externe du lobe oceipiial
d'un eenlre auqucd il donne le nom de centre des souvenirs visuels (Krinnerun^^s-
feld), en opposiliiui au eenlre visuel cortical ou centre de perception (W'abrne-
inuuiisleld , ([ui siège à la face interne du lobe occipital.
Localisations auditives. — Les recherches expéiimenlales, clini(iues et ana- i.aspiK-reau'iitivo
lomo-palliologi{{ues, permettent délocaliser les représentations auditives dans le
lobe temporal. Munk, le premier, montra que l'ablation bilatérale des lobes tem-
poraux chez le chien entraine une surdité corticale complète : l'animal, dont le
.goût, l'odorat et la vue sont intacts, ne réagit j)lus à aucune excitation auditive,
il n'aboie plus spontanément, mais crie et gémit lorsqu'on le maltraite. L'abla-
tion de la partie centrale de cette sphère auditive détermine uni^ surditf' psy-
chiciue transitoire, analogue à la cécité psychique : l'animal entend, car il pointe
les oreilles aux bruits inusités, mais ne comprend ])as ce qu'il entend.
Les expériences de Munk ont été confirmées par Luciani et Seppili, Ferrier,
Goltz, etc. Mais, tandis que la siihère auditive ne comprend, d'après Ferrier, chez
le singe que la première circonvolution temporale, elle serait, d'après Luciani et j
Seppili, beaucoup plus étendue que ne le croit Munk. Chaque zone auditive serait [
en outre, d'après ces auteurs, en connexion avec les deux oreilles, tandis ({u'elle 3
serait unilatérale pour Munk. Les résultats obtenus par les auteurs anglais 5
Schâfer, Sanger-Brown, Horsley, sont moins aflirmatifs, et Schàfer n'a constaté
aucun trouble auditif appréciable chez six singes auxquels il avait enlevé les
deux lobes temporaux. Le peu de concordance entre ces résultats expérimen-
taux, est indubitablement dû à ce que l'animal se prête difficilement à une ana-
lyse exacte des phénomènes sensoriels.
Chez l'homme, les auteurs s'accordent pour localiser le centre auditif dans Sa localisation
1 .• 11 •- • 1 .• . 1 i^. .,- '^''<''' l'homme.
la partie moyenne de la première circonvolution temiiorale 1 l'ig. l'i/).
Flet( lier lieacli et llugueniii ont constaté l'atrophie de la première circon-
volution temporale dans la surdité congénitale, (lowers. Westphal. Bennet,
Charles (iray, \\'ilson, etc., ont cité l'aura auditive initiale dans les attatpies
convulsives relevant de lésions des lobes temporaux. Les observations de
surdité corticale complète ou croisée, par lésion bilatérale ou unilatérale de
la jKirtie postérieure des premières circonvolutions temporales, sont rares.
Wernicke et FriedlandiM', Alcock, Kussmaul et Kanfiiianii, Mills, l^ick, Baslian
246
ANATOMIE DES CENTRES XERVEL'X.
Jiurdité corticale.
Edgren, Déjerine et Serionx, et AH, en ont rapporté des exemples. Tantôt Wer-
nicko et Friedlander, Kussmaul et Kaufmann) le malade présente, après une
première attaque d'apoplexie, une hémiplégie droite totale ou partielle, plus
ou moins intense, de la paraphasie et de la surdité droite ; les troubles paraly-
tiques et aphasiques s'améliorent et il en est de même de la surdité ; puis sur-
vient une deuxième attaque daploplexie, avec une hémiplégie gauche, et la
surdité devient complète, bilatérale et persistante. D'autres fois (Mills, Pick,
Banks, Déjerine et Sérieux), le malade présente le tableau clinique de la sur-
dité verbale; les troubles paralytiques sont légers, passagers ou nuls, et la sur-
dité devient totale et bilatérale soit après une deuxième attaque, soit lentement
ot progressivement. Parfois encore (Alcock, Edgren), la surdité corticale sur-
vient après un traumatisme crânien.
La surdité corticale peut être unilatérale et croisée (Hutin, 1877; Renvers.
3ri
FiG. 247. — Ea zone corticale seusilivo-niolricc et la zone corticale aiulilive tie l'hoiuiuc.
MI, région sensitivo-motrice corticale du niciiil)ro inférieur. — MS. région sensilivo-
motrice corticale des membres supérieurs. — F, région sonsKivo-uKitrice de la face. — .le
centre cortical de TandiLion.
Alt). Le plus souvent elle est dans ce cas passagère, la première circonvolution
temporale saine suppléant la circonvolution lésée. Ces faits semhleni [trouver
(pie chaciue nerf auditif est en connexion avec les deux ccMiIrcs auditifs, [Kutanl
avec les deux lobes tem})oraux. Le i)eu de durée des troubles auditifs ex[»li(iue
d'autre part que nombre de lésions unilatérales du lobe temporal constatées à
l'autopsie aient pu passer inaperçues pendant la vie. Dans ([uelqucs obser-
vations (l'^dgron, I)(!Jerin(! et Si-i'ieux), la surdité verbale s'a('compagne de sur-
dité musicale ou tonale, laiiudie peut persister, alors cpu^ 'a surdité verbale
s'améliore; v. Monakow cioil (|ue la surdité tonale rclèv^ duiK» lésion bilatérale
des ])remières circonvolutions temporales; il émet en outre l'hypothèse que la
zone auditive droite est surtoul pri'poséc à la perception des sons, tandis (|ue
la zone auditive gauche est dillérencii'c |)our les sons verbaux. Il ne faut pa><
oublier (pie Munk admet, en se basani sui' ses recherches expérimentales, ((ue
|.ii;i;iv 1)1 i'i;n,ii:( iiiiN iii: i.'i:(.(iin:i; ckhi r.i; \ i.i:. 2V7
Clnv. If (liK'ii, l;i iHMvi'|i|iMii dc". s(>ii> r\r\v<^ oc.iipr la pailir anl.'i inii .•, ci-llr
«lf>isi>ii> lia-' la |iarlu' |)()>ti'iii'iin' di- la /nue aiidilivi'.
Olioi MUll m ■^uit. (l'apivx Ir. .|iirl(|lir> ca. Mli\l- .l'aulnp.jr n|,s.T\.-S .-lir/, ••:"" roj^vo -In
riKimiiic, on pi'iil cunrliiri' i|iii' la siii'ilili' ('(iilicalo pcriiiatK-iilr m- -^i' rciK-oiilrc loi». imnpornl.
Mil.' ilaii- II--- <Ms (If Ic-iuiis liihilrnilr^ des Inhcs I.Miipnraiix. ri en [larliciilicr de
la pai lif muNt'uiu' df rt'> lolu's. Nous dirons hi jinrl'n- nnnii'inir, r:\y il rsl aiijoiir-
d liiii bit'M (U^iiittntrt' ([no la parlic pusI.Tiniir <lii l(di(! Ii'iiipnral •^■.\\u:\\<>, clie/
les droilirrs -fl vraiscmblaliliMiic ut du lobe Imipiual droit clu-z Ins .iraucliers —
n'a lii'u a voir avec la pt'rc('|tlioii des sons piuprcuiml dilc l.a lésion on cdrl
didci iniui' les syuiph'iuics de l'apliasii' scnsoriidlc.
Localisations corticales du langage. — La clinitiiio ot l'anatomie patliolo-
I gi('|U(> di'nionIriMil roxislcnco de Irois ccnlros d'iniaiz:os niVossairos à In fonction
FiG. as. — La zone du langugi; et ses trois centres d'images : A, centre de Wernicke
ou centre des imagos auditifs des mots; B, centre de Broca ou centre des images
motrices d'arlii-nlalion ; Pc, cenlrc des images visuelles des mois.
du langage : le centre des images motrices d'articulation, (B) le centre des images
auditives des 7nots, (A) et le centre des images visuelles des mots (Pc) (Fig. 248).
Par leur réunion, ces trois centres fornienl la zone du langage Fig. 2i8i zone
hautement difiérenciée, appropriée à la fonction très spécialisée du langage,
analogue ot comparable aux zones sensitivo-motrices, auditives, visuelles, etc.,
(|ue nous venons de passer en revue. Mais, tandis que les zones sensitivo-mo-
trices. auditives, visuelles, sont bilatérales ot représentées dans deux régions
symétriques des hémisphères, la zone du langage est unique : elle siège dans
l'hémisphère gauche chez les droitiers, dans l'hémisphère droit chez les gau-
rluu's. EUo occupe la circonvolution d'enceinte do la scissure de Sylvius, s'étend
du pied de la troisième circonvolution frontale au pli courbe, en englobant la
partie postérieure de la première circonvolution temporale. Les centres secon-
daires qui composent la zone du langage sont irrigui's par un même vaisseau,
Vartèrc si/lcienne. Le centre des images motrices d'arlirulalio)i, ou centre de Broca,
La zone ilu lan-
irafje.
Ses trois centres
secondaires.
248 ANATO.MIE DES CENTRES XElîVEUX.
occupe le pied de la troisième circonvolution frontale, le centre des images audi-
lives des inots, ou centre de Wernicke, siège dans la jiartie postérieure de la pre-
mière circonvolution temporale et le gyrus supramarginnlis ; le centre des
imaqes visuelles des mots occupe, comme l'un de nous a contribué à le montrer,
la région du pli courbe.
Chacun de ces centres tire sa spécialisation de sa fonction dans la corticalité
générale : le centre des images motrices darticulation est immédiatement
accolé à l'opercule rolandique, — région des centres moteurs de la face, du larynx,
du pharynx et de la langue, — c'est-à-dire aux centres des muscles dont les
mouvements assurent le mécanisme moteur matériel de l'articulation des sons.
Le centre des images auditives des mots occupe la partie postérieure de la sphère
de l'audition générale; le centre des images visuelles des lettres et des mots est
en connexions intimes, par de nombreuses fibres d'association, avec la face
interne du lobe occipital, zone de la vision générale. Ces trois centres sont inti-
mement unis entre eux par des fibres d'association courtes, moyennes et longues,
en particulier par le faisceau longitudinal supérieur ou arqué et le faisceau lon-
gitudinal inférieur, et forment un tout complexe, indissolublement uni.
Toutoaitoraiiondc l'outs altération de la zone du langage en un point quelconque de son étendue en-
ivient'it' s'u"r 'iT^a^- ^''^'^'^' ''^" P^^ ^'^^ troubles limités à tel ou tel mode du langage, mais une altération
tragc iiitoricurct dé- rfc TOUS ks modcs du langage, avec prédominance de ces troubles sur le 7node corres-
tormino l'aphasie. j i , />• ' /• , , // • - / ; • • r' i ■ i ■
pondant au centre d images directement atteint par la lésion. J. aphasie motrice
domine si la lésion siège au centre de Broca, la surdité verbale domine si la
lésion a détruit la partie postérieure de la première circonvolution temporale, la
cécité verbale domine lorsqu'il existe une lésion du pli courbe.
11 ne faudrait pas croire toutefois qu'une lésion de la zone du langage entraî-
nât des altérations égales pour les divers modes du langage; il existe en effet
une véritable hiérarchie des centres présidant aux diverses modalités du langage,
hiérarchie tenant au mode même d'éducation et d'acquisition 'des images. Or
les images sont d'autant plus fixes, d'autant plus résistantes, qu'elles sont
d'ordre d'acquisition plus ancienne. De par l'éducation, les images auditives se
forment les premières, elles sont les plus profondément gravées et dirigent'
toujours le fonctionnement du langage intérieur : les images motrices d'articu-
lation se forment ensuite très rapidement, leur union avec les précédentes est
intime, précoce, et l'union de ces deux images constitue la base première, tou-
jours présente du langage intérieur. Ce n'est que beaucoup plus tard que len-
fanl apprend à rattacher aux images auditives et motrices d'arliculalion l'image
visuelle des mots, c'est-à-dire la transcription manuscrite ou imprimée de la
parole entendue et parh'e. Quant à l'écriture, (|ui n'est que la reproduction sur
le papier des images visuelles des lettres et des mots, elle est de tous les
modes du langage celui qui s'apprend en dernier lieu ; aussi voit-on l'agraphie
exister dans toutes les lormcs d'aphasie relevant de lésions siégeant dans la
zone du langage.
i>a conservation des trois images, auditive, motrice d'articulation et visuelle,
est indispensable pour le langage intérieur. La notion du mot résulte de l'évo-
cation sinmltanée de ces trois images et du passage rapide et facile de l'une de
ces images à l'autre. Toutes les fois (ju'un de ces groupes d'images a disparu, la
notion du mot est allérée, le langage iulérienr est atteint.
vari.-ifis .lapiia- Toutc h'sion dcstructivc ûi) la zone du langage détermine Vapliasie; celle-ci
peut être totale si toute la zone du langage est détruite, ou partielle,- elle
\
|-||!iii:s ni', i'i;(».ii;(. riiiN m: i/rcoiui; (;i:iti:i:i; \ i.i:. -jio
\o\{'[ ;ili'r-> (lrii\ Ivpi'-^ cliiiiilHi'-- liim ili->l incK, I iiiilmsir nnili/cr ri I H iilinsir srnsn-
iir/lr, suivant <|IM' la li'sJDii .M( ii|ic la pailir aiiliiiniic <>ii la |)arli.' |p<)sl(''ri(!Uro
lie la /.onr <lii laii,i,'aiï(>, siiivanl i|ii"i'llr ihli ml le (•ciilic (1rs imaurs iiinl riens d'ar-
h, iilalhiri dii 1rs ciMili'rs des iiiia,t;rs ainlilivrs (H visiwllrs (1rs mois.
D'après l,s ('(iiisidt'M'aiioiis dans I('S(|iicllrs nous venons d'riilicr, 1 a|ili;isio
rnvisaui-r d'une manière m'neiale punna se i-(''ali->ei' dans den\ (•(Hidilinns :
I" On liieii l'un des (rois ceiili-es (l(> r«'|)r(''scnlalii»n du lan.L^aiic iiiolcMir (l'ar- Ai.iiasi(r» par 16-
lirnlalicn. andilil" el vismd des lutds — sfia ali('i(!. I>a lésion si('^'-eaiil dans ,'""" ''" '" ^"'"' ''"
laii!,'a(,'o.
la zone du l,iu;:aL;r, le laniia^c inlriieur si'ia louinuis all('M-r (d, snivaid la loca-
lisation do la lésion, eu aura a M'a ire soil a l'aidiasie nioliire roiiicah!, S(»il à l 'apha-
sie S(>nsori(dle corticale :
:2" On bien 1rs trois centres du langage seront intacts et la h'sion sic-gera en \|,iiasi.-v pures.
dehors de la /.one du hmgage. sur les faiseeanx d'association (jui relient : Oj la
ciri"(.»nvolnlion de lîroca à l'opiM'cnle rolan(li(|ue — nphas'n' mnîrir.e sous-atrl'irnle
— //i le pli courbe gau(die à la zone visuelle g(''nérale — ri'dh' vi'rhale pun' — •
C(»nne\ions (pii s'iMahlissent par Ir corps calleux, par la couche sagittale du
■lobe occipital, par le laisceau longitudinal inh-ricur. haus la siirrUli' vfrbnle
pin-i\ la l(''sion peut ('dre lanl<M bilatérale (d si('ger dans le centre commun do
raudilioii Dejerine (d Séri(^ux, iSDT; Pick, I89S), tantôt unilat(''ralc et siéger
dans la masse blanche du lobe temporal gauche, comme dans le cas de Liep-
mann. Dans ces trois formes d'aphasie, le langage intérieur est intact, car la
lésion sii'gt^nit en dehors do la zone du langage, aucun des centres de représen-
tation nuMdah^ du langage n'est touché. On peut désigner ces trois variétés
d'ajjhasie sous le nom général dapliasies pures, par opposition aux aphasies par
lésion de la zone du langage — aphasi(^s motrice et sensorielle corticales.
Cette division des aphasies en deux grandes classes, suivant (pie la zone du
langage est h''sée ou non. introduite en pathologie nerveuse par l'un de nous,
repose sur l'examen clinifiueet anatomo-pathologi(iue de nombreux cas j)erson-
nels. L'intégrité du langage int(''rieur dans les aphasies pures est des plus simples
à constater. Ces malades, en ellet, pensent avec leurs images du langage comme
'à l'état normal, tandis (lue l'aphasiciue moteur ou sensoriel par lésion de la zone
du langage pense avec des idées et non avec des images de mots '.
Pour nous, il n'existe pas d'autres centres d'images du langage que les trois n ncxistc pas de
centres dont nous venons de parler, et il n'existe pas de centre spécial pour les poutTcsmou^^emtms
mouvements de l'écriture. L'existence d'un centre iirapliifiuc, d'un centre fi*" l'écriture,
spécialisé pour les mouvements de l'écriture — pied de la deuxième circonvo-
lution frontale gauche, — admise par Exner et Charcot, ne compte plus guère
aujourd'hui qu'un nombre restreint de partisan ('■ï). Pour démontrer son exis-
tence, il faudrait une observation d'agraphie isolée, c'est-à-dire non accompagnée
d'aucun symptôme d'apliasie motrice ou sensorielle ou de cbMIcit intellectuel,
vi dans laquelle l'autoijsie révélât l'existence d'une lésion isolée et localisée au
pied de F^. Or une pareille observation n'a jamais été publiée depuis bientôt
trente ans rpi'on s'occup(> de cette (luestion.
1. il nfiitrc [las dans Ir plan de cet diivrai^e de doiuier un cxpusc cuiiiplrt et drtaillr do
travaux dr l'un de nous sur 1rs dillV-rentes furnies d'apliasio. du trouvera cet exixisë dans l'oii-
vra^'e très (•oin[)Iel du D'' Miraliié. De l'Aphasie sensorielle, t'aris. 189(), et clans l'article ^^éine'io-
lofl'ie (1)1 Sijslème iierveit.r. |uil)llé par l'un de nous dans le tonie V du Traité de Pathologie
f/énérale du professeur Bouchard. Paris, 1000.
2. Cette réf,Mon correspond du reste, ainsi i(u'on l'a vu plus liant p. ■220 . au centre de rota-
tion (le la l(!te avec (K'viation conjui.aR'C des yeux.
ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
F F',
Fk;. 249. — Les connoxions de la zone du langage, en partieuliei' du pli (-ourbe, 1" avec
les centres de Weinicke (Ti) et de Rroca (Fa); i° avec la /one coiliralc de la vision
générale; 3° avec les zones moirices des deux cAlés. La parlie aniéi ii'uro (^loinlée en
gris) de cette figure apparlicnl à une i-tiu|u' veil icd-iian-versale. les deux tiers posté-
rieurs à une coupe horizonlale. La zone du langage el ses libres sont colorées eu rouge.
Arc, faisceau ar(|iié, réunissant le pli courbe et la première circonvolution temporale au
centre do Uroca (/''.i), et à la zone motrice corticale du membre snpérieiu" \Fa\. Un certain
nondire de ces libres passent probablement par le faisceau occipilo-frontal. — C, cuncus.
— Ce, corps calleux. — rff, libres calleuses reliant entre elles les deux circonvoliilious
frontales ascendantes. — cf'f'i, libres calleuses reliant entre elles les deux circonvolutions
troisièmes frontales. — Cia, Cip, Ctrl, segments antérieur, postérieur et rélro-lenticidaire
de la capsule interne. — CSgl, les couches sagittales du segment postérieur de la cou-
romie rayonnante. — /-'i /''i', prenuère circonvolution frontale gauche et droite. — l\. cir-
convolution (le Hroea. — /•'«, F(i\ circonvolutions frontales ascendantes gauche et droite.
— se, noyau cnudé. — A'tj, A'Aj les segments externe et moyen du noyau lenticulaire. —
Vc, Pc', plis < iiuilics gauche cl droit. — pcc, fdires commissurales reliant entre eux les
iii;i;i ^ i)i: l'Un.i i:(: ikin m; i licoucr: (.i:iu:i;i; \ i.i:. >:;\
ilniN plis coiirlics. /h/, libres icliiinl le pli roiirlM- ^'.iiic lu; lï lu /.«inr rnnliirr «lu (((h-
opposé. — /"/i. (il'i'i's rcli.inl le pli coiirlic >,'mir|ic ji la Iroisii'iiii- circuiivoliilioti fi'ontuli'
tll'oilo. — /"'". Illirrs filiiiil II- pli roiii-lic ^'aiicln' .1 l.i /"lU! rorlicdli" visiicllf ilit iiii''iii)- ciMc.
— peu', lilii'i's rcliaiil 11 |>li rmirlif ^.'aiiclir a la /imc curlicalc visiic|l«' du rùir oppose, et
passant par le corps calIciiN. — /ut, IiIhts reliant le pli rmirlir .1 l.i |iiiiiiiere eireonvolntirjfi
temporale dn ('("ité l'orrespondarit. — /)«•/'. lilires ri'li.nil li' pli >■ Im' .1 la première eireon
vidniion temporale dn eote oppose et passant par le eorps ealleiix. - /',, |)remiere circori
volnlion temporale. — /i7, lilires eallenses reliant entr(! elles les deux eire.orivolnlirms pre-
mière lemporali-. - Tli. roiirlie opiiipii'. — 17. veiilrieiiie lad'ral.
.\iii-^i i|iii' lu iiioiiiii' l'iiii (le iHMis (l;iii-^ (lill'i'jrentes piil)li(;,'il.i<)iis, non seule-
ment riiN iidHm'^i' il'im ceiili'e i;i;iiilii(|iie n'a jamais élé éltiy(''0 sur des hases eli 111-
i|U(>s e| aiialniiiu-|ialli()l()i;i(Hies pr^'cises, mais encore l'iHiKh! des alléi'alioiis de
I Vciilme ciie/ les apliasinues. ainsi ipie la psyclicdogie dn inéeanismo intime
di' reriilnre, soni alixilunieiil e(inlraire> à nno i)areille liypollièsc.
Dans l'aphasie par lésion de la zone dn langage — aphasie nioUice on senso-
rielle - l'ecrilni'e est loiijonrs allt3n''e ainsi cpu' le langage pai'h';. Dans l'aphasie
par lésion silnée en dehofs do la zone du langage — np/iasie laolria: soua-corti-
cale, sHi'dilé vnlmlr pun', cécilc vohale para — le langage intérieur est intact,
et partar.l, la parole el l'ériilnre se font comme à l'f'lal normal, restriction
faite, hien (Mit(Midn. de la l'acnllé d'écrire» sons dictée dans la surdité; verbale
pure, ainsi (|ue do la faculli' de copier dans la cécité verbale pure.
L'é'crilnre, ainsi (pn» l'a indiipié Wernicke, n'est autre chose que la transcrip-
li(Ui |)ar la main, ([ue la copi(\ des imagos visuelles des lettres et des mots.
On p(Mil écriii» avec nm partie (pielconque du corps, pourvu ([u'elle soit sufli-
samnient mobile; ceci inonlr(\ partant, que l'on peut écrire avec une partie
quelcoïKine de la corLicalilt'' motrice, et que, par consé(pienl, le centre de
1 l'criture n'est autre que le centre de la motilité générale.
L'écriture comme la parole ne peut s'exécuter normalement que lorsque le
langage intérieures! intact, aussi voit-on les troubles de ces deux fonctions mar-
( lier ensemble dans les a[)hasies relevant dune lé'sion de la zone du langage,
l^onnnent pouvoir expliquer avec rhypothèso d'un centre graphique le fait que
l'aphasique moteur cortical, agraphique pour l'écriture spontanée et sous dictée,
copie très facilement et très correctement et transcrit l'imprimé en manuscrit?
Si ce centre existait, si le malade était agraphi([ue parce qu'il a perdu la mé-
moire des mouvements de la main et des doigts nécessaires pour écrire —
centre rheiro-lcinest/ii'siipie de C. Baslian, — non seulement l'aphasique moteur
ne poiirrait copier en transcrivant l'imprimé' en manuscrit, mais il devrait au
contraire pouvoir éerire à l'aide des cubes alpliabf'tiques, c'est-à-dire com-
poser un texte comme un ouvrier lyi)ograi)lie. Ici, en effet, il ne s'agit pas de
mouvements spécialisi'^s pour l'écriture, mais bien de simples mouvements
de préhension quelconques. Or, cette expérience pratiquée déjà autrefois par
Ogle, i'erroud, Lichlheim, reprise par Mirallié f 1806 , dans le service de l'un de
nous sur un grand nombre de malades atteints d"ai)hasie motrice corticale, cette
expérience, disons-nous, échoue toujours. Le malade est aussi incapable de com-
poser des mots spontanément ou sous dictée à l'aide des cubes alphabétiques,
qu'à l'aide de son écriture propre. Quel que soit le degré de culture intellec-
tuelle du sujet, le résultat est le même, ainsi que l'un de nous a pu s'en assurer
chez plusieurs malades de la clientèle privée. Ayant perdu l'image motrice d'ar-
ticulalion. ils n'ont plus la notion complète du mot, et pariant, ne peuvent plus
en évo({uor l'image opti([ue correspondante et par conséquent ne peuvent r(q)ro-
252 ANATOMIE DES CENTRES NEKVELX.
(luire collo dernière par récriture. Si donc ces malades ne peuvent traduire
leur pensée par l'écriture typographique, c'est ([ue leur agraphie est la consé-
quence d'une altération de leur langage intérieur.
Troui.ies moteurs. Localisatioiis sous-cortictt/ps et capsidaires.
Localisations motrices. — Les lésions destructives siégeant sur les
libres de projection pyramidales, se traduisent par les mêmes symptômes para-
lytiques que si la lésion portait sur la corticalité motrice elle-même. Que le
neurone moteur soit touché dans sa cellule ou dans son prolongement cylin-
Leurs caiacicres. drc-axile, Ics couséqucnces en seront les mêmes, — monoplégie, hémiplégie.
Une seule différence symptomatique, toutefois, permettra de reconnaître si la
paralysie est d'origine corticale ou non. Très souvent, dans le premier cas, sur-
tout si la lésion est de nature irritative — tumeur, plaque de méningite, plaque
jaune, — la présence d'attaques d'épilepsie débutant parle membre paralysé
— épilepsie partielle — indiquera qu'il s'agit d'un processus à localisation
corticale. Mais c'est là un signe qui, bien qu'ayant une très grande valeur dia-
gnostique, n'est cependant pas pathognomonique. En effet, l'épilepsie partielle
peut faire défaut dans les lésions corticales de la zone motrice, et, en outre, —
c'est là un fait aujourd'hui bien démontré et dont l'un de nous a pu constater un
exemple très net, — l'épilepsie partielle à type jacksonien le plus pur, le plus
classique, peut se rencontrer dans des lésions sous-corticales de la zone motrice.
Étant donnée la disposition convergente qu'affectent dans leur trajet les
libres de projection de l'écorce (jui vont former la capsule interne, il est facile
de comprendre qu'une lésion limitée du centre ovale ou du pied de la cou-
ronne rayonnante, déterminera des phénomènes paralytiques d'autant moins
dissociés, d'autant moins partiels, quelle se rapprochera davantage de la capsule
interne. En effet, si les nioiio))légies consécutives à des h'sions du centre ovale
ne sont pas très rares, il n'en est pas de m(''me pour celles ([ui succèdent à des
altérations de la capsule interne, et (pii sont très exceptionnellement observées.
Ici, en effet, une lésion intéresse presque toujours des neurones de projection
rolandique nombreux, et une paralysie localisée, une monoplégie faciale, lin-
guale, brachiale, crurale, ne pourra être observée ([ue si la lésion est de petite
étendue et très circonscrite. Enlin, une lésion sous-corticale détruit non seule-
ment les libres de projection et commissurales de la région, mais encore les
libres d'association qui relient entre elles les circonvolutions voisines, et lorsque
la lésion est ('lendue en profondeur ou rapprochée du centre, elle sectionne les
longs faisceaux d'association de la région. C'est lorsque l'on étudie des cerveaux
pathologiques par la méthode des coupes microscopiques sériées, que l'on peut
constater combien les lésions localisées — qu'elles soient corticales ou sous-
corticales — sont en rc'alité peu communes, et combien est restreint le nombre
des cas véritablement utilisables pour l'élude des localisations cérébrales;
môme dans ce dernier cas, ne doit-on pas s'attendre à rencontrer des phcMio-
mènes aussi limités, que ceux obtenus par Horsley et Beevor dans leurs e\pé- ;
riences sur la capsule interne.
Nous étudierons successivement les symptômes auxipiels donnenl lieu les j^
lésions en foyer localisées dans les s(>gm(>nts antérieur (Ciai, postt'rieur (Cip),
Ils ne s'oiisnrvoiit rétro-leiiticulairc (dirl) et sous-lenticulaire (Cisl) de la capsule interu(\
.iTcla."' ''' ''"'*'"" ''^^^ ''■•^■''"'s d<' >«'(nnenl anty-riein' (Cia) ne se traduisent par aucun trouble
iiiîiii> Kl I'Ho.iik TM>\ m: i.'iironcK ckiuiimi \i.i
>:.\:\
moltHif :i|i|tri'rial)lc, 1mi -miucIIo nOi < iipciil ijik; I:i iimilii' «m les linis qii.iils
f:»nft'rit'llis (11' ce scuiiiriil . Il >';il:iI i:i ru rll'rl d'iiii >\^lrrrii' rie lihics s|ir'(i;i| —
liiMii iiiu'> ilr |iIi>jrcliiMi IV(ilili)-||i,il:iiiii(|iii'> mi piMldiiciilc ;iril(''l iciir de l;i coiirhc
tt|)li(|in' s'c|niis;inl (l;iiis ce (Iciiiicr ,:;:iiii;liuii. O |;iil ([iir nous iivoiis pu vi'i ilii'i
il:ii)s plnsi(Mii's aiihipsics. (>sl loiii ;i l'ail ciinrormi' aux lY'siiilals ('î^^alcmcnl
Il 'Lialils oldciiii-- pal lliir^li'V ri Uccvor daii-^ leurs rspcricnrc-,. l'ar coiilrc. dr-.
ipit> le iiniiiii y(',\ '^ es! louclii' cl (pu- par (■(Uis(''(pi('nl le sf^nirnl posloi'icur dr
l.i capsnlt* C.ipi «^sl (Milainr, la syniploMialoloiri*! rliau^c et ou voit ap[)arailir
(Il ■> pliiiiouirncs paral\ li(|Ufs dans le cnlr opposf- du corps. Nous avons
uiiiuli'i'. par l'ctudc des di'ui'iu'icsccuccs sccoutlaii'fîs à la suilc df h'-sions corti-
cale- de la /oue n)laudi(iue, ([ue les /.oucs di^j^i'uiérôos occupeul dans le sei;-
uuMi! p()--lerieur do la capsuln inlorne (lip um' situaliou (ranlanl plus eu arrière
du uenou ipiellcs proviouueul de didicils corticaux ])lus élevés le long du
sillou de Mnlaudo, cl ceci v>\ tout a l'ait conlirnialif des laits observés par
lloi^^ley cl Heovor dans l(>urs '.expériences sur la capsule interne flu singe. Chez
riioiniue donc, les neurones de projection de la eorticalilé motrice occupent
dans le segment postérieur de la capsule interne (Cip) une situation d'autant
|)lus en arrière du genou rpTils proviennent de régions plus supérieures de la
zone rolandique.
I.ois(pu> h' (/ciioii et la /Kirtie adjacente du segment postérieur (Ci/)) sont lésés, Les lésions <io la
on constate l'c^xistence d'une paralysie du facial inférieur et de la moitié de la l'^^i^antencureCii.
^ ■ produisent une mo-
langiu' du côte' opposé. C'est en ell'et par le genou et la partie adjacente du seg- nopiogio facio-iin-
inent postérieur de la capsule que passent les fibres provenant de l'opercule ^'"'"' "'"^^^■
Iroutal et rolandi(|ue fDéjerinc!. Parfois, comme dans le cas rajjporté parKtienne
IS!)()^ et dans celui représenté dans la Fig. !•! (cas Jouan , la paralysie faciale
-' ra isolée. Cette paralysie faciale d'origine cai)sulaire présente les mêmes
ciractères que lorsqu'elle relève d'une lésion corticale, dans les deux cas, en
I Ilot, le facial supérieur n'est pas absolument intact. Dans le cas que nous rap-
portons (p. l-l"!) et qui a été étudié à l'aide de coupes microscopiques sériées,
la paralysie faciale durait depuis douze ans. La lésion ici siège en arriére du
genou, et ce fait montre que, chez l'homme comme chez le singe, les fibres du
facial passent eu arrière du genou de la capsule interne.
Lorsque la lésion est l)ilal(''rale et symétri(iue, le tableau clinique sera celui Kt une paralysie
de la paralysie pseudo-bulhaire, décrite par Lépine en 1877. La localisation Csque'îa''iésion es!
anatomi([ue de cette paralysie a été et est encore diversement interprétée, bilatérale et symé-
Nous savons que, comme une paralysie cérébrale ([uelconque, elle peut être "'"'"*'■
d'origine corticale (lésion bilatérale de l'opercule rolandique) (voy. Fig. 238),
sous-corticale, capsulaire, ou relever de lésions protubérantielles et bulbaires,
siégeant sur le trajet des fibres qui, provenant de la zone motrice, — neurones
de premier ordre, — vont actionner les noyaux des nerfs moteurs crâniens, —
neurones de deuxième ordre, — facial, hypoglosse, masticateur, spinal. La
forme corticale de la paralysie pseudo-bulbaire s'observe rarement. Le plus
souvent on constate à l'autopsie de ces malades, des foyers centraux bilatéraux
et symétriques ou des foyers siégeant dans l'étage antérieur de la protubé-
rance ou même du bulbe. D'autres fois enfin, on rencontre les deux sortes de
lésions, à savoir des foyers centraux et des foyers protubérantiels. La lésion
rencontrée par Lépine, dans la paralysie pseudo-bulbaire, était symétrique et
siégeait dans le segment externe — putamen — de cha([ue noyau lenticulaire.
Llle a été retrouvée par différents auteurs : Leresche (1S90>, Galavielle (1893^,
s'observent rarement
à la suite «le lésions
2U A.XATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
Brissaud et Ilalipri' 1894). Pour nous, celte localisation ne peut plus être
admise. Le noyau lenticulaire, en effet, n'envoie pas de fibres dans le pied du
pédoncule cérébral et n'en reçoit pas de la corticalité. Ses fibres de projection
appartiennent au système des radiations strio-thalami(jues et sous-thalamiques
(voy. p. 316. Radiations striées). Nous ferons remarquer en outre que les
lésions symétriques — hémorrhagie, ramollissement, soit du putamen, soit du
noyau lenticulaire en entier — se rencontrent fréquemment à l'autopsie de
vieillards n'ayant jamais présenté pendant la vie le moindre symptôme de para- j!
lysie pseudo-bulbaire. Oppenheim et Siemerling ont montré en 1886 quelorsque
pendant la vie il avait été noté l'existence d'une paralysie bulbaire dans ces cas
de lésions symétriques du noyau lenticulaire, il existait dans la protubérance
et dans le bulbe des foyers de ramollissement (Voy. aussi Comte. Th. Paris, 1 900).
II existe cependant nombre de cas où, en l'absence de toute lésion protubé-
rantielle ou bulbaire appréciable au microscope, la paralysie pseudo-bulbaire
paraît relever de la localisation décrite par Lépine et retrouvée depuis par plu-
sieurs auteurs. Or, lorsqu'on étudie ces cas par la méthode des coupes micro-
scopiques sériées, on trouve toujours que la lésion bilatérale et symétrique du
noyau lenticulaire, a intéressé le genou et la partie adjacente du segment pos-
térieur de la capsule interne. Nous avons pu constater ce fait dans trois cas de
paralysie pseudo- bulbaire et dans lesquels, en l'absence de toute lésion corticale,
protubérantielle et bulbaire, on aurait pu, si la méthode des coupes microsco-
piques sériées n'avait été pratiquée, regarder la lésion symétrique des deux
noyaux lenticulaires comme cause des accidents paralytiques. Pour nous, nous
le répétons, une lésion symétrique des noyaux lenticulaires n'empiétant pas sur
la capsule interne ne peut produire le syndrome de la paralysie pseudo-bulbaire,
nionopiêgies Lcs li'sions clii srrpni'ut postpriew de hi capsule inlerne \Cip) situées plus en
arriére du genou que les précédentes, occupant par exemple, en allant d'avant
de cip. en arriére, le deuxième ou le troisième quart de cette capsule, ne donnent que
très exceptionnellement lieu à des monoplégies. Nous savons par les dégéné-
rescenscs d'origine corticale (voy. p. 128) et par la physiologie expérimen-
tale (pie le deuxième quart moyen de Cip correspond à la région rolandique
moyenne, — centre du membre supérieur, — et que le troisième quart moyen
correspond à la région rolandique supérieure, — centre du membre inférieur.
Nous ne possédons jusqu'ici que deux observations de monoplégie brachiale
par lésion capsulaire. La première, rapportée en 18S0 par l'un de nous, con-
cerne un cas de monoplégie du bras droit accompagnée d'anestbésie et rele-
vant d'mnî tumeur de la couche optique comprimant la capsule interne; la
seconde est due à Hennel et Campbell (188;)). Dans ce dernier cas, il existait une
lésion en foyer du volume d'un haricot occupant la partie moyenne de Cip.
Quant aux monoplégies ci'uralos par b'sions de Cip, il n'en a pas été, à notre con-
naissance rapporté juscpi'ici d'exemple démonstratif. Touli^fois, nous avons été
à môme de constater plusi(>iirs fois, dans des cas de lésions anciennes du tiers ou
du quart postérieur de Cip p. IT.ii uiu^ contracture plus intense du membre
infé'iieur que dans les cas de b'-sions de bipartie moyenne de Cip, se traduisant
par un(> liémii»l('gie ordinaire. Du resh^ les mouoplégii^s crurales d'origine cor-
ticale ne se présentent pas avec les mômes caractères que les monoplégies
brachiales. Elles s'améliorent en effet plus rapidement et plus complètement
que ces dernières. Il s(^ passe ici ce qui se passe d'ordinaire lorsipie des
muscles à fonctions synergiques sont |)aialys(''s. Les muscles des miMnbres in-
iii;i;i:s i>i: l'iiui rc I i(i\ ih; i. lcomcI'; (;i;iti;i:ii \ i.k. 2j5
Irrit'iir^ l'oiitl i'>iiii;iiil iriiiic m ;iii iric ;iiiliiiii;il i(|iir ihm-, l:i miii rhr sdnl (|;iiis ce Coh 'icrniArnK n»
. ;is. ,.| il M y a lien (IV'Iuimaiil a n- (|u uiu-, iiioiiupl.-gir cniialr s ainclion- plus ^'^'pnr'm'r," lïml-
. oiiiiiN'Iemi'nl (nrmio iiMUKiplc.Lîii' luacliialc, car les moiivcMiicnIs ilc la main cl i.i.-tfi" •>aii«i".
lie l'avaiil-liras soiil aiilrcnn'nl sincKilisi''- (|iic ceux de la jainlx; cl du [)ic(l.
Mil n'-^iimi'. rcxistiMicc (li> iiio iiniilci:ics par li'>i(iii liiiiitr-c du sof^^mciil pos-
ii'iicur de la cMpsiilc inlcnic Cip) es! Iniil ;i lail cxccpliuimi-llc. La conséqucnco
rdinairt! d'une deslrncliun du sep;inenl push-rieur de la capsule en arrière
du genou es! l'iKMnipléiiie banale, jM»rlaid sur le l'acial inlérieur, le menibro
supiM'ienr cl inlV'rienr du ciMe de |;i li'sion. F.orscpie les fibres situées en arrière
du 1,'onou iCi^iî) sont déliuiles sur uim' cerlaine ('tendue, le membre supi-rieur
resUM'a indiMininuMit paralysé et conlraclun'' dos e\tr(''nii(6s, tandis (|ue le
lutMnbre inférieur, bien que contracture, rt'conviera. an bout d'un temps plus ou
moins louir, une parti(> de ses fonctions et le malade pourra marcher. 11 est en
elîei des plus rares d'ol)server un bi'miitléiiifpie, par b'sion corticale ou capsu-
laire. (pii reste privé de l'usage de son membre inférieur.
Quant à la localisation de Vlu'inirJton'o, et de Vltéminthi'iose, de Vfir))ii-(i'em-
/)h'in''>it post-liriniph-ii'iqiic, — ((u'il s'agisse d'hémiplégie infantile ou d'hémi-
plégie de l'adulte, — on peut dire aujourd'hui que ces symptômes ne relèvent
pas de la locu Usât Ion d'une lésion dans telle ou telle région de l'hémisphère.
Charcot localisait l'hémichorée dans la partie postérieure du segment posté-
rieur de la capsule interne i Cip), Goxvers la localisait dans la couche optique. Ce
(dernier ganglion est en effet lésé en même temps que le segment postérieur
tCipl dans les cas d'hémichorée post-hémiplégique de l'adulte, et l'hémianes-
Ihésie que l'on rencontre le plus souvent dans ce cas relève de la lésion de la
oouche optique, ainsi que nous le montrerons plus loin, et non de l'altération
(lu segment postérieur de la capsule interne (Cip). fJn 1879,Kahler etPickmon-
rèrent (|u'une lésion siégeant sur une partie quelconque du trajet du faisceau
p\raniidal peut i)roduire l'hémichorée, et j)our ces auteurs il y avait là une
(lueslion d'irritation bien plus ([ue de destruction de tissu nerveux; Gowers
avait déjà fait remarquer du reste que, dans l'hémichorée, il devait s'agir de
lésions qui lèsent plutôt qu'elles ne détruisent la substance cérébrale. Les
mêmes réflexions s'appliquent à l'athétose et au tremblement post-hémiplé-
gique. Nous av ons constaté l'hémiathétose dans l'hémipb'gie cérébrale infantile,
à la suite de lésions corticales de la région rolandique, tout comme à la suite
de lésions du segment postérieur de la capsule interne (Cip). Il n'y a pas de
localisation pour ces diflérents mouvements involontaires que l'on observe si
fré(|uemment dans l'hémiplégie de l'enfance, si rarement au contraire dans
colle de l'adulte. En d'autres termes, la production de ces mouvements relève de
la physiologi e pathologique, et non d'une localisation anatomique.
Dans la fi-r/inn sous-thnhnu'iqne de la capsule interne, les localisations
motrices ont éti' pou étudiées, par la raison qu'il s'agit de lésions assez rares.
Ici le segment antérieur (Cia) a disparu ou n'est représenté que par ({uolques
rares fibres. Le segment postérieur (Cip) représente déjà à cette hauteur le pied
(lu pédoncule cérébral. Dans cette région, les fibres de projection de la région
motrice sont encore plus tassées que plus haut, et elles sont refoulées en avant
par le faisceau de Tiirck venu de la région temporale. Une lésion des fibres mo-
iricos dans cette région ne donnera jamais naissance à une monoplégie, mais
se traduira par une hémiplégie vulgaire, i)Ouvant dans certains cas se compliquer
d'hémianesIlK'sio et (riu'niianoijsie (cas Dautriche. p. IS'2).
256 ANATOMIE DES CEMHES .\EUVELX.
JLocalisations sensitives dans la capsule interne. — Nous avons vu
plus haut i^W p. Bit que L. Tùrck avait montré que les lésions siégeant dans
la partie postérieure de la capsule interne se traduisaient par une hémiplégie
nulle ou peu prononcée, et par une diminution plus ou moins considérable de
la sensibilité générale et spéciale dans la moitié opposée du corps. Charcot
(187:2-1880) adopta et développa les idées de Tiirck et admit que les libres des
sensibilités générales et spéciales de la moitié opposée du corps, passaient
dans la partie postérieure du segment postérieur de la capsule interne. Lorsque
cette partie postérieure du segment postérieur de la capsule interne iCip) était
détruite, la symptomatologie était la suivante : Hémiplégie plus ou moins
accusée avec hémianesthésie dite sensitivo-sensorielle, c'est-à-dire portant sur
les divers modes de la sensibilité générale, — tact, douleur, température, sens
musculaire — et sur les sensibilités spéciales — ouïe, goût, odorat, vision —
les troubles de la vision étant caractérisés par un rétrécissement du champ
visuel avec amblyopie du côté anesthésié. En d'autres termes, dans ces cas, les
troubles de la sensibilité étaient les mêmes que ceux que Ton rencontre dans
rhémianesthésie sensitivo-sensorielle des hystériques. Charcot désigna cette
Le carrofour scn- partie postéricure du segment postérieur de la capsule interne (Cip) sous le
sitif de ciiarcot. nom de cnri'i'fonr sonsitif, et insista à maintes reprises sur ce fait que la couche
optique n'avait rien à voir dans la conduction de la sensibilité, contrairement à
Luys qui taisait de ce ganglion le centre du sensorium commune, c'est-à-dire
l'aboutissant des fibres conductrices de la sensibilité générale et des sens spé-
ciaux. Los idées de Charcot sur le carrefour sensitif, pendant longtemps
admises, furent le point de départ des travaux de Veyssières (1874), Lépine,
Rendu (1875), Raymond (1870), Ballet (1881).
Les recherches modernes cependant n'ont pas confirmé toutes les idées de
Charcot. Si, en effet, depuis les travaux de Tiirck et de Charcot, tout le monde
est d'accord pour reconnaître qu'une lésion de la partie postérieure du seg-
ment postérieur de la capsule interne (Cip) se traduit dans certains cas par
une hémiplégie compliquée d'hémianesthésie, il n'en est plus de même lors-
qu'on étudie les caractères de cette hémianesthésie et les conditions anato-
miques dans lesquelles elle se réalise, c'est-à-dire sa localisation. Si — dans
certaines conditions sur lestiuelles nous allons revenir — une lésion du seg-
ment postérieur de Cip se traduit par une hémianesthésie de la moitié opposée
du corps, cette hémianesthésie ne porte ((ue sur la sensibilité générale. Il faut
en eiïet le reconnaître, les plus belles observations d*hémianesthési(> sensitivo-
sensorielle, rapportées autrefois à l'appui de l'existence du carrefour sensitif.
sont des cas relevant de l'hystérie et publiées à une époque où l'existence de
l'hystérie chez l'homme commençait à peine à être adniis(î. Il faut songer en
outre dans les cas dlK-mianesthésii^ organi([ue, à la possibilité — bien démon-
trée aujourd'hui — d'une association hystéro-organique.
i;iK-miancstiicsio En cc (jui concemc la i)articipation des sens spéciaux telle qu'on l'admettait
ort,'ani(|iincapsuiairc aulrcfois (laiis rhémianestlu'sie organique, la ((uestion pour nous est résolue
!rii'6mîanop's'i!!'''mâ'is par la négative. Une h'-sion du tiers postérieur du segment postérieur de la
non pas diuiniancs- (.^pj^^iIq interne (Gip) ne produit jamais d'amblyopie, ni de rétrécissement du
tlK-sie sensorielle. ' . , , .t^ ' c-i i- • -v i i • • .11 • • rc
champ visuel du coté oppose. Si la lésion siège dans la région thalamique inté-
rieure et, détruisant le segment rétro-lenticulaire (Ciii) de la capsule internt>.
(CasDautriche, p. 18'2), sectionne en même temps à ce niveau le faisceau visuel
elle déterminera la production d'une hémianopsie homonyme latérale. Les cas de
I
iiKKis iH I' 11(1,1 l'CTi II N ni; i.i-cnucr: (;i;ui;iîii \i.i;. 2:57
CP iriMU'c siiiil ;niiiiiii(riiiii ;issi'/. iinmlirciix cl iiTciniiii'iit Is'is l'un i\r nous (mi
:i r;i|)|)t>iii' |ilii^M'Mi< cxciiiiilcN livre smi élrvi-, \,i)u<^. Si et cfsl, l:i ïc cas U;
nliis riiMiuiMil 1'' lii'is pdsléi'icnr du s(';^mu(miI poslt-i'iciir (Cip) osl. h'îsi'j d.'ins
l;i M'uHMi IlialaiiiHji"' niu\rnii(' de la «apsiilc inlcriii', il n'rxistc, auciUl lr(>ul)l(!
i|U('lt()ii(|iu' (h> la vision. Il en est di; iiièinc pour les aiihos sens spt'icianx —
aiulili«>ii, odorat. ,i,'oi'il (]ni oux aussi ont iiiio rcprcseiilation corlicah; bilalf';-
I ralf. Toiii laiidilinn. Ii's choses se passent d'iiiic lacjou analogue Les neurones
audilils corticaux venus dt' la première ciiconvolution temporale passent ftar la
partie postériiMire du se-nu'iil soiis-lenticulairc ((iisl) de la capsuh; interne |)oiir
1 se rendre dans le corps ;j;enoiiilli' interne, et de là dans le tulxîreule (piadriju-
nieau postérieur v^oy. Nerfauditil . (les libres peuvent donc être détruites dans
une li'-ioii de ce sei,Mnent sous-lenticulaire; mais, comme le centre auditif est
bilatéral, eelie b'sion ne déterminera pas do. irouble nnilat<''ral persistant de
lauditioii. (".e dernier sympliime par contre pourra durer indélinimenl, dans les
cas de b'si(Ui de la partie antéro-latéralc de la protubérance, au niveau du noyau
du nerf coebb-aire. et s'accompai^ner d'anestlK'sie de la moiliiî op[)oS(''(; du
corps si le ruban d(! KimI uiédian participe ii la lésion.
i . Les inénies rellexions s'apj)liquent à l'olfaction et à la gustation. Les fibres
olfactives venues de la corne d'Amm(»n et du fascia dcutata arrivent par le pilier
postérieur du trigone pour se rendre au tubercule mamillaire (voy. Nerf olfactif)
I et ne passent pas par la capsule interne ; pour qu'il se produise une anosmie
' unilatérale, — anosmie du reste passagère par suite de la bilatéralité du centre
olfactif — il faut donc (}ue le pilier post(''rieur du trigone soit intéressé par la
lésion. Il en est de môme pour la gustation, dont les fibres — d'après ce que
n(Mis savons de l'origine corticale de ce centre — passent probablement par la môme
voie.
Si la participation des sens spéciaux dans rbcmianestlii'sie d'origine capsu- Localisation do
, ■ ■ • , 1 .. • 1 • il 1 -1 1 !■ • M > L riiémianesthésiecarj-
lairc n existe pas avec les caractères ({u on lui attribuait autrelois, il n en est ^uiaire.
jKis de même pour les troubles de la sensibilité générale, et à cet égard il
n'existe aucune divergence parmi les observateurs. L'bémianeslhésie capsu-
laire se pn'senle avec les mêmes caractères que l'in-mianesthésie d'origine
C(U'ticale et, comme cette dernière, s'accompagne d'iK'mipb'gic plus ou moins
accusée. Ici encore les parties les i)lus paralysées sont aussi les plus aneslhé-
si(''es (voy. plus haut, Localisatons sensitives corticales, p. "230).
Voyons maintenant quelle est la localisation exacte de l'hémianesthésie cap-
sulaire. Nous avons montré plus haut que, pour les nerfs de la sensibilité
spéciale, la doctrine du carrefour sensitif ne pouvait plus être admise. Il nous
reste à rechercher maintenant si cette doctrine est applicable à l'hémianesthésie
de la sensibilité générale. En d'autres termes, les fibres qui conduisent à
la corlicalilé les impressions tactiles, douloureuses, thermiques, muscu-
laires, etc., passent-elles directement et sans neurones intercalaires, par le
segment postérieur de la capsule interne pour aller s'arboriser dans l'écorce
cérébrale ?
Lorsque l'on examine les observations d'hè-mianesthésie capsiilaire suivies
d'autopsie rapportées juscjuici, on voit que, dans l'immense majorité des cas, la
couche optique était lésée en même temps que le segment postérieur de la
capsule interne et, dans les très rares cas où la lésion du thabmius n'est
pas indiquée, on ne peut afiirmer l'intégrité de ce ganglion; car, dans toutes
ces observations, il s'agit de localisations faites ;i l'o'il nu et sur des pièces
TiniK n. 17
238 ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
fraîches. D'un autre côté, il existe des observations de lésions du segment pos-
térieur de Cip avec intégrité du thalamus et dans lesquelles les malades étaient
de simples hémiplégiques non anesthésiques. Nous avons observé nous-mêmes
deux cas très nets de ce genre, étudiés par la méthode des coupes microsco-
piques sériées.
Il ressort donc de cette discussion que, lorsqu'une altération de la partie
Kilo relève dune postérieure du segment postérieur de la capsule interne s'est traduite pendant
lésion du thalamus -, ■ ,,.,,. ,,,,,. ^ , • , ,
dans la rétrion du '^ "^'16 par unc hémiplégie accompagnée d hemianesthesie, la couche optique
ruban de Reii. participait à la lésion capsulaire. Mais, et nous tenons à le faire immédiatement
remarquer, pour qu'il y ait hemianesthesie, il ne suffit pas que le segment pos-
térieur de la capsule interne et le thalamus soient simultanément altérés par
une lésion en foyer, il faut encore que cette lésion siège dans une région spé-
ciale de ce ganglion, à savoir, en avant du pulvinar, dans la partie postérieure
et inférieure du noyau externe du thalamus (région du ruban de Reil). Nom-
breuses en effet sont les observations suivies d'autopsies et dans lesquelles
une lésion de la partie postérieure du segment postérieur de la capsule interne
et du thalamus, siégeant dans les régions thalamiques supérieure ou moyenne
de la capsule interne, n'a produit qu'une hémiplégie banale sans troubles de la
sensibilité. Les cas qui sont représentés Fig. 181, 182 cas Carré, Fig. 129 à
133, cas Lavigne, Fig. 187 à 188, cas Le Seguillon, sont des plus démon-
stratifs à cet égard. Dans ces deux cas, en effet, où le segment postérieur de
la capsule interne et la couche optique sont lésés dans la région thalamique de
la capsule, il existaitjune hémiplégie très prononcée, sans altération des sensi-
bilités générales et spéciales.
La question qui se pose maintenant est la suivante. Les troubles de la sensi-
bilité générale que l'on observe lorsque la partie postérieure de Cip est lésée
dans la région thalamique inférieure ou dans la région sous-thalamique, sont-ils
la conséquence de la destruction des fibres de la sensibilité générale qui passent
par la partie postérieure do Cip ou bien relèvent-ils de la lésion concomitante
du thalamus? C'est à cette dernière interprétation que nous nous arrêtons. En j
effet, s'il existait un faisceau sensitif dans la partie postérieure de Cip, les lésions
de cette partie de Cip dans la région thalamiciue supérieure devraient produire
do l'anesthésie, ce qui n'est pas le cas. Le môme résultat devrait être observé
dans les rares cas où le segment capsulaire est seul altéré, sans participation
du thalamus à la lésion. L'étude des dégénérescences secondaires — patholo-
giques ou expérimentales — nous montre en outre que le faisceau sensitif —
ruban de lleil — s'arrête dans le thalamus et s'arborise dans le noyau externe et
dans le centre médian de Luys. De là partent de nouveaux neurones — neu-
rones thalamo-corticaux — qui, sortant du llialamus]iar sa face externe, pénètrent
dans Cip s'y entremêlent avec les libres de projection corticale cl vont s'arbo-
riser dans la corticalité rolandique — zones sensitives corticales. Or, il résulte
des recherches faites par l'un de nous (>n collaboration avec son interne Long
— et dont ou trouvera les détails dans la thèse inaugurale de ce dernier {Les
voies cnntralrs de la sensihilifé rjcnéralc, Paris 1899) — ([u'une hemianesthesie
de la sensibilité générale relevant d'une lésion centrale de l'hémisphère ne peut
être réalisée (juc dans les deux conditions suivantes à savoir : 1° dans le cas de .
lésion thalamique détruisant et les libres terminales du ruban de Reil et les
fibres du neurone thalamo-cortical ; T lorsque, le thalamus étant intact, ses
connexions avec la corticalité sensitivo-motrice sont plus ou moins détruites.
iii;ni>- m l'iiii I ccTinN m: i. iicoitci'; ciiiti.i'.i; \ i i,. r:,:)
\)M\-> (!■ clii IIKM ' ;i->. l;i |i->i(tll rs| i||| irsic loiiiuiifs ||TS l'Iriiillir. Ces ii'clicn'lics
IMulilit'iit (Ml nuire, ([lie I lii 'mi;! iiisl |i('sii' csl •^iiiloiil [iri sislaiili; |()rN(|iir le lli;i-
hunns csl ]{'<■'-.
l'Mii'oi-'. l'iiliii, Ic-^ li'sidiis (lu lli;il;niiu-> (I.iun s:i [lailir iiilÏTicurc, lorsiiu'i-llr.
suni |)<Mi (''Icndiic--. |pi'ii\i'nl ilcliTinincr (i.iiis 1rs nifiiihics du cAté opiiost'; du
rorjjs di's dniilcuis en inriiir liin|(S (|n'iiii dal liyin!i('slln'!si(iu(! plus ou uioius
uiar(|ii6 iKdiu.u'or, .M;uiii, Bicruacki, llciclienlxir^', ( tpiM-iilii-iin). Il im)Us a r{r
donui' d'»>l)siM-V(M' un ras analo<,,nio suivi d'aulopsio.
Ku ri^suuir, la doririur du carrefour S(!nsilif n'nst j)lus coufiirnir aux di)U-
uét's ai'hndlrs. pas plus pour la sensibilité ^'éuéraie, (jue |)Our la sensihililr spt';-
rialr. Il n'y a pas dr faisceau scnsilif veuani du pied pédoncule et passant
dirccIcnitMil dans la capsidc inici'ne, de niiMue (pi'il n'y a pas dans la partie
pttsIciitMuc du sei;ineul postérieur de celte dernière de faisceau compact formé
uin([uenuMit de libres à fonctions sensitiv(>s. (les dernières, une fois issues du
tlialamus se mélaui^-enl inlinienienl dans ce segment postérieur de la ca])sule
interne avec les libres motrices pour aller s'arboriser dans les terrilorifs cor-
ticaux — zone s(Misitivo-motricc — d'où ('manent ces dernières.
ItlIM.IOGil.VPIIlK. - Localisations cérébrales. Alukuto.m (;t MicuiELi.ii/u centii cere-
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2«3
II. svsri'Mi; in.s i ii;iii:s Dh: riKUiici ion di: niiiNi;.\(:r:i'ii ai.k
l.r rluiiiMi('i'-|)li;il(Miii !;i'Mii<l Ii)Im> liinlii(|iir dr niocii coiiiprciKl, coriunc; Loh dnux uni»
non. l;.No„s s,, ,.l..s hiu.l T. I". ,.. :>!»(;,, Ir A.A. o//./r///. jo .svy,/,,,,, ;l':;:U': t^h.'-'
Iiiriihini, \\\ nrronvohitiDu iiiulmniirc l'iisci;! dciil.ihi cl siric de l,;in(;isi) "«"«''■p'"»lo.
cl les </r/r/- circonvolKlioiis linihii/iics : (-(mmic d'AiniiKtii, circoiiNoliilion
{\r riii|»|)(>(';im|)(' cl yyiMis loiMiic-ihis. Ses lihics de |)i'()|cclioii lorineiil h'S
r (/Vs- olfdctirf's crntrah's cl siiixcnl un lr;ijel Mcii di>liiicl de, celui des
llluc-^ de iirojcclinii du iniiiilc.ui c(''nd)r;il : les lihres d(; projeclioii du
j(d»c oUaclif cl du scjdiiMi liicidiim coiisLilueut U's radiations olf adirés, le
fnisrrait srpto-tluilaniitiur. cl le l.vnia semicircidaris; les fibr(!s de pro-
jeclioii ^\<' la eirc()nv()liilii)u iiodioiuK-c. de la coi-iic d'Ammon cl de la
cii'convoiulion de riiij)pocam|)c roriiicul le si/sirnu' du Iritjtmn crri'hraL
Ouaul à la |)rcniièrc eireouvoluliou lirnl)i(|uc — vérilaMc r(''^\tn\ de
Iraiisiliou cuire le l'Iiiueuci'plialc cl le luauleau C(''r('bi'al doul elle; [)ré-
senle la inorplioloi;!!' et la slruclure et dout elle partage probablement
les ibnclious, — elle envoie ses libres de projection en partie dans le
Irigone cérébral et en partie dans la capsule interne.
FIBRES DE PROJECTION DU LOBE OLFACTIF ET DU SEPTUM LUCIDUM
I. RADIATIONS OLFACTIVES. — (louime les circonvolutioRs du man-
teau cén'bi'al. le lobe (dtaclil émet des libi'cs de projeclion. d'association
et de commissure. Elles [xulenl le nom
collectif de radiations olfactives et sont
aussi intimemcul mi'daugées entre elles
(|ue le sont, dans la masse blanche non
dillerenciée du centre ovale, les fibres de
projection, d'association el d(> commissuie
du manteau cérébral.
Suivant qu'elles occupent la surface du
lobe olfactif ou sa profondeui", les radia-
tions olfactives sont dites saprrficiellrs ou i.„. ovn r .,„„ , ,■
' ' rU:,. iM. — Loupe vertico-trans-
profondcs. versale du pédoncule olfactif
Les radiations olfactives super- gauche de l'homme. ^Méthode
ficielles naissent pour la plupart des cel- ^^^ Weijjpif.)
Iules mitrales du bulbe olfactif. Elles oc-
cupent à leur origine les couches profondes
du bulbe, puis deviennent superficielles et revêtent le plus souvent le
pédoncule et le tubercule olfactifs d'une couche de libres plus particu-
lièrement denses et épaisses au niveau des bords sagittaux de ce tractus
triangulaire (lig. 250). D'autnvs fois, les radiations olfactives superficielles
ne tapissent que les bords saillants du p('MloncuIe ei du tubercule olfac-
be, bord externe. — bi, bord
itcrne. — bs, l)ord supérieur.
Radiations olfac-
tives suporlicielles.
Leur origine.
264
ANATOMIE DES CENTIMES NEUVEIX.
tifs, et clans leur intervalle souvent fort iiT(!''gulier on aperçoit la substance
grise de cette circonvolution avortée.
Leur trajet.
An niveau du tubercule olfactif, les radiations olfactives superficielles
divergent en se divisant en deux fascicules ou stries.
Strie olfactive ex-
terne.
Strie olfactive in-
terne.
Leurs
sons.
La Strie olfactive ej-^^/vîe (improprement appelé racine olfactive externe)
se dirige obliquement en arrière et en dehors, recouvre incompb'^tement
la circonvolution olfactive externe, longe le bord postérieur de l'espace
perforé antérieur qu'elle sépare de l'insula, et peut facilement être suivie
jusqu'à la circonvolution du crochet et au noyau amygdalien. Le plus sou-
vent elle est unique, quelquefois elle se dédouble ; la branche interne
traverse alors l'espace perforé antérieur, puis s'enfonce sous le crochet
de l'hippocampe.
La strie olfactive interne (improprement appelé racine olfactive interne)
est beaucoup plus inconstante; elle se porte en haut et en dedans à la face
interne de l'hémisphère, recouvre la circonvolution olfactive interne et le
carrefour olfactif, puis se continue en partie avec les fibres de la strie de
Lancisi, en partie avec les fibres du pédoncule du septum lucidiim et entre
ainsi dans la constitution du faisceau olfactif du trigone (Fig.2o2).
Les radiations olfactives superficielles représentent pour la plupart les
cylindres-axes des cellules mitrales, petites, moyennes et géantes du bulbe
olfactif, renforcés par un certain nombre de fibres qui prennent leur
origine dans la substance grise des lobes olfactifs antérieur et postérieur.
Les plus courtes se terminent dans la substance grise du pédoncule
olfactif, du tubercule olfactif et de la circonvolution olfactive externe; les
plus longues atteignent la couche moléculaire de la circonvolution du
crochet, et s'arborisent autour des nids cellulaires décrits par Ganser,
Cajal et Calleja. Les radiations olfactives superficielles contiennent donc
surtout des fibres d'associations qui relient le bulbe olfactif au pédoncule*
et au trigone olfactifs, aux différentes parties de l'aire olfactive etàla circon-
volution du crochet; elles dégénèrent (Lœwenthal. méthode de Marchi)
après ablation du hulbe olfactif et ne possèdent que de rares fibres de
projection destinées au noyau amygdalien. Dans leur ensemble, elles con-
Kiies représentent stitueut le ucuroue dc deuxième ordre de la voie olfactive et transmettent
à rhip])Ocampe les impressions olfactives comluites au glomérule olfactif
par les fibres du nerf olfactif.
Pour Edinger, la strie olfactive interne ne recevrait aucune fibre
rnitrale et serait exclusivement constituée par des fibres qui, prenant leur
origine dans les cellules pyramidales petites et moyennes du tubercule
olfactif, relieraient cette région à la formation ammonique par l'intermé-
diaire du faisceau olfactif du trigone. Il s'agirait doue dans l'espèce d'un
neurone olfactif de troisième ordre.
Les radiations olfactives profondes (l{olp)(Fig. 251) foimcnl la
substance blanclic piolbiKh^ du pr-donculc et du tiibei'Cul(M)|fa(tifs. I']lles se
groupent en fascicules |)etits et seri'és lorlement coloriés parla laque liéma-
toxylinique et séparés les uns des autres par des îlots allongés de substance
le neurone olfactif
(lo deuxième ordre.
Radiations olfac-
tives profondes.
iii;ni> i>i: iMin.iiiciKtN itK i.i;(;nii(:i'; (:i:iti. itn \ i.k.
n;':,
I i>-c. A rii \ !•■- ;iii ni \ cm il II I II Ihtcii II- I il Lui il I uj i. cllrs «, ciilDiircii I il;i ii- la
|)n>r<m(l('iii- CM (it'ciix aiil ■inr cniiilH' en S, |uii> Iravcr-ciil d a\ aiil en a ni in- i..Mr iraj-t.
l'iiirr iilftniiir Aol .(•(■->! -à-dii'c N"^ r('^i(tiis hasalcs du ccin raii aiiirriiiir
iiailic iiiri'i-iciirc v\ lia--alr Ar l;i \r\r du ikinjii candi'- ((INi! •-iili-'Iancc
ncrliiri'c aiili'riciirc, sultslaiicc iiiiKiiniiii'c sons Icnl iciila ire de lU'ifdicrtj.
Cia
n CM
Fi
.. 251. — Les radialions olfactives profondes et leur trajet à travers l'aire olfactive
en particulier l'extrémité inférieure, ba?ale, olfactive du noyau caudé (CNC). —
Coupe sagittale correspondant à peu près au plan de la figure 311.
Al, anse lenticulaire. — Aol. la partie de l'aire olfactive située en arrière du tubercule
olfactif du noyau caudé {C?sC) et comprenant la substance perforée antérieure et la sub-
stance inuoniinée sous-lenticulaire de Heiciiert. — Cc[v) bec du corps calleux. — Cia,
scjînient antérieur de la capsule interne. — Cinfi, faisceau antérieur du cin;L'uluni. — CL,
corps de Luys. — CM. connnissure de Meynert. — CYC. tubercule ou colliculus du noyau
caudé. — coa, commissure antérieure. — FI, faisceau lenticulaire de Forel. — fU, fibres en
U ou courtes d'association de la première circonvolution frontale. — A'C, noyau caudé. —
-W.-:, deuxième segment du noyau lenticulaire. — oFi, partie orliitaire de la première cir-
convolution frontale. — /'. pied du pédoncule. — Pol, pédoncule olfactif. — Rolp, radia-
tinns olfactives profondes. — Toi, tubercule olfactif. — //. bandelette optique.
Elles passiMit donc au-dpssnus du somment antérieur de la capsule interne
(Cia) et au-dessous de la commissure antérieure (coa).
A ce niveau, les radiations olfactives profondes divergent : une partie Leurs terminai-
se porte en haut, en arriére el en dedans, soit vers la commisstn-e (intrricurc
dont (dles forment la partir olfactive, soit vers l'extrémité antérieure du
Ihalamus oii elles se continuent avec les libres du t;i>nia semirirciilnris
<?t du t^i'nia thalami (Fig. 2.').*} et 2.>ii. Une autre partie des radiations
266
ANATOMIE DES CEMUES .\ERVEUX.
olfactives profondes poursuit son trajet antéro-postérieur i Fig. 252), tra-
verse, en fascicules lâches et onduleux, l'aire olfactive, en particu-
Ftr
FiG. 252. — Les voies olfactives centrales. (Systèmes des radiations olfactives et du tri-
gone central.)
Aol, aire olfactive. — Bol, bulbe olfactif. — Ce, corps calleux. — Cf). circonvolution
podronnce. — Cing, cingulum. — Cinf/{p), le faisceau postérieur du cini,uilum. — coa. com-
missure antérieure, son faisce.au olfactif et le contiui.'-enll des fibres du taniia semicircu-
laris. — /V, fasciola cincrea. — FG, faisceau de la calotte de Gudden, ou branche de
bifurcation postérieure du faisceau mamillaire principal Fmp). — Fld, faisceau lonyilu-
dinal dorsal de la substance grise centrale de Scliutz. — /•".)/, faisceau rétrotle.ve de Meynert.
— Fol, faisceau olfactif du trigone. — fp, fibres perforantes calleuses ou fibres extra-
ammoniques du corps du triponc. — fslh, faisceau septo-thalamique. — fisc, fibres que le
tamia semi circularis envoie à la couche o])ti(|ue. — /•'//■. fornix transversus, ou commis-
sure psallerienne du Irigone. — (i(^,(t, fjan,i,dion dorsal de la calotte de (iuilden. — GGp,
ganglion profond de la calotte de Gudden. — Gip, ganglion inlerpédonculaire. — G h,
ganglion de l'habenula. — //, circonvolution de rhipi)ocam]ie. — IIJ). isthme de la cir-
convolution de riiippocampe. — A|, première circonvolution limhi(|uc. — .Vrt. noyau anté-
rieur de la couche optique. — A'.l, noyau amygdalicn. — l'ol, pédoncule olfactif.— PSI.
pédoncule (hi septum lucidum. — l'T))}, pédoncule du tubercule mamillaire. — Qa. tuber-
(uilc nuadrijuineau antérieur. — (Jj), tubercule ipiadrijumeau postérieur. — Rôle, radiations
olfactives externes. — iioli, radiations olfactives internes. — liolp. radiations olfactives
profondes. — .sL, strie de Lancisi. — Sj)l, splenium ou bourrelet du corps calleux traversé
|)ar les fibres perforantes ])rovenaut soit du fasciola cinerea, soit de l'istlune de la circon-
volution de l'hippocauijte ou du cingulum. — 7V. luber cinereum. — Tg. corps du trigone.
— Tf/(t, i)i!ier antérieur du trigone. — Tgp. pilier postérieur du trigone. — T/i, couche
o|)tirpie. — '/'//(, tubercule mamillaire. — tsc, tamia semicircularis. — ///(, ta^iia thalami.
— L', circonvolution du crocliel. — l'.l, faisceau de Vicq d'.V/.yr ou branche de bifurcation
supérieures du fiisceau mamillaire |)riMci|ial.
lier la substance innominre sous-lciiliculairo de Reicherl, et ci'oise obli-
quement les libres de l;i l);iiid('b'll»' diagonale de Broca, située au-dessous
' iiiiiii:s m: l'iiniiM. ikin m: i/iicomcm (;r;iu;iti;.\ i.i:. -2i;i
d'cllr. I';iiiiii (('-> liisciciilfs. Ir> uns se porlcnl «mi dclioi's cl se icihIcmI
(lirccIcuitMil il.iii^ Ir iioy;iii ;im\ t^il.ilicii NA) ; les autres se (lifi^wiil ••ti
(Irdiius cl (Ml ariiiM (', .illri^iiciil le liihcr ciiicrcimi 'Te i cl Ir liiliciciilc [n;i mil-
lai fcTm lau delà (lcs(|iic|s il (|c\ iciil tliriicilc (le lc>siii\ rc.l'!llc>sc Ici'iniiiciit
daii'- ces parauo, en pari iciilicr dans le liilterciile inainillaire , mais il est
iios-^ilile (|ii(> (|iicl(|iies fad la I i()ii>> (dlaclixes prnlotido . piiursiiis aiil |e(ic
liajel, eiilii'iil dans la coiisl i lui imi des lihics l()iij;iliidiiiJiles de la réf^ioil
siUis-()pli(Hie el de la eahdiedii pc'doiicule céi't'd)i'al fl'i};. 'II')"!,.
Les ladialions ()iraeli\('s pt'oinndes ne roeoivoni aiieiiiie lihre inilrah*, Leur oriKinn.
Il aucune lilne du linllie (dlaclif. l'allés naisseul des c(dlules pyramidales
petiles el moyennes de la substance ^rise du pédoncule el du tuhercuhi
(iiraclils et sont renl"orc(''es dans leur trajet anl('ro-j)ost('ri(Mii' pai' un apport
inc(>s>aiil de lihres n(''es des cidlnies de l'aii'e olfactive.
Les l'adiations oiractives profondes coiistilu(Mit des neurones de Iroi- Elles constituent
siènie ordre do la voie olfactive, jolies ne représentent pas un faisceau à 'l^l^^ "Te'*'"uois!èmc
orij;ine et à destination uniques, mais contiennent à la fois des fibres d'as- •"■*^'"«-
[I «ocialion, des libres de projection, des fibres commissurales et des fibres
terminales. Les /i/)res (/\issociafwn unissent le bulbe, le pédoncule et le
Irii^one olfactifs au septum luciduni et à l'aire olfactive. Les fibres cotnmis-
surales relient les dilTérentes régions d'un lobe olfactif à colles du côté
opposé par linlormédiaiiM^ de la partie olfactive de la conimisaxre anté-
rieure, ou encore le lobe olfactif d'un côté au noyau amygdalien du côté
opposé, par l'intermédiaire de la partie hémisphérique de la commissure
antérieure. Les fibres terminales s'arborisent dans le bulbe olfactif et dans
l'aire olfactive; elles suivent le trajet du faisceau olfactif du trigono (Fol,
Fig.2o2) et unissent les circonvolutions limbiquesau lobe olfactif.Quant aux
fibres de projection enfin, elles relient le lobe olfactif: 1° au noyau amyr/-
dalien du même côté, soit diroctemont, soit par l'intermédiaire du to'nia
somicircularis: 2° un t/ialamus (noyau externe el pulviuari par l'intermé-
diaire du la'iiia semicircularis; 3" au ganc/lion de Vhabenula par le faisceau
seplo-tlialami(jue el le tuMiia thalami; 4° au tuber cinereiim, et au tubercule
mamillaire^ par des fibres directes; o** probablement à la calotte ilu pédon-
cule cérébral.
2. FAISCEAU SEPTO-THALAMIQUE. — Le faisceau Septo-lhalamique(fsth) Faisceau septo-
(Fig. 2,')'i) naît des cellules de l'aire olfactive el du septum lucidum ; il '''a'^n^T'e.
traverse d'avaul en arrière la partie inférieure du septum en convergeant
vers la commissure antérieure, s'adosse au pilier antérieur du trigone
avec lequel il semble se confondre, puis l'abandonne en arrière de la
commissure antérieure j)our entrer dans la constitution du taenia thalami. son trajet.
Il s'irradie ensuite dans le ganglion de l'iiabenulaet dansla partie moyenne
et interne du thalamus, et unit par conséquent ces dernières formations à
l'aire olfactive el au septum lucidum.
Ce faisceau a été décrit chez les reptiles et les oiseaux par Honegger,
sous le nom de faisceau rai/onnaiit du septum fMarkbiindel der Strahligen
268
ANATOMIE DES CENTRES .NERVEUX.
Scheidewand) ; par Ad. Meyer, sous celui Aa faisceau lojujitudinal basai pour
le tsenia thalami (basalos Langsbi'indol zur Ifenia thalamT) : par EdingcM*,
sous le nom de t raclas olfacto-habenularis. 0. Vogt l'a de'crit chez le lapin
Lmi
FiG. 2o3. — Coupe sagiLlalc pubbaiiL un dedans du plan de la cuupc, Fig. 251, inléressaiiL
l'aire olfactive, la partie antéro-intcrnc du thalamus et de la région sous-thalamiiiue
et sectionnant les radiations olfactives profondes, le faisceau seplo-llialanii(iue, le
faisceau de Vicq d'Azyr et l'anse lenticulaire (Méthode de Weigert).
Al, anse lenticulaire; Al + VI, son union avec le faisceau lenticulaire de Forel. — Aol,
aire olfactive. — Ce, corps calleux. — CI., corps de Luys. — CM, connnissure de Meynort.
— CNI\, capsule du noyau rouvre. — cou, commissure antérieure. — AV, faisceau leulicu-
laire de Forel. — f'slh, faisceau septo-lliaIanii(|ue. — Lmi, lame mcdullaire interne thi
thalamus. — Ln, locus ni<,'er. — .Vr', noyau caudc. — A'«, noyau aniéricur. — A'c, noyau
externe. — .Y/, noyau interne. — Xin, centre médian du thalanuis. — .\7{. noyau roufre et
sa capsule de libres {CNIt}. — /', pied du pédoncule cérébral. — l'iiT/i. pi'iloncide ;\ntérieur
(lu llialanms. — Bo/p, radiations olfactives profondes. — SI, scptum hicidum. — Tdki,
tubercule mamillairc accessoire. — Isc, ta-nia senncircularis. — ////, taenia thalami. —
VA, faisceau de Vic(| d'.Vzyr. — VCsf, veine du corps strié. — 17, ventricule latéral. — Zr,
zone réiicidi'i' du lli.d.uuus. — //, bandelette oi)li(pH'.
sous le nom de faisceau srpio-i/ialamiqKc II a nionlrr en oulre (méthode
de Marclii) (|ii'il drjiénrre à la suile de lésion de la i)arlic aniérieure du
septum luridum, (ju'il est simj)lemeiil adossé et enchevêtré avec le pilier
antérieur du tri^^one, mais qu'il n'en reçoit ou n'y envoie aucune fibre.
Il représenic donc un r;iisc(>;in in(l<''|)eii(liinl du système i\n Irigono.
I iitiu;s i)i; i'i((t.ii:(',Tin\ in. i.iiconi:!: (;i;ui;r.i;Ai.i:.
>60
:i.T/tNIA SEMICIRCULARIS ^\v\:\ I cilll i li.l I i^ . I ii- I ril i;i scni ici icii |,i iis(l9C) Twniaiinmicirciila-
irlic lairt' oHiicliNt' Aol mm don ;iii ;iinyf;tliilicii ( .N'A i i'I à lii cniiclic ()|)rK|iH'.
Il i('|)n''--<'iil(' un lUMiroiic nU'aclirdc Iroisirinc ordre et coiilicnt à ht l'ois des
Lth. ,r. Lmi
Na :VA^r^ '• Ne
Fr;. 2a4. — I.es radialions olfactives profondes, la partie antérieure du tœnia semicir-
cularis, l'anso lenticulaire et le pédoncule inféro-interne du thalamus vus sur une
coupe sagittale passant par le noyau antérieur du thalamus, en dedans du plan des
coupes Fig. 2ol et 253. (Méthode de Weigert.)
Al, anse lenticulaire. — .(/ + FI, iiiiiim de l'anse lenticulaire et du faisceau thalaniique
de Forel. — Ce. corps calleux. — CL. corps de Luys. — CM. commissure de Meynert. —
coa. coinniissiire antérieure. — FI, faisceau lenticulaire de Forel. — ii, première circonvo-
lution liudji((ue. — Lmi, lame médullaire interne du thalamus. — Lu, locus niger. — .Y«.
noyau antérieur, Ne, noyau externe du tlialamus. — .\R. noyau rouge. — /', pied du
pédoncule cérébral. — PiT/t, pédoncule inféro-interne du thalamus. — PTni, pédoncule
du tubercule mamillaire. — Rolp, radiations olfactives profondes. — Spa, substance
perforée antérieure. — Th, thalamus. — Tina, tubercule mamillaire accessoire. — fsc.
tamia semicircularis. — /fh, taenia thalami. — \'A, faisceau de Vicq dAzyr. — 17, ventri-
cule latéral. — fCat, veine du corps strié. — Zi, zona incerta. — //, bandelette optique.
fibrc^; qvii prennent leur orii;inc dans le noyau amyg'dalii^n et se terminent sa constitution.
dans l'aire oU'aetive, et des fibres dont les cellules d'origine siègent dans
l'espace perforé antérieur, le septum lucidum et les arborisations termi-
nales dans le noyau amygdalien.
270 ANATOMIE DES CE.XTUES .XEUVELX.
Son trajet. Eii avant (Fig. 234), le tœnia semicirciilaris émerge de la substance per-
forée antérieure et de la partie adjacente du septum lucidum, sous l'aspect
d'un faisceau large, étale et ascendant, dont les fibres convergent de l'aire
olfactive à l'extrémité antérieure du sillus opto-strié. 11 est renforcé dans
cette partie de son trajet par quelques fibres que lui envoie la commis-
sure antérieure, il est recouvert par une couche très épaisse de la sub-
stance grise sous-épendymaire des parties latérales de la corne frontale et
Ses rapports. corrcspoud asscz exactement, dans celte région, au genou de la capsule
interne. A la hauteur du trou de Monro (Fig. 41, p. o8), le faisceau se
resserre, puis occupe, avec la veine du corps strié et la lame cornée, le
sillon opto-strié. Sur les coupes horizontales (Fig.2oo'let vertico-transver-
sales (Fig. 256), il présente une surface de section triangulaire, s'enfonce
à la façon d'un coin entre le thalamus et le noyau caudé.Son sommet mal
déterminé atteint le genou et le segment postérieur de la capsule interne,
sa base est tapissée par l'épendyme ventriculaire. Il enveloppe la veine du
corps strié et ses branches de bifurcation d'une mince couche de fibres lon-
gitudinales, et contient dans son épaiss-^ur un certain nombre d'amas de
substance grise en continuité avec la substance grise sous-épendymaire.
Le taenia semicircularis conserve ses rapports avec le thalamus et le
noyau caudé jusqu'au niyeau du carrefour ventriculaire. A ce niveau et
dans toute l'étendue de la corne sphénoïdale, il s'éloigne de la partie
recourbée de la queue du noyau caudé, reste accollé à la couche optique et se
trouve placé immédiatement en dehors du corps genouillé externe ou de la
bandelette optique quilui fait suite (Fig. 30 et 2o6). Il correspond assez exac-
tement à la ligne d'insertion des plexus choroïdes de la corne sphénoïdale,
et il est séparé du noyau caudé par le faisceau temporo-thalamique d'Ar-
nold (fTth) qui affleure ici l'épendyme de la voûte sphénoïdale. Sectionné
comme lui, perpendiculairement à son axe, le ta'uia semicircularis s'en
distingue toutefois par la faible coloration de ses fibres parla laque héma-
toxylinique.
Le long de la voûte de la corne sphénoïdale, le ta'nia scmicircuhiris se
subdivise en trois, quatre ou cinq fascicules qui pénètrent dans le noyau
amygdalien et le segmentent en plusieurs amas. Lue partie de ces fibres
s'y termine ou y prend ses origines, les autres fibres s'irradient dans
l'écorce de la circonvolution du crochet, dans la partie morcelée de l'avant-
mur, ou encore, comme Fovillele signalait, dans la partie postérieure de la
substance perforée antérieure.
Ses connexions. Nombrcuscs sout h's opiuious éuiiscs par les diflérenls auteurs sur les
connexions du ta-nia semicircularis. D'après Ganser, ce faisceau naîtrait, chez
la taupe et le hipin.de toutes les parties du noyau amygdjiliou, eulrorait on
connexion intime avec le noyau caudé et se terminerait soit dans la sub-
stance grise du troisième ventricule en arrière de la commissure antérieure,
soit dans le septum lucidum.
D'après Ilonegger, le ta'uia somiciiTulai'is prendrait son origine ou se
terminerait dans le noyau auiygdalieu, dans l'avaut-mur, le noyau Icnticu-
iM;i;r^ i»i; I'imi.i i i i ihn m; i.'i'.coitci: (;i;ni':iiii.\i.K.
27 J
lairc cl I l'cnici' (If 1,1 |i(iiiil(' (In Idjic Iciii |m u ,i I . Il n 'en \ iii;i il [ci^ de liltrcs
,111 iioMiii ('.unie. iii;iis en eux en;! il |ii'(ili;il)li'iii('iil i\;\\]> le i liiihiiiiiis, N^s-
(|iii'll('> -^ l'iiclicv ilicr,! K'iil ;i\cc !(•■> li hi'cs d ii s| r;i I ii m /.iiii;i le. I'!n av.'inl, le
l.i'iii,! ■-(•iniciiciil.iri^ ;ili;iii(l()ii iiciii 1 1 (|c-> lilu'c-. ;iii |ii I icr ;iii h'riciir du Ici-
i;iiii('. ;i 1.1 /()ii;i iiiccil;i cl ii l;i ((•miiiissin'c Miih-riciirc.
l'iiiir Kollikt'i'. le l.ciii.t •x'iiiicii'ciilaris |ircii(lruil >in\ oi-i^iiic [rAw/. le
Linc
Th
2r
if.
-tsc
-^— sgc
J HÇ'//et.
■Fie. 2o'j. Les radiations stri()-thalami(iues de la réi.'ioii tlialarnique moyenne et le
contingent llialamique du taMiia seniioirculaiis particulièrement manifeste grâce à
1.1 dégénérescence complète des fibres longitudinales de la capsule interne. —
Cas Rivaud. 'Hémiplégie cérébrale infantile (p. 150) détail de la fig. 14o, p. Ib3).
Méthode de Weigcrt. 10, i grandeur nature.
(if/, genou do la capsule interne. — dp, segment postérieur de l.i capsule interne. —
fisc, fibres qui se détachent du t.enia semicircularis. et s'irradient dans la couche optique.
— Lme, lame médullaire e.\.terne. — NL-2, scimient moyen du noyau lenticulaire. — ov,
orifice vasculaire. — Rsl/i, radiations strio-tlialandques. — Th, thalamus. — tsc, tœnia
semicircularis. — Sf/c, sul)st;mce grise centrale. — Zr. zone réticulée.
hipiii dans le noyau lenticulaire, le noyau amy^dalien et la substance
§:rise de la pointe de la corne sphénoïdale. Il ne recevrait du noyau caudé
et du thalamus aucun contingent de fibres et se terminerait au niveau
de la corne frontale en abandonnant des libres soit à la commissure anté-
rieure, soit à la substance grise qui entoure le cliiasma des nerfs optiques,
soit au pilier antérieur du Irigone.
272 ANATO.MIE DES CENTRES NERVEUX.
Nos recherches personnelles nous permettent d'affirmer les connexion?
du tœnia semicircularis avec la couche optique, connexions soupçonnées
par Honeg^ger et niées par Ganser et Kolliker.
Ses conncxious Ccs fibrcs sc détachcut à anele droit du tœnia semicircularis (fisc.
Jhig. 2o5) dans son trajet ascendant et antérieur, se dirigent d'avant en
arrière et pénètrent entre la couche optique et le segment postérieur de
la capsule interne. Elles forment au thalamus une véritable couche limi-
tante externe, séparée de la lame médullaire externe par la zone réticulée
et sont croisées à angle droit par les fibres verticales de la capsule interne
et les fibres horizontales des radiations strio-thalamiques. Sur les coupes
horizontales ou vertico-transversales normales ces fibres à direction sagit-
tale se perdent parmi les fibres longitudinales et transversales de la cap-
sule interne et ne peuvent que difficilement en être distinguées. Mais
elles deviennent très évidentes dans les vastes dégénérescences de la cap-
sule interne, tel que le cas Rivaud(p.l51,Fig. 142 à 162). En dedans de
la capsule interne, entre celle-ci et la zone réticulée de la couche optique,
on trouve alors (Fig. 2oo)des fascicules de fibres à direction sagittale qui
en avant se détachent du tœnia semicircularis, s'effilent et se terminent en
pointe au voisinage de la partie postérieure delà couche optique (Fig. 145 ,
et abandonnent à cette dernière des fibres ou en reçoivent ; ce cas ne permet
pas, en effet, d'élucider ni l'origine, ni la terminaison du contingent tlia-
lamique du taenia semicircularis.
SYSTÈME DU TRIGONE CÉRÉBRAL
Système du tri- Lc trigouc céi'ébral est un faisceau com})lexc comme les radiations olfac-
gonecerubrai. tivcs. Il couticnt à la fois Ics librcs do projection et d'association, les fibres
commissuralcs et terminales de la corne d'Ammon, de la circonvolution
godronnée et des circonvolutions linîl)i(|ues (circonvolution de l'hippo-
campe et du corps calleux).
Sa fonsiiiuiion Lcs fibres coinmissurales relient entre elles les deux circonvolutions de
comiiioxe. l'hippocampe et plus particulièrement les deux cornes d'Ammon. Lcs
fibres d\isso(ial'(<m relient la corne d'Ammon, lacirconvolulion godronnée,
la cii'convolution de riiippocuinpe et une partie de la ciironvoluliou (hi
corps calleux, soit entre elles, soit aux régions basâtes du cerveau anti'-
ricur: seplum lucidum, substance innominée sous-lenticulaire de Reichert,
noyau amygdalien. Les fibres de projection, enlin, unissent ces mêmes
circonvolutions aux régions basâtes des cerveaux intermédiaire et moyen
(tubercule mamillaiie, région sous-oplique, calotte protubérantielle).
Ses quatre par- VAwwi douué SOU loug trajet étendu de la corne d'Aninion au tubercule
mamillaire, s(>s connexions, ses rai)ports, les contingents de libres qu'il
reçoit ou (|u'il émet, on peut diviser le Irigone cérébral en quatre parties :
la preinièi-e occupe la corne s|)luVn()ïdal(\ s'étend des digitalions de la
corne d'Ammon à l'isthme de riiij)pocanipe et constitue Valveiis et \a fnti-
bria. La seconde partie s'adosse au forceps major du corps calleux, occupe
tics
nitUKs hi l'Kd ii'i; I i(t\ i)i: i,i;(:(>U(.i; (,i.ui,i;i; \ i.k
27.»
Il If c-ii'i'i'loii r \ ni Iricii L'ii l'c ri -s cl nid ilc li-^l li un- ilr I lii |i|m icim |ii' :'i \;\ |),'irl ic
,111 liT i r H rc lin Imui II l'h'l du cdrii-» (mIIiii \ : ce -si \{' in/irr im-'lfrifin- |)l()|)iriiirii I
NC
Uni!-
Ci si ï'ff^yj;:'
-- mai}.
Th.
■'fiJU
«M"^ ,M't
^J&' MM>Ê w 1 A v \ Lo ■ ■■■: MWi
^^m mm m W '-mm
btrs
Strxa
ÎTp Strp B-ra.
FiG. 256. — [-a corne d'Ainmon, la fimbria, l'alveus inUaventriculaire et l'alveus extra-
ventriciilaire. Coupe vertico-lransversalc passant par les segments postt'rieur (îI
sous-lenticulaire de la capsule inlerne, le faisceau exlerno du piod du pt-douiiiic
cérébral et le noyau rouae. Métliod(î de Weigert.
Air, ai vous iiitravontrifiilaire. — .1//'.' , al vous extra ventriculaire. — CA, rorne d'Ammon.
— Cf/, circonvolution fforlronnée. — /'<';/, les fibres de la circonvolution j,odronnée qui se
rendent dans la tind)ria et l'alveus intraventriculaire. — Cip, segment postérieur de la
capsule interne. — Cisl, segment sous-lenliculairc de la capsule interne. — C^V//. les
couches sagittales du segment inférieur de la couronne rayonnante ; elles se continuent
avec le segment sous-lenticulaire de la capsule interne et se dédoublent le long de la
paroi externe de la corne sphénoïdale en couche sagittale interne iSgi) ou radiations
thalanuques, et couche sagittale externe {Sge\ ou faisceau longitudinal inférieur. — FM,
faisceau rétrotlexe de Mej-ncrt. — FT, faisceau de Turck; il forme la couche supérieure
du segment sous-lenticulaire de la capsule interne et se continue en bas avec la voie
pédonculaire, en particulier avec le faisceau externe du 'pied du pédoncule cérébral. —
fT/h, faisceau temporo-tbalamique d'Arnold ou couche inférieure du segment sous-lenti-
culaire de la capsule interne. — Lu. locus niger. — SC, partie recourbée de la queue du
noyau caudé. — A'/L-., SU. deuxième et troisième segments du noyau lenticulaire. — \p,
noyaux pontiques. — SU. noyau rouge. — Rm. ruban de Ueil. — SU, formation réticulée.
— Slrni. couche moyenne. — S/rp. <-ouche profonde. — S//',<, couche superficielle des libres
transversales de la protubérance. — Tnp. tapetuni. — T/t. thalamus. — /se. taenia semi-
circularis. — 17', voie pédonculaire. — \'sp/i, corne sphénoïdale du ventricule latéral. — Zr,
zone réticulée du tbalanuis. — //, bandelette optique. — llf. nerf moteur oculaire commun.
TOME II. 18
274
ANATO.MIE DES CENTIJES NEllVELX.
(lil. La troisième, co/yy.s du tr'ujow, occupe l'étage supérieur du ventricule
latéral, s'étend du bourrelet du corps calleux au trou de Monro et recouvre
la toile choroïdienne. La quatrième enfin, pilier antérieur du trigone, est
comprise entre le trou de Monro et le tubercule mamillaire; elle forme la
partie antérieure du troisième ventricule, puis s'enfonce dans la substance
grise du tuber cinereum et aborde le tubercule mamillaire.
Fiijiliria ; corps lior-
iaiit (lu liordô.
Kibros qui la con-
stituent.
Alveus.
Son segment intr;
veiitriculaire.
Son segment ex
travpiilriculairo.
1. FiMBRiA ET ALVEUS. ^Fig. 7, M, 15, 16, 21, 24, 28, 29, 30, 33, 43, 47,
2313.) — Le trigone cérébral prend son origine principale dans la corne
d'Ammon et dans la circonvolution godronnée dont les libres forment la
jimhria et Y alveus.
La fimbria (Fi) [corps bordant ou bordé, tœnia ou bandelette de t hippo-
campe, limbus cornuAmmonis) longe le bord interne de la corne d'Ammon
(Fig.2o6), puisse prolonge sur le bord externe du pilier postérieur (Fig. 41)
et du corps du trigone (Fig. 7, 26). Elle constitue un faisceau de fibres lon-
gitudinales et parallèles que les coupes vertico-transversales sectionnent
perpendiculairement à leur axe. Dans son trajet hippocampique, la fimbria
est un faisceau volumineux en partie extraventriculairc sur lequel s'insèrent
les plexus choroïdes du ventricule latéral. File reçoit chemin faisant un
certain nombre de fibres de ralveus,mais elle est surtout alimentée parles
cylindres-axes des cellules pyramidales géantes de la région godronnée de
la corne d'Ammon et par les cylindres-axes des cellules polymorphes de
la circonvolution godronnée; la plupart de ces fibres se rendent directe-
ment dans la fimbria en formant sur les coupes vertico-transversales (l'Cg,
Fig. 2.^)6) un petit faisceau de fibres convergentes qui passent par le hile
du fascia dentata; les autres y arrivent par la voie de l'alvtHis extra ven-
triculaire ( Alvx).
L" alveus (Alv) revêt toute la face i/ttrave}i/ri< u/(/ire de la corne d'Am-
mon (CA), depuis les digitations (Fig. H) jusqu'à l'isthme de Ibippocampe
(Fig. 15 et 16), et occupe cet espace extravent rieulaire (Alvx) (l^g. 256\
très réduit chez l'homme, beaucoup plus développé chez les mammifères
macrosmatiques, compris entre la fimbria et l'écorce de la circonvolution
godronnée. On peut donc, avec llonegger, considérera l'alveus deux parties :
V(dveus intrave/ilriculairccl V alveus extraventriculairc. \^\/lveus inlraventri-
culaire (Alv) reçoit les cylindres-axes des cellules pyramidales de la région
iiippocampitiue de la corne (FAmmon et du subiculum. Parallèles ou plus
ou moins ()l)li(|ues au j)lau vtM'Iico-transvei'sal de rh('niis])hère. ces fibres
se port<Mitcn haul, chaiigeut bien I (M de direction, deviennent longiludinales
et s'accolenl à la limbria (pTclles reuforcenl. L'c/Z/vv^v extraventriculairc
(Alvx) est conslilu('' par une parlie des eylindrt^s-axes des celluh's poly-
morpbesdelacirconvolulion godroimée ([ui s(> réunissent, àla parlie interne
du bile du fascia dentata, en un petit faisceau dont les fibres affectent une
direction longiludiiiale et sont sectionnées sur les coupes vertico-transver-
sales [)erpeudiculairement à leur axe, comnu» celles de la fimbria.
La limbria, l'alveus intra et cxtraventriculaire présentent sur les coupes
I l'IiniKS IH l'lin.||;(; IKtN |i|, I If.iilKi: Cl.lll I:h \ I I.. 27'»
Vi'lliin li;ill->\ rr-.;ili's (le I 'Ihmii i-^plli'ir lin ,i^|ic(| r| illir -lll-r.Mi' (II- -(.(1 ion Oîiirt nii(n!.:U niir
I , ■ I • / • / ■ • 1 II '"'' ''"'M'"" vcrlli'»-
il Vîlriillll^■^ NiilN aill les ni:lnii>. \ . n/rrif^ mlini nilrn iihnrr v\\s\i' M'Ill Mir li'S irnnHvorxal"'» »<•-
■' roiiiM's l'i-. 2ii. |). .".!•. l'iu. Il,|). 17 (|ii i mcI ii.iincnl li's ili};il;il ioiis do la ''"'""'•
l'ornr (r\iiiinnii i'I lo v\'\r\ (riiiic iiiincc coiirhc de lihn'>^ presque loiilcs
|i;ir;illi'|i"-^ :iii |il;in xi'ilico t i;iiis\ cr^iil ilr I lii'iiii>|)lii'n'. Sur li'> cdiiiM-s
iiliis pdsli'rii'iin's. I;i ciniclic s"t''|i;iis>il . les lihro (li'\ irniiml pi lis ()l)li(|iii's
cl, ;m iiiMMiitlt' risllinic dr I liippociiinpr. rllc-. >(• coiil iniiciil mvcc le pilier
ixisli'ricn r dii I rluoiie (|ii rlIcN (•(iiicdiiieii I ;"i Iniinrr m uninde p.irlic
\.' al relis r.rl nirriilririihiirr cl hi Innltrid n"iip|)iii';ii>>('nl (|ii(' >iir les
conpe-- ipii |)ii-^senl en ai'rière des dij^ilalions de la coiiie d'Ainnion e|
t( dn \(iile leriuinal. I.a /imlirin n'est d'aboi'd (lu'iin pelil faisceau seclionné
pcrpi'iidiciilaii cmciil à son axe occiipani la l>ase de la crèle épendyuiaire
<|ni donne in>ciii(in aux plexus (dioroïdes de la corno sphénoïdale (Fig. 2(3;.
l'.llc aui;nicnle rapidcincn! de \ idum(\ s'étale sous l'aspectd'une lame mince
cl ciroile I Fij;'. 7 et 2')() i ([ui recouvre le lascia deulata (Gg) et doni le hoi'd
I inleiiie h'^èremeut l'ocoui'hé en haut donne insei'lion aux plexus clioi'oïdes.
A nu'sure ([ue l'on considère des coupes jdus |)ostérieui'es, la liml)iia
>'(''paissil, sou lionl iiiUuii'i s'appli(jue sur sa face snpi'Tieure (Fig. 'M),
\). i."»\et elle se présente sous l'aspect d'un épais faisceau irrégulièrement
triangulaire, dont le sommet extraventriculaire recouvre la circonvolution
godronnée (Cg), dont l'angle supérieur (l'ancien bord interne) donne inser-
tion aux plexus choroïdes de la corne sphénoïdale, tandis que son épais
angle inférieur se continue avec l'alveus intraventriculaire. Ouant à Va/vrns
(\rh(/vcfi//ici(/alre{\\\'s) iFig. MO et 25() , il constitue un petit faisceau situé
au-dessous et en dedans de la limbria ([uil accompagne jusqu'à l'isthme de
rhi|)pocamj)e; à ce niveau il s'en éloigne, suit la circonvolution godroniu''e
et n'entre pas dans la constitution du pilier postérieur du trigone.
2. PILIER POSTÉRIEUR DU TRIGONEJ Fig. 9, I'k i 1 . 2(»(). — Le [)ilierpOSté- Pilier postérieur
I , • T r I • r • I- ' 1 • V 'lu triffone.
rieur du trigoiu' Ig}) lorme uu xolumuKmx faisceau replie sur lui-même
dans le sens de son axe longitudinal J'ig.il, p. 59) ; sa partie interne est
épaisse, s'adosse au forceps postérieur du corps calleux et se continue avec
les lil)res intraventriculaires de l'alveus. Sa partie externe ou supérieure
contient les libres de la limbria et se termine par un bord mince et effilé
qui sert d'insertion aux plexus choro'ides du carrefour ventriculaire.
Le |)ilier postérieur du trigone se porte obliqueiueul eu haut, eu avant son trajet,
et en dcilans de l'isthme de la circonvolution de l'hippocampe, oii la
corne d'Ammon cesse d'exister, vers les parties latérales du houriidet du
corj)s calleux où il se place à l'union de la j)artie vcMilrale ou rétlécliie du
spleniuni avec la partie dorsale ou supérieure ( b'ig. 9, p. 14, 42 et 2{)Si.
A ce niveau, une petite partie des libres du pilier postérieur du trigone
se porte soit transKcnalemont en dedans, soit obliqurment en dedans et
en avant, mais la majorité des fibres se porte dn-eclement m avant et
forme le contingent principal des fibres longitudinales du rorps et da
pi/irr (intrrirtd' du trigone.
276
ANATOMII-: DES CENTUES NERVEUX.
Les tibrct. trans- Les fibi'cs transversales ou < omtnissurales du pilier postérieur se ren-
vcrsalcs ou commis- -t , ^ ^ •■>• • t-«ii
suraics passent par clcnt daus Ic pilior posteriGur (lu côté opposé. Llies passent par le bec
corpt'^caUcux!^'"^ " postérieur du corps calleux, se placent immédiatement en avant des libres-
Fie. 21)7. — La face infriiourc du corps du Irigono cl du ImuriH'li'L du corps calleux
(d'ajHrs la pliologiapliic d'un cerveau durci dans le l'onnol). Les plexus choroïdes
du vciilriculc lalrral dioil soûl, colorés en rose.
Ce. (ronc (lu corps (•.•dieux. — (V (>^pl), bourrolcL du corps calleux. — /'"c. fasoiola
cincrcia. — Fus, lohulc fusiforuK!. — U, circunvoluliou de 1 liippocauipc. — Lg, lobule
lirifju.'il. — /''/{, pied de la couronne rayonnante. — 7V/. (•or|)s du Irij^'one. — .v'/V/, le sillon
inc'diiin de sa l'ace iuf(;rieure. — Tija, le ])ilier anlc'ricnr du triyone. — L'espace triangulaire
compris entre les deux moitiés du cor[)s du trifione cl le bourrelet du cor|)S calleux corres-
pond il la Lyre de David, au corpus psalloïdes, s('par('' de la face inférieure du tronc du
corps calleux par la mince lamelle névroglique intcririgonale. (Voy. Fig. 'i.'iS.)
calleuses qui, provenaut d(! la face inleriie cl de l;i poiiile occipitale
(ï^i^. 2()0), forment le force|)s |)oslcricur du corps calleux et rtdieul eutre
elles les ^\q\\\ cornes d'Auiiuoii en consliliuiut la comuiissurc drs cornes
(/' Atnniiin , Ir [omis trtinsversas de l^'orid.
Les //A/v'.s ()hH(/n('s du |)ilicr posliMicur occupcul ccl espace liiaui;iilaii'e
iii!iii:s i>K l'iîii.i icTKi \ m: i. i.i oncr; (iii i.i:n \ i.k.
(•i>m|iii-- l'tilii' Ir lii-c |iii^|iTii'iir (lu rnr|is ciillciix cl le curii-^ iln lri|;(iiir, d
cnliini ■-i>ll'> II' iiMiii (|i< /i/ri- lie h<iri(l , iistillii niiii , mi ((irpiis psalhiitlfs . \'.\\
se |Mtil;iiil (i|ili(|iicmciil («Il ;i\;iiil r( cil tlcd.iiis, rllcv j);i>>>('lll ;ill-(lcss(»iis
(Ir l;i l;imr iK'v r< ii; I i(|ii(\ s'fiilrr- cidisciil siii- l:i lii^iir rm-dianc, jivcto des
tiluc- tir iiirmc ikhii du colc n|(|)(i>('. cl sc cdii liniiciil ;iv('(; los fibl'r'S
loii^iliidiiiaics du (•(>i|(> du lii^oiic ((Uil ridai (''rai.
i)\\[\\\\ Mw filins: Iniii/ilinrnitili-s {\\\ |»i li(>r posh-riciir, (dics >onl dircrlrs i,.,s m.roH i.,..;iitu-
cl cil 1res [iclil iiniiij.rc rro/'srfs cl sc coiijiiiiicnl a\cc les fihrcs ion^ilu- ''"'*•'"'•
diiialcs du c()i|)> du Iri^oiic.
i.cs lilircs loii-iliidiiialcs. 1 1 aiisvcrsalcs (d (tl)li(|iics du pilier postérieur
coiiliciiiiciil à la lois des liluvs d,. I;, liniliria (d des liJu-cs do l'alvciis itilra-
MMilriciilaire : tdlc-- (■(Uislilucnl le coiitiimcnl principal ou (inniKHiniiii- du
(■(trp> du Iriudiic.
3. CORPS DU TRIGONE. V'wj^. ~. :2(i, i2, li'iT. li.'ill, i.")!). 2{]2.) — Lo COrjlS du Corps du trife'onc.
trigone se présenio sur les cou|)es veitico-lransvcrsales sous l'aspect d'un
faisceau volumineux, Innlot aj)lati, tantôt ie|)lié sur lui-même ou irrégu-
lièr(>ni(Mil (juadrilaléral, situé au-dessous du corps calleux (Fig. 257, 2o8).
In |)r(d'ond sillon médian (s ïg), d'autant plus étroit que l'on considère des
coupes |)lus antc'rieures, sépare sa face inférieure en deux moitiés droite
(d gauche, rcdic'cs entre (dles dans le fond du sillon par une mince lamcdle
névroglique, la /ame inlcrlrn/onalc [\\[]. Hien (|uc l'usionnée chez l'adulle sa lamo n.;vrof,'ii-
avec la face inférieure du corps calleux, cette lame interli'igonale appar- ''"*"° '"■*'''&°''^ ''•
ti(>nt en réalité au corps du trigone et non au corps calleux (Fig. 200 à
20o, 217, 227). C'est là un fait que mettent bien en évidence certaines
malformations cérébrales, certaines vastes hydrocéphalies remontant aux
pnmiiers âges de la vie embryonnaire (d s'accompagnant d'un arrêt de
dével(q)pement plus ou moins comphd du manlt>au cérébral, du corps
<all(Mix (d du scplum liicidum.
Dans les deux cas, Longery el Richard (p. 187 à 21 6), que nous avons l'occasion d'exa-
miner, il existe une ai.'éné>it' variable du manteau cérébial et un dévelopj)ement presque
normal du rhinencéphale, en particulier des circonvolutions de l'hippocampe : aussi
]<• Irigone cérébral est-il très bien développé ainsi que la commissure antérieure.
Le tronc du corps calleux fait complètement défaut, dans le cas Longery (Fig. 20i),
il n'est développé dans le cas Richard (Fig. 22o) que dans sa partie ant«'rieure. Néan-
moins, il existe dans les deux cas une profonde scissure inteihémisphérique logeant la
faux du cerveau et dont le fond est constitué par une mine»; lamelle m'-vioglique trans-
parente qui se continue avec la lame terminale embryonnaire de la base du cerveau,
(letfe lamelle n'est nulle ]»art adhérente au corps du trigone, de sorte que les deux ven-
tricules latéraux ne forment i|uuiie vaste cavité unique et bilobée.
Dans les deux cas le cori>s du trigone occupe entre les deux ganglions de la base la
paroi inférieure de la cavité ventriculaire unique (Fig. 200 et 21 G). Sa face supérieiu-e est
j)arfaitement lisse et libre, tapissée par l'épendyme ventriculaire et bordée de chaque
côté par les plexus choroïdes des ventricules latéraux. Son sommet se continue en avant
avec une mince et étroite cloison verticale et antero-postérieure, peu élevée, qui sépare
à leur partie antérieure les deux ganglions de la base. Cette cloison n'est autre que la
partie inférieure, basale ou ganglionnaire du septum lucidum, celle qui s'étend en avant
278
ANAÏOMIE DES CEMUES NERVEUX.
an té rie
Son contiii^'cnt atn-
moniquc : Alveus in-
t ra ven t r ic ulairc.
Kimliria.
Alvous
triculairc.
cxiravci
urs du Irigoiie et se fusionne avec la partie basale de la tèle du noyau
caudé (Fig, 226, p. 209). Los coupes
montrent que le corps du tiigtuie
icpose sur la toile choroïdienne,
qu'un sillon profond divise sa face
intérieure en deux parties droite et
gauche, qui, accolées dans la région
du corps du trigone lEig. 227) par
une mince lame interirigonale, re-
lui'unciil leur indépendance au ni-
veau (les piliers postérieur et anté-
lii'ur.
Ces deux cas nionlronl donc net-
tement que le développement du
trigone est indépendant de celui du
corps calleux et que la lame inter-
trigonale n'a rien à faire avec la
lame qui occupe le fond de la scis-
sure interhémispîiérique et dans la-
quelle apparaît le tronc du corps
calleux.
Le corps du trigone con-
tient des libres de la finibria
et des fibres de l'alveus inlra-
etextraventriculaire(Fig.258).
Les fibres de l'alveus intraven-
triculaire (Alv) occupent la
partie inféro-interne du corps
du ti'igonc. la jimbria Fini) en
occupe le bord inlero-externe
et s'étire en une niinci^ lanudle
qui sert d'insertion aux j)lexus
cboroïdes du venlricub» laté-
ral. Ces fibres sont pour la plu-
part la continuation directe
des fibi'es loniiiliidinales du
pilier ])oslérieiir(lu inèniecoté ;
le corps du (rij^one ne conlieni
en (>l1'el (pi'uii pelil noiul)re de
libres croisées.
Quant aux libres de Xalveus
cxtravcntricitlairc i^Alvx), elles
n'entrent pas dans la constitu-
tion du pilier postérieur du
Irii^one el arrivent au corps du
liii;()ne par une voie détour-
née, bi(Mi étudiée j)ar 0. Vogl.
ulion godroniKM' jns(|u'au-des-
Fk;. 2:)8. — Le corps du trigone, son aspect et sa
constitution, représentés sur cinq coupes ver-
tico-transvcrsalcs passant: 1° par le bourrelet
du corps calleux; 2" par la partie postérieure
du tronc du corps calleux; 3" par le tronc du
corps calleux dans le plan du noyau rouge et
du centre médian île l.uys; 4" dans le plan du
clianip de Forel et de la zona incerta; iy> \m\v
le scptum lucidum dans le plan du noyau an-
térieur (lu llialaiiiiis.
/(//', alveus intraventriculaire. — Ah\r, alveus
extravcntrieulairc. — Ce, corps cailoux. — Fim,
tiiMl)ria. — f'ji, (il)res |)erf()r;uiles callcusos ou fil)res
(•xtraaiiinioniiiucs (lu corps ihi trigone. — /IsV, (il)rcs
(lu sei)tiiin lucidum ou fibres pcrl^orantcs de la par-
tie uioycnnc (tu (roue du corps calleux. — //, lame
ncvrogUipie inteitrigonalc col()r(''e en rouge. — nii,
orifice vasculaire dîms le septum lucidum (.S7). — nL,
strie de F-ancisi. — VSI, vcniricide de la cloison.
I']||es reslenl en ciïcl accolées à la circ(tnvolul
Illt!il> hi l'Kd 1 1 (. I M' N hl I. l.ciMK.i. cm; I r.ii \ i.i;. 2;'.)
s(iii~< (lu iMiiirii'IcI ilii ('iii'|i> r,illi'ii\. |)iii-^ r.'iliiiiiilniiiii'ii I ;iii iii\i';iu iln |ii>iril
,111 lininniiN iiliil iDii l;iiiI|(iiiiicc •-r (Mil I unir ;i\ ce l;i r;i>ci(il;i ci iiitc;i . le l.i'iii.i
Il ■(•1,1 cl lc^ -^liic^ (le l,,iiici>i. A i'i- iii\ c.iii \"\'j.. 'J.'IS, I . lc-> (i lin- (le l'iiKciis
(•\|i;i\ ciiliiciihiirc -c poijciil (liicclciiiciil cii ;i\;ml, I(iiil:ciiI I.i I;icc iiifr-
liciirc ilii Imiiiii-c|c| (In C(ii|i- c;illcii\, cii\niciil (| iicl(| iic-~ lilnc- coin niissii-
r.ilcs ;i l'aKcii-- ('\lr;i \ cii I liciihii ic du C('i|c (i|)|((i-c, [iiiis >c immiii i-^-ciil en
lin [iclil r;i>ci(iil(' comiKicl (|iii se |i()il(' olil ii|iicmciil en (l('(|;iii> cl en ;i\;inl.
cl iillcinl l)i(Mil(M l;i |).-ii'lic proloiidc du sillon incdiiindii ('(ii'|)-~ ilii lri,u<)iic.
Il -c |i|,icc ,111 -(!('>>( m- (le l;i 1,1111c ii(''\ i(iL;li(|iic in IcrI i'i:^( iii;i le il l' i^'. 2.')8,2)
'■^/.
' ' ^ ^^,1 ,f ■^, /•
Fc H
Fig. 259. — Les libres ptM-rmaiito du Imuni-hjl du corps calleux, vues sur une coupe
sagittale. Méthode de Weigert-l'al. 4 1 Grandeur nature.
Ce [Spl), bourrelet du corps calleux. — Fc, fasciola cinerea. — fp, fibres i)erlor,mtes du
corps calleux se reudant dans le corps du trigone {Tr/ . — II. circonvolutioa de l'hippu-
campe.
concourant avec les libres ohli([ues du j)iliiM' posléi'ieur ù lornicr lu lyre de
David, mais conserve son indépendance dans toute la longueur du corps du
Irigone. Lorsque le sillon médian du Irigone se rétrécit (Fig. 258,3 et 4), le
fascicule abandonne la profondeur du sillon, il contourne la face interne,
puis les faces inférieure et externe du corps du trigone (F'ig. 2o8, o), se
porte par consé([uenl ol)li(|uement en avant, on bas et en debors. et se
fusionne fiiialeuîenl avec le pilier anb'rieur du Irigone en avant du tiou
de Monro.
Les fibi'c> delà linibria. ((dlesde lalveus intraet exlravenlricnlaire peu-
vent, dans leur (Miseuible, être désignées sous le nom de fibres (i/)U)wniqurs
i/u trii/onc. LUes constituent le contingent j)rincipal. mais non unique, du Son contin^om ex-
corps du trigone. tr..i:.,n.onir|ue.
Dans son trajet au-dessous du corps calleux, ce derniei- reçoit en effet,
comme l'ont montré les recberclies récentes de 0. Vogt et KoUiker, un
grand nombre de libres des stries de Lancisi qui, perforant le corps cal-
280
ANATO.MIE DES CENTRES NERVEUX.
leiix de sa face dorsale à sa l'ace ventrale, représentent le contingent dor-
sal, supérienr ou extraammonicjnc du corps du trigone, Thomologue du
faisceau des mammifères macrosmatiques décrit par Forel sous le nom de
fornix long us.
ÇxQ.% fibres extraammo niques j)euvenl être suivies avec beaucoup de net-
teté sur les coupes sagittales du corps calleux (Fig, 259, 260 ); elles lui
impriment en e<îet\in aspect strié tout spécial, que nous avons déjà signalé
dans le Tome V\ et qui est visible à l'œil nu sur les coupes sagittales de
cerveaux durcis dans les bichromates alcalins (Fig. 208, 269, T. F').
^^'^^^^^^'^jf~^^ '
Les fibres pcrlo-
raiilcs (lu corps cal-
leux.
Spl(g)
ll/h
\ ■ '' ip'Tn Tgp
ft-' Te' 1 .Splfx^
fp
Fig. 260. — Les libres perforantes du liounclol, du corps calleux dans un cas de dégé-
nérescence du bourrelet consécutive à une lésion étendue du lobe occipilal (lobule
lingual, lobule fusiforme, cuneus, pointe occipitale). La partie antérieure du bec
postérieur (Spl) (r) contient les fibres conimissurales, saines, du trigone cérébral.
La zone dégénérée est colorée en jaune. Méthode de Weigert-Pal. 6/1 Grandeur nature.
Sur les coupes fines, on voit Joutes ces libres extraammoniques se
grouper en petits fascicules fortement colorés parla hu|ue liématoxylinique,
traverser le corps calleux de sa face supérieure» ou dorsale ii sa face infé-
rieure ou ventrale [fibres perforantes de KoUiker), et croiseï- |)ar consé-
quent la direction des fibres calleuses. Elles existent aussi bien au niveau
du bec et du genou qu'au niveau du tronc et du l)onn(>l(>t du corps calleux.
Arrivées à la face inférieure du corps calleux, les fibres prrforuntes
(lu bourrelet et du tiers postérieur du tronc du corps calleux (fp) (Fig. 259)
se coudent, se portent en avant, se (('Miiiissciil cii lascicules fortement
colorés par la laque liénKit().\yliiii(jiie. Parmi ces derniers, les uns s'ados-
sent à la partit! supérieure dii corps du trigone. entrent dans sa conslilu-
tion et ne se distinguent des lascicules amnioni(|ues <|ii(» par Unir colora-
tion [)lus intense ; les auti'cs font partie constituante de la lyre de David
et se rendent dans le corps du trigone controlatéi'al. Les libres perforantes
I ii!Hi;s IM. I'I;m,ii;<;ti(i\ i»i; i. imihk i; t.i i;i m; \ i i;
.'«1
,ijf^
tlll ///•/•^ lllol/ril r'ij^. LM'i-J (IiI ((Hll-- (mIIi'IIX 1 1 i ' | | | | i • | | I |i;|v (Il CiilllMA ion
.•(ii^-^i iiil iiiii' il \ «'<• li"^ lilin'-> ,imiiiniii(| iic^ ilii Iri^oiic ijur \r^ |in''(i-i|ciili's.
I'!II('S SI' n''lllli--'-flll en un liiivccni de lililcs |i;ii;illr|rv. iiioills (Icn^f'S,
moins sciTiM'^ (|iii' li'-> lii^-iiciilcs «lu liiiiinir |ini|in'nH'iil dit. |iiii^ se jiorirni
cnaNiinl (l;iii^ r(''|»;ii>>>(Mir «In sr|iliiiii liicidiiiii. •-'iiilliMlii^^ciil cnsnilc en
|»;i>^ cl coiicmin'iil ;i liniiicr le //r'(A///r///r lin sij,! uni Inininni fl l;i Innnlc-
li'lfr ilinijunnlf de llrnin. Les
lilni's pcrloriinlcs du linsnnlr-
rirnr {\\\ coips ciilliMix \\ vu\\\-
nris l(> [irnini cl le hcr), s"irr;i-
di(M»l d(> nicinc dans le sepliim
lucidnni el cnliciil dans la
coMsIilnlion de >(>n jn-doncnle
l'i-. L>(i2V
l,e> iiltres peiloranles pro-
\ieiineiil ^iii'ioul de la s/rie ili-
Lnnrisi et ilu fnscinln ciiirrcn,
e'esl-à-dire de celle circoiivo-
liilion iiilralirnl)i(|ne avortée et
rndinicntaii-e (iiii proIoiii;e en
avant la circonvolution godron-
nét\ Sur l(> tronc, le genou et
le bec du corps calleux, on les
trouve sur les coupes sagittales
très voisines du plan médian;
au ni\cau du hourridcl. il faut
— à caust> d(^ la situation laté-
rale du l'asciola cinerea Fc,
Fig. 257) — les chercher sur
dt>s çou})es j)lus lali'rales. Le
bourrelet rec'oit en outre quel-
ques libres perforantes du cin-
tjnhan, par conséquent Irihu-
taires du gyrus fornicatus cl de
listhnie de la circonvolution
de riiippocanipe. Dans les dégénérescences du bourrelet du corps calleux
consc'cutivesaux b'sions du lobe occipital (Fig. 260 , le trajet de toutes ces
libres piM-foi-anles t'p) est particulièrement maniteste : on les voit traver-
ser le bounclcl. se recourber en avant et s'adosser au corps du 'rigone(ll).
I.ors([u'on examine des coupes sagittales des parties laléi-alcs du coi'ps
calleux (Fig. 2(»r. on constate de nombreuses libres à direction radiée
qui s'enfonc(Mil à des profondeurs variables dans le tronc du corps calleux
et qu'il faut se garder de confondre avec les fibres perforantes du fornix
longus. La plupart n'atteignent pas la face inférieure du corps calleux;
celles qui y arrivent ne se recourbent pas et ne se réunissent pas en fasci-
Kig. o,ii_ _ c.oiii»e siiL'illale passant par les
parties latérales du genou et du bec du corps
calleux. Aspect strié du corps calleux tenant
non pas à la présence de fibres perforantes,
mais bien à la disposition des radiations cal-
leuses. Méthode de Weigert-Pal. (4/1 Grandeur
nature).
Cc(,7), genou; Ce (/• , bec du corps calleux.—
-V, noyau caudé. — 17, ventricule latéral.
heur origine.
282
A.NATUMIH DES CENTKKS NE KVEIX.
Cilles. Eu ivalilé. il sagil ici soil de radialions calleuses sectionnées pa-
rallèlement à leur direction, soit de fascicules du tronc du corps calleux
(|ui s'infléchisseul el cliaui;ent de direction au voisinage de l'augle externe
\ ¥■
sL fol
m Sl'^^^Tda^^l
II (dso)
FiG. 202. — Ee corps du Irigone, son faisceau olffictif et les fibres du seplum lucidum.
Coupe sagittale passant par le septum lucidum et sectionnant la partie interne du
thalamus le long du tœnia tlialami, le tubercule mamillaire, le noyau rouge et la
commissure postérieure. Méthode de Weigert-Pal). 3/1 Grandeur nature.
VU, carrefour olfactif do Hroca. — CM, conmiissure de Meynert. — coa, connnissure
antérieure. — cop, commissure postérieure. — eF, entrecroisement sous-Uialamique pos
téricur de Forel. — F/J, fente cérébrale de Richat. — /nW, faisceau rétrotlexe do Meynert. —
Fmf), faisceau mamillaire principal. — ///, fibres perforantes dn corps calleux abordant lo
corps du trigone. — Fol, faisceau olfactif du trifione ; fol. fascicules olfactifs des récrions
antérieurs du septum lucidum. — /Te, faisceau du tuber cinerouni. — L,, première circon-
vobition limliiipio. — NH, noyau rouge. — Qa, tubercule quadrijumeau postérieur. —
Sf/Af/. substance f,'riso centrale do ra(|ueduc de Sylvius. — SI, septum lucidum. —
fSl, (il)rcs du septum lucidum fjui s'unissent au faisceau olfactif du trii,u)ne et forment
le pédoncule du septum lucidum, situé en avant de la commissure antérieure. —
sL, strie de Lancisi. — Te. tubcr cinereum. — f'Tc, faisceau du tuber cineromn do (iudden
dont les libres peuvent être suivies jusque dans la substance jjriso centrale du troisième
ventricule. — T{/, corps du frif.'ono. — Tr/d, son |)ilior antérieur. — Fol. son faisceau
olfactif. — Tin. tubercule mamillaire. — T/i, couche optique. — ll/i. ta'uia thalami. —
l'a, troisième ventricule. — En >/.«o , sou divorticulo sus-optique. — E/, ventricule latéral. —
If, nerf optique avant son entre-croisement dans le chiasma. — III, nerf moteur oculaire
commun.
du ventricule latéral. Nous axons uionhé eu (dlet, dans 1(> Tome l''', (|ue les
lascicules du corps calleux ne sont |>as p;irallMes, comme ceux de la com-
niissiir-e antéi-ieure, mais s'enchevêtrent les uns avec les autres, el (|ue h^s
radiations calleuses s'enfoncent dans l'épaisseur du faisceau compact
Ill;l;l•^ |i| I'1;m 1 1 (, I i(i\ m: i.'ichim.i; m, i; i, i;i; \ i i. 283
(In (•(i||)-> r.illciix ,i\;ilii lie ^c cniidi'i ri de se cnii 1 1 ii lie r ;i\cc uni- il»' SOS
liluT--. (tr li'^ i(iii|ir-- siii;ill;ili'-> scci iiniiirii I Imilr^ rr> lilirc^ plu- mi moins
|i;ii-all(''lriiii'ii I un |)ci|M'n(Ii(iil.iinMMi'iil ;i leur d i mmI ion . et c (•-.( |;i une
(li>|ioNi|ioM (|Ni |H'nl iniliiiri' rn ci-iiMir. lor-i|iril s';iL:il d'i-s ;i Iiht clir/
riinniiiic II' nnnilin- ilrs lilni'-- |ii'rror;inl('- du jniiiix loiiL:n^.
|';ii jcni- (iiil;im('->, Icn lilnc-^ |»i'i rorjiiiirs son! ilonc en r'i'iilih'' liorno- Leur iioni«io«i<i
, I I I I II- 1 I r I • Il "^■<"^ 'o" lit'rns Hiio
jo^ncs di'-> Il lue-- (|lir 1,1 c iiroil \ol n I ion ^oil roM lier ciixon'ii |;i lini idi;! . cl les la circonvolution |fo-
|iio\ iiMiiirnl , coniiiii' (•(•- diTiiirro. de l:i ci rcoii \ idiil ion Liodroiim'c. in;iis •jjouit'-i- <u\nu' n in
i\i' s;i |i,iilii' ;in Iciicnrc. ,i\ oih'c. iiidiiiiciil;i ire --hic de l.iiiici-i, l;i-cio|;i
cinci'c;i. \o\. '1'. 1' ."ÎOl' . \.r< liitrc-- |»ciToi;iii je- dil lioiiiichd cl (\i' hi
Mimlic |io>(ciiciii'c du lidiic du coi'ii-- calleux leur >oiil ciiciuc IiomioIo;^ucs
par leurs Icrin i iiaixui--. .\ou> \(M'roii> en cllcl pin-, loin (|n'idle> se coiii-
porleul connue les liliics aniinoni(|ues du |)ilier |to-l(''ricur du lrii:onc,
au\(|U(dlcs (dics soûl inlinieincnl nudanj^i'cs.
I,e~. Iilirc> lout;iliidiuale-- du corps du I rij^onc — (jucdlo a pparl ienneul
à la liniluia, à 1 aUcus inlrax cnlriciiiaii'c, au j'orniv ionj^us on à 1 alvcus
c.vIraNcnlricnlain» — se |torlcnl en a\anl, en dedans cl nn [)eu en bus,
s'iUoi^nonl peu à peu du corps calleux aiupud (d!es ('laiciil adossées et
dont les séparent le septum lucidnin (d les liiires perfoianles de la jiartie
moyenne du tronc du corps calleux. An niveau du tiers antérieur de la
cou(die opti(]ue, nn grand nouilire de lâches et minces fascicules se déta-
clianl de la conxcxih' du cor]»s du lrii;one sinadient dans le septum Inci- ;
diini en l'ornuint le faiscran olfacllf du frif/o)ir lVt)\ i ([iii porte encore le i-'aisccau olfactif ^
I /• • I r ■ j- I I t> 1 ' 1 r/ I 1 11 'lu tri;,'oiic. |
nom de fatsrffi/ olfdctif de la corne d Auuiion de Au(d<erl<andl. (
\.o faisrcdii olfarlif xViA. j'ig'. 262) du ti'i|i;()ne comj)rend à la lois des son oritrinc. *
lihres ammoni([ucs et cxtraammonicjues (fornix longus . Les premières ^
viennent de l'alveus (d de la linihria: les secondes perforent le bourrelet ^
et la partie adjacente du tronc du corps calleux. Il est renforcé en outre *^
par les liljres perforantes des parties moyenne et antérieure du corps cal- "^
leux. — Toules ces lil)res occupent le septum lucidum ; les unes s'y arrêtent 2
ou y prennent leur origine, les autres convergent vers la partie anléro- ^
iulV'rieure du septum SI , [)assent en avant d(^ la commissure antérieure, %
deviennent aj)pai'enles dans b^ fond de la scissure intei'b(''mispliéri([ue, son fraj.n.
au-dessous du bec du coi'|)s calleux. Renforcées par les libi'cs des stries de
Lancisi et de la strie olfacli\e interne, elles constitueni le in'donculc du
septum lucidum. longent de ( ba([ue côté la lame terminale embryonnaire,
puis traversent en diagonale l'espace perforé antérieur (bandebdle diago-
nale de Hroca) et se terminent linalement autour des cellules de la région.
Les fibres les plus longues atteignent la circonvolution du crochet.
Le faisceau olfactif du trigone constitue donc un gi'aud faisceau d'as-
sociation (jui relie la corne d'Ammon. la circonvolution godi-onnée y com-
pris 1(> fasciola cinerea (>t les stricts de Lancisi). le gyrus fornicatus et le
se})tuni lucidum. soit entrc^ eux. soit à la substance perfori'c aiiIcMieiire et
au tubercule olfactif.
4. PILIER ANTÉRIEUR. — Après le di-parl du faisccau ollactif, le corps du l'iiicr antéii.-nr.
Son trajet.
■284
ANAÏO.MIE DES CENTRES NEHVEUX.
trigonc dimimio de volume et s'arrondit. Les plexus choroïdes (Fig. 2o7)
qui s'inséraient le long de son bord inféro-externe se portent au niveau
du trou de Monro on dedans, longent sa face inférieure, puis se conti-
nuent avec les plexus choroïdes médians du troisième ventricule. Lafini-
hria cesse de former un faisceau distinct; elle se fusionne intimement avec
FcG
ITR
Fig. 263. — Le pilier antérieur du trigone, ses connexions avec le |tubercuie mamillaire
et le pédoncule de ce tubercule; le faisceau mamillaire principal et sa division en
faisceau de Vicq d'Azyr et faisceau de Gudden. Coupe sagittale passant en dehors
du plan delà Fig. 202. Méthode de Weigert-Pal. (4/1 (irandeur nature).
CM, commissure de Mcynert. — CNR. capsule du noyau rouge. — coa, comniissuro anté-
rieure. — eF, entrecroisement sous-thalamique postérieur de Forel. — Fc(i, faisi-oau de
la calotte de Cudden. — FM, faisceau rétrolle.xe de .Mcynert. — Finp, faisceau mamillaire
principal et ses deux branches de bifurcation, le faisceau de Vicq d'Azyr (r.-!) et le faisceau
de la calotte de Gudden [FcGj. — f'Tc, faisceau du luber cinercum de Gudden. — Ln,
biens niger. — SU, noyau rouge. — C.\R, sa capsule de fibres. — /», pied du pédoncule
cérébral. — l'o, protubérance. — PTm, pédoncule du tubercule uiamillaire. — PSI, pédon-
cule du sepfuMi lucidtun. — Te, tuber cinereuni. — T;/(i. pilier antérieur du Irigonc. —
Ti/ii, noyau interne; T)iil, noyau externe ou latéral du tuiicrcule mamillaire. — ]'A. fais-
ceau de Vicf| il'.Vzyr. — //, bandelette optique sectionnée sur les iiarlics latérales du
chiasma. — ///, nerf moteur oculaire comnum.
les libres do l'alveus et celles du foruix longus (l'ig. 2')S). Ainsi se trouvent
constitués les piliers anlerinirs ou colonnes du trigone (Tga) (Fig. 21)1)
qui de chaque côté se portent en bas, en arrière et en dedans, passent
eu arrière de la commissure antérieure ( l'ig. 22, p. '.\'2, et Fig. SG'^). s'en-
foncent dans la subshiuce grise centrale de la région sous-oplique, puis
lin liibcr cincii'iim, jioiir se diriger V(M's les IiiIxmtuIcs mamillaires qu'ils
ahordciil par leur partie antéro-siipcMO-exIcrne.
Les piliers antérieurs du trigone sont dépourvus de plexus choroïdes.
riltitl'is hi: I' i;i).i II. I 1 1) \ hi: i.'i':i:iiiii:i: (i i; i. i:i; m i
'iHii
(Ir scrliori OSt
; I (• I •
h;iii-
2:;". S2\
iilriiciirc
l.'i n'-Liioii
|iMini-ili:iliMiiriil en ;i\,iiil ilii li'nii de Mniii'n. Iriir --ill'hici
;irii iinl ic l'I i>\;il;iiii' cl |iic^('iil(' 11 iir hicc |)(>sli'ii('iiri' I i lii(
I ,Miiii\ l'i Ir |i;ii- I r|icml\ inc ilii I idisirriir \riil ficiilr <•! une
illlilliriiiriil ailIlciiMl le ,111 Se |i 1 1 1 11 I 1 1 le h 1 1 1 iii I'' i^ . '( I . |t . .')S
soii-^ i>|i| i(| lie l'iu. -Ti'l , cliiKiiii' [tilicr iiiili'iii'iir du liiLiMiic |i;i^-r <■///-
/Av\//s (Ir l;i l);i IkIcIcIIc ((|ili(|ili' ri de hi (■nmmi>>llir de Mcxiicil i|ll il
croix', <Mi ilrildii^ du ^l'iKHi dr l;i cii)^!!^' inlrriic cl de lit [iiiilii' ;iiiti'-
litMirc de l;i ('(Uiclir iipl i(| ne. Il cidi^c d;iii-> cclli' n''i;iiiii \'\'^- -'W '. \'\i'
l.r/iiti srifi/r/rri//(fr/s .[sv i, ;iii(|ii(d il altiiiidoiiiic ([ii(d(|iii'> libres, oL \(' pr-
(lontiilc infrro-iiilrrnc du l/iahiDnis 1 IM FId (|ui se |)oil(' on l»;is cl en ;ivant,
(lu tlialainii> à la -iil»^laiic(> inu()miii(''0 soiis-lciilicu laiic de Heiidicrl ;
2" \r /'ti\(r//ii Icnl iculdirf dr Forr/ {V\) et i'nnse du nof/ni/ Iciiliriildirn W]
au inoincnl ofi ils (((nloiirnciil le iicuou de la capsule inlcrnc.
Dans l'espace oiilo-jx'MJoiiciilairc. le pilier aiih'rieur délermiiic iiii r(di(d
()i)li(|uc en a\aiil cl en dehors eoniiii sous
1(> nom de />/v/v dti lultrrctdc nviniillaire
(Hracliiuni coi'poris nianiillaris. (î. Kct-
zius). Il est eroisé par un pclil l'aisccaii de
liitres rorlenuMil colore par la la([nc licnia-
loxyliiH(|ue , U^ faisceau du lubcr chwt'cuui
(fTc) (le Gudden (Fii^. 2(13 et 262). 11 est, en
outre, en rai)|)orl avec un pidil amas ji;an-
glionnaire situé sur les parties latérales du
tuber cinereum entre le pédoncule céré-
lual. I(^ tubercule mamillaire el la bande-
lette optique, el ([ui détermine à la base
du cerveau un relief constant, mais plus
ou moins saillant suivant les sujets. Dans
le TiUiU'prcmiei'dccet ouvraiic nous avons
(b'crit ('y' pelil amas i;ani;lionnaire sous le nom de tubercule mamillaire
lali rai. Pour éviter sa contusion avec le noyau latéral du tubercule ma-
millaire, nous le dési<inerons à l'avenir sous le nom de tubercule mamil-
laire accessoire (Tma,Fig-. :2oli et 2oi.). Il appartient en elîet au système
du tubercule mamillaire et reçoit un grand nombre de fibres du pédoncule
du tubercule mamillaire (PTmi ou lui en abandonne.
Les rapports du pilier antérieur du trigone dans la région sous-optique
et du tuber cinereum se voient avec beaucoup de netteté sur les coupes
horizontales sériées (T. \\ Fig. 309 à 314) et sur les coupes sagittales 262
et 263. Sur toutes ces coupes le pilier antéri(uir présente un asix'cl et un
groui)ement de ses fascicules bien spécial et distinct de celui du cor[)s du
trigone (comparez la Fig. 2()2 avec la Fig. 263). De parallèles, rectilignes
et serrés qu'ils étaient dans le corps du trigone. les fascicules deviennent
lâches et onduleux; ils sont séparés les uns des autres par des inter-
valles plus ou moins grands de substance grise, s'enchevêtrent les uns
avec l(>s aulres et sont ciilourés par de fines libi'cs aicjuées ([ui cidisent
Im
S<'s ra|i|>ort<i]<lanH
la rr^inn Hi>UM-o|iti-
rjiio.
!.. 2G4. — Coupe hoiizontale du
pilier antérieur gauclie. (Mé-
thode de Weigert.) 12/1 Gran-
deur nature.
Dans l'cspano'op-
to-p(;'lonculaire.
5
")
Sx
>
Son aspect sur les
coupes.
286
ANATOMIK DES C EMU ES NEHVEIX.
leur direction (Fig. 2M oi ^(iti.Lo pilier antérieur du Irigone présente cet
aspect spécial et tout à fait caractéristique sur les coupes vertico-transver-
sales, horizontales et sagittales, et le conserve jusqu'au tubercule mamil-
laire. Dans son ensemble, il l'orme néanmoins un faisceau bien délimité.
Ses fascicules Toutcfois, dans quclqucs cas relativement rares, on voit un ou plusieurs
fascicules plus ou moins volumineux se détacher du pilier antérieur et
suivre un trajet parallèle bien qu'écarté. Dans certains cas, on voit un
faisceau aberrant (fTga) se détacher du corps du trigone au-dessus du trou
de ^lonro, passer en avant de la commissure antérieure, décrire une
courbe à convexité antérieure plus accentuée que celle du pilier anté-
ilicrrants
VT^'::.
pPca
Fig. 2()i).— Er rasciculc aberranl du pilier aiiLi''iifur du tiii^oue ITyaj ^slria alita luliciis^
dans son livijol à travers le luber cinercum (Voy. cas Racle liir. \ù'\ à 17:?, p. IG7\
rieur, puis s'enfoncer dans le luber cincM'eum el aborder le lubercule
mamillaire I Fig. 2().')). Ce faisceau, tiguré dans les schémas (T. I"', Fig. '20'2
et 20'{), est intéressé sur les coupes horizontales du cas Racle ^l' ig. I<"»«^ à
I72j. 11 ne doil être confondu, ni avec le l'aisc(MU olfactif du Irigone, ni
avec b^ faisceau exlra-venlricubiirc» de l'alviHis. Il représeule en effet un
vérilabb* l'aiscean aberranl du pilier anb-rieur, doul il présenle du reste
la iexture, ras|)ect fascicule spécial et les connexions avec le tubercule
niainillaiie. J)'aulres fois, un ou plusieurs faisceaux aberrants ne se déla-
clicnl (In pilier antérieur du Irigone (|ue dans la partie de sou Irajet située
dans le tuber cinerenm. Tous ces faisceaux aberrants sont le |)lns souvent
su])erticiels dans le luber cinerenm et apparaissent à la surface du cei'veau
dans res|)ace oi)to-j)(''donculaii'e, où ils onl élé signab's par GuddcMi, puis
|)ai' Lenliossek (qui les a (b'signés sous le nom de \/r/f/ nl/xi f////rris) ol
tout récemmeni |)ar Hetzins.
Le j)ilier antérieur du Irigoiu' entoure toute la lace inlei'ienre ou
I i;i;i s hi nio ii:(. iloN i>i; l.liCfi lu; i: ( iiii i;i! \ i,i;
'2h:
\,<iilr,ili- (lu I II lii-nii le iii,i m 1 1 hii ir. r| ciiiicniiti ;i en Idiiin-r l;i (':i|i-iili'.
I.ii ^iMiiilf Mi;i--'>(' ili-- lil'ii'-> ilii |iilirr iiiilciiciir ^c irnil Idiilrloi^ ihiiis iin
ix'lil ;im;is i;;iiiuliiiiiii;ii ic. uNdiilc nii --|iliciii| iii', -^illll• ;i l;i |»;irl ir iinh'-ro-
^ii|tcri»-('\|iTm' (lu I iiix'iciili' iii.iiii i I l;i I ic d (|iii iDii^liliic le t/'//i'//if>/i du
iim/nu rilrriir (In ttihcrnilr iiKiniillinrf . ^a'< coiiiicxiotis sont hicti iii;iiii-
lolcs sur la (•(tiipc liori/onliilc l'ij:. I!i:!, T. I"''. sur la coiiix' >a;^illiil('
l'iu. :2(t'! . cl Miiloiil >iii' la ii)ii|»(' lioii/.diilalc (il)li(|ii(' de la l'iu. '1~'\ ipii
iiilcir->-(' II' [lilicr aiiliMiciir du IriLioiic dans loiilc son (''Icndiic. di'|inis le
lion (l(> Mdiini jn-'ipi an Inlx'i'cnlc inainillaii'c T(Mil('s ces conix'^ nionlrcnl,
a\('c licanc()n|i de iicllclc les i;anL;li()iis iiilci-nc cl cxlciaic du liihcrcnic
iiiaiiii lia ii'c cl Ic^ c(tii iicvion-. du pilier anli'riciii' avec ces i\v\\\ ^anj^lions.
.1 jirinris il parail clianj;(' (|n'nn laisccan aussi volumineux (|in' IC-^I le
pilier anl(''rionr du li'i^one se l(>rniiiu' dans un ganjilion aussi pelil ([iic
le lulieiciile ma lu i I laii'c. (les coniu'xions sont néanmoins bien d(''iu(iiilr6es
par IClnde des d(''L;i'n('M'escenees secondaires. Le. Iid)crcule nianiillairc;
>'alr(>pliie cl diniinno C(Uisidéraldeni(Mil de volume à la suite do lésions du
Iri^onc. ([u'il s'agisse d'une secli(^n du pilier |H)sléiieii r du tri^one par une
pla(|uc jaune de la scissure calcarine ([ui (Mupiète sur la circonvolution de
riiip|m(ani[)e, ou (|u"il s'agisse, comme dans les Fig. 2116 à 27:2, d'une lésion
purcincnl corticale limitée à l'écorce de la circonvolution de l'hippocampe et
delà corne d'Ammon sans parlicipalion de la masse Manche sous-jacente.
Dans l'un cl l'auti-e cas, ralropliie [)orte sur ton/ le tubercule mamil-
laire. sur le iiauglion intei'ne comnu' sur le ganglion extern(\r'du>/ l'Iiomme,
le pilier ant(MMeur du ti'igoiu' paraît donc bien se terminer dans le luber-
culc maniillaire corr(^si)ondanl ; toutefois, (jU(d([ues rares libres travei'sent
ce lid)ercule et se prolongent dans le pédoncule du tubercule mamillaire,
ainsi ([ue le montrent les coupes sagittales (Fig. 263).
Cas Chab treiivaillc (l'auloii-ie. Ce cas se ra[i|H)rli' à une li'sioii \iv> liinitt'-e
(phiqucî jaune tlu |»li r(''lroliinl)i(iue de la partii; adjaeenle du lobule liiiiiiial et de
la circonvolution de lliippocampe (Fil.^ 206),
localisi'-e à l'écorce, sans participation aucune
du pilier postt'Tieur du Irigone au processus
priiuilir. Il existait en outre une destruction
partielle de la couche des cellules pyramidales
de la corne d'Ammon et du liile de la circon-
\ (dut ion godronn('e (\m ('lait remplacé jus-
(|u';iu niveau des digitations de la corne
d'Ammon par un tissu lacunaire riche en
granulations d'héniatoïdine.
Cette lésion si localisée a endaiiii' des di'-
générescences dans le domaine des fibres de
projection, des fibres commissurales et d'as-
sociation du riiinencé[)]iale.
La destruction des cellules pyramidales de
la corne d'Ammon et du bile de la circonvolution godronnée a déterminé une dégéné-
rescence de Vahem et de la fimbria, et la disparition d'un certain nombre de libres du
stradtm laciinosum. Or, nous savons, depuis les recherches de (lolgi, S(halT(>r, Cajal, que
le stratum lacunosum, l'alveus el la timl.iia -nul liibulaires de ces cellules.
Son i:oii noxioii»
nvcu \r% KangUiins
intnriin ot oxlnrno
'lu tiilionniln mamil-
l.iiri'.
i(i. 200. — Cas Chab Toi)ographie
de la plaque jaune superficielle du
pli rétrolimbique et de la circonvo-
lution de riiippocampe.
Cas Cliab. Plaque
jaune du pli rétro-
limbique, de la par-
tic adjacente du lo-
bule lingual et de la
circonvolution de
l'hippocampe. Dégé-
nérescence du tri-
gone cérébral : al-
veus, fimbria. piliers
postérieur et anté-
rieur, corps du tri-
gone : du tubercule
maniillaire corres-
pondant, du faisceau
olfactif du trigone et
des libres commissu-
rales du bec posté-
rieur du corps cal-
leux. Dégénéres-
cence du forceps
postérieur, du tape-
tum, des couches sa-
gittales du plancher
do la corne sphé -
noïdale, du segment
sous-lenticulaire do
la capsule interne,
du faisceau temporo-
thalamique d'.Vrnold.
Dégénérescence de
la partie hémisphé-
rique de la commis-
sure antérieure et
du faisceau occipito-
frontal.
288
ANATOMIK DES CEN'TlîKS NERVEUX.
La dégénéresconco de l'alvcus et dt> la timhria peul rire suivie daii- le pilier po<t.''-
rieiir (Tgj)), le corps et li' pilier antérieur du trigoue (Tga), jusque dans le luhereule nia-
niillaire correspondant. Dans le corps du trigone les fibres dégt''nérées occui)ent sa par-
lifi
r..:-^^^<"'
a"b
li
FiG. 2(17. — Cas Chab Li'sion du pli rélrolinihiiiue, de la partie adjacenle du lobule
lingual et de la circonvolution de l'iiippocampe. Destruction des cellules pyrami-
dales de la corne d'Animon et du bile de la circonvolution godronnée. Coupe ver-
tico-transversale passant par le bourrelet du corps calleux (ligne b, b) et le forceps
postérieur. Dégénérescenc(! du forceps posti''i'ieur (Cc,Fp) et de la jiièce intermé-
diaire [Spl(i)] du bourrelet du cor[)s calleux, du pilier postérieur du trigone (Tgp), du
tapetum (Tap), des couches sagittales externe (Sge, Fli) et interne (Sgi, RTb), du
segment postérieur de la couronne rayonnante. Dégé'nérescence du faisceau occipito-
fiontal (OF), en iiailiculiei- des libres (jui oc(Mi[ient la couche prohuide sous-éi)eu-
dyniairc!.
lie interne ou amnioniiiue (Fig. 26'.l et 270), la limbria est relative m (Mit intacte; les libres
dorsales, ('xtra-aninioni(|ues du Inrnix longus, sont saines ainsi (lue le petit fascicule, qui
provient de la paille e.\l ra-veni lieiilaire de l'alveus. La dégénérescence du trigone paraît
plus maiijuéi' au niveau du corjis (ju'au niveau des piliers ant('rietir et postérimir (Tgp,
Fig. 2681. Le pilier postéiieur reç(ut en effet le faisceau cnniiuissin al sain de la corne
riitnKS i»i: puoi l'c i iu\ m: i.'i;<;om(;k ckiuiîii \ m;.
•2H<.)
il' Allllllnll (lu
|,f IiiIm'it
(•('lie (i|i|iiisc ; |i" |iilirr
illr III.IIMlll.lil I' illl l'iMi
Cc(Spl)....
;ill|i|lilll i-\ rrllliili .• |i.l|- 1rs lilili's f'Xll ,|-,|||||||(|_
cm I rs|iiiii(l.in( "-l iliiiiiiiip' ili' snliirii"', snn iiny.'ia
^.0?
("an Clinb. l'ln<|ii'-
jiiuiif (lu |>li rfitrn-
liml>ii|ii<'. 'le la (lar-
tic n'Ija'-ciito ilii lo-
liiilc liii((iial et •!(* la
circonvolution <l(!
riii|i|iO''ani|>c. U^ii^-
n('r('sccnc<) 'lu iri-
Con<> cf'Trltral : al-
v(>u«, fimliria, pili»"rH
((ostr-riciir et ani<'!-
rionr, ror|is rlii tri-
(fODc: <lii iiil)(!rciil(!
inamillairn rorrcs-
|iond:iiit.. 'lu faisceau
olfactif ilii liifronccl
«les lllircs loinniissii-
ralos ilii licc [lostr-
ricur "lu corps ca!-
li'UX. D(-gi;ncros-
«•cnco «lu forr:(!|)s
postérieur, du tapc-
turn.dcs '•ouchessa-
ffittalo." ilii plaiichtîr
(le la corno spliê-
noïilale, <lii se<,'iiient
<sousl<Miticulaire «le
la capsule interne,
ilu faisceau tcmiioro-
ilialaniiquefrAriiold.
I)(''g(;nérescençc de
la partie htimisplK»-
riquc de la commis
sure antérieure et
«lufaisccauoi-cipit'i
l'rontal.
,^J---5gecFli)
FiG. iliS. — Cas Chab. Plaiiuc jauni' siipeiiiciclli' du [ili nHiDliinliiiHie cl df la i-iirdii-
volulioii de riiippocampe. Coupe verlico-transversale passaul [lar la liuin' aa du
schéma (Fit;. 267), et sectionnant le bourfelet du corps calleux, le [)iUer posLéiieuc
du Irigone (Tgp) et la partie postérieure recourbée du noyau caudé (NC).
Dégi'nch'oscence du bec postt'riour du bourrelet du corps calleux (Spl, b), du
pilier posti'-rieur du trigone (Tgpl, de l'alveus iiilraventriculaire (Alv), des libres de
la circonvolulion godroniiée Cg . Dégt'nérescences du lapetum (Tap , de la paroi
inférieui'e du carrefour veuliiculaire, et des couches saiiiLtales interne (Sgi, ItTh) et
externe (Sge, Fli) du segiiinil ]> i>l''i iriir (h- la cnuidiiiie rayoïuiante. Dégénérescence
du faisceau occipito-froiital OF le long des aiiL'h'^ iiiri'-ni-exienie et supt'rn-exierne
du carrefour vi-utrirulaire.
externe est d(''gi''iii''ir ; la cap>uli' (h- la parlii' vciihalc du noyau inli'iiie ri >nii l'culrage
ont en itarlie disparu.
Outre la dt-gèiiéresceiice des fibres coilico-mamilluircs du Itijune, il existe une dégé-
nérescence : l"= des fibres commissuralcs de la corne d'Ammon {psalteriiiin dorsale), qui
passent pai- le bec postérieur du bourrelet du corps calleux ; 2'' une dégénérescence par-
tielle des libres (|ui s'irradient dans le seplum luciduin et concourent à la foimation du
faisceau olfudif du Irigone (Fig. 2('.'.l et 270); ■\'^ une dégénérescence partielle du laMiia
TOME U. l'J
2S0
ANAÏOMIK DKS CENTRES .XEUVKIX.
tlialaiiii du mèine côté (Fie. 2(ï9), qui ne j)eul (Miv suivie sur les coupes verlico-lrausvei-
sales sériée? au delà de la iiarlie renflée du Ihalanius. I.a partie postérieure du tœnia
thalami et le ganglion de Ihabenula sont normaux, et ce fait ne peut donc être invo
que en faveur de l'existence dans le trigone de libres cortico-habénulaires. Le faisceau
de Vicq d'Azyr et le faisceau de la calotte de Gudden sont normaux.
Outre cette dégénérescence dans le système du trigone cérébral, il existe i^Fig. 207
^c )a
SU \ 1 %--^ : ' ; n.cjiUct
CA vsph
F. G. 269,270,271. — Cas Chab. Pkuiue jaune superlicielle du pli rétrolimbique et de
la circonvolution de rhipi)ocampe. Trois coupes vertico-transversales passant par
l'extrémité antérieure du thalamus (Fig. 2G9\ le genou i^Fig. 270) et le segment anté-
rieur de la capsule interne (Fig. 271) et sectionnant le pédoncule inféro-interne du
thalamus et la partie olfactive de la commissure antérieure. Dégénérescence du
pilier antérieur du trigone (Tga), du faisceau olfactif du trigone et du pédoncule du
scpluiu iuriduiii l'Sl). Dégénérescence partielle du la-nia thalami dans la région
adjacente au pilier antérieur du trigone. — Dégént-rescence de la partie hémispln'-
iii)ue de la commissure antérieure (coa) avec intégrité delà jiartie olfactive [coaiol .
— Dégénérescence; du faisceau occipito-frontal (OF) le long de l'angle externe du
ventricule latéral.
et 208) une dégénéresc(!nce partielle du l'aisrrau iiifcricid' ou minor du forceps du corj)x
cdlleiix (Cc,Fp), ilu tnpelinit (Tap),des coucIu'k saijilUiles inicrne et ci'/erHf du segment pos-
térieur de ta couronne rayomumtc (Sgi KTh\ (Sge, Fli), qui relèvent surtout de la lésion
du pli rélrolimbiciue. Les libres dé-généiées du faisceau inférieur ou minor du forceps i
occupent, conformément à ce que nous avons démonlié (1892), la partie ventrale
ou inférieure du s]>lenium (Spl (i) (Fig. 207) et se placent en arrière des fibres commis-
surales du trigone qui passent par le bec postérieur du corps calleux. Les libres dégé-
f'iiH (!|inl), i>|>ir|iie
jailli" ilii |*li rcHro-
limlii(|iii!, (lu la |iar-
li" a<lja':oiit(> (lu lo-
l>iiln lin({iial et r|o In
circonvolution de
riii|i|iocam|ic. I><'-ff<'--
nr;riï.sconc»r du tri-
gonfî (vri'liral : al-
vous, flmliria, fiilicrs
pottôrietir ot ant'v
ri<-iir, corps rlu tri-
Kono ; 'lu mborciiic
inaniillairc corrcs-
Iion<laiit,<lu faisceau
olfactif du irigonc et
«les fibres commissii-
rales du bec posté-
rieur du corps cal-
leux. Dégcnércs-
ccnco «lu forceps
postérieur, du tapc-
tuni,des couches sa-
gittales du plancher
de la corne sphé-
noldalc du segment
sous-lenticulaire de
la capsule interne,
du faisceau temporo-
thalamique d'Arnold.
Dégénorosccncc de
la partie hcmisphc-
ri(|uc de la commis-
sure antérieure et
du faisceau occipito-
frontal.
PjTh ; ;U „, Vsph : PiTh'
CA
1m... 270.
292
ANATO.MIK DES CE.NTHKS NERVKLX.
Cas Cliab. l'la(Hic
jaune (lu pli rétro-
limbique, de la par-
tic adjacente du lo-
bule lingual et de la
circonvolution do
1 hippocampe. Dégé-
néroscence du tri-
ironc cérébral : al-
vcus, fimbria, piliers
lostéricur et anté-
1 ieur, corps du tri-
;.'one ; du tubercule
uiamillaire corres-
pondant, du faisceau
olfactif du tri-^'one et
des fibres coitimissu-
rales du bec posté-
rieur du corps cal-
leux. Dégénéres-
cence du forceps
postérieur, du tape-
tuin,des couches sa-
gittales du plancher
de la corne sphé-
noïdale. du scynient
sous-lenticulaire de
la capsule interne,
<iu faisceau teniporo-
thalaniiqu(> d'ArnoM.
Dégéni-resccnce de
la partie liémisjihé-
rique de la commis-
sure antérieure cl
du faisceau occipito-
froiital.
néri'es des couches sagiK'ile^^ inlernc et extrrne du lobe Uîmiioial occupent les parois
Cisi
.pCE
H-q:lUt
^^^''"\M
Fie. 272. ■ — Cas Chab. I,a ([('■^énérescence du faisceau occiiiito-rKuilal le long de
l'angle externe du ventricule latéral constJcutive à une jiUuiue jaune du pli rtHrolim-
bi(|ue,dela partie adjacente de lobule lingual et de la circonvolution de Tbippocampe.
Coupe vertico-transversale passant par la partie moyenne de la conclie optitiue.
La dégénérescence intéresse le l'aisceau compact formé de fibres iTassociation et de
fibres de projection (OF + Pr), le feutrage de la substance grise sous-épendymaire
(OF) (|ui double l'angle externe du ventricule latéral et les radiations ([ue le faisceau
occipito-frontal envoie dans la capsule externe (OF). — Métbode de \Veigerl-I*al.
Fi(;.27:{. — l)ég(''ni'iescence du lapeluni, sans dégénérescence concomilanle du faisceau
occipito-frontal consécutive à luie lésion en foyer de la substance blanclH> snus-
jacente à la pi'einièi'c circonvolution temporale. — Coupe borizonlale. Mé'tliode de
\Veigert-l»al.
(,7',s7, segment sniis-lenticiil.iire de lu capsule inlei'ue. — /T, ril)res courtes d'asseciation
ou en V (le la deuxième circonvolution temporale. — //«, fibres longues d'association des
circonvcdiitions lem|)ornlos tlégéntTées . — .VC', queue du noyau caudé. — /'.VC, fibres
propres de ce noyau. — ()]•", sej^Miient fomporal du faisceau occipilo-frontul, ses fdn'es
oi-cnpent les couctu's profondes île l'cjx'ndyme venlricidaire et sont parlieulièroment nettes
grâce à la déf.'énérescence du tapeluni VV//* d). — /'/•. (|iii'li|nes libres de proj(>ction occupant
au voisinage du segment sous-lenticulaire île la caiwiili' iulerne la p.uMi externe de la
(pieue du noyau caudé et mélanf,'ees aux libres conservées du tapelum. — >'(/<'> couche
sagittale externe iou faiseeau lon^^iliidinal inlerleur > — S7/, couche sa<;ittale interne (ou
radiations llialaniii|ues; du segment pnstéiieur de la couroiini' r.iyonnante.
inférieure et exleine du earret'iiur veni 1 iculaiic el de la cm ne ^ phi'iioïdale (Fig. 2G7 et
20H). Ccdles de la ciuielic sagillale exleine s"i'|iiii-eiil ia|iidemeiil : les libres de la couche
sagittale iulerne se pniieiil peu à peu en iiaiil e; en deliurs, aliaiidoiiiieul le |dancber,
1
iii;i;i ■> iii: l'iio ii;(. I KiN di: i/iif i ih;!-; ci'! it i:iin a i.k. j'.ci
pUix lil l'.lltli' mlVlHUIi' (II' l.l |MIni cvlfllli' i|r' |.| (u|||r - 1 1 1 1 1 ■ I In M 1 ,1 1. • , ri lin II | ii ' t| I l|||.'
^ë^it>ll il'aiil.iiil |ilii> >ii|it''i iciirr cl voisiiir ilr la vorilr ilr la cdhh- >|ilii''iioiilali- i|iii' l'un
COlisiilrn- ili'-> coiiiic-^ vri lird-lraiisvcisalrs |>lii'< aiiléiii-iiii-s. Kllrs ahoidcnl (iiialfiinril
le si'k'Mit'iil s, 111^ Iciil h'iil.iiir (le la (•a|i->iili' iiili'iiir (lisl), oc,c,ii|ii'iil l<; faisceau Iciii|mi|()-
thulaiiii(|uc ilAi imlil, ccsl-à-ilii c ri' c|iaiii|i nvilaiic silip'' aii-ilcssiis de ri'>[icii(|\ iiie ilr la
VOÛlo s|»ln''iioi»lalc cl ciiin|>iis ciilic le l.enia >eiiiirii ( niai is e| la i|iieiii' du iinvaii « amie.
l'tle pailic (les libres (Ii'^CIk'mi'i'S celles qui |)|nvie|ll|e|il (lu |i|i I l'Il ii|lliili|i|He; St; |)ill-
Icnl cil dedans cf s'irradicnl dans |e C(ii|is L'eiKuiilli' e\ieii I la |i,iilie |ici->|cri<!ur<; du
llialaiiHis. l,cs autres conl inuiiil leur Irajel -^a^'illal le huiu' de la \(tùlt! de la coiiic s|dn''-
iii'idali- jusciu'à la |iarlic iiiii\ emie du imyau aiiiyf^dalieii uù elle-, clianycnt de dircci ion,
ve porleiit l'ii liaul cl eu dedaiis, s'iiradieiil dans la commissun; anl('ri<;ure {cOii)(h'"i^.2&9)
I I >'cnclic\clreiil a\ec |e> lilues c()iiinn>--urales saines de la circonvolution <lu crochot
il de i'li(''niis|dièie du ciMi' (i|i|HiM'. (',e> lilu-e-~ ^aiiii> in.i-i|ueiil i-nin|ilèlcnionl los libres
dee,.|i,'.c,H.s, dès i[nc hi coiunnssun; ant('rieure constilue un faisceau fiuini'. Dans son
ii.ijct sous b> noyau U'uliculaire ( Fii;. 2(19), la commissure anlériiMii-e (•>[ mince,
,i|dalie de haut eu bas el alh'iul à |M'iiie |,i iiinilii' du \nluriie d'inie ('iiiiiiiiissuie >aiiie
iii'i iiiale. i.a |iaiiie liemispln'i ii|Ue seule e-| h'^i'c, |,i |iailie ulfad i\ c e>l iiilai'le el peu!
èlre suivie Jivec beailCnUp de Ile|lel(> depuis le lubercule (dlaclif iiisi[u'à la pallie
iiioyeiine de la commissure aniérieure (Fit;. 271;.
Le tapetuin est surloul déi;énéré dans sa couclie iulerne sous-i'|)eudymaire. Au
inveau (U>s jiarois inféro-exiernos du carrefiuir venIriculairefFic. 2r)7},los ijrossiïs libres
\' I lico-lransversales (|ui apiiarlienneni au corps calleux sont intactes; bîs lines fibres
- i.illale^ ipii apparliennenl , ainsi ([ue 0. Voi,'t' la iiioulié, au faisceau occipito-frontal,
- 'ul seules di'-i,'(''nérées. |]lles peuvent èlre suivies : | " dans le lapetum do la corne
-plii-noïdale ius([u*ui niveau des diuilalinus de la cnrue d'Ammon ; 2° dans l'étaiie
-ii|Hiieiir el la corne fronlale du ventricule latéral, le long de la ijueue, du tronc et de
l.l hle du noyau caudal. Elles occupent l'aniib," externe du ventricule latéral et envoient
dans la capsule inleme uu certain nombie de fascicules (|ui se porlenL en bas el en
dejiors el IravL'iseiil le [ued de la couroinie rayonnante iFifi. 2(J0 à 272).
("le cas montre donc (pie b's faisciNiux diUerenciés du centre ovale des lié^misplièies
u< -ont pas exclusivement formés par une seule variété- de fibres (de projection, d'as-
■-iH iation ou commissuralesi, mais (ju'ils constituent des faisceaux mixtes. La couclie
sagittale externe [faisceau longitudinal inférieur) du lobe temporo-occipital contient de-,
lilu(>s d'association et de projection; la couche sagittale interne des libres de projection
el commissurales, le lapetum eiilin des libres commissurales ou calleuses et des fibres
d'a-socialion ou occipito-frontales.
Le faisceau occipito-frontal conslitue de même un faisceau mixte; le long de l'angle
e.\lerne du veulricule lah'ral, les libres d'associaliou occipilo-frontales se mélangeant
1. La cunslitutioii du tapetiiiii .lu liepens de deux cutégories de fd)i'cs. des fibres calleuses
et des libres d'association occipito-lroiitates. est bien mise en évidence non seulement par l'étude
de coupes de cerveaux d"enfants convenablement coloriés, mais encore par l'étude des dégé-
nérescences secondaires. Chez l'enfant, on distin^uie dans le tapelum deux couches, l'une mince
interne, formée de fines fibres à direction sagittale qui empiètent en dedans sur la couche
profonde de la membrane épendymaire particulièrement épaisse à cet âge, et une couche
externe plus épaisse adossée aux coucdies sagittales du segment postérieur de la couronne
rayonnante. Ces deux couches son! particulièrement manifestes sur le cerveau de notre liydru-
cé[diale avec porcncéphalie et mail'ormatiiin cérébrale cas Richard, i-'i;;. 220 à 22:{. p. 20i .
Ciiez radulte. ces deux couches se fusionnent, mais peuvent lievenir manifestes par la dégéné-
rescence de lune ou l'autre catégorie de fibres consécutive à certaines lésions encéphaliques.
Dans le cas Chah ;Fig.2(i7 et 2GS1. les fibres sagittales occipito-frontales du lapetum sont seules
dégénérées le long de la paroi externe du carrefour ventriculaire, et les fibres calleuses y sont
presque normales. La Fig.2*:i est la contre-partie de ce cas : ici les fibres sagittales occipilo-
fronlales (»F sont respectées, tandis (|ue les fibres calleuses du lapetum Tap sont dégénérées
à la suite d'une lésion en foyer siégeant à la base de la première circonvidution temporale et
sectionnant, sur un plan plus élevé que la i-'ij:. 2"3. le ta|ieluni et les couches sairillales du
segment postérieur de la couronne rayonnante.
294
A.NATUMIK DKS CE.NTItES NERVEUX.
avec les libres conimissurales calleuses et avec des libres de projection corticale.
Ce cas permet de déterminer le trajet et l'origine corticale de la commissure anté-
rieure : elle entre dans la constilution de la couche sagittale interne du lobe temporal,
longe les parois exteine et inférieure de la corne spliénoïdale et s'irradie dans la
circonvolution de l'hippocampe, y compris la circonvolution du crochet et l'isthme
du lobe limbique.
Les segments in-
férieur et supérieur
de la corne d'Ammon
des mammifères ma-
crosmatiques.
La partie inférieure
du trigone :
l'iinbria.
Alveiis intr.ivi'ii-
trirulaire.
Trigone des mammifères macrosmatiques.- — Chez les mammifères macrosnia-
tiques le rhinencéphale est très développé; la corne d'Ammon, en particulier, afferle
une disposition sensiblement différente de celle de l'homme. On y dislingue un petit scj-
ment inférieur ou ventral qui occupe la corne sphénoïdale du ventricule latéral et ne
ditïère que par ses dimensions de la corne d'Ammon de l'homme et un segment supr-
rieiir ou dorsal beaucoup plus développé qui se i^ecourbe avec le fascia dentata au-
dessous du corps calleux, recouvre la couche optique dont le sépare un feuillet pie-mérien
et atteint presque en avant l'extrémité antérieure du thalamus et la partie moyenne du
tronc du corps calleux. Il forme la paroi interne du ventricule latéral et se soude sur
la ligne médiane à la corne d'Ammon du côté opposé.
De celle disposition, il résulte un agencement spécial du trigone cérébral : le corps
du trigone n'existe pour ainsi dire pas, le pilier postérieur se continuant directement
avec le pilier antérieur; ijuanl aux fibres extraammoniques ou fornix longus de Forel,
elles se groupent en un faisceau distinct qui longe la face inférieure du corps calleux
et qui est séparé du trigone jiropremenl dit par toute l'épaisseur du segment dorsal de
la corne d'Ammon.
Le trigone comprend donc en réalité chez les mammifères macrosmatiques deux
parties : l'une inférieure, formée par la fimbria, ïalveus intra et cxti'^ventriculaire et la
puissante commissure dn psalterium ; l'autre supérieure, constituée ])ar le fornix longus
de Forel. L'une et l'autre partie envoient des libres dans le sept uni lucidum et le fais-
ceau olfactif, l'une et l'aiitre coucourenl à la foimation des i)iliers antérieurs ou co-
lonnes (lu trigone.
Partie inférieure du trigone (fornix inl'erior de Kollikerj : fimbria, alveus intra-
ventriculaire, alveus extraventriculaire et psalterium.
La fimbria est un volumineux faisceau 'situé à la partie supérieure du segment ven-
tral et à la partie inférieure du segment dorsal de la corne d'Ammon. Elle ne recouvre
pas le fascia dentata comme chez l'homme, mais se loge dans le sillon opto-strié, très
large chez les mammifères macrosmatiques, et recouvre la strie terminale ou tœnia
semicircularis dont la séjiare IduleFois la iavil('(hi veuliicuh' latéral.
Comprise entre l'alveus inliavenli icul.iiie et l'aiveus extraventiculaire,elle dépasse en
avant rexlrémilé antérieure de la couche opliiiue et se divise à ce niveau en deux
faisceaux d'inégal volume, l'un transversal, l'autre longitudinal. Le faisceau transversal
est le plus volumineux; il se porte en dedans, s'enchevêtre sur la ligne médiane avec
le faisceau homologue du côté opposé et forme avec lui, en avant du troisième ventri-
cule, la vaste et puissante commissure transvers;ile du ps(d(('rium (Pslv, Fig. 274) qui
relie entre elles les deux cornes d'Ammon. Le faisceau longitudinal passe en avant
du psalterium et constitue le fornix obliguus do Honeger; il se porle oblicpiement en
bas et en dedans dans l'éiiaisseur du septum Inciduui, sadosse au fornix longus de
Forel dont il se distingue facilement grâce à la jdns faible coloration de ses libres ]iar
la laque hémato.xyliniciue, puis il se rend en partie dans le pilier anli'rienr du Irigone,
en partie dans le faisceau ollaclif (l'"ol) de la clnison li anspareiile ou iK'dinicule du
septum lucidum.
\j\tlreHS intravenlrirjihiin- iapiss(\ couinie son ncui riniiii|ue, la face veniriculaire des
segments ventral et dorsal de la corne d'Auinidn et forme la paroi interne d\x ventricule
latéral. Il contient, comme la fimbria. des libres longitudinales et des libres transver-
sales. Les j)remières s'adossent à la liuilui.i (luiil elles partagent la terminaison : elles
concourent à fnnni'r le fornix ohliqui'. le |iilii'i' aiileiienr du trigone et le pédoncule dn
i;i.
h I l'Kd I II. I 1 1) N i)i: i.'i.i.iiiici. Cl. Il lui; \ i.i.
2y:;
iii>
Il .iii'~\i'
i||imi-<Mll.lli's M' I rlicl'lil (l.ill^ II- |)S;il|r-
Srpliiiii lin iiliiiii. I.
l'iiiiii.
(,lii;ml à ['iilrriisr.rlrdvnilrinihiirr. il ni-.ii|pr r.--.|.,i,r ,issi-/. I.iiui- iln'/ \r> iii.iiiiiiiilVtrf'S AIv<mih oxiravrn-
inarr..s|ii.ilh|urv rmiiiui- mliv |'.-.-,un' <lii f.iM-i.i JchI.iI.m'I I;i liinln i.i. S-- lilurs s'acco- "•'<:">»"«'•
■.:t^...C
!• mp
Fir.
. 27 f. — Coiipe sa^illale du cerveau du lapin adulte passant par la partie interne
de la couche optique, le tubercule maniillaire et le ganglion de la cloison.
Méthode (Ir Weigert-Pal.)
('. calolle pédonculo-protubéranticllc. — CA, corne tlAnniiun. — ('c, corps calleux. —
CG, commissure de (Judden. — ('//, circonvolution {jrodronnéc. — coa, commissure anté-
rieure comprenant une partie antérieure ou olfactive fortement colorée parla laque héma-
toxylinique et une partie postérieure pâle ou hémisphérique. — Fd. faisceau de la calotte
de Gudden. — FI. fornix lonfrus. — FM, faisceau rétrotlexe de Meynert. — Fmp, faisceau
maniillaire principal et ses deux branches de bifurcation, le faisceau de Yicq d'AzjT et le
faisceau central de la calotte de Gudden. — Fol, faisceau olfactif du trigone. — Gh,
Eranglitm de l'Iiabenula. — (iSl. ganglion du septum lucidum. — Na, Xe, .V/, les noj'aux
antérieur, interne et externe du thalamus. — NC. le noyau caudé. — P, pied du pédoncule
cérébral. — .'l'es, entre-croisement du pédoncide cérébelleux supérieur. — Po, protubé-
rance. — /'*•/'/, psalterium dorsal. — l'slr. psalterium ventral. — PTm, pédoncule du
tubercule maniillaire. — Oa. tubercule quadrijunieau antérieur. — Qp, tubercule quadri-
jumcau postérieur. — ^{/Ar/. substance grise de l'aqueduc de Sjdvius. — Te, tuber
cinereum. — Fr/n, pilier antérieur du trigone. — T/t, thalamus. — Tm. tubercule niamil-
laire. — VA, faisceau de Yicq d'Azyr. — //, le nerf optique et le chiasnta dont la partie
postérieure faiblement colorée par la laque hématoxyliniiiue appartient à la commis-
sure de Gudilen. — ///. nerf moteur oculaire cuminun.
lent à la timbria et atteignent l'extrémité antérieure de la couche optique où elles s'in-
tléchissent en dedans et entrent dans la constitution du psalterium.
Psalteriitm. — On comprend sous le nom de paaltcrium toutes les libres comniissu-
rales du trigone; dejmis Ganser on y dislingue un feuillet antérieur ou ventral et un
feuillet jtostérieur nu doisnl. séparés l'un de l'autre par toute la longueur antéro-posté-
rieure du segment doisal de la ccumh' (r.\mmon. l.o feuillet antérieur ou ventral, insi-
Psalterium.
206 A.XATOMIE DES CENTRES NEllVEUX.
gnifiant chez l'homme, atteint chez les mammifères macrosmatiques un développement
considérable; il constitue le psalterium proprement dit, connu encore sous le nom de
Lepsalteriumven- psalterium ventral, feuillet ventral du psalterium {Ga.nser\ de commissure ventrale des cornes
tral de Ganser. ^fAmmon (KoUiker).
\.e psalterium ventral (Psly,V\g. 273) reçoit ses fibres de la timbria, de l'alveus intra-
ventriculaire et de l'alveus extraventriciilaire ; il reçoit en outre quelques fibres com-
missurales du fornix longus. 0. Vogt a montré que les fibres de l'alveus extraventricu-
laire occupent la partie ventrale, les fibres de la fimbria la partie antéro-inférieure, les
fibres de l'alveus intraventriculaire la partie antéro-supéricure du psalterium ventral.
Le psalterium dor- Ee feuillet postérieur ou dorsal ou psalterium dorsal (Psld) occupe chez les mammi-
^a f.c (.anscr. fères macrosmatiques comme chez l'homme la partie ventrale réfiéchie du bourrelet
du corps calleux ; il est séparé de la partie dorsale du bourrelet par le fornix longus.
Ni la (imbria, ni l'alveus extraventriculaire ne lui abandonnent de fibres; il n'en reçoit
que de l'alveus intraventriculaire, du cingulum et, d'après Honegger, de la lame mé-
dullaire superficielle du subiculum. Les fibres de l'alveus intraventriculaire longent la
paroi interne de la corne spliénoïdale, au voisinage du bourrelet du corps calleux,
puis se rendent dans le psalterium dorsal. Ees fibres du cingulum perforent le corps
calleux et arrivent' au psalterium dorsal en longeant la voûte du ventricule latéral.
Quant aux fibres de la lame médullaire superficielle du subiculum, elles traversent
sous forme de gros fascicules toute l'épaisseur de l'écorce du subiculum, atteignent
la cavité ventriculaire et arrivent au psalterium dorsal, soit en longeant l'alveus (paroi
interne), soit en longeant le tapetum (paroi externe) de la corne spliénoïdale.
Un certain nombre de ces fibres après avoir traversé le psalterium dorsal se
rendent dans la corne d'Ammon du côté opposé et représentent de sinii>les fibres com-
missurales reliant deux régions symétriques des cornes d'Ammon. D'autres deviennent
longitudinales et se continuent dans le fornix longus homolatéral ou controlatéral.
Elles relient par conséquent, par l'intermédiaire du psalterium dorsal et du cingulum,
la corne d'Ammon d'un'^côté au gyrus fornicatus du côté opposé, et, par l'intermédiaire
du fornix longus, la corne d'Ammon d'un côté aux régions antérieures du rhinencé-
phale du côté opposé ou du même cùW'.
l'artic supérieure Partie supérieure du trigone, fornix longus (Eorelj, fornix superior (KôUiker),
■lu trif^onc ou fornix faisccau arquc du scptum (Bogenhundel des Septum [Ganser]).
Le fornix longus forme, de cluuiue côté de la ligne médiane, un faisceau aplati et
compact de fibres foricmentcolorées par la laque hématoxylinique ; il occuite d'abord
l'intervalle qui sépare la partie supérieure de la partie réfléchie du bourrelet du cor])S,
calleux (El, Eig. 27't), longe ensuite la face inférieure du corps calleux qu'il sépare de
la corne d'Ammon, puis du psalterium vcnlrai, et se continue en partie avec les fibi-es
du septum lucidum, en partie avec celles du pilier ant(''rieur du trigone.
Ses fibres sont d'origine ammonique et extraammonique. Les fibres ammoni(iues
proviennent dcï l'alveus intraventriculaire etde lalame médullaire supiu'licielle du subi-
culum voisin du bourrelet du corps calleux. Elles appartiennent dans une jiarlie de leur
trajet au psalterium dorsal, puis serecourlicnl dans le fornix longus du même côl('. D'après
Honegger, quelques fibres iraient dans le l'ornix longus croisé, fait nié par KoUiUer.
Les fibres extraammoniques décrites par Forel, puis par Ganser, Honegger, Mayer
Edinger, etc., proviennent du cingulum et du gyrus fornicatus ; elles perforent la partie
(lorsah; du bourrelet du corps calleux et se conlinu(Mit entre les deux feuillets du bour-
relet av(;c le fornix lonijus du mêiur rôle-.
1,0 fornix lon^'iis
(les mammifères ma |^(. fomix loiioiis (Ics mil 111 luifcrcs imicrosmal iqucs (lilVère donc du
crosmali<|ues con- - . , i m i • i r» i • i
tient (les libres ani- fomix loiîgus do J lioiTimo par le contiiigeiu dos libres iinimoinques. Le
par""'"'ir logmc'n^ fomix loiigiis de l'Iiommo 110 ('OUI |)rond quo dos iiliros oxlraaiiinioiiiqnos,
-lorsai (le la corne ^e «ui lient évidciiuiioiil au polit dévoloppoinenl de la coriio d'Aninioii
"l'Ammon. ^ i i i
lonjîus.
iii;i;i> hi: l'iin i i;i rin\ iii: i ■noiui; ( i luitii \ i.i;, 2'.)7
cl ;"l rilIl-rlICC ilr ->M|l v,.-llli'lll i|n|-~;i|. ('.Iliv ri|(i|limr. 1,1 coirir il AllllllMll
«>n\ oie ItMlIcs se-, lilno iliiii^ h- coiji^ du lii^niic. i-l c'csl <l;iii> le ri)f|i>,
lin Iriuitnc mriiii' (|n .'llr^ se lii^idii nciil ;i\cc les lihr'cs ('\li;i;miiii(>iii(jiU's
lin Inriiiv l(iiimi>. (!lir/ !(•■> MLininiifri ••■^ iii;iri(i^iii.i I i(| iir-, le ((kii-iIii tn-
i;iiiir it"i'\i^lc |iiiiir ;iin>i iliic |i.i-^. cl Ir iMiiiix jonmi^ rsl lionli' en iiili*.
|(inL:n(' i-li'inliir p.ir Ir ^c^nicnl il(ir->;il ilc l;i idiiir il'A m mon . ilonl ses
lilno le iciirniriMil . (jne |>;ir l;i |MMisr('. ■>iir l.i ri)ii|M' ^;iuill;il<' <ln hipin on
r;ini<'nr l.i mi ne d' Aninion rn Jin'irn' ilc l'in'oii ;'i phu'cr ji- |)--;i I Icrin ni \cn-
li;il an ilr-^-^nn-^ lin --picninin, m l'-liranl le rinp'^ du liiuonc indinicn-
lairr; ce di'inirr ^c >ii|)i'i|KiM'ia an l'iunix inni^n^ ri on olilirndra ain>i la
di--|to>il ion ini-smliM' |iar le ccrNi'an linniain.
Pilier antérieur. — Le pilici' aiilnicur du liiL'unc icidil ses lilin-s dr la (iinhiia, l'ilioranit^Tioiir riu
de l'alvous iiiLra l't oxlravciitiiculain- (roriiix (ddiquiisi cl du foiiiix lonj,'Us. En passant tn^-"""'. '^a consutu-
' ' . . tion. SOS rapports en
en arrièiv di' la coimnissurr aut(Mi('ur(\ il altandouuciait, ipiehiuês fasidculfs au tœnin particulier avoc \p
semich'cularis {\\it\ d'.\/yi-, Scrn-s, IloucL'ucr, Ad. Mcvit. nii's par (iudden) et au tœnia '•'''"■'' 'halami.
thalami (Arnold, l.iMnrl, I|oiii'i:(m, Ad. .Mcyer, Edinger). (les dernières iHabliraient une
connexion enire la curm' irAnnuoii il lo ganglion de l'iiabcnida {fibres corlico-hahenu-
/ar/s d'Edingei). Leur exislence a élt- iiit'-e chez les mamnufères par Meynert, Gudden,
Ganser. lUnnin, 0. Vogt, et chez l'honime par V. Monakow. (iudden a montré que
l'alropliie niènie totale ilu pilier antérieur s'accompagne d'une intégrité parfaite des
driix Uenia Ihalami, el 0. Vogt ('nn'lliode de Marchi) a constaté que ceux-ci ne dégénèrent
pas après la section du Irigone au-dessous du corps calleux. D'après ce dernier auteur,
l'S fibres qui send)lent relier le pilier antérieur au ta'uia thalami appartiennent au
laisceau sppto-tlialaniique (Voy. p. 26o). Notre cas Chab (Fig. 26G à 272, p. 28"j)
n'est pas non plus en faveur de l'existence des fibres cortico-habenularis reliant
la corne d'Ammon à l'iiabenula par l'intermédiaire du trigonc et du ta'nia Ihalami.
Comme chez rhomnie, le pilier antérieur des animaux macrosmatiques traverse le sa terminaison
lid)er cinercum et se porte vers le tubercule mamillaire; mais, contrairement ù ce que dansietuberculema-
l'on observe chez l'homme, un petit nombre de fibres se terminent seules dans les
noyaux externe et interne Honegger, (-ajal, Kolliker, Vogt) do ce tubercule et dans la
-ulistance grise avoisinante iKidliker, Vogtj. Le plus grand nombre se coude, décrit
une sorte de genou et ne fait que traverser le tubercule mamillaire pour se porter
ensuite dans la calotte pédonculo-prolubérantielle du même côté, et surtout du côté
opposé', i.e faisceau direct, le plus petit, entre dans la constitution du pt'doncu/e du tuber- ses connexions
riilc iniiinilluirc (Honegger, Vogt) dont il partage la terminaison (Voy. Pédoncule du tuber- avec le pédoncule du
..1 11 • ■^r\t\ I ^- ■ -Il I • '1 • 1 1 tubercule nianiillairo
cule niainiiuurc, p. 302). Le /«isct'rt» cctxst' le plus volummeux S entre-croise au-dessus et , , , . ,
' ' 1 ilirect et croise et
en arrière du tubercule mamillaire avec des libres homologues du côté opposé. Une avec l'enirec-roise-
pi'tite partie concourt à former la capsule du tubercule mamillaire interne croisé, s'y sèment sous-thala
termine ou se continue dans le faisceau mamillaire principal de Kolliker et dans le fais- '""J"" 1'°^
d'au de la calotte de Gudden (Vogt). I,a plus grande partie entre dans la constitution de
Ventre-croisement sous-thulamiquc postérieur (Forel, (ianser, Schnopfhagen, V. Monakow,
Vogt); quelques fibres se terminent dans la substance perforée postérieure (Kolliker,
Vogt ; d'autres entrent dans le pédoncule du tubercule mamillaire croisd (Honegger, Vogt).
Les libres croisées du trigone sont toujours faciles à reconnaître parmi les autres fibres
de l'entre-croisement sous-thalamique postérieur; elles se groupent en effet en gros
fascicules compacts, fortement colorés par la laque hématoxylinique.
298
A.NATOMII-: DES CENTRES NERVEUX.
TUBERCULE M AMILL AIRE — F AIS CE AU DE L A C A L OTT E F AI S CE AU
DE VICQ-DAZYR. PÉDONCULE DU TUBERCULE MAMILLAIRE.
Le tuberciilo mamillaire comprend, comme Gudden l'a bien montré,
deux ganglions : l'un interne, l'autre externe iTni, Tml, Fig. 273). Le
FiG. 27."i. — Les gaiif^lions interne et externe du tul)ercule mamillaire de l'hoinmo rt
les connexions du ganglion externe avec le pilier antérieur du trigone. — Coniu'
oblique en liaut et en avant parallèle au plan du prdoncule cérébelleux supérieur.
Méthode de Wei^ert-I'al.
F, clianip (le Forel. — /Te. faisceau du luhcr fincrcuni de (iiuldcii. — l'iT/i. pcdnncult'
inIV'ro-inIcrno du tlialauuis. — .SV/c, substance grise centrale du troisième veulricule. —
Tf/a, pilier ;iiitérieur du trigone. — Tni, ganglion interne du Inhcrcule niaïuillaire. — Tml,
ganf.dion externe du tubercule mamillaire. — VA. faisceau île \ic(| d'A/yi'. ou |)ius exac-
tement le tronc d'origine de ce faisceau (ou faisceau mamillaire principal. — 17', voie
pédoncidaire. — 1:1. troisième ventricule.
i.<! ganglion interno ganglionou uoyaii inlcriic l'orme la partie principale du tubercule ma-
(lu tubercule maïuil- _'ii • . '' i i-i i ' • • •• v -ii* >i i i-
millaire; c esl un petit amas spli(Mi(|U(' (|ni mesure .).r) millimètres de dia-
niMre, fait saillie dans respac(> oplo-ix'doucnlairc (>l concourt à former
le jtlanclicr du troisirinc Ncniriciilc. Il esl s(''|>ar('' de la caxib' venlricu-
laire par la snbsiance grise cenlrale, niiiice sur la lign(> médiane el à la
j)arlie inlerne du ganglion interne, beaucoup plus épaisse au-dessus de
ce ganglion. Une ca[)snle de libres plus épaisse à la partie supérieure et
lairo donne naissaiicn
au faisceau mamil-
laire iirimipal.
iiiiitis m-, l'Ud 1 1 ( I iM N hi I KCditci; f:i:i; i.iiii M.i;. i'M)
lllIcl'IH- rnilnilic rolll |i|i|cilli'll I ri le sr>|i;i|T i\r \;\ -1 1 I )s| ;i ncr ;^li-'i' (TU
[y;t\i' (lll I nii>|riiii' \ c 1 1 1 I h ' 1 1 1 1 • il ilii -;niL;lli'|) n\\ ||ii\;ill cxlcllic illl llllx'l"-
enlc iii.iiiii I l;ii n'. I.'' u;iiii;lioii mi iiii\;iii rxiciiic. Ijciiicoiiji |)Iii^ |i''lil, <'^l
I)\ lirol'iiic. liic^llir 1.71 lll il 1 1 llirl II- de IoIil: -HI' ^),\'2 di' l;ir;^c et urc|i|,c |,,. t,'fniKli"n "t-
, . , . , 1 • • r 1 1 • I I 'f riH* r<!';iMl In iiilinr
la |i;irli(' ;iiin'i-(i Nii|M'iM ex Iciiic du u;ini:lioii m 1er m- sur li'(|url il ■>(• uioiih- ;i„t,;ri,,,ir <iii iriKono
(Ml UrUt'T.ll. m.lis .I(.UI Ir MMMIV une Cuii.Im- plu- ( KHII- ('luisM! dr '•• '"'m'-l Ir, ,„-.,|„n<:ulo
liluTs (|iii ,1 |i|i,irl icil lii'ii I ;i l;i C'iiisulr de i-r ii()\;iu. Ihilis (|iirl(|il('S (•■,\^ ndii-
li\('iii('iil r;ii('>, le imMiu cxlcnic l'iiil s,iil|ic ;i |;i hii-cdii (crxciiii d;ius le,
I()s;iiii;t' o]>|o-|)tMl(>ii(ui;iir(', cl un sillon |)hi> ou iiiniu-. luoloiid le srpare
;il(»rs du novau iulcrnc. Le iii)\;iii cxlci'iic (■>! eu ia|i|M>rl imi dcdiors avec
la |i;irlit' iiilciiic du pied du |)('d(iiiciil(' (■('■i'id)r;i I , du corps de Liivs id du
l;iis((Mu Iciiticiilairc de l'dnd ; dans l'espace ctuiipris eiilre le noyau
c\leiiie. le piiMJ (\\\ pcdoiiciile cendiral cl la sui'face du Inher ciiicreum. on
ln>u\c un pelil amas uaniilioniiaii'c ovoïde, à jirand axe vei'lieal, li' hilicr-
cnle mamilldirr (irrcssniri' iTma, V\^. 2."Ji. 33'{i.
\.Q gaufilion inleiTic conlieni des cellnles Iriangulaires ou éloilées de structure de ces
I I .^A ' 'ja 1 ' • i-« 17- o-e\ I ganglions.
volume nioven,inesuranl 2(1 a .iO;'. cl i-eniiies en pet il anias' big.2/o); leurs
dciidrilcs ('pilleuses cl ri(dicmcii[ arl)oris(''es piM'seiilcn I eu i;(;ii(''!'al une
(lirccli(Mi ar(|uee el rappcilcnl pai' leur aspect les cellules do Tolive C(''r(''-
lielleuse ou luiiltairt» i l\()lliker). Les cellnles dn j;anf;lion externe sont (
licaucoup plus \oluinineuscs el mesurent '-V.') à i.'i ;j.; elles sont fusilor- »
mes, présenlent de longues dendriles peu ramiliées et sont assez analo- ;
unes aux cellules éloilées du thalamus; elles envoient leurs cylindres-axes >
dans le pédoncule du tubercule mamillaire. Le ganglion externe reçoit
les fibres terminales du pilier antérieur du Irigone, le ganglion interne ^
donne naissance à un volumineux faisceau qui représente, comme l'ont T
moidi'é les recherches l'écentes de (lajal (ISÎJ.'ii et KciUiker IISOG), le ^
Ironc commun du iaisccau ^\q la calolte et du faisceau do ^ ic(| d'Azyr. D
Avec K(')llil\er. nous d(''signerons le tronc d Origine commune» au faisceau -s
de Vic(| d'A/.yr et au faisceau de la calotte sous le nom de falsceiiu ma- >
//////(ilrr pri/iripr/l iÎRsclciûws mamillai'is princeps, Kolliker). ij
J
Faisceau mamillaire principal (Fmpi. — Ce faisceau tire son origine Faisceau mamii-
des cellul(>s dn noyau interne du tubercule mamillaire et de sa capsule de '«""o p"'"^'!'-»'-
libres, et apparaît à sa partie postéro-supéro-interne sous l'aspect de trois
à quatre fascicules nettement distincts (|ui se réunissent bient(')t en un
faisceau épais arrondi o\ comj)act iFig. 202 . Il se dii'ige ensuite obli(juc- son najet.
ment eu haut, en (hdiors el en arrière, et traverse la substance grise cen-
Irale du troisième ventricule au voisinage de la substance i)erfoi"éo posté-
rieure, })uis entre dans la l'égion sous-thalamiquc de Forel iFig. 277).
Situe'' d'abord en arrière du pilier antérieur du Irigone (Tga), en dedans
du pédoncule du lubcrculo mamillaire iPTnii, en avant de rentre-croi-
sement sous-lhalamique postérieur de Forel (cF''), le faisceau mamillaire
principal se place ensuite en dedans de l'anse lenticulaire et du corps
de Luys. Ihms la région sous-lhalamique, à la hauleiir du coi-ps de Luys
300
ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
Ses deux branches et (Ic la pai'tic veiitrule du thalamus, il se bifurque en deux faisceaux do
volume inégal . dont l'un se termine dans le tubercule antérieur de la
couche optique et constitue le faisceau de Vicq d'Azi/r (VA), et dont
l'autre, mal délimité du champ de P^orel, se rend dans la calotte pédon-
culaire et représente le faisceau de la calotte de Gudden i^FcG).
Le faisceau do Vicq d'Azyr et le faisceau de la calotte de Gudden
naissent donc d'un tronc commun
et ne constituent pas, comme on le
croyait depuis Gudden, deux fais-
ceaux indépendants se terminant
dans le tubercule mamillaire. Ce
fait est surtout manifeste chez les
mammifères inférieurs! rat. souris,
lapin )( Fig.47 i et 276 ). où le faisceau
de la calotte de Gudden l'emporte
par son volume sur le faisceau de
Vicq d'Azyr.
Le faisceau de la
calotte de Gudden.
Son trajet.
Sa terminaison.
Faisceau de la calotte de Gudden
[fasciculus ter/menio - nuimillaris
Kr)lliker)FG. Fig. 274, 277 et 252).
— Chez le lapin, la souris, etc., le
faisceau de la calotte, mieux déli-
mité que chez l'homme, se porte en
arrière, en bas et en dedans, et
pénètre dans la calotte du pédon-
cule cérébral. II passe au-dessus du
noyau rouge, entre dans la consti-
ciellcs ;f, SCS cellules étoilccs dont loi-yliiulre tution de la [)arlie postérieure et
axe se continue avec une fibre du faisceau
FiG. 270. — Coupe sagittale du noyau in-
terne du tubercule mamillaire de la souris
nouveau-née. (D'après Cajal, ISDG.)
A, noyau interne du tubercule ni.unil-
laire. — h, ses cellules fusiformes super/i-
mamillaire principal. — li, faisceau mamil-
laire i)riucipal au tronc d'origine conmmn au
faisceau de Vie»] d'Azyr (V) et au faisceau de
la calotte de Gudden (C).— D, faisceau de la
capsule du tubercule mamillaire; ^/,les bran-
ches collatérales (lu faisceau. — Yi', commis-
sure interinamillaire. — /•', réf,Mon inlérieure
du noyau interne du tubercule mamillaire.
interne de la capsule de ce noyau,
se place en avant du faisceau lon-
gitudinal postérieur, lui envoie
(juelqui^s libres d'après Kolliker.
puis s'enchevêtre avec les libres du
pédoncule cérébelleux supérieur
an nn)mentde leur (Ml Ire-croisement
et se termine dans un j)elit amas ganglionnaire, situé de chaque côté du
raphé, en avant du faisceau hnigilndinal postéi'ieur : le (jfOK/lion jirofond
de la ((ilolle de Gudden{(\{j\\, Fig^. 252). Chez l'homme, le trajet (>t la ter-
minaison dans la calotte |)édoncnlaire du faisceau de la calotte de (îndden.
soupçonné et ligure par Vic(| d'Azyr (IM. XXXI), ne peuvent être élucidés
par la méthode des coupes microscopiques sériées : dès la bifurcalion du
faisceau mamillaire princi|)al, le faisceau de la calotte s'adossant en elVet
au faisceau thalainiijue el au cliam|> de h'orel < l''ig. 277 i.
Ces connexions sont faciles à suivre sur les coupes Ncrlico-lrausver-
I ||!Iti:< hi: l'Iin.ll ( Tln\ I»|'. I, IMldlICK C, I ; Il 11 II M A LF').
:h)1
-.;il("- cl Siiuillalcs -.rTicCN nu Inn \nil licl tclili-lll se (|c|;i(||rr de ri-xln'-iiiili'
jlllli'ririirr iln clillini) ili- l'nirl (| lli'|(|iirs r;i^ci(lllr-, (|iir I nii |)('lll Miivrc-
jii-^(|iir (l;iii-- II' IiiIhtciiIc iii;iiiiill;iiri' l'i::.2/7 .
Faiscenii do Vic(i d'A/.vr, N A. I.<' tiii^ccm df \'i((| d'A/A r crju^liliic i.ria,s.,.au.i.. vk-i
'lAzvr.
li u
FiG. ni. — \a' [lilirr auh'iii'Ui' tlii Iriqune, ses coiiiiL'xioiis avec le liilicrciili' iiiaiiiillaire
et le pédoncule de ce tubercule. — Le faisceau mamillaire principal el sa division
en faisceau de Vice] d'Azyr et faisceau de Gudden. — Coupe sagittale passant en
dehors de celle de la fig. 2G2. Mi'lliode de Weigert-Pal.
r.V, coiimiissuro de Mcyiurt. — C.Y/Î. capsule du no-^au rouf;e. — coa, commissure
antérieure. — c/-', ontrecroiscincnt sous-llialamiiiuc postt'ricur de P'orel. — FcG, faisceau de
la calotte de Gudden. — /•'.)/, faisceau rétrollexe do Meyncrt. — Fmp, faisceau manullaire
principal et ses deux branches de bifurcation, le faisceau de Vic(| dWzyr t'.l et le faisceau
de la calotte de (ïuddea J'cG. — f'Tc, faisceau du tuber cinereuin <le (judden. — Lu, locus
niger. — .Y/{. noyau rouge. — CSIi, sa capsule de fibres. — /'. pied du [X'doncule cérébral.
— Fo. protubérance. — PTi», pédoncule du tubercule manullaire. — PSI, pédoncule du
septum lucidum. — Te, tuber cinereum. — /Te. faisceau du tuber cinereum. — Tf/a. pilier
antérieur du Iriirone. — Tmi, noyau interne. — Trnl, noyau externe ou latéral du tuber-
cule mamillaire. — l'.l, Taisceau de Vicii d'.Vzyr. — //, bandelette optique sectionnée sur
les parties latérales du cluasma. — ///, nerf moteur oculaire counuun.
(lie/ riiommo un faiscoau volumineux, compact et serrr. foimr {\e Hues
libres parallèles.
A son origine dans la réi;ion soiis-lhalami(jue de Forei, au niveau du
point de liifurcalion du faisceau nuuuillaire principal l'^ig. 277 i, le fais-
ceau de ^ ic(i d".\/yr est adossé à la partie antérieure et interne du fais-
ceau tlialaini(|ue de Forel avec lecjuel il semble se confondre coniplèt(>-
menl. Il s'en dégage très rapidement (i'^ig. 310 i, traverse de bas eu liant
el un |)i'u de dehors en dedans re\tr(>niil('' nnli'rieui'e du iiovau externe
302 AXATOMIE DES (".EMUES NERVEUX.
Sa terminaison d II tlialamus, passG 011 arrière du pédoncule ini'éro-interne do la couche
dans le noyau antc- . , i-^-rri \ • i ' i •!• i' • J i ■ ' t^* f»»\
rieur de la couche optiquo (Fil h) qui ic separc du pilier antérieur du trigone (voy. rig. 4o),
"P"'!"*"- on dehors de la lame médullaire interne, et croise les fibres radiées du
pédoncule anlériour de la couche optique (Fig. 253 et 2o4 . Arrivé dans la
région thalamique supérieure (Fig. 3 1 0 ). le faisceau de Yicq d'Azyr s'infléchit
en avant et on dedans, s'élargit en entonnoir et embrasse le noyau anlé-
riour do la couche optique dans lequel il pénètre en s'irradiant et dans lequel
il se termine par des arborisations libres décrites par Kolliker en 1895.
On sait que pour les anciens anatomistes, et pour Meynert on particu-
lier, le pilier antérieur du trigone et le faisceau de Yicq d'Azyr consti-
tuaient un seul et môme faisceau qui décrivait un 8 de chiffre dans le
tubercule mamillaire. Giidden battit cette manière de voir en brèche et
démontra que le faisceau de Yicq d'Azyr constitue un faisceau complè-
tement indépendant du pilier antérieur du trigone. Il dégénère à la suite
d'ablation de l'hémisphère cérébral, sans lésion concomitante du corps
strié et de la corne d'Ammon, alors que le pilier antérieur du trigone
reste intact, et il est par contre intact dans les cas do lésions expérimen-
tales ou pathologiques de la corne d'Ammon ou de section de la fimbria
qui entraînent une dégénérescence du pilier antérieur du trigone (Cas
Chab.,Fig. 266 à 272). Les recherches récentes faites à l'aide de la mé-
thode de Golgi confirment du reste pleinement l'opinion de Gudden. Mais
tandis que Gudden croyait que le faisceau de Yicq d'Azyr prenait son
origine dans le noyau antérieur du thalamus et se terminait dans le
tubercule mamillaire, les recherches récentes ont démontré que le fais-
ceau de Yicq d'Azyr se termine par des arborisations libres dans le
noyau antérieur du thalamus et qu'il prend son origine dans le tul)or-
cule mamillaire par un tronc commun avec le faisceau de la calotte do
Gudden.
Pédoncule du tu- PédORCule du tubercule mamillaire (Pïm). — Le pédoncule (hi
Uerrule mamillaire. ,i i -il" "i i ri i*i i •!• j'*
tubercule maniiflaire reçoit queicjucs libres directes tlu i)ilior antérieur
du trigone du même côté (Fig. 277), mais il tire son origine principale
du ganglion externe du tui)ercul(^ mamillaire et du tubercule maniillairo
accessoire! I'ig.25i) ; clioz h» laj)iu(P'ig. 274), hM'hion, etc., il roçoitou outre
quelques fibres du |)ilier antérieur du liigono du cùlé croisé quilui arrivent
en passant par rentre-croisement sous-tlialami(|uo postérieur de Forel.
Ainsi renforcé, 1(> pédonculo du tubercule mamillaire constitue un petit
faisceau de fibres làclies (|ui allecle dans j'ospaco iiilorpédonculaire un
trajet sagittal, occupe la |)arlie superficielle de la calollo. passe on dedans
du locus niger, entre la substance perforée postérieure et le pi(Ml du
pédonculo cérébral, et croise les fibres du nerf moteur oculaire commun
(Fig. 25i- et 277). Au voisinage du sillon |ié(lonculo-prolubérantiel, il se
coude, change do (lii'oction; ses libres divergent, trav(>rsont d'avant
en aiTière le tronc encéphali()uo en foi"niant les fibres radiées (h; la for-
mation réticulée. Ses librcNS les plus nonibi-ousos se portent on arrière et
i riitUKS i>i: l'iîd iij Tin\ i>i-; I iicoiicK ci'.itiii I! A i.K. :io:j
II) ilflliil'-. |t;i^--iMI I rii ili'ihiii^ (lu (Miii-- (le I .ll\ >, crni'^cnl II'-- li lue- (le l'i'iil l'c - Son trnjot •Innii la
Il II' I I ' r I I I Jil'iitn iKîdonr-iilnirr
ciiilMMlIt'Ill --iMi-- I li:il;illlli|lli' |in^|riiciir de Idicl cl' cl le Idcii-, lii^cr; ,|„ ||ir,jnm«v
l'Ili'S |i;is^i'iil i'ii~~imIi- .111 (lr-^'>i»ii^ cl l'ii (Iclinr^ ilii iiii\;iii n»ii;^c l'i;^. 277
\i'|-^ la rcL:i(iii Jn niliaii ilr in-il iiiciliaii l''i;4. ."î'i, î'i. 2.") , an dda ilr
lailiu'llr iinii^ Il a\(>ii-~ jui le --iii\rc rlnv riininiiH' ; (|iic|(|iics i'iicc> lihn'-
s,,, piirifiil l'ii anii'ic r\ en dedans. Iiiiii:riil la l'arc inlcnic du tii»\aii
i,,iii;(' cl aiii\riil à la ->ii li^l ,i ncc ^l'i^c de ra(|ii(M|iii- de S\l\iiis, cil lia-
\cr--aiil le lai^d'aii lniii;ihidiiial |t(>sl(''ri('ii r.
(.lie/ li'^ ma llllll i Icrcs hds (|II(' jr lapin, (de. l'i^. 27 i , Ir |M'd()|iril le son trajet et SCS
, , II- I ' I 1' r I r I i<!rriiinaison!« chez le
(II! Iiilici'ciilc inaïuillairc cinisl 1 1 iic iiii lal-^^(^lll assez, cniiiiiacl (i<iiil les |.,j,j„
liiti'e--. loilemeiil coldii'es par la la(|iie InMiialow lin i(| ne, (li\er;^eiil à leur
enlii'e dans la calidle; une pallie de ce^ lihro se |iiir!eiil en d(diiii'>, dans
le lix'iis iiiL;er. une aiilro parlie cntise le l'uhan de lîeil iin'dian, nue aiili'e
enliii >('pan(Miil en l'sciilail dans la réuidii du i:anulii'n in lerpi'don-
ciihiire, eiiloiire le laiscoau r(''lrtd1ex(> de Meyiicrl en dedans el en didiors,
le traverse même, puis eroise reiilre-croisemenl des pédoiiciiles eérélxd-
len\ •>iiperieni's en eoiieonraul à Idiiner les Jihi'es anl(''ni-|)()sl(''rieiii'es de
la >nhslaiie(; lélieiilée de la calotte, billes se terminent linalenienl dans
deii.v amas j^anglionnaires décrits par (îudden, les ganglions profond et
dorsal de la calotte (Fig.252). Le ganglion profond, qni reçoit en outre des
libres du faisceau de la calotte de Gudden, est un petit amas ganglion-
iKiire de I niillimètn» de long sur 0""",o de large, situé le long du raj)hé.
immediatemenl en avant du faisceau longiliidinal postérieur. Il est [)r()-
hahlemenl riioinologue du noyau central supérieur de l'homme (Voy. For-
mation rt'ticulée, lit'' partie). Le ganglion dorsal est situé dans la substance
mise centrale du (|uatrièmc ventricule, en arrière du faisceau longitu-
dinal posh-rieur. ("/est un ganglion arrondi, entouré d'une capsule de
libres, (jiii reçoit un certain nombre de libres du ganglion interpédoncu-
laire (d duquel émanent des libres longitudinales qui traversent du haut
en bas la substance grise centrale du quatrième ventricule en formant le
l'iiscrdH longitudinal dorsol (dorsales i.rmgsbiindtd des centralen (Irau
de Selinl/),
inBLIOGllAPIIIË. — Voy. Toiiio, 1, p. 312. XVA et 739. — Ukevoh. Un thc course of
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304 ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
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Sur le pilier antérieur du trigonc. C. R. Soc. Rio!.. 1898, [i. -iOli.
CIÏAIMTIIE VIT
(^,A.Nr.LI(>NS INFRACOin ICAliX : COUPS STUIK,
couciii": oi'Tigi i<:, ukcion sous-optioue
1. — STRUCTURE ET CONNEXIONS DU CORPS STRIÉ (
Structure du corps strié. — Le corps strié, en particulier le 3
novaii caiitlé et le pulamen, [Hvsente une structure très voisine de celle
(le l'écoree ('('rébrale. Ou y trouve : 1" des cellules nerveuses et des cellules ccUuios nerveuses. ç
iirvi'ogliqties pl()U<;ees au sein dune substance fondamentale liucmcut f
réticulée et se coloi'aut inleusivemeut par le carmin ; 2° des fibres ner- ^
veuses groupées en fascicules, dont les uiu's ne sont que des libres de r
passage, et dont les autres prennent leur origine dans le corps strié ou
s'v leruiinenl. '
a
1" Cellules nerveuses. — Les cellules nerveuses sont pourvues de nom- '
breux prolongements protoplasmiques ; elles sont multipolaires, leur vo-
lume varie de 15 à 30, 50 et (10 ;j-. D'après JMlinger, elles se disposeraient
en couches stratiliées au voisinage de la l'ace libre du noyau caudé et de
la face externe du putamen. Les recherches faites par Marchi, en 1887, à
l'aide de la méthode de (lolgi et confirmées par les recherches récentes de
van Gehuchten (^iSDM) et CajaL 189t sur les poissons, de P. Ramon ( 18Ui)
sur les batraciens et les reptiles, de Sala (1893) sur les oiseaux, de Cajal
(1895) sur les mammifères, de Kolliker (1896) sur l'homme et les mam-
mifères, ont démontré que le plus grand nombre de ces cellules répondent
au type II de Golgi : elles possèdent un cylindre-axe court, qui s'arborise ceiiuiosàcyiindn-
librenieiil au voisinage du corps cellulaire. Ce sont des cellules tantôt ^riterveU.cL'' '**^"
étoilées, tantôt triangulaires, fusiformes ou ovoïdes, de 7)Wijenne et de
petite {aûXq^, munies (le plusieurs dendrites épaisses et llexueuses qui se
subdivisent à plusieurs reprises et sont couvertes d'épines et d'aspérités;
TOME II. 20
306
AXATOMIE Di:S CENTllES NEHVKLX.
Cellules à cylinJre-
axe long et à trajet
descciiiiaiit.
les clondiites sont d'uulaiil plus volumineuses et d'autant plus étendues,
plus flexueuses et plus velues, qu'elles appartiennent à un corps cellu-
laire plus gros. Leur cylindre-axe est fin et se décompose après un court
trajet, souvent irrégulier, en une arborisation complexe et très enchevê-
trée. A côté de ces nombreuses cellules de moyenne et petite taille, on
trouve irrégulièrement disséminées dans le noyau caudé et dans le puta-
men quelques cellules de grande taille, véritables cellules géantes, à den-
drites amples et velues (Fig. 278), à cylindre-axe épais, de trajet
flexueux, non revêtu d'une gaine de myéline et qui se termine par une
arborisation extrêmement étendue
et assure les connexions de terri-
toires souvent fort éloignés.
Le corps strié possède en outre
des cellules correspondant au type
cellulaire de Deiters; soupçonnées
par Edinger en 1 887 , leur existence
a été confirmée par les recherches
récentes de V. Gehuchten, P. Ha-
mon, (^ajal, Kôllikei'. Morphologi-
quement, ces cellules se distin-
guent mal des cellules du type II
de Golgi ; elles sont en général
volumineuses, occupent les parties
profondes du corps strié et sont
pourvues de dendrites épaisses,
tl(>\ lieuses et recouvertes d'aspéri-
lés. Leur cylindre-axe est épais,
décrit un trajet transversal ou plus
oumoinsoblique, émoi un nombre
variable de collatérales, puis se
coude à angle droit et se porte,
avec les cylindres-axes des cel-
lules avoisinanles, dans un des fascicules qui sillonnent la partie pro-
fonde du corps strié. Grâce à son trajet oblique, llexueux et coudé et à
ses nombreuses collatérales, il n'est pas toujours facile de suivre le cy-
lindre-axe dans loiile sa longueur, et ces cellules peuviMil facilement être
confondues avec les cellules géaiiles du type II de Golgi. Les cylindres-
axes de ces cellules ont tous un trajet ilescendaut (^Cajal); aucun ne se
porte en haut vers l'écorce cérébrale; dans quelques cas rares, ils émettent
an niveau de leur coude une Une collalérale ou une mince branche de
bifuication à trajet ascendant.
Les cellules à cylindre-axe long ou conil el à dendriles raniiliées et
velues existent surtout dans le «jlobus pallidus el dans le noyau caudé.
Dans \v pufamen de l'iioinme, Kiillikera décrit en ouirt» des cellules de
pelit(> ou de moyenne dimension à corps cellulaire petit et grêle, remar-
ViG. 278. — Cellule i.'éaiil(' du !y|ie II d
Golgi (à cylindre-axe couil . Noyau lenli
culaire du lapin adulte. Méthode de Golui
(.\Nf.lhi\s IN|l;\tn|;||(:Ar\;i,(il;l'
I i;ii:
307
(|ii;iMi'-^ l'^ii' li'iii'^ iliinln le-- lis-^cs |H'ii ii(iiiilin'iisr-> cl prii r;iiii ilii'r-,, iri;ii^
l»xr('>>i\ fiui'iil loiij^iii's (<| (•Ifiidih's.
Cellules névroflliques et ôpLMidyniaires. I.r-^ i rllnh's iir.iri>i/litiiif< du onuios i.nvroBii-
I • • <i I ' - I I r I III 'I •! ' I III 'MK's nt i^nondyntai-
CorpS sine icM'Iciil cil }i<'Il('r;il y<\ lorilic de (('lliilrs clollccs. dr crlliilo ^,,^
aniijiH''''"'- l-""^ une--, (I ;i|ip;i I riicr ni()ll>>ll(', lie p(i>-<r(|riil (|iic de coiiils pro-
Inii^cnirii ls \ ;i iii| lien \ cl ,'i dirccliuii riidii''c; les aiih'cs pn''>(Milciil des pfo-
|oiii;riiiciih i'p;ii^. liuidc--. pi-c^(|iic rcci i I ij;M('s , doiil (|iicl(|iics-ims Irès
éltMidiis >c |i(iilciil -.(lil du crili' dii \ l'iil liciilc, snil \crs la ca|)sii|c inlcrnr,
IraNcrsaii! ainsi loiilc r(''|)aiss(Mir du noyau candt'-. \.v noyan caiidi'' t'sl en
(Uili'c liavcM'si' radiaii-oiniMil par les prolun^onienls pc'iiplK'riqncs des ccl-
FiG. 27y. — ('.«■liule lie Deilers à cyliudro-axc lonu du foi|>s strié du lapiu adulle; à
droite, cellule du Ivjie II de Golgi, à cylindre court, à dendrites velues. Mi'dliode de
Golgi.
V'i lires lie passaye
lides épendi/maircs du ventricule latéral. Chez le fœtus humain (Fig. 280),
ces prolonjjemcnts, extrêmement lon^s, sont couverts d'aspérités ; ils
atteign(»nt et traversent sonvent le sop:ment antérieur de la capsule interne.
2" Fibres nerveuses. — Le corps strié possède de nombreuses fibi'cs
groupées en épais fascicules dont la [)lnpart sont des fibres de p(is!ia(/e
provenant des nenrones corlicanx (libres corlico-thalamicjnes, cortico-
protubéranticdles, corlico-niédiiUaires, etc.). Ces fibres abandonnent au
corps strié <|uel(iues Unes collatérales (|ni sont recouvertes d'une mince
gaine de myéline, et (|ui sarborisent librement an voisinage des cellules
de Golgi et des cellules à cylindre-axe long.
Les fibres nerveuses qui prennent leur origine dans le corps strié sont Kaaiations
représentées par les cylindres-axes des cellules de Deiters. Elles allectent '' ^'^^^
tontes nn trajet dcscoidant, constituent les fibres de projectioii s/riées, les
radiations oi/ neurones strie's, et sont destinées à reliei- le corps stri('' à la
striéos
lendant.
308
A.XATOMIK DES CEMilES NKUVKIX.
Fi lires terminales.
I/O no^au caudé et
le. imtamcii no re-
çoivent pas (le lilircs
cortlco-striées et ne
posscilcnt jias de cou-
ronne ravonnanle.
couche optique et à la région sous-optique, en particulier au corps de Luys.
Le corps strié reçoit enfin des fibres terminales ascendantes, dont les
cellules d'origine sont encore inconnues et qui lui arrivent par la capsule
interne ; ce sont, d'après Cajal, des fibres épaisses, recouvertes d'une gaine
de myéline et qui se ramifient dichotomiquement. Leurs branches pré-
sentent en général une direction oblique ou perpendiculaire à celle des
gros fascicules et se terminent par une arborisation complexe et sou-
vent fort étendue.
Les cellules et les fibres nerveuses du corps strié sont plongées au sein
d'un feutrage péricellulaire extrêmement dense, formé parles arborisations
des fibres terminales ascendantes, par les
collatérales des neurones striés et corti-
caux et par les arborisations cylindre-
axiles terminales des cellules du type II
de Golgi. Dans ce feutrage entrent encore
les dendrites des cellules nerveuses du
corps strié et les prolongements des cel-
lules névrogliques etépendymaires.
Connexions du corps strié avec
la corticalité cérébrale. — Le corps
strié, en particulier le noyau caudé et le
putamen, ne reçoit, au moins chez l'hom-
me, pas de fibres cortico-slriées directes;
il ne reçoit que les fines collatérales que
lui abandonnent les fii)res de projection
corticale qui traversent sa masse pour se
rendre à la capsule interne et de là aux
amas ganglionnaires des cerveaux inter-
médiaire, moyen, postérieur, etc., etc. (fibres cortico-thalamitjues, libres
cortico- protubérantielles, cortico-bulbaires, cortico-méduUaires). (Con-
trairement à ce que semblent indiquer l'élude des coupes sagittales (Fig. 281
et 282), le corps strié (noyau caudé et putamen) n'est donc pas en con-
nexion directe avec la corticalité cérébrale el l'existence de fibres cortico-
.sirices directes, en particulier irune couronne r(n/on)iante du corps strie
reliant le lobe frontal au coi'ps strié (>t admise par l'oville, I\Ieynert, IJu-
guenin, etc., etc., reste encore à démonlrei". Les résultats fournis par la
méthode de Golgi, par l'anatomie expérimentale et par l'étude des dégé-
nérescences secondaires (méthodes de Weigert-Pal et de Marchi) sont, en
effet, en conti'adiction formelle avec l'ancienne bypolhèsi^ de lM)ville et
de Meynert (Voyez, IIistori([ue, p. 82 el l'ig. ')()).
S'il est un fait (|ui semble aujourd'hui bien dénionlré. c'esl (jue les
lésions corticales, ([uels que soieni leur siège, leur étendue el leur durée
ne retentissent pas sur le noyau caudé' et sur le pulamen eomine elles
relcntissent sur la couche o[)li({ue. dette o[)posilion (|ui existe entre le
FiG. 28U. — Cellules épendyiiiaiies
du corps strié. Fœtus humain de
6 mois. Métliodo de Golei.
(. \ Ni.l.lHN V I \ I l; \ ( iiii I h \ I \ , ciilil'^ ^Tllll..
:i()!)
cnriis >l l'ii' ri II' I li,il;i mil- :i r\r liicil Ml i'-r l'ii \ ;i Iciir |i;ir ( iiiildcji . tir-, I H" 2,
|»;ir Miir cxiirii iiiriil;ilc. |ii;iiii In r\ il Miiiinln I(S,S(i mil -i:; ii,i li-, il r^| \i;ii.
Cex
Arc
CSgt
t ?c
Kic. 281. — (auiim' sagillalo jtassant par le inMldinulc du |uitaiiii'ii, les noyaux amygda-
lien et prôaniystlalien, les segments sous-leiiticulairc cl n'Iro-lenticuiaire de la cap-
sule interne. L'irradiation des libres des segments postérieur et supérieur de la
couronne rayonnante simule sur cette coupe une couronne rayonnante du piitamen
Renuirquer en outre la constitution du segment sons-lenticulaire de la capsule in-
terne : ses deux couches superposées, la supérieure formée de fibres sectionnées p er
pendiciilairement à leur axe, correspond au faisceau de Turck et se continue avec
le segment rétro-lenliculaire de la capsule interne; l'inférieur comprend les fibres
onduleuses à direction sagittale du faisceau temporo-thalaniique d'Arnold. (Compa-
rez cette coupe avec les Figures 20 à :i2 cl avi'c le scluMua, Fig. 27 . Métliode de
Weigert. 2 i (irandeur nature.
AU\ alvcus infravcntriiulaire. — .13/, avant-mur. — .1/c, faisceau arqué. — CA, corne
d'.Vmnion. — Ce, capsule externe. — Ce.r. capsule fxtréiue. — ('{/, circonvolution godronnée.
— Cirl, segment rétro-lenticulaire de la capsule interne. — C/s/, segment sous-lenticulaire.
— coa, coimuissure antérieure, située dans l'angle rentrant du pédonciule du putamcn. —
C[{, segment supérieur de la couronne rayonnante. — CSf/t, couches sagittales du segment
postérieur de la couronne rayonnante. — ds. diverticule du subiculum. — Fit, faisceau
loni:itu(linal inférieur. — FT/lt. faisceau temporo-thalauiique d'.Vrnold. — Fu, faisceau
uncinatus. — Fus, lol)ule rusiforme. — 0F3, face orbitairc de la troisième circonvolution
frnnlale. — //, circonvolution de l'hippocampe. — /(, sillon de l'hippocampe. — la, cir-
convolutions antérieures de l'insula. — »ta sillon marginal antérieur de linsula. — ms,
sillon mari,Mnal supérieur de l'insula. — .V.l. noyau ainyfrdalien. — .\L", .\L", queue et
extrémité antérieure recoiu'béc de la queue du noyau caudé et sa fusion avec le pédoncule
du pulamcn. — .YAj. putamcn. — \pA, noyaux préamygdaliens. — 0/. sillon collatéral. —
/'.N'Ai, pédoncule du pulamen. — KTIi, radiations thalami(iucs. — .<. scissure de Sylvius.
Tap, ïapelum. — tsc, tamia seiui-circularis. — F, circonvolution du crochet. — Voc,
carrefour vcnfriculaire. — ]'sp/i. corne sphénoïdale du ventricule latéral.
310
Xfi --
NL
A-NATU.MIE DES CEMUES .NEUVELX.
^„ • . Zr ; W • [^C
; ; ; S^e
Ime
FiG. 282. — Coupe sagittale passant par les trois segments du noyau lenticulaire, le
pulvinar, le corps genouillé externe et la bandelette optique. L'irradiation des
fibres du segment anti'îrieur de la couronne rayonnante et de la partie antérieure
du segment postérieur de la couronne rayonnante simule sur cette coupe une cou-
ronnc rayonnante du nojjdu lenticulaire (pulamen et globus pallidus). Remarquer ici
la continuation du segment ])Ostéri('ur de la capsule interne avec le pied du pédon-
cule cérébral ; l'aspect de la zone réticulée et de la lame médullaire externe du
thalamus, la continuation de cette lame avec la zone de Wernicke et la courbure que
le pulvinar décrit autour du corps geiuniilb' exienie. Méthode de Weigert. 2/1 (Gran-
deur nature.
Ah', ,'ilvciis in(r;ivcn(ri(ulain\ — .loi, aire ullactive. — CI, eorno (rAinmon. — Ce,
corps calleux. — C;/, circonvolulion fjodronnéc. — C;/e, corps genouillé externe. — Cia,
Cip, CirI, segments aniérienr, postérieur et rélrolenticulaire de la capsule interne. — coa,
coininissure antérieure. — p('l{, pied du segment antérieur de la couronne rayonnante. —
/•'//, faisceau longitudinal inférieur. — /'\/.s'. lobule fusiformc. — 0F3, face orbilaire de la
li'oisiénie circonvolulion fronlah". — //, circonvolution de l'hippocampe. — /(, sillon de
riiipi»oc,ampe. — //, incisure temporale. — Line, lame médullaire externe du thalamus. —
Ime, Imi, lames médullaires externe et interne du noyau lenticulaire. — Lms, lame mé-
dullaire superficielle de la corne d'Auunon. — AT, queue du noyau caudé. — A'c, noyau
externe du thalamus. — A7..i, A7>a, .V/.i , les trois segments du noyau lenticulaire. — ol.
sillon collatéral. — J'ic/i, plexus choroïde du ventricule latéral. — Put, pulvinar. —
liT/i, radiations thalanuques. — • S, scissure de Sylvius. — Se.rr, surface extraventriculairc
de la couche ojjtifiue. — Sr/e, substance grise sous-épendymaire. — Tap. lapelum. — Tf/P-
pilier posiciieui- du Irif^^one. — Tf/ 17, carrefour vculriculaire. — Isc, tauiia semicircularis.
Vspli, corne spliiMioïiiaie. — /'/, voile leruiinale. — IV, zone de \\'eruicke. — Zr, Zone
réticulée. — //, haudeictie o|)li(pic.
(iAM.lInNs I M I! \(;u|; III. \ I \ . (;i>lll'> ^lilil,, 311
IIIIISSI!.
une ;il iMiili ic I('l;('i r du cmiii^ s|iii';'i l.i su il i- d ;i M;i I i< iii du ;^yr'iis -^jm m,,!,!,. i,«» i.'.^ionH rorii
iliiv II' clilcil. ;i\«'c iliiiiiiiiilioii dc^ clciiiciils (•l'IJiiliiirc^, |iri>ll Iit.i linii ,|„„, „„ roionii-.-.ofit
I IV .le ht M.-VIO-li.'. ri .lil:il;ilion l.-.-ir i\r< ci |)i I l.l i lO. \\ \l..ti;.k..\V I'"- sur 1.- .•.,r,-.Htr.^
;i iiidi- l.l dilllimilii>ii i\f \(dliriic id de liomlili' i\r^ ((dllllrs IHTN ciiscs du 'in'unn atro|iliio nn
(•(ii|»-> -^Iric; M;iiiiir^c(t, ;i l'.iidc de l;i iindliodc ilc M.iivdii, ;i <tltMT\i'' l;i
(h'^t'iHM-occiici' ^r (|ii(dt|ii('s liiio lihrcs du cnrijs sliir ;i|)i'('s ahhilioii du
lolic iVonl.il (diiv II- --iimc cl Ircdiicii I S!l."» .(les Ii'sioiis ininitiics diiris tous
les (Ms. (d <|iii liiMiiiciil vc.ii-^cm Id.i lilcmciil ;i la d('générescr(icr des lil)rGS
de passait' (d des collaliîi'alcs des luMiroïK's corticaux Icscs, nosoiil loii-
l(dois pas coiuparaMcs à l'alrophic souviMil cxli'cmc (|U(' suhit la coik lie
(>|dM|ii(' dans CCS lucmcs cii'coiislanccs. I.a li'cs minime diiuiniilion (\('
Volume du corps >lri('", (|iic l'uii (•(uislalc (|ii(di|md'()is (die/ riiumme à la
suite de vitMlles lésions corlicales |)alliol();;i(|nes remonlani à la pi'cmicre
enfance, est j)oui" nous l'analo^nc dt* la diininulion de volume en masse
que subissent dans ces cas joule la moitié correspondante du tronc encé-
j)liali(|U(\ la corne aniérienre croisée de la moell(> o\ riiémis|thcre cérébel-
leux croisé. Elle tient autant à la dégénérescence des collatérales, que le
-ysième des fibres de projection corticale envoie au corps strié et à la
rei^ion de la calotte, (|u'à l'inaidiviti' i'onctionnellc de ces mômes régions.
Ia" cas Rivaud (p. I.il, Tig. 142 à 102) on est un exemple très frappant. Les noyaux
caudt' el ItMilimiiaire sont itispoctés par la lésion primitive corticale et sous-corticale
(Fig. 144 à 14(')), sauf au niveau du deuxième cinquième postérieur du noyau lenticu-
laire. oi!i la lésion fuse en dedans et sectionne non seulemcMit le putamen et le globus
pallidus, mais encore ta parlie correspondante du segment postérieur de la capsule
interne (Fig. 117. p. I.i:')). Dans ce cas datant de la première enfance et où le malade
survécut 24 ans à sa lésion, le noyau caudé est remanjuable par son volunir qui ne le
cède en rien à celui du côté sain. [Comparez en particulier le noyau caudi' drnil de la
figure 14;; avec le noyau caudé du côté sain (Fig. 144) dessinés au même grossisscmient.]
Il présente son aspect normal et donne naissance à d'aussi abondantes libres que du
tôté sain; seules les libres de projection corticale qui le traversent pour former le
M'graenI antérieur de la capsule interne (Cia) font défaut, et grâce à l'absence de ces
libres, l'union du noyau caudé et du putamen paraît encore plus intime que du côté
sain. (Voy. également Fig. 140 dessiné à un grossissement plus fort.) \a' putamen est
bosselé, d'apparence godronnée, et paraît légèrement diminué de volume (Fig. 145 et
147), ce qui tient prol)ai>li'Mienl au voisinage de la lésion primitive et à sa section par
cette dernière.
Dans ce cas, l'atropbitî du thalamus atteint un degré extrême et tel qu'on ne
l'observe guère que dans les lésions remontant à la première enfance. (Comparez la
Figure 14ij à la Figure 144 (côté sain) et les deux couches optiques de la Figure I i7
entre elles.)
Le noyau cauii»'' fl le putamen >t' (■(pnipniit'ut di' même dans les lésions sui'venant chez
l'adulte, soit qu'il s'agisse de lésions du lobe frontal (cas Moriceau Hg. tl ild., Fig. 137
et 1 iO, p. 147 et 148), soit qu'il s'agisse d'une destruction complète de la corticalité
cérébrale (cas Pradel, Fig. 66 à 78, p. 100 et suiv.) Dans le premier cas le malade sur-
vécut 10 ans, dans le second 19 ans, à la lésion corticale. M dans l'un ni dans l'autre
cas, le noyau caudé ou le putamen n'étaient altérés.
nu(d(|ues auteurs. Schwalhe. Kdinger, Sachs. Bechlerew, Marinesco,
tout en niant l'existence àe fibres de projections cortico-slriées, admettent,
i
312 ANATO.MIE DES CENTRES NERVEUX.
en se basant sur Ihomologic de développement et de structure du corps
strié et de récorce cérébrale établie par Wernicke, l'existence d'un fais-
Lv faisceau occi- ccau (T associatioïi cortico-strié, et décrivent comme tel \q faisceau occipito-
u'n° laTsce^au" !ras^o^ fvontal OU faisccau sous-calleux de Muratoff. Bien qu'il paraisse évident que
ciation cortioo-stné. j^ niiucc couchc dc fibrcs à myéline sous-épendymaire qui tapisse le noyau
caudé (f NC, Fig. 290), appartienne en propre à ce noyau et représente des
fibres d'association intercaudées reliant deux territoires plus ou moins
éloignés du noyau caudé, rien ne prouve qu'il en soit de même pour les nom-
breuses fibres à myéline qui sillonnent la substance grise sous-épendymaire
de l'angle externe du ventricule latéral. Ces libres appartiennent, en partie
au moins, au faisceau occipito-frontal et dégénèrent à la suite de lésions do
• la corticalité cérébrale [lobe frontal, zone rolandique cas Sch"weigofFer,
Fig. 116 à 121, p. 133 et suiv.),lobe occipito-temporal cas Chab, p. 287,
— et plus particulièrement à la suite de toutes les lésions qui intéressent
le tapetum (Fig. 206 à 272j]. Elles n'abandonnent au noyau caudé que de
très rares fibres, ainsi que le montrent, non seulement les préparations
traitées par la métbodc de Weigert-Pal, mais encore celles traitées suivani
la méthode de Marchi. Le faisceau occipito-frontal ne doit donc pas être
considéré comme un faisceau d'association cortico-striée dont les cellules
d'origine siègent dans l'écorce cérébrale et dont les arborisations abou-
tissent au corps strié : mais bien comme un faisceau d'association inter-
cortical, reliant deux points plus ou moins éloignés du manteau cérébral.
Radiations corticales du globus pallidus. — Si le noyau caudé et le
putamen no reçoivent pas de libi'os do la corticalité cérébrale, il ne paraît
pas en être de mémo du globus pallidus. Lorsqu'on examine le segment |
rétro-louticulaire de la capsule interne sur des coupes horizontales pas-
sant par les parties moyenne ou inférieure du thalamus (^Fig. 295, RGp),
il est le plus souvent facile de suivre de petits fascicules de fibres hori-
zontales qui traversent sagittaloment le segment rétro-lenticulaire de la
1.(5, radiations COI- capsulc intcme ct abordcul le globus pallidus au niveau de son bord pos-
naiî'dus.'^" ^''"''"'' térieur. A ce niveau, les fascicules divergent et pénètrent, soit dans la
lame médullaire externe du noyau lenticulaire, soit dans le deuxième
segment dc ce noyau. — ('es fibres i)euvent être suivies encore avec
plus Ai^ facilité dans les dégénérescences complètes du segment rétro-len-
ticulaire (le la capsule, cl apparaissent alors en général normales sur le
cham|) dégénéré (IKlp) (cas Le Séguillon, l'ig. 131 , j). I V^ ; cas Jouan,
Fig. !)7, j). 122j. Sur les coupes sériées on peut, dans ce cas, les suivre, en
bas et en arrière, dans les couches sagittales du lobe occipito-temporal
au voisinage du segment rélro-lenticnlaire de la capsule interne. De
prinu' abord, on semble être ici on présence de radiations corticales du
(jlobus pallidus. Mais, comme dans la couronne rayonnante, ces libres ne
peuvent être suivies au (bdà dn voisinage imnic'-dial du segnuMil rétro-len-
ticulaire de la caj)snlo interne, on pont se doniander si, dans ros|)èco, il
ne s agit pas plutôt de fibres Ic/iticulo-caudrcs , de fibres de projection
(. \ \(. 1 II. N- I \ I i; \( M i; I |( \ I \ : Cdi; l'> s I m I,
:n:i
ou t/r frr//ii/ial^'iii ((imlrrs, c'ol ;i diicd'' IiIhc- i|iii I i;i\ n-ml |c -r-inriit
rriri» li'lilniihiiir ilr l.i cili-lllr iiilcilii' ri iclinil l;i (|liriii- (lu li'i\;iii cainli'
uu -Inliii- |.,illl.hi^ l'l( cas Heuclebert, l'i.u. 12(;. p. l-"!'.»; Cas Bras,
Fij;'. !'il ri !M, i». 117 d IIS.
|);iii-> l('> li''>i(iM-- ((uliciilcs — i-l cikIiic^ mii liiii ili'i-s, I im il •'•(■-; ^iii\;ml
la infllKHJc (Ir \\ Ci^crl l';tl. le -lnjni^ |i;illi(liis ne ii;ir;iil >>iiliir .'iiiniiir
iosprrt' ili' iiiiiiiirKMliiiii : un \\'\ ri'iicnnl ic |i,i-^ de /inic^ (l';i I i(i|ili n- liiiiili'-r
jlM'c (li-|);iiili(m. --nil (jc-^ lilni's i;i(li('i'^. ^oil ilc^ hiiiio iiK'diilhii ro. >oil du
fculiMUC coiniiariildc à ci' (iiii' l'iiii cuii-lalc dans la, (•(•iiclii' ()|)li(|ii(' dans
les nirincs cas: mais, d'aiilir pari, un ne prul ariirmcr (jiic le ^lohiis [)al-
lidii- |»(i>-ril(' dans ces cas aulanl de lilin-s radii-cs. on un rciilia;L;(' an^-i
(Icnsc (ju'à it'lal nuiiuai. ('.C>1 donc à l'cnipldi tic la nirlliudc de Maiclii
ouosl di^N oinc la lâche d'iMncidci' colle (|ncsl ion.
Deux cas (le h'sions C(''r(''l)iale> n'-ccnles. l'une ('-lendne, l'anlre lirnih-e,
cxamiiiéos à l'aide de la nK'lliode de Mai'clii, pai' l'un d(î nous, avec son
inicrne Loiii;, ainsi (|u"un autre cas ("liidié i(''ceniinenl, nou.s permettent
irallirmer (]tio le _i;l(il)iis pallidiis el le corj)s de Luys reçoivent tous
deux des lihi'es de projection de la corlicalilé céi'('d)rale.
Cas Caillot. — iir'ini|il('i.'ie gauche récente avec hdmiancsthésie datant de 22 jours et
relovani d'un laniollissenient de la .subslanco blanche sous-corlicale placée .sous la partie
moyenne des chconvohilions lol.indiques, et sous la partie adjacente de la [>remière
oirconvolulion pariétale; <e ramollissement peu étendu dans le sens de la profondeur
laisse absolument inlacl les (■(irp> opio-striés. Le noyau lenticulaire ne coiilienl aucun
foyer lacunaire. (Voy. Lu.\..., Th. Paris, 1898, ohs. IV, p. 203.)
Cette lésion a enlrainé :
1» Une dégénérescence du W*^ (juait postérieur du segment postérieur de la capsule
interne (Cip Fig. 28:J et 284); ime dégénérescence du tiers moyen en [particulier du
3« cinquième e.vierno du pied du pédoncule cérébral (l'ig. 28.")); une dégénérescence
de l'étage antérieur de la protubérance et de la pyramide bulbaire, et dans la moelle
une dégénérescence des faisceaux pyramidau.x direct et croisé, sans dégénérescence
manifeste de libres pyramidales homolatérales. La dégénérescence du pied du ])édon-
cule s'accompagne d'une (h'générescence du locus niger (Ln),du slratum inlerniedium,
en particulier du pes lenuiiscus jirofond ^PLpl, dont les lil.res s'accolent dans les régions
pédonculaires inférieures au ruban de Heil médian, mais s'en séparent déjà dans les
régions protubérantielles supérieures, de telle sorte que l'intégrité du ruban de Reil
médian est absolument parfaite dans la ré'gion protubérantielle inférieuie et dans son
trajet bulbaire. La dé'générescence de la voie pédonculaire s'accompagne d'une dégéné-
rescence très évidente et très line île la substance grise antérieure de la protubérance.
2" Une dégénérescence du noyau externe du thalamus (.\e) dans la partie adjacente au
champ dégénéré du segment postérieur delà capsule interne (Cip). Cette dégénérescence
occupe les faisceaux radiés, la lame médullaire externe (Lme) et la substance grise fonda-
mentale de la moitié postérieure du noyau externe; elle respecte la moitié antérieure
du noyau externe, ainsi que le noyau interne (Ni , lepulvinar (Pul) et les corps genouillés
r,gi (',ge\ Elle occupe en outre toute la hautem- du noyau externe, s'étend à la partie
ventrale de ce noyau et au centre médimi de [,uys (Nm),et occupe en particulier cette
partie piofonde du noyau externe que nous avons désignée sur le nom de Hégion du
ruban de Heil médian (Hg Rm, Fig. 284). Elle respecte toutefois le ruban de Reil médian
\\\m. V\\x. 283) lequel apparaît sain sur toutes les coupes qui passent par le tiers supé-
rieiH- du pied du pé'doncule c-'-rébral, c'est-à-dire sur toutes les coupes qui intéressent
Cas Caillot. Kamol-
llssoinonl sotis-corti-
cal sous-rolandi(|Uc.
Dogénérescence de
Cip, Ne, .Nni ; dégé-
nérescence (lu pied
du pi-donciile céré-
liral, du locus niircr,
du pes loniniscus
profond, des noyaux
jioutiques. du fais-
ceau pyramidal. —
Dcgcuéresccnco lé-
gère du globus pal-
lidus et du cori)s de
Luys : intégrité du
putanien.
314
ANATOMIE DES CENTRES .NERVEUX.
la partie du ruban de Reil située? au-dessus des fibres dégénérées que le pes lemnicus
profond (PLp) envoie au ruban de Reil médian; il existe enfin une dégénérescence de
la partie externe du tœni.i thalami iFig. 283).
FiG. -284.
FiG. 283, 284,280. — Cas Caillot. Hémiplégie gauche avec hémiancsthésie et paraly-
sie faciale inférieure, datant de 22 jours, relevant d'une lésion sous-corticale qui
occupe la partie moyenne des circonvolu-
tions rolandi(iues et la première circonvo-
lution pariétale. Cette lésion, peu étendue
en profondeur, respecte complètement les
corps opto-striés et la capsule interne. —
Di-giMiérescence des troisième et quatrième
cinquième postérieurs du segment posté-
rieur de la capsule interne (Fig. 283 et 2841,
du tiers moyen du pied du pédoncule et du
pes lemniscus profond (IM.p), Fig. 28.")). Dé-
générescence de la moitié postérieure du
noyau externe du thalamus (Ne), de la lame
médullaire externe (l.me), du centre nuMian
de Luys (Nml et de la région du ruban de
Reil médian (Rg Rni). Intégrité du ruban
de Reil médian (Fig. 285) dans la région pé-
donculaire supérieure. — Dégénérescence
partielle et légère du globus pallidus (NLa.
Nl>i), de son feutrage, de ses libres radié-t^s (>t de ses lames médullaires interne et
sup|)l(''mentaire. Dégénérescence légère des radiations strio-luysiennes (RsL), du fais-
ceau lenticulaire de Forel et du corps de Luys (CL). (Méthode de Marchi.)
Fie. 2H;).
(,.\ M.l.li' N'^ I M l; \i,(iH I II. \ I \ f.nlU'^ S I 11 I I,
31K
I;|o 1 li'p'IU'i-i'SCfiici' lirs I , mais \\<- iiiaiiil'-li' du f//()/<(^^ inillubis |irciiiii-|- et.
douxii-mt' s,M.'m.iil- .In n.iy.iu irnliciilain- M.j. M-i, M.i'; <iv«'C intin/rilt' du jiulnmcn:
I r»'lui-ii 11.' |>i '-l'iili' i|iii' i|iii'l<|iir-< fa^iiiMiIrs de pas^ayc <li't;<'ii('it's. |,a ili'yi'iii'irsrciiri;
.lu uloltiis palliiliis or.ii|.r l..iilr la Mili-laiicr L'ri^-' >\r '■>■ imsaii. rllr .-I ,„ milir |iai-
liiillii-iTiu.'iit iiiaiiilV-.|c au ui\<au t\r la lanir rni'dullaii c iMl'Tin-, mais iiib-icss»;
..^..llrUl.ul .|U.|ilUr-. lilur^ l.hlii'rs. DaUsIa ri;:inM -( u 1 - Il la la u I i ( | ur | J-'i^. 284) OU vol I,
■- lilMf> (lci,'iiir'HTS ciilitM- dans la (•oii>liluli'Ui d. - i adial i(Ul'^ slri(i-soiis-tlialamii|U(;s
I .ii|ialii>iis slrio-Miysicimos (Hsl,), l'aiscfau Iciilii ulaii c ilr l'uirl. d traverser la |iai'(j(!
.Hil.ii.'Uii' UMM (li'iir'iK'n-c (Ir la raji^ulr iiilriur. |uii^ | M ■ 1 1- '1 1 . • i' .lau- {'■ ini|i- (|i- l,uys
ii;i. , il. ail la .L'-i'iirTCSOiMii'c i>l li'^rrc, mai- uiaiiilc.-Lr l-'i";. 2!Sî .
Cas Hilaire. - ll.'miplrijit' ;,'aucli(> .ivi'c lii'iiiiaiii'silit'sio ot liiMnianopsio. Ajiliasir CasHilainvi'ia'iiic
• Il I-, , Il ' -1 - I • 11' • 1 •! ■ juimo 'In pli roiipbo.
nniliiiT cl si'ii-oiiflli', -ukIiIc vcrli.ilf, cci-ilt! |>syriiiiiu<', inoil daiiuiiK; do imiliiiic an ,|„ i„i,„|,. ' rj.-.iai i„.
.|iiaiaiilii'iin- Jnui'. Itoiihlc !(''--i(iii corlicali' (Kit,'. 28i-). (Vny. I.hm;, Tlir-i' de Paris 180'J, ((•rioiirotileia |.artif
obs. 111, p. IS8 . \.r lam.dlisM'mriit .orlical iiilrn-sse : a.ijointe dcl'a.T, et
' ... Tj. Di-fçcncrcscences
A t'aurlic, la paili.' ,nil(''iii'ur'' di' l.i pifuiii'-ic circoiivoluli.ui lrmp(Uali' r\ la Icvii; .lo Cirl, partie postc;-
SVlvitMlUt' di' riip'iiulc riiuil.il: <lc l.'i I.' r;imolli<sciuiMit s'éliinl. eu li.iîut''i! mit 1»; uyrus ■"''""rc Cip, Pul, No.
. , . . ,1, ,,-, • ,- , . . , , V. iNm, Cgi,Cf,'c,HrQa.
SUpraniart;uial. la p.ulir iio.nIci hmui' du mIIou paialhl. |u-i|u a la lace externe du lobe partie moycnno du
pifid du pi-doruMilf!.
pos lemniscus pro-
i'ond, pns lemniscus
superticiel, fibres
aberrantes postcro-
externes. Défri-né-
rescenco partielle du
faisceau de Tiirck.
Dégénérescence Ic-
ircre du glolius pal-
lidus et du corps de
i.uvs.
Fir.. 28(5. — ■ Cas Hilaire. Topoi,Ma[diir de la dnu
idU ciiilicale.
OCoii>ilal i|ui pi-t'-piiic un It'^cr lauKdlisstMiiont an niveau do la di'uxiômo riiconvolution
occipitale. Il n'oxislo dans le pied du iiôdonculo cén'-lu'al, examiut': à la mT-lliode de
Marohi, auruno de'i;('n('rescence appn'cialde. Lo faisceau de Tiirck tm particulier est
absoluniont normal.
A droite, la circonvolulion paiii'dalc inlVi icure (gyrus suprauiarginalis et pli
(Durlio . les plis de passages qui l.i nliinl à l,i première circonvolulion pariétale, l'oper-
.ulo pariétal, la partie postériouro el inl'érioure de la pariétale ascond.iute, et la partie
|Hi-|(''rieuro de la première circonvolution temporale; cette lésion s'(''tend en profondeur
jusqu'aux coucbes sagittales el an segment supérieur de la couronne rayonnante qu'elle
seolionne près de la coucbe optique, mais n'atteint pas le segment rétrolenticulaire de
la capsule interne (Fig. 287 et 288).
A droite, les dégénérescences sont très étendues etnombreusos.il existe :
1° Une dégénérescence du segment réti'o-lonlioulaire (Cirl) et do la moitié postérieure
du seumont poslé-riour (Gip) de la ca]>sulo interne dans ses régions llialamiquo Fig. 287)
ot >ous-tbalami(iuo (Fig. 288), ainsi qu'une dégénérescence partielle du faisceau de Tiirck
(FT) (Fig. 289); une dégénérescence des trois cinquièmes externes du pied du pédoncule
cérébral peu prononcée au niveau du faisceau de Tiirck ; une dégénérescence du pes lem-
niscusprofond (PLp\ du pes lemniscus superficiel etdes fibres aberrantes postéro-externes
de la voie iiédonculaire; une dégénérescence des libres verticales de l'étage anté-rieur
de la protnbi'-rance et do la substance grise avoisinante, de la pyramide antérieure du
bulbe, et dans la moelle des faisceaux pyramidaux direct, croisé et liomo-latéral ;
2° Une dégénérescence du noyau externe du tlialamus, du pulvinar, des corps
genouillés interne et externe, du bras du tubercule quadrijumean antérieur. Sur les
316
A.NATOMIE DES CEMRES NERVEUX.
Cas llilairo. Plaque
jaune du pli i-ourlic
du lobule pariétal in-
férieur et «le la partie
adjointe de l'a T| et
Tj. Dégénérescences
de CirI, partie posté-
rieure Cip. Pul, Ne,
Nm. Cgi, <'ge, BrQa,
partie moyenne du
l)ied du pédoncule,
pes lemniscus pro-
fond, pes lemniscus
superficiel , fibres
aberrantes postéro-
externes. Dégéné-
rescence partielle du
faisceau de Tiirok.
Dégénérescence lé-
gère du globus pal-
lidus et du corps de
Luys.
coupes qui passent par la légion llialamique supéiicurc la dégénéresceiiCL' inlércsse les
trois noyaux thalamiques, externe, interne et antérieur. Dans les régions thalamique>
moyenne (Fig. 287) et inférieure (Fig. 288), la dégénérescence se cantonne dans le
trois quarts postérieurs du noyau externe et dans le pulvinar. Elle occupe foule la hau-
teur du noyau externe, en particulier sa couche ventrale, au niveau de la région du
ruban de Reil médian et s'étend au centre médian de Luys Nm); eu bas, elle peut être
suiv \ejus(]uo dans la partie externe de la capsule du noyau rouge.
UgTlm
Cirl
FiG. 287.
Vu.. 288.
Fig. 287, 288, 289. — C
convoluli
i, 289. — Cas Hilaire. Hémiplégie drciilc. IMaipir j;
(in ]iari(''lale inférieure, le pli courbe, ro[K'rcuh' pa
unie ([l'iruisaul la cir-
rié'ial, la |)artie posté-
rieure de I;i iircmière circonvolution temporale
et la partie imstérieure et inférieure de la parié-
tale ascendante et s'éteiulant en profontleurjnsqu a
l'épendynie du carrefour vent riculaire. Dégénéres-
cence des segments n'Irolentieulaire (Cirl), sou>-
lenticulaire (('isji et de la i>artie i)ostérieure du
segment postérieur de la capsule interne (Cip)
des trois ciniiuième externe du pied du pédon-
cule. Dégénérescence i>artiellc du faisceau de
Turck (FT), du pes leiiiiiiscus profond (Pl-p), du
pes lemniscus superlicid et des libres aberrantes
postéro -externes de la voie pédonculaire. Dégé-
nérescence du noyau exierne du thalamus (Ne),
du |)ulvinar (l*ul), des coips genouilh's interne et
externe (Cgi, Cge), du bras du Itiliercule ipiadriju-
meau antérieur (HrQa), du centre nn'-dian d(> Luys
IK,^\ nA,,.'., ..'....>. >..,, .lu ,,l.>I,iic ■.•illiMiic ^M .iVI .\
(Nm). Dégénérescence du globus pallidus(NLiNLi),
le la lame médullaire interne (Ime), du corps de Luys (CL), du faisceau lenticulaire
le F^rel (FI) et d(;s radiations strio-luysiennes. Coupes horizontales passant par la
égion thalami(|ue moyenne (Fig. 287), la région thalamiciue inférieure^ aux confins
le la région S()Us-opti(|ue (Fig. 288) et le pied du pédoncule cérébral ^Fig. 289).
(.\^|.I|||\•^ I \ I H VCnliTlC A I \ : f'.dll l'S siitii:. 317
A ft'S lli'ur-lliTCMi'Ilifs (li'> >\><l<''IMi'> (le |i| (i|ii I hUl c l'I I irn-|i| (illllii'l .llllirllc, coil icfi-
nii^dullain', coiliio-tlialamiciui". corlico-yL'iioiiilli-. ijni rnulii imiil |iair,iitciiiiiii Imilis
|.'«i (ir'm'm;rOSC(Mir.t'S t'Iudit'CS à l'.liclr dr l.l lllc'lhndr lie \N riL'i'i t-l*.ll (\i>v. |i. II.! , il Lllll
.ijoulfi' niio (l('i;t'm'n»sf('ur<' lt''i;i''i r, il «-si vi .li, mai-; maniri-h' du (/lohus jinlliiliis M.,., .M,i;
ri (lucor/is lie Lui/s iVA.). I.fs liliics (l<''tj(''ii(''i'('('S pt'-iii'li rnl dans \>- i/tohiis pulliilns an niveau
i|i< son (>\li'<>iiiilt'- posliM'ii'Ui'c, *mi pai lirnlitM' jr Inn:.' d>' la lanir nii'duJIairf inlciin' ilniij. II
rxish'rii iMiIrt' uin" tl('yi''ii(''ii'sci'iii'i' dill'iisi- de la Mili-lancr misi- de loiilc la innilii' pdslf';-
rii'iin* du i^lolms pallidus dans la i-t'-i^ion adjairnli' à la di'i;rni'ii-ciii(f (ap^nlaiir. han-.
la ii-:.'ii>n liialaniiiint' iKii;. 'iST , la di'-i,'r'ni''ii'>rcnci' n'uicMpr i\\u- la nmilii^ poslj'riciii i; du
ul(i|>n- pallidns; dans la n'-yion -nu- lli il iinh|in« (Fij,'. 288), iiiir pail ii' dl"^ li lires dégcmérées
dui;i<din- pal!iduss'(''puis(' dans la sulislancc j,'iis(! de ce ;;an^'li()n, une aiilic parlie cnlro
dans la i-onsliliilion des radialions stii()-llialanii(|ues (en parlii'iili<T dn faisci-aii li-nli-
c iilaire de Foiel) el de la partie anN'iieuie des radialions sliio-Inysiennes et se icndent
,in coriis de l.uys (CL) dont la ili'-ijt'ni'iesii'nre esl, li'i^èi'e, mais très nianilesle. Les moitiés
antérieures et postérieuics du se'iniciiL posti'iieur de la capsule inlerne (Cip) pré-
. nient, de ce fait, un aspect bien di-linct. Dans la moitié postérienie du segment pos-
lieur (Cip), les lilires veilicali- -on! di'-géni'rées, tandis (|ue les lilnv- horizontales du
-\-tème slrio-luysien sont alisulument intactes; dans la moitié antihieuic du se{5'ment
^(ap;, les lilu-es veiticales sont intactes et les fibres horizontales sont dégénérées.
C(>s cas monlfiMil donc que cci'laines lésions corticales et sous-corti-
cales (Miliaïiient — en l'absence de tout foyer lacunaire du noyau lenticu-
laire — Il lit" (léjiénérescciice toujours léyère il est vrai, du globus pallidus
et tlii ((Mps (l(> Ijiys.
Lej^lobus pallidus entre donc en connexion avec la corticalilé céré-
brale; re(;oil par sou («xtréuiilé posiérieure et sa lame niédiillaire des
libres (|iii s'épuiscul daus sa subslaïu-e j;risc ;
Le ((iiits de Luys eiilre de inéuie en connexion avec la corlicalité céré-
bialo. SCS libres suivent le Irajcl de la lame médullaire interne du noyau H
bMiliculairc. puis arrivent au corps de Luys en traversant la partie an- -j
Icrieure du segment postérieur de la capsule interne (Cip), et en suivant )
b' trajiM (b^s libres slrio-lnysiennes antérieures et du faisceau lenticu-
laire (\v |-'(ircl. <
Connexions du corps strié avec les cerveaux intermédiaire Les connexions du
et moyen. — I.c coips shi(' csl rcli('' aux cerveaux iiitcrini'diairc e
luoyeii par à un volumineux système de libres dune valeur phylogéné
ti(jue considérable, car il apj)artient au |)lan général de lencépliale et se
retrouve, par conséquent, dans toute la série des vertébrés. Pris dans son
ensemble, ce système constitue le faisceau basai du cerveau antérieur des
vertébrés (Edinger), le systèrrie des radialions striées que l'on peut encore
désigner sous les noms de radiations strio-thalamiqucs et sfrio-sous-tliala-
>iti(/ups. 11 relie, à la manière de certaines libres corticales (fibres cortico- Leur imiionance
tlialaniii|nes (>t cortico-sons-thalamiques', le corps strié à la conclu" i'''y'*>s«"'^*"iu*^-
opti(|ue et à la région sous-opti([ue, en particulier au corps de Luys (>t
au locus niger.
Le faisceau Itasal
Chez le- \eif('hrés non niaïuniifères, le coriis strié, conini sous le nom dt> anunlion 'lu cerveau antérieur
, ' j .» Jpg vertèbres inle-
oasnl dit cerveau antérieur, reiu'é'senle un ;imas ganglionnaire unique et considérahle ipii rieurs
corps strie avec les
cerveaux intermé-
diaire et movcii.
318
ANATO.MIE DI£S CEMUES X Eli V E I X.
Difficulté d'étude
de ce systémo de
fibres cliez les mam-
mifères.
chez les poissons forme à lui seul le cerveau antérieur. L'écorce cérébrale ne dépasse
pas, en eflet, chez les poissons cartilagineux, le stade embryonnaire et se réduit à une
mince lamelle épithéliale. Elle n'ai teintsa structure véritable, caractérisée par des couches
stratifiées de cellules pyramidales, que chez les amphibies, les reptiles et les oiseaux.
Encore cette écorce rudiment aire en connexion étroite avec l'appareil olfactif, n'esl-
elle l'homologue que d'une partie de l'écorce des mammifères; elle correspond au rhin-
encéphale, en particulier à la corne d'Ammon et donne naissance à un groupe de libres
de projection (jui est l'homologue, ainsi que Ad. Meyer l'a montré, du système du tri-
gone cérébral. En dehors de la formation ammonique, le reste de l'écorce cérébrale
n'atteint pas dans ces classes de vertébrés un degré de développement suftîsant pour
envoyer des libres de projection dans les cerveaux intermédiaire et moyen à travers
le ganglion basai; la capsule interne fait par conséquent défaut et il devient facile d'étu-
dier le système des fibres striées. Celui-ci constitue un volumineux faisceau, faisceau
basai du cerveau antérieur {basâtes Vorderhirnbiindet) dont les fibres, recouvertes d'une
épaisse couche de myéline, prennent leur origine dans la masse ganglionnaire uniciue
qui représente le corps strié, et se terminent dans les amas ganglionnaires des cerveaux
intermédiaire et moyen. Aucune fibre ne descend dans la prolul)éraiice ou le bulbe
(Édingerj.
Chez les mammifères, en particulier chez l'homme, l'élude du système des fibres
striées est plus difficile à cause de son intrication avec le système des fibres de pro-
jection de l'écorce cérébrale. Il ne peut donc être étudié à l'aide de cerveaux nor-
maux débités eu coupes microscopiques sériées, et il faut avoir recours à d'autres mé-
thodes. Édinger les a étudiées chez de jeunes embryons de mammifères et par la
méthode des dégénérescences secondaires chez un chien auquel Goltz avait enlevé toute
l'écorce cérébrale sans lésion concomittante du corps strié. \. Monakow a employé
la méthode des dégénérescences secontlaires expérimentales et pathologiques. Nos
Nos rechcrciios recherches personnelles ont porté sur l'homme. .Nous avons pu étudier le trajet des
personnelles. libres de projection striée : 1" dans un cas de vaste lésion corticale avec dégénérescence
complète de toutes les fibres d'origine corticale et intégrité complète du corps strié (cas
Pradel, Fig. 66 à 78, p. 100); i° dans plusieurs cas de lésions corticales étendues avec
dégénérescence d'un grand nombre de fibres de la capsule interne (cas Rivaud,
Fi". 142 à t()2, p. loi et suiv.); \\° à l'aide de la méthode do Mai'chi dans plusieurs cas
de lésions étendues ou limités du corps strié (cas Ronse, Fig. 290 à 301) ; i" dans deux cas
de malformalioii du cerveau avecarrèt de dévoIoppciinMit plus ou moins complet du man-
teau cérébral, rcmoiitaiil aux premiers âges de la vie embryonnaire cl |)n'>('iilaiil comme
caractère commun l'existence d'une cavité veiilriculaire unique et commune aux deux
hémisphères et l'absence de soiuliiic du nianleau cérébral à la partie supérieure du
corps strié. Dans l'un des cas (cas Longery, Fig. 197 à 212, p. 187), l'écorce céré-
brale de la convexité des hémisphères ('■lait rtuluile comme cliez les poissons à une
mince membrane tapissée par la pie-mère, et partant le sysième des libres de projec-
tion corticale faisait défaut. Dans l'autre cas (cas Richard, Fig. 213 à 231, p. 198^^
toute l'écorce ('iail ({('veloppée, sauf celle de l'insula. I,e système de projecliou existait
dans le centre ovale, mais n'arrivait pas à la capsiih^ interne ]tar suite de l'absence de
soudure du manteau avec les corps opto-strié.
Les radiations
slrio-tlialainiquos et
strio-sous-t lialani i-
ques.
Origine des radiations striées. — Les radiations strio-thala miqves rt
sons-lhahnniijups coiiiporlciil à la lois des libros striofuges cons lituécs par
los longs cyliiulics-axos dcscelhilos du corps slrio. ol dos libros striopètos,
terminales, doiil li's (•clliiics d'orijjjino sont oncoi'c mal (•(•miiics; ollos se
<:;roiip('iit dans rinlrrionr nirinc do col amas c;ani;Ji()nnairo on l'asoioulcs
voltiminoux, d'aspocl arhorosccMit, qui convoi'tiCMil Ions voi's certains
points détermines du noyau oaudi' ol du noyau leuliculairo. Los fasoi-
(i \ M. I 1M\ V 1 M' i; \ (Oi; Il (A I \ : <:ol; l'S v n; | i; 319
,iil('-~ilil lli i\ ;iii r.niilc --r diii^riil \r|s suii ImU'iI i m |f |i i i II I cfrif ; iciix rlii
I1,,\,||| li'lli |(lll;iil r riiiii -iiil le InliUilr ^n|| snlilllirl cl (|cs;i [.Mr i M |i' li i- Il IM'.
Radiations du noyau caudé. — l.cs liisricnlcs du r;iili;iliiiii> du i.cs ra.imiio.iM .lu
, , , -, I . • 1 < 1 I • noyau candi!.
ii(>\;iu tHiitli' ne |>nvriili'iil, ^iii\iiiu les n'Irions, ni hi iiiniic (lircclion m
hi nuMiic l'iiii;ii('iir. Cciin lic l;i /rVr soiil les jiliis loiiius cl les plii-^ \oliiiiii
iicii\ l-'ii;. iMHIi; ils s'i it;iiI icii I ^iii\;iiil le |)l;iii s;iL;ill;il, l;iii(li> i|iic |c> I'ms- i.<-»r fray-i imra
,-i(iil«>s (lu /ni/ir s'iriMiliciil siiivanl le |il;iii vcrlic(i-ti;iii-^\ crsiil, d a-wx de
1,1 Y//r//<' siii\ ;inl le |d;iii liori/oiihil . De là, sur les e()U|ies, de :^r;iiides
\ arii'lt's d';i^|ieel . Sur les cmpo inui/oiilales passaiil par le |»ied de la
Minime ra\ niiiiaitle. les l'aseiciiles de hilèleeldii Iroiic du noyau caudé
alVerlcMil l'aspi'cl diiii pninlilh- assez, régulier (Fi-. :290 cl T. I'=^ (if,^. 302 cl
.'{OU). Sur les coupes liori/.oiilales (|iii iiili'i-essenl les tiers moyen et infé-
rieur de la eoiielie iipli(|ue h'ii;. '2\U . 21, 'i.'{ et i"., les fascicules de la lèle
du novaii caudé se Irouveiil seclionii(''s |)arallèleiuenl à leur axe, taudis
iju'ils pn'seuleul un aspect pointillé sur les coupes vertico-transversales
1-ip;. lî) p. 21).
(juelle que soit leur direction, ces fascicules convergent tous vers le bord Leur trajot ca^su-
. /.. • , I 1 ' • 1 1 I 1 /'z / lairc; libres Iciiticuio-
intero-inlerne du noyau cautle, puis traversent sous le nom de jibrcs Lcn- caudées.
ticulo-iaiiilres (Fie) la capsule interne, et convergent vers les parties
antérieure, supérieiin», postérieure et inférieure du globiis pallidus, k
la nianit'^re des i-ayons d'une roue vers leur axe. Les fibres originaires ±
de la Irtc du noyau caudé traversent le segment antérieur de la capsule
interne (Cia) (Fig. 11), p. 27, et Fg. 23, p. 33); celles du tronc, le segment
postérieur de la capsule interne (Cip); les fibres de la queue traversent
les segments rétro-lenticulaire (Cirl) et sous-lenticulairc de la capsule H
intérieure (Cisl). Les libres lenticulo-caudées croisent donc les fibres de -j
jHojection corticale sous un angle plus ou moins droit; elles sont parti- )
culièn>ment nombreuses et serrées dans la moitié inférieure du segment
antérieur de la capsule interne, et les coupes vertico-ti'ansversales, colo-
rées sui\anl la niédliode de Weigerl, montrent très nettement leur trajet
inira-capsulaire ; la hujue bématoxylinique colore en effet les fibres len-
liculd-caudées Ix^aucoup moins intensivement que les fibres de projection
corticale. Le (lajet ^\<'> libres lenticulo-caudées à travers le segment rétro-
leiiliciilaire de la cai)sule inferiie i(^irl) est de même facile à suivre
lor(|ue ce S(>gment est dégénéré à la suite de lésions du lobe occipital
et du lobe occipito-pariétal icas Bras, Fig. 90 et 91. p. 117 et ILS. et
cas Heudebert, Fig. 125 et 120, p. 139).
Les libres lenticulo-caudées abordent le giobus pallidus, soit au niveau i.curs connexions
de ses segments (NL,, NL„ NL,' , soit entre les segments, en entrant dans ZZ!' *^'"''"' ''''"
la constitution des lames médullaires intei'ue et externe du iiovau lenti-
culaire. In petit nombre de fibres se terniinont dans 1(> giobus i)allidus,
mais la plu{)art se coudent, après un trajet plus ou moins long, deviennent
horizontales et concourent à l'oruier !es/?6rev radiées ol les lames inédid-
laires du novau lenticulaire.
CSgt..
Fii;. 290. — Coupe Iiori/.mil.ilr iiil/t (".iiil la iV'ijinii de Iraiisiliun cnln' le |iic(I do la
couronne rayonnaiiLo cl la rei,'ioii llialaiiii(|iic de la caiisuic iiili'iiit'. Collo couposec-
(.\M,lli)\s i\ii;\((»l;l|(.\l\.(niii'.v s|ui i;. :{2I
liiiiiiir 11' -li.iluiM /CM, il.' <lii lli.il.iiiiii-. I.i |i;iilir Mi|i( iH I In |.iil.iim'ii, l.i l'I'- id la
qucm" <ln ik'V.hi • .nnlr il h-, i ,hli,ilinii> ilii imy.iii ..iii<l<'. .M<'llin<|f •!«• W.igcil.
4 I ^ramlfur iialnif.
.I.U, îivaiil-iimr. — '<•. cuip^; lallciiv. — ir, rap^ilr i\|i nn'. — Cia, sc^'inont (inlf'rriciir
(lo la caps iili" iiilcrm- ;''/'. ■^«'^'iiniil pusliiicur; '/,/, sc^'iiiciil Klrolcnliciiliiirc. — l'Sal,
coufhi's sajîillalfs (lu sc;.'iui'iit pnslcrifiir de la ciiiirimiir rayunnanlf. — /AT, fil)rcs du
noyau l'umlf. — lu, cinonvuliilinii^ aiilcriciiiTs de i'insnia. — ///, riicniivoliilion posh'--
rieuiT tic rin>«iila. — .NT, Irlc du iinyau caiidc. — S<", ipiciif du nnyaii laiidf. — .N7.i, pii-
liiliH'n. — «'/•', faisceau (iccipilo-fmiilal. — ()!•'+ l'r. faisceau complexe i-onlenanl à la fois
des lilircs du faisceau occipito-froiilal et des lilires de iirojection. — l'nT/i, |)édoncul(;
antérieur du lluilauuis. — l'pTh. pédoncule postérieur du llialaunis. — pCH, pied do la cou-
ronne rayoïuiaute. — l'r, lil)res de projection corticales lon^'cant la (pujue i\u noyau
caufiè. — >7, septuui luciduui. — T/i S/rz) stratuni /.ouale du thalamus. — Isc, ta-nia
-emi circularis. — \'SI. veulricule du septum lucidum. — //■. zone réticulée.
I Toutes les lil)i(»s caiulros ne Iravcrsoiil cciuMidaiil pas le noyau lonlicu-
ain>; un pdil iiomhi-e, provenant surtout de la partie inlV-rieurc de la tète
lu uovau caiide, suil dans le sei;nieul aiit('Tieui' de la capsule interne le
rajet des lilues de projeelJDii (•ortie()-|lialaini<|ues antc'rieiii'es, et se rend
ivee ellis dans la partie ventrah» (l(> rexIriMuiti" anlt-rieiire du tlialainus.
Radiations du noyau lenticulaire. — Les fascicules ou radiations Les deux groupes
, I , • 1 • 1 • Il 1 j , do radiations du
lu noyau lenhcnlaire se disposent en deux groupes, les uns traversent „oyau lenticulaire
C
t
?
atlialeiueut le piitaïuen et le i^lohus pallidus, et converijent vers le
commet du noyau lenticulaire, fibres radiées du noyau lenticulaire ; les i
lutres séparent les trois segments du noyau lenticulaire, et subdivisent
^es deux segments intcM-nes en forniant les lames médullaires e.rterne,
Inie , et interne (^Inii) et les lames médullaires supplémentaires {ImC', Inii').
I Fibres radiées. — Les fascicules radiés ilu patamen (NL3) présentent le Les fibres radiées; Zj
N II I 1 l'r'' .-xcn 01 i\i /o leur trajet intra-icn- >
neme aspect arjjorescent que ceux du noyau caude rig. Jyl, 21, ii, 4.), ,icuiaire. Ç
n ). Arrivés au niveau de la lame médullaire externe, ils s'enchevêtrent r
les uns avec les autres, une partie des fibres entrent dans la constitution
lie cette lame, les autres poursuivent leur trajet radiaire et traversent le J
!;lobus pallidus (NL,, NL,).
Les fascicules radiés du globus pallidus son! [il us denses, plus serrés,
Iplus volumineux «Micore que ceux du putamen et convergent tous vers la
partie moyenne du segment postérieur de la capsule interne fT.ip) qu'ils
traversent dans les régions tlialamique intérieure et sous-thalamique.
lu sont entourés d'un ilense feutrage interradiaire dont les fibres se con-
i entrent entre les segments du glolnis pallidus, et au centre même de
ces segments, pour former la lame médullaire interne et les lames médnl-
llaires supplémentaires.
I Lames médullaires. — La lame médullaire externe (Ime) sépare le puta- i.e^ lames mèdui-
Uen du globus pallidus; elle décrit une courbe à concavité interne, s'étend |';;a!ien"cS^
dans le sens antéro-postérieur du segment antérieur de la capsule interne
i(Cia) au segment rétro-lentienlaire (Cirl) et dans le sens vertical de la
région tlialaiui(iue moycunn^ à la liiuite inférieure de la région sous-tha-
lamique. Plus (deinlue que les autres lames du noyau lenticulaire, mince
en haut, un peu plus épaisse au voisinage de la base de ce noyau, elle est
roMK II. 21
^. ^_ ;:<9!^ NI" ''\^^^
Fir,. 291. — Coupe liorizontah; passant par la n-f^ioii llialamiiino de la capsulo interne.
Cette coupe ind'rosso les radiations du noyau caudé et du putamon. La partie supt^-
(,\\(,l|iiN- I M H \i n i; I Ki \ I \ : f.olM'^ STIlIK. 323
rifUli' tlll f.;l'>lMl- l'.llliilll^. lr-< sri,MIl'||l> ;illli'l irlll , |.M-li-| inil il M'IlMlclilicllIailr (Ir
1.1 ClIiNllIr llllrl llr cl l;i |i,ll Ih' llloyc iln I ll.ll.l III 11 >. Mr | ||, m|c 1 1. ■ \Vr|-r| I . ( 1 t;|,II|-
ilcUl ll.llllli-.
f'c, foi'ps ciillciix. — C'(V/, scfiim'iil iiiilrricur ih; l.i rupsiili! inlirnc. — ('i (k/, K"""" '''"
la rapsuif iiilfriic. — Ci/t, soffiiiriil poslcririir; r/;-/. sr;^'iiiiMil n'IroN.'nlirulairi! de lactipsiili-
iutrint". — ''>",'//. l'oiic'hfx surfil liilc^i ilii s(';,'iii -ni posliTifiii" de la (•(Hironnct rayonnant»;. —
/■'i, liiMbria du pilirr poslrriciir du IriyiMic. — //. (ilucs du foriiix lun^.Mi-^ (pii honlcnt la fac»;
prufiindi' du ciirps callrux cl se rendent dans le seplinu liiciduiii. — //;, fibres perforantes
des ri'irions antérieures du corps calleux se rendant dans le septuiuc hiciiiiim. — Lme,
lame médullaire exiernc du thalamus. — Lnii. lame médullaire; interne. — lme, lame mé-
dullaire externe du noyau lenticulaire. — N(', noyau <'audé. — f.\'<'. libres propre^ du
noyau caude. — Su. noyau antérieur. — .Yc, noyau externe. — Si. noyau interne du tli.ila-
i„(is. — .Y/.i. .VA... les deux sei,'ments externes du noyau lenticulaire. — 0/'+ /'/•, f.iisccau
occipito-fronl.il. mélani.'c de libres de i)rojeetions. — l'aT/i, pédoncule antérieur du tha-
lamus. — pCli. |>ied de l.i couronni^ r.iyonnante du loi»; frontal. — l'tc/i., [)lexus choroïdes.
— l'T;/. plicalure du |)ilier posterieiu" du trij,'cMie. — Ks/h. radiations slrio-llialami<|ues. —
SI. septum lucidum. — SIrz, stratum zonile du tli il.imiis. — Ti/n, ()ilier antérieur du
triiroao cértd)ral. — Ti/p, pilier postérieur. — T/i. Ilial.iiuus. — Isc, tiunia semi-circularis.
— Itli, t;enia tlialami. — //•. /.oiie nliciilrc ilu (li.il.uaus.
^iiiIdiiI coiisliliKM' pat- des fascicules de libres cnchcvèlrés dans tous les
-CMS. mais (|iii alVecteiit néanmoins de préférence une direction verticale.
La /(in)c mcdulldire interne (Imi) sépare les deux segments du globus
l pallidus. I']lle est remar([iial)l(^ par son épaisseur et la courbure très accen-
luée de son extrémité aiilc'i'ieiire '{''ii;. 2Î)2), et s'étend du genou iCi^g]) au
segnuMil post('i'ieur de la capsule interne (Gip); sa partie postérieure com-
prend sniloul des gros faisceaux enchevêtrés, à direction verticale, dans
1 sa partie antérieure les libres alTectent une direction horizontale, traver-
\ sent en fascicules onduleux le genou de la capsule et présentent sur les
[ coupes hori/ontalcs un aspect nettement réticulé (Fig, 2t, p. 3o et
' Fig. i;{. p. (Ki; Fig. 47, p. 69; Fig. 292 et Fig. 295).
Les laines: médullaires supplémentaires sont infiniment plus minces et
moins étendues ; Vcrtcrnc i lme" i cloisonne incomplètement le segment
moyen du noyau lenticulaire (Fig. 43, p. 63; Fig. 47, p. 69 1 ; \ interne {\m\) ,
beaucoup plus accentuée, occupe le segment interne du noyau lenticu-
laire, le cloisonne quehjuefois complètement, de telle sorte que ce noyau
romprend en réalité quatre segments au lieu de trois. Les fascicules de
I es lames médullaires supplémentaires atfectent une direction sensible-
ment parallèle à ceux de la lame médullaire interne qu'ils renforcent à
la base du noyau lenticulaire.
(Jnelle que soit la direction des fibres des lames médullaires dans l'épais-
seur du noyau lenticulaire, elles deviennent toutes horizontales au niveau de
la face inférieure de ce noyau, et la tapissent d'une dense couche de libres,
d'autant plus é{)aiss(' ([ue Ion s'approche du sommet du noyau lenticulaire,
et parlant du genou de la capsule int(^rne (Fig. 2'L p. 33).
Trajet et terminaisons des radiations striées. — Les libres striées. Trajet des radia-
triées à tra
segment \>o>
quels que soient leur origine et leur trajet intra-strié. qu'elles appartien- verTie'"'"''^ ^ *'''"
nentau noyau caudé, au putamen ou au globus pallidus (libres lenticulo- ""ricurde lacapsui
caudées. fibres radiées ou lames médullaires du noyau lenticulaire), con- '"*"'"'■
vergiMit toutes vers le sommet du noyau lenticulaire et alleclent à leui
324
ANATOMIE I)J£S CEMUES NERVEUX.
émergence un trajet horizontal. I]lles traversent, en gros fascicules paral-
lèles, fortement colorés par l'hématoxyline, le segment postérieur de la
capsule interne (CipV en interceptant des intervalles irrégulièrement
arrondis ou rectangulaires comblés parles fibres de projection corticale.
Cia
^
•3
Ime
Imi
NL
.^r-n
Radiations strio-
tlinlanii(|UC3.
FiG. 292. — Coupe horizontale passant i>ar la partie inférieure de la région tlialauiique
et intéressant le genou de la capsule inlerne, le faisceau géniculé, le globus pallidus,
les lames médullaires externe et inlerne du noyau lenticulaire. Méthode deWeigert.
4/1 grandeur nature.
Bfl, bandelette diagonale de Broca. — Cia, segment antérieur de la capsule interne. —
Ci if/], f^enoii et faisceau génicidé. — Cip, segment postérieur de la capsule interne.— cou,
connuissurc antérieure. — l'jf, épcndynie vcntriculaire de la corne frontale. — L\, pre-
mière circonvolution lindjique. — Ltnc, lame médullaire externe du tliakuuus. — hue, Imi,
James médullaire externe et interne du noyau lenticulaire. — XC, noyau caudé. — SL3,
NL<, A7-i,les trois segments du noyau lenticulaire. — l'aT/i, pédoncule antérieur de la cou-
che oplifpic. — Tf/a, pilier antérieur du trigone. — Th, ll)alamus. — fr Th, fibres radiées
du thalamus. — Isc, ta'uia semi-circidaris. — llh, tienia tlialami. — \'A, faisceau de Vicq
d'Azyr. — Zi, zona inceit.i.
Klles abordent ensuile le thalamus et la région sous-lhalamique, et peu-
vent, suivant leur liaut(Mir, être distinguées en radiations strio-thalamiqucs
et radiations slrio-sotts-Z/ialaniir/ars.
Les radiations strio-tlialamiques (Hsth) émergent le long de la
face interne du globus |)allidus, au-dessus du sommet du noyau lenticu-
laire, traversent le segment postérieur de la ca|)sule interne dans les par-
ties moyenne et inférieure de la région thalamiquc et s'irradient dans
(. \ M. I I M N s I M i; \( ii|; I |( A I \ (fiii |>- >Tl;| i:
32»
|;i iiii>ilii' inri'iii'iii r (lu I li.i l;i iim-^. lillr- |»;ir;iisM'iil Ifrs cLiiisrim'-r-,. |ii'ii
iiomlirtMiM'-^ --111 lc> ri>ii|)i'-> ||l)^i/()Ill.■ll('^ s('•|■il'l•■^ (|iii m-cI iniiiicnl |,i |,,iilir
inoNciuif (In I li.il.iiiiii-- l'iu. :2lM , iii;ii>^ (Icvicmi ni ir;inl.inl |iln- drn^i'-,
cl |iln-- ninnlnmi^i'^ (jnc Idn ^';i|i|niM-ln' de la |),iilii' i n IVi icn n- df la
ici;ii)n I lia la ni h| ne de la caji-^iilc iniiTin' rn jia il icii lirr ilr la /oiir *\c
lran>ii h >ii i|iii ^l'iiaïc la ri'^inn I lia laiiiii| m* ili> la l'i'^iun mhi^I liala iiiii|iii'
Ljnc
Th
---tsc
FiG. 293. — l.f coiilinirenl tlialaiiiique (ftsc) du laMiia seini-ciicularis (tsci et les radia-
tions strio-llialamiques (Hslli) de la région thalamique moyenne, dans un cas d'hé-
miplégie cérébrale infantile avec dégénérescence complète des fibres de projection
corticale du segment postérieur de la capsule interne. Cas Rivaud, p. 1">I, détail
de la (igure lio, p. lo4.) Méthode de Weigert-Pal. 10 l grandeur nature.
(Fiii'. 292V C(4 aspi'cl, lr{"^s aj)[)ai'('nl sur los coupes sériées normales,
dcvieiil parlieulièreiiitMil luaniresle lorsque les fibres de projection corti-
cales du segment postéricni' de la capsule interne sont comj)lèlement dégé-
néré(»s à la suite dune vaste lésion corticale icas Pradel, Fig. 06 à 78,
|>. 100 s ou sous-coi'ticaie, surtout lorsque celte dernière remonte à l'en-
tance (cas Rivaud. p. l.'il, Fig. 142 à 162'i. La comparaison des
tigures 293 et :29i appartenant au cas Rivaud esl très démonstrative h
cet (>gard. Daus la partie moyiMiue d(^ la r(''giou tlialanii(|ue (^Fig. 293 , les
radiations stri(3-tlialanii(|nes Kstli tra\ers(>nt en lâches fascicules le
segment posléilcnr di' la cap-^nlc iulerne. croisent les libres (ftsc) que le
326
A.NATOMIE DES CENTRES NEltVELX.
Les rad
strio-sous-
i|ues.
1 a 1 1 o n s
tlialami-
taenia semi-circiilaris ( tsc) envoie à la couche optique et entrent dans la
constitution des fibres radiées du thalamus. Dans la partie inférieure de
la région thalamique (Fig. 294), les radiations strio-thalamiques iRslh)
sont si denses, si serrées, si nombreuses, qu'elles forment presque une
couche continue, qui, — grâce à la rétraction des tissus dans ce cas, —
masque en quelque sorte l'emplacement des fibres de projection corti-
cale dégénérées et agénésiées.
Les radiations strio-sous-thalamiques sont infiniment plus nom-
breuses; à leur émergence le long du sommet du noyau lenticulaire, elles
2r
NL
^i-Tb
Lme
fisc
Rslh
Sos trois
ilo libres :
FiG. 294. — Les radiations strio-tlialamiciues (Rsth) de la région llialaniiciue inl'éiieure
dans un cas d'iiémiplégie ccréhial infantile avec dégénérescence complrle des libres
de projection corticales du segment postérieur de la capsule interne. (Cas Rivaud,
p. 151 et suiv.) Méthode de Weigert-Pal. 10 1 grandeur nature.
se concentrent en une couche compacte de fibres (FI), Fig. 17, p. 09) qui se
place entre le glo])us pallidus (NU,) et le segment postérieur de la capsule
groupes interne (Cip), puis (dies se disposent, suivant la hauteur à Uujuelle elles
appartiennent, en trois groupes de fibres. Les unes passent au-dessus du
corps de Liiys et forment le faisceau lenticalairr dr Forci (FI); les autres
s'irradient dans le corps de Luys et constituent les radiations strio-liiy-
siennes (RsL); les troisièmes conlourncut en dehors la région sous-lhala-
mique de la capsule interne à sa limite avec le pied du pédoncule et s'ir-
radient dans l'extrémité antérieure du tbaiamus et de la région sous-
opti({ue, en formant Vause du nof/att lenticulaire (Al).
Ces trois groupes de fibres, très mal délimités les uns des autres, ont
été désignés par v. Monakow sous le nom commun à'ansc du noyau Ion-
(, A \f. I Kl \ -. I \ I i; \ (oi; I M. \ I \ (,nu l'v -III m:. 327
ticiiliiirr. Va'\ Miilciir \ ili>liiii;ii(' iKMiiiiinin^ Inii- |i,irlirs (Iki-.iIi-,
ÏÎK'N fiiiii' l'I \riili;ili' . (•uii('^|tiiii(l,iiil il iKis liois };r<»ll|)rs de lildcs.
I.c faisceau lenticulaire de Forel \'\} 'r.iisnjiii II' ImhtI , (Imsahr i !.<• faiH.paii i.-n-
, , ... , , ... 1-1 1 11' ulair.- .I.t Korol ou
Antnril (trr l.msnild'rnsrhliiitir, r. Mn/ia/,iiir iclic le ((nii- -I iir ;i l;i |i;irlii' la .ouriK! .lorialn -lu
anirro \ciili;ilc du I li.iiiimiis. Il ol miiIoiiI roniii' dr liKn-^ r;idii'r> du ''"n""'" I-'Oh.
noNMii It'iil iiiil.iin' (|iii lr;i\ cr-^riil en l'iixicii les imm hicii \ . dcii'^iîs cL .sciT(''s
!(••- dru\ lins iiiiii'iiciii-- du se- me ni iiu^li'iiciir de l;ir,i|)-iilr iiilcme (Cip),
nui-- -'C r;iss(>ml>l<Mil m un r.iisccjin liicur ri ;i|)l;ili (|ni ^V-talc imi ;iv;inl
ri ;iM-d('Ssn> du coips de Luys iCLi, i l'i^. •NK T. 1", |>. (i.'IT (d l"i^. •{12;
en roniKinl l.i ioikIic ihir^^dlc du rorps de Litt/\ de (|n(d(|n('s anlciirs. Il se
|M)il(' (Mi'-nili' en di'd;ins (l'ig. ''\'2'-\, '\'2'ii. s'jidussc an l'aisccan llialaini([nr
di' j-'orrl (l'Ili) dont le sépare la zona inccriu Zi de ccd aniciii', puis
^'cMcht'vrlrc avec le |)('Mloiicnlr inlV^ro-inlrriic de la concdic oplicph' (l*iTli)
(d l'anse du ni)\au Icnl icidairc Ai . Il al)and(Uinc (Ihunin iaisaid (|iiclques
lilu't's à la snltslance j;risc ctMilralc du •"{'' vcniricnic (d au ( liamp di' ses connexions.
l'orel [V), c'c'sl-à-dii'o à la pai'lio anir'ricurc vl suprricurc de la capsule du
noyau rougo, puis s'irradie dans la partie antéro-inféiieuie du thalamus. Les
coupes horizontales montrent ses rapports au-dessus et en avant du corps de
Luys V'i^. .312 et l'ig-. 2î i, les coupes horizontales ohliques, ses connexions ses rapports.
a\('c le faisceau thalamiijue de h'orel, le pédoncule inféro-internc du tha- C
lainus (d laiise leiiliculaire. Sur ces coupes il se j)résente sous l'aspect H
d'nu l'aisceau Iriaiifiulaire l'ormé de lihres j)ai'allèles (Fig. 3I8T. I'''). Les ^
coupes verlico-lransversales monireni enlin ([ue ce faisceau n'appartient ^
pas à un seul plan horizontal, mais (|u'il traverse ol)li([uement, de bas en
haut et de (hdiors en dedans, le segment postérieur de la capsule interne ^
avant do former la couche doi"sale du corps de Luys (Fig. 323, 324, 32o). ^
Les radiations strio-luysiennes (UsL) font suite au faisceau lenti- 2» Les radiations j
culaire de Forel, au-dessous et un peu en arrière duquel elles sont situées. " " ' )
l'.Ues traversent les deux tiers antérieurs du segment postérieur de la cap-
sule interne et de la partie supérieure du })ied du j)édoncule cérébral en
fascicules denses, nombreu.K, serrés et parallèles (Fig. 295 etT. I"", F'ig. 319,
3-20, 321), puis pénètrent dans lecoi-ps de I^uys (CL) et s'y irradient en pin-
ceau. Les coupes horizontales obliques montrent que les radiations strio-
luysiennes s'accolent en avant et en dedans à l'anse lenticulaire et qu'elles
sont en rapport plus bas avec la bandehdte optique et la commissure de
Meynert (T. L', Fig. 321). (^omme les radiations strio-luysiennes se myéli-
nisentde bonne heure, vers le huitième mois de la vie intra-utérine, ces rap-
ports les ont fait considérer à tort par Stilling (1880) et Bernheimer (1891)
comme une racine hiysienne de la bandelette optique ( Voy. p. 429).
Anse du noyau lenticulaire (Al). — L'anse du noyau lenticulaire 5" 1 anse icmicu
(ou anse lenticulaire, ans// lonticularis) est un faisceau volumineux situé
au-dessous et en avant des radiations strio-luysiennes avec lesquelles il
se fusionne en partie. Les fihres radiées et les lann's médullaires externe,
interne id snj)[)lenientair(>s du noyau lenticulaire concourent à la former,
mais (die rc(;oil (mi outre par les lames nn-dullaiies (jU(d(|ues fihi-es lenti-
lairo
Rco
^iG. 293. — Coujie liorizonlaln de la n'i,'ion sous-Uialamique de la rapsiile inlorne inté-
téressaiit les radiations du f,'iobii.s pallidns, les radiations slrio-luysicnnos, l'anse len-
ticulaire' (>t lo faisceau deTurcU. Mélliodc de Weigert. o/l grandeur nature.
Al, anse icnticul.tire. — Alo, alvcus. — lirQa, bras du tubcrculo quadrijunicau antoriotir
— Cge, corps f,'fnoiiillé exlcrnc. — Cgi, corps gcnouillé interne. — ('/'/), sp<;nicnt poste
(,\\(.lhi\-> I \ I l; VCnltïh \r\ : r.nlil's <||;||:. :j2'.)
rii'ur ; i'irl. scjtmrni iVIrolcnlifiiliiiri' de In c/iiisiili' inlrriic ; — ('l.,ri>v\t-^ ili- Liiv*. — l'ia,
rt)iiiiiiis>iiin< aiilrrirmc. —/•'/', fniHci'/iii de 'l'iink. — filli, fuiHcoiiii lrMi|nMc> Ili(il/iiiii((iir:
.1 Arimlil au lunmrnl mi il aluinli- If |tiilviiiar {••nmparr/. avec !!>;. K.t, p. 112, cas Cour
riôro). — hm-, laim- un-iliiliain' (•\lrrnc; Imi, iaun' iiHMiullain! inlrM-iw du noyau Inilu (i
|„ii,>. — .V(", i|iiriii' dir iiciyati caudc — .V/-i, .\7-j. .V/-i. I<"S Iniis sc^'niriiN du nnyau Irnlri-
cnlaiiT. — Siii, i-culrc im-ilian ilr Liiy<. — l'iTfi. ix-doiiculc iuffro-iulcrnf rln lliulaiiUH.
/•(//. pulvinar. — IH', radialions dr la ralutlf. — /{'V/'. nidiali<ui du enrps f.'(;ri()uill<- iulcrtif.
- Ki-iui. r.idiatiiiiis di- la i-iuniui-i-iMrr anir-rii-urf travcrsatil If pii-d du sc^uwiil pitslrricur
de la CDuromic iMyomiaulf. — IHI/k radiation du >,'loliu-< paliidus. — ll\f,. radiation-^ -ilrio-
luysicnn<>s. — >'.'/<•, ciuiclii' saLrillalc cvlcrnc ; Si/I, coiicln' saj,'illal(; inti'rnr du s(;j,'uicul
posIrriiMM- de la counuinc raycuinanli'. — 7'"/'. Iiprium. — T;/fi, pilier aiilcricur; Tf/p,
pilii-r postérieur du lrijrt)niM-i.'ri!l)ral. — tsr. I;iiii i -rmi cin-niaris. — U'. /.ni\i- de VVcrnifko.
cmIh-ciiikIi'cs. ( ".(iiiliiiin'iiiriil an l'ai'^ccaii li-iil iciilairc de l'Oicl cl aux ra-
diations s( ri()-ln\ sicnnc'^. l'anx' Icnlicnlain' ne li'avcrsc pas (lircclcnicnl,
par II' |tlns conrl clicniin, le sc^nicnl |)()sl(''ri(Mir de la caijsnlc inlci'iio, scs rapports avec
mais l(> conloni-nc en ('cliarix' (mi se poiianl lioi'izoïilalcmeiil en dedans ot nour*'do'Ta capsuiô
nn pcn en a\anl. I>ans celle |)arlic do son trajet, elle longe la face; ""«'■no.
inrérieure du noyau lonliculaire (Im^. 23), appartient à la substance inno-
niiiK'e sous-lenlienlaire de Kcichci't et croise à angle presque droit les
libres de la capsule inlerne (>n suivant un trajet sensiblement parallèle à
(fini de la bandelette optique ou du pédoncule inféro-internc du thala-
mus, au-dessus desquels elle est située (Fig. 2i, io, 209, 270 et 29oi.
i;ib> forme avec ce dernier faisceau Vatise pédonculaire de Gratiolet : C
l'esl-à-din^ celle bande de substance grise et blancdie (jue l'on voit à I'omI ^
nu sur un cerveau frais, après al)lation de la bandelette opti({ue, con- £
tourner le pied du pédoncule cérébral au niveau de sa pénétration dans t=
le cerveau. Les deux faisceaux constitutifs de l'anse pédonculaire sont
s('>parés l'un d(> l'autre par une couche de substance grise riche en volu- 2
mineus(>s cellules nerveuses, (jui appartient à la substance innominée ^
sous-IcMiticulaire de Ueicherl et qui est connue depuis Meynert sous le 7
nom de (janglion de /'anse pf'doncitlaire. )
Arrivée au tuber cineroum, l'anse lenticulaire se coude, se porte en scs rapports dans
haut et en arrière (Fig. 23, 251 à 2')'{) et s'enfonce entre le bord antéro- ttjue*!^'"" ^°"''"°P"
interne du segment postérieur de la capsule interne et la substance grise
cent l'aie du troisième ventricule ; elle est accolée aux radiations strio-
luysiennes les plus internes (Fig. 29a); passe en dedans du corps de Luys
(CL), en dehors du tubercule mamillaire accessoire (Tma), du pédoncule
du tubercule mamillaire (PTm), du pilier antérieur du trigone (Tga) et
du faisceau de Vicq d'Azyr (VA) (Fig. io et T. K, Fig. 319 et 320, p. 639).
Dans la région sous-optique, une partie des fibres de l'anse lenticulaire
se porte en liani dans la partie antérieure et ventrale du thalamus où
(die s(» termine en s'enchevèlrant avec les fibres du faisciviu lenticu- son irradiation
laire de Forel i^Fl) et du pédoncule inféro-interne du thalamus (Piïh) les la^caps^uiVdu'noya^i
libres les plus longues atteignent le plan du ganglion de l'habenula (Gh) ;
une autre partie se porte en arrière, abandonne chemin faisant quelques
libres à la substance grise centrale du troisième ventricule, puis pénètre
dans la partie antéro-interne de la capsule du noyau rouge (CNR) (Fig.
2.')1, 2')3 et 2')'t, p. 268). Contrairement à liq^inion de Flechsig, Edinger,
rouire.
330 ANATO.MIK DES CENTUES NERVEUX.
Bechlerew, etc., l'anse du noyau lenticulaire n'envoie aucune fibre dans
le ruban de Reil, ni dans les radiations de la calotte.
Dcyoncrcsconce DégénéresceRce des radiations striées consécutives aux lésions cen-
consécùuvcTTôute trales. — Les radiations strio-thalamiques et strio-sous-thalamiques
lésion centrale éten- dégénèrent à la suite de toute lésion centrale des hémisphères cérébraux
ilue ou limitée du . . . * '
corps strié. qui détruit le corps strié ou sectionne les radiations striées dans leur
trajet capsulaire, thalamique ou sous-thalamique. Comme ces lésions
empiètent le plus souvent sur la capsule interne, une dégénérescence
des fibres de projection corticale, en particulier de la voie pédonculaire,
se surajoute nécessairement dans ces cas à la dégénérescence des radia-
tions striées et en complique l'étude. Les lésions du corps strié sont
d'autre pari des lésions partielles en général, et partant n'entraînent
qu'une dégénérescence partielle du système des radiations striées. 11 est
en effet exceptionnel, même dans les vastes lésions centrales, de con-
stater une destruction totale du corps strié et partant une dégénérescence
complète de son système de fibres radiées. Cette particularité tient évi-
demment à la complexité de l'irrigation vasculaire de ce noyau, le corps
strié recevant ses vaisseaux des artères striées antérieures qui se déta-
chent de l'artère cérébrale antérieure ; des artères lenticulo-striées et len-
ticulo-optiques, branches de l'artère sylvienne, et de \ artère choroïdienne
antérieure. (Fig. 163 et 164, p. 165.)
Dégénérescences Lcs lésions étendîtes du corps strié entraînent en général une dégéné-
sufvann*o%iègc"^"' resccuce plus ou moins intense de toutes les catégories de fibres striées :
radiations strio-thalamiques et radiations strio-sous-thalamiques (faisceau
lenticulaire de Forel, radiations strio-luysiennes, anse lenticulaire). Les 1
lésions plus restreintes peuvent intéresser de préférence certains groupes '
de fibres, en épargner d'autres et les dégénérescences secondaires qui en
résultent varient alors suivant le siège de la lésion : ainsi h^s lésions de
la partie supérieure et moyenne du noyau lenticulaire (domaine des
artères lenticulo-striées et lenticulo-optiques) déterminent surtout une
dégénérescence des radiations strio-thalamiques, strio-luysiennes et du
faisceau lenticulaire de Forel, et respectent relativement l'anse lenticu-
laire. Les lésions de la tête du noyau caudé et de Yextréniité antérieure du
putamen (domaine des artères lenticulo-striées) épargnent en général
Fanse du noyau lenticulaire et le faisceau lenticulaire de Forel et reten-
tissent surtout sur les radiations strio-thalamiques et strio-luysiennes,
La dégénérescence prédomine enfin dans l'anse lenticulaire, l()rs([ue la
lésion destructive» occupe la hase du noyau lenùvutaire, eu i)articulier
du globus pallidus. Il résulte de cette disposition (|u'il est difficile de
déterminer c(^ qui, dans la constitution des radiations striées, revient,
soit au noyau caudé, soit an ixitaincn ou au globus pallidus.
D'après V. iMonakow, le l'aisceau l(>nticulaii'e de h'orel et les radiations
strio-luysiennes tireraient leur origine principale du putamen et du
noyau caudé, tandis que l'anse lenticulaire proviendrait des trois scg-
(.A\(.llii\s I M li \(.(i|i I II \ I \ CnU l'S STIIir.. 331
iiiciiIn iIii iinx.iii li'iil ICI) l;i 1 1 r. I .(• iii)\:iii r;iii(|('' m |i;irl icii I ht ^;i liti- -ri.iit
Munr ci'l .iiilriir il |iMiir M;ili;iim m (■niiiir\i()ii> cl loilcs ;ivrc le cori)^ tic
I.iivn, ('(> i|iii iiii|il ii| iirrail (l:iii> l:i loiisl il iilioii îles t'iidialioiis '^It'io-
I ii\ --irimr-- IIII Cdiil iiiLii'iil caiiilc i iii|Miila ii I . Il immin -^niiliic |ii'MJ)ali|i' loii-
ictoi-- (|iii" la cnii-^lil II! ion do lailiatiniis NlritM's ol |iliit<'i| n'-j^iniialc (|iii'
^i'L;iin'iilai ic ; le laisccaii Icn I iciila i rc de I'oitI, Io radialions slrjd--
lii\ -iriiiii'-- l'i ^t liii-l lialaiiii(|ii('> lirciaiciil leur (>ri;:iii(' de j;i partie su|>(''-
I ifiiic cl iiiovi'mic du c(ir|i^ -^Irii-, laiidis ipic raii>c Iciil icii lai rc r(dcvcrail
-iirldiil Al' la ri'i^idii \ ciil raie cl aiih-riciirc.
I .or-.(|n on examine au point de vue de la d(';^(''n(''resceiico des radiations
--lriee> le> ca^ de li'sions ce ni raies rapporti'cs p. I 07 à I H.'i. on est lrapp('' du
iioinlire ndativenient considéralde de lil)i'es (|ui |>eisistenl intactes après
des lésions niènies très étendues du corps slrié. Ce fait est bien mis en
' \ iileiice par la nictliode de ^^'eiiieI•t-Pal.
l)aii> le cas Racle. j)ar exem|)le (l'ig. !<)•') à H-'t, p. 167 ot suiv. ), bien
que le pulamen. la partie adjacente du j;lobns pallidns, le tronc ol la parliez
siij)éi'i«Mii'e de la lèle Au noyau caiidé soient complètement détrnits, il
existe néanmoins dans l'anse leiiticulaii'e et les l'adialions strio-luysiennes
un tirand nombre d(> libres saines ([ui, dans la i'(''j;ion soiis-tbalamiqne, tra-
versent ou contourneni en l'ascicnles si nombrenses et si sei'i'ées le seg-
ment posti'ricur de la capsule interne qnVll(»s masquent presque la dégé-
nérescence lies libres de projection corticale (Fi^-. 109, 170, 171, p. 169).
Dans le cas Dautriche ' l'iji. 192 à 196, p. 182 et suiv.), il existe une
lésion destructive du ^lobns pallidus, en particulier de son segment interne
XL, ; la dégénérescence secondaire intéresse toutes les catégories de
libres striées, les radialions: slrio-tha/ajjiiqurs, Va)isr lenticulaire, le fais-
( rail /rn/icu/aire de Fore/, les radialions strio-liii/siennes, le corps de Luys;
mais ici encore on est IVappi' |)ar le nombre des ladiations striées intactes.
(dia(|ue j)arc(dle du i;lobus pallidus respectée par la lésion, possède un
dense leulrage inlerradiaire et de nombreuses libres radiées; et la partie
adjacente du segment postérieur de la capsule interne est cloisonnée par
de nombreuses radiations striosous-tbalamiques et strio-luysiennes saines.
han< les lésions plus circonscrites, telles que les cas Segalon,Lavigne,
Carré, les dégénérescences sont plus localisées encore et se continent au
plan du secteur lenticulaire lésé. l)ans le cas Segalon (Fig. 181 et 182,
p. 178 1, il existe une dégénérescence parti(dle de la j>arli(^ antérieure du
corps de Luys et de l'anse lenticulaire ; dans les cas Lavigne Fig. 189 à
lîH, p. ISO cl Carré Fig. 186 à 188, p. 179) — (section de la partie
posU'rieure du noyau lenticulaire i, — la dégénérescence respecte l'anse len-
ticulaire, retentit sur la [)artie postérieure du corps de Luys et les radia-
lions strio-luysiennes correspondantes.
L'élude des dégénérescences secondaires, faite à Laide de la métbode DogtWrescenco
de Marcbi. monlr(> (|u'il existe toujours en amont d'une lésion primitive î^ feu^iTi nterra-
du corps strit' une dégénérescence très nette du putamen et du "lobus ^'^'■"^ en «mont des
,,.,,. Il' I • lésions primitivos.
[tallidus, adjacente à la lésion et intéressant à la fois les fibres radiées et
en aval.
332 ANATOMIE DES CENTRES NEKVELN..
le feutrage inlori-adiaire. Celle dégénérescence des gros fascicules de libres
est localisée à une tranche, à un secteur du corps strié et ne s'étend pas
très loin du foyer primitif; mais on trouve en outre, disséminé dans le
corps strié, un très fin granité de dégénérescence que Ton peut suivre
souvent très loin. Ce mode de dégénérescence concorde bien avec ce que
nous savons de la structure du corps strié et de la constitution des fas-
cicules radiés : les fibres striées parcourant souvent un très long trajet
avant de se réunir en faisceaux radiés.
Dégénérescence Eli cival dc la lésiou .primitive, la dégénérescence intéresse les radia-
tions strio-thalamiques et strio-sous-thalamiques (faisceau lenticulaire de
Forel, radiations strio-luysiennes, et suivant le siège, à un degré plus ou
moins prononcé, l'anse lenticulaire).
Trajet des radia- Pour pcu quc la lésion primitive n'empiète pas trop sur le segment
néré^esTn"avai dTia postéricur dc la capsulc interne et sur le thalamus, il est en général très
lésion primitive. facile dc suivrc le trajet des radiations strio-sous-thalamiques dégénérées.
On les voit traverser, en fascicules serrés et parallèles (^Cas Ronse .
Fig. 296 à 301), le segment postérieur de la capsule interne i^Cip\ croiser
à angle droit les fibres de projection corticales plus ou moins dégénérées
et s'irradier dans le corps de Luys (CL) et les régions ventrales du tha-
lamus. La pénétration en pinceau des fibres dégénérées dans le corps
de Luys est particulièrement évidente et tout à fait conforme à ce qui'
nous enseigne l'anatomie normale.
Dans toute lésion du corps strié, la dégénérescence du corps de Luys est
toujours très intense et comprend en général toute l'étendue de ce corps.
La dégénérescence du faisceau lenticulaire de Forel (FI) (Fig. 297 et 29S
est de même très manifeste et peut être suivie au-dessus du corps de Luys,
dans les parties ventrales du thalamus et dans le champ de Forel. Quant
à la dégénérescence de l'anse lenticulaire, elle est surtout facile à suivre
dans cette partie de son trajet où elle contourne le segment postérieur
de la capsule interne, et s'irradie dans la partie antéro-ventrale du tha-
lamus (Fig. 297) et la partie antéro-interne de la capsule du noyau rouge.
fF-.^r» ■?
Cas Ronse. — Il c.xislo dans ce cas doux Irsions, l'une sous-corlicalo, sous-jacenli'
aux circonvolutions rolandicjuos, l'aulre centrale, intralenliculaire.
1° La If'sion sous-jaoente aux circonvolutions rolandiques a sectionné le pied du
segment supérieur de la couronne rayonnante, empiète un peu sur la partie supérieure
et postérieure du noyau externe de la couche optique ; elle s'est manifestée pendant la
vie par une hémiplégie gauche avec contracture et hémiaiiesthésie datant de treize
mois. (Voy. !>on<;, Th. Paris, 18'.)9, Cas XI, p. 2:)7.)
C4etle lésion a entrauié les dégiMK'-rescences secondaii'(>s classi(]ues :
a) Une dégénérescence très étendue du segment postérieur de l.i (ipsule interne (Cip
(Fig. 29G et 297) pouvant être suivie dans la partie moyenne du pied du pédoncule cén'-
bral (Fig. 209 et 300), dans l'étage antérieur de la protubérance, la pyramide antérieuri>
du bulbe et le faisceau jiyramidal croisé' et direct de la moelle. Les segments sous-lenti-
cnlaire et rétrolenticulaire ((arl), les pailiesitostérieure e( antérieure du segment posté-
rieur (Cip) de la capsule interne, en particulier le genou de la capsule ((a (g) (Fig. 298)
sont respectées par la dégénérescence et il en est de même des parties interne et
11 I ! I V I V ('(1 U I' *^ s I lU !..
I. \.Nt.l inNs IM H \< <>H I KM N '•'"''
333
fl.-
com
Iroi-^^
iMG. 290.
Cm Koimo, l* Lr-
itioii Houvcorticalfl
noiiH-jucentoaiixcir-
■-.onvuliitioiDi rolan-
ili(|iios ayant «o»;-
liouii'^ In %f((mi^nt
)iu|ii'Tii'ur 'lo Iti <;on-
roimo r.iyonnarilo ni
ompiéto Hiir la (lartio
siiin'Tioiiro 'lo la
couclin opli'inc. D<^-
^(•nrroscoiice <lo la
|iîirtio moyonno 'lo
Cip cl (lu pio'l dw
pi'itlonculo. M(;6né-
rcsc<Mi'-o il" y.r, I-mn,
Ne, Nni. :."• l/sion
intralcnticiilailc. IJo-
génorcsconco 'les
fibres radiées et la-
mes mé'lullaires "lu
globus palli'Ius. des
radiations strio-tha-
lamiqucs, strio-luy-
sicnnes, du faisceau
lenticulaire de Forci,
(le l'anse lenticu-
laire et do la com-
missure de Meynert.
Dégénérescence 'lu
corps de Luys, delà
partie antéro-infé-
lieuro 'le la couche
opti'iue, du noyau
rouge et 'le sa cap-
sule de fibres.
CirI
334
ANATOMIE DES CEMRES NERVEUX.
Cas Ronse. 1° Lé-
sion sous-corticale
sous-jacentc aux cir-
convolutions rolan-
tliques ayant sec-
tionné le segment
supérieur de la cou-
ronne rayonnante et
empiété sur la partie
supérieure de la
couche optique. Dé-
générescence de la
partie moyenne de
Cip et du pied du
pédoncule. Dégéné-
rescence de Zr, Lme,
Ne, Nm. 2» Lésion
intraleaticulaire. Dé-
générescence des
libres radiées et la-
mes médullaires du
globus pallidus, des
radiations strio-tha-
laraiques , strio-luy-
siennes, du faisceau
lenticulaire dcForel,
de Tanse lentiru-
laire et de la com-
missure de Meynert.
Dégénérescence du
corps de Luys, de la
partie antéro-inte-
ricure de la couche
optique, du noyau
rouge et de sa cap-
sule de fibres.
e.xtorne du pied du prdoncule cért^bral, y compris le faisceau de Turck Fig. 299 et 300).
I
Fio. 290, 297 et 298. — Cas Ronse. Hémiplégie gauche avec contracture cl hémianos-
tiiésie. La teinte grise indique l'étendue de dégénérescence capsulaire consécutive à
la lésion sous-corticale.
Coupes horizontales obliques parallèles à la bandelelte opticjue passant par les par-
ties moyenne (Fig. 290) et inférieure (Flg. 297 et 298) de la région thalamique : 1° Dégé-
nérescence du segment postérieur (Cip) de la capsule interne consécutive à une lésion
sous-corticale sous-jacente aux circonvolutions rolandiques ayant sectionné le
segment supérieur de la couronne rayonnante et em]>iété sur la face supérieure du
thalamus. Intégrité du segment rétrolenticulaire (Cirl) et des j)arties postérieure et
antérieure du segment postérieur de la capsule interne, en particulier du faisceau
géniculé (Ci(g). Dégénérescence de la zone réiiculée (Zr) de la lame médullaire
externe (Lme) et des libres radiées du noyau e.xterne (Ne) du thalamus. Dégéné-
rescence du centre mé-dian de i-uys (.Nm) et de \a région dite du rubtui de Uc il médian.
2" Lésion du pulamen et du globus pallidus (Fig. 290). Dégénérescences des fibres
radiées et des lames médullaires (lme, Imi, Imi') du noyau lenticulaire, dégéné-
rescence des radiations strio-thalamiques (Usth), du faisceau lenticulaire de Forci (FI),
de l'anse lenticulaire (Al) des radiations strio-luysiennes (RsL) et de la commissure
de Meyniîrt (CM). Dégénéres(-cnce du corps de Luys (CL). Dégénérescence de la
paiti(! antéro-infé'rieure du thalamus dans la région du faisceau thalami([ue (Fth) et
du champ de Forel (F) (lig. 298).
Dégénérescence partielle du taniia tlialami. Dé'générescence partielle de la com-
missure antérieure. Méthode de Marchi. 2/1 grandeur nature.
(;\\(.lhiN^ IMIlXCnlUli \l\:(ii|i|'s SIUIi;.
:)3!i
I. \ W tli-t-fm-li-scfiirc (If la /onc it'liriil'f. '\<- l.i l.iiiii- iin'diili.iiir fXlriiK' (l.rnr-jcl.
.1. N iiliir> i.iilitM's «lu noyau cxlciiu! (.N»>) <!-• !•• ■ "U'Im- .)|.(i,|ur .l.iiis lixil*- la pailir a<IJa-
I I... 2W. Cas Ronse.
Ilt'iiiipliui'' uauclii' avi'c
coiili.icluir '1 In'ini-
aiH'»llii'>i''. <'"ii|>i- liiiii-
/onlait' .>|.|h|iir. |.,ii,il-
\r\,' ;i 1,1 li.llhlrirlh-
opIitlU'- i'.i>-.iiil |i,ii la
iri;i(>n sous-llialaiiiii|Ui'.
l)(''i;<''nori'SCtMiic ili' la
partit' nioytMUH' A^\ pir,l Q^gi
«lu pt'(li)nrulc [V . du ln-
cus uii;<*r i!,n) cl «lu prs
Icninisrusiirorond IM.pi.
In(<'',i.'rilt'' (lu l'aisicau in-
tcilli' (lu pied du pi'-diMJ-
culo, nialgn'- la dé'gi'nt'--
rescenco do l'anse lenti-
culaire de la figure 207.
Intégrité du faisceau de
Turck, de la partit^ adja-
cculcdu pied du pédoncule, du segment sous-leuticulairc de la caii.-ule iulciiie (CisI),
de la 7,one de Wcrnicke (W) et du pulvinar (Pul).
Dégénérescence de la région du ruban de Reil médian (IlgRm; cl de la c missurc
postérieure consécutive à l'extension de la lésion sous-corticale à la [>arlie supé-
rieure de la couche optique.
Dégénérescence du noyau rouge et de sa capsule de libres consécutives à la lésion
infralenticulaire et à la dégénérescence des
fibres strio-thalamiques et strio-sous-thala-
miques, en particulier de [l'anse lenticulaire
et du faisceau lenticulaire de Forol. Méthode
de Marchi. 2/1 grandeur nature.
FiG. 300. — Cas Ronse. La zone de dégéné-
rescence du système de fibres striées a dis-
paru; le ruban de Reil médian et le noyau
rouge ne contiennent que quelques rares grains
isolés. Dégénérescence de la partie moyenne
du pied du pédoncule cérébral, qui, dans
la région pédonculaire inférieure, envoie par
le pes lemniscus profond (Plp) quelcjucs fas-
cicules aberrants de la voie pédonculaire
dans le ruban de Reil médian. Intégrité des
parties interne et externe du pied du pé-
doncule. Méthode de Marchi.
cente à la dégénérescence capsulaire (Fig. 296, 297, 208). Une dégénérescence particu-
lièrement accusée de la partie postérieure du noyau externe du thalamus (Fig. 296),
• lui se continue autour et en dehors du centre médian de Luys (Nm, Fig. 207 et 298) e
dont l'intensité est due très probablement à rt>xleusiou de la lésion primitive à la
partie postérieure du thalamus.
2° La lésion centrale intialenticiihiire se présente sous l'aspect de foyers lacunaires
('«H Koniin. )• l^--
NJon NoiiH-cortirnl»
>i'iiiH-jniv'nl<'niixrir-
■''■nvoliiiioni rolan-
'lii|iicH tiyani nnc-
iioiiniî lo Nngmcni
Mi|i(^ririur <ln la roii-
niritic niy'iiiriaritn ot
(•tii|>ii-ir- sur la|iarti«
H II I II- ri »î uns «Je la
cuiiclio ofitiquo. I)é-
K<''n6rc«ccnco <lo la
partie moy«;iinc! do
Ci|i et ilii fiifïil «lu
[«•«ionculfr. b<îg('!ii(5-
rcsccnco «JoZr, Lmo,
No, Nm. 2" Lésion
intralcnliculairo. Di;-
;:<!n6roscorico iJes
litircs radiées et la-
mes médullaires du
^.'lobus pallidus, «les
radiations strio-tlia-
lainir|ucs, strii>-luy-
sieiines, «lu fai^f;eau
l«Titiculaircdc Korel.
«le l'anse lenticu-
laire et de la com-
missure de Meynert.
I)égénérosccnc(î du
corps de Luys, dt; la
partie antf-ro- infé-
rieure de la couche
Dptique, du noj'au
rouge et de sa cap-
sule de fibres.
330
A.XATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
remplis de corps granuleux (H, Fig. 20G et 297), foyers allongés dans le sens antéro-
postérieur, situés dans le putamen ^NLa) et le deuxième segment du noyau lenticulaire
(NL2, Fig. 290) et respectant le segment interne du globus pallidus. Cette lésion de
date plus récente que la lésion sous-corticale — à en juger d'après l'état de dégéné-
rescence des fibres — a entraîné une dégénérescence de toutes les catégories de fibres
striées. Dans la région thalamique de la capsule interne (NL3, Fig. 29G), elle intéresse
CM.
Fig. 301. — Cas Ronse. llémis[>iière gauche sain. Dégénérescence de la coniniissure do
Meynert pouvant être suivie le long de la bandelette optique et du segment postérieur
de la capsule interne du côté opposé à la lésion lenticulaire, jusque dans le globus
pailidns. Il existe, en outre, dans ce cas, un petit foyer lacunaire du globus pallidus
ayant en/raîné une dégénérescence parliclle et régionale des radialions slrio-luy-
sicnnes. Mélliotle de .Maiclii 2 1, gramleiii iialiiic
les libres radiées ilu putamen et du globus pallidus (Nl.o), les lames médullaires
externe (Ime) et interne (Imi) et le feutrage du globus pallidus, les radiations slrio-tha-
lami([ues (Rstii) qui sillonnent le segment ])oslérieur dégénéré de la capsule inlerne et
([ui s'irradient dans b; noyau exierne du thalamus et dans la région occupée par le
faisceau tlialami(|ue de Forel (Flli, Fig. 297).
La partie antéro-supéricure du putamen et ilu globus pallidus, en particulier son
segment interne, ne contient que très peu de fibres dégénérées (Fig. 296), mais il est
contourné par les fibres dégénérées de la lame médullaire interne (Imi) qui traversent
la partie antérieure non dégénérée du segment [tostihieur île la capsule interne, en par-
(.AM.IIitNS I \ I II \(,(tli riCA I \ : (:i»IU'> STHIi;. 337
llculiiT le r.iisci'iiu ucuii'ul'' «lii; , puis ^'ll i .kIu'iiI «I.iii- la |i.ii In- ,uil''i iriii !• «lu lli.ilimii-.
(Fig.2»6).
Dftiis In narlio inff'iirMtic di- la n'-u'iiui llialaiiiii|UtM l-ig. i'M), au voisiii.ig"! de I,i suIj-
slaïuT iiiMomim'-f s,,us-l,iiii, nlaii ^ ilr llin IhmI. (Sli), les fibres (lé^énérées sont parti-
culii'-n'iin'iit nDiiiiiiiMiscs. lillcs ocitipi'iil. les liltnvs ladii-cs et, \i) ffrulia^e des deux
sogineiils inlfiurs du i;lidtus iiallidus (M..', M-i , les lames médullaires iiilerues Mmi;
et les lames suppli'meulaires (Imi') et s'amassi'iil en une couche épaisse; le lnii- du l»onl
externe du segmeni po^li'iieur de la ra|>sule interne (X) (Fig. 298).
Klles traversent ensuite ce sei,Mnent cupsulaire (Fig. 297); les supérieures suivent la
voie des radiations sirio-llialaniiiines iUsth), les suivantes la voie du faisceau lenti-
culaire de Forid ^Fli el envoicnl un pdit fascicule (FI') dégénéré dans la substance grise
centrale du troisième veniricule, au-dessus du tubercule mamillaiic; les inférieures,
enlln, proviennent surtout des lames métlullaires, suivent la voie de l'anse lenticu-
laire (Al) et contournent la p irlie antérieure non dégénérée du segment postérieur de
la capsult^ interne (Fig, 2*.n . D'autres libres, enlin, suivent la voie des radiations strio-
hiysiennes (Rsl., Fig. 208). l'n grand nombre de ces fibres dégénérées concourent à
former la capsule du corps de I.uys et s'épuisent dans ce corps (CL) dont la dégénéres-
cence est manifeste. Les autres s'irradient dans la partie antéro-inférieure du thalamus,
entrent dans la constitution du champ de Forel (F) et de la capsule du noyau rouge
(Fig. 298).
D'autres fibres dégénérées ne traversent pas la capsule interne, mais se détachent
de la base du noyau lenticulaire et prennent la voie de la commissure de .Meyncrt (CMj
(Fig. 297 et 298). Klles peuvent être suivies dans la substance grise centrale du troisième
ventricule le long du chiasma et des deux bandelettes optiques Jusque dans le noyau
lenticulaire du côté opposé (Fig. 301).
Dans la région sous-optique (Fig. 299), il existe : 1° en avant du corps genouillé interne,
une dégénérescence de la région du ruban de Reil médian (Rg Rm), qui fait suite sur les
coupessériées à la dégénérescence qui entoure le centre médian de Luys ; 2" une dégénéres-
cence de la capsule du noyau rouge et de la partie externe de ce noyau i.\R), qu. ifail suite
à la dégénérescence du champ de Forel. Ces zones dégénérées diminuent iapid(!ment
d'intensité de haut en bas et dans la région du pédoncule cérébral (Fig. 300), le noyau
rouge (NR), le ruban de Reil médian (Rm), la formation réticulée (SR) ne contiennent
que quelques grains isolés qui disparaissent rapidement. Dans la région sous-optique
(Fig. 299), il existe, en outre, une légère dégénérescence de la commissure postérieure
(cop), consécutive très probablement à l'extension delà lésion sous-corticale à la partie
supérieure du tiialainus. Il existe enlin une dégénérescence de la partie moyenne du
pied du pédoncule (P , du locus niger (Lu) et du pes lemniscus profond (PLp), qui
fait suite à la dégénérescence capsulaire.
Il existe, en outre, dans ce cas, une dégénérescence partielle du taenia thalami
(tth, Fig. 290, 297, 298) et une dégénérescence partielle de la commissure antérieure
(Fig. 297, 298); cette dernièn* relève de la lésion directe de ce faisceau par un des
foyers lacunaires.
Co cas démoli tro :
I" (Juo lo corps strié envoie des lilirrs dans les radialious slrio-lliahi-
miqucs. dan- le laisccan Icnticnlairo de Forid. dans l'anse lonliculaire,
dans les radialious strio-luysiciiiies el dans la commissure de Meynert.
Ces lilu'os sont deslinées au corps de Luys, à la partie antéro-inférieure
du thalamus, au noyau rouge, à sa capsule de fibres; et au noyau lenticu-
laire du côté opposé, par l'intermédiaire de la commissure de Meynert.
2" Que l'anse^ lenliculaire ne concourt pas à former le faisceau interne
du pied du pédoncule cérébral et n'envoie j)as de libres dans la voie
TOME H. 22
338 A.NATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
pédonciilairo. C'est là une conclusion à laquelle nous avait déjà conduit
l'étude des dégénérescences secondaires de la voie pédonculaire ip. 73).
La dégénérescence Certaines lésious du noyau lenticulaire entraînent en outre (Méthode
<les radiations striés=, i-»f i-i ^r , r ' d i- l c • Ji^i • ^ i
«n particulier de dc Marcliij la degeuercscence d un petit taisceau de libres, qui dans le
l'anse lenticulaire, plancher du troisièms ventricule suit le trajet de la bandelette optique
ne s étend ni au ru- r «i i i
ban de Reii média;., et qui est conuu SOUS Ic nom de commissure de Mrf/ncrt (CM). (Cas
la calotte, ni au lai-^- Ronse, Fig. 297, 298 et 301.) Ce faisceau appartient donc au système des
'ir"riln7u'ie'"céré- ^tres striécs. Nous y reviendrons en étudiant les commissures du plan-
'"■•'»'• cher du troisième ventricule (p. 408).
Dans aucun des nombreux cas de lésions centrales traités par la
méthode de ^Yeigert-Pal ou par celle de Marchi, que nous avons étudiés,
nous n'avons vu les dégénérescences du système de fibres striées empié-
ter sur le ruban de Ueil (Rm) ou sur les radiations de la calotte (RC) ; et
inversement, nous n'avons jamais vu les dégénérescences du ruban de Rcil
se propager à l'anse lenticulaire et aux autres catégories de fibres striées.
Dégé]iérescencc Dégénéresceiice des radiations striées consécutives aux lésions thala-
consé^ituraSt! mlques. — L'anse lenticulaire (Al) et le faisceau lenticulaire de Forel (FI)
sions thaïamiquos. peuvcut dégénérer à l'exclusion des radiations strio-luysiennes dans les
lésions extra- striées par lésion directe de ces faisceaux dans la région
antéro-ventrale du thalamus. Les lésions de cette région dont l'irrigation
est assurée par l'artère communicante postérieure sont rares.
Dans un cas qu'il nous a été donné d'observer (Cas Gardette, Fig. 302
à 309), la dégénérescence dc l'anse lenticulaire et du faisceau lenticulaire
de Forel pouvait être suivie en amont de la lésion, jusque dans le noyau
lenticulaire et en aval dans le champ de Forel et dans la partie antéro-
interne de la capsule du noyau rouge. Nous avons pu suivre cette dernière
dégénérescence jusqu'à la partie moyenne de la calotte pédonculaire
sans pouvoir toutefois déterminer si les fibres dégénérées se perdaient
dans le noyau rouge ou dans les travées grises de la formation réticulée.
Les radiations La dégénércscencc des radiations striées en amont et en aval des
deTfibresTtriofu""s l<''Sions paraît impliquer que ce système de fibres contient des fibres diri-
et striopètes. gécs cu scus invcrsc, des ///>;y'.v s/riofttgrs ci des fthrcs sfriopètrs.
Cas Gardette. — (Kii,'. 302 à iJOO.) Ici il s'ai,'il, d'une tloiiMo lésion de l'héniisplière
droit, l'une sous-corlicale, rnulre llialaniiiiuo. \a\ Ic^ion Kou^-corticale est lui foyer de
ramollissement situé dans les circonvolutions frontale et pariétale ascendantes, qui sec-
tionne la partie moyenne du sci^ment postérieur de la capsule interne et envoie un petit
prolongement vers le thalamus. Cette lésion a entraîné une dégénérescence delà partie
moyenne du segment postérieur de la capsule interne (Fig. 303 à 305), et du pied du
pédoncule cérébral (Fig. 300 à 30î)i, dégénérescence qui peut être suivie dans l'étage
antérieur delà protubérance, la pyramide antérieure du bulbe et les faisceaux pyrami- W'd
daux croisé et direct de la moelle. Il existe, en outre, une dégénérescence du locus niger
(Ln, Fig. 307 et 308) et une dégénérescence des voies aberrantes du pied du pédoncule:
pes lemniscus profond (PLp) et pes lemniscus superficiel (PLs) (Fig. 308 et 309). Ces fais-
ceaux s'adossent à la partie externe et A la partie interne dunilvin de Rcil nu'dian dans
(. A M.l l"N^ I M II \(;(i|; 1 H. \ I \ . f.ftill'
I m i:.
:m
SOnll.ljrl l.lMllllMl.mli.l.l.lli-. s','|.ui>r|i( nll n'inlri;! ml 1.1 \ni.- |.yi.illll.l,ll.- .111 V.iisiliaKO
(la !«illi>ii |iulliu-|iriilul)<'-i'uiilir|.
11 existe eiiliii une dégéiiércsceiire des libres radiées (fr) el ,\r l.i Liiik- iiirdiillaire
«>xlenu« (Lille) du llialnmus ^Kig, .103, 304 et 3o:i) inlini ni plus r|.„,hi- >\ur ., 1|,- que
nous sommes lial.ilués à rencoiilipr ;\ la suite des dég.'iiéieseenn- |iarli. Iles du .m^-
linent posléiieur de la eapsuie iulenie. Ce surcroît «le déffénéres.-en. -• -l'ii n.cupe toute
! l'étendue du noyau exienie du lli.il.iniu> lel-'v.- é\ id-iiniMiil «m ^i.nidr |..iiliede la
lésion lie la eoiirlie o|)li(|ue.
Ln /es/o» lluiliinii<iiir >\;x,' h i.i p.iilie .iiil.'in-inréro-iulei \r la cmelir ,,pli,|no.
Bsth
Vu.. 302 et :t():i. —Cas Gardette (Salpètrière, 1890). Double lésion de l'hémisphère
droit : 1" lésion sous-corlieale des circonvolutions rolandiques et section du segment
moyen de la couronne rayonnante. Dégénérescence de la partie moyenne du seg-
ment postérieur de la capsule interne; 2° ramollissement de la partie antéro-inféro-
interne du thalamus. Dégénérescence des radiations strio-thalamiques (Rsth), du
globus pallidus (NLi, NL2) et de ses lames médullaires (Imi, Ime) ; dégénérescence
légère du putamen iNLa"!. Coupes liorizoutales obliques en bas, en dehors et en avant.
(Méthode de Marclii."»
11 s'agit d'iuie femme de 40 ans, atteinte depuis quatre mois dune hémiplégie
légère du membre supérieur gauche avec intégrité complète de la sensibilité générale
et spéciale (V^oy. Observ. clinique et protocole d'autopsie, E. Long, Les voies centrales
delà sensibilité r/cncrale. Th. Paris, 1899. Cas XII, p. 20 ).
C'est un foyer de ramollissement avec perte de substance de la partie antéro-ventrale
du noyau externe du thalamus (Fig. 30;J), s'étendant juscju'au champ de Forel (Fig.30G'i.
Ce foyer lacunaire est bordé d'une couronne de corps granuleux (corps de Gluggej fol-
lement colorés par l'osmium et entourés d'une zone de dég('nérescence (jui s'étend à la
I II lie moyenne et postérieure du noyau externe du thalamus, et au noyau interne dont
ellules sont en voie de désintégration vitreuse (Fig. 300 et 307).
r.ette lésion a entraîné: 1° une dégénérescence des radiations strio-thalamiques, du
t'ii-rcau lentictdaire de Forel, de l'rtnsf lenticidaire, du globus pallidus, du putamen et des
liiiiics médullaires du noyau lenticulaire, a\cc intégrité des radiations strio-luysiennes.
Les radial ions slrio-lhalamiques dégénérées (Rsth) peuvent être suivies du foyer
(JiiN (iar'lcitp.
I)<)iil)ln ji'-ftioii (In
l'Iii'-riiiililWTn "Iroit.
P KatnolliHKcmcnr.
soii»-rorii<jal «le» <;ir-
roiivoliitiooN roian'li-
i|ii<'M ayant •h-iiI'uiik')
l(! sctrnK-nl moyen «lo
la coiiroiinri riiyou-
iiaiito, I)i''H('!ii<'!r(;«-
conco <lo l.a |iariin
moy«!iiri(? 'In scf,'tiient
postérieur 'Je la 'ap-
sulo interne el <ln
pifi'l 'lu p<';<lonciilc
cérébral , «lu I oc 11 s
nifçcr, dri pcs lem-
nisciis profond et dn
])cs Icmniscus sujicr-
ficicl. Déj,'énércs -
conco do la voin
[lyrami'lalo dans son
trajet protubérantiel
luilbairc et nié'lnl-
lairc. 2' Lésion en
foyer do la partie
antcro-inléro-interno
'lu thalamus. Déi^é-
nércscencc dos ra_
'liations strio-tliala-
niiques, du faisceau
lenticulaire de Forci.
de l'anse lenticulaire,
du globus palli'lus.'lo
ses laniosmédullairos
et du putamen. Dégé-
nérescen(-e du fais-
ceau thalamiquo et
• lu champ de Forel,
'lu noyau rouge et
de la capsule de co
noyau jjouvant être
suivie jusqu'à la ré-
gion pcdonculairo
inférieure. Intégrité
du ruban de Reil et
du faisceau interne
du pied du pédon-
cule cérébral.
340
ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
Cas Gardette. Dou-
ble lésion de l'hémi-
spliére droit. 1» Ra-
mollissement sous-
cortical des circonvo-
lutions rolandiques
avant sectionne le
segment moyen de
la couronne rayon-
nante. Dégénéres-
cence do la partie
moyenne du segment
postérieur de la cap-
sule interne et du
pied du pédoncule
céréliral, du locus
niger, du pes lem-
niscus profond et du
pes Icmniscus super-
ficiel. Dégénéres-
cence de la voie
pyramidale dans son
trajet protubérantiel,
bulbaire et médul-
laire. 2» Lésion en
foj'er de la partie
antéro-inféro-interno
du thalamus. Dégé-
nérescence des ra-
diations strio-thala-
miqiics, du faisceau
lenticulaire de Forol,
de l'anse lenticulaire,
dugloI(uspallidus,de
ses lames médullaires
et du putamcn. Dégé-
nérescence du fais-
ceau thalamiquo et
du champ de Forel,
du no3au rouge et
de la capsule de ce
noyau pouvant être
suivie jusqu'à la ré-
gion pédonculairc
infi-ricure. Intégrité
«lu ritban do Keil et
du faisceau interne
du pied du pédon-
cule cérébral.
tlialamique jusque dans le noyau lenticulaire. Elles traversent le segment postérieur
de la capsule interne (Cipi soit en avant (Fig. 302 et 303; soit au niveau (Fig. 303 et 304^
soit en arrière (Fig. 304 et 30o), de la zone capsulaire dégénérée (Cip (d)), puis s'irra-
dient dans le globus pallidus (NL2,NLi) et ses lames médullaires (Ime, Imi, Imi').
La dégénérescence du faisceau lenticulaire de Forel (FI) est particulièrement mani-
feste dans son trajet le long du bord interne du segment postérieur de la capsule
intei-ne (Fig. 304) au-dessus et en dedans du corps de Luys (Fig. 305), et se présente sous
Cip^d).
FiG. 304 et 30;j. — Cas Gardette (Salpêtrière, 1896). Coupes horizontales obliques en
bas, en dehors et en avant, passant par le foyer thalamiquc et la région sous-tliala-
mique. Dégénérescence de la partie moyenne du segment postérieur de la cap>ul',
interne (Cip,d) consécutive à hi lésion sous-corticale des circonvolutions ro!andiquo>.
Ces coupes montrent la situation et l'étendue du foyer tlialamique, la zone de di'gi-
nérescencc qui l'entoure et les dégénérescences qui en sont les conséquences.
Dégénérescence des fibres radiées (fr) et de la zone réticulée (Zr), du thalamu?,
des radiations strio-thalamiques (Rsth) en arrière de la zone capsulaire dégénérée
(Cip, d), du faisceau lenticulaire de Forel (FI), du fascicule que ce faisceau envdir
au plancher du 3« ventricule (Fig. 30:j, FI'), de l'anse lenliculaire (Al), du glohu-
pallidus (NL2, NI.i, NLi'), et de ses lames médullaires. Intégrité du corps de Luy-
(CL), des radiations strio-luysiennes, de la partie antérieure du segment postérieur
de la capsule interne, du pilier antérieur du trigonc (Tga). (Méthode de Marchi.)
!
la forme caractéristiiiuc d'un faisceau Iriangulaire, à sominel postérieur, dont les libres
dégénérées traversent le segment postérieur de la capsule interne (Cip), soit en avant j
(Fig. 304), soit au niveau (Fig. 30;;) de la zone capsulaire dégi'néréo (Cip (d^i) puis s'irra- *
dient dans les globus pallidus.
Le trajet de l'anse lenticulaire lAI (b'-générée (;st de même 1res manifeste : on la voit
contourner le bord ant('rieur du segment postérieur de la capsule interne (Cip), longer
sa face externe, puis la base du noyau lenliculaire et entrer dans la con>^titution des
lames médullaires du globus pallidus (Fig. 304). Malgré cette dégénérescence de l'anse
lenticulaire il n'existe de dégénérescence ni de la partie antérieure du segment posté
rieur de la capsule inlerne (Cij)), (Fig. 30!) et 300) ni de la par(ii> interne du pit^d du
V\(.lin\S IMU MOlt I M. \ r \ : COItl'S STUIIv
341
|M ddiHMlli' n'iilir.il I') il'ip. ;UI7, AOH}. L'un •<>• Iriiliritlnirc n'cnvnic jxi^ di' /ihreu à la voit;
l'i (loiiiulaiif, li's imcli|in'-; i.in's lilurs (ir'p(''in''n''t'» (|ii<' l'un coiisl.ilr il.iiis If! faisrf;aii
iiitfMlK» illl pii'il ilii |n(lnii.iilt' n'irliial au viiisiimpe du -illnu p'-il'iui uln-prrjtulx'riari-
lifl il-'iu'. :i<)'.t\ soûl ilucs à la (l<-i;r'ii('TCsicii<(> du prs I<Miiui->.us sm|iii licit-l (IM.Hj.
La dt''f{<'ufH'S(ru(f du unyau Iciitifulain' iuli'icsso, à la lois, j.; ^lohus [)allidii-
M.j, M.t\ l''s laïui-s nnMliiliairi-s liiii, luii', linci rljc pulaincu f.N[,;i) ; cWn vc\l'\t: ou
.indc partit' de la di-^t'-Mi'i-fsccnci' des ladialious stri(i-tlialauiii|ii('s i llslli) oi sliio-
iiN-llialainii|Urs raixiaii liiil ii ulaii r de l'onl l'I , aii^c IciiliriiJaii >■ AI <■! pdiii uni'
II
.fl>
VA
ŒNR
FiG. 300 et ;i()7. — Cas Gardette (Salpêtiièie, 1890). Dégt-néresceiice de la partie
moyenne du pied du jK-donculo cérébral et du locus niger (Ln) consécutive à un
ramollissonient sous-coiiical des circonvolulions rolandiiiues, ayant sectionné le
segment moyen de la couronne rayonnante.
Dégénérescence vitreuse des cellules du noyau interne du thalamus (Ni), du
centre médian de l.uys 'Nm'i, du noyau semi-lunaire de Flechsig (NF), du ganglion
de l'habenula (Gh) de la partie interne du corps genouillé interne (Cgi) consécutive
à un foyer occupant la partie antéro-inféro-inlerne du thalamus et s'étendant jus-
qu'au champ de Forel {Fp, Fig. 300). Dégénérescence du faisceau thalamique (Ftli)
et du champ de Forel F), du noyau rouge (NR) et de sa capsule de fibres (CNR).
Dégénérescences du faisceau de Vicq d'Azyr (VA) et de la capsule du tubercule ma-
millaire(Tm) (Fig. 300). Intégrité du faisceau interne du pied du pédoncule cérébral.
(Méthode de Marchi.)
tilc li-M(ici 'If» l'Iirmi-
s|>li<'i" 'Iroit. ]• Ua-
rnolliHH»tii(-nt «oim-
l'orlical >l«!<t r.irrfiri-
voliitiori<i roInri'lKjaoH
.•lyiint •i<v;ti>iiini! l<i
sp^nimil moyen <lo
la c'oiiroiitio rayon-
iiaritn. lJ<!(f<'-n<'rrps-
'■«îiic.o <lo la jiarlio
moyonnndii sogmonl
liostoridir 'In la rap-
Miilo iiilcrrio nt 'lu
|iii;'l 'lu p(''loiicuIo
';or(-ljral, du locus
iii^'T, «lu pcs loni-
niscMis [Tofonrl ijt. du
l'OS Icmnisciissupor-
liciol. D('^,'cii(ires-
ccuco do la voie
pyramidale «lans son
trajet protuhéraiiticl,
bulbaire et médul-
laire. 2" Lésion en
foyer de la partie
an téro-inféro-in terne
du thalamus. Dégé-
nért-scenco des ra-
diations strio-thala-
mifincs, du faisceau
lenticulaire de Forel,
de l'anse lenticulaire,
du globus pallidus. do
SCS lames médul-
laires et du putanien.
Dégénérescence du
faisceau thalami'iue
et du champ «le Fo-
rel, du noyau rougo
et de la capsule de
ce noyau pouvant
être suivie jusqu'à la
région pédonculaire
inférieure. Intégrité
du rul)an de Reil et
du faisceau interne
du pied du pédon-
cule cérébral.
petite part de la lésion sous-corticale. La dégénérescence est en effet particulièrement
manifeste dans la région du globus pallidus adjacente à la zone capsulaire dégénérée.
2"" La lésion thalami(iiie a entraîné en outre une dégénérescence du faisceau thala-
mique de Forel iFth) et du champ de Forel [F] (Fig. 300). La partie interne de ce champ
contient encore sur la ligure 300 les dernières vestiges du foyer thalamique entouré
d'un assez grand nombre de corpuscules granuleux de Glugge. Dans la partie
inférieure de la région sous-thalamique, cette dégénérescence s'étend au noyau
rouge (NR), et surtout à sa capsule de fibres (CNC) (Fig, 307) ; elle se confine ensuite à
la partie interne delà capsule du noyau rouge (CNR) (Fig. 308\ puis s'épuise très rapi-
dement (Fig. 300i et disparaît complèlement dans la région pédonculaire inférieure,
lorsque le pédoncule cérébelleux supérieur fait place au noyau rouge.
342
ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
Cas Gardette. Dou-
ble lésion de l'hémi-
sphère droit. 1° Ra-
mollissement sous-
cortical des circon-
volutions rolandiques
ayant sectionné le
segment moyen de
la couronne rayon-
nante. Dégénéres-
cence de la partie
moyenne du segment
postérieur de la cap-
sule interne et du
pied du pédoncule
cérébral, du locus
nipper, du pes 1cm-
niscus profond et du
pes Icmniscus super-
ficiel. Dégénéres-
cence de la voie
pyramidale dans son
trajet protubérantiel,
bulbaire et médul-
laire. 2" Lésion en
foyer de la partie
antéro-inféro-interne
du thalamus. Dégé-
nérescence des ra"
diations strio-thala-
miques, du faisceau
lenticulaire de Forel.
de l'anse lenticulaire,
«lu globus ])allidus, do
ses lames médullaires
et du puTamon. Dégi--
néresconco du fais-
ceau thalauiique et
du champ de Forel,
du no^an rouge et
<le la caiisule do co
no3-au ])ouvant être
suivie jusqu'à la ré-
gion pédonculairc
inférieure. Intégrité
du ruV)an do Reil et
du faisceau interne
du pied du pédon-
cule cérébral.
-.CKR
\
FiG. 308 el 309. — Cas Gardette (SalpèlriÎTe, 1896). Dégénérescence de la partie
moyenne du pied du pédoncule cérébral (P, dj,du locus niger (Ln),du pes lemniscus
profond (PLp), el du yv.s lemniscus superficiel (PF.s) consécutive à une lésion sous-
corticale des circonvolutions rolandiiiues ayani seclionné le segment moyen de la
couronne rayonnante.
Dégénérescence de la capsule du iu)yau rouge, en particulier de sa partie interne,
consécutive à une lésion de la partie antéro-inféro-interne de la couche optique.
Cette dégénérescence, très légère, ne dépasse pas le sillon pédonculo-protubérantiel.
Intégrité du ruban de Reil médian malgré une dégénérescence de l'anse lenticu-
laire, des faisceaux lenticulaire et tlialamique de Forel. Intégrité du faisceau interne
du pied du pédoncule cérébral, malgré la dégénérescence de l'aiisi^ lenticulaire. Les
fibres dégénérées qui se trouvent sur la Figure 309 dans le l'aisceau iiileiiie du |>ied
du pédoncule ap])artienneiil au pes leiniiisciis superliciel.
de l'anse lenticulaire (Al) (Fig. 304, 30:i, 30(5, 307 1, il n'existe dans ce cas aucune dég('--
nérescence du ruban de Reil médian [\\\n), dans son trajet pédonculairc (Fig. 308 et
309). Ce n'est en effet (|ue dans la région ]>rotubérantielle supérieure, lors(|ue les libres
aberrantes dégénérées de la voie jiédonculaire, en particulier le pes lemniscus piofoiul
(PLp) et le pes lemniscus superficiel (Pl>s>, s'adossent au ruban de Reil médian (lu'il
existe une dégénérescence de ce faisceau, enciue cette dégénérescence ne ilépasse-l-elle
pas le sillon bulbo-protulx'rantid.
Ce cas démontre:
1° Que les r.idi.ilions slrio-llialami(|ues et slrio-sous-thalamiques (anst> lenticulaire,
faisceau lenticulaire de For(d) dégénèrent à la suite de lésions de la partie antéro-infé-
rieure du thalamus.
2" Que; les radiations si rio-luysienncs et le corps de Faivs n'alïi^-tent pas de connexions
avec la couche <)()li(pie.
I
Il existe d'autre part une dégénérescence du petit faisceau de libres que le
champ de Forel, en particulier, le faisceau lenticulaire de Forel envoie à la substance
grise centrale du 3<= ventricule \¥\'] lEig. 30o) au-dessus des tubercules maxillaires. Il
existe enfin une dégénérescence du faisceau de Vicq d'Azyr(VA) (directement lésé par le
foyer thalamique),et une dégénérescence partielle de la capsule du tubercule mamil- _i
laire avec intégrité du pilier antérieur du trigone. ■■
Malgré la dégénérescence vitreuse des cellules du noyau interne du thalamus (Ni)
du centre médian de Luys Nm), du noyau semi-lunaire (NF) et de la partie interne du
corps genouillé interne (Cgi) (Fig. 300 et 307), malgré la dégénérescence du champ d.^
Forel (F), des faisceaux thalamiques (Fth) et lenticulaire (FI), malgré la dégénérescence
(.A.\(.i.in\s iMn \( (ti( I n; \r \ ; r.(ini'> ^iiui, :j4:j
.')» (Jiii- l'aiiM" Iriiliiul.iin- irriivoif |i.i> ilr liltn'> dans h; |iii'il du |i.'i|nii 'id'- i''n'd»i al, Ln» l<*»ioiit «lo Li
.11 paiti.tdi.T dans |,. faisr.'au iiil.-in." ilr la voir |n'd..n.nlaii ••. l-arti.- «nK-To-infôro-
' 1. 1 ■ 1 • 1 • 1 iiilirriin i|ii tlialaniii«
•V" yili' 1 aiiM' li'iiliriilaiit', 1rs laisriMti\ l|i.il,iiiih|iii- il Iriiliriilaiir ,\r V,,\;\ n l'ii- rctoniiss.'iii sur U-»
v.iit'iil pus de libn-s au iul)aii di'llril iin'iliin. r:fUuu<,uH Hiri<, tl.»
:»" IJui' I»»» lilirt'S (lu raisccaii lhal.iiiiii|ii-' l'I du iii,iiii|i dr Imil i|iii di'f,'<rii'i i-iil a la iioi,i,,jrn et In faift-
siiiic de lôsimis dt> la pailif aiili'-in-vi'nliali' de la couili»; (iptiiiui! cl ijui <'iiltriil dans ';"a" Inntidii.-iiro <1«»
1.1 constihiliiiii d(> la «'apsuii' du noyau louîfc sont di>s (ibn^s de cotul trajet ijui ne i,!,û\^"'or, <\r>'?'''^.
di'passfiil yui'if l.i ii'-i^iioii pi''diiiiriilaii r itilV'i iriHi". 01 le» railiation-
MrioAuyninnui'H.
h;l|M•(•-^ l!(liiii:('r. le ^n^Iciuc >lrit'' eux ciTiiii ili- iiMinlireiiscs lil»rc> ;iii l^îs connexions -lu
/ I ) • I • I I I r I I ' • Il loriis stri*'- avec le
/i)(i/s iiii/rr. hicii ((tic I nii ohscrvc coiislaimiu'iil dans les lésions cciili-ains ,,„.,„ „j „<■ sont
(If riit'ini^|»Iirr(' iiiic (l('t:('n('«r('S('(Mic(> du lociis nif^^or, (l(''0(«ii(>rcs(;(>nc(' qui pas 'iémontr<'!os.
('s| |)arli(iilirnMii('iil t''\ i(lriil(> sur les coupes lrail(''Os par la m(îlli<)(l(ï de
Maiclii. la iliMMiiiisj i;il ioii de ces lilircs rcsic encore à l'aire cliex l'homme.
I.cs l(''--i(>ns cenliales (|ui deiniiseni une partie plus ou moins considt'Tuhle
du corps sirie empii-lenl |)res(|ue loiijours sur la capsule interne, sec-
lioiineiil par coiise(|uenl un noinhre plus ou moins C(jnsidérable de fibres
de projection cortic;de. .Nous axons niontr('' dans le chapitre pr(''cédenl
(jU(> le locus niii(>r est (mi conm'xion ('droite avec la corticalit(i, qu'il re(;oit
d(> la rc'iiion rolandi(|ue un i;rand nomhre de lihres de projection. Si la
dé^én('rescenc(> du locus nii;er parait |)lus intense à la suite de lésions
centrales ([u'à la suite de h'sions corticales, c(da lient peut-être non pas
à l'existence de radiations strii'es se rendant au locus niger, mais bien à
ce (|u"une lésion centrale capsulaire frappe un plus grand nombre de
fibres de projection corticale qu'une lésion corticale même étendue. Dans
le segment postérieur de la capsule interne les fibres de projection
corticale sont en elfet l'esserrées et tassées dans un espace relative-
ment restreint.
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344 ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
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Arch. f. mikr. Anat., 1880, p. 468.
II. — STRUCTURE ET CONNEXIONS DE LA COUCHE OPTIQUE
Structure. — Les coupes vertico-transversalos, horizontales et sagit-
tales montrent que la couche optique n'est pas constituée par une masse
homogène, mais bien par une série de noyaux gris, de volume et de struc-
ture variables, qui se fusionnent en partie et qui sont incomplètement
séparés les uns des autres par la lame médullaire interne ( Lmi) ; leur face
libre est recouverte par une couche de fibres à myéline connue sous le nom
de couche zonale, de stratum zonale (Strz, Fig. 290).
Les noyaux du Burdach distingua dans la couche optique quatre noyaux : les noyaux
thalamus. antérieur, externe, interne et le pulvinar. Luys décrivit un cinquième
noyau profondément enclave entre les noyaux externe et interne, et le
désigna sous le nom de centre médian. Meynert (1870), frappé par la diffé-
rence d'aspect que présente dans ses parties supérieure et inférieure le
thalamus vu sur une coupe vertico-transversale, considéra sa partie ven-
trale ou inférieure comme un noyau spécial qu'il désigna sous le nom de
couche ventrale du thalamus; v. Tschisch et Flechsig décrivirent dans cette
même région ventrale un noyau aplati et arqué, d'aspect semilunaire sur
la coupe, le noyau en forme de coupe [Schalenformiger Kiirper), que nous
avons désigné dans nos séries de dessins sous le nom de noyau semilunaire
de Flechsig (NF). Nissl (1889) montra que les cellules de la couche optique
se disposent en groupes de volume et de forme variables et distingua chez
le lapin près de vingt groupes cellulaires; v. Monakow (1895) enfin, se
basant à la fois sur les dimensions des cellules nerveuses, leur groupe-
ment et les connexions des diUÏTeuls groupes cellulaires avec la cortica-
lilé cérébrale, décrivit, dans chacun des quatre noyaux thalaniiques prin-
cipaux de Burdach, trois à quatre noyaux secondaires.
Losnojaux intiin- Lcs uoyaux lhalami(|ues sont donc en réalité beaucoup plus nombreux
**"!'"'*• qu'on ne l'admet généralenu'nt. Nous maintiendrons néanmoins les
grandes divisions établies par Burdach et par Meynert, et nous décrirons
à la coucbc (»i)li(|ue (pialre noyaux principaux, les nof/aux antérieur,
I. \M.II(tN^ I M 11 MOU TIC \ I \ (.ni ( Il i: u|'||(Mi:. 345
iilnni\ iiilmir cl \v inilrnuir. .\\rc \. \liiiiiiki'\s , in.ii- ( ..n^idi-ititi^ le
> ntrrninliiin ilr l.iii/'i iniuiiH' iiin' (l('-|ii'ii(l:iii(i' ilii int\iiii iiildiK', iii;iis
I1..IIS riilt.iclitMoiis Mil iiii\,iii r\|ci m- ilii lliiihiiiiii^ hi zone (/nllinjrf i)\\ i(Ui-
ili-i\ le iini/tiu ^riiii-hiiKurr cl lii ( Didlir rciilriilr du lluihiniiis. I/c'-IikIc
ilc^ (•(»ii|>i'N lioii/oiiliilcs cl \ cil ic()-lr;iiisvcis;ilcs iinmlrc, il csl vrai,
(iiic dans la |)arlic supiMiciirc on dorsale du novaii c\lcinc la snlislaiicc
mi--c priMloniiiic cl (|nc l.i immh-I rat ion Av^ lilircs radii'cs s'y cll'ccliic avec
b«'aiit'oii|i <\y' rt'unlarilc. laiidis (|iic la iiioili('> inlV-riciirc ou vciilralc de en
novaii c-<l i('iiiar(|naMe |tar sa ri(diesse en lilircs verticales. N(''aiminiiis la
Iraiisilion cnirc ces deux |iailics. (|ni tonles les deux sont en connexion
ivcc la corticalili' c(''ndtrale. se l'ail dune manière {graduelle cl insensible,
cl il >>'ai;il |>lnlôl dans r(>s|ir(c de deux réi;ions d'un seiil cl mèrnr> noyau,
i|nc de deux noyaux di>l iiicl>.
(Milrcces no\aii\ en (|ncl(|ue sorte inlrinsè(|nes, le llialainiis |)ossède Les noyaux exirin-
dos noyaux surajouléson exlriusè(|iies. teissoni \{'<^c()rjis (jininniUrs. r.i Icnic
\>\ interne et \<^ (/iin(/li()n de l'hahenuld.
I,es i-elliiles nrrm/ses dos dillV'renls noyaux du Ihaiaiuus apparlien- Éléments ceiiu-
■ I 1 1 III 1 ' -1 /"< I • , \^ '|i I ... /i • , < laircs des noyaux
ncnl aux deux types de cellules deciMls par (jolgi ( \ oy. 1. 1', H/siof/enese, thaïamiqucs.
p. 1711). On y trouve par consécjuenl des cellules du type II de (jolgi, ou
à cylindre-axe court, et des cellules du type I à cylindre-axe long. Les
recherches prali(iuées à l'aide de la méthode de (lolgi et entreprises par
Marchi i lS8li\ par Tartuferi (^1881), P. Ramon (1801), Gajal (189:3), v. Kôl-
liker (18961, n'ont pas encore permis d'cMucider ni le nombre respectif de
ces deux types cellulaires, ni surtout le trajet, l'origine et la terminaison
de nombre de cylindres-axes (jui sortent du thalamus ou (jui y entrent.
Pour y. MonaUow. les cellules; inlcrcalaires; ou cidlules du type II de f
Golgi seraient très nombreuses et c'est par leur intermédiaire que s'ef-
fectueraicMit les coimexions du Ihalamus avec la corticalité cérébrale,
d'une jKirt, et avec la région de la calotte, d'autre part. Pour v. Kol-
liker. par contre, l'existence de ces cellules à cylindres-axes courts ne serait
pas démontrée chez l'homme.
Les cellules nerveuses du thalamus présentent des formes variables.
Les plus nombreuses sont étoilées, polygonales, triangulaires ou fusi-
formes, et ressemblent par leur asi)ecl aux cellules des cornes antérieures
de la moelle ('pinière. Les plus vcjlumineuses mesurent de i3 à (iO a, les
moyennes et petites de .'iO à 20 et to ;j.. Du corps cellulaire partent six à
huit longues dendrites pourvues de nombreuses et courtes arborisations
dépourvues d'épines di, Fig. .'M8 . Le cylindre-axe que l'on ne peut suivre
'jue sur une courte étendue se détache d'un cône d'insertion et abandonne
Il général une ou deux collatérales. A côté de ces cellules étoilées à longs
prolongements ramihés, KoUiker décrit une autre forme cellulaire, les cel-
lul(>s pénicillées (BuschzellenV caractérisées par leur mode d'arborisation
dendriti([ue (A, Fig. .'{I8t. Ce sont des cellules de moyenne et petite dimen-
sions 2."i à Mi a) à corps globuleux, polygonales ou fusiformes; elles émettent
<inali(> à six courtes dendrites, (|ui s'arboi'is(>nl en ])in('eau en donnant nais-
3*6
ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
Le feutrage inter-
cellulaire.
sance à do nombreuses branches fines et peu ramifiées. Entre ces doux
formes cellulaires se trouvent tous les intermédiaires. Les cellules étoilées
sont disséminées dans toute l'étendue du thalamus ; les cellules pénicillées
siègent surtout dans la partie interne du pulvinar et du noyau externe.
Toutes ces cellules sont plongées au sein d'une substance fondamen-
tale, finement granuleuse, qui se colore intensivement par le carmin et qui
est constituée par l'enchevêtrement des arborisations dendritiques, des
ramifications cylindraxiles terminales et collatérales et par les fibres et
cellules de la névroglie. Dans les noyaux antérieur, externe, interne et
dans le pulvinar, ce réseau est remarquable par sa pauvreté en fibres
à myéline. Dans le centre médian de Luys et dans la couche ventrale du
thalamus, les fibres à myéline sont par contre nombreuses et serrées, et
donnent aux coupes traitées suivant la méthode de \Yeigert-Pal une
apparence foncée spéciale et très caractéristique.
Novan antérieur.
.Sa tonne.
Sa structure.
Ses coiinrxi
corticales.
1. Noyau antérieur (noyau dorsal de Kulliker) (Na). — Ce noyau occupe
la partie antérieure et supérieure de la couche optique et s'enfonce à la
manière d'un coin entre les noyaux externe (Ne) et interne (Ni) (Fig. 310). Il
est recouvert par le stralum zonale et repose sur une bifurcation de la lame
médullaire interne (Lma). Il présente, ainsi que nous l'avons vu plus
haut (T. I*"", p. 381), une forme en massue, assez analogue à celle du
noyau caudé. Son extrémité antérieure, plus ou moins volumineuse sui-
vant les sujets, produit la saillie connue sous le nom de tubercule anlô-
ricur de la couche optique ou corpus album subrotundum , son extrémité
postérieure, effilée en forme de queue, appartient à la face supérieure du
thalamus (Fig. 310 et 7, p. 10).
Les cellules nerveuses du noyau antérieur (Na) sont petites, étoilées et
multipolaires, et réunies en petits amas réguliers séparés par d'étroits
intervalles.
Cliez le cliat, le lapin, le chien, Nissl et v. MonaUow ont dt'ciil, l\ (àlé de ce noyau
antérieur principal (ant. a.), plusieurs noyaux accessoires ; v. Monakow distingue un noyau
interne et un autre ventral. Le noyau accessoire interne (ant. c), situé dans un dédouble-
ment du stiatum zonale, est caractérisé jtar ses cellules nerveuses volumineuses, ainsi
que i)ar la richesse de sa substance fondamentale en fibres à myéline. Le noyau acces-
soire ventral (ant. b.) est séparé du noyau principal |)ar de volumineux fascicules de
fibres appartenant au pédoncule interne de la couche optique. Ses cellules sont très
analogues à celles du noyau principal, la substance fondamentale seule se distingue
par une inoindre donsKé de son ré'liculuni.
Le noyau antérieur (Na) re(;()il du segment antérieur de la capsule
interne (Cia) et de la partie antérieure du segment postérieur ((-ip) de
nombreuses fibres radiées qui pénètrent dans l'exlrémilé antérieure de la
concile ()|)li(|ii(' ;iii-d('ss()iis(lii slijiliim Z()ii;il(\ IraviMsenl les coiicbes siipei"
lie ici les du noyau externe ( .\e i. |)iiis abordent \c noyau a nié rieur par sa parlie
externe ( l'ig. 12Î)1 ). L'origine el le lien de leiini liaison de ces libres sont (Micort*
inconnus. Pioviennenl-elles des cidlnles dii noyau anb'ricur (fibrt's llia-
cwciioNs iMii Ac.oi; ik; A r \ : coiciii: nl'rinli:. :{i7
la mil ciirl il ali"> . xuit-i-l !(•> d (tfi|;iiir cnrt icalr lilircs corl icn-l li.i l;i iiiitjiK'Sj?
\. \|iiiials<i\\ les rallaclir. clic/ le la|iiii. à la laci' iiilcrnc ilr l'iK-rili-
^plirii'. à la rci^imi i|iil concsidiinl i .n I .ni Inlnilc jia racciil ra I , à la circDii-
\ olulinii riiHilalr iiilniii- cl à la cinuii \ u| ni ion liiiil»i(|ii('. cl cdrisidcn' crlU^
iruinii rniiiiiii' l;i zoiii' Col Inalr tilt nni/nu milfrifur. .\n> n'clicrcJM'^. Itic^ccs
-,111 lihiilc lies (li'j^r'iirroscciiccs sccniidaircs clic/, riioiiiiiic. ne cniiliiiiiciil
|ia-> cc-> iails c\|»i''iimeiilaii\ de \. MniKiknw. Ilaiis les iionihrcux cns d(î
levions c()rlic;ile> i;i|i|)nrl('s plus lia ni |i.îtl cl sniv. i, nous n'avons jamais et) n-
-•iali' une d('i;('Mit'M'cscencc isoh'M' dn noyau anh'MMciir, l(>(jn(d csl [H'cscjne lon-
joni> rcs|icc|i''. iiiT'iiie dans lc> h'sidiis (''leiidncs de la c(irl icaJih' c(''rid)ia le.
(oniinc dans 1(> cas Rivaud p. l"il i. Il «'lail loulelois d(''^(''nci"('' a\('c les
aulre> uityaux llialaiiii(|tie> dans la vasic h'sion corticale du cas Pradel
ji. I (10 . (",c noyau enirc donc (liez riioinnic en connexion avec la coi'licîililé
cérclualc. mais ><»ii iiiléorilc, dans le cas Scheule p. \''V-\\, prouve qu'il
n'est pas en ct)nnc\ion avec le lobule paiacenlral, dont les libres de pro-
jocliiMi passent du l'esté, comme nous l'avons indi(|ué, par la partie poslé-
riciire dn segment postérieur de la capsule interne (Cip) et non pas par
le sei;incul antérieur iCiai.
Si les connexions corticales du noyau antérieur sont mal connues, ses connexions
I 1 'Il 1 /" • 1 I of>" I I l'--i avec le tulicrcnle
nous savons, par contre, depuis les travaux de (.ajal !l(SÎJ.); et de Kol- ,„aniiiiaire. 3
liker I<S!l()i. cl contrairement à l'ojjinion de (ludden, que ce noyau est le j
iKii/au (mnina/ du fdi'octiii de Vicq d'Azyr. Ce faisceau nait d'un tronc >
commun av(>c le faisceau de la calotte de Gudden, prend son origine dans
les c(dliilcs du liihcrciile mamillaire (Fig. 274, 276 et 277) et traverse de
bas en baut le noyau externe du tbalamus, à peu près dans le plan ver- ^ -I
tico-lransversal de la commissure molle ou moyenne (com). Il ab(jrde le ] .
noyau antiMicur par >a partie post('ro-externe (^Fig. '510) et y pénètre sous ' (
foruK" {\o lins fascicules rigides, légèrement divergents, bien différents "^
d'as|)ec[ dt^s fascicules onduleux des libres radiées corticales. Le noyau C
anli'ricur recMiit encore, dans sa partie inféro-inlerne, qucl((ues libres du '-
pédo/irii/r infi-ro-iulmic de la couche opficjuc. ^
2. Noyau interne Ni . — Le noyau inteine n'atteint pas les limites anlé- Noyau interne.
rieures de la couclie optique (Fig. 310 et 291) et n'apparaît sur les coupes
vertico-transversales sériées, que lorsque le noyau antérieur commence
à diminuer de diamètre. Limité en deliors par la lame médullaire interne
(Lmi , rcconveii en dedans par la substance grise centrale (Sgc) qui le sépare son étendu.-.
du troisième ventricule, le noyau intei'nc est intimement uni en avant au
noyau antérieur ÇSix] et se continue en arrière avec le pulvinar i IMiLi
(Fig. 2îil cl :{I0 . Sur les coupes horizontales supérieures, le noyau in-
terne et le pulvinar se fusionnent sans ligne de démarcation appréciable
l'^ig. 21, p. 81). Dans la région thalamique moyenne (Fig. 43, p. 03), la
limilc entre ces deux noyaux est constituée par le ganglion de l'habenula
(Gh ) et le centre médian de Luys (Xm).
A l'état frais, le noyau interne présente la même couleur sombre que sa st™. tnre.
Si
348
A.NATO.MIE DES CENTRES NERVEUX.
Lma
; T^
zr VA ; m ^^, ;
; NeiLnuNa; :. FM ; p^i
fp
£i
1.1
PI cil
FiG. 310. — Coupe sagitlaloMosygaiiglions de la base el de la partie adjacente du tronc
encéphalique intéressant le noyau antérieur de la couche optique, le faisceau de
Vicq d'Azyr, le faisceau rélrollexe de Meynert, le noyau rouge, le pédoncule céré-
belleux supérieiu'. Méthode de Weigert. 2/i grandeur nature.
Aûl, aire olfactive. — H, carrefour nifaclif de lîroca. — CcySpl), Ixtinrelet «lu corps
calleux. — CSH, capsule du noyau rouge. — coa, commissure antérieure. — F, cliamp de
Forel. — fi, sillon olfactif. — l'M, faisceau rétroflexe de Meynert. — /)). libres perforantes
du corps calleux destinées au Iri/^^onc cérébral dont elles concourent à former le fornix
lonffus. — /■/, fibres lanf,'enti('llcs de la preuiicre circonvolution limbique (Ai). — Le, locus
id'rnleus. — /./«(, 1 an) e médullaire interne; /,)««, lame médullaire supériciu'e du tbalanuis. —
/./(. locus nifjer. — Xa, noyau antérieur; Xe, noyau externe ; Ni. noyau interne du thalamus.
— ,\7{, noyau rouge. — oIÙJir\, gyrus reclus, face orbilaire de la première circonvolution
frontale. — /', pied du pédoncule cérébral. — Pc.v, pédoncule céréliellcux suiiéricur. —
riclt, plexus clioroïdes fermani le ventricule latéral. — l'iT/i. pédoncule inféro-inlerne du
llialamus. — l'oa, l'o/), libres Iransversales anl(''ricures et fil)res transversales postérieures
de la |)rotubérance. — l'Tin, pédoncule du tubercule mamillaire. — /'(//, ]nd\inar. — /'.y.
fibres longitudinales de l'élafje antérieur de la prolubérnnce faisani suite à la voie pcd(Ui-
culaire et concourant à former le faisceau ]\yramidal. — Qa, lul)ercule (piadrijunu^au
antérieur; Q/), tubercule qnadrijumeau postérieur. — Hm, ruban de Heil médian; lU.
ruhan de Heil latéral; — sec, sillon du corps calleux. — Sc.vv, surface cxtraventriculairc
du thalanms, recouverte par la toile clioroïdienne et le corps du Irigone et appartenant à
la gr/mde fente cérébrale de Hicbal. — •%.l7. substance grise de l'atpieduc <le Sylvius. —
(.\N(.i.ntNs iM'ii \r,()Hïii; MX ■. col ciih; iii'iinii;. :ii'j
Si/r, «iih^l.iiiii- m\->i' ifulrali'. — >'//*". miIi^I.uu c nvi-^v ilc 1 l'I/iK»: (iiilrricur «If In prulultf'!-
nincr. — SU. foriimlion rrliciilrc do lu i/iUdlo priiliibrraiitrcllc. — SU, siiltsiaiicc inn(iiiiin(''0
siMis-lcnliciilairr Me HriclicrL — frr, (ii'iiia Inla. — T;/, corps; T//n, pilier antirinir du
(,.,^,,,1,,.. _ /•//, llialainus. — Tina, liihcnMiic iniimillain! ncccssoin;. — Isc, la-nia scmi-
(ir'iilaris. — IM. faisceau de Viii| d'A/yr. — 17, vciilricnie latéral. — //•, zone [réticulée
du llialamiis. — //, liandeledc ci|)lii|iii'. - 17. nerf iiiniciir uciilairi! exleriie.
le ii(»N ;iii .iiiti'i'iiMii' et le jiii I \ i ii;i r ; i I x- coldic (((iii me ces dcniiri^ ni»y;iii\'
iiilcnsivciuciil |i;ir le cintniii. cl cuniiiic rii\ il ;i|(|(;iriiil |)àlr suc les coiiiir-,
li-jiiU'M's par les iiuMliodcs de \\ ('ij^crl ou de l*al. Il se rapprcx lie ('^alrinciil
de CCS noyaux par sa sliuclurc. (lonuiic le noyau anléricui", il conlicnl un
uiand nonilirc de |)clilcs c(dlules étoil(^cs ou pynimidalos, 1res iap|tio-
1 lu'(>s les unes des auli'es cl cnlources d'une su])slance l'ondaïuenlale
|iau\ rc en libres à myéline. C^es cellules sonl d'aulanl plus petites que l'on
examine des réf^ions plus rapprochées de lu substance grise centrale
V. Monakow).
Le noyau interne reçoit, surtout dans ses régions antérieures, do
nombreuses libres radiées qui lui yiennent par les segments antérieur(Cia)
(Fig. 21, 43,47 et Fig. 21)1 et 310) et postérieur (Cip) delà capsule interne et ses connexions
qui trayerscMit tout(>s \(\ noyau externe du thalamus (Ne) et la lame médul-
laire interne i^Lniej. Sur les coupes traitées par la méthode de Weigertou de
Pal. ces fascicules de fibres radiées, légèrement onduleux, se détachent O
avec beaucoup de netteté sur le tond clair du noyau interne (Ni) (Fig. 21). H
Ils alVectent pour la plupart une direction presque sagittale et impriment j
au noyau interne, xu sur les coupes vertico-transversales, un aspect tacheté a
• spécial (Fig. 284, T. P"). Ces fibres tirent leur origine de la partie externe
et antérieure des circonx'olutions frontales et dégénèrent, ainsi que le :
noyau interne, à la suite de lésion dcstructiye de ces régions (Voy. cas
Moriceau. }>. ItT). Pour v. Monako\y, la zo)iP corticale du noyau interne
cori'espondrait aux deuxième et troisième circonvolutions frontales (F", F^)
et aux circonvolutions antérieures de l'insula.
Par sa partie inférieure et interne, le noyau interne reçoit de nom- ses connexions
breuses fibres du pédoncule inféro-in/erne du thalamus, de Vanse lenticu- ^*'''^^^-
luire et quelques fibres du faisceau lenticulaire de Forel. Ces fibres dégé-
nèrent à la suite de lésions de la partie antéro-inférieurc des noyaux
interne et externe» du Ihalamus (^cas Gardette, Fig. 302 à 309). Le noyau
interne reçoit en outre ([imiqucs radia/ ions slrio-t/ialamir/ues qui traversent
le segment postérieur de la capsule et le noyau externe du thalamus,
dans les régions thalamiques moyenne et inférieure.
Centre médian de Luys iNm), (Fig. ili, 43, 47, 31 li. — Au noyau centre médian de
interne de la couche optique se rattache le centre médian de Luys (Nm); noyau 1mer"nï"'^^'*"
c'est un noyau irrégulièrement sphérique (Fig. 311), situé entre le pul-
vinar Pul). le noyau interne (Ni) et le noyau externe (Nol du thalamus,
au-dessus de la partie ventrale du noyau externe, en dedans de la lame
médullaire interne (Lmi) et du noyau semilunaire de Flechsig (NF), en
ayaiil cl au-dessus du corps genouillé interne (Cgi) (Fig. 43). Il est situé
>
350 ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
dans lo plan verlico-transversal et dans le plan horizontal du ganglion
de rhabenula (Gh). En dehors et en arrière, il est nettement délimité par
la lame médullaire interne: en dedans et en avant, il se fusionne avec le
noyau interne; en avant, il envoie un petit prolongement dans lépaisseur
de la lame médullaire interne.
Malgré la fusion si intime du noyau interne et du centre médian de
Luys, ces deux noyaux se distinguent très bien, soit à l'état frais, soit sur
des coupes colorées par le carmin ou traitées par la méthode de Weigert-
Pal. Le centre médian de Luys est très riche en fibres à myéline; il appa-
raît par conséquent plus clair que le noyau interne sur les coupes prati-
quées à l'état frais, et plus foncé que ce dernier, sur les coupes colorées
suivant la méthode de Weigert.
Sa structure. Lcs cellulcs du ceutrc médian de Luys sont petites, triangulaires ou
fusiformes; elles sont entourées d'une substance fondamentale très riche
en fibres à myéline qui, disposées en fins fascicules, s'entre-croisent dans
tous les sens en formant un feutrage très dense et particulièrement abon-
dant dans les parties postéro-inférieures du centre médian. 11 se confond
à ce niveau avec cette épaisse couche de fibres situées à la partie postéro-
inféro-externe du centre médian de Luys, que nous avons désignées sur
nos figures sous le nom de région du ruban de Reil médian, et à laquelle
font suite, dans les régions inférieures, les radia(io?is de la calotte (RG)
et le ruban de lie il médian (Rm).
Chez le chat, le chien, le Uipin, la taupe, etc., le noyau homoloeuo au centre médian
•; (le Luys affecte une forme rubannée; il est situé (med. b), d"apiès v. Monakow, dans un
?* dédoublement de la lame médullaire interne et se rapproche par sa structure de la
zone réticulée ou grillagée. — Au-dessus de ce noyau, on trouve un petit groupe très
bien différencié de cellules nerveuses, le noyau à grandes ccllidcs, nucleus magno-cellu-
laris, de Ganser, Nissl etv. Monakow (med. c), remarquable, comme son nom j'indique,
par le volume de ses cellules nerveuses multipolaires. Il se retrouve également chez
' l'homme et ses cellules sont particulirrement apitarentes sur les coupes traitées par le
carmin ou parla inélliodi^ i\v Marchi.
Bien (|ue l'on ne connaisse pas encore le trajet que suivent les
cylindres-axes des cellules du centre médian de Luys, nous savons toute-
scs connexions fois (juc cc Centre aiïecte des connexions importantes avec la corticalité
cérébrale. '''"^"^* '*' Cérébrale et avec la région de la calotte. Dans sa partie supérieure et
moyenne s'irradient de nombreuses fibres radiées (|ui traversent la partie
postérieure du noyau externe du thalamus, occupent la partie j)()stérieure
du segment postéi-ieiir de la capsule inlerne et provieuntMil th^s parties
moyennes et supérieures des circonvolutions rolandiques et de la j)artie
adjacente du lobe pariétal. Ces fibres appartiennent au système de la cou-
ronne rayonnante du thalamus, aux /ihrcs curtico-tJuiUuniques supérieures
(Voy. p. 62); elles ont été désignées par v. Monakow sous le nom de ruban
de Reil cortical. Vai réalité, elles ne se rassemblent, ni dans la capsule
inlerne, ni dans la couronne rayonnante, en un faisceau compact et dis-
tinct, mais s'entremêlent dans toute la longueur de leur trajet avec
(. \ N(.l hi\^ I M i; Mil Iitk; \ I \ .coi cm; (U'inni;
r:,[
iI'lIllIlTs (•;itc^i>rir> ilr lilnr^, Icllr^ (|llr le- li lurs (•< .|l i(< ) |Hi il ii lii''i;i 11 I ir I les sc» rotiti<-xion«
,1 ,orlic<.-m(Mliill;iiivs. "\'"'^ '" t-'-kIo.. .i„ la
'•nlotii-, en imrtinti-
l'.ir l.l n'i;iitll <lr l.i cilntlc cl n.ir l;i n'-i^ion sollS-Diiliiiiic le ((iitrc li'Tavcr l.. rul.an .l«i
' ' |{.!il m.-.littn, I» |i.-
■loïKMiln c«5ri'-lif||i!iix
Slr2 •tiip<'Tioiir oi la Tor-
TJi Nlll iiiatioii rf'-iiciilf'w'.
:Lmi , ; Strz T6
Ime tsc Ne ; • ; ; ; ;
Cia ; SI VCst ; : •' ' TTa' ;
: : : l ■ • : : ''. Tlch; ;
Cc(Spl)
-.Sexv.
■-Cd(Fc)
FiG. 311. — Coupes sagittales des corps opto-slriés,passaiitpar le centre médian de I.uys,
le corps de Luys et le pédoncule olfactif. Méthode de Weigert. 2/1 grandeur nature.
Aol, aire olfactive. — B, fente cérébrale de Bichat. — BrQa, bras du tubercule c[uadriju-
nioau antt'TJour. — Ce' (S/)/), bourrelet du corps calleux. — C7(Fc),fasciola cinerea de la cir-
convolutlDn ir^dronnée. — Cia, sédiment antérieur de la capsule interne. — Ci'fi) genou de
la capsule interne. — con. commissure antérieure. — CL, corps de Luj's. — fp, fibres perfo-
rantes (lu corps calleux. — //, fibres tan^^entielles du subiculum île la corne d'Ammon-
— /"'i. sillon olfactif. — A, sillon de l'hippocampe. — A'-|- p«, brandie conmiuneà la scissure
calcarine et à la scissure pariéto-occipitale. — L\, première circonvolution limbique. —
l.mi. lame médullaire interne du thalamus. — Ime, lame médullaire externe du noyau len-
ticulaire. — -Yc, noyau caudé. — .Va, noyau antérieur du thalamus. — Ne, noyau externe.
— Si, noyau interne de la couche optique. — Sm, centre médian de Luys, séparé de la
lame médullaire interne [Lmi') par le noyau semi-lunaire de Flechsig. — oF\, face orbi-
taire de la première circonvolution frontale. — /', pied du pédoncule cérébral. — Plch
plexus choroïdes du ventricule latéral. — Pol, pédoncule olfactif. — Pul, pulvinar. —
Holp, radiations olfactives profondes. — Sexv, surface extra-ventriculaire de la couche
optique. — .s(, sillon intermédiaire ou opto-strié. — Slrz, stratum zonale du thalamus. —
T<l. corps du fripone. — r/(, couche optique. — Toi, tubercule olfactif. — Isc, tjcnia semi-
cirrularis. — VCst, veine du corps strié. — 17, ventricule latéral. — t: d, pli rétro-lim-
bi(pie. — //, bandelette optique.
médian (l(> Luys reçoit un certain nombre de libres du ruban de Rri/ mé-
ilian, du prilnncub' cérrhelleux sitperieia' et des fibroa lonr/iltidinales <h' In
formniiou ri'ticulrc (les libres abonh^nl le ciMitre médian {\o Luys par sa
352 AXATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
l)arlie inférieure et par toute la hauteur de sa face externe, puis s'y ter
minent.
Le centre médian de Luys représente donc une sorte de relais gan
glionnaire entre le neurone bulbo-thalamique du ruban de Reil qui s'y
termine et les neurones thalamo-cortical et cortico-thalamique qui y
prennent leur origine ou y arrivent.
Lame médullaire Lame médullaire interne (Lmi) (Fig. 7, 21, 43, 47, 310, 311, 323, 324.
interne. 325). — La lamc médullaire interne sépare le noyau interne du noyau
externe. Sur les coupes vertico-transversales (Fig. 7, p. 10, 323, 32i, 32o).
elle occupe toute la hauteur du thalamus, se dirige obliquement en bas et
en dehors, et se bifurque en haut pour former une lame médullaire sup-
sa lame suppié- plémcntairc que l'on peut désigner sous le nom de lame mcduUaire snpr-
mentaire supérieure. ^1^^^.^ • cellc-ci s'implautc comuic uuc sortc dc gouttièrc sur la lame médul-
laire interne, décrit dans son ensemble une courbe à concavité inférieure,
loge la queue et l'extrémité antérieure du noyau antérieur qu'elle sépare
des noyaux interne et externe et atteint de chaque coté le stratum zonale
qui la renforce par de nombreuses fibres. Il résulte de cette disposition
que l'on peut considérer la lame médullaire supérieure soit comme une
dépendance de la lame médullaire interne, soit comme un dédoublement
du stratum zonale (Fig. 333, 324, 32o).
Son étendue et ses La Uimc médullairc interne n'appartient qu'aux trois quarts antérieurs
rapports. ^^ thalamus. Les coupes horizontales qui passent par le tiers moyen de la
couche optique montrent qu'elle n'atteint pas le pulvinar et qu'elle décrit
deux courbes en sens inverse présentant ainsi l'aspect d'un S italique. La
courbe antérieure (Fig. 21, p. 31) passe en arrière du noyau antérieur, la
courbe postérieure circonscrit le centre médian du Luys. Sur les coupes plus
inférieures, lorsque le noyau antérieur a disparu, la courbure antérieure
disparaît à son tour et la lame médullairc interne n'atteint plus l'extrémité
antérieure de la couche optique (Fig. 43, p. 03). Sur les coupes qui inté-
ressent le tiers inférieur de la couche optique (Fig. 47, p. ()9), la partie
antérieure de la lame médullaire interne correspond à \d. commissure mollv
owmoi/ennc (com)à laquelle elle envoie de nombreuses fibres. Dans celte
même région, la courbe de la partie postérieure de la lame médullaire
interne s'accentue et sépare le centre médian de Luys (Nm) de la région
du ruban de Reil médian (rgRm), du bras du tubercule quadrijumeau
postérieur (HrQp) et, plus en dedans, du corps genouillé interne ((^gi).
File se dédouble en outre (Fig. 47, p. 09 et Fig. 31 1) et donne naissance à
.Sa lame suppié- iiuc lamelle médullaire supplémentaire, \\x lame médullaife 7uoyc/me qui
mcntairo moyenne. |j,^^j(,. |(. „o,^f,U Scmi-llllUI i ,'l' de VleekÙq (XF) Cl le séparC CU dcllOrs du
faisceau thalaiiii([U(> de l'orcl (Fllii. Aux confins de la région sous-optique
enfin (Fig. 312), la lame nK'dulliiirc inlcnic, réduite encore dans ses dia-
mètres antéro-posiérieurs, est située en dehors du faisceau rétrollexe de
Meyncrt (FM) et du ruban de Reil médian (Rm), en dedans du noyau
semi-lunaire de Flechsig. Elle envoie un grand nombre de ses fibres dans
I
(. \ M, I MiN s I M H ACiilU i<: V I \ ; < : () I i : Il I . Ol' I |(,ii: !•:.
3:j:i
lu rruioM sous o|ili(|iir : |i'-> ;iiilciiciii !•-. -.c ini^nciil ;mi l;li>^^l•,•|ll I li:il;i iiiii|iir
(|(« |''i>i<'l cl ;ill\ i;nli:ilhili-> <h- l.i r.ilnllr \\{ . . le-. |)ns|(-r-iriircs siliK'r- ;iil
Noi-siiM-i' ilii (•(•iilic lUfdiiill lie l,il\s>i' iTiidciil diilis l;i rr^^j,,!, ,|,| nil);iti
lie licil nicili.'iii.
|,;i |;iiili- MK'dillhlin' illli'liir rs| tnniH'i' de lilil'rs ;"i d i r'cci loti siu'lmil Sa rormiiution,
vcriicjili' ri de lilnr-^ ;i dinMJioii [dus ou uioiiis sji^illalc. I ne pMclir di'
ces d(M iiitMc-- liii\ risciil 1,1 coinuiissurc uiollc r\ ('lîildissciil uiu* coii-
ut>\iou ciilic les i\c[i\ hiuics lui'dii I l,ii ics iulriiics. 1rs ;iuh'(>,s se rccoiiilicnl
(Ml l>asd;ms les r(''|;ious vciilralc^ de la (■ou(di(' o|di(|uc (d se joif^ncnl aux
lihrcs V(>rlical('s.
Les lihics V('rlical(>s cl saf;ill;ilos soiil croisées par les l'aiscciux radir-^
des réiiious aul(''i'()-('xl(MMU's (lu llialaïuus ( Fi^. '{JO ,(|ui li'uvcrscul le noyau
oxlonie cl la lame nuMluilaicc iulcruc avant d'ahordcr le noyau inicrne.
Entre ces libres, on Irouvc conslaniincnt, dans la lame nuMlullairc interne,
Ao pidiles cidlules nervciisi^s, (d ([uehiues rar(>s ((diulcs uiultipohiires
|)lus voluniin(Mises.
l/oiiiiinc des lihres de la lame UK'dullaire interne n'est pas encore
élucidi'e. La j)lupail provienneni (''vidcmment des cellules nerveuses
situées dans la lame médullaire interne, ou adjacentes à cette lame.
Quelques-unes ne sont j)rol)aldemenl (|ue les collatérales des libres radiées
ou du sliatum zonale ; d'autres représentent des libres terminales pro-
venant d(> la réiiion sous-opli(|ue ou de la calotte du pédoncule cér('d)ral
en particulier du pédoncule cérébelleux supérieur, de la l'ormation réti-
culée, etc. La lame médullaire interne est en effet en connexion étroite
avec la région sous-optique et elle contient, à côté de fibres qui prennent
leur orii;ine dans le tbalanius, d'autrf^s qui s'y terminent.
D
1
Noyau externe (Ne) (Fig. 7. lu. li. i:>l. tl. i.'}, iT. :{|(), .'{II. .'{12, Novau oxtcmc.
32.'{, M:2i, :{2') . — Le plus volumineux des noyaux tlialami(|ues, le noyau
externe, occuj)e la partie supéi'ieure et externe de la coucbe optique, corres-
pond au seiiiueiit p(^slérieur ou bMiticulo-optique de la capsule intei'ne
((^ipi et se caractérise à l'état frais par un aspect strié (|u'il doit aux fibres sonasiK-ct.
radiées qui le pénètrent, (iràce à sa ricbesse en libres à myéline, il est plus
pàl(> à létal frais que le noyau antérieur, le noyau interne et le pulvinar.
11 se colore moins intensivement par le carmin et apparaît plus foncé sur
les coupes traitées suivant les mélliodes de Pal ou de Weigert ( Fig. 21
et i/) . 11 est donc facile à reconnaître sur ces coupes, et se présente sur son étendu,-,
celles qui soni piali(|uées liorizontalement sous l'aspect d'un noxau
allongé, légèrement convexe en cbdiors, et qui occupe les trois quarts anté-
rieurs du tbalamus Fig. "2], p. ;5I i. Sui' les coupes vertico-transversales
et sagittale-, il occupe toute la liauleur du thalamus, repose sur la région
sous-tbalamique do Foiid et décrit une courbe autour des parties anté-
rieuie (d exterm» du noyau interne (Xi . 11 résulte de cette disposition
(jue sui- les coupes bori/onlales passant par les couebes supérieures du
tbalamus. les noyaux (>xlenie et ant('rieur sont seuls intéressés (T. F"",
TOME H. 23
3?>4 A.NATOMIE DKS CENTRES NEKVELX.
Fig. 30 i et 30o). Ce n"est que sur les coupes plus inférieures cl lorsque
la queue du noyau antérieur a disparu, que l'on voit apparaître le noyau
interne. Il en est de même lorsque Ton étudie la couche optique sur des
coupes vertico-transversales. Tant que ces dernières passent par les
régions antérieures du thalamus, elles n'intéressent que les noyaux
externe et antérieur, et le noyau interne n'est pas entamé. Ce noyau
interne n'apparaît en etTet sur les coupes sériées que lorsque le noyau
antérieur commence déjà à diminuer de volume Fig\ 3:23). Le noyau
externe (Ne) enveloppe donc en grande partie les noyaux antérieur et
interne. Cette disposition, très manifeste déjà chez l'homme iVoy. éga-
lement Coupes sagittales, Fig. 310 et 31 F, est encore beaucoup plus
accusée chez le chat, où le noyau externe recouvre en avant et en haut le
noyau antérieur à la façon d'un capuchon ou d'une sphère demi-creuse.
Ses rapports. La lamc médullaire interne \ Lmii limite le noyau externe en dedans et
le sépare, d'avant en arrière, du noyau antérieur (Na), du noyau interne (Ni)
et du centre médian de Luys (Nm) (Fig. 21). En dehors, il est recouvert
par le segment postérieur de la capsule interne (Cip) auquel il correspond
dans toute son étendue et dont le sépare la /(/me médullaire externe ! Lme)
et la zone réticulée ou grilku/ée \Zv). Cette dernière ne constitue du reste,
ainsi que nous le verrons plus loin (p. 3ij8i. qu'un de ses noyaux acces-
soires. La face supérieure du noyau externe est recouverte par le stratum
zonale (Strz) (Fig. 290 ) et concourt à former la face supérieure du thalamus.
Sa partie externe, recouverte par l'épendyme ventriculaire, appartient au
plancher du ventricule latéral. Sa partie interne, située en dedans du
sillon choroïdien (sch), appartient à la surface extérieure du cerveau
intermédiaire ; elle est recouverte par la toile choroïdienne et le corps du
trigone (Tg) (Voy. T. Y\ Fig. 210, p. 378).
Par sa face inférieure le noyau externe repose sur hi région sous-
optique de Forel (Fig. 310, 31 1 . 312 et 2i, j). 35i. Il est (mi rapport d'avant
en arrière : 1° avec l'anse du noyau lenticulaire (Al) et le pédoncule infé-
rieur du thalamus (Fiïli) qui s'irradient dans l'extrémité antérieure du
thalamus; 2° avec la zona incerta (Zi) etle faisceau lenticulaire de Forel (FI)
qui correspondent au tiers antérieur de la couche optique; 3" plus en
arrière, le noyau externe repose sur le champ de Forel (F"), le corps de
Luys (CL), le noyau rouge W\\ et reçoit ou émet le faisceau Ihalamiciue
de Forel l'Ili , les ijulinlions de la calotte (lîC) (T. I". l'ig. 2S:i i et le
ruhan de Heil nn-dian Km-; i" son tiers postérieur, enlin, est eu ra|)[)orl
avec le locus niger iLm, la j)aiiie postérieure du pied du pédoncule et'ré-
hral l'ig. 7, p. 10) (P) et avec le corps genouilh' interne (igi) aux contins
du |)ulvinar iPuI) (T. I'', l'ig. 287).
Fn avant, le noyau externe concourt avec le noyau antérituir à limiter
le troll de Monro (TM . 11 ist séparé de l'épendyme ventriculaire par les
libres du stratum zonale. et il est trav(>rsé dans toute sa hauteur |)ar le
faisceau de Vicq d'Azyr \ VA, l'ig. 310).
Fn arrière, le noyau externe se continue axcc le pahinar, mais la fusion
(;\N(,ii(>Ns I \i i; vcoifiiCAix : <:(in;ii i: ni-iniii;. :{:;:;
lie cc-^ ili'ii\ iii)\;iii\ c^l iiiMiii^ iiiIiiih' (|iii' <r||r du |iii I \ i ii:i r r| i|ii iiii\;iii
iiili'iiir. Sue li's coiiiM'^ IrailiT-^ jur Ir-- im-l IkhIc- de \\ rj-crl (ni ili- l';il, le
iii>\;m i-xli'iiir ^c dislin^nc du |miI\iii;ii' |i;ii' smi ;i->|ir(( \>\\i-> Iniici'' id par
les ia|i|iiiiK i|ii il alliM le a\('c la caitsiilc inlciiic. Le iii>\aii cxlcriii' corr'cs-
iMtiiil Cl» idltd ail >(\uMi('iil i)(i\lrririir (ii|i , le |iiil\iMar an sci^iiiciil rrlru-
li'nln uhiirr CirI de cidlr capsiilr. La laiiir iiH'dii jlairc cxlrriic l,mc
<'iilili riiNidr ciiln" CCS dcu\ ii(>\aii\ iill i'|»ci(p|i d aiilaiil pliis saillaiil, ()iic
l'on > appidi lie d;i\ anlaf^c des r(''_i;i(>ii> \ ciilralcs du ii(t\ an cxlcrnc ' l'i}^. 21 ,
|). .11 id i-l I». tl't . I);ins CCS l'c^ions, le iio\an c\leiiic c>| si-pai-cdii piil-
\inai' par le coip^ i;(>iionillé inicrno ((ijj^i) compris enliclc hras dn Inltcr-
ciilc (juadi'i jninean anh'i'icnr Hi'IJa cl le Inas dn Inltcrcnle (|nadri| iiini'an
p..slcii.Mir KrOp l'ii;. .{1:2. l'i-. i7, |>. (i!> cl Vv^. :2'i, p. :i:i .
Ia' novîiii cxlcrnc rcc'oil |)ai' loiilc sa haniciir ol |tar Imilc son cicndiic ses fiiiros ia<iiéos.
ankVo-p()s(('MitMire de noinln'cnx id d'i'-pais l'asciciiles de phrrs i-fulircs qui
so dt'l:udi(Mil dn >ci;incnl aiiN-ricnr. du sc^incnl posicricnr cl du sc^incnl
I sous-lcnlicnlaiic ^\(^ la ca|isulc iulenio. Les fibres radiées (jui suivent le
soi;incnl anltTicnr di' la capsule interne (Gia) (Fig. 291 et 21, p. 31) et
ponclitMil en pinceau dans rextrémilé antérieure du noyau externe, le
fravciscnl dans toute sa largeur, aux confins du noyau antérieur (Na), lui
aliandonncnl des libres, ci'oisent la partie supérieure du faisceau de Vicq ^
I d'Azyr (VA) et la lame niédnllaire inicine, puis s'épuisent dans le noyau H
interne (Sx) au(iucl elles sont en })artic dcsiinées. Elles airectent une j
' direction presque sagittale, apparaissent sectionnées parallèlement à leur »
I axe ■>nr les coupes horizontales et donnent au noyau externe, vu sur les . \
I couj)es verlico-transversales, un as|)ccl lâcheté spécial ( b^ig. .^{23, 824, '{:2o).
Les fibres qui lui arrivent par le segment postérieur de la capsule
inlcrne (Cip) se dirigent obliquement de haut en bas et de dehors en
I dedans; elles sont sectionnées parallèlement à leur axe sur les coupes
vertico-transversales (Fig. 7, p. 10) et plus ou moins obli([uement sur les
coupes hori/onlales I Fig. 291 et T. I'"', Fig. 30o à 307). Particulièrement l
aboiidanles dan> la inoiiii' sn|t(''i"icnre ou dorsale du noyau externe, elles 3
existent m'aninoins dans la moitié inférieure ou ventrale, mais hnir obli-
t|uilé est moindi'c (d elles a|)paraisseiil sur les coupes horizontales scc-
lionni'c- parallèli'ineni à leur ax(>. l'iie partie des libres inférieures et
postérieures passent par le segment sous-lenticulaire de la capsule interne
Cisl; et présentent un trajet légèrement oblique en haut et en dedans.
Les fibres radiées sont constituées à la fois par des fibres cortico-tlia- constitution .ics
litinifjucs, do^ fibres titalamo-corticales et des fibres strio-thalaniiquos. hItcs ra.iaVs.
Les premières, fibres cortico-thalamiques, prennent leur origine dans
l't'corce cérébrale, appartiennent au système de projection corticale et
|)assent parla couronne rayonnante td la capsule interne (Cia, Ci(g), Cip,
C.isl . I-^lles proviennent du s(>cteur moyen de l'hémisphère cérébral, en connexion du
particulier des circonvolutions rolandiques et de la partie adjacente des ""y-''" /^'c'-nc
' 1 I J "^ Pavcc la cortioalit
lobes pari('dal (d frontal, et dégénèrent avec les autres libres de projection "■««•é'^raïc ;
corticale à la suite de lésions dcstruidives de ces régions ^ji. 91 et suiv.).
Iité
stn
356 AN'ATO.MIE DES CENTRES NERVEUX.
Le secteur moyen de l'Iiémisphère représente donc la zone corticale du
noyau externe; les recherches exposées plus haut (^p. 62 et p. 128 à 137)
montrent en outre que les lésions partielles des circonvolutions rolan-
diques déterminent une dégénérescence partielle du noyau externe , dégé-
nérescence qui correspond très exactement au champ dégénéré cap-
sulaire.
Les fibres tJutlamo-corticales prennent leur origine dans le thalamus
(noyaux antérieur, interne et externe), se terminent dans l'écorce cérébrale
et suivent en sens inverse le trajet des fibres corticifuges ; elles dégé-
nèrent comme les fibres cortico-thalamiques à la suite de lésions corticales .
mais leur dégénérescence est rétrograde, cellulipète et peut aller jusqu'à
la disparition complète de la fibre nerveuse lorsque la lésion est ancienne
ou remonte à la première enfance. L'existence des fibres thalamo-corti-
cales est démontrée à l'état de pureté pour ainsi dire dans nos deux cas
d'hydrocéphalie congénitale avec malformation cérébrale remontant aux
premiers stades de la vie embryonnaire (cas Richard et cas Longery.
p. 185 à 216).
2" avec lo corps Lcs fibrcs strio-llialamiques appartiennent aux radiations de même
nom (Voy. p. 324). Elles relient le noyau lenticulaire et le noyau caudé à la
couche optique, croisent, dans le segment postérieur de la capsule interne
les fibres de projection corticales et les fibres thalamo-corticales à angle
plus ou moins droit et dégénèrent à la suite des lésions du noyau lenti-
culaire (cas Ronse, p. 332) et à la suite de lésions thalamiques (cas
Gardette, p. 338 j.
La multiplicité d'origine des fibres radiées, le grand champ cortical f
auquel elles appartiennent, expliquent pourquoi dans les lésions corticales «
leur dégénérescence est presque toujours partielle. Dans les vastes et
anciennes lésions corticales (cas Pradel, p. iOO.Rivaut, p. 151),ladégé-
nérescence peut être complète dans la moitié dorsale du noyau externe,
mais elle est toujours partielle dans la moitié ventrale qui re(*oit surtout
le contingent des fibres strio-thalamiques. Quant aux vastes lésions cap-
sulaires, elles n'amènent qu'exceptionnellement une destruction complète-
(les différents segments de la capsule interne, et partant, on trouve
loujoiiis dans le noyau externe des ril)res radiées consei'vées.
Dans hipai'lie inférieure ou vent/-(//ei\ii noyau (>xterne, partii'([ui corres-
la i<-ioM poiitl i'i hi eouehe re/ifru/r du tlui/iinius <le Meyiiei'l (M an f/roupc des no//uu.r
laoaioiic. centraux de v. Moiialvow . il existe à coté des libres radiées un très grand
nombre de fibres à direction [)lus ou moins verticale, ([ui occupent toute
l'étendue antéro-poslérieure du noyau externe, depuis le faisceau de Vicq
d'A/yr jusqu'au corps genonillé interne, et qui forment un feutrage i
d'aulant plus dense et plus serré que l'on s'approche de la région sous- '
()pti(|ue. Les fibres externes api)artiennent à la lame médullaire externe
(Lmc) du lliulunius e| an faisicau ihatumii/ue de Forel [V[\\) (l'ig. i-7,p. 69),
faisceau voinminenx (|ui ocenpe les (hnix (piarls moyens du noyan exierne.
et qui se continue dans la région sous-opti(|ne avec 1(> champ de l-'oi'el el
avci'
(.A Nt.i IONS 1 M' i( AcoitTii; \ I \ : Cdi cm: (ii'iinii:. :j:;7
la |>;niic ,lll Icii nil r ilr l.i r;i|i-iili' ilii iiipy.ill l<)li;^r. |,c-^ lililrs jiostrriCHrcs
Solll (■uiii|MI-i''- cillic le criilic I il i ( I i.i 11 (lr I,|I\S cl le Corps f^ciioilillé
i lit crue ; clic-- ()C(ii|Hiil ( clic ri'-ioii (|iic ii(iii> ;i noms (Icsigiu'c sur iioscoii|)cs
8011S le iidiM lie irtiimi ihi iiiIkiii tir liai iin'ilnin 'li^lUll) (l''i}^^ 'i7, |i. (11) d
l'iu. ."M.* cl ^c ciiiil imiciil (j.iriN l;i ii''i:i(iii '>(iii>-<)[)li(|iio cl djins l;i calollc
|)('(l() ncii l;i i rc ,i\cc le nilmu ilr l{ti/iiir(liiiiir\ les r//<//o//o/is tic hi t ii/(tt/c.\A\
nili;m (le Kcil mciliiiii c^l iniiiK- (hiiis ces rc^i()ii> jimi' un dcii'-c l'ciilragc
(le lilir(>s i|iii ciiliiiin' l;i |i;n lie posh'rieiirc, iulV-ricurc cl cxicriic <lii ccnlrn
inciiiaii (le l.ii\^; les ladialions de la calollc se caractérisent pai- leur
asuoi'l l"ascicnlcu\ cl (tndiileiix.
Au no\an cxlcincdii llialanms sunl anncxt's la hinw tiultliilUdri: crtcine
cl deux noxanx accessoires : le iioi/au sfiiii-liiiuiirr dp Flcc/isig et la zone
ri'lniilrf <i/f (/r/lldf/rr.
La Lame médullaire externe l.mo) occupe toute la hauteur de la Lame mr-hiiiain-
faci' oxlcrnc du llialanius : (die est située dans l'c'paisseur même du noyau '■^"'''"''•
externe cl du pul\inar, cl s(''j»ai'e de ces noyaux la zone ri-liculée ou gril-
laiitM» Zr . Celle dernière, en contact immédiat avec les serments pos-
térieur ((!ip) el réiro-lenliculaire (^Cirli de la capsule interne, constitue la son étendue.
véritable liniile du thalamus. Mince en haut et en avant où elle s'im- D
plante sur le slratum zonale, la lame médullaire externe s'épaissit en has ^
et surtout en arrière, dans la région du pulvinar, où elle concourt à former -
la zone de Wernicke (W). î|
Ktudiée sui- les cou|)es horizontales microscopiques sériées, la lame
mt'dullaire exlcine décrit une courbe à convexité externe, très peu pro-
noncée au niveau du noyau externe, mais beaucouj) plus accusée dans la
•région du puKinar. Ici <dle refoule en dehoi's la zone réticulée et le
segment rciro-lcnticulaire de la capsule interne iXirli, lequel ne se trouve
plus sur le prolongement du segment postérieur (Cip) (Fig. 21, p. 31). »
Dans la région du noyau externe, la lame médullaire externe est for- '^on aspect dans s
mée par deux ou trois rangées de gros fascicules, sectionnés perpendicu- externe." " ""■^^" «
iaireuKMil à l'axe de leurs libres et réunis entre eux par de tincs fibres à ^
myéline à dii'eclion verticale et sagittale. Ces gros fascicules appai'tienneni
inconl(>slablenienl aux libres radiées qni longent la lame médullaire
e\t(Mne Lmc avant de pénétrer dans le noyau externe (^c), ainsi ({ue le
nu)nli'cnt nettenuMil les coupes vertico-transversales. Les fibres verticales
et sag il laies repn''senlenl l(>s véritables //7'/'e.s'//roy>/v'.v delà lame médullaire
externe. Llles sont peu nombreuses dans les régions supérieures du tha-
lamus, mais augmentent rapidement de nombre dans les régions infé-
rieures ou ventrales où elles s'unissent au faisceau thalamique de Forel
(Flh ([u 'elles concourent en partie à former.
Dans la région du pulvinar (Pul), la lame médullaire externe s'épaissit Son aspect dans la
•> ■ I '.. I 1 , ^ Il „ l'i 1 I" I 1 ' 1 région du pulvinar.
consulerahlemcnl et constitue une zone de libres très com[)actes connue
sous le nom de zone, de c/imnp /ria/it/u/a/rr de WrDiicke (W), dreieckiges
Markfeld m.) (Voy. p. 'MVl).
338
ANATO.MIE DES CENTIIES NERVEIX.
Nova u scmi-l u-
naire de Flcchsig,
lii'pendanre du
novau externe.
Ses rapports
1. Noyau semi-lunaire de Flechsig (NFj, (Fig. i7, 312, 311), (Schalen-
formigerKorpcr, v.ïschisli, Flechsig), Noyau cupulifuniif. niedialerXeben
kern dor vontralen Gruppe (vont, b) v. Monakow, noyau anjué. KoUiker).
— Le noyau semi-lunaire occupe la partie ventrale du noyau externe; il
est situé en dehors du centre médian de Luys Nmi qu'il entoure à la
façon d'un croissant ou d'une faux. Pauvre en fibres à myéline, mais
entouré par des régions qui en sont abondamment pourvues, le noyau
semi-lunaire se présente sur les coupes traitées par la méthode de AVei-
gert ou de Pal comme un noyau très clair, et de ce fait se délimite très
bien des noyaux avoisinants. En dedans, la lame médullaire interne (Lmi)
le sépare du centre médian de Luys; en dehors, une petite lamelle médul-
laire supplémentaire, la lame médullaire moyenne (Lmm), le sépare du
faisceau thalamique de Forel (^Fth); en arrière, il est en rapport avec la
région du ruban de Ueil médian (UgRm) (^Fig. 47 et 312) ; enbas, il repose sur
la région sous-optique et en particulier sur les radiations du noyau rouge.
Ses rapports.
Son scfriiient aiitt'
rieur.
Zone réticulée, d,.- 2. Zone Téticulée ou grillagée (Zn (Fig. 29, 43). — La zone grillagée
ex'îernT '^" ""•''" »« rattaclic au noyau externe (Ne) et au pulvinar (Pul). Elle se présente
sous l'aspect d'une mince lamelle de substance grise qui recouvre toute
la face externe du noyau externe et du pulvinar, et sépare ces noyaux
de la capsule interne.
Située en dehors de la lame médullaire externe (Lme), elle est traversée
par tous les fascicules de fibres radiées qui pénètrent dans le thalamus ei
qui forment, en s'entre-croisant les uns avec les autres, un vaste réseau,
sorte de grillage qui recouvre toute la face externe de la couche optique.
Les mailles de ce réseau sont remplies par la substance grise de la zone
réticulée ou grillagée, laquelle communique ainsi largement avec la sub-
stance grise du noyau externe et du })ulvinar.
On peut considérer îi la zone réticulée deux segments : l'un antérieur,
compris enti'e le noyau externe et le segment postérieur de la capsule
interne (Cipj, l'autre postéi-ieur, en rapport avec le pulvinar, la zone de
"Wernicke ("W) et le segment rétro-lenticulaire de la capsule interne (Cirl).
Mince en avant, au voisinage du genou de la capsule interne, le ser/menf
antérieur de la zone grillagée ou réticulée augmente peu à peu d'épaisseur
et se porte en arrière et en dehors en décrivant une légère courbe à
convexité externe. Dans les régions ventrales du noyau externe, elle se
place en dehors et au-dessous du faisceau thalamique de Forel (Flh), et
se continue avec la zoua incerta du même auteur (Zi) (Fig. 32i^.
Le seiimml postérieur de la zone réticulée est beaucoup plus v\yA\>
que son segmeul autéiiedi'. il décrit uin^ courbe à convexité externe
beaucouj) plus accusée (pic celle du scgineni antérieur, et forme avec ce
dernier un angh; obtus ouvert eu (l(>liors (JMg. 'i3, p. 63). Dans les régions
lhalanii(|ues inférieures, cet angle se ferme peu à i)eu et devient |)res(iue
un augic droit lorsque le champ triangulaire de Wernicke vient coiffer le
corps genouillé externe (Cge), (Fig. 312 et 47, p. (iO). La partie posté-
Son segment
téricur.
(i.\ N(. I i(»N^ IM i; \( ni; rn \i \ ; cdi cm; ni-i inrr;.
aïio
FlG
. 312. — l.a ir-;;ioii vciilralr du llialaiiiiis, le noyau seiiii-luiiaire de Fleclisig, les
seiiiiicnts postérieur et létio-lenlicuUiire de la capsule interne. Coupe horizontale
passant aux contins des régions tlialamique et sous-thalamique et sectionnant les
commissures postérieure, moyenne et antérieure. — .Méthode de Weigert (voy. des-
cription de cette coupe, T. I'', Fig. '{00, p. 612).
AU', alvéus. — .l.V, avant-mur. — lirQa, bras du tubercule iiuadrijuuicau antérieur. —
C-4, corne dWmmon. — ('f(r/ . genou du corps calleux. — Ce, capsule externe. — Cex, cap-
sule extrême. — CV/, circonvolution godronnée. — Cç/e, corps genouillé externe. — Cqi,
corps genouillé interne. — Cia, segment antérieur de lacapsule interne. — Ci,g), genou delà
capsule interne. — Cip. segment postérieur de la capsule int'M-ne. — Cirl, segment rétro-
lenticulaire de la capsule interne. — coa, commissure antérieure. — corn, commissure
molle. — roy*. nimuùssure postérieure. — Fi, troisième circonvolution frontale. — FI. fais-
ceau lenliiulairc de Forel. — Fie, fibres lenticulo-caudces. — Fli, faisceau longitudinal
inférieur. — FM. faisceau rétrollexe de Meynert. — FT. faisceau de Tùrclv. — Flh. fais-
ceau thalamitpie de Forel. — ';/(. ganglion de l'habénula. — //. hippocampe. — /, sillon
insulaire. — la, partie antérieure de l'insula. — Ip. partie postérieure de linsula. —
le. lame cornée. — Ime. lame médullaire externe du noyau lenticulaire. — bne . lame
médullaire suppléuientaire du segment moj-en du noyau lenticulaire VAj . — Lini. lame
médullaire interne du thalauuis. — Imi, lame médullaire interne du noyau lenticulaire.
— ///(/", lame médullaire interne supplémentaire divisant en deux segments le seg-
^XR
360 A.XATOMIE DES CENTRES .NERVECX.
ment interne du noyau lenticulaire [XL,). — L)ns. lame médullaire superficielle. — ma. sil-
lon marfrinal antérieur de l'insula. — »ip, sillon marginal postérieur de l'insula. — .YC,
tète du noyau caudé. — .VC, queue du noyau caudé. — .VF. noyau semi-lunaire de Flech-
^ip- — -V/.3. .V/.J, -VAi, troisième, deuxième et premier segments du noyau lenticulaire;
les premier et deuxième segments -YIi, A'Aj) sont subdivisés par des lames médullaires sup-
plémentaires l»)e'. Imi . — PciTli. pédoncule antérieur de la couche optique. — pt'fl,
pied de la couronne rayonnante. — l'iTh. pédoncule inférieur de la couche optique. —
/'/t/(. plexus choroïdes. — l'ul, pulvinar. — Qa, tubercule quadrijumeau antérieur. —
r;/Riii, région du ruban de Reil médian. — HT/i. radiations (tptiques de Cratiolet. — >V/c,
substance grise centrale du troisième ventricule. — SI. septum lucidum. — T^. première
circonvolution temporale. — Top, tapetum. — Tfja, pilier antérieur du trigone. — Tr/p ^Fi)
pilier postérieur du trigone i^Fimbria). — T/i, thalamus. — V3, troisième ventricule. —
VA, faisceau de Vicq d'Azyr. — Vsph, corne sphénoïdale du ventricule latéral. — \V, zone
de Wernicke. — Zi, zona incerta de Forel.
rieure du segment postérieur de la zone réticulée disparaît bientôt
(Fig. 47, p. 09), et ce segment se trouve alors réduit à une mince lamelle
grise, dirigée presque transversalement de dedans en dehors qui sert de
limite entre les segments postérieur (Cip) et rétro-lenticulaire de la cap-
sule interne (Cirl) et s'enfonce à la façon d'un coin entre le corps
genouillé externe (Cge) et le faisceau de Tûrck (FT) (Fig. 312).
Ces deux segmenisde la zone réticulée conslituent chez le chat, le chien, le lapin,
deux noyaux volumineux, relativement beaucoup plus épais et plus larges que chez
rhomme,et en connexion avec deux territoires corticaux distincts. Le noyau postérieur,
grâce au faible développement du pulvinar ainsi cju'à la situation dorsale du corps
genouillé externe chez ces animaux, forme non pas une mince lamelle comme chez
l'homme, mais un véritable noyau conique, situé entre le corps genouillé externe, la
lij bandelette optique et la partie postérieure du pied du pédoncule cérébral (v. Monakow).
^ Les cellules ner- Lcs cellulcs iio'veu.ses (lu ucyau externe sont en général voluiniiieuscs,
"i terne. Ijcaucoup plus volummcuses que celles du noyau antérieur. Llles sont
■^ étoilées, multipolaires, et présentent, suivant les régions, un groupement
y un peu spécial. Dans la zone réticulée ou grillagée, les cellules nerveuses
sont petites, entourées d'une substance fondamentale abondante ([iii rem-
plit toutes les mailles de cette zone. Çà et là, on trouve queUpies rares
cellules multipolaires plus volumineuses. Le segment anlérieui* du noyau
externe se rapproche par sa structure de celle de la zone réticulée : les
petites cellules sont réunies en petits groupes très raj)prochés, les cel-
lules volumineuses sont régulièrement disséminées et séparées par de
larges intervalles. Dans le segment postérieur du noyau externe, en par-
ticulier au voisinage du ceutre médian de Kuys, la disposition des cel-
lules nerveuses est autre. I*]lles sont, aiusi <[ue v. Monakow l'a indiqué,
d'autant plus petites, d'autant plus serré(>s l(>s unes couli'e les auti'es et
eulonrées diiue substauce fondamentale traulaut |)his iiilensiv(Muent
colorée par le carmin. (|ue l'on se l'approcbe davantage de la lame mé-
dullaire iuterju». Du côti'' de la lain(> iH(''dullaire exIiMiie et d(»s régions
ventrales du noyau extciiic. les (('llules devieiiiicnl |)lii> Noliiiniueuses,
atteigiu'ul le double du volume des cellules précédentes, et se riMtcontrent
soit isolées, soit disposées en jielils groupes et entourées d'une substance
fondamentale riche en libres à myéline. Os libres s'entre-croisent dans
I
1
(.\\(.II(>N< I N I 11 \(:ni; I k; A I \ (filCIli: ni'iinii;. :i(;i
Idlls li'S >MMI>, rniiiirlll un |rl|li;i,i;r Ire-, nciic iI'.KiI.I m I plll-- dcn-r (|l|r
l'on ■>!' i;i|i|ilii(|ir (l,i\ ,iii|;il;c iIi's r('-;^i(i|ls \c|)li;ilr- illl ri(i\;m cxli'llir ri
lu r;ii>cr;Mi I li;i I.i in M| ne «le l'dicl, l'I i ni |ii'iiiii'nl ;iii iionjiii cxlriin'. ->iir
!.•> |in-|t,ii;ili(iii-- li;iili'''s |i,i|- Ir-^ mk'IImmIcs iIc \\ ci-cil on ilr l';il, iiiir f<A<>
i;ili<in Iniici'c.
Ctllf ili>li ilnilii>ii ilfs icllulcs du imyaii i\l. rm' du ihalaums. [unir iicllf (|u'<'ll(' soil,
';■ lums paraît ct'iit'iuiaiit pas siilli^aiili' |Miin .nilorisrr les divisions piopdsiM's pai-
Mnii.iivi.w . ('.cl aiilrin- ^uiidi\i'~(' !'• iiuyaii txicii ii deux noyaux, l'im dnival, l'aiili''
iiliiil. I.r noyau mhIi.iI ((niipirud ijualic iinyaux aci'cssoii-cs ; le pirmicr, nu cciitml
nlralcr Nidifiikfi n \ rnl . ;i . loi i r^lioud au l'ai^ciMu I lialaiini|Uf de l''oi<d ; |c scroiid, mi
posliTti-cxicnu' ' ialnalcaudalcr Alixliiiill, vciil.c), fsl sitiu'- eu avaiil du corps ^'fiiouilli'
iiifiM'iK', (Ml aiiirrc et en dtdiois du criilrc ni('dian de I.uys et correspond à ccllç parlif
.|Ui' nous avons dt''sii;in''t' sous le nom dr rnjion du ntlian de ïicil méd'um\\\\i\\\n . I.i' lioi-
-l'iur. ou interne, ri'pn'scnlé par le noyau sfini-lunairc de Fleclisii.' nn-ilialiT Nrljeiikcrii
.I.r venlralrn (irui>pe, veiil. b), constitue muI un noyau distinct; onliii !•■ quatriènne, ou
iiutcricitv (vorderei Abselmitt der ventraleii Kei iiunippe, vent, aiil.i, n'c-l aiilie (pie la
partie antéro-inli'i ieure du noyau externe de l?ni'dacii.
Pulvinar Piil.. l"ii:. 2îi:;. :{|(). :n I . .'{131. — Ratlaclu'' suivant les p,>iv,nar.
aul»'nr>. I;iiil(~d au noyau oxtciiK', tanlùl au noyau inlerno, le pulvinar
forme à la parlie postérieure de la couche optique cette saillie volumi- 5
neuse et lilire, varialile dans sa forme et ses dimensions, tantôt eoni([ue,
tantôt ré^ulièiciueiit arrondie, que recouvrent la toile choroïdienne, le
pilier postérieur du Iri^one (Tgp) et plus médiatement le bourrelet du ^
«oips calleux (Ce [Spl , Fig. 310 et 311).
Il constitue l'extrémité postérieure delà couche optique, atteint chez .><a situation.
I homme son plein (li'vclopju'ment et reste rudimentairc chez la j»lupart des
animaux où il c(^iis[iln(' nn potil noyau mal délimitt', situé à la partie supé- <
lii'urc du thalamus, en avant du cor|)s uenouilh'' externe. En avant et (>n
lias, le pul\ iuar se recourbe et embrasse dans sa courbe la partie posté- ^
rieure du |»ied du pédoncule cérébral (P), dont le séparent les corps ;■
genouillés externe el interne (Cge, Cgi) et entre lesquels il envoie un petit «:
prolongement que v. .Monakow considère, comme un noyau spécial, le "^
iiof/ou posléiirur du thalamus. Cette disposition apparaît très nettement
sur les coupes sagittales ainsi que sur les coupes soit horizontales, soit
plus ou moins obliques en avant et en bas. Les premières montrent
nettenieni la courbe dt'crite par le pulvinar (Fig. 311, 282 1; les autres,
les rapports de ce ganglion avec les corps genouillés (Fig. 47, 312, 24
et Fig. 'iS, 2o, 12).
l'.n haut et en avant, le pulvinar se continue sans ligne de démarca- ses rapports.
lion nette avec la lace suj)érieure du thalamus; la limite est constituée
l)ar une ligne transversale passant par la commissure postérieure (cop),
en arrièi-e du ganglion de l'habenula (Gh). Son bord interne, véritable
face, e>l lihre et recouvre les tubercules quadrijumeaux (Qa, Qp' et les
hras Jh'Oa. HrQpi qui en partent: son bord exieine correspond an >illon
choroïdien seli et, pins en arrière, an sill(»n o|ito-strié (si) el an la-nia
laire de Weriiicke.
3C2 ANATOMIE DES CENTRES NEUVELX.
somicirciilaris (tsc). Toute la face libre du pulviuar est exlravcHlriciihùre
et appartient, ainsi que l'embryologie le démontre, à la surface exté-
rieure (lu cerveau intermédiaire (Fig. 310). La face externe du pulvinar
est adbérentc dans toute son étendue et recouverte par la zone réticulée
ou grillagée (Zr) les segments rétro-lenticulaire (Cirl) et sous-lenticulair»-
(Cisl) de la capsule interne en particulier par le faisceau temporo-thala-
mique d'Arnold (fTth, Fig. 313). Elle est convexe, et fait une saillie
beaucoup plus accentuée que celle du noyau externe du thalamus, de telle
sorte que le segment rétro-lenticulaire de la capsule interne n'est pa-
situé sur le prolongement de son segment postérieur (Cip). Cette dispo-
sition s'accentue d'autant plus que l'on étudie des coupes plus inférieures.
Le champ triangu Elle cst duc cn grande partie au développement considérable que preiiil
dans cette région la lame médullaire externe du pulvinar qui constitue le
champ triangulaire de Werniche (W). Ce champ alîecte sur les coupes
vertico-transversales une forme irrégulièrement triangulaire à base inté-
rieure, que Wernicke a comparée à une corne d'abondance (Fig. 313
En haut, il s'effile et s'implante sur le stratum zonale (Strz); en bas. il
s'élargit, s'épaissit considérablement et emboîte le corps genouillé externe
(Cge) qui se loge dans sa concavité. Sur les coupes horizontales (Fig. 29o).ce
champ alîecte la forme d'une gouttière verticale, ouverte en dedans, dont
le bord postérieur s'implante sur le stratum zonale et dont le bord anU-
rieur, très épais, forme une sorte d'éperon saillant qui sert de limite
entre h; noyau externe et le pulvinar. Le champ de Wernicke est sur-
tout formé de lines hbres verticales, fortement colorées par l'héma-
toxyline et qui, disposées en faisceaux serrés, séparés par des intervalles
allongés, sont fort analogues aux fibres de la bandelette opti([ue aux-
quelles elles font suite. Elles pénètrent dans le corps genouillé externe
ou en proviennent, appartiennent au système visuel et sont croisées par
les fibres radiées du pulvinar qui divisent les fibres verticales du champ
i
de Wernicke en rangées transversales (Fig. 2901.
Sur les coupes horizontales sériées, le pulvinar, grâce à sa situation
et à sa richesse en fibres radiées, semble faire suite au noyau externe, lui
réalité, il se continue avec le noyau interne (Ni) dont il [irésenle la struc-
ture et la coloi'ation sur les coupes traitées soit au carmin, soit d'après
les méthodes de Weigert (>l de Pal. Sur les coupes horizontales supé-
rieures il'ig. 21, p. 31^ il est impossible de délimiter le pulvinar du noyau
interne. Plus bas (Fig. i3,p. ()3), la limite est constituée parle ganglion
de l'habenula ((ih) et le centre médian de Luys (Nm). Plus bas encore
(Fig. 47, p. 69), aux conlins de la région sous-optique, le coips genouillé
interne fCgi) sépare le pulvinar des noyaux externe et interne du thalamus.
stiatiini zonale au La facc libre (lu j)ulvinar est recouverte d'une mince couche de libres
'•ar(?"irrf'*liu'thai:i- '^ myéline, le stratum zonale, (jui nu'sure un peu moins d'un millimètre
d'épaisseur et se prolonge en avant sur la face supérieui'e (l(>s noyaux
interne, ext(MMie et antérieur du thalamus. Les fibres (jui forment le rc-
vôtcmcnt zonal de la couche opti(jue, affectent surtout une direction
mu
t.\N(,iiH\v iM il \(:(»iiTi(: A I \ f.oiciii: orrMiii;
:i(;:»
Sge(Fli)
CgeTgp \ca:
lus
FiG. 3i;i. — 1,0 pulvinar, le corps genouillé externe, la zone de Wernicke. le segmenl
rétrolenlitulairo de la capsule interne, les segments supérieur et inférieur de la
couronne rayonnante vus sur une coupe vertico-transversale passant par le bourre-
let du corps calleux, le corps genouillé interne et le tubercule qiiadrijumeau anté-
rieur. — Mélliode de Weigert. 3/2 grandeur nature.
Di(J(i. bras du tubercule quailrijuinoau antérieur. — BrQp, bras du tubercule quadri-
junicau postérieur. — CM, corne d'Ainnion. — Ce, bourrelet du corps calleux. — Cf/. cir-
convolution jrodronnée. — Cf/e, corps genouillé externe. — (';/i. corps genouillé interne.
364 ANATOMIE DES CENTRES NEIIVEL'X.
(i»g, cingulum : Cinff{p\ son faisceau postérieur. — Ctrl, segment rétrolenticulaire delà
capsule interne. — cm. sillon calloso-marginal : nn'. sa branche verticale. — cp. la couche
des fibres profondes du tubercule quadrijunieau antérieur. — CB, le segment supérieur
de la couronne rayonnante. — pCR, le pied de la couronne rayonnante. — ds. diverticule
du subiculum. — Fa, circonvolution frontale ascendante. — Flp. faisceau longitudinal
postérieur. — //, fibres tangentielles du ta'uia tecta. — Fus, lobule fusiforme. — //, cir-
convolution de l'hippocampe. — ip, sillon inler-pariétal. — L7ns. lame médullaire super-
ficielle du subiculum. — ii. première circonvolution limbique ou circonvolution du corps
calleu.x. — \c, noyau caudé : .Vc. la partie recourbée de sa queue. — .Vis. putamen. — OF.
faisceau occipito-frontal. — OpPj, opercule pariétal. — ot, sillon collatéral. — Pa. cir-
convolution pariétale ascendante. — Parc, lobule paraccntral. — Pcs, pédoncule cérébel-(,|
leux supérieur. — Plch, plexus choroïdes du ventricule latéral. — PLs. pes lemniscus
superficiel situé à la partie interne du ruban de Reil médian. — Po. protubérance. — prs,
sillon prcrolandique supérieur. — Pul, pulvinar. — Pa. circonvolution pariétale inférieure.
— Qa. tubercule quadrijunieau antérieur. — R, scissure de Rolando. — RCc, radiations
du corps calleux ; on les voit traverser le pied de la couronne rayonnante et s'irradier
dans la première circonvolution temporale. — Rm. ruban de Reil médian. — RQa, radia-
tions du tubercule quadrijunieau antérieur. — ^ p\ prolongement postérieur delà scissure
de Sylvius. — Srje, substance grise sous-épendymaire. — Sf/e (Fli\ couche sagittale
externe ou faisceau longitudinal inférieur du segment inférieur de lacouronne rayonnante.
— %/ [RT/i], couche sagittale interne ou radiations thalaniiques du segment inférieur de
la couronne rayonnante. — Str:, stratum zonale du pulvinar. — Ji, T:, T3, les trois cir-
convolutions temporales. — /i, /,.. h, les trois sillons temporaux. — Tap, tapetum. — lev.
tipuia tecta. — J7. le corps du trigone et son insertion sur le bourrelet du corps calleux,
dans la région où il fait suite au pilier postérieur. — T(lP^ le pilier postérieur du trigone
dans la corne sphéno'idale. — Isc. ta'uia semi-circularis. — 17, ventricule latéral. — FP,
voie pédonculaire. — Vsph, corne sphénoïdale du ventricule latéral. — W, zone de Wer-
nicke.
sagittale et proviennent en grande partie des fibres de projection cortico-
thalamique ; elles arrivent par les segments antérieur (Cia), postérieur
(Cip) et rétro-lenticulaire (Cirl) de la capsule interne, traversent la zone
réticulée (Zr) et la lame médullaire externe (Lme), elles aijandonnent,
au voisinage du noyau antérieur, de nombreuses fibres à la lame médul-
laire supérieure (Lms) et à la lame médullaire interne (Lmi). En avant,
ces fibres sont renforcées par quelques libres du pédoncule inférieur du
tlialamus (PiTb). En arrière, au niveau du pulvinar, le stratum zonale
est renforcé par de nombreuses fibres qui lui viennent soit directement
de la bandelette oj)tique iBlI) soit du corps genouillé externe (CgeV Lo
stratum zonale dégénère en elî'et, non seulement après destruction de la
zone corticale visuelle, mais encore dans les cas d'ablation, d'énucléation
ou d'alropliie du globe oculaire. A coté de ces fibres tenninnlrs cortieo-
tlialaniiques qui constituent la couclie profonde du stratum zonale, ce
dernier contient en outre des fibres tbalamo-corticales qui prennent
leur origine dans les petites cellules multipolaires des coucbes superli-
ciellcs du lliiilamus et dont les cylindres-axes pénètrent dans la capsule
interne et se j)ortent dans l'écorce cérébrale.
Ociini.N iKiv.iiscs \^^ pulvinar conlienl. coninie les novanx exl(M'ne et inlernc, des cel-
<hi pulvinar. ' ... . '
Iules nerveuses mulli|)()laires et étoilées, de dimensions variables, i-es
l)ctiles cellules ocen|)cnl les régions internes du pulvinar et se disposent
en petits groupes, cnlonrés par une substance fondamentale se colorant;
intensivement par le carmin. Pins on saj)proclie du cbamp de Wernicke,
plus les cellules augmentent de volnnie. I]ll(»s sont isolées ou réunies
en petits groupes et imtourées d'un feutrage inlercellulaire abondant,
Il
(. \ N(. I InNS 1 N I It \ (din H \ I \ I Ml cm; (i|' I Inl K. W/,
iiiiiiii'iit l;i;iiiii1i'ii\ cl |i;i icmi ni |i,ir dc^ lilnr^ ;i iiiyliiii' ijiii l'iiiiiirnl ici
III ri'iilr;iL;c Ii(MII(<iii|) iiinm^ (Icii-^c (|iH' celui tlii ii()\;iii rxlmic.
|,(> |)ill\iii;ir iccnil (Ir iKniiliii'ii'^cs lilircs i-.kIJi'ts ; rllc-^ ;i |i|t;i r;iis-cii I
■ iir lc-> cnii|ic-. Iiiiri/iml.ilcs ^ccl ionin'-i'^ |»,ii;illclciii('iil ;'i h'iir ;i\c cl |icii \ rnl
;tn* suivies sur une liiauilc (•Icuiliic à Ir.ivcis le |»ulviM;ir, le cli;itu|» de
\\'eruicUe, le sei;ineiil it'l ro-leiil iculiiire de l:i cnpsule iulerne, ju>()ue d;in>
.- c.iuclie> s,ii;i||;ile> iulerue el exjeriie du ^cL^iueul |>(i--l(''iieiir de l;i
(•(Uliouue liiNtuiUiiule. I u j^raud Monihrc de ces lild'es riulic'cs a|)|)ar- Conii<!xion,H<iui.iil-
'lieiiueut aux iinluiliniis nitlniiics dr ( i ml ioirl V(»y. |). G'i i, pl'ovieu rH'Ut ^"|'|î|^. ^.)ir,;|,ra|"''^|.'„
lu lidie occiitilal. el eu narl iculier de la zone visucdie et s'irradieiil dans l'animiier avr-r la
. , zono visuollc.
le», it'tiious iulerieure-- el uioM'uuedii pu I \ i ua r. (](»nime le slrutuni /oiKilc
du puhiuar el le> lilucs vciliealo du cliauip de \\ oniickc re(;oivenl soil
ilii'iMliMueul, soil par rinlci'iiK'diairc du coi'ps ^cnouilU' oxlorne, de nom-
(hiTUSOS lil)r«'s de la liaudidelle opiiipie. le |uil\iiiar se Irouvi' ainsi siliio
';\ la fois sur le Irajel des /ihrrs n'iiiurniu'S (!"' ncni'oiw visuel \ cl des fihrcs
(risnr//(-s corticales ou cenlrules \'i'' neurone r'nuel). Le pulvinar c(jiistiluo
en olVid avec le corps geniuiillé exlei ne el le lul)crcule quadrijumeau antd-
• riein* les centres visuels j/ri/nuires sous-corticaux ou ganglionnaires. Ses
libres dégénèrenl à la suile de lésions coi'ticaies ou sous-corlicales de la
>pl»ère visuelle (Voy. cas Courière, Bras, p. 188 et suiv.), ainsi qu'à 5
|la suit(> de lésions destructives de rap|)areil visn(d antérieur (rétine, ^
! nerf et liandelelle optique i. -
Dans la partie supérieure du pulvinar s'ii-radienl des libres ([ui j)rovi(Mi- î
|nenl de la face (>\lerne du lobe occipital, de la partie adjacente du lobe pa-
î riélo-l(Muporal el du precunens i Voy. p. 66). Mais le pulvinar reçoil en
; outi'e dans sa parlie inlV^rieure el i)Oslérieure le faisceau ternitoro-lhala-
\ miciue il' Arnold Voy. p. 13) qui provi(>iil du lobe lempoi'o-occipital, traverse
1 le segnuMil sous-lentieulaii'e de la capsule intei'ue et y croise le faisceau de
I Tiirck et le faisceau visuel central (radiations optiques de Gratiolct). Il ^
I résulte de cet entre-croisement que les régions inférieures du pulvinar \
dégénèrent, soil à la suile de lésions de la sphère visuelle corticale, soit
conséculiveiuenl aux b'sions d(^ la face infcro-externe du lobe temporal.
Corps genouillé externe (Ige, Fig. 12, 16, 24, ^'i, 28, /U), 47, coips genouiiié
y
externe.
282. '1%\, 312, :U.{ . — Le corps genouillé exierne est accolé à la face
inférieure du i)ulvinar et situé sur le prolongement de la bandelette
opliqne (Bu . LrolMudeuieul enclavé dans le pulvinar et la zone de Wer-
nicke '^^ . le corps geu(»uillé exierne est, en réalité, beaucou}) })Ius volu-
mineux que ne le fail prévoir son aspect extérieur.
Sur les coupes, il allecle la forme d'un cœur de carie à jouer, dont la son aspect.
ba>e regarde en haut, eu ari'ière el en dedans, dont les faces sont aub'-
ricMire (>l externe el doul le sommet, dirigé en avant, en bas et en
d(diors. se continue avec la baudcdelle opti(jue. Le corps genouillé externe
est env(doj)p('' d'une cap-ule di- libres médullaires d'inégale épaisseui' tM
prt'scule une >lruclure caracb'iistiqiu'. Il est formé de lamelles imbri-
tinicnncs.
366 A.NAT0M1I-: DES CE.NTRES NERVEI \.
Sa stiucturo la quécs , allcrnativemeiit grises ol blanches, qui décrivent une courbe à
concavité postéro-interne, d'autant plus accusée qu'elles sont plus péri-
phériques et plus voisines du sommet du corps genouillé externe. La base
Ses rapports. dc cc gangliou est en rapport avec la substance grise du pulvinar ( Fig. 313),
et dans les régions inférieures (Fig. 312 et 47, p. 69)avec le bras du tuber-
cule quadrijumeau antérieur (Br Qa) et le corps genouillé interne (Cgi i;
la face externe est recouverte par le champ triangulaire de Wernicke i W).
La face antérieure est tapissée par le bras du tubercule quadrijumeau
antérieur (Br Qa) (Fig. 47, p. 09) et par le segment postérieur de la /onc
réticulée (Zr) (Fig. 312) qui, s'insinuant entre le segment postérieur (Ci|»
et le segment rétro-lenticulaire de la capsule interne (^Girl), sépare le
faisceau de Tiirck des fibres de projection corticale qui pénètrent dans l^
pulvinar.
spsfonnoxionsrc- Le corps gcnouillé externe reçoit de la bandelette optique de nom-
breuses fibres rétiniennes qui sont superficielles ou profondes :
Les fibres superficielles passent les unes au-dessus, les autres au-des-
sous de ce ganglion, l'enchâssent dans une véritable capsule et l'entourent
d'une couche de fines fibres qui se colorent intensivement par l'héma-
toxyline et qui sont réunies en faisceaux très compacts séparés par des
fentes allongées. Elles sont en tous points semblables aux fibres de la ban-
delette optique avec lesquelles elles se continuent sans changement dc
direction. Ces libres émettent quelques collatérales, qui se ramifient autour
des cellules sous-jacentcs, puis se recourbent après un trajet plus ou
moins long, concourent à la formation des lames médullaires et se décom-
posent, ainsi que P. Ramon l'a signalé le premier (1891) et que Kolliker
l'a confirme (1895), en une superbe arborisation terminale très étendue
et formée de rameaux variqueux et extrêmement llexueux, qui se
mettent en relation avec un nombre considérable de cellules nerveuses
(Fig. 314 c, D).
Les l'ihrcs /)rofo/i(/fs traversent le corps genouillé externe et concourent
à former en grande partie les lamelles médullaires qui sillonnent ce
ganglion. Elles se terminent, de même que les fibres superficielles, j)ar de
larges arborisations qui entoui'enl h^s corps cellulaii'es et s'enlrelaccMit
avec les panaches protoplasmi(jues des cellules ganglionnaires du corps
genouillé externe.
Mais toutes les fibres rétiniennes, soit superficielles soit profondes, ne
se terminent pas dans le corps genouillé externe. In certain noml)re ne
font que traverser ce corps au(|uel elles abandonnent ([uehjues collatérales,
puis cnli(>iil dans la constitution du siralum zonalc du pulvinar (Strz), du
bras du tubercule (|uadi'ijumeau antérieur (BrOa^ ou des fibi't^s verticales
de la zone de Wernicke ^\\ ).Ces ilernières libres présentent la même dispo-
sition (jue celles de la bandeh^te optique; elles se réunissent en faisceaux
très compacts séparés par des fentes allongées et se terminent, comni(>
les fibres du corps genouillé externe, par de larges arborisations qui
enlacent les cellules du pulvinar. Le corps genouillé externe et le pul-
I. \ \(.i loN^ I M u \i (11! I M A r\ r,(»i <;iii': oi' i k.h i-:
;ir,7
III II- |-,.|,l('vriili'lil ilniir .1.' \ cilliiMi's ii(.\;iii\ I clin i Mil il \ |i(MII' 1rs |i|,fi'S
1,1 ii-lilir.
1,1's himclli's mi-^f-^ (lu r(ir|is f;('ii(iiiilli' rxlniii' cmiiI ini uni I dnix siriniiin- - .•llu-
lirlr- .l<' rcl I ii Ir- rt iidi.'c- |.;ir T.iil iilrri INSI . I'. l;;illl()ll IN'.KI ri siiih.iil n"rilr''.'xfornî'!' *'"'
^1,- I ,|i;i| ISM.. . cl (|iii -nul l'diii^iiic (IcN lilncs \i>iic||cs <lii (|cii\iciiic
mm^mm^%
Fir.. -U i. — l'arlie iniV'ricurt' lUi corps i;onouillé externe du cliat nouvoau-né.
Mt'-lhode de Golgi 'd'après 11. y Cajal).
,i. fibres optiiiiies pourvues dune arborisation terminale aplatie. — B, fibres optiques se
ramifiant dans rétaf.'e moyen. — C et D, fibres optiques pourvues d'une arborisation
terminale dense et pniftmde. — E, faisceau des voies optiques centrales. — F, fibres se con-
tinuant dans la liandelelle optiipie. — H, la partie inférieure du corps genouillé externe.
lUMii'oiic. Los unos. polilos, iniillij)()Iair('s, pyrifornios, trianjiulairos ou
rtdiléos. Si' coIorcMit inteiisivemonl par lo cariuin, cl sont pourvues de
deiulritos ramifiées et couvertes d'aspérités. Les autres, beaucoup plus
voluniiueuses, sont vésiculeuses et entourées d'un espace périccllulaire.
Leur noyau se colore intensivement par le carmin, tandis que leur proto-
plasma Pt''aj;it nnil vis-à-vis des i-éactil's colorants. Traitées par la méthode
<\r (ioliii. CCS cellules apparai>sent |)oui'vues de nombreuses dendriles,
orieiili-es pour la plii|)arl ditit'^ le -^eiis li'aiisversal. Le cvlindre-axe se
avec la zone visuelle
corticale
3G8 AXATOMIE DES CENTRES NEUVELX.
dirige également dans le sens transversal, pnis se recourbe, entre daii;
l'une des lamelles médullaires, émet quelques collat(''rales qui se rami
lient immédiatement entre les cellules avoisinantes, puis se continue ave(
.Ses comiexions uuc libre visuellc centrale. Les fibres visuelles centrales se réunissen
en fascicules, traversent la zone de Wernicke et la zone réticulée di
pulvinar, puis entrent dans le segment rétro-lenticulaire de la ca];
suie interne (Cirl) et la couche sagittale du lobe occipital. Elles m
rendent ensuite dans la zone visuellc corticale, c'est-à-dire dans 1(
eu ne us (Ça), le lobule lingual [L^], et plus particulièrement dans l'éciiit.
des deux lèvres de la scissure calcarine (K), puis se terminent par do:
arborisations libres dans le ruban de Vicq dWzi/r (VA) et autour des cel-
lules avoisinantes. Elles sont accompagnées j dans toute la longueur d(
leur trajet par des fibres de projection corticale (fibres cortico-genouillé?
externes) (voy. p. G7), qui nées des cellules de la zone visuelle corticah
s'arborisent dans le corps genouillé externe et le tubercule quadrijii
meaux antérieurs.
Les cellules du corps genouillé externe envoient dans la bandeletli
optique quelques rares cylindres-axes. Admises par v. Monakow, en S(
basant sur les résultats fournis par l'anatomie expérimentale, l'existence
de ces libres, dont la fonction est inconnue, a été confirmée par Cajal c
V. Gohuchten, Kolliker. Pour KoUiker, elles appartiendraient au systènK
de la commissure de Gudden; pour (lajal, elles se termineraient par de:
ai'borisalions libres dans les couches profondes d(> la rétine (Voy. ner
optique, p. 42,")).
Chez te chat, le chien, la laupe, etc., — animaux chez lesquels le pulvinar es( rudi-
mentaire, — le corps genouillé externe preml un développement considérable e
occupe une situation beaucoup plus dorsale que chez les primates, et en particulier che;
l'homme. Chez ces animaux, les libres visuelles centrales divisent le corps genouilli
externe en deux noyaux : l'un, dor^nl ou supérieur, reçoit les libres réiinienues
ainsi que v. Monakow l'a moniré; l'autre, inférieur ou ventral, plus volumineux, pi
connexion surtout avec les fibres visuelles corticales (v. Monakow), serait, d'après ïar-
tul'erl, Ganser, etc., l'homologue du corps genouillé externe de l'homme. Ce noyai
ventral comprend, d'après v. Monakow, quatre noyaux accessoires en connexion avei
des territoires corticaux dislincls.
inlorno
Corps K'^noiiiu. Copps genouillé interne ((Igi, Fig.l2, 16,2i, 2:1,28, 47,48, 2115, 312
813). — Le corps genouillé interne est profondément enclavé dans I;
couche opli(|ue, et quoi([iie plus volumineux que le corps genouill»
cxleriic il l'orme à la l'ace inrérieui'e du pulvinar une sailli(> beaucou]
Ses rapports. moins accuséc quc Celle (le cc (lerii icT. Il est situé à la j)aiiie poslérieuri
de la calotte du pédoncule cérébral el sui' les coupes liori/oniales (Fig. 28
p. i3 et 47, p. Oïl), apparaît aux confins des régions lhalauiiqu(> el sous-
thalamique. Il se présente sous i'asj)eet d'un noyau allongé ilans le s(M1
transversal, compris entre le tubercub» (|uadrijumeau antérieur (Qa e
le corps genouillé exlerne ((^ge), et enclavé entre les bras des tubercule:
quadrijiimeaux antérieur cl postérieur (HrQa, HrQp). Le bras du lu lier
(. \ .N(. I m \ s I \ I u A ( m; I II \ i \ ; mim ii i, d r i mh i;. :iii'.t
cul"' i|ii;Hlri iniii'Mii .mli'iiciir l!i(J.i le M''|i;iir en .nricir ilii |)ii I \ iii;ir, le
bras (lu lu liciculr (|u:i(li'iiiiini>aii |Mi^|(-riciii' 'lîf<j|i le liiiiilr rn ,i\;iiil ri
lo sônait' ili' l.i |i;irlii' iiilV-rii'iiic un \ i-iilf.ilr «lu ri()\; \lciiic du lli;i-
lamiis (Nr , <'l «'Il ji.ii In iilicr (In liiiNCiMii I li;i hirn i(| ih' iIi' l''<»irl (l'Ili , du
noNiiu >Mniilnn;iirc de lin lisi-;; (iNh') cl dr lii i(''^i(»li du iiihiUi de lUîil flM--
Mi;iii I ru Uni l'ii;. i". j». (i!> l't l'ij:. 'A\'2 . l'Iu-^ \r.[<, ;ni\ coiiliiis d(î la calollc
du ptMJoMciilc ct'-it'l)!;!! l'it;. li'i, |t. .')'i . lnr>>(|U(' le cdips ;j,('n()iiill('' inlcnic
iinparail IIImc à ri'xlciii'ui-, le lu;i-> du lulicnulc (|u;idri|uim';ni poslrriruc
(Hl'Up'' !•' si'ijarc CM a\anl du ruliau de licil fuc-dian liiu. l'ij^. '.>\',\).
\a' corps i:cu(Uiillc iulcruc csl di'pourvu Ai' lauics uK'dullaircs ; sa l'acc!
i libre nu posIt'i'o-iiilV'iicurc csl rccouNcilc d'une niiiice couche di- liltr<'S
r /oniilcs (jui apparlieuucnl eu jiarlie au hia- du lulteiciile (|iiadrijutneau
'antérieur. Sa lac*' |)roi"oude cl adhci'cule recjoil du bras du lul)er(;ulc (jua-
' (irijuincau posleiieur — aux couliu>^ de la calotte pc'donculairc — do iiom-
hrcuv fascicules de libr«'s radiées (|ui s'ii-radieul dans sou intérieur (Fi^. 48,
p. 71 [\ . radiations cortico-iicnouillées interiu's, p. 70;. Sa partie antérieure
\ onfin alVcMte de simples ra|)ports de voisinage avec la branche interne de
( la bambdelle oplit|uc. Ou >ail aujourdhui <|ue le corps gcnouillé interne
u'apparlicnl jtas au système visuel et (|ue les lijjres de la branche interne
de la baud(d<dl(> opti(jue (jui le côtoient appartiennent au bras du tuber- j
I cule quadrijumeau antérieur (Voy. Nerf optique, p. ilD).
I Les cellules nerveuses du corps genouillé interne sont analogues à celles sosconmxionsror-
du corps gcnouillé externe. Elles sont volumineuses, multipolaires, étoi- ^"^^''**
[ lées, pourvues de dendrites ramiliées et couvertes d'épines, et sont situées
j au sein il'une substance fondamentale finement granuleuse. Leurs
I i-ylindres-axcs se rtMinissent pour former des fascicules radiés, légèrement
I onduleux, (|ui traversent le corps genouilb'' intei-ne, se portent en dehors,
I passent en avant du corps genouillé externe, traversent, avec le faisceau (
de Tiirck i FT , la partie jiostérieui'e du segment postérieur de la cap- ^
suie intiM'ue Fig. :2Î(.-) . puis entrent dans le segment sous-lenticulair'e i
(Cisl) «le celle cap>ule. cl (lan> la couronne rayonnante] du lobe tem-
poral et se terminent linalement dans la sphère corticale auditive, et en
particulier dans l'écorcc de la picmière circonvolution temporale (T,). De
celle même région corticale parlent des fibres de projection corticale (|ui
■se terminent librement dan-- le c(U'ps genouilb' interne [radia/ions ror-
trrn-rii'H()UiUrp>i iiiffnu's^ p. "(I .
Par l'intermédiaire du bras du Inliercule <|uadiijumeau j)osl(''rieur, le ses connexions
rorps genouilb'. inlcme e.l en connexion avec le ruban .le Heil latéral :'I,7ttl%flo°"riban
' Hl . faisceau auditif pai' excellence, cpii le r.die aux cenires auditifs ''« R<^'"a'»^«-ai.
4>ulbo-protubt''ranlieU.
CONNEXIONS DE LA COUCHE OPTIQUE
Les connexions du ihalamiis sont multiples et complexes. Située i.« connexions
entre le tronc encc-phalique et le cerveau antérieur, la couche optique "ôS ol.ti.,,!c. '"
represenle en ell'el une vi-rilable >lalion inleruK'diaire (|ui csl reliée par
T..MK II. 24
1
370 ANATOMIE DKS CENTIIES NERVEUX.
de nombreuses libres ù la corticalité crrébralc, au corps strié, au ccrvclrt
et au tronc encéphalique , et qui est en connexion avec la plupart des
systèmes scnsitiro-sensoriels. Par la partie ventrale du iioyau externe et
le centre médian de Luiys, elle reçoit le ruban de Reil médian; par le co/yys
qenouiUc externe et le pulvinar, elle entre en connexion avec la bandelette
optique; par le corps genouillé interne, elle reçoit le neurone auditif cor-
tical ; le faisceau de Vicq d'Azyr, le tœnia semi-circularis et le ganglion
de thabenula, assurent ses connexions avec les régions antérieures et
postérieures du rhinencéphale .
Les connexions du thalamus avec la corticalité cérébrale et avec lo
corps strié s'établissent surtout par l'intermédiaire des fibres radiées,
tandis que le dense feutrage de fibres qui occupe toute la couche ventrale
du thalamus assure les connexions de ce ganglion avec le cervelet et lo
tronc encéphalique.
Connexions avec 1. Connexlons de la couche optique avec la corticalité cérébrale. —
îrraie"'^*"^*''**' '^'^^'^ L'uniou si intime do la couche optique avec la corticalité cérébrale (Voy.
Dégénérescences secondaires, p. 91 et suiv.)s'elïectue non seulement par
les innombrables fibres de projection que la corticalité cérébrale envoie à
la couche optique (p. 57), mais encore par de nombreuses fibres thalamo-
corticalcs qui, prenant leur origine dans les cellules des divers noyaux du
thalamus, en particulier dans le noyau externe, le pulvinar, les corps
genouillés interne et externe, se terminent dans l'écorce cérébrale et
suivent en sens inverse le trajet des fibres cortico-thalamiques. La cou-
ronne rayonnante du thalamus contient donc à la fois des fibres corti-
cifugcs et des fibres corticipètes. Mais le nombre et la proportion respective
de ces deux variétés de fibres sont encore discutés.
La plupart des auteurs (Meynert, Flechsig [avant 189i], Bechterew.
Ldinger) considèrent la couronne rayonnante du thalamus comme consti-
tuée surtout pai' des fibres cortico-thalamiques, v. INIonakow, par contre.
admet qu'elle comprend surtout des fibres thalamo-corticales; v. Kol-
liker , adoptant un terme moyen, soutient que le pulvinar et le corps
genouillé externe, c'est-à-dire les ganglions centraux de la vision, con-
lienneul surtout des fibres thalamo-corticales, tandis que les autres
noyaux, en particuli(>r le noyau externe, ne recevraieul que des libres
cortico-thalamiques.
I*]ii réalité, il nous semble que les libi-es cortico-tlialaniicjues (>t tlialanio-
corticales soni à peu près égalenieul i'é|tiulies dans les dillerents pédon-
cules de la couronne rayonnante du tli;il;imus.
Los fiiircs (oni.n- L'cxisteuce des fibres cortico-thalamiques est bien mise en évidence
ihaianiKnios. ^^^j. l'j'.jmjç, ^\^,^ dégénérescences secondaires consécutives aux lésions cor-
ticales de date récente étudiées par la méthode de Marchi.
.Ius(|ii'i(i, v\\ ('(Ifl, (111 a suiliHil «'liuiii' il's cas de li'sions cdilicalcs aiiciciim's par Ic-
inélliodcs (le Wciiçcil-I'aj, ou par le carniiii. Of, si cos nirlliodcs nous ont appris qui'
la couclio op(i<iiic osl en rapport avec récoro(> enlière de chaque liémisplièie iuiis(|u'uno
(. A N(.i llt^•^ I M'it \(;ititTi(; \r \ : (.'Il cm; iti'iinii: :!7i
I loii iriliii- |i;iilii- i|iii|rii|ii|iii- lit' ci'llf (M'itiif nlriilil >iii |i- lli.il.iiiiii^, >i l'Ilr^ iimi^
ni nii'iiln' •'•«.ili'iiiriil i|iif cfil.iiiifs rt'u'io"*" <l'' !■' ' "i lii-.ilili' muiI cm i.i|i|mil> |i|ii^ in
iiiiii's i|iii' il'aulrt'S avec cfrliiini"» |t.iilii'>> dilri minir^ ilii tli,il,iiiiii-~, |i;ii runli.- r||c>
II . I.ll>li>-t'lll |>a«< ll'lllH' m.lllii'-l (• ,ll>>M>|l||IH'llt |irii|i,lll(r l'rxi-li'lKi' dr liliMs .'lll.llll ili' la
I .'1 liiMlilt' au llialaimi>. l'.ii dli'l, il.nis loiili' li'-imi mi licilc un jnii anriiinir, j.i i|i';^('--
(iH-iTsct'iirc n'-lroitrailt' cxi^lc, cl relie dciiiicrc >r |ii<n|iiil ir,iiil,iiil |)|n> vile el d'aiilanl
jplus loiuplèleiiieiil i|ue le iieuidlie esl |dlisniiiil. (li |r (lajcl des iir-iirories crtrlii^ij-
I thalainiipies es! peu T'Ieiidu, el pailaiil, la di-yi'iii'i c^i ciicc m'I i niii .idc d.- i es neurones
est assez vile consliluée. Si la nii'llinde de Mai rlii, inènir ini^iin'uii r.ip|ili(|uc à l'étude
.1.- cas 1res ii'ccnl>. ne peiincl \>:\^ l(iujnui-> d'i'liniiiiii iiiMi|ili'l"iiMiilla dégénérescence
relrourade, elle dduue (•cpendaul des n'-suilals licaucnup plus prohaiils quaul au sons
|df la dé'm'uéicscenre. Nous l'avons appliipiée dans idiisieuis cas el nous avons [lu cou-
slnter (lu'à la suite de li'sions corticales n'ceiiles la déiii'ui'rescence occupe non seule-
moul les /l'/icfs nuliccs ilu thalamus, mais encore loule la substance (jrise de ce ganglion
qui est piiiueté de grains noirs de dimensions variées.
Si la lésion corlicale est étendue, si elle occupe le Iidio pariétal et sectionne la sub-
stance lilauclie des circonvolutions rolandi(iues cas Hilaire, Fig. 28G p. 313) la dégéné-
rescence occupe, dans la région liialamiiiue dorsale ou supérieure, les noyaux externe
(Ne\ interne ['Si), antérieur (Na) et la zone réticulée (Zr; ; dans les régions thalainiijues
moyennes el inférieures la dégénérescence se cantonne dans le pulvinar (Pulj, la partie
ventrnlc du noi/au externe, le centre médian de Luys (Nm), et occupe plus particulière-
ment la région du ruban de Heil médian (rgRm) et celle du faisceau thalamique de Forel
iFlhi. Klle peut être suivit» jusque dans la partie externe de la capsule du noyau rouge
< (('.NRi, mais elle ne s'élenJ ni au ruban de liril médian (Km) dans la région pédoncu-
j laire supé-rieure. ni au pédoncule cérébelleux supérieur (Pcs). Ces deux faisceaux qui se
terminent par tle nombreustîs libres dans le thalamus ne sont donc pas, contrairement
à l'opinion de Flechsig et Hijsel, en connexion directe avec la corticalité cérébrale par
l'intermédiaire de fibres passant par la couche optique. Si ces faisceaux diminuent de
\ volume à la suite de lésions corticales anciennes ou remontant à l'enfance (cas Pradel,
) p. 100, casRivaud, p. lol\ il s'agit dans ces cas d'une atrophie indirecte, rétrograde el
. iliminuant de liant en bas, du thalamus aux noyaux des cordons de GoU el de IJurdacli.
Mais cette diminution de volume tient encore à la dégénérescence descendante des libres
I aberrantes [pes lemnisrus superficiel, pes lemniscus profond, etc.) que la voie pédonculaire
[ envoie au ruban de Reil dans la région pédonculo-protubérantielle et qui abandonnent à
> tlifférenfes hauteurs du bulbe le ruban de Ileil médian i)our rentrer dans la conslitulion
I tle la pyramide bulbaire.
Dans les lésions capsulaires qui sectionnent les segments postérieur (Cip) et rétro-lenti-
culaire (Cirl; de la capsule interne et qui, empiétant sur le thalamus, intéressent plus
I particulièrement la partie ventrale du noyau externe et le centre médian de Luys etdétrui-
1 sent par conséquent un nombre plus ou moins considérable des fibres terminales du
I ruban de Ileil médian et du pi'-doncule ci'-rébelleux inft'rieur : dans ces cas, disons-nous,
ttu observe constamment une diminution de volume du ruban de Reil médian, une atro-
phie indirecte, rétrograde, cellulipéte, qui diminue de haut en bas (cas Carré, p. 179,
cas Lavigne, p. 180). Dans les lésions récentes de la couche optique traitées par la
méthode do Marchi. ou ne constate dans la région sous-optique et pédonculaire sujié-
rieure qu'une dégénérescence très légère quoitiue manifeste du ruban de Reil médian,
renforcée dans les régions protubérantielles par la dégénérescence du pes lemniscus.
I/cxislt'ucc (lo fibres thalamo-corticales (>sl dillicilo à démontrer j)ai' i.cs li^n-s uiaïa-
1 élude des dégénérescences secondaires.
Dans les lésions sous-corticales de la région rolandique ou dans celles qui section-
nent les coupes sagittales du lobe occipilo-temporal en un point plus ou moins rap-
proché du segment rétro-lenticulaire dt> la capsule interne, on observe dans les cas
iiio-corticalos.
372 A.NATUMIE DES CENTRES NERVEUX.
anciens une dégénérescence au-dessous et au-dessus de la lésion, à savoir une atrophie
plus ou moins étendue du thalamus et une atrophie des libres et des cellules dans la
partie correspondante de l'écorce. Mais ici encore, du fait de la dégénérescence rétro-
grade, on ne peut considérer comme thalamo-corticales toutes les fibres dégénérées au-
dessus du foyer primitif. L'élude de lésions sous-corticales rccenta^ pratiquée à l'aide
de la métliode de Marchi donne des résultats plus positifs, mais qui, pas plus que dans
les lésions corticales, ne sont absolument certains.
Pour résoudre cette question de l'existence et du nombre des fibres
thalamo-corticales il faut employer d'autres procédés et étudier certaines
malformations tératologiques. Or l'existence de ces fibres est démontrée,
à l'état de pureté pour ainsi dire, par nos doux cas d'hydrocéphalie congé-
nitale avec malformation cérébrale (cas Longery, Richard^.
Dans l'un des cas (cas Longery, p. 187, Fig. 197 à 212), l'écorce et partant son sys-
tème de fibres de projection faisaient complètement défaut; dans l'autre (cas Richard,
p. 198, Fig. 21.3 à 231), l'écorce était développée en partie, mais par suite de l'absence
de soudure du manteau cérébral aux corps opto-striés, le système des fibres de projec-
tion ne pouvait arriver au segment postérieur de la capsule interne.
Dans les deux cas, il existe dans le thalamus de nombreuses fibres radiées qui s'en-
chevêtrent au niveau de la zone réticulée (Fig. 315 et 316) puis remontent dans la capsule
interne en fascicules serrés et parallèles, elles passent d'abord entre le thalamus et le
globus pallidus, puis entre le noyau caudé et le putamen, et se terminent sur la coupe
en s'épaiiouissant dans la substance grise très épaisse située au-dessous de l'épendyrae'
ventriculaire. Ces libres ne peuvent être que des fibres thalamo-corticales, des fibres
d'origine thalamique, qui, nées des cellules de la couche optique, se dirigent vers la corti-
calité qu'elles n'ont pu atteindre par suite même de la malformation cérébrale.
connexionsavccio 2. ConnexioRS de la couche optique avec le corps strié. — Les con-
cori);, strie. ncxious dc la couclic optique avec le corps strié ont été étudiées, p. Slo.
Elles s'effectuent dans les deux sens, la couche optique recevant du corps
strié des fibres thalomopétos^ de môme qu'elle lui envoie des fibres llia-
lamofuges. Quelle que soit la direction de ces fibres, elles suivent toutes le
trajet des radiations strio-thalamiques et des radiations strio-sous-thala-
miques et participent par conséquent à la constitution du faisceau lenticu-
laire de Forci et de l'anse lenticulaire. Elles déi;énérenl soit à la suite de
lésions du c()ri)s strié (Cas Ronse, |). '{'{0, Fi^. 29() à .'{01 ), soit conséculi-
venieiit à une lésion liiaiamicjiic (Cas Gardette, p. 3.'{(), Fii;-. 302 à 309).
conn.xioiisavrcic 3, Connexions de la couche optique avec le rhombencéphale et le cer
.hoit.t,.n...i,hah-. }/Qa\i moyen. — \m couche opiique envoie peu de libres daus le rhom-
bencéphale. mais elle eu reçoit })ar conlre un dès i;rau(l nombre, qu;
I abordeut par riulertuédiaire du /aiscca/t thdhnnit/ur de Fon'l, des; radia-
lions dc 1(1 calollc, dc la 7'c(/io)i du ndxin de HcH 7)icdi<nt, sii'radieul dai^
toute la région ventrale du llialauius située en avant du pulvinar et \
forment le dense fcutraj^e de libres si caractéristique dc cette région
Le faisceau thalamique dc Forci (Flh), qui n'est autre que la partie
antérieure delà capsule du noyau rouge, s'irradie dans la partie anlérieinv
et moyenne du thalamus. Les radiations de la calotte (UC) se délacheii
dc la partie externe de la capsule du noyau rouge sous forme dc gro/
(.VM.IIONS IM H \(.n|; I K; AI \ : Ctil Cil i; ( 1 1' 1 I (.1 1,' K, 371
r,l>Clflllf-- nlhlllIrilV i|lll ^c |Hil|i|ll l'Il ll.llll ri m (li'llnl--. cl ;i 1 11 1 l'i I r 1 1 1 |i'
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Fii;. 31!» cl 3ir>. — l.rs liltn's tliahiino-corlicalc-^ ilfs semnonis anli'rii'Ui' ri poslrriour de
la capsuli- iiilonit' dans un cas d'agént-sie du iiiaiilcau ct'icbral. (Voy. Cas Longery,
1». 18f., Kii;. 107 à 212.)
Ilialaniiis on arrière du faisceau tluilauiiciuo do Forol. La région du
nilinn ilf Rril ntrilian (l'ifHni i ooni[)ii'n(l cnlin co donso foutrage de fibres
374 AXATO.MIE DES CENTRES NERVEIX.
Elles scHecimnit sitiié il la ptirlic posléi'ïcui'e et ventrale du noyau externe du thalamus
iami(L*deFo*rei*'ios ^t qui cntourB le Centre médian de Luys en arrière, en bas et en dehors.
radiations de la ca- Qgg trois faisceaux ue sout pas coustitucs par une seule et même caté-
lui.an de Rcii nio- gorle dc fibres, mais comprennent des fibres du pédoncule cérébelleii.r
'''^"' supérieur, des fibres du noyau rouge, des fibres longitudinales de la for-
mation réticulée dc la calotte, des fibres du ruban de Reil médian. L'élude
des dégénérescences secondaires à l'aide des méthodes de Weigert et de
et relient le thaia- Marclii moutrc quc le ruban de Reil médian forme la majorité des libres
mus: aux noyaux des j ^ réuiou du rubau dc Rcil médian, qu'il se termine surtout dans la
cordons postérieurs vj »- i" '^ «^ î^ ^ '1
croisés par Tinter- partie postéricurc et ventrale du noyau externe en avant du pulvinar et
médiaire du ruban ^ ^ i-it -"^vi • tii^i i
de Reil médian; daus Ic ccntrc mcdiau de Luys, mais qu il envoie en outre des nbres dans
les parties supérieures du noyau externe du thalamus. — Il assure ainsi
les connexions de la couche optique avec les noyaux des cordons de GoU
et de Burdach du côté opposé, et par leur intermédiaire avec les cordons
postérieurs croisés de la moelle épinière.
à l'olive cérébei- Lc pédonculc cérébellcux supérieur participe à la l'ormation du faisceau
lphrrc*'^éréieii™x thalamiquc de Forel, des radiations de la calotte et dc la région du ruban
croisés par Tinter- ^ç. pjg^ médian. 11 s'IiTadic principalement dans toute la hauteur du noyau
médiaire du pédon- ' , '^ . *^ .
cuie eéréi.eiieux su- extemc ct dcs lamcs médullaires externe et interne du thalamus, envoie
^ ^^^^^' quelques fibres dans la partie postérieure du noyau interne et dans le centre
médian dc Luys et établit les connexions de ces régions avec V hémisphère
cérébelleux croisé, en particulier avec l'olive cérébelleuse.
aux noyaux rouf,'es Lcs librcs du noijau rougc et celles de \n formation réticulée de la calotte
tictié'^homùSrai'o' entrent surtout dans hi coiistitulioii du faisceau thalamique et des radiations
et croisée. jg }a calottc ct établissent des connexions très intimes entre la couche
optique, le noyau rougc ct la substance grise dc la formation rélicuKW».
Le complexus de libres qui relie le rhombencéphale à la couche opti-
que, contient surtout des fibres ascendantes, afférentes, thalamopètes, des
libres se terminant dans la couche optique ; il contient néanmoins un
petit nombre (\q fibres e/férc/itrs, thalamofuges , qui, prenant naissance
dans les cellules du thalamus, empruntent plus particulièrement le trajet
du faisceau thaiai!îi<|ii(' de l'orel et des radiations (h> hi calotte. Le pédon-
cule cérébelleux siipéiMeur, le noyau rouge et sa capsule de fibres, la for-
mation réticulée de la calotte, contienncMit donc un certain nombre de
libres descendantes dont l'existence est déinonlrée par l'étude des dégé-
n(''rescences cons('ciitives aux lésions du llnilaïuus et traitées à laide de
la méthode de Marchi ( Voy. cas Gardette, l'ig. .'{02 à .'U)9 p. XiS). Mais
ces fibres sont en généial des fibres à court trajet. Le ruban de Reil
médian paiait de même contenir (juehiues rares fibres descendantes d'ori-
gine thalami(|ue, mais leur nombre est iusignitinnt lorsqu'on le comjiare
à ccdui (les lihi'es ascendantes ou terminales.
l*ar les corps genonillés interne et externe et |>;ir le pulvinar. la couche
Connexions do la o[)ti(|ue eiitrc (Ml ()utr(î (Ml counexiou av(>c le cerveau moyen. Le bras du
l'^ZrxclT'mnycn!''^ tuberculc (j uadrij unieau postérieur ^HrOpi relie le corj)s g^Miouillé interne
au tubercule quadrijumean postérieur cl. p;ii' son intiM médiaire, ;ni ruhan
(..V N LIIONS IM 11 VCiilMIC \r\ : COI CM 1! o PI' I (,i i ' i:.
:»;:»
|ii»sl(Ticiirc
Situation et trajet
(lo la conmiissiiro
postérieure.
Kcil l;ilt'r;il l'I ;ni\ cnilii'^ .nnliliU pi iiii:iirr^_ |,c hi<is du Inlim nh- (ju>i- p't i<-h Jirnt .lo»
I I . , , , , , ■ H|I.<T. uli'H <|iia<lrijii
lllinriin iiniri iriir Itnil le <ii||is m'iKUllIir rxlcnic ;ill lllhrrcillc (|li;i(lll- i,„.„iix ani.-ririir n
iiKMII .illli'liriir . cl |i;il' l'i il Icnih'il i.i i li' ilr cri ;iiii;is ^;i n t;| ii m ii;i i |c |;i l'""'"''""'":
iiclic ii|ili(|iic cnlrc iiiilii'cciciiiciil en ((iiiiicxioii :i\c(- la liiriiiaiiiiii
I ilicillcc (le la (mIoIIi' lu mii il.i Iim a le cl c|■()i-^cc cl ;i\cc les iii>\;iil\ (lc>
iicil- iiii>|ciir-> (je licil. \'u\ . III' [larlic. {''(Uiiial imi n'-l iciili-c, ciil rc-civti-
-cmciit i|in-s;il (le la calolle de McNiicrI.i
Hua ni aux en une \i on s il II |)iil\ iiiar a vcc lii forma lion l'élicnlf'c elles soril
cini'M'C'- l't ■^('lle(•| lient \)\\v \\\ rnunnissurr jin'^lrririirf .'>\\\\i'v \\ la liniileilcs [..ir la <(»inriiissiire
I cr\eaii\ iiili'iinctl ia ire cl iiiii\cii, daii^ la laine ie|ili(''e (|iii iinil Ic^ liiher-
culfs (|iiadriimiii'an\ à la -landi' pineale. la commissure postérieure cop
l'ail saillie dan- ra(|iicdiic de Sylvins
I ij^'. .'{j 7 . rétri'cil >ai'a\iir' iiiiinediale-
meiit en a\aiil de von emhoiicluire dans
K> '.V' Ncnlrit nie el ini|)rim(' à la hase du
triangle sous-pineal une sliialion liaiis-
vcrsalc Irrs inaiiiresle V'v^. X\^d). C'est
un faisceau volimiiiieux. formé par une
série dciiros fascicules Irausversaux, (|iii
rcnn'senlenl dan> leur eiiseiiild(> iiiie ,, ., , _ '. ,. .
' liii..lli. — -La cuirniii-siue polcriciue
série de puillit'i-e à C(.iivexilé antérieure ^^ i^ commii^sun- iiKerliahoimlaire
ot inférieure, très épaisse à sa partie ceu- vues sur une coupe sai;itlale passaul,
I traie, mince à ses horils. Les fascicules l'in' !'■ tui.ercule (luadrijumeau aiité-
\\x\ l.ord supérieur s'elTilent et s'amiii- licur .■( la tçlaiule pinéale.
,1 II ..... ,1 An, aqueduc de Sylvins. — cUi, coin-
fissent dans la lame mlerieure de la „,i,;;„,e inteihabenulairo. - cop, com-
Jilande piuéale ;Gp, Fig. 317), au-des- missure postérieure. — rp, couche
1 ,. ,. , • • 1 I r • 1 iirolunde des libres du tubercule fiua-
«.onsd.i diveihculc pin. -al; les fascicules ,,,.ij„„ieau antérieur. - Cp. Irlande pi-
du liord inférieur S(> continuent sans néale. — Qa, tubercule quadrijumeau
I- 11- 1- 1. 1 1 antérieur. — rsp , divcrticule siis-ni-
hiiued.Mlemarcation nette avec la couche „,.,i._ sv, substance grise centrale.
des libres profondes (cp) du lulieicule
(|uadrijumeau antérieur (Qa . (iette disposition très manifeste sur les
coupes saiiitlales ,1'iii'. 'U7"; e\pli(|ue pour([uoi sur certaines coupes hori-
zontales ol)li([ues l"iu. .'!2(l cl '.Vl\ , T. I " i qui sectionnent les deux lames
di- la j;oullière. la commissure postérieure se présente sous l'aspect de
deux faisceaux jiarallèles séparés l'un de l'autre soit ])ar la substance
i;rise de ra.incdiic de Sylvius. soit par le sillon sous-pinéal.
\a<- libres de la commissure posti-rieure sont transversales et paral-
lèles \\\\\\< leur partie moyenne, située en arrière el au-dessus de ra(|ueduc
de Sylvius; de tdia(|ue ccMé (dles divergent : les unes se portant en dehors
el en arrière dan«- le hiberciile ([iiadi'ijniueau antérieur et la couche
optique pnlvinar el partie postérieure des noyaux externe et interne
du thalamus . formant la partie dorstile ib^ la commissure: les autres
s'intlétdiissent en avant, contournent les parties latérales de l'aque-
duc de Sylvius el entrcMit dans la constitution de la partie postérieure
tle la calotte |MMlonculaire jinrlir rmlralo de la rom//iis\ifrf' pos/éricure).
Ses parties dorsale
et ventrale.
37G AXATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
Malgré son volume on ne connaît encore que peu de chose sur les
lieux d'origine et les lieux de terminaison de la commissure postérieure;
ses fibres paraissent être de court trajet, car leur dégénérescence ne
peut guère être suivie '^méthode de Marchi) au delà de la région des
tubercules quadrijumeaux antérieurs et de la partie adjacente de la
couche optique et de la calotte pédonculaire.
En pratiquant chez le chat l'ablation unilatérale des tubercules qua-
drijumeaux, Boyce dit avoir suivi la dégénérescence de la commissure pos-
térieure dans le bras du tubercule quadrijumeau antérieur, puis à travers
le thalamus jusque dans la capsule interne. Cet auteur est ainsi conduit
à admettre que certaines libres de la commissure postérieure, entrent en
connexion avec la corticalité cérébrale, hypothèse émise déjà par Darks-
chewitch et Dechtcrew et étayée sur la myélogénèse très précoce des
fibres du segment dorsal de la commissure postérieure. D'après Boyce,
ces fibres corticales dégénéreraient à la suite d'ablation du tiers anté-
rieur de l'hémisphère cérébral ; d'après Bechterew. consécutivement à
l'ablation du lobe temporal (zone auditive, du chien, méthode de Marchi)
avec lésion concomitante des voies optiques. — D'après Bechterew la
commissure postérieure dégénérerait en outre à la suite de lésions de la
circonvolution du corps calleux; les fibres dégénérées suivraient dans
ce cas la voie du fornix longus, du taenia thalami et des pédoncules
de la glande pinéale. Nos recherches personnelles et celles de V.
Monakow démontrent, contrairement à l'opinion de Darkschewitch.
La commissure Bcchtcrew ct Boycc, que chez Vhommv la commissure postérieure ne
^ l^s'ï'TlL°^l^la reçoit pas de fibres de la corticalité cérébrale et partant qu'elle ne dégé-
. orticaiitc cort-i-raic. jj^j.g p^^ à ].^ suitc dc lésious dc la corticalité frontale, rolaudique ou
pariéto-temporo-occipitale. Dans les cas de dégénérescence du bras du
tubercule quadrijumeau antérieur consécutive à une lésion du faisceau
visuel intracérébral (méthode de Marchi), nous n'avons januiis vu la
dégénérescence s'étendre à la commissure poslérieure. Dans les cas do
dégénérescence du taenia thalami consécutive à des lésions ciu'ticales ou
sous-corticales, nous avons \n\ suivre les fibres dégénérées dans le gan-
glion de l'habenula, la commissure interhabenulaire et le ganglion do
l'habenula du coté croisé (l'ig. 320), mais la commissure postérieure
était toujours respectée dans ces cas.
A notre avis, la commissure postérieure ne dégénère que dans lo-
lésions qui détruisent ou sectionnent le pulvinar et la partie adjacente du
noyau externe du thalamus. Dans ces cas les fibivs dégénérées de la com-
missure postérieure ixmivciiI èlre suivies (Méthode de Marchi), en partie
dans le j)ulviuai" du cùb' opposé el la i)arlie adjacente du noyau externo
(lu llialamus, représentant ainsi une vérihible commissure inlerthala-
mi(|ue; (Mi partie dans la coucIk^ profonde du lubercub» ([uailrijumeau
;inlérieur et dans la formai ion réticulée, en avant el en dtdiorsdu faisceau
longitudiiuil postérieur.
Malgré les connexions si nombreuses de la couche optitjue avec h
I
(, \M.I hiN'» IM I! \< Mil I II \ I \ : (itl (.111. ni' I lui |; 377
1 li(iml>('iicc|»liiili' cl le (Il \ (Mil iii(i\ (II, en |.;ii lieu lier ;i\ ce |.i Im mai ion rr'-li- \,„ coucIk» opti.jun
,ul,c.|.. la rai. (Ile Ik-iik dalci a le ri en .1 ^«•c. iKdi^ ne saxcM^rn rralilr. ni ;;,:::::;;^';:''î^;''l!i
,|,' niirllo (•(•Illll("> ltn>\ icillicill cc^ lilil-c^, lli (laii-> (|llc||c-> tiiassr-> ;^l'isns l'"'"' ''" ["'"lonciilc
I ... . . , . ■ •■•r<'iirnl.
l'Ile- \(iiil ^c Icrm I lier. Idiil (ilisciircs (|ii clic-, "-oiciil // r\/ iiraiiiiKiin^
rhiiii nur ( v\ I nmir.i mus s rtdhlissriil unniiiniinil par In rr>/ioii ilr In
ilnlli'. Nos rtM'IuM'clics . liasiM's s III' l'i'linlc des (I(''|4(''ih''I(">(i'Ii<('s sr((tii(laiirs
cl >iir Icliiilc (le ccilMiiic^ anomalies d V'\ oliil imi ilii maiilcaii (■i''n''lii'al
(Iciuoiiii'ciil CM cllcl (|iic l;i concile o|)li(|iie nCiiNoic aiicinie lilnc (laii> le
picil (lu |)e(loiiciile c»'M(''I)r;il el (iiielle lien i(M;oil aiiciine.
i. Connexions du thalamus avec la bandelette optique Voy. Nerf connexions avor in
,,,, , , . ,1 ri- I 'Il norf oniiquo.
o|tli(|ue, I». il.' . 1-e piihiiiai' el le c(ii|)s ^cnonille exieriie represcuilcnl
les cenlre-- i;ani;lioiinaires priniaiics on inférieurs de rap|)aroil visuel
inlia-cerclual. Ils recoivcnl les arhoi'isalions lerniinales des neurones
xi^nids corlicanx. (''inellenl des libres qui s'arboriseni dans la zonn
\isiielle corticale el r(>coi\(>nl les arboi-isalions lerniinales du norl' opli((ne.
La coiiclie oplii|iie l'epi'i'senlc en ell'el un relais ^anj;lionnai re iin|)oitant
des \()ies \i>uelles.
o. Connexions du thalamus avec le rhinencéphale. — Ces connexions connexions avec
, 1 , 1 11 •'! I !• 1 •'■ rliinoncf'iihale.
sont nonitirtuises et coniptoxos; elles s eial)lissent :
I" l*ar le fa'iiia smiicircularis (Voy, ce faisceau, p. 26o et lig. 235),
dont une partie des fibres, en prenant leur origine dans le noyau externe
du tlialainus on en s'y lerniinanl, assurent les connexions du thalamus
avec le noyau ainygdalicn, la circonvolution du crochet et l'aire olfactive;
!2" Par 1(^ fniscniK de Virq irAz//r qui se termine dans le noyau anté-
rieur du llialainus et le relie au tubercule mamillaire (Voy, Faisceau de
Vicq d A/yr. p. :2ÎI!) ;
'.\" Par les rdtlid lions olf activer /iroffindes d le faisceau septo-lhalannque,
(Vtty. ]). 'lyVl (pii pt''netrenl dans la partie antérieure, interne et ventrale
du thalamus, concourent à former le lœnia ihnlami et se terminent dans
le i/ant/lion df l'habenula du même côté et du coté croisé.
GANGLION DE LHABENULA (Gh SYSTÈME HABÉNULAIRE
Le ganglion de l'habenula 'iV, est un petit rcnllcnicnt rusirorme ou (lan-iion .ic rha-
piriforme. surajonti' à la couche oj)li(|ue. el en rapport avec l'appareil
olfactif: siiiiialé par Serres l,S:îi-IS2() (>l [)ar Luys ' IHlio), dt'crit plus spé-
cialement j)ar Stieda IS(i!l . il doit son nom à Meynert i^lSTO .
Le ganglion de l'iiabenula est situé immédiatement en avant du piil- .situation.
\ inar. à riiuidu de> faces su[)t''rieure et interne du thalanins, et occuj)e
de clia(|ne (ôté de reniboiichure de ra(|ueduc de Sylvius dans le troi-
sième ventricule, un -ju^lit triangle à sommet antériiMir. le triangle de
riiahrnahi , conipri- entr(> la couche opliiiue, b> Inltercule ({iiadi'i-
jiimeau anl('rieur et la glande |)inéale Kig. .'521. .'{'iS. ."{."{il . Il est
378
ANATOMIE DES CENTKES NERVEUX.
Sa valeur phylogé-
lU'tiijup.
Ses coniif xions.
Sa structure.
limité on][arrière par le profond sillon sous-pinéal qui le sépare du tuber-
cule quadrijumeau antérieur; en dehors, par le J.^7/o/^ f/e Cliahemda qui le
sépare du pulvinar; en avant, par un traclus blanc qui lui fournit un
revêtement de fibres à myéline et qui est connu sous les noms de txn'm
thalami (tth), de strie médullaire du thalamus, de pédoncule antérieur, rêw
ou habena de la glande pinéale.
Le ganglion de l'habenula représente une formation phylogéné-
tique constante et fort
ancienne. Il ne fait (mi
elTet défaut chez aucun
vertébré, et existe chez
les vertébrés les plus
inférieurs dépourvus
de manteau cérébral.
Son volume para ît être ,
d'après Edinger, con-
trairement à Lothei-
sen, proportionnel au
développement de l'ap-
pareil olfactif; très pe-
tit chez l'homme, il est
en effet relativement
beaucoup plus volu-
mineux chez les mam-
mifères osmatiques.
Ce ganglion reçoit
les arborisations ter-
minales du txnia tha-
lami qui le met en
connexion avec l'airr
EiG. .'ÎIH. — I.es ('■lémcnls celhilaiics des noyaux iniciiie oll'ictive (Fi»' .'ilOV il
e(, exloi-ne du «anulion do l'lial)enula (lu chien nouveau- . . p •
„' iv < /- ■ l'.cnr if,i 1 1 <- 1 • émet un faisceau coui-
ne ul ajires (-ajal, iSOij. Melliode de (.olm.
pact de fibres, le fais-
A, (■(■lliilcs (lu noyjiu interne. — II. cellules étoilées du .. r\i\
noyau externe. — C. eoupc transversale des libres du taenia Ccau rclroflcxe ( r .M i
thalami. — D, faisceau rt'trollexe de.Meyuert. — «, cylindre- (Mt^vnert^ OU faisceail
axes des cellides du novau interne. — />, cviindre-axes des ? ' n p i
cellules (lu noyau externe. — e. c.dlal(:>rales'. de Mei/ncrt [VOYV\
(Fig. 321) qui le relie
à la calollc |)(''(l(iiicul;iir(\ en parlicuru'r au (/an(/li()n i nterpédonculaire ; il
est uni cnliu au gauylion do riiaboiuila du ('(Mt' opposé, par un faisceau
de fibi'es Iransvtu'sales, silut' à la base de la glande i)inéale, et (|ui forme
la coynmissurr inlrrhahrnulaire ou dérussf//ion do/'salr du thalamus.
La siruclure du ganglion de riiabonula, ses connexions avec le ta'iiia
thalami et le faisceau rélrollexo do Nb'ynert, ne sont bien connues que
depuis les iéc<Mits travaux de v. (itdiuchten et de Cajal, conlirmés par
Krdliker et i)raliqués à l'aide de la méthode de Golgi.
(. \M.| |M\v I M i; \(:m|; | H \ I \ i m| i |||; (•!• I MM I.
37Î)
Cu.l.l.ii ..vait .l.'jà M;;iialr. - !,.•/. !.•- m.nmmlVirs. la .Ir^'n-irM .11.;.: >.•, ..lulaii.; .|.-s-
ondaiilr .1.1 lai<..M.i ivln-llrx.'. A lasuil.- .IVxIii |.ali..n .lu KaiiKlion .1.- riial.c.nla,
naisv. (irh...l,I.M ...n.l.il.. 1.- pinni..'. ■ I..-/. les |...issons ..ss.'ux, .ni-' I.-^ Iil.n-s .lu fais-
vnxx nMioll.x.- Av M.-mi.i I |.i.nn.iiL l.iu -.li^-iii.' .laii'* l.-s .■•■llul.-s .In p'iii^;li..ii <!<!
Iial.riuila ol s.- I.iii.in.-nl p.n- .i.'s ail...i i>al.n..s 1.1m .s .laiis !.■ i^iw^Vum iril.-. p.'.!....-
•ulniiT. Os irsnllals ...il - !-■ .|r,„iis .-..nti. i...'s pai- (;.i.|al mii' I.-s ...,n...i.ir.'n-s.
l'.x.iniiiii' •^iii' <!.'> .(Miiic-^ li(iii/(iiil;il.'s .»ii \ (M'Ii.'o-lrJinsvcr^al.'S, colo-
j rit'(> ail ( aiuiin < n il apr.'s
les m.'lli.xlcs .1.' \\'.'iii.M-|
nu .1.' Pal. I'' ,i:ani;li«>n d.'
riialifiiiiia -(' (•timiH.-~(' .li.'/
i>> maniiuili'ro .!.' .Iciix
juassi's j;riM's..ni.' l'on p.Mil
Jisliiiiiucr. av.'c Ni-^^l .-I
l'ajal. iMi noi/dii iiilrnu' .'I
•'loyau v\lein<'.
I Le no)/ai( inti'nio, Iros
polit cho/riuMiimc, cl il.ml
ilo voliini.' para il ôli-o dans
lia s«'ri(^ animal.' j)ropoi'-
ilionnol au dôvoloppomenl
kW la i'onclion DUaclive, osl
[recouvori .mi «l.'dans par
(l't^pcn.lynn' .In iroisi.''ni.'
|Vonlrifiil(' cl .'ii .Icliors par
,l('s libres (lu la'uia thalaini.
llqui le s.'par.Mil du n.)\au
[t'xtoruo. Ses cellules sonl
'caracléristi(jues et remar-
i<Huil)les par leur petitesse
Ici leur nombre Kij;. .'{IS).
Serrées les un.'s contre les
aulics et in'ctiuli.'M'cmeul
(disséminées .lans l'inté-
rieur du noyau iul.Mii.'.
.dlcs se rappr.iclu'ut par leur j)cliti'ssc des crains du cervelet, et par
leur ni.)rpboloi;ie des crains de la circonvolution godronnée. Le corps est
|)etit. ov.)ïde, piriinrnu'. fusit'orme ou étoile et donne naissance à deux ou
liois dendrites épaisses, .juj se terminent aj)rès un très court trajet en un
nombre considérable de lani.aux enchevêtrés, à contours rugueux et cou-
verts d'épines, qui ne s'étendent pas au loin, mais restent confinés au
voisinage du corps cellulaire. Le cylindre-axe est fin, décrit plusieurs
méandres, t'met (|uel(|ues collatérales dans l'épaisseur du noyau interne,
puis se continu." en une ftne liln.' aiuyéliniqu.' .lu fais, .'au rélrofiexe
de Meynert \'oy. p. .'{S6\ Ces cellules, ijui sont caract.''risti(iues du
FiG. .{{'.I. — Arboi isalidiis leiiuinales du hiMiia lliala-
mi dans I.î noyau iuli-rne dugauijlion de l'Iiabenula
du lapin de huit jours d'apn's Cajal, 1894). Mé-
liiode do (ioliii.
«, arborisation simple. — r, arborisation double. —
h, coupe transversale de la partie interne du ta-niii
tiialaini. — p. origine du faisceau rétroflexe de Meynert.
Novaii intrrno.
380 A.N'ATOMIE DES CENTRES NERVELX.
noyau interne du ganglion de Ihabenula, se trouvent réunies par gToupe>
de trois à quatre et sont entourées d'un feutrage cylindre-axile extrême-
ment dense et enchevêtré, fourni par les fibres internes du tct^nia thalami
(Fig. 319), et tout à fait analogue aux nids péricellulaires qui entourent
les cellules de Purkinje du cervelet.
No^aucxtornc. Lcs ccllules du noijau extcnie (Fig. 318i sont très analogues à celles di
thalamus; elles sont volumineuses, étoilées, pourvues de dendrites diverj;!
gentes très étendues, et occupent surtout les régions inférieures du gan
glion de Ihabenula. Leur cylinilre-axe est volumineux . émet dan-
l'épaisseur du noyau externe deux ou trois collatérales, s'entoure d'ui
épais manchon de myéline et se continue avec une grosse fibre du fais'
ceau rétroflexe. Ces cellules sont entourées d'un feutrage très dense
constitué par de fines fibres granuleuses et ramifiées, fournies en grandi
partie par les fibres externes du t.eiiia thalami et en partie par lo:
fibres radiées du pulvinar et du centre médian de Luys.
Tieiiia thalami. Tœnia tlialanii (Ith). — Le tœn'ia thalami des frères Wenze^
([lenle) ou slvie médullaii^p du fha/amus [Ihiea alba de Ilaller'
Sehstreifen de Burdach) occupe le bord supéro-interne de la couchi
Ç^ optique. Les termes de pédoncule antérieur, de rênes de la glande piné al
121 soiis lesquels il est souvent désigné, doivent être abandonnés, le
ï* recherches modernes ayant montré (|ue ce tractus blanc est une dépen
^ dance de l'habenula et qu'il n'envoie pas de fibres à la glande pinéale
Son aspect sur los Sur Ics coupcs vcrtico-transvcrsales, le ttenia thalami se présente sous 1;
^ co.iposvertico-trans- j',^f.,^^Q ^ w\\ faisccau triauiiulaire, dont la base se continue avec le stratun
^ versales. ^ r»
•ï zonale (Slr/.i des faces supérieure et interne du thalamus et dont le soni
j met constitue une arête vive, qui donne insertion ;i la membrane épendy
nairc qui ferme le troisième ventricule en haut et tapisse la face inférieur
de la toile choroïdienne et les plexus choroïdes du troisième ventricule
Mince en avant où il longe l'extrémité antérieure de la couche optiipi
et où on le voit apparaître immédiatement en arrière de la commissur
aniéticurc. il s'é|)aissil bientôt grâce à l'apport incessant de fibres qui lu
vicnncnl du straluni zonale. Sur les coupes verlico-transversales qui inté
ressent la pailie renlh-e du noyau anh-rieui" du thalamus, leta'uia llialani
f()rm(! un faisceau éjjais, fusionne'' avec le stratuni zonale et impossibi
à délimiler d'avec lui. IMus en arrière, sur les coupes qui intéressent 1
queue du noyau antérieur, le la-uia Ihalami s'élale dans le sens de la largeu
pour s'amincir de nouveau, au voisinage du ganglion de Ihabenula, en w
faisceau à surface de section triangulaire. Os changements de forme rei
dent assez difficile, au moins chez l'homme, rap|)réciation de l'épaisseï
de ce faisceau daie^ les dilVérenles parties (l(> son trajet. D'après Krdlikei
il diininueiail d'épaisseur d'avant en aiTièrtM'hez le clial. Il ne paraît pa
en être de même chez riioninie.
Les libres du ta-nia tlialauii ne se terminent pas toutes dans le gai
glion (le riiabenula. lu certain nombre le traversent simplement, 0
( . A N ( . I h • N s I \ I I i \ ( ( I n 1 1 ( \ I \ : ( ; 1 1 1 ( . 1 1 1 : 1 1 1 • i i ii i i : . :\h\
I»' rrcniiN iiMil rii liii liiniuiil son n'\c|ciiii'iil hLiiir. |iiii- [m'iu'I nul -dil
hlan^ l<' r.iixTjiii ici rMllcM-, suit iliiiis l:i cniii iiii-sii ii' i n ti rli;i ln'iiiihii ii-.
Si II' IIIimIi' i|i' Ii'I'iii I Mil Isnii des lilin'v (lu l.nil.'i lli:il;illli r^l ;ii| jullld lllli Ori^ino complnxn
I ' I I I > I ' ' Il III 'I'' HON librcH.
,i^^iV hirii cipllllll, il II l'ii csl |(,|s (le iiii'iiji' liii s|r;;r de Iciir-- crllillcs
irmi^ilH'. I.i' l.rili.l I ll.ll.illli idlislil Ile cil illrl un t'.iisccMII Inri coinitlcXi!,
iliMil Ifs i)iii;iii('s s(inl Idiii il rire ri»Mi|(lrl('iii('iil ('•liicidiM'S.
I. Il tiii' mil' piiilir tii' M's lilirrs ilii shalKiti znnfilc des ('aces siipr-
ritMin-, aiili'iii'iin' l'I |i(i>ir'ri('iin' du llialamiis; d'aulrcs lui ai'i'ivonl le
I lonu de la lace iiiliTiir du llialaimis. se [((irlciil nhl i(| iictiiriil en
liaiili'i en aiTirrc ou Ncilicalctiiciil en liaiil, cl a|>|tafl iciiMcnl \\\\ ix'-donculc
infn'o-intcnw du llialaniiis. Parmi ces lilucs une pelito parlic est d'oi'i-
, «fine rortiixlr, dr^iMicre à la suilc de h'sions étendues de la coiMicalil*'' contingent cortical
. . 1 , , I , , , • , , , • Il 1 '•' f-ontingcnt thala-
(•(•rebrale. cl j)asse par les se^inenls aiucnciw cl jxislcrieiir de lu ca[»sulc ,„|,,uo.
iulcnic. Les d('ii('Miéi'esceiices Iraih'cs par la mi'lliodc; de Marclii nionti'cnl
(|u'elle occupe la |)ar(ie exlcruc du Kcuia Ihalaïui el qu'elle se termine
dans le uau^lioii ^Ir l'IiahcMUila liomolaléi'al cl dans celui du eùt<'* opposé
{V'v^. ;{20, voy. aussi cas Caillot. iMg. 2(S.'{, cas Hilaire, Fi^. 287). Une
«nutre |)artie |)rovient des dilVc'rcMls noyaux du tluiluuius, et chez le lapin
eu |iailiculicr, dajirès Kollikcr, d'un petit noi/uu intermédiaire au hcnia
llialami el au noyau antérieur. Les fibres corticales el les fibres Ihalamiques >
ne soiil pas loutes superficielles,; il y en a de profondes ([ui se rendent au j
la-nia lliaiami et au ganglion de l'habenula en suivant le trajet des fibres
radiées des noyaux externe et interne du thalamus et du pulvinar. Il est
j)iobable que parmi les fibres qui arrivent au ta'nia thalami par l'inter-
uK'diaire du pédoncule inféro-interne du thalamus, la plupart tirent leur
origine moins de l'écorce temporale que des cellules de la substance
innominée sous-lenliculaire qui constituent le (/anç/lion de t'ansc pôdon-
culaire ou des cellules de la substance grise centrale ({ui tapisse la face
interne du Ihalaïuus.
2. De nombreuses libi'(>s proviennent du spptum lucidum et de l'aire contingent oifac-
otfactive ^substance perforée antérieure, substance innominée sous-len- ^' '
ticulaire, tubercule olfactif et peut-être partie ventrale du corps strié),
inies suivent le trajet des radiations olfactives profondes [Rolp] (Fig. 251)
v[ un faisceau septo-tlialamique [hih] (Fig. 253), passent au-dessous de la
commissure antérieure, ])uis se recourbent brusquement en haut et en
arrière, et abordent le henia llialami. au niveau de l'extrémité antérieure
de la couche optique.
.'L La plupail des auteurs admellont avec Ganser que le ta-nia llialami
leroil de la c(uiie d'Auimon. par l'inlermédiaire du piliei- postérieur et du connexions .lon-
1 , ■ !• • • , , • I ' i I I • I • teuses dn t.x-nia tlia-
corp> (In Irigone. un taisceau assez important (lui se détache du pilier an- lami avecio trigone
térieur immédiatement en arrière de la commissure antérieure, puis se
recourbe brusquement en haut et en arrière, pénètre dans la strie médul-
laire du thalamus el ne dégénère pas lorsqu'on sectionne le pilier anté-
rieur du trigone dans le tuber cinereum. L'existence de ce faisceau niée
par Meynert et v. Gudden, admise par Luys, Schwalbe, Forel, Honegger,
cén-bral.
382
ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
Lotheisen, KoUikor. avait déjà été signalée par les auteurs anciens, tels
que Vieussens, Sabalier, Vicq d'Azyr, Burdach, Arnold, Cuvier, etcJW»
0. Vogt. toutefois, n'a pu constater de dégénérescence du tœnia thalami ■«
après section du trigonc au-dessous du bourrelet du corps calleux et cet %
I
Fi(i. 320. — Dégénérescence de la partie inféro-cxferne du faniia thalami (th) de
l'homme consécutive à une lésion sous-corticale sectionnant le pied de la couronne
rayonnante et le noyau lenticulaire sans intéresser la couche optique. Une partie
(les fibres dégénéiécs se termine autour des noyaux cellulaires du ganglion de l'halie-
nula((ih)(lu même cô(é,une autre partie s'enire-croise dans la commissure interha-
Iténulaire (Cili) et se termine dans le ganglion de l'iiabenula du côté croisé. (Méthode
(le Mardi i.i
auteur admet ([ue les fibres qui se détacbenl du })ilier antérieur du trigone,
pour se rendre dans le ia'nia tlialami, ne proviennent pas de la corno
d'AmnioM, mais soni simplement accolées au pilier antérieur pendant un
court trajet, et appartiennent en réalité au faisceau septo-lbalamique
(voy. p. 207). Les connexions du la'nia llialami avec le septiim lucidum
cl l'aire olfactive, par rinlemiédiaire du faisceau septo-tlialamiquc ou
longitiidiii.il basai, sont du reste admises par Lotbeisen et Kolliker.
(. \.N(.l.l(t.NS IM li \(.n|[TI(;.\ 1 \ ; (.(H cm. nl'lluil. :is:(
\. Les illllrrs Colinrxioii^ ilii l.i'lli.l ill.ll.'inii sont lii';il|(()ii|( |i|||s i|(,|| Aiifr«h roniif.xion»
Irlis... : |)*;i|>ivs |;,.|l, \;.lriiliii, l.iiy-^. II..M(--rr. \r/.rnu/ .rnn-,,rrnlan i';.'',','""''"'' ''" '"'"'"
, ii\ i'ri;til i| iiili| iir-. liliir-> ,111 l.riii.i I li;i l;i m i . coiiiH'x idii-^ nii'-r-. |t;ir |\i>||i
lo-r, l.ol Ikmm'II. h ;i|trrs lluiicj^^cr. Ir l.i'iii.i lli;il;iiiii icccs r.iil (|iicl(|iir-
liluo (lu prihiiK ii/r tlii scptiim hn idiiiii, i|iii ;i|iii-^ iiNoir Iriivci'M'' l'iiirr
iiHiiiliN •' >•' joiiiil l'.'iiiMil à l;i l);iriili-l(>l le opl i(|iii'. cniildiiiMiM'aii-iil lucc dli'
II' |)ir(l (In piMloiiciilc (('rt'ld'al. al Icimliinciil aiii-^i lc> |)arlirs lal(''ial('s cl
l»osliM'i(Mirr^ (In llialamii<. cl |»ar\ icmhaiciil au la'iiia llialanii, soil en
li-a\ (•i-'ani la parlic iiosli'ricnrc <lii llialanius. soil |)ar rinlci-ni(''(liairc dn
>lraluni /unalc du |tnlvinar.
l('ai>ics ('iidili cl lloiicj;^(M\ le laMiia llialaini rcccvrail du nerf
o/ttli/if t'I du '/aiii///n/i f)f)ft(/Nr hf/saf (|n(d(|ncs lihrcs qui abandonncraicnl
le iicif o|)li(|uc en arrière de l'espace i^M'Iori' anl(Micur\ lra\ crscraieni le
IiiIhm- eincrcuni cl ai'iMM'raicul au j;ani;li<ui de l'Iialtcnula a\-ec les lilires
dn |)t'Ml(iiicule inlV'io-inlcrne de la coneln» (>|)li(|nc. Il s'aj^irail dans l'espèce
de /i/)/cs pK/f///'f/rr^. haprès Moudcl l'arc irido-réllexe passerail par le
uauuliou d(> l'haheiuila, cl l'iridfM'loniie totale, j)rali({uéo clio/ le (diien,
le clial. le lapin, peu de jours après la naissance, cnlruînorail une ati'O-
pliic partielle du ^anj;liou de l'habenula. Darkschewitch admet de môme
de> connexions entre le nerf optique et le ganglion de l'habenula, mais J
piiur cet auteur, les libres pupillaires ou irido-rèflexes ne suivraient pas
le trajet indiqué par Ilonegger. I']lles n'abandonneraient la baïubdette
opiiipie (jn'au ni\eau du corps genouillé extern(\ traverseraient ensuite,
avec les libres radiées, le pulvinar pour se rendre à la commissure pos-
térieure et à la partie postérieure du ganglion de l'habenula. Cajal nie,
par contre, toute connexion du nerf optique avec le ganglion de l'habe-
luila. en se basant sur l'intégrité de ce derniei" cluv la souris après énu-
(lealion du globe oculaire.
Les expériences entreprises dans le laboratoire de l'un de nous u- nerf o^tiqu..
sur le lapin et le chien ne militent pas en faveur d(^ l'hypothèse de l^rL'aTitM^oràol'ha-^
Darkschewitch et de Honegger; même à l'aide de la méthode de Marchi. ''cnuia.
nous n'avons januiis pu constater de dégénérescence du ganglion de
riialiciuila soit du même côté, soit du coté opposé après énucléation du
globe oculaire. Probst, Hach. dans leurs recherches expérimentales
(il>OU , ne l'ont pas non plus rencontrée.
Commissure iiiter-
liabcnulaire.
Commissure interhabénulaire (cih, Fig. 317 et 320). — La
commissure interhabénulaire est un faisceau de hbres transversales situé
en avant de la glande pinéale et qui existe dans toute la série des vertè-
bres, l'dle relie le ta-nia thalami et le ganglion de l'habenula au ganglion
lioniologne du côté opposé et îi la moitié opposée du cerveau moytMi. Con-
sidér(>e par Kidliker comme une commissure des tauiia' thalami. (die ])orte
encore le nom de (Icriissdlion dorsa/r du //m/a;>///6~ (superior commissur. sa situation.
Osborue,. Pour les auteurs anciens, Willis, Hidley. Vicq d'Azyr, etc., etc.,
elle faisait partie du pédoncule antérieur de lu glande pinéale, nom qui
384 ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
doit être abandonné, les recherches modernes ayant démontré que ni la
commissure int(M"habénulaire, ni le taenia thalami n'entrent en connexion
avec la glande pinéale.
Elle ne doit pas Uu divcrticule du troisième ventricule, le divcrticide pinéal, plus mar-
ir^oTiîSuTe' ""s- que chez l'embryon ^Voy. fig. 42, pg, 99, T. I") que chez l'adulte, sépare la
térieure. commissurc interhabénulaire de la commissure postérieure avec laquelle
elle ne doit pas être confondue, ainsi que Haller, Vicq d'Azyr, Leuret et
Gratiolet, Mayser, etc., l'ont déjà fait remarquer. !
Sa constitution. Ses fibrcs situécs dans la paroi antérieure de la glande pinéale sont
parallèles, revêtues d'une gaine de myéline et se colorent intensivement
par l'hématoxyline. Elles proviennent en grande partie directement du
taenia thalami, et dégénèrent avec celui-ci à la suite de certaines lésions
étendues de la corticalité cérébrale (Fig. 320). La commissure interhabé-
nulaire reçoit en outre quelques fibres du ganglion de l'habenula et du
faisceau rétroflexe de Meynert, des fibres radiées du thalamus et du stra-
connexions de ses tum zoualc du pulviuar. Un 'petit nombre de ces libres, après avoir
'^'''■*^^- dépassé la ligne médiane, se termine dans le ganglion de l'habenula du
côté opposé et constitue de véritables fibres commissurales. D'autres
se continuent peut-être avec le taenia thalami du côté opposé et se rendent
aux régions olfactives du cerveau. Mais le plus grand nombre se rend,
au cerveau moyen, les unes s'arrêtant dans le toit du cerveau moyen, en
particulier dans Je tubercule quadrijumeau antérieur (un des centres
optiques primaires), les autres entrent peut-être en connexion avec le
faisceau longitudinal postérieur et le noyau de la troisième paire.
Faisceau rétro- Faisccau de Meynert (faisceau rétroflexe i (FM). — Soup(:onné
rtexc de Meynert. ^^^, Stiéda ot par Luys, Ic faisceaii rélroilexe a été décrit par Meynert
qui le désigna d'abord sous le nom do faisceau du (janglion de l'habenula
à la calotte (Haubenbiindel des ganglions habenube), puis sous celui de
faisceau rétroflexe. Il j)orte d(>puis l'orei le nom de faisceau de Mci/nerl.
C'est un faisceau compact, qui existe dans toute la série des vertébrés el
Son trajet. qui sc dirige obliquement de haut en bas, d'arrière en avant et de dehors
en dedans, du ganglion de l'habenula, oii il prend son origine, au ganglion
interpédonculaire dans lequel une partie de ses fibres se terminent. Chez
les vertébrés inférieurs et chez la plupart des mammifères, ce faisceau
décrit un trajet recliligne et qui semble tiré au cordeau. Chez l'homme,!
grâce au d(''veloppenieiil considérable du noyau rouge, le faisceau rétro-i
flexe décrit de ( iKupic côlé du troisième ventricule une courbe en forme'
d'S (l'^ig. 321). La courbe suj)érieure à convexité externe, travcu'se le
noyau interne du thalamus aux conlins du pulviuar, contourne la parliei
postérieure du troisième ventricule et embrasse, dans sa concavité, le fais-
ceau longitudinal postérieur et la partie supérieure du noyau de la troi-
sième j)aire. La courbe inférieure, convexe en dedans, entoure le noyaul
rouge et le traverse dans une partie de son trajet.
Ses rapports. Le l'aisccau (le Meynert affecte les rap|)orts suivants. Au voisinage du»
(; \ M, I ht \> I N I liACim I I CA 1 \ ; col cil i; (II' Il (H i;.
:\h:
^an;;lit»ii de I Ii;iIm'iiii1;i, (•(> r.ii^ciMii c^l -^ilin'' l''i^. m, |». (l!) : rn (Icil.in-, iln
,C(Miln' nii'diaii (le l.ii\> Nm , cil ;i\ :iiil ilii liilirniilr (|ii;i(| li j iihhmii .iiiir--
liciir i<j;i>. t'ii jiiThTc du iiii\,ill iiiIimih' du 1 li,i l.iiiiil> Niiri ilr l:i .sii|>-
•>l;mct' ^risf ctMlIlMlc du I loi-irllir \ rut liilllc Sm- (|lli Ir iTcoiiN rc, en
dedans, de la (•(Uiiiiiissiirc lutrilialiciiuhiiir. l'lii-> lias (l^'i^. 2S, |). i.'),, il sr
place iMi a\aiil du riiliaii de Keil uii'di;iii Km, m d(dinr> (d eu a\aiil du
faisceau i(Ui- iiiidiiial |)(i-^lcricur \"i'^. 'M\ . l'iii^ il Iravcrsc de liaiil en has,
% >\rJt miy.
Fil.. ;{21. — Coupe vertico-transversale un peu oblique en bas et en avant, itarallèle au
plan (lu faisceau rétroflexe de Mcynert. (Méthode de Weigert.)
Cge, corps gcaouillé externe. — Cf/i, corps genouillé interne. — Flp, faisceau lonffitu-
dinai postérieur. — FM, fnis.-eau rétroflexe de Meynert. — Gh, ganglion de rhabeniiln. —
l.ii, locus nigor. — Mo\\. membrane obturatrice du troisième ventricule. — Xe, Ni, N)ii.
noyau externe, noyau interne et centre médian de la couche optique. — A'/?, noyau rouge,
— Pj pied du pédoncule. — PTi/i. pédoncule du tubercule mamillaire. — Pid, pulvinar. —
RC, radiations de la calotte. — %/f. région du ruban do Reil médian. — Sf/c, substance
grise centrale. — sM, sillon de Monro. — Spp, substance perforée postérieure. — >7//.
stratum inlermedium. — Strz, stratum zonale du pulvinar. — T/i, couche optique. — //A,
ta'nia thalanii. — l':i, troisième ventricule. — //, bandelette optique. — ///. nerf motiMir
oculaire commun: .Viii. son novau d'origine.
de dcliois cil dedans cl d'arrière en avant, la [)artie postéro-interno dn
noyau rouge (NR), et sur les coupes horizontales détermine dans ce dernier
une ccliancrure assez profonde (Fig. 320, 321 et 322, T. T'", p. 641 et suiv.)
considérée à tort par Luys comme le /liie du noyau rouge. Arrivé à la
partie inl'éro-interne du noyau rouge (Fig. 323, T. I", et Fig. 321). le fais-
ceau réirollexe se confond avec la capsule de ce noyau et chez riiomme ne
peu! être suivi au delà. Pour .Meynert, il se couderait à angle droil, se
porlerait en arrière (de là son nom de fascicii/its rcAvoflexus;) et se con-
tinuerait avec les libres antéro-internes de la calotte du pédoncule céré-
bral. Forel a montré que, chez les mammifères, ce faisceau ne se continue
pas avec un faisceau de la calotte, mais qu'il se termine dans un pelil
de ribres.
386 ANATOMIK DKS CENTRES NElîVElX.
ganglion impair, médian cl syméti-iqne. le (janglion i/it('r/)('doncitlaire\
(Gipi, situé dans l'espace perforé postérieur et découvert par (îudden.l
Nettement accusé chez les mammifères, ce ganglion est insigniliant chez|
l'homme.
Ses deux espèces Lc faisccau rétrotlexe comprend deux sortes de fihres. Les unes, fmesl
et dépourvues de manchon de myéline, se colorent intensivement parlef
carmin; elles représentent les cylindres-axes des petites cellules du noyaul
interne de l'habenula (Fig. 318 A); les autres, volumineuses et pourvues!
d'un épais revêtement myélinique, prennent leur origine dans les cel-
lules du noyau externe de ce ganglion (B .
(liiez les mammifères autres que l'homme et les primates, le noyaul
interne du ganglion de l'habenula ainsi que le ganglion inter-pédonculairel
sont bien développés, les fibres amyéliniques prédominent et, sur les coupes
colorées au carmin, le faisceau rétrotlexe présente, selon l'expression dcj
Forel, l'aspect d'un faisceau sclérosé. Chez l'homme, les fibres fines sont
beaucoup moins nombreuses, les grosses fibres myéliniques prédominent
et occupent la périphérie du faisceau. Cette disposition est très facile à
constater sur les coupes horizontales sériées. Au voisinage du ganglion de
l'habenula, le faisceau rétroflexe se compose de quatre à cinq fascicules,
disposés sur une'ligne légèrement courbe, à concavité postérieure (Fig. 3 1 î).
p. 639, T. 1" I. Sur les préparations colorées par la méthode de Weigert.
chaque fascicule présente une partie périphérique foncée, formée par les
fibres à myéline fortement colorées par l'hémaloxyline, et une partie
centrale claire contenant les libres dépourvues de myéline. Cette dispo-
sition se retrouve plus bas, ou, par suite de la fusion des fascicub^s.
^ le faisceau de Meynert se compose seulement d'un ou de deux faisceaux.
Lnurs lieux de ter- Il cst probable quc ces deux ordres de fibres, d'origines diverses, pré-
sentent également une terminaison différente. Les fines fibres amyéli-
niques se terminent très certainement, ainsi que Forel l'a indiqué et que
V. (lehuchten et Cajal l'ont constaté de visft, dans le ganglion interpédon-
culaire (Fig. 322). La prédoininance de ces fibres chez les mainmifèrc^s.ilonl
le ganglion interpédoiiciilaire est bien développé, milite com[)lètenient en
faveur de cette opinion. Ouant aux fibres entourées d'une éi>aiss(> gaine
de myéline, il est fort probable qu'elles se teiuiiiUMil dans la substance
perforée postérieure ou que, se comportant de la fa(;on décrite par .Meyn(>rl,.
elles se continuent avec des fibres longitudinales de la calotte à d(»sli-
nation inconnue — Il est un fait certain, c'est que chez l'homme : I ' le
faisceau de Meyneil ne |>(miI élic suivi au delà de la partie antéro-interne
de la capsule du noyau rouge; 2" le volume du faisceau rétrotlexe n'est,
pas en iaj)port av(>c le dévcloppemeul ludimentairc^ du ganglion inlei'pé-i
donculaire. C'est là du reste une (»pinion (Muise d'abord |)ar l'ritscli, puis'
par llonuegger et à la(|uelle nous nous rallions coinplèleuKMil.
(Janpiion intorpc- Ganglion interpédonculaire (Gip^. — l.e i:.uii;lion inlorprdonciilairo est un petiti
donculaire des rori- g;i,ii,| j,,ii ( i i.mmil.'iii r, Irrs jiii'ii (l<' v('I<>ii|)(' olioz los roiii;(MU's ol <iui occupo IVspace iiiler-
prduncul.iii r (Ir ( .1 Hvi'iUiicr au Vdisiiiauc du IkuiI supriiour de la prelnlu'ranco. lise
(. A \(. I liiN V I \ I i; \( (i|i I |i:A I \ : CiM (.11 I. u|' | |(i| \].
:js7
\uil Irrs liii'll à l'nil lill .II.'/ |r |,||>ill (\ny. T. |■^ p. :tJCi, (il.'. |!I| ; il|r/. |i' .||,|( .( |,.
, Ilifii, il i'-( |,|ii-- |Mli(. CIh'/ Ir -iii^'c. il ol, .sidi." (I.ims |,i pi m(iiImi .mcr' ; ili.v, riiomiiii'
ii(in, il (•.•iiipr 1,1 voi^li' ciii (loii l>i)ii.'iic ii('(!iiii(iili>-|tin(iili.'i,iiilii'l. Il s';if,'il. hicii ici, du
iiiiiins i-lic/. lr-< rmiu'iii s .1 1rs iii.iiniiiiiVi es mri'iiriii s. iriiii L'.iiiL.'liiiii iicKcirH-iil (h'Iitiiil"'
pli sfcl (le iiny.iii ilr (miiin.iisi.ii an l'aiscrau n'd ci(lr\i> ,\r Mr\ii' r( «•( ipii ii<' <Iih( pa>
rlif ronroiiilii avcr la snlisiaïui' pcrfun'c posli'iiciii r.
Drrouvfit par \. (.iKldcii, liim ili'.-iil jiar l'mvj, puis par Ma\>ci- .•( |,ai (.aiiscr,
II- ijaiiillioii iiil.'ip.'.lnuciilaiiT a rli' i'(ii(li<' à l'ai.lr Ai- la iiu'lhndr .!<• <.mLm pai IMin-
Fi(i. 322. — Coupe voiiico-traiisversale un peu oblique en bas et en arrière du ganglion
inlerp(^donculaire de la souris de quatre jours (d'après Cajal, 1896). Le ganglion
inlerp('doni-ulaire est limité de chaque côté par la bifurcation des fibres du faisceau
rétrollcxe de Meynm-t (A). — H, cellules du ganglion intorpédonculaire vues de
champ. — C, arborisation terminale d'une fibre du faisceau rélroflexe. — n, bifui-
cation d'une de ces libres; b, ses collatérales; c, au-e formée par ces libies. —
D, entre-croisement ventral de la calotte.
ger chez les reptiles, par v. (ieliurliteii el Cajal chez les poissons osseux, ef par Cajal
également chez les mammifères.
Les fibres du faisceau rétroflexe de Meynert qui abordent le ganglion inlerpédoncu-
laire, se recourbent brusquement en bas et en dedans, pénètrent dans la partie anté-
rieure et supérieure de ce ganglion et l'entourent d'une sorte de fer à cheval. Elles soni
toutes très Unes, dépourvues de myéline, ainsi que Cudden l'a signalé, et se colorent
intensivement par le carmin. En s'enirelaçant avec celles du cAté ojiposé, elles forment
dans l'intérieur du ganglion interpédonculaire un système de libres parallèles légère-
ment curvilignes, très serrées les unes contre les autres, et dont l'aspect est caracté-
ristique <le cet amas ganglionnaire. Décrite par v. Gudden, Ganser, Edinger, cette dispo-
sition a été étudiée par ('ajal, puis par Kolliker, à l'aide des imprégnations d'argent, et
cet auteur l'a comparé-o à l'aspect que présente la zone moléculaire de Técorce cérébel-
leuse vue sur les coupes praticpiées parallèlement à la longueur des lamelles.
Lorsqu'on étudie attentivement le trajet de chaque libre du faisceau de Meynei t, on
Mode do tet'iiiinai-
sons des fibres du
faisceau n-trortexe.
388
ANATOMIE DES CENTRES NERVEIX.
conslate qu'olle ne se termine pas dans le côté opposé, mais qu'elle décrit plusieurs
méandres horizontaux qui occupent toute la largeur du tjanjilion et sont situés sur
plusieurs plans vertico-transversaux (Fig. 322). Gudden et (ianser avaient du reste
signalé ces dispositions en disant que les libres du faisceau de Meynert décrivent des 8^
de chiffre dans l'épaisseur du ganglion interpédonculaire.
Dans la première partie de leur trajet intraganglionnaire, ces libres n'émettent
que de rares collatérales. Plus loin, près de leur terminaison, elles fournissent quelques
collatérales (jui naissent à angle droit, se portent en haut et en bas et se ramifient libre-
ment entre les cellules. Quant au cylindre-axe, il se termine par deux à trois rameaux
variqueux, horizontaux, pourvus souvent d'un bouton terminal. Quelquefois, la fibre se
bifurque en abordant le ganglion, et les deux branches se comportent comme nous
l'avons précédemment inditjué, mais occupent des plans vertico-transversaux distincts.
Cellules du gan- Les cellules du ganglion interpédonculaire qui entrent en contact avec les libres du
glion interpcdoncu- faisceau rétrollexe sont, ou bien de petites cellules étoilées, pourvues de fines dendrites,
el dont le cylindre-axe se comporte à la manière des cellules du type II de Golgi, ou
bien des cellules volumineuses, fusiformes ou triangulaires à cylindre-axe long et plus
ou moins flexueux. Elles occupent la périphérie et le centre du ganglion interpédoncu-
laire et sont pourvues de trois à quatre fortes dendrites hérissées de grosses épines,
qui se terminent par un panache de ramuscules épineuv: disposés souvent en bois de
cerf enchevêtrés (Cajal). Les cellules les plus périphériques sont parallèles à la surface
libre du ganglion et affectent souvent l'aspect d'un fuseau. Les cellules profondes pos-
Lcurs conucxions sèdent des dendrites plus courtes, plus velues, qui se terminent par un épais panache à
avec les ganglions tpxture très compliquée. Ces cellules sont toutes aplaties transversalement, quoique
Qudden. d'une façon moins absolue que les cellules de Purkinje du cervelet (Cajal). Leurs
cylindres-axes se réunissent en un petit faisceau signalé par (ianser chez la taupe et la
souris des champs, et dont l'existence est confirmée par Ktilliker chez le lapin. C'est
le fahceau tegmentaire du ganglion interpédonculaire (Ilaubenbiindel des ganglion inter-
pedunculare de Ganser) dont les fibres se détachent du ganglion de chaque ceilé de la
ligne médiane (Fig. 332), se portent sagittalement d'avant en arrière, croisent à angle
droit l'entre-croisement ventral de la calotte de Forel et se terminent dans la sub-
stance grise centrale de la partie supérieure du quatrième ventricule et dans le gan-
glion dorsal de la calotte de (iudden.
GLANDi: l'INÉALE (Gp.)
Glaii'lo pini'ale.
Son aspect.
Sa situation.
La glande piné aie, ou conariiim [ZxvhaX; Zirbcldruse, des Allemands;
pinoal liody or gland des Anglais), est un organe dégénéré, une formation
visuelle ancestrale, dont l'étude se rattache jusqu'à un certain degré à
celle de la couclie ()|)li([ii(>. Développée aux dépens de la voùle tlu troi-
sième ventricule, elle portt» (>ncore le nom iVf'/)i/)'if/sr (e[)ipliysis cerehrii.
par op|)osilion à \'/i//pop/if/sf>, ou corps pituitaire, développée aux dépens
du |)la!icher de ce même ventricule.
(j'est un corps mou, impair el nuMlian, de couleur gris rougefitre, d'as-
pect grenu, de forme ovoïde ou conicjue. dont le sommet regarde en arriére
et la hase eu avaiil. Du volume d'un petit noyau de cerise ou d'un pois,
aplatie d(> liant eu has. la glande piu(''ale mesui'c 10 millimètres de lon-
gueur sur .") millimèln^s (r(''|)aisseur el .""» millimètres de largeur. Elle est
située à la partie post(''i'ieur(> du Iroisième ventricule, en arrière de la
commissure inleilialx'-nuliiire. au-dessous de la loil(> clioroïdieuue el des
veines de (ialieii. aii-de-^sus de \i\ conimis-^ui'e |»os|(''iieui'e, (Milre les d(>u\
( . \ \ ( . I I ( I N V I M I i \ ( , ( ) n 1 1( ; \ I \ 1. ( I M , 1 1 1 . ( 1 1 ' 1 1 (,) I i:. ;»«'.>
Iilliri riilfs (|ii;i(lii|iiiiiiMii\ ;i ii li'ilcii r-, r\ iciinsr sur llin- miiI.icc Iriaii^ii-
l.iirc hiiiliM ImhiiIicc liiiii'i'iiili' s^iiv iiinrsil. cdlliciil iis suhjHiic.ili^ ilr
Sriiw ;illir . I.iiilnl (l('|)iiiiiiM' rosscllc du ((HMiiiini , (!li;ii|i\ , (|iii ;i |i|i;irl iiiil
ail ccrvciii iimM'n ••( Icniiinc en liatil le sillon -.i^illiil iiif(li;iii do liilni
rnh's (|ii;idii jimiriiiiv . Ces i;i|i|Hiits s'cnccliicril |)iir riiilriiiH'Mli;iiir d un
fciiillcl rcllcclii de l;i pir inrir (■t''r('li(d Iciix' ri ircxisirnl (|iii' < lir/ I Iiomimh',
où, i;i;iC(' :iii dr\ (d(i|i|i('iiicii I coiisidi'iiildc (|iii' |in'iid Ir iMiiinrlrl du (•iti'|)S
calItMix, l;i ^l;indc |iMh';il(' ■>(• rcuxcrx' m iinici'c cl x' diri;^r (ihlicjiiciiicMl
ni li;i> cl en ;irricr(\ (!hc/ la plupai'l dc-^ ma niinircrcs cl chc/. \(\s oiscîuix,
clic csl en cll'cl \ t'il icalc, cl (duv Ic^ \ ciirdjii's inlV'iicn l's (dic csl i-cn\ crst'-c
en avanl.
I .a lace •^U|u''ricui'c de la glande |»in(''alc nallcctc a\('c l;i loilc (dio- ses mpiions avec
. |. ,1 I i' I- I I I -I- 1 l'il la toile choroï-
roidicnnc id les xcincs de liahcn (jin- des ra|i|i()i'ls 1res lâches. i'JIccn .[jgnno.
osl s(''|)ar(''c CM (dicd par un divcrliciilc du Iroisicnic vcnli'iciilc, le (hn-rlK nU:
ou I ul-(h'-sac si/s/if/if'r// {\i' |{ci(du'i'l. lapissc par rc[)cudyiuo vcniriculairc (!l
pailicnlicrcnuMil dcNidoppc (dic/ le IVclus et le jeune enfant. — Le j»()inl
de ndlcxion de lépcndN uu^ venlriculaire sur la face inférieure de la toile
( linroidicMiue correspond donc, non pas à la face convexe de la commis-
sure inlcrliabcnulaire, mais à la facr .si/pf-rieure du conariiim (Fig. 317) et
au voisiuaLic de son sommet, ainsi que Kcy et Retzius l'ont démontré.
(les rcdalions avec la toile choroïdienne assurent la fixité de la glande
pinéale. lixilé (|ui est encore assurée par un cordon libreux qui l'elie le
soninicl de la glande à la pic-mèi'e de lu l'ente cérébrale de Bichat, ainsi
»|n'à la petite circontV'rence de la tente du cervidiH.
La hase de la glande })inéale est très rétrécie et se dédouble en deux
lames liansversales qui interceptent un petit diverticule du troisième i,e divenicuio pi-
ventricule, ouvert en avant, le direrlicide pinc'al ou sotis-pineal dv Mihal-
kowicz, le centriciilc du conariiim de Ilyrll. La lame supérieure du divcr- ^
licule pinéal s'insère sur le bord inférieur de la commissure interhabénu-
laire. id a été désignée sous le nom de l(uno des pédoncules de la glande ^
piui'ale [Itnnina pt'donculoruiii s. stt/trrior: par les auteurs (|ui considéraient
la commissure inleidial)t''nulaire comme la commissure des [)édoncules
anli'ricures du conarium. La lame inférieure (iami/ia conarii v. ififrrior)
se continue avec le bord sui)éricur de la commissure postérieure.
(iOmposée dune substance grise molle, creusée dune ou plusieurs structun- ivin-
cavités kystiques renfermant souvent des concrétions calcaires, la glande piuc-aie!'^
pini'alc est surtout constituée par du tissu lymphoïde. Elle est entourée
d'une capsule conjonctive fournie par la pie-mère qui envoie dans l'épais-
seur de la glande de nombreuses travées conjonctives riclies en vaisseaux.
Sur une coupe tdb' monli'c un stroma conjonctif très dense, dont les mailles
sont tapissées de cellules arrondies ou fusiformes, de lo a de diamètre
environ, contenant des granulations {)igmentaires jaunes ou rouge-jau-
uàti'cs. Les travées conjonctives ou névrogliques, les kystes, la commis-
sure iuterliabénulaii'c (d la partie adjacente de la toile cboroïdienne
renferment, même chez lenfant, des concrétions calcaires qui constituent
390 ANATO.MIE DES CENTRES NERVEUX.
les acerviile.s ou sable crrrbral et qui sont composées de carbonate et de
phosphate acide ih' chaux disposés en couches concentriques ou réunies
en amas ii-ré^ulièrement nuimelonnés.
La nature lymphoïde de la glande pinéale est admise par Schwalbe,
Edinger et par la majorité des auteurs, contrairement à Meynert et à Hage-
mann qui considéraient cet organe comme un ganglion nerveux. D'après
Bizzozero, un certain nombre de ses cellules présenterait des prolongements '
plus ou moins ramifiés; d'après Cionini, elle contiendrait de nombreuses
Ses libres ner- ccllules uévrogliqucs. Quaut aux fibres nerveuses de la glande pinéale,
ru"rvsuîmo"sympa! aduiiscs par Meynert, par Darkschewilsch, etc., elles semblent, d'après les \
''"''"^- recherches de Cionini, Honegger et Cajal, appartenir au système sympa- '
thique et arriver à la glande pinéale avec les vaisseaux de la toile cho-
roïdienne : la commissure interhabénulaire ne lui abandonne aucune
fibre. Les fibres nerveuses sympathiques forment, d'après Cajal, dans
l'épaisseur de la glande un plexus interstitiel très riche, qui occupe les
travées conjonctives ou névrogliques et se résout finalement en une
arborisation de rameaux courts pourvus d'un bouton terminal (Cajali.
Entre ces rameaux on trouve quelques petites cellules nerveuses, analo-
gues aux grains du cervelet, pourvues de trois à quatre larges dendrites
3j ramihées et dont le cylindre-axe n'a pu encore être décelé. 11 s'agit peut-
-i être ici des cellules sympathiques interstitielles de Cajal.
s;' Nous n'avons pas à faire ici le d('veloppement pliyllogénélique do la glande pinéale
> Elle constitue — • ainsi que Rabl-Iluckhard (1882) le soupçonna et que de Graaf (1886) et
Baldwin Spencer le démontrèrent — un organe visuel dégénéré, pourvu chez les sau-
\ riens, les amphibiens et les cyclostomes d'un cristallin, d'une rétine et d'un nerf optique.
î Les recherches de Bérancck (1892 et 1893) semblent montrer toutefois que Yœil
pinçai ou pariétal — qui paraît avoir eu son plein développement chez les sauriens
piéliistoriques et qui est logé dans le trou pariétal médian — ne correspond pas à la
glande pinéale de l'homme et des mammifères. Il serait une formation analogue, une
épiphyse ou évagination surajoutée, développée aux dépens de la voûte du troisième
ventricule, en avant de l'épiphyse du conarium, et n'existerait que chez les sauriens,
les amphibiens et les cyclostomes. Quant au nerf pinôal, il ne serait pas formé aux
dépens des pédoncules de la glande pinéale et de la commissure inlerhabénulaire, mais
représenterait un tractus nerveux distinct provenant non du trijumeau, ainsi que de
(Waaf le croyait, mais de la voftte du cerveau intermédiaire et présentant par conséquent
une origine semblaiileà (•clic du nerf optique.
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(. \ \(. i.hi N-> I \ I li \(,(ii; I n A I x . coicii i: oi'iinii:. :j'.m
.M,|i);;ii|Uf ^U1•'^^•, I. N, IM'". ( ii'lirVr. I.i \~. Hnliriilirs sHV Ir si/siniir lirririix làrrliro-
;/'l/, avec Atlas, l'.iiis, IKIi:;. ^\\Hi.\t[. Siilln slntllnni ihi 'rinilnini nllirl, Uiv. s|Mriiii .
iii iVi'iiali ia. ISSî IMS.'i. De mkmi . Siilla /iiui nnnloiniit (Ici an pi sliiali t: (lui t/uilnini
\ oitici. Itiv. spii lin. ili I nii., IMSd. .\ll^^l;ul. Vont (irhirnc clcr SHuf/rtliirrc iu Slricki-r's
I llaiiillMifli tliT l.<'lirc voii ilcii (icwclu'ii. r.|ia|i. XXXI. I.<'i|>/ii;, IS70. V. Munakou. Expe-
■ rinu'iih'llf nnil piit/iolnijisfh-diiiitoinixrlii; IJntiTsiirliimiji-n iiliar die lirziflniiiijeii (1er sDijr-
\ naUHtni Srhsplinic :» tien iiifnirortiriilcn Opliciisrnilrcn kii'I don I^cnns opticiis. Anli.
r. psy.li. lui. XIV, iss.l; IM. XVI, iMS.;-. IM. XX, ISH'.); |{(1. XX!II,18'I2; IM. XXIV, \W1.
|»i Mi'.Mi:. Evpcriniriih'llc iiiid jtiil hiiloiiisil(-(iiiiil()iiiischc Vnlei'sucluin(/eii iibcrdic llKitbcn-
rvyion.drii SrhhiKji'l imd die Hajin siiliIlKddniicd, wlist licitriijjoi zur KddiIiiIss fnili criror-
I U'iter Gioss itnd Kleinhinidcfcclc. .\rcli. f. l'sydi. \\d. XXVII, \H'X.'). — .Ni->l Uin Keiiio. des.
i Thaldiiins hriiii Ktiiiiiiclici) <!2'' V(>rli;mdl. (ionisoh. Nalm loisclior- u. AimzU; zu lli-idclbcrf,'.
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392 ANATOMIE DES CENTRES NERVEIX.
III. — RÉGION SOUS-OPTIQUE
La région sous- La rrgion soiis-optique ou soiis-thalamique (Fig. 2i, 28, ^^3, 1, 15, 233,
optique. 2jQ^ gjj^ g^^^ ^^^^ 32o), bien décrite par Forel en 1877, est une petite iS
région aplatie, située au-dessous de la couche optique, au-dessus du
locus niger et du pied du pédoncule cérébral, entre la capsule interne et
la substance grise centrale du troisième ventricule. Elle atteint en avant
la substance perforée antérieure et se continue en arrière et en bas, sans
ligne de démarcation nette, avec la calotte du pédoncule cérébral. Elle
Elle représente la représente l'extrémité antérieure, terminale, sous-thalamiqiœ de l'im-
rrs*thaiamirii'r"de portautc rècjioii de la calotte, région qui s'étend de la substance perforée
la région de la ca- antérieure au processus reticularis de la moelle cervicale et qui comprend ;
de haut en bas : 1° La région sous-optique; 2° L'étage moyen ou calotte
du pédoncule cérébral; 3° L'étage postérieur ou calotte de la protubé- 1
rance; 4" La plus grande partie du bulbe rachidien.
La région sous-optique n'est pas située dans l'axe de la calotte du I
pédoncule cérébral, mais forme avec elle un angle ouvert en bas et en {
avant et dont le sommet correspond au cerveau moyen, à la coudure du 1
vertex du cerveau embryonnaire. Il résulte de cette disposition — parti-
culièrement accentuée dans le cerveau humain et très nette sur les coupes
sagittales (Fig. 310) — que les faisceaux sagittaux qui traversent la région ;
sous-optique et se continuent dans la calotte pédonculaire, n'alTectent pas |
la même direction dans ces deux régions. Horizontaux ou légèrement '
obliques en bas et en arrière dans la première région, ils deviennent
presque verticaux dans la seconde.
La limite artificielle établie par Forel entre la région sous-thalamique
et la calotte pédonculaire correspond à un plan oblique en bas et en avant,
qui passe par le faisceau rélroflexe de Meynert. Tout ce qui est situé en
avant de ce plan appartient à la région sous-optique; tout ce qui est en
arrière, à la calotte pédonculaire. Ce plan sectionne le noyau rouge qui se
trouve ainsi à cheval sur les deux régions, son tiers antéro-supérieiu
appartenant à hi région sous-optique, ses deux tiers postéro-inférieurs ji I;i
calotte du pédoncule cérébral ( iMg. 310, p. 318).
Sa (orme. Consid(''rée dans son eiiseml)h% la l'égion sous-optique cousliluo une
pyramide horizontah> à (jualre pans, dont hi base située en arrière est =
sectionnée obliquement en bas et en avant. Sur les coupes horizontales,
(die affectera par conséquent la forme d'un triangle à sommet antérieur '
(Fig. 24, p. 35), d'autant plus étendu que l'on examine des coupes plus
supérieures; sur les coupes vertico-transversales (Fig. 323, 324, 325),
elle est de forme (piadrilalérale et d'autant plus petite que l'on examine
des coupes plus anlérieui-es. Sui- les coupes sagittales, elle forme un i
Irianglc très allongé à sommet antérieur (Fig. 31(>). Il résulte en oulrt» de
riiiclinaison de sa base que les couix's horizontales, qui passent parla'
1
Sa
ilircction.
>
Sa
par 1
ceau
limite établie
• plan (lu fais-
<le .Meynert.
{, \ M.l KiNs I \ I II \(,()ii I h \l \ : i; I i.\t)\ s (Il s oj' I i(ii I,. :i<):;
(liiilir ililfiii'iiii' (In l;1ii|uis |i;iI I kIiis r| l;i su li^l.i lier i ii rioiii i iH'i- son-, Iriili
j'nlaiiT ili' Kcnlifil , iiili-n-sscnt d.iiis leur |i,iili(' iKisjri'ii'H ir l:i cildllr'
iMMliMinihiiit'. I.iinlis (|iir les ii)ii|ii's \ cil icu lr';ins\ crsjilcs ijiii |(iiss('iit |i;ir
le tiers im(i\i'ii Af l.i cducIic (i|)li(|ii(' tl('|Mii> l.i comiiiisMin' |i<isl(''rifiiir
jiis(|U à la I niiiiiiis-,111 (• iiKilli' M'clioimciil «laiis leur |>arli(' sii|)(Mi('iirr hi
r(^iji()U s(»us -I li;i I,iiiii(| iir, cl (laiis leur |i,iilic i nlV-riniic la (alollc |»(''(|oii-
Cillaii'c. ( !i' Sdiil la li's (■(iiis<''(|iiriic('s lorci-cs de hi liisioii de hi ii'-j^idii
soiis-<i|)li<|ni- a\iM' l;i cmIoIIc ix-donciilairc, ainsi (|iii' de la (-(Mn'liiiri' du
Inmc (Mi(('iiliali(|ii('.
(hi pciil coiisidri'iM" à la rc'i^ioii sdiis-opliinic (|iialr(' l'aocs, un sdiimicl
' l'I mit' hase. Les laces sont supérieure, iulérieure, iulei'ue cl exieiiic :
l.a /(i(f s///y/''/7V7//7', sHuoo au-dessous de la région voniralc du I ha la mus, safaccsupériourc.
I s'élcMid dc|)uis le la-nia semicireularis et le piliei' anli'i'ieiir du Iri^oni"
\ ius(|u'au corps iicuouilh' itihM'ne el au luhercule (juadrijuineau aul(''iieui',
ainsi tpic le nionlrc nclleineni la coupe liori/onlale Fig". '{12, p. MaO) qui
[ nasse à la limite du thalamus cl de la i'(''gi()n s()us-lhalami(|ue. File est
! CMi rappiui d avant eu arrière : I" avec la jiai'lie inIV'rieure du {)(''d(jn-
I culc antérieur el av(M' le pédoncule inlV'ro-interne du thalamus (jui s'ir-
radient dans rextrémilc' auléro-inlérieurc de la couche oj)ti(juc; 2" avec
i le faisceau de Vicq d'Azyi' qui traverse la partie anlérieure de la région
sous-opli(}Uc; 3" avec la partie inlerieure de la lame médullaire externe
f et le noyau externe du thalamus; 4" avec les lames médullaires moyenne
, et interne du thalamus et le noyau semi-lunaire de Flechsig; 5'^ avec la
])arlie ventrale du noyau interne et le faisceau rétrollexe de Meynert;
Cl" enlin. avec la région du ruban de Heil médian situé en arrière et au-
dessous du centre uKMlian de Luys.
La /acr infri-'icurc, de moitié moins étendue dans le sens antéro-posté- sa face inférieure.
rieur que la face supérieure, repose sur le locus niger et se continue avec
la calotte pédonculaire. File ne comprend sur la Figure 44, p. Ot, que la S
l^artic du pédoncule cérébral qui contient le corps de Luys, et la partie du C
noyau rouge situé en avant du faisceau rétrollexe de Meynert. :^
La face uitcnie est tapissée par la substance grise centrale dont la sa face interne. ^
séparent incomplètement le faisceau de Vicq d'Azyr et les fibres du pédon-
cule inféro-iuterne du thalamus qui passent entre le faisceau de Vicq
d'A/yr et le pilier antérieur du trigone (^Fig. 310 et 312). En haut, le sillon
de Monro constitue du coté du troisième ventricule une excellente limite
entre le thalamus el la région sous-thalaniique ; en bas, le plancher du
troisième venlricult\ en iiarticulier les lubercules mamillaires, et l'espace
inter-pédonculaire sépaicnt la région sous-optique droite de la gauche
(Fig. 3-23, 324, 32:; .
Lq. face exlcnie de la région sous-opli(iue, obli([ue en bas et en dehors, sa face externe.
forme avec la face inférieure une courbe convexe en dehors et en bas.
File est recouverte par la capsule interne réduite dans la région sous-
llialamiquc, ainsi que nous l'avons vu plus haut, à ses segments postérieur
et rétro-lenticulaire ; or c'est le segment ponlérieur de la capsale intnne ((^ip)
base
de la région sous-
optic]iie
394 ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
auquel s'est joint le faisceau de Tiïrck (FT;, c'est-à-dire les éléments con-
stitutifs du pied du pédoncule cérébral qui atTectent seuls des rapports
avec la région sous-optique. Le segment rétro-lenticulaire {VÀr\) occupe
en elïet une situation plus postérieure, il est séparé de la région sous-
optique et de la région de la calotte par les corps genouillés externe ot
interne iFig. 312).
Son sommet et sa Lc sommct dc la régiou sous-optique correspond au pilier antérieur
du trigone ; la base, en continuité directe avec la calotte pédonculaire ol
les régions du ruban de Rcil médian, natïecte que des rapports éloignés
avec le pulvinar, dont il est toujours séparé par le corps genouillé interne.
La région sous-optique ne correspond en effet qu'aux deux tiers anté-
rieurs de la couche optique.
Constitution. — La région sous-optique est essentiellement consti-
tuée : 1° par une couche de fibres à myéline, la couche dorsale de la région
sous-optique ; 2° par un petit amas ganglionnaire, le corps de Luys .
La couche dorsale 1- COUCHE DORSALE DE LA RÉGION SOUS-OPTIQUE. (Fig. 24, 28, 46, 47,
7, 2o3, 310, 323, 324, 323.) — La couche dorsale occupe toute l'étendue
de la région sous-optique. Elle s'étale au-dessous de la moitié antérieure
de la face inférieure du thalamus, s'étend de l'extrémité antérieure du
Son (■■tendue. Ihalamus au plan vertico-transversal qui passe en avant du noyau rouge
et dans le sens transversal, de la zone réticulée du thalamus à la sub-
stance grise centrale du troisième ventricule. Elle augmente d'épaisseur
d'avant en arrière, se continue avec la couche de fibres qui entoure le
noyau rouge et avec les fibres longitudinales dc la calotte pédonculaire
et forme à elle seule (Fig. 323) la partie de la région sous-optique située
en avant du plan vertico-transversal qui passe par les tubercules mamil-
laires. Les coupes vertico-transversales sont particulièrement favorables
à son étude.
Son aspect ot son La partie antérieure de la couche dorsale est formée par les faisceaux
suh'anr^cs^'^pLns Icnticulairc et thalamique dc Forel. Le faisceau lenticulaire (FI, p. 327,
vmico - transver- pjg 24, 28, 78, 203, 20i, 40, 2:i3, 310, 323, 3-24, 32:;, et Fig. 318, T. l*^'")
large et épais, limite la région sous-optique en bas et tapisse la face
interne du segment postérieur de la capsule interne (Gip). Il appar-
tient au système des radiations strio-sous-thalamiques, se fusiouut^ en
avant, avec l'anse lenticulaire et s'irradie avec elle dans l'extrémilt' anté-
rieure du thalamus et dans la substance grise du tuber cinereum ; eu
arrière, il s'amincit et participe à la formation de la capsule de libres
L.-i faisceaux Ion qui culourc Ic corps de Luys. Le faisceau thalamique (Fth) (Fig. 7,
liculaire et tliala- ,, , ,^., ,„ c\*'n •» i w-» >ii\t •jiï'^N i i <i • ii • i 1'
mique d.! Forci. 24, 28, 4/, 2.)3, 312, M\ , 32.)), l)eaucou[) [)lus grêle, nalleint pas 1 ex-
trémité antérieure du thalamus et ne dépasse |)as h^ j)laii vertico-trans-
V(!rsal de la commissuit; molle ou moyenne (Fig. 312, 2'» et 324); il fait
corps avec la lame iiK'dulIaire exierue et le dense feutrage de libres tjui
sillonne la moitié venliale de ce ganglion et n'es! en réalité (pie la partie
infiMieuic. é|)aissie, de ce feutrage. Les faisceaux thalami(|ue et lenlicu-
(. V M. I |ii \ - I N I 11 \ I "li 1 M \ I \ : i;l I. Ml N -'M S m|' | |i,i| i;. :{<i:;
lailV ili- l'nicl -nul lirllrllli'lll -^l- 1 HI iV's | llll <lc I ,llll|r |i;il lllir lllllicc i.lllir
5lr^ ^^^^^ (-0
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'■"n^U:
FiG. .'{-:<. — Coupe vcrlicu-liausvcrsalr |iass;ml eu avant des lubiTCuIfs uiamillaires et
(le la corne spliénoïilalc du ventricule latéral, parle tiers antérieur de la couche
o|>li(jue. el secliounaut le pied du i)é'doncule cérébral et la substance iunominée sous-
lenticulaire do Reicliert dans la région où elle unit le globus pallidus au noyau
aniy;L.'dalien et à l'extrémité recourbée de la queue du uoyau caudé.
La région sous-optique, très étroite, est réduite aux faisceaux de Fore! (F) en par-
ticulier au faisceau lenliculaire (FI) dont les fibres peuvent être suivies à travers le
seunient postérieur de la capsule interne jusque dans le globus pallidus. — Méthode
de NVeigert, 2/1 grandeur nature.
.(/, anse lenticulaire. — AM. avant-mur. — C>, capsule externe. — Cip, scf^mient pos-
térieur de la capsule interne. — CM, couunissurc de Meynert. — coa, commissure anté-
rieure. — prR. pied de la couronne rayonnante. — CSi/f. couches sagittales du segment
inférieur de la couronne rayonnante dans la région où elles s'infléchissent en dedans pour
se continuer avec le segment sous-lenticulaire de la capsule interne. — F, champ de Forel.
— FI. faisceau lenticulaire de Forel. — Fie. fibres lenticulo-caudées qui traversent la par-
tie supérieure du segment postérieur de la capsule interne. — la, circonvolutions anté-
rieures de l'insula. — le, lame cornée. — L>ne, lame médullaire externe de la couche optique.
— liiie, lame médullaire externe du noyau lenticulaire. — Imi, Imi, lames médullaires
interne et supplénuMitaire du globus pallidus. — Lms, lame médullaire superficielle de la
circonvolution du crochet. — »is. sillon marginal supérieur de l'insula. — MA, noyau
amygdalien. — Sa, noyau antérieur. Si, noyau interne de la couche optique. — -VC,
noyau càudé. — .^'C', la partie recourbée de la queue du noyau caudé. — A'Aj. .VI>, NLu
les trois segments du noyau lenticulaire. — OF + Pr, le faisceau uùxte de fibres occipito-
frontales et de projection. — Pcltl, plexus choroïde du ventricule latéral. — Sexi'. la surface
extraventrii-ulaire du thalamus. — .%c, substance grise centrale du :?•= ventricule. — S'Z,
seplum luciduui. — SU, substance innominée sous-lenticulaire de Ileii'hert. — Strz, stra-
tum zonale du thalamus. — Te. tuber cinereum. — Te/h, loile choroïdienne du troisième
ventricule. — Tf/, corps du trigone. — T;/ii, pilier antérieur du trigone. — Th. thalanms. —
////, taMiia thalami. — U, circonvolution du crochet. — Vest, veine du corps strié. — 17,
ventricule latéral. — Vj, troisième ventricule. — Zr, zone réticulée. — //. bandelette
optique.
396
ANATOMIK DES CENTRES NERVEUX.
La zona incerta.
dépendance do la
zone réticulée du
thalamus.
rel.
I..e champ de Ko-
]! r<ïprcsoiitc la
l)artie antérieure do
la capsule du no^'au
rouge.
hori/ontalo de substance grise, la zona incerta de Forel (Zi). Il s'agit ici
d'une dépendance de la zone réticulée du thalamus qui longe entre les
deux faisceaux de Forel la face inférieure du thalamus et se perd en
dedans, dans la substance grise centrale du troisième ventricule. La zona
incerta est sillonnée de fines fibres entre-croisées dans tous les sens, et
se distingue surtout de la zone réticulée thalamique par l'absence de,
gros fascicules de fibres enchevêtrées.
Dansleplan destubercules mamillaires\Fig. 32i), la région sous-optiquei|
change d'aspect : le corps de Luys apparaît et s'insinue entre le segment pos-iHi
térieur de la capsule interne et le faisceau lenticulaire de Forel, en mêmei
temps que les deux faisceaux de la couche dorsale se réunissent en un
faisceau volumineux qui occupe, le long de la substance grise centrale du
troisième ventricule, la partie supérieure et interne de la région sous-
optique, et qui représente le champ de Forel. F) (Fig 203. 204, 324, 32.") .
Celui-ci est surtout constitué par le faisceau thalamique de Forel qui
s'épaissit considérablement grâce à l'apport incessant de fibres qui lui
viennent de la couche optique; il reçoit en en"et les nombreuses fibres,
verticales de la lame médullaire externe, du noyau externe, et des lames
médullaires interne et moyenne qui délimitent le noyau semilunaire do
Flechsig et le centre médian de Luys (Fig. 312, 324, 22); il reçoit en
outre la partie postérieure et amincie du faisceau lenticulaire de Forel
dont les fibres forment une capsule au corps de Luys. Ces dernières fibres
traversent la zona incerta et la divisent en deux parties : l'une interne,
sus-mamillaire, qui s'adosse à la substance grise centrale du troisième
ventricule; l'autre, externe, plus mince, en connexion avec la zone réti-
culée du thalamus, qui sépare le faisceau thalamique du corps de Luys et
de sa capsule de fibres, et se continue en arrière avec le segment de la
zone réticulée ([ui s'insinue entre le faisceau de Tiirck et le segment
rétro-lenticulaire de la capsule interne (Fig. 3121.
Le champ de Forel, comme les faisceaux thalamique et lenticulaire,
est forme de fibres entre-croisées dans tous les sens, il est fusionné en
dedans au faisceau de Yicq d'Azyr et au faisceau mamillaire principal dont
il est difficile à délimiter sur les coupes horizontales ou vertico-trausvei-
sales, et reçoit \q. faisceau <1r la calotte de Guclden (voy. p. 300 et Fig. "1" .
.\insi constitué, le champ de Forel représente la partie antérieure de la
capsule du noi/au rouge. Au voisinage de cet anuis ganglionnaire, ses
fibres divergent, euloureni les faces supérieure, interne, inférieure et
cxtenif du noyau rouge, s'accolent aux radiations de la calotte et con-
courent à former les libres longitudinales de la formation réticulée de
la calotte.
L'origine et la terminaison des libres de la couche dorsale de la région
sous-()pti(|ue est fort complexe. File contient des radiations strio-sous-
thalami([U('s, Jcs fibres des pédoiu'uh^s cérébelliMix supéritMirs, du noyau ;
rouge, des libi-es longitudinales de la l'ormalioii relieuh'M», des fibres Iha-
lami(jues descendantes, et (|iiel(|ues libr(>s niamilhiires. Mais ni le fais-
k
I (. \ M, I.KiN^ I M i; \" <M; I h, V I \ : Ul.l.KiN SOT^ (i |- I M.l I !•;. :)0T
'•(«fin lli.il;iiiiii|iii', !ii If l'iii^riMii l.'iiliciil.iiic (|r l'*(>rcl n'.ili;! mlMiuirnl di-
i|,l,.-.;ill nil.:ili ^r \\r\\ iiM',|i;iii \.>\ 1 1 (•- i < 'Il ( Ir I ,i CMlollr, III |.;irli(',).
J. CORPS DE LUYS I'iiItI . I''i-. |.i. Ili, 2'\ . liS. il!}, 'l 'l , 'H», 'lS,2<)."i, roi-,,s .|.. I.iivs.
'"iOi. -•»•"!. '{l'I. '1'. ■'-'• •^-•»' Citr/is S()HS-//iff/ftJii/i/i/r llcillc , Ciiriis )h'
I' .r,l j'.iliiiucr . i/i^riis lrn/i/(ir))ii< Mr\ iicri i. inulrus ftnii/(/(lali lininis
^h II mil; .
\x COl'ns (le l.liys {(\\j] ()C(ll|ic l;i |i,llli(' |)(j>l('Tirllir cl cvIci'IH' i\i' hl Sa situation à la
., 1 ,• !• 1 i-ii I ■ I ■ I • l-i' piirtln nosliTo - px-
i-r'i;i()ii s()iis-o|»li(|iii' : il .1 l;i loniicil iiiic IciiliMc hii-omrxc Ires Ihcii ddi- ^f.^^^,. ,|,. |;i r.'.f.'po.i
niil('(\ (loiil Ir Ndliimc csl un peu iiilV'ciriir ;i celui du iioyiiu roii^c de •-""^ '-i'"'!'"-
Uiird;\(li cl tic Stilliii^; il csl cnltuirt" et)!!!!)!!- v^- dci'nicr noynii (riiiic
Icapsidc y\v lilircs à niNidiiic (|iii le rtdiciil au ci)r|)s slfii'' (noyau caiidc,
pulanicii cl i;lt)l)us palliilus). IJicn (l(''ciil jiai' l''t)r(d en 1877, il a t'Ii'' ilt'îCDU-
verl par Kuvs on ISC»"'» (|ui le désigna sous le nom impropi'e tle hawlclrilc
inccessoiif <h' /'o/irr M/prrlri/rc : il ne s'agit pas ici, en ell'el, iriine hnnde-
\ irflr {\c lilut's, mais tl'uu véritable amas ganj;lionnairo; « l'olive supé-
* rioure » di> l.uys correspond en outre au noyau roiif;e de Hurdacli, de
Stilliu^U el de Ions les anlenrs. et ne doit pas èlre confondue avec l'olive
I supérieure ou itrotulnManlielIc. il(''ei-ile en I.S,")!I par Schroedcr Yan dcr
Ktdk, el silué(> tlans la calolle prt)lnl)éranliidle au voisinap^e du sillon
ltull)0-j)i-olul)éranliel.
I Situnliini. — Lt> corps de l.nys est silui'' au-dessous du noyau externe
lin thalamus, en detlans du segmenl postéri(Mir de la région sous-tliala-
mii|ue de la capsule interne et du sommet du glohus [)allidus, au-dessus
cl en dedans du pied du pédoncule cérébral et de la partie supérieure du
li>cus niger, au-dessus, en dehors et en avant du noyau ronge. Il a chez
l'homme la forme d'une lentille biconvexe, très bien délimitée, dont le sa forme. ^
grand axe se dirige en avant et un peu en dedans (Voy. Coupes horizon- '^
lalt>s et thuil le pelil axc se dirige obliquemenl en haut et en dehors C
^Voy. (loupes verlico-transversales). Il résulte de cette obliquité que les -
coupes vertico-lransversales et horizontales sectionnent le corps de Luys :ï^
ol)HtjUi'))U'ut, et non pas paralit'IcmtMit à son petit ou à son grand axe.
Plus i)elit par son volume ([ue le noyau rouge, il mesure 10 à 13 mil-
limt'lres de longueur, sur (3 à 7 millimètres de largeur, et 3 à 4 millimètres
d'épaisseur.
Il présente à l'état frais une feinte café au lait qu'il doit à sa richesse
en ca[)illaires et au pigment d(> ses cellules nerveuses; sur les coupes
traitées par le carmin, il présente une couleur jaune-rosée, et sur celles
traitées suivant la méthode de Weigcrt une couleur foncée qu'il doit à sa
richesse en lines libres à myéline.
Sur les coupes vf'r/irf)-/rf/nsversa/rs sérwes, le corps de Luys apparaît, sm- los coupes ver-
avec sa forme cai'acléi'islique tic lentille biconvexe, sur les coupes qui "•^o-*'""'^^"^^''^^-
passent immédiatement en avant des tubercules mamillaires. Il augmente
rapidement di^ volume, atteint ses plusgrandes dimensions sur les coupes
qui [lassent \);\y la partie moyenne des tubercules mamillaires (^Fig. 32i),
398
ANATOMIE DES CENTRES NERVEl X.
puis diminue gradiiollcmont ol disparaît sur les coupes qui intéressent le]
faisceau rétrotlexe de Meynert.
i^ur les coupes ho- Sur les coiipcs horizoïitcilrs sériées, il apparaît sur les coupes qui inlé-
nzontalcs
FiG. :{2i. — Coupe veitico-tiansvrisale iias^aul |iar les lubercules mamillaires, la partie |
aiilérieure du segment sous-lciiliciilaire de la capsule interne et l'extréniilé anté-
rieure de la corne d'Ammon.
La réj^'ion sous-o])li(iU(î comprend le coriis de Luys et la couche dorsale, consti-
tuée par les faisceaux llialamique et lenliculaire de Forel et la zona incerta.
Alv, alveus intraventrifulairc. — .l.U, avaiit-iniir. — (A, corne d'Annuon. — Ce, cap- 1
suie externe. — Ci]i, scf^ment postérieur de la capside interne. — Clsl, segment sous-lenti-
cidaire. — CU, connuissure de Movnerl. — roa. conunissure antérieure. — CL, corps de
Luys. — peu, pied de la couronne rayonnante. — /•', dianip de Forel. — /•'/. faisceau ienti- Il
culaire. — Fie, rd)res lenticuio-caudécs. — l'mp, faisceau uiamiliairo principal. — Flh,
faisceau tl)alaniir|ue de Forel. — la, circonvuliilions antérieures de iinsula. — le. laujc
cornée. — Lme, lame médullaire externe du tlialanuis. — Une, liiii. lames médullaires
externe et interne du noyau lenticulaire. — Li/is. lame médullaire superficielle de la cir-
convolution du crochet. — Lu, locus niger. — A'A, noyau amygdalien. — Na, Ni, Ne, les
noyaux anlérieiu', interne et externe de la couche optiipie. — XC, le noyau caudé. — SFji
A'A;, NL[, les trois segments (hi noyau lenticulaire. — /'. pied du pédoncule cérébral. —
l'chl, plexus choroïdes du ventricule latéral. — l'M.. pédoncule du putamen. — Sg,
couches sagittales (lu segment inférieur de la couronne rayonnante. — St/r. substance grise
centrale. — SI, septum lucidum. — S/rz. stratum /.oual(> de la couche optiipie. — Tch, toile
choroïilienne. — '/>/, corps du Irigone. — T/i. couche oplirpie. — Tin. tubercule mamillaire.
— ////, ta'uia Ihalami. — F.l, faisceau de Vicq d'Azyr. — Vcsl. veine du corps strié. — Vl,
vcnlricuh; latéral. — \'s/)li. corne spliénnïdale. — \\, troisième ventricule. — Zi, zona in-
cerla. — Xr, znue réticulée. — //, Ipaudehlte oiiti(|ue.
ressent la |)arli(' su|»(''rieiir(' des coinuiissures anl(Mieure et postérieure du
cerveau, sous I aspcci diiu (■oi'|)s ovalaire en conlacl iuiuK'diat avec la
|)arli(' inoyeuue du se|;nieul posh-rieur d(> la capsule interne (Fig. Si',
(, \ \i, I |(i \ V I \ I i; VColM'Ii: \ I \ ; li I i. M' \ soi < ni' | mm |;. :i;h(
I,. .;;. . l'Iu- \\,\- il ;iiii: iili- m l'Icinliic. -f r.i |i|)in(li.' l'ii ;: i;i mil — ;i ii I ilr
|;i |i;illir iilllciii'llic lin Sc^mriil |i( is li'iliMI r dr hl i;i |i--l I je I II I iTIli- ( !l|i , lM•(•|l|)l•
,^;l|)ll|ll 1"'-^ (Iriixii'iiir l'I liiii^icmr li li(| Il irlllf's iiilcilH's de a' sc^incill
l'^JM -JS, II. 'i "J , pu i-- li'^ t l'di-^ ciiKI II iriiK"^ i iilcrni'^ l'ii:. .'l'I, I». 'i S i cl ;il Iciii I
-<l*>^ nlll*' ^l'iimlr^ (lilljcil'^idlls ;iil-(I(">'^nli-- (II- l;i |i;illic iiiunciiih' tir l:i coiii-
iiii-->'iir<' ;iiit<'rii'ii ic, -^iir lo cdiii)!'-- (|iii i ii irTc^-^i'iil l:i siilisliiiici' iii iioiiiiiii'-r
->(iiis-li'iili('iil;iir*' <li- lliMclirrl. à |;i liinilcdii |)ir(l du |)(M|(>n(-iili> ('('■n'>iii';i I ri
de l;i rt'uion ^nii^ (i|il i(|ii('. Il (liiiiiiiii(> i l'ii;. i 'i , p. (i'i ciisiiilc ^r;idii(dl('mt'iiL
de \(diiiiii' Imil fil ciiii'^crx mit so i';i|)|)(H'U ;i\('c l;i pjirlic iiiih-iiciii r du >''^-
iiitMil |>(tsl(''iM(Mird(' l;i cMiisiilc iiil crue, dans la(|M(dl(' il se crcnsc une di'iircs-
-ioii lii's accii^t''!'. puis dispjirail d'arriri'c en a\anl à mesure (|ii(' le lofus
iiimT croil . Il ;i di'^p.ini l()rs(|ii(' le pied du pi-doiicu le (•(''n'd)r;i I ;ipp;irail
lihieinenl ;"i la lia-x' du cei'veiiii, au-dessous de |;i |iaud(delle i)pli(|ue
l'i-. .1'.. p. .■■»••'.
Sur les lutupc^ stiijil hih-^ s(''ri(''es. le cnrijs de Liiys es! plus aiToiidi, sur les coupes sa-
pins ^loluileiix ; ses connexions avec le segment postérieur do la capsule ^'
iiilerue el le pied du pédoncule cérébral deviennent très manifestes;
il (.ceiipe en elle! le sinus de Tan-^Ie formé par le pied du pédoncule céré-
lii'iil el hl (■aj)siile iiilerue ' Fij;". .'Il I >.
Ou peut décrire au coi'ps de Luys deux faces convexes, deux hords
el deux exlr(''milés. Les faces convexes sont l'une dorsale ou supéro-interne,
rjiulre vrntralr ou inféro-extenie ; les bords sont interne Qi externe ; les
exlrémilés antérieure et postérieure.
La face dorsale ou supéro-externr t^si la plus convexe; elle est recou- Rai.i.ortsdcsaface
verte dans lonle sou étendue par une coucbe continue défibres à myéline,
la capsule du corps de Lui/s, dont les libres se dirigeant obliquement
eu baul el en dehors ai)})arli(Mineu t au système des radiations slrio-sous- ç
//lala/nic/ues [\). >\2(\), eu partieuli(>r au faisceau lenticulaire de Forel. La
zonaincerta(Zi . située au-dessus de cette capsulede fibres, sépare le corps C
d(^ Luys de la pai'lie ventrale du noyau externe du Ihalamus. et d'avant en ^-
airière du champ de b'orel (!', Fig 28i, T. I''), du faisceau thalamique
de Forel (Fth, Fig. '12 i, 2i, p. 'lo) des radiations de la calotte (F'ig. 28,
p. VA] et de la partie antéro-externe du noyau rouge (Fig, 33, p, 49},
La face centrale ou iufcro-e.r terne est enclavée dans le segment posté- do sa race ven-
rienr de la eapsuh> interne» ('région sous-thalamique) et dans la partie '"''"■
adjac(Mite du pied du pt'doueule cérébral. Les libres de la capsule interne
séparent celte face de la bandelette optique et du segment interne du
globus i)allidus (Fig, 32i. 32') ^
Le hnrd c.rterne est en iiK-uie temps supérieur, il est en ra})j)ort avec De ses bords,
le segment postéri(Mir tie la région sous-thalami(}ue de la capsule interne
et corres[)ond au plan horizontal qui passe au-dessous de la commissure
uiolh> ou moyenne. Le bord interne, situé à la hauteur de la partie pro-
fonde du tubercule maniillaire, est en rapport av(>c la i)artie interne du
pied du }»édoncule cérébral iFig. 32 i et 32o).
^extrémité postérieure du corps de Luys est située aux confins du
400 ANATOMIE DES CENTRES NEKVEIX.
Dos.csextri-niités. soginont posttM"ieiii' dc la capsiile inlorne et du pied du podonculc céré-
bral, dont lo sépare la partie supéro-externe du locus niger. L extrémité
antérieure est enclavée dans le faisceau lenticulaire de Foi-el (FI). Cette
disposition est particulièrement nette sur les coupes horizontales et sagit-
tales sériées (Fig. 24, 28, 33, 44, 48, 46, 2o3, 2o4, 311).
Connexions du Le faisccau lenticulaire de Forel abandonne quelques fibres au corps de
corps KO .u.\s. j^yyg Qijjgi ç^y^ç le montrent les dégénérescences secondaires consécutives fl
aux lésions du noyau lenticulaire et traitées suivant la méthode de Marchi.
Mais le corps de Luys est en outre eu connexion très étroite et très active
Avec lo corps strié, avcc Ic corps strié (noyau caudé, putamen, globus pallidus) par le riche
système des radiations strio-lui/siennes (p. 327) qui perforent et cloisonnent
dans la région sous-thalamique le segment postérieur de la capsule interne,
et abordent le corps de Luys, par toute l'étendue de sa face inférieure
(adhérente à la capsule interne) sous forme de petits fascicules fortement
colorés par la laque hématoxylinique qui s'irradient en faisceau et dont
quelques-uns parcourent toute l'épaisseur du corps de Luys. Le trajet de ce>
hbres, leurs connexions avec le corps strié, en particulier avec le système
des fibres radiées et des lames médullaires du globus pallidus, sont particu-
lièrement faciles à suivre, soit dans les cas de destruction étendue ou totale
de la corticalité cérébrale sans participation des corps opto-striés (cas Pra-
del, Fig. 78, cas Rivaud, Fig. 148, 1 i9), soit dans les anomalies d'évolu-
tions de l'écorce cérébrale et du système de projection corticale (cas Lon-
gery, Fig. 203, 204, 205, cas Richard. Fig. 220 à 228), soit encore dans les
cas de dégénérescences secondaires de ces libres, consécutives aux lésions
du noyau lenticulaire et traitées par la méthode de Marchi (cas Ronse.
Fig. 2Î)8).
Le corps de Luys elle système des radiations strio-luysiennes dégénère
en ellet toutes les fois qu une lésion patholoi/ique ou expérimentale détruit h'
corps strié en particulier le noi/au lenticulaire. Le degré de dégénéres-
cence du corps de Luys et des fibres qui lui arrivent est dans ces cas pro-
portionnel à l'étendue dc la lésion destructive. Ce sont là des faits signa-
lés pour la première fois chez l'homme par Mahaim et par v. Monakow
(méthode au carmin) et dont nous avons été à même de vérifier plus d'une
fois l'exactitude avec noire matériel anatomo-pathologiquepersouneltrai-
tcs par les méthodes de Weigerl-Pal et de Marchi. Le corps de l^iys ne
paraît pas recevoir de fibi'cs de projection corticale, il apparaît intact à la
suite des lésions corticales ('-tendues (]ui n'intéressent j)as les cori)s opto-
striés el dont les préparations ont été traitées par la nuMliode de Wei-
gcrt-!*al ou jiar le carmin ; nuiis lorsqu'on ai)pliqu(> la niétbode de Mar-
chi, on constate dans ces cas une dégénérescence très légère du corps de
Luys. Les fibres dcgéiu'iv'es proviennent du segnuMit postérieur de la
capsule interne, passent p;ir les hunes médullaires du globus pallidus,
perforent la partie antérieure dn segment jjostéiienr (h* la capsule interne
avec les libres strio-luysiennes, puis iibordtMil le C()ri>s d(> Luys, dans
(. A N(. IH> N ^ I N I li \i nll I h. \ I \ Il l.(. Ml\ S ( I T ^ d I' I K.) I K. Idl
|,M|iirl .'Mrs x'iilM.liriil I If J. -il lie ri l.nli^ (CaS Caillot, l''i^. liN-'l <■! 2S'i
r\ cas Hilairo, l'iu. 2S7 i-l 2S,S . I.c ci.ii.- dr Liiy- ircoil il i(iicl(|iir^
livs rai't's lil>rr-- df l.i <i>r( iialih' «t'ii'-Iniilc, iiiiii> Iciif nniiilnc c-t iii-^iLiiii- Am- lu for(i<niii<^
1 , . Il- •••'•rrl.rnlc.
liaiil Iiir«|n l'ii |r comii.ii»' .m riclic ^\ ^li'iiic ^1 i'ni-liiy>H'M.
1,,. ciirii^ (le \a\\-^ iMiMiii- ciiliii (le ii(iiiil)n'ii'>r^ lil)ic- (l;iii> l;i rnnnnis-
\HI't' ({r i'nrci cl' nu fnni III I -^Sd ir soils-l lid laiii nj lir jin^lrriflirc (I)(m;iis-
>;ili(» >iilitli;il;mii(;i iMc-lcrinr. (i;m->rr' non. |>. iIK» (|iii (»ccnj)(' la siil»-
NlaïK'c ui"i>i' ili- I c^iiacc |»ri Inii' Jk islt'i'it'u r il'i^. '{.i.")); ces iilir'cs rcliciil
iiioliaMcincMl II- (•<ii|i'> tir \.\\\^ an coii»^ de iinMin' iiniii (lu cùh'' opposé.
OiiliT fc^ coiiiicvioiis (/•rfaiiirs du corit-^ dr Lii\>, (|url(|Ui'S auli'iirs ConucxioiiM «inii-
cn adiurlli'iil (Micorc d'aulrcs doul rcxislcucc poiii' umis i'--l loin d'rirc
dt'iniuilii'f. Tidl("> >oul l("^ coniicxioMs admises :
I {''.utrc II' coi'iis {\i' Lu\s (d 1rs noyaux des coi'dons de (loll cl de
lluidaili |iar riulrinicdiairc du ruhan de iîcil médian;
2" l'entre le foi'|)s de Luys (d la handclolle opliijuc ;
3" lùilrc li> corps do Lnys d'un cùlé, ol le noyan Icnliculaii'c du côté
opjio-r", [lai rinlcrmédiaiiT do la commissure de Moyncrl.
pour l'Icclisig, BechliM'cw, lùlingor, Honschen et d'autres, le rnhan de avoc les noyaux
r» •! ' 1- •«■11'- ' • 1 , ilo Goll et (le Hur-
lieil médian, arrive dans les reliions supérieures du noyan rouj^e,se |)orte- .i^^^h par nmcrm.--
rail en dtdiors vers le corps de Luvs. Une partie de ses fibres s'y termi- '''''.','"® .'■," ''"''"" ''"
, " "^ Ki'il mi'dian.
nerail. asMirant ainsi les connexions entre ce corps et les noyaux des
cordons de (loll (d de Hnrdacli; la plus grande partie contournerait l(>s
parties supérieure l't l'xlerne du corps de Luys et se continuerait soit
avec l'anse du noyau lenticulaire, soit avec la commissure de Meynert et
relierait ainsi les noyaux des cordons postérieurs de la moelle avec le
jîlohus pallidus du même côté et du côté croisé. Ces connexions sont rien
moins (juc dénionlrées; si à l'aide de coupes microscopiques sériées on
ne peut, vu la complexité de la réiiion de la calotte et de la réj^ion sous-
opti([ue réluler ('(die hypolhèse, les résultats fournis j)ar l'anatomie pallio-
loui<|ue on expérimentale ne sont pas en sa faveur. Nous avons montré en
(dlcd dans un travail l»as('' sur l'examen de nombreux cas de lésions cor-
ticales, capsulaires prolubéranlielles ou bulbaires, traitées par la méthode
de Weitivrl-Pal, ainsi que par de nouveaux cas soumis à la méthode de
Marchi que la destruction du ruban de Reil n'entraîne pas une atrophie
ou une dégénérescence du corps de Luys, et que le ruban de Reil médian
se termine dans le thalamus (Voy. Ruban de Reil). F*our nous, il n'existe
pas de neurone reliant dirccipnient le corps de Luys aux novaux des cor-
dons postérieurs <d ces connexions, si elles existent, ne peuvent èti'o que
des connexions indirectes.
l\)ur Darkscliewilsch et Pribytkow dont l'opinion a été admise par avc- le noyau ii-n-
Bechterew. c'est par la eommissure de Meynert. c'.>st-à-,lire par ce traclus Î^I^Su^ltViI
blanc situé dans le tiiber cinereum au-dessus de la bandelette optique con>'»'^'*ur(" »'<" ^^^ -
(Voy. p. tus), que selTeclucraient les connexions croisées entre le corps
de Luys et le noyau lenticulaire. Parmi les fibres du corps de Luys qui
TOMK II. 26
402 A.NATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
traversent la région sous-thalamique de la capsule interne, une partie se
recourberait en avant, entrerait dans la constitution de la commissure
de Meynert et se rendrait après entre-croisement sur la ligne médiane
dans le noyau lenticulaire du coté opposé. Les auteurs invoquent en
laveur de ces connexions les résultats fournis par lexamen : \° d'un cas
d'anophtalmie bilatérale congénitale; 2° d'une section expérimentale de
la bandelette optique en avant du corps genouillé externe; 3° d'une section
expérimenlale de la commissure de Meynert à la partie interne du |)ied
du pédoncule cérébral. Or, les deux premiers cas montrent simplonicnf
que la commissure de Meynert persiste intacte dans les cas d'atrophie J.
la bandelette optique et qu'elle n'afîecte, ainsi que ces auteurs l'ont bien dé-
montré, aucune connexion avec les corps genouillés interne ou externe, et
le troisième cas ne peut être invoqué en favcu r de l'hypothèse de ces auteurs,
car l'état du corps de Luys et du noyau lenticulaire n'est pas signale.
Avec la baïuic- J- StilHug déjà cu 1878 et 1882 avait décrit à la bandelette optique e
lïiïsmT"'"*' '' ''^ au chiasma une racine luysienne; Bernheimer (1891) et Kolliker (1896) sel
sont ralliés à cette manière de voir; ce dernier auteur toutefois, en se!
basant sur la méthode myélogénétique, incline à considérer cette racine
comme appartenant soit à la commissure de Gudden, soit à la commis
sure de Meynert. L'étude des coupes microscopiques horizontales uii
obliques, traitées suivant la méthode de ^Yeigert-Pal, semble de prime
abord confirmer cette manière de voir; les fib^e^ qui se détachent de la
partie postérieure du corps de Luys et qui perforent la capsule interne
paraissent se recourber en avant, pour entrer, sinon dans la bandelelh
optique, du moins dans la commissure de Meynert. Mais, lorsqu'on a
présent à l'esprit le trajet des radiations strio-luysiennes tel qu'il se pré-
sente sur les coupes vertico-transversales, lorsqu'on réfléchit que ce^
radiations, en perforant la capsule interne, appartiennent à des plans
horizontaux distincts; lorsqu'on examine de haut en bas une série inin-
terrompue de coupes horizontales ou obliques, la conviction s'impose que
les fibres luysiennes qui perforent la capsule interne et semblent se conti
nuer avec la bandelette optique. api)arliennent en réalité aux libres strio
luysiennes les plus inférieures, à celles qui proviennent du sommet ou d(
la face inférieure du globus pallidus.
Les résultais fournis par la nu''lhode des dégénérescences secondaire>
ne sont pas non plus en faveur de lexistence de fibres optiques d'origin(
luysienne. Les dégénérescences totales anciennes de la bamielette optique
s'accompagneni d'une intégrité complète du corps de Luys et des libres
strio-luvsiennes. D'autre part, on peut observer une dégénérescence secon'
daire t(»tale du corps de Luys avec une intégrité parfaite de la bandeleth
()pti(|ue. Ce sont là des faits signalés pour la |)r(Muièrc fois par Mahaim e
v. Monakow et doni nous avons été à nuMue de vérifier plus d'une foi;
l'cxactilude avec noire malériel anatomo-palhologique personnel.
Nous avons observé la dégénérescence de la commissure de >h\vner
à l'aide de la méthode de Marchi dans quel(|ues cas de lésions dcsliuclive;
l
i; \ N(. I in Ns IM It \i ii|; I IC \ I \ : IU,(.ln\ .S(»i:S <i»' I In I i;. i(t:i
lu noxiiil Iriil inil.ili r, cil |i;ill irii I iri ilil ^lulm^ |);i 1 1 id il-. |l;iii-. its rn>. |;i
Jijindclcllr ii|ilii|iic cliiit |i;irr;iili'iiiriil iiil.iclc Sur iiiic si'iir ilc c.piiiirs
ininlt'iioiiipiic i>ii \(>\;iil :i 1,1 |i;iilir |i(»sh''ri('iii r ilc hi r(''};i()n soiis-()|ili(|iif
il»'s l";i>«cit'iili'-> (|(''|4r'in''it''-> lic l.i i niimiisvinrc (le Mf\iH'rl |t;ism'r iiii-ilcssiis cl
l>n tli'luu- tli' l.i liJiiiilcli'lli' ()|ili(|iH' cl •^c (•iiiiliiiiicr ;i\cc le Irii I i;i^M' (l<''^(''-
iluW'»' «II! ■'Miii iinl (lu uldliii-- |i;illi(lii^. <ics (•;!> (Irniuiil rcii I (loiic (|Ur l;i coiii-
imissiirt' di' .M"'\ i»"'rl |ui luj xui (»rii;iiit' dans le noyau Icnlirnlairc. |)an-> ces
4'as. le svslèini'dr^ ! ad i;i lions si rio-JuN siennes esl, il osl vrai, dé^(''n(''ré, mais
Iconinie le (m'it^^ de lux- iiC-l pas iiilt'ie^Ni'' par la li'sion destriieli\e, la
dé^ént'rescence de la ronMni>>ure de Meyneil ne peiil i-idexcr (|iie de la
jlosiun lenlienlaire cas Ronse. l'it;. 2Î)7, 2ÎIS el :{()l .
I Le corps de l.uvs esl il en connexions avec le /if)f///n ro////r'/ Si elles Avc: \,; noyatf
.e\isl(Mil. ces connexions ne penveni s'elVechiei' que par rinlerni(''diaii'e dos ''""^"■'
lihres tic la /ona incerla, du ( liani|) de l"'orcl et de la j)aiiio anh-i'ieiire de
(la capsule du noyau ronge.
I Kti irsitn}i\ le corps de Luys dépeud essenliellement du corps strié :
il d(\n('nère clia(|n(> lois {\\\o le ^Iol)us pallidus, le putamen et le novau
/•autlt" sont deirnils. 11 cnv(ti(M|uel(|ues lihres dans la substance gi'isc inter-
^pédoncnlairc el i'e(;oil de la corticalité cén'djrale quelques très rares
lihres (|ui passent par les huHcs un'dullaires du j;loljus pallidus.
I Struclure. — Connncnl s'établissent les connexions slrio-luysieiines? suuciunaa .«•{«
jSagil-il de libres qui se terminent dans le corps de Luys ou de libres qui ' '"^*'
y prennent leur origine? ('etle étude n'est pas encore faite et on n'a pas
encore établi à l'aide de la méthode de (lolgi le trajet des cylindres-axes
[des ((dlules du cor[)s de Luys. (Jnoi ([u'il en soit, le corps de Luys présente
une struclure un peu s[)éciale, il esl remarquable par le dense feutrage
ide lihres à myéline qui le sillonnent dans tous les sens. Ces libres sont
toutes très fines et de calibre uniforme, elles sont toutes pourvues
(l'une gaine de myéline qui se colore intensivement par l'hématoxyline.
Llles se groupent en fascicules, plus ou moins lâches, qui s'entre-
.croisent dans toutes les directions et forment ainsi un feutrage si dense son r.ciicot ,iei.s.)
(jue l'on pourrait tour à tour considérer le corps de Luys comme apparte-
nant soil à la substance blanche, soit à la substance grise. Ce n'est
({u'au voisinage de la circonférence du corps de Luys, lorsque les libres
là myéline se réunissent en faisceau avant de traverser le segment pos-
térieur de la capsule interne, que l'on trouve quidques fibres de plus
fort calibre. Ce caractère i)araîl plutôt plaider en faveui- de la nature ter-
minale ou collali'iale des libres du corps de Luys. La dégénérescence
méthode de Mar(diii des libres strio-luysiennes après lésions du corps
strié plaide de même en faveur de la terminaison de ces fibres dans le
<orps de Luys.
Le feutrage des fines libres à myéline est plongé au sein d'une sub-
stance fondamentale, finement librillaire. qui ne diffère pas de celle du
reste de la substance grise, et dans laquelle on trouve clairsemées un
t'iMitrairc do libres à
mvéliiic.
404 ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX,
sos cellules muiti- assGZ grand nombre de cellules multipolaires et étoilées, quelquefois fusi-
polaircs et étoili^cs. - . , i • i i • . •
tormes, qui possèdent toutes un noyau arrondi se colorant intonsivemeni
par le carmin. Le protoplasma ne s'imbibe par contre que faiblement pai
les matières colorantes et contient en général un amas de pigment brui
clair qui occupe la moitié ou le tiers du corps cellulaire. L'étude de ce^
cellules à l'aide de la méthode de Golgi montre qu'elles appartiennen'
pour la plupart au type I de Golgi (KoUiker), qu'elles sont entourée:
d'une très riche arborisation cylindre-axile. Maison ne connaît encore n
le trajet, ni la destination de leurs cylindres-axes. Quoi qu'il en soi
ces cellules s'atrophient nettement ainsi que Mahaim l'a signalé toute?
les fois que les radiations strio-luysiennes destinées au corps de Luv>
dégénèrent à la suite de lésions destructives du noyau caudé ou di
put amen.
Le corps de Luys est en outre remarquable par l'extrême finesse de soi
riche réseau capillaire dont les mailles sont beaucoup plus serrées qii<
celles du noyau rouge ou de Lécorce cérébrale par exemple.
IV. — SUBSTANCE GRISE CENTRALE ET COMMISSURES
DU PLANCHER DU TROISIÈME VENTRICULE
i^ substanco-risc La substaiice grise centrale tapisse les parois latérales et le plan
ventrirui^^^^^^^^ ^^^^^' ^'^' troisièiuc Ycntiicule, double la membrane épendymaire et form
la commissure mol If" . Elle se continue au niveau des trous de Monro et d
l'embouchure de l'aqueduc de Sylvius avec la substance grise sous-épen
dymaire des ventricules latéraux et la substance grise centrale du cerveai
s,,!, .Honiuo. moyen. Elle fait défaut au niveau de la paroi antérieure du troisième ven
tricule formée aux dépens de la lame terminale embryonnaire, ainsi qu'ai
niveau de la voûte de ce ventricule où la membrane épendymaire tapiss
seule les plexus choroïdes : sa ligne d'arrêt correspond au ta'uia thalami
au ganglion de l'habenula et à la face supérieure de la glande pinéab
Mince en haut où elle tapisse la face interne du thalamus, la substanc
grise centrale se fusionne inc()nn)lèteinent à ce niveau avec le noya
interne dont la séparent le pédoncule inféro-interne du thalamus, !■■
faisceau de Vic([ d'Azyr et le faisceau rélroflexe de Meynert; elle s'épaissj^B
au niveau et au-dessous du sillon de Mouro et s'unit à la zona incerta e*!!
recouvrant la face inlei'iie de la région sous-opli(|ue.
La substance grise du plancher du troisième ventricule occupe 1
losange oplo-|)édonculaire (d relie entre elles les deux régions sous-0|
tiques et la |)arlie adjacente des régions de la calotte. Elle forme le fitùt
cinercitm el la lamr intrrprdDUCuldiif ou pcrforrr po sir ri cure qui appai
li(uil en r(''ali(é au cerveau moyen, |niis lai)isse la face profonde des lubei
(uiles mamillair(>s, du chiasma el des bandelettes optiques (Voy. t. I''
|). MIH et suiv.). '
Son épaisseur n'est pas partout la même : mince sur la ligne médianj
(; AN(.I IfiNv IM HACftlU l< \| \ |;r:(. KiN sors ol'TKM K. io;i
I (le la laiiir iiilcr |n'(|.in(iilairr, elle ^V'|lais^il à la hase de la liu:r |ii I iiilairc s...,iiiiia«(,'aiiKli«ii
fol (ir cIkuiuc rn\r dii tiihir cinriciim <'l roiiliiiil (|iirl(|ili'> aiiia-- ^^aii^lioii-
nairi's con^-laiil-. (|iini(|iic leur Ndliiinr r| Imi- iniiiiltrr \ai'icril siii\aiil les
suivis. \ii (li''>->ii-~ r| aiil'Hir ilii rlii;isiiia ci cm [lii'ia n I «le cliiKiiir cnh'' sur
la laiiii" Icriiiinalc ciiiIhn nniiain'. mi lniii\r Ir f/fun/Z/o/i sus-npl kjiiv. de
Lt'li lu >■--•' Iv. ipii ■>(• rii--i(iiiin- ii\<( |;i iiiaNNC |>iiii<-i|)al(' tlil liilxT (itii'iciiiii
<>n anii'it' ilii cliia^iiia. ri (|ii(' Mc\ iicil di-si^na s(»n> li- iiniii de (/ntu/lion ho (,'aiixlioi. -i-u-
ontiiiiir hdsal. l'!Ma\anldii liiliciciilr Miaiiiillaiir. ciilrc ce liiIxTciilc cl la ' i ""'•■'■*" •
lii;o |tiliiilaii('. mi trouve de cluunic ciMt' tm ou iihisiciirs pclils amas <i;aii-
ijlioimaii'o lls.l'.l, l"'ii;. ',VX,\ , laiil(M iii>i;4riiliaiils, laiihM iiroéiiiiiictils, cl
ifoniiaiit alors Ai' M-iilaldc^ |»ctilcs cmiiioiices ou luhcrriilcs pri-mauiil- i,>s iiiniicii..s la-
lairos. Ils rcprcsculcul uuc ioiiuali(tu conslaulc (|ui csl j)rol)al)lcui(;ul "^""""^
riioniolojiUcMlcs loix's iulV'ricurs (les poissons cl son! connus sous les noms
A\cnoi/<ni po^ln'o-htlri'dl ilu tiihrr lincrciDU \ Lcnliossok), e;/iïV2<?/ict'.y hi/rrales
h)/in'nn/)li(ili<jui's lie(/ius\ f/(Uif/lto/is op(i(^i/r\ hasau.r (Kidlikeri.
lu divcilicule du Iroisicme ventricule sépare sur hi lij^ne médiane les
j «.^niincuci's latérales du lulier eincr-cum, il détermine ù la base du cerveau
une saillie 1res mar(|uée che/ le IVi'lus et le jeune enfanl, presque con-
slanle chez l'adulte, Vrniinencc sacculaire (Uetziusj, l'homologue du sac
vasculairr des poissons. Les éminenecs latérales du tuber cinereum ne
.doivent pas être confondues avec le petit tubercule mainillairo acccs-
^soire iTma, Fig. XVX) en avant et en dedans du([ucl elles sont situées.
.Celui-ci occupe en elt'et dans le sinus de l'anj^le oI)tus du losange opto-
pédouculair(>. (Mitre la l)and(d(dle o[)ti({uc et le pckloncule cérébral, une
petite région recouverte parlitdlemcut par la bandelette optique et per-
l'orée de pelils orilices vasculaires.
La substance grise ccnlrab» est lapissce {)ar les cellules cylindriques [.es . riiuios éi-en-
H cils vibi'atiles de la lame ('pendymaire et traversée par les prolongements '-^"'^"■'^''
radiés de ces cellules. Klle contient de nombreuses cellules névrogliques
et ([uelques cellules nerveuses disséminées, plus nombreuses et plus volu-
mineuses dans les amas ganglionnaires du tuber cinereum et au voisi-
nage de l'embouchure de l'aqueduc de Sylvius, où elles forment un petit
noyau décrit par Darkschewitsch. La méthode de Weigert-Pal rév(de dans
la substance grise ceiiiralc de nombreuses fibres fines, de moyen et de i.es lii.rcs.
gros calibre, dont b(>aucoup aj)pailiennent aux faisceaux avoisinanls.
Telles sont les libi-es des parois latérales du troisième ventricule qui
appartiennent au p(Ml(incule inft'ro-interne du thalamus et au faisceau
sej)to-thalanii(|ue ; ccdlcs de la commissure molle qui réunissent entre
• dles les lames médullaires internes en formant une sorte de commis-
sure; celles de la région sous-optique qui appartiennent au champ de
Forel, aux faisceaux Ihalamique ou lenticulaire de Forel, au corps de
Luys ou au pédoncule du tubercule mamillaire. Telles sont encore les
libres sagittales qui sillonnent le plancher du troisième ventricule, en
particulier le tuber cinereum. et qui appartiennent aux radiations olfac-
tives profondes ou aux libres des ganglions du tul)er cinereum.
406
ANATOMIE DES CE.NTHES NEKVEIX.
roninussuros iln
plancher du troi-
sième ventricule.
COMMISSURES DU PLANCHER DU TROISIÈME VENTRICULE. — Dans la sub-
stance grise du plancher du troisième ventricule, on rencontre en outre J
indépendamment du c/iiasma et de la bandelette optique qui appartiennent'
au système visuel (Voy. Nerf optique -419), une série de commissures qui]
relient les deux régions sous-optiques soit entre elles, soit avec des région»'
avoisinantes. Ce sont, d'arrière en avant : dans le fond du trou borgnei]
interpédonculaire, au niveau du sommet de la lame perforée postérieure, i
la comtyiissxre ventrale de la calotte de Forel qui appartient à la calottei|
pédonculaire; au-dessus et en arrière des tubercules mamillaires, à|
la base de la lame interpédonculaire, la commissure de Forel ou com-
mis.mre sous-tlialamiqite postérieure, et dans la substance grise qui double
le chiasma et la bandelette optique, la coinmissure de Meynert et le peti,
faisceau du tuber cinerewn de Gudden. Ces commissures sont l'homologut
des fibres commissurales qui traversent le raplié dans toute la hauteui
du tronc encéphalique; le plancher du ventricule moyen n'est en effe<
que le raphé des cerveaux moyen et intermédiaire étiré en lame par 1;
divergence des pédoncules cérébraux; comme pour le système des libres
commissurales du raphé du tronc encéphalique ou de la moelle épinièic
il s'agit ici bien plus d'un entre-croisement de fibres que d'une commis
sure véritable.
Commissure sous-
thalamique posté-
rieure on (le Forel.
.*>a situaMon.
.Ses rapports.
Sa ronslilulion.
Les fibres
siennes.
lu.y-
Commissure de Forel ou commissure sous-thalamique pos
térieure (CF) (Decussatio subthalamica posterior, Ganser) (Decussatii
liypothalamica posterior, Kolliker).
La commissure de Forel (cF) ou commissure sous-lbalamique posté
rieure a été signalée et figurée par Forel (1877), bien décrite parSchnopf
hagen (1877), par Ganser chez la taupe (1881), puis par Honegger 1^181)0
l'allé appartient, comme son nom l'indique, à la région sous-optique, es
située au-dessus et en arrière des tubercules mamillaires, à la base de 1
lame perforée postérieure, et ne doit pas être confondue avec la commis
sure vent raie de la calotte de Forel, qui appartient à la calotte pédoncu
laire et occupe la partie postérieure et ventrale du noyau rouge (Von
Région de lu cahjtte, III'' pai'tiei.
La commissure sous-thalamiciue postérieure (Fig.32r)) est en rapport d
chaque côté avec le faisceau niamillaire principal (Fnip), le corps de Lux
(CL) et le faisceau rétroflcxc de Meynert; le pédoncule du tubercul
mamillaiie la sé|)are de la partie interne du piiMl du pédoncule, à sa limil
avec la région sous-thalaniicjue de la capsule inteine.
Chez l'homme, la commissure sous-thalami(|ue postérieure est esseï
titdlernent constituée \);\r (\v^ fibres lu //sie/iurs. l'allés se détachent du boi
interne du cor|)s de Luys sous forme de liiies fibres parallèl(>s, ne ;
réunissent pas en faisceaux compacts, mais sont disséminées dans
hune perforée postérieui'e, puis se dirigent vers la ligne médiane (|u'ellr
dépassent pour abord(>r le corps de Luys du côté opposé. Klles semblci
constituer une véritable commissure entre les deux corps de Luys, mai
(. \.N(. liii ^•^ I \ I i; \( i)i; 1 M, vr \ iu:i.ht.\ >ors m|' i inn:.
'.07
1 ntiilirimiMil |iin|i:iMriiii'iil Af-- (iliic> rrli.iiil le corps de |,ii\s «l'iin rMli-
, Mil Ilov.Ml inii-c. Mil ,1 1,1 cildllccl ;iii cIliimi» (le l''()I'('l illl ciWr (i|)f»(»s(''.
l.i'-~ lilur-^ I ll\ ^iciMlc^ I iccii pi'ii I l:i |i.irlii' lll()\rril|f (le l:i coin lil is>iir('
H.Çillet
lUJvl' ^'P
KiG. 32:>. — Cou|io vi'ilicd-transvcrsalc passant cii anirie des tubercules maniillaires,
par la lame interpédonculaire ou perforée postiTieure et la commissure sous-thala-
mique postérieure de Forel (^Méthode de Weigert).
La régiou sous-optii[ue comprise entre la couche optique, le pied du pédoncule
cérébral et le locus niger coisppend le corps de I.uys et la couche dorsale avec les
faisceaux lenticulaire Ihalamique de Forel, le champ de Forel et la zona incerta.
Ah\ alvciis intravenfriculairc. — .l.V. avant-mur. — Cl, corne d'Ammon. — Ce, cap-
sule externe. — (V/. circonvolution poilronnéc. — C,\p, segment postérieur de la capsule
interne. — Cw/, segment suus-lenliculairc de la capsule interne. — CL, corps deLuys. —
pCB. pied de la couronne rayonnante. — eF. commissure sous-thalamique postérieure de
Forel. — F, champ de Forel. — VI. faisceau lenticulaire de Forel. — Vie, fibres lenticulo-
caudées. — Fmp. faisceau mamillaire principal. — Vlli, faisceau ttialamique de Forel. —
le, lame cornée. — L)iu\ laiu* médullaire externe de la couche optique. — Ime, Uni, lames
médidlaires externe et interne du noyau lenticulaire. — Ln, locus niger. — A'«, A'e, .V/,
les noyaux antérieur, externe et interne du thalamus. — .YC, noyau caudé. — .Vis. -V^.j.
.\7.i, les trois segments du nnyau lenticulaire. — /', pied du pédoncule cérébral. — PcliL
plexus diiiroides du ventricule latéral. — /'.VA, pédoncule du putamen. — iexv, surface
exlravenlricidaire de la couche optique. — Sr/c, substance grise centrale. — SI, septum
lucidum. — .V/)yj, lame interpédonculaire ou substance perforée postérieure. — S/c;, stra-
tum zonale du thalamus. — ÎV/d. toile choroïdienne du 3' ventricule. — T'/, corps du tri-
gone. — Th. thalamus. — tlh, ta?nia, thalami. — tes/, veine du corps strié. — 17, ventricule
latéral. — Vsph, corne sphénoïdale. — l'j, troisième ventricule. — U, circonvolution du
crochet. — Zi, zona incerta. — Zr, zone réticulée de la couche optique. — //, bandelette
optique.
sous-[lialanii([iic posh-rieuro. Au-dessus d'elles, ù la partie siipi'-rieure ou
dorsale (1(> la coinniissiire sous-thalamique postérieure, on trouve ((U(>1-
ques libres qui provienneut du champ de Forel et des faisceaux thala-
408 A.NATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
miqiio et lenticulaire du même auteur, et semblent unir les deux régions
homologues; plus en arrière, on trouve des fibres qui. se détachant de
i^s rtircs du faiv la partie antérieure du faisceau /ongitadinal pos^érieurAongcnl de haut en
ccau longitudinal j^ | gu^jg^anco grisc Centrale, ainsi que nous lavons figuré dans le T. I".
postérieur. o i o •
(Fig. 321\ et forment avec celles du coté opposé une anse à concavité su-
périeure. Elles ont été signalées par Schnopfhagen, Honegger, Kolliker.
Leurs lieux d'origine et de terminaison sont encore inconnus. Unis-
sent-elles entre eux les deux faisceaux longitudinaux postérieurs? éta-
blissent-elles une connexion entre ces faisceaux et le champ de Forel
croisé? ou entre ce champ et le corps de Luys? le noyau rouge? la calotte
pédonculaire croisée?
i^s fibres mamii- Aii-dessofis i\os fibrcs luvsicnnes. la commissure sous-thalamique pos-
'"""*'*■ térieure est surtout vonsiiiuvQ ]^nr dos iihi'cs du pi/ier a^itericar du tiigone
qui s'y entre-croisent ; par des fibres directes et croisées des ganglions
interne, externe et accessoires des tubercules mamillaires et du pédoncule
du tubercule mamillaire ; et par des fibres qui appartenant vraisembla-
blement au faisceau septo-thalamique ci aux radiations olfactives profondes,
longent la partie interne de la tète du noyau caudé et de la zona incerta.
s'entre-croisent dans les couches ventrales de la commissure sous-tha-
lamique postérieure, puis entrent, dans la constitution du pédoncule du
tubercule mamillaire ou des fibres de la calotte pédonculaire (Voy. \W partie.
Rhombencéphale. constitution delà calotte i.
Chez l'homme, la couche ventrale de la commissure soas-thalamique
postérieure est insignifiante; chez la plupart des mammifères, on y trouve
de gros faisceaux divergents, fortement colorés par l'hématoxyline, (>t qui
représentent les fascicules croisés du pilier antérieur du trigone
La commissure sous-thalamique postérieure ne parait pas recevoir de
fibres du système des radiations strio-luysiennes. Elle ne dégénère pas
(méthode de Marchi) dans les lésions du noyau lenticulaire, et les nom-
breuses fibres qu'elles re(;oit chez l'homme du corps de Luys semblent bien
appartenir en propre à ce corps.
Coniniissuro
Mcvnert.
Commissure de Meynert CM . — La commissure désignée sous ce
nom par (iuddcn, et décrite par Meynert sous celui de commissure de la sub-
stance grise centrale, est un faisceau formé de lâches fascicules de fibres
enclavés dans la substance grise centrale, au-dessus du chiasma et des ban-
delettes opli(|ues dont eUe suit le trajet et dont elle est toujours séparée
l»ar une mince lame de substance grise. Ch(>z riioninie. (>lle occupe une
siliialion iii'oionde dans toute hi louguiMir de son trajet; chez le lapin, (die
est profonde sur la ligne médiane où (die est située au-dessus du chiasma,
mais de chaque C(jlé elle apparaît à rexléiieur de la base du cerveau, en
arrière de la bandelette (q)li(nie. i)uis pénètre entre les faisceaux de la
|)artie moyenne du pied du pédoncule cérébral Voy. T. 1'"', Fig. 191 , p. 32G).
Meynert, Forci, (ludden n'ont pu la suivre au delà de la partie moyenne
du pied du pédoncule cérébral: Darkschewitsçh et Pribytkow la mettent
(.\M.I.|o\s 1 \ I it Acoin h. \ I \ : ltl(.lu.\ SorS-ol'Tlnl i;. '.ny
l'ii ((.iiiH'viuii ,i\(M- \r ii(i\;iii Iriil inihi I ic. Il' (•()r|)S (le LiiNs et le i'iili;in dr
|;,.|| iiirili;ill, ri ;ii| ii ni I r ii I (jurlh' ciillliriil i|rii\ s\>|riiirs <|r (iliii- : I un
rcliaiil le i:ii\;iii Icii I iciihi in' d iiii ((Me :iii cniii-, de Liiy-^dii ciih- <>|t|»(js(! ;
railln- lllli>s;iill le lllli;m de Kcil llH'dl.ill d'un cn[r .111 i<>||.-, dr Lliys cl ;mi
lldV .'Ml ItMllicilhlil r illl lolc n|i|(()>-i'.
Les (■(ii\M('\ii>n^ de l;i ((unnii-^-^iirr de Mcxiicrl ;i\rc le M(»y;iii Irniicii- Sot mnui'.^wii»
. ' . . ;ivo(' |p novnu lonli-
l;iiif Mtiil l'acilcs ;"i CDiisl.ilcr ^iir iiiir st'iic iiiililri'i'(im|ni(' de coiiiir^ Ikhi- , mI^mt.-
/.oiilalcs (ddi(|ii('s CM avani d en I)as l''i-. -VU) à .'!2S, T. I", p. (;'i I . La
Conuuissuit' dt' Mr\ii(Ml se disliii:;!!!' Iirs nrllcniriil des lilircs |»ar;il lidcs,
serrôrs cl sii|MMlicitdlcs de la Naïuhdcllc (>|ili(|ii(' par ses lâches l'asciciilcs
l«^j;crcmciil oiidiiIcMx. lorlcincnl colores [)ar lu huiiie liémaloxylini([ue, cl
sc^parcs lc> uii> dc> aiilics |iar de la subslanco ^n-isc. Elle occupe la purlie
-ii|»i'rieiire cl iiilcriic du (liiasuui cl d(> la liandelclte opli(iue, jusqu'au
plan vcilico-lransversal i|ui jtasse par le tubercule niamiliaire accessoire
où elle croise la haïuhdelle. passe au-dessus et en deiiors d'elle et se perd
daM>^ le l'cnlra^c des lilncs de la [)ailic inIV'ricure du ^IoIjus pallidus.
(le trajet est encore l'acile à suivre. soit lorsque la commissure de Mey-
uerl est déi;én('r('M' uiéthode de .Marclii) ])ar suite de la lésion du noyau
lenliculairc casRonse. l^ii. 297, 298, 301), soit dans les dégénérescences
complètes de la itandeletle opti(iue, où la commissure de ^[eynert persiste
intacte, soit encore dans certaines malfornuilions cérébrales, telles que le
cas d'anoplitalmie bilatérale rapporté par Darkschevvitsch et Pribytkow.
Les connexions de la commissure de Meynert avec le corps de Luys ses connexions ^
, , , iii-iri- • ,1 • L • douteuses avec le
cl le rul)an de lieil médian nous paraissent beaucoup moins certaines. f.or,,s .le Luys et ic r
.\(Mis avons déjà discuté ces points plus haut (Voy. Corps de Luys, p. 101, "" "" '" """' ""^
v[ Kubau Ar llcil uK'dian) et expliqué pourquoi nous penchons à consi-
dérer comme appartenant au système des radiations strio-luysiennes les C
libres courbes qui j)araissent se détacher de la commissure de Meynert
pour se porter, soit dans le corj)s de Luys, soit en arrière de ce corps dans ^
la région du ruban de Keil médian. Les dégénérescences même très
intenses du ruban de Keil médian n'entraînent pas de dégénérescence
de la commissure de Meynert. Celle-ci se recouvre de myéline en même
temps (|ue les radiations strio-thalamiques et strio-sous-thalamiques, et
d(''géMcre avec ces dernières dans certaines lésions destructives du globus
pallidus uK'lliode de Marclii . Le départ de ces fibres ne peut donc être
fait ni par la méthode myélogénétique, ni par celle des dégénéres-
cences secondaires. Dans un cas de lésion du noyau lenticulaire avec
dégénérescences de la commissure de Meynert, nous avons pu suivre cette
commissure jusque dans l'hémisphère du côté opposé, où elle entrait très
nettement en connexion avec le feutrage du globus pallidus; une petite
lésion du noyau lenticulaire ayant entraîné la dégénérescence de quel-
ques libres strio-luysiennnes rendait évidemment ce cas moins démons-
tratif au point de vue des connexions de la commissure de Meynert avec
le corps de Luys du coté croisé (Fig. ,'U)P.
Quoi qu'il en soit, si notre interprétation est exacte, il taudra à l'ave-
rul)an île Keil mé-
dian.
410
ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
Elle représente nii' considérci' la commissure de Meynert comme une commissure inter-
un^'^c^mmissure *^in- lonticuluiro. Ce quï paraît certain et ce que Darkschewitsch et Prihytkow
tcrienticuiaire. ^^j-^j j^j^j^ j^^j^ ^^^ évidencc, c'cst quc cctte commissurc n'affecte aucune
connexion avec les corps genouillés interne ou externe, la section de la
bandelette optique immédiatement en avant des corps genouillés n'en-
traînant pas sa dégénérescence.
Faisceau «lu tuber
cinerenm.
Sa situation.
Ses connexions.
Son trajet.
Faisceau du tuber cinereum (fTc). — Dans la partie antérieure
du tuber cinereum. au voisinage du chiasma et inscrit dans l'arc de la
commissure de Meynert iFTc^ (l'ig- '^-l» T. P'), on trouve un petit entre-
croisement commissural décrit par Gudden (1879) sous le nom de fais-
ceau du tuber cinereum et que Darkschewitsch et Pribytkow, par suite
d'une confusion regrettable, ont désigné sous le nom de commissure de
Furel. Dans son travail sur la région sous-optique, Forel ne fait pas
mention du faisceau du tuber cinereum; la commissure qu'il décrit daii^
la substance grise centrale occupe la partie antérieure de la lame inter-
pédonculaire; elle a été depuis désignée par Ganser sous le nom de
commissure sous-thalamique postérieure et mérite seule le nom de com-
missure de Forel (p. 40 i).
Le faisceau du tuber cinereum occupe le voisinage immédiat de l;i
partie antérieure du troisième ventricule; il est formé de petits fascicules
isolés beaucoup plus espacés que ceux de la commissure de Meynert el
qui se colorent moins intensivement que cette dernière parla laque héma-
toxylinique.
Le faisceau du tuber cinereum proviendrait, d'après Darkschewitsch et
Pribytkow, de la partie basale et postérieure du noyau lenticulaire; il
longe la commissure de Meynert en dedans de laquelle il est situé, ti'a-
verse le tuber cinereum d'arrière en avant et de dehors en dedans, puis
s'entrecroise sur la ligne médiane avec celui du côté opposé, au voisinage
immédiat de l'épendynie ventriculaire. 11 se porte ensuite en arrière et
en dedans, le long de la paroi latérale du troisième ventricule, passe en
dedans du j)ilier antérieur du Irigone, et se perdrait, d'après Darksche-
witsch et Pribytkow, dans la substance grise centrale comprise outre le
pilier antérieur du trigonc et le faisceau de Vicq d'Azyr.
Sur les coupes sagittales, nous avons pu suivre ce faisceau plus loin
jusque dans la substance grise centrale de l'aqueduc de Sylvius(^ fTc, Fig.2l)2.
[). 282). Ces coupes montrent en outre, mieux que ne le font les coupes
horizontales obli(jues, le trajet de la |)artie croisée du faisceau du tuber
cinereum. Celle-ci se porte eu elfe! (>n haut et en arrière, occupe d'abord
les parties latérales de l'infundibulum, passe endedausdii j)ilier antérieur
du trigone et du faisceau de Vicq d'Azyr et arrive à laiiuiMluc en longeant
le sillon de Monro. Ce trajet explique pourquoi, sur les coupes horizontales
obliques, on le voit en général se perdre entre le pilier antérieur du
Irigone et le faisceau de Vicq d'Azyr. Le faisceau du tuber cinereum dégé-
nère lorsqu'on sectionne, chez le chat, la bandelette optique^ et la |)arti<>
(.\\(.llitNv I M 11 Aiiili 1 II. AI \ : lU.l.lDN > 1 1 1 > Ol'IM.Ml.. ill
,ii||,ic.-iilc (lu IiiImt ciiKM'cMim ;iii \ (>i->iit;it:i' iln cliiM^m.i ' l);u-ls^(lir\\ iUcli <•!
l'ii |i\ I k(>\\ : cl 1,1 (|cL;(''lii'rrNri'ii( r d un 1,1 i-'(r;i ii |icilili'l ilr -^lliv^(^ JIM'C
-nillilc lli'llric le ll;i|.'| illi 1,1 is( r,l II saill. .NnlIS n'ilNcMl^ |i;i-. ci ili - 1 .1 I ('• l|c
ilc|;ciicrc-^ccMrc i|c ce l;iisri';ni (l;ins les li-siuiis ilii iin\;iii Idi liciil;iiri' (jiii
■« ;iccom|».iL;iii'iil d uni' (li'iir'Mrrcsci'iK r ilc lii CDminissiirc {\f Mcviii'il.
lUIiLKM^KAIMIIIO. — Rogiou sous-optiqiio. - |{i:iimii;imi.k. Uehur dir Sclmen mu iirzcl
1rs Mnisrlit'u. l'rsprunij, Kiitiiirhchoin ii. Verhiuf' ilircr Mdrkfasrrn WieshadiMi, IH'.M. —
l)MiK-i:iiK\virsi;ii u. l'mitYiKiuv. Vchcr dif lùisrrai/slrme am liodrii des dritleii llirnvenlrikcls.
NtMirol. ('.onlralhl. IS'.tl, p, V17. — Deikuink cl I.om;. Sur quelques deqétu'rescences seron-
iliiirrs du Ironr cnerpliitlique de Vhoutnic étudiées par la méthode de Marciti : Huhnn de lieil,
/}«'S leiuniscus, loeus nigcr, faiseeau lenticulaire de Forel, anse lenticulaire, corps de Lwjs,
commissure de Meynert. C. H. Soc. de Riol. 1898, p. 864. — Koiiki.. ('ntersuchungen ûber
die llaubenreijion. Arch. f. Psych. u Neivenli., t. Vil, 1877. — Ganskh. Verglcichend-ana-
tomische Studien uber dus (ie/iirn des Maulu urfs. Morphol. Jalirh. M. VIF. — Guoijkn.
Veher die Krcuzunn dcr Xervenfasern ini ('liiasma NervDrum oplicorum. Aicli. f. Opiillial.
de (iraelTi*. T. \\V,187'.l. — Ho.NKcr.Ku. Vergleichend. analom. Unters. nberde)i Forni-i-, l'ic-
ileoiii'il zoolojiii|ue Suisse. Gt-nèvo, 1800. — v. Kdllikeh. Handbuch.der Gewebelehre, 1896.
— I.K.NHossKK. Anat. Anzeiger, 1887, n° 14. — Long. Les Voies centrales de la sensibilité
■lenérale. Thèse. Paris, 1899. — Luvs. Recherches sur le système nerveux cérébro-spinal,
avec .Vtlas. Paris, I8C.>. — Maiiaim. Ein Fait von secundârer Erkrankunij des Thalamus
opticus uutl dcr Reijio siddhalamica. Arch. f. Psych. u. Nervenk. Bd. XXV. — Meynert.
Commissur im centrtden llôhleiujrau. Strii-kors Handb.,Fig. 246 A p. 732. — V. Monakow.
Experim, u. path. anat. Unters. liber die Uaubenregion, den Sehùgel u. die Regio subthala-
mica, etc., Arch. f. Psych. IJd. XXVII, 189o. — Du même. Gehirnpathologie, 1897. —
Hetzius. Die basale Fi<iche des Mitlel und Zirischenhirns in Dus Menschenhirn, p. '58.
Allas, PI. XXXIIi. Stockholm, 1890. f
C
2
CHAPITRE Vni
NERFS CRANIENS DÉVELOPPÉS AUX DÉPENS
DES CERVEAUX ANTÉRIEUR ET INTERMÉDIAIRE.
NERFS OLFACTIF ET OPTIQUE
Les .. noris » oi- Les ncrfs olfactif et optique occupent une place à part parmi les nerfs
pl-'éscntcn? '(?e"*' vé- cranicus auxquels ils ne peuvent être assimilés. Ils représentent l'un et
litabies forinatioDs l'autre (Ic véritablcs émanations ou formations cérébrales : le nerf olfactif
cérébrales.
étant un lobe cérébral développé aux dépens du cerveau antérieur ; le nerf
optique n'étant que le pédicule creux et étiré de la vésicule oculaire pri-
mitive, prolongement elle-même du cerveau intermédiaire. Leur trajet
intracranien appartient donc aux voies centrales : pour le nerf olfactif,
la voie périphérique est représentée par les filets olfactifs ; quant au nerf
optique il ne possède que des voies centrales, car on ne peut guère assi-
miler à une voie périphérique les cellules visuelles (cônes et bâtonnets) et
les cellules bipolaires de la l'étine.
M:RF OLFACIIF.
PREMIERE PAIRE
fil
Voie ollartivc \iù-
ripliériijue ou <le 1"
ordre.
Siàyc |>éri|))iéri(juo
(lo sa cellule d'ori-
gine.
1. VOIE OLFACTIVE PÉRIPHÉRIQUE. — Le iir/'f olfactif OU nerf dc la pre-
mière paire est le nerf sensoriel de l'olfaction. Il se distingue des autres
nerfs sensilil's et sensoriels cranio-rachidiens par le siège périphérique île
sa cellule d'origine et l'absence de revêtement myélinique de son prolon-
gement cylindre-axile.
Les cellules olfactives doni il lire son origine siègent dans la muqueuse
qui revêt la partie su[)érieure des cornets et de la cloison des fosses
nasales. Ce sont des cidlules nerveuses j)ériphéri(iues et disséminées, non
groupées en couches ou en ganglions, i)rofondément enclavées entre les
cellules ('pitlK'liales cylin(lri(|ues ou prismati(|ues de la mu(|uense de
Schneider, et entourées par des arborisations cylindre-axiles terminales
qui appartiennent au trijumeau (Brunn, Lenhossek). Voy. T. I'^ Fig. 369,
p. 733. Leur corps (;ellulaire est bipolaire et constitué par nii noyau
.NKiir^ i;i;\Mi:\s, m;iiis mi \( iii i; i m'iiniK. ii.»
,111 i.imIi. l'iilmin' il Une \\i"^ niiiici' cniirln' dr jn n|()|il;i^ni;i ; il --r l<i-c i|;iii>
|r> rii|iiilrs di-s crlliilrs ('iii I Im'I i;i les mi de soiilriiriiirii I . il ('•nul illi |)r()-
Idliucillflll il tli;i(iiii (le -l's |»("i|c-^. \ r |i|i ilnimnilcii I jHTi |i||('tM| IH' ('•|»;ii'^ fl
(•vliii(lrit|iii' -I' itl;!!'!' (I;iri~- les ciimii'liiii's |(iii,L;ilii(liii;il('> dr l;i pjirlic sii|m'-
l-ifiin- ilr-- crlliilt"-- i'|iilliidi;ilr-> ri ;i ifi \ r jusiiu'ii hi --iirl'iicc liKic dr l:i tiiii-
(|iirii--i' où il X" li'iiiiiiic |>;ir un <>n deux |)<'lils cils (|ni il(''|tasscnl Ir nivcjin
de l;i nim|in'ii>c. I.c iircdoni^cincnl ccnlrMl. <'yliiidrc-;i\il(î on ((dliilirii'^r
(«si cxlirnirnii-nl ^rrlc td \ ;iri(|ii('n\ ; il Iimni-isc I;i |);irli(' inlV-iirn rc do
Irpillndinni ri l,i ((nudie sous-nuKiiKMisc, puis s'unil aux |irf)l()n^('nu'nls
voi-^iiiN et ((incoiirl avec (MI\ à loi'nn'r nue filn'ille olfactirc. (loltc ('(juli-
nuili' lin |Mol(Mii;('int'iil ciMilral avec une lihrillc olfaclivo, soupçoniK^'C par
S( Inii/c. a de conslatiM'. à l'aide des mélhodcs de Golj;;i cl d'I'^iirlicli. pai'
Ani^'lcin. <iiassi cl (laslronovo. (lajai, van (Ireliiichtcn, etc., etc. Les iraj.i .i.-siii.r',i.!s
liluilles ojfaclivcs parcoui'cnl la soiis-nuiquciiso, se réunissent les unes
aux aulrc^ |)(iui- former d(^s faisceaux plus ou moins ('•pais (|ui convergent ;
V(M's les canaux creusi's dans la lame criblée de rethmoïdc. Les faisceaux
de la paroi exierue des fosses nasales, au nombre de (J à (S, présenlenL un
aspeci plexifoiine; les faisceaux de la cloison sont plus iu)mbreux(8 à 10)
et convergent en («ventail. Malgré celte variété d'aspect, les fibres olfac-
tives ne forment aucun réseau anastomotique, elles s'enchevêtrent et
s'entre-cioisent sous des angles plus ou moins aigus, mais conservent
leur indépendance dans toute la longueur de leur trajet.
Après avoir traversé les canaux osseux de la lame criblée de
rethnioïde. les faisceaux olfactifs pénètrent dans la cavité du crâne et
abordent 1(> bulbe olfactif; ils recouvrent sa face inférieure d'un stratum Leurs arborisa-
1 1 I i- 1 '-Il • 1 „ ■ I I '^.U^„ tions terminalesdaiis
/ouab>. sorte de leutrag(> épais et d(>nse. puis se terminent par de riclies le f,'iom.ruie oiiactif
arboi'isations libres dans les f/lonirriiles olfactifs i Voy. T. l'''', Fig. 370, ^
j). .'{Toi. Plusieurs libres olfactives abordent un seul glomérule olfactif et ~t
y entrent en contact avec les ramifications terminales d'une ou de plu- (^
sieurs v. Gehucliten, v. Kolliker* dendrites empanachées des cellules '""
mitrales. Le glomérule recevrait en outre des fibres centripètes d'après
(lolgi, Cajal, Monti.
L(^s libres olfactives méritent seules le nom de nerfs olfactifs. Elles
forment le neurone olfactif périji/iérique ou de premier ordre, sont assimi-
lables aux racines postérieures spinales et transmettent aux glomérules
olfactifs les impri^ssions olfactives recueillies i)ar l'aire olfactive de la mu-
queuse pituitaire. Llles représentent les brandies terminales du nerf
olfactif des auteurs, qui décrivaient comme tel le bulbe, le pédoncule et
les stries olfactives. Ces formations — véritable lobe cérébral — con-
tiennent les voies olfactives centrales.
'2. VOIES OLFACTIVES CENTRALES. — Les voies olfactives centrales, voies olfactives
bien (jue réduites clie/ l'homme, sont néanmoins multiples et complexes.
Llles présentent trois relais gangli(Uinaires de première importance : le
Ifullje olfactif, les centres olfactifs primaires (trigonc olfactif, espace per-
414 ANATOMIE DES CENTRES NETiVEEX.
heurs relais gaa- foi'é anléricui'. ctc. ) cl k's cPtitres olfactifs secondaires ou corticaux. Ces
gionnaires. relais sout l'elios les uns aux autres par des neurones olfactifs dits de
deuxième, troisième, quatrième ordre, et représentés par les radiations
olfactives superficielles et profondes, le tœina semicircularis et le trifjone
cérébral. Les centres olfactifs primaires, de même que les secondaires,
sont en outre unis aux centres homologues du côté opposé et à la calotte
du cerveau moyen par des systèmes distincts de fibres commissurales et
de libres de projection.
Les deux centres olfactifs primaires sont reliés entre eux par la partie
olfactive de la commissure antérieure (Rolp, 1, Fig. 327) ; ils sont reliés au
cerveau moyen par le système du ganglion de l hahenula :Gh) : — faisceau
&(àpti*-tlwlamique ifsth, Rolp, 2i, txnia talami itlh), faisceau rétroflexe
de Meynert (FM) et par quelques fibres qui se rendent directement dans
le tubercule mamilloire (Fig. 327, Rolp, oi. Toutes ces fibres constituent
probablement la courte voie olfactive réllexe centrale.
La partie hémisphérique de la commissure antérieure et la commissure
psaltérienne iFtr) assurent les connexions des deux centres olfactifs cor-
ticaux entre eux ; le système du tubercule mamillaire — trigone cérébral
(Tg)^ tubercule mamillaire (Tm), pédoncule du tubercule mamillaire
(PTm , faisceau mamillaire principal, faisceau de la calotte de Oudden
(FG), — les relient à la calotte pédonculo-protnbéranlielle (Fig. 327i.
Le i.uihe olfactif et 1" Lc bulbe olfactlf (Fig. 326) est le relais d'arrivée du neurone péri- 1
îlver s^Jpcrfic'ilHes phériquc et de départ du neurone central de deuxième ordre; ce dernier
(neurone .le -"ordre.. ,,gt représenté par la cellule mitrale du bulbe olfactif dont la dendrite em-
panachée pénètre dans le glomérule olfactif et dont le cylindre-axe con-
court à former les radiations olfactives superficielles qui se terminent
par des arborisations libres dans les centres olfactifs primaires. Les fibres
les plus longues foiment hi sfrie olfactive e.rterne et s'arborisent dans hi
couche des libres tangentielles et du feutrage sus-radiaire de Técorce de
la circonvolution du crochet ou dans le noyau amygdalien ; ces dernières
libres toutefois re{)résentent probablemont, non les cylindres-axes des
cellules mitrales, mais les cylindres-axes des cellules pyramidales du
tubercule olfactif et apparliennenl par consé(|iieiil aux neuroiu^s olfaclifs
de troisième ordre.
Les renircs oifac- 2° Lcs ceiitres olfactifs primaires comprennent la substance grise
tifs primaires cl los i , i i i i i • 1 1' i • i' i • • i r i • / t • i '
neurones olfactifs .le du pédoTiculc ct tlu Irigoiie ollactil, lan'c ollactivc (espace perlore ante-
t oisième or.ire. lieur) ct la partie adjacente du septum lucidum ; ils émettent les neurones
olfactifs de troisième ordre représentés par les radiations olfactives pro-
fondes (Rolp) cl le t;i'iii(i snni( ircnlaris 'Isci il'ig. 327).
Les radiations olfactives profondes rcdieni les centres olfactifs
j)rimaires :
1" Aux centres olfactifs corticaux, par la voie courte de la strie olfac-
tive externe (Rôle) d'une part, par les voies plus longues de la strie olfnc- j
Kailiatimis ulfac
lives ]iroft)iiilcs.
M |;| s (llA M1;N^. M:III -> n|,|A(.lll' l.l o |' | 1 1,. I K.
4i:'.
///y inli'iiii Moli . lit' 1.1 •>//•/'• ilr Ltiin iiti si- l'I «In /iii^imii nl/mli/ ihi
tni/onr l''"'l . il ;inlir p.iil l'ii;. '-Vil ) \
j" \ii rriNciii iiil( riiicili.iiit' : '/ P;ir (|ii('l(|iirs lilir'cs, peu iHunlirciisos
, lir/ I Ih.minc. (|iii -i' irmlnil dl i rcli-iiM'iil d.ins le liiltcr ciiicn'iini Te).
le liiliiMciilr m;imil!,iii !• Tin . I;i »(»iiiiiiisMir(' s(nis-lli;il;iiiii<|iic |ii)>|(''-
riniic tic l''(iii-l cl pciil i-lic (|;iiis |;i Idi'im;! I ioii r(''liciilcc i\i' l;i c;il(.llr
ncilnlicilhlirc H<il|i. i cl :;. I''i_i;. '.Vl~ ; A Tar le fit'l^craii sfj,/i,-/li(il<i- Kaisrpansf>|iio-iha-
iniiiitr l'stli. I{<>l|i, 1 (loiit lc> libres c(tiic(iiirciil à roiiiici' le l;eiii;i lliiihiini •"""i"''-
luii-^ ^'iirlinrisciil daii'- la jitirlir uini/cnnr du t/iahiniiis el (laii> le iiniii/lion
dv l'htihniiila (ili . I>ii j;aii^li<in de riiabi'inila le cDiirani -cii>()iic| (dl'aelir
esl li;m>^mis au [disecou irlrn/lrxr tir Mfi/ii<'rl l''.M iiciiioiie de i\' ordro);
FiG. :^26. — Sciit'ina do la marche des courants nerveux dans l'appaixil olfaclif des
inaniniifères (d'après Hamon y Cajal).
.1, imniinu-e (ilf.iclivr. — /i, glomérule olfaclif du bidhe. — <", cellule niitralc. —
i). pédoncule olfactif. — K. ^n-ains du bulbe olfactif. — G, région de la strie olfactive
externe. — F. cellules pyramidales du pédoucule olfactif. — M. cellule à cylindre-axe
court. — ./, collatérales des cylindres-axes des cellules niifrales au niveau du bulbe olfactif.
— //. collatérales de ces niéines cylindres-axes dans le pédoncule olfactif. — /, fibre cen-
trifuge. — /.. fibre centrale terminale. — La jioinfe des IKclics iii<li(|ue le sens des courants.
puis aux liltres (V neurone) ([ue le ganglion inter-jjédonculaire envoie
aux noyaux de (Indden noyau profond (OGp) et noyau dorsal iGGd/) de
la calolle pédonculaire ; enfin au faisceau longitudinal dorsal (Fld) de
Scliiit/ M' neui'one). C'est par rintermédiairc de ces faisceaux et des
libres longitudinales de la calotte, que passe ti'ès vraisemblablement la
voie olfactive centrale rélîexe et que s'établissent les connexions entre
les voies olfactives centrales et les noyaux des nerfs crâniens.
Le Uvnia scmicircalaris (tsc) représente une voie très liomologue à iienia scmicjrcu-
celle des radialituis olfactives profondes, tout en présentant un trajet dis- ^^^^'
linct. 11 assure b^s connexions des centres olfa&tifs corticaux ou secon-
daires (en pailiculier du imyau amygdalien (NA) et de récorce du crochet
\X adjacente avec les centres olfactifs primaires et aveclethalamus(noyau
extenu^ et pulviiuir par l'intermédiaire des libres que nous avons décrites
(Voy. cas Rivaud, Fig. 160, p. 162). Il contient en outre quelques libres
416
ANATOMIE DES CE.NTRES NERVEUX.
comiiiissurales qui, passant par la commissure antérieure, se rendent
dans le lobe olfactif croisé i^coa, Fig. 327).
Flr
FiG. 327. — Les voies olfactives centrales. (Systèmes des radiations olfactives et du tri-
gone cérébral.)
Àol, aire olfactive. — Bol, bulbe olfactif. — Ce, corps calleux. — Cg, circonvolution
godronnéc. — Citifii, cingulum. — Cinf/.p), le faisceau postérieur du cinguluni. — coa, com-
missure antérieure, son faisceau olfactif et le contingent des rd)res du taniia semicircu-
iaris. — Fc, fasciola cinerea. — FG, faisceau de la calotte de Gudden, ou brandie ili-
bifurcation postérieure du faisceau mamillaire principal IFinp). — FUI. faisceau longitudi-
nal dorsal de la substance grise centrale de Scliûtz. — /•".)/, faisceau rétrotlexe de Meynerl.
— Fol, faisceau olfactif du trigone. — fp, fd)res perforantes calleuses ou fibres extra-
aniMioniques du corps du trigone. — fslh, faisceau scpto-thalami(|ue. — f/sc, fibres que le
ta-nia seuii-circularis envoie à la couche optique. — F/v, fornix ti'ansversus, ou conunis-
surc psalterienne du trigone. — Glld, ganglion dorsal de la calotte de (nidden. — (i(ij).
ganglion profond de la calotte de (iludden. — (lip, ganglion inferpédonculaire. — (l/i.
ganglion de l'iiabenula. — //, circonvolution de l'iiippocanipe. — ll[i\ isthme de la cir
convolution de l'hippcx-ampe. — /y 1, preiinère circonvolution lind)iipic. — Sn. noyau anté-
rieur de la couche opli(|ue. — -Y.'l, noyau aniygdalien. — l'ol, pédoncule olfactif. — l'Sl,
pédoncule du septum luciduni. — l'Ti», pédoncule du tubercule mamillaire. — Qa, tuber-
cule ijuadrijinneau antérieur. — Qp, tubercule quadrijumeau postérieur. — Rôle, strie ou
railiations olfactives externes. — lioli, strie ou radiations olfactives internes. — liolp,
radiations olfactives profondes et leurs connexions : \, avec la partie olfactive de la com-
missure antérieure; 2, avec le ta'uia thalami par le faisceau sei)to-thalauu(iue ; 3, avec le
tipnia senucircularis ; '», avec le tuber cinereum ; .'1, avec le tubercule mamillaire; C, avec
le noyau amygdalien. — .s7-, strie de Lancisi. — S/)/, s])lenium ou bourrelet du corps calleux
traversé par les fihres perforantes provenant soit du fasciola cinerea, soit de l'isthme de
la circonvolution di; l'hippocampe ou du cingulum. — Te, tuber cinereum. — 7'//, corps du
trigone. — T;//i, pilier antérieur du trigone. — Tff/), pilier postérieur du trigone. — Th,
couche optique. — Tiii, tuberctde mamillaire. — tse, ta'nia semi-circularis. — Ith, laMiia
thalami. — U, circoav(dulion du crochet. — VA, faisceau de Vicq d'Azyr ou branche de
l)ifurcation supérieure du faiscea\i mamillaire principal.
m;iiis (.u\mi:.ns, m;uis (ii.i.m rii i.i m'iioii;. ;it
|,rs «Iciix <'(Milr('s oir.iclirs priinairi's soiil rrlirs iiitii' eux p.if la pai' i,,.„r nymimn do
1,,. n//mfirr </r /a rnmnussurr an/rrinnr <\\u\\y:) i\uu\ la plupart .1rs lihrr.s '""•'•- corrnmM.raU,,.
se li'i'iiiiiu'iil -iiil tlaii-^ la •>ii|)>(;iiiri' <;iiM' du liilMTciilr nUarlir. soi! au-
tour 'l<'s <('lliilt's milrah's cl dans la /oiif uinh-ciilaiic du Itulitc ollaclil
I (v. KidiiUiM-^. (Jni'l(|M('s raies lihn'sallciiidrainil le IiuIIm' «d lad if' v. KDJIikcrj
I et parlicipi'iaicul à la cun-^l il ul i(Ui du t^loim-rulr ulf.iclir (iolj^i, Monli).
.{" Les centres olfactifs secondaires nu corticaux --fuil rcpré- entres oirartirs
I senties (Fi^-. .'{27) par lu cornc! d'Aïuiuon C.V . li- lascin dcnlaUi (C}^), lo ucaux^orSirouns
uoyiu auiy^dalicM (NA), l;i circoiiv.dulion du cr.xdiot (U) el la partie ""''ii'tifs <ic »• .,r.iro.
aiiltMifurc de la (•ircoiivoliilion de l'Iiippocauip»; ill). Ils roçoivciit l(;s
lihros ccnli'ipMcs Ifruiinalcs des radiations oirarlivcs |)r(»IV)n(les (Rolp,*^),
du faisceau (dfactif du trigonc (Fol) et du ia-nia somi-circularis (tsc)
(^noui'oiie de wv ordre) cl émollent le Irii/onr c'rrhral (T{^), la pdrlif
\ hvmisphn'ii/iiv de la commissure niitt'rirure, et le cnii/iihon (Cing , iieu-
\ ronos oitaclifs d(> w' ordre (jui ndient les cenlres olfactifs corticaux, soit
avec le cerveau inleniK'diaire du nuMue côl('' e( du côté croisé, soit entre
, eux, soit avec la j)reniière circonvolution linibique du même côté.
I Les cellules pyramidales géantes du hilc et de la région godronnée Trigonc cr.iirai.
[ de la corne d'Ammon et les cellules polymorphes de la circonvolution
' godronnée sont les cellules d'origine du trifjone cérébral. Par ses fibres
commissurales [commissure psaltériennc (Ftr)), le trigone relie entre eux
; les lieux centres c(uticaux de l'olfaction ; par ses fibres corlico-mamil- \
laires directes et croisées, il (Mablit les connexions de la zone corticale de (
rollaction avec le cerveau intermédiaire. Dans le luberculc mamillaire, le
\ courant sensoriid olfactif est transmis par contact : l" au faisceau mamil-
laire principal (V neurone) et à ses deux branches de bifurcation, l(> -^
faisceau du Vicij </'.l;//r (VA) qui se termine dans le noyau antérieur du
thalamus (NaTh), et le faisceau de la calotte de Gudden (FG) qui se rend
dans des régions encore indéterminées de la calotte pédonculairc ; 2" au c:
pédoncule du tubercule mamillaire (PTm) (v'' neui'one) et de là à la
calotte pédonculo-protubérantielle.
Le cingulum (Cing) constitue un neurone olfactif de iv*" ordre, qui cinguium.
relie le centre olfactif cortical à la première circonvolution linibique.
Celle-ci, par les libres perforantes calleuses (fp), le corps du trigone (Tg)
et le faisceau olfactif du trigone (Fol), entre en connexion avec le tuber-
cule mamillaire et avec les centres olfactifs primaires.
Le centre olfactif cortical donne en outre naissance aux libres de la Leur système de
partie hémisphérique de la com7nissure antérieure qui, prenant leur origine o!*d^ars°odation.'^'*'^
dans les cellules pyramidales de la circonvolution du crochet et de la
partie adjacente de l'hippocampe, relient ces régions, soit au centre
olfactif primaire du côté opposé, soit au centre olfactif cortical du côté
opposé, soit (connexion non encore démontrée chez l'homme) an noyau 1(mi-
liculaire du coté opposé.
Les dilVérentes régions des cenlres olfactifs corticaux sont encore
Td.ME II. 27
4J8 ANATOMIE DKS CEXTllES NERVEUX.
unies entre elles par de nombreuses fibres d'association inlra et sous-
corticales, telles sont h's fibres d'association de l'alveus qui relient la
corne d'Animon au subieulum et au reste de la circonvolution de l'bippo-
campe (Voy. Fig-. 3ol, T. I*"'), les fibres moussues des grains de la circon-
volution godronnéc . (jui relient cette d(»rnière à la corne d'Ainnion. les
libres du stratum lacunosum qui unissent les cellules pyramidales géantes
de la région godronnée de la corne d'Ammon aux cellules du stratum
lacunosum et à la région hippocampique de la corne d'Ammon.
Les centres olfactifs corticaux sont enfin reliés aux dilïerentes régions
du manteau cérébral par des fibres courtes et longues d'association. Les
connexions se font avec le lobule fusiforme par les courtes fibres en U ai"
Meynert, avec le lobule lingual, le cuneus et la convexité occipito-teni-
porale par le faisceau longitudinal inférieur. Le faisceau uncinalus-. enfin,
les relie au pôle temporal et à la face orbitaii-e du lobe frontal.
Malgré les connexions si nombreuses que présentent les centres olfactifs
secondaires ou corticaux, nous savons encore peu de chose sur la valeur
physiologique de ces régions. D'après Ferrier, l'excitation électrique de la
circonvolution du crochet déterminerait des sensations olfactives subjec-
tives, sa destruction entraînerait à la fois des troubles de l'olfaction et
du goût. Ces expériences confirment les données d'anatomie comparée.
qui montrent que la circonvolution du crochet et l'hippocampe, c'est-à-
dire le lobe piriforme, est plus développé chez les mammifères osmatiques
qui recherchent leur proie par l'odorat (chien, loup, etc.) que chez ceux qui
la recherchent par l'ouïe (tigre, panthère, léopard) ou par la vue (herbi-
vores). Elles conlirmentencore les recherches anatomo-('lini(|ues de Ogle.
Fletscher, llughlings-.lackson, Me Lane Hamilton, Coupland, d'après les-
quelles la lésion de la circonvolution du crochet déterminerait des troubb>s
olfactifs : anosmie, parosmie, hyperosmie, ou aura olfactive épilepti()ti('.
IIIBLIOGKAPIIIE. — Aa.NSTEi.N. Die Mcllii/lhiaafarhnnu ah liisfuloui^iche Méthode.
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syslenis dcf Sinn(!S()i>;ano Wicsitadon. IX'.ii. !)i mkmk. Der fcinere liau des Nerrrti
NKUi'S (;it\Mi:Ns. NKiirs oi.iMTii i:r un i"ii.>i'K, 410
«i/iitfHK I») l.iilktr iiiKi-^lrr l''iiisiliiiii<jrn. IIimIiii, iH't.i. I,'K« i,\i ii \i.. lii:>>rr dus l\iirl,ln,n
der SiitiiflUifif. Hi'ilia,M' ziir NViiscnscliiiItliilpii M'-iliiiti, Fcslscliiifl. ziir, I.XXI. \<i-
Samiiil. Ilt'iilscli. NalmlDisclir. ii. Ar/.lc. nrauiiscliwci;,', IS'.tT. Ili;r/ii -. Zm K'unlniss
ier Nrrrt'ncniliuiniijni in dcr nirr/isrlilrimliniit. Miolof,'. rnlc-rs. IM. IV, lH'.t2 ri Itd VI, «804.
— Max Sciiuu/k. Urhcr die Entlignntjsii'eisi' der (icruchsncrrcn inul ilif KpillirlialfjpJnldc drv
Sasensi'hlrimhiiiif. MonalsIitM-. d. Kiiiiigl. Arad. i\. Wiss. Horliii. IS.itl. — |>i; mkmk! Iinlvr-
suchuitijin iilwr dm Ititii ilrr Sascu'irhlciinhant, tinmrnllirh dry Stntlittir u. Kndinuuffsirp.isn
' lier (ierwlisnrrrcn ln'i dein Mnitrlnn uiitl dm Wirhellliicrr. Halle, 1802. — Tnoi,.\nr). I^r
l'appariil nrrvi-u.r roitnil </'• l'olfartinn. Airli. de NtMirr)!. IH'.K)-I8'.»I . Voy. aussi |{iiif,i<i-
1 OHAi'iiiK du tthinrnrrplutlr. pa^;.' :t()| .-l T. I"', p. -Wl. .'t.t.t <•! .!:{<.».
M.iîi (ii'in.n i;. i>i;i xn.Mi: l'MiiK (II)
Lr MCI r i)[tli(|U(' ('•>! (I('|ii>iii\ Il lie soies [K''ri|iln''ri(jiU's ; il nv posscdi! (juc i-o nnri o|.tir|iicMe
, . ; • 1- 1 1 \ I 1 • romprcn<l que <los
(It's /v>//'s- <7'////ï//'"s <|iii liirniciil 1111 syslemo comploxc, pronncnt naissance voies centrales.
(laii> la it'IiiKM'l ;ilt(iiil i^-i'iil l'ii (lornirrc analyso àl'écorce du lohe 0('ci[)ilal ;
l'ilt's se (livisciil en deux uiaiids soi::;moni'r< : Wm, antrrieur on extrri-r/'rr/)ral
' ConipriMianl les /if'r/'\ i)pti(jurs . le cliiasma ot los handeh'ltcs oplicpies;
\'\\\\\yK\ pn'ilrrifur ow iiitrd-crri'hrd/ , r('[tr('S('n(('' [lar les l'ddiations opliqucs
tir (itat'udrt cl le criilrr risuri cortical.
I
I Segment antérieur ou extra-cérébral des voies optiques. — i.es voies optiques
1 f . • ' I 1 II l»i L ' ■ 1 extra - rén-bralcs :
\y nerf opf/t/ffe cmergo au-dossus ot en dedans du polo postérieur de „crfs,chiasniaeti.an-
Id'il. traverse la cavité orbitairc et le canal optique, i)énètre dans la 'l'iettos optiqur-s.
cavité crânienne et s'entre-croise incomplètement avec le nerf optique du
I côté opposé, en avant dutuber cinereum, au niveau du chiasma. Ses fibres se
I continui^nl ensuite dans les handcIrUrs optiques qui limitent l'espace opto-
pédt)nculair(\ conloui'nent les pédoncules cérébraux, adbèrent comme le
I chiasma à la siibslance i;rise de la base de l'encéphale, puis se divisent 'T'
cliacuue (Mi deux branches ou racines ([ui abordent decluujue coté le corps
gentMiillé externe, le pulvinar et le tnberciile quadrijunieau antérieur.
La hr/mclif ^j:/<?r/ie, de beaucoup la plus volumineuse, enveloppe le corps Lesieux branches
; genouillé externe d'une sorte de capsule, pénètre dans son intérieur et bandeicue."
concourt à former les lames médullaires de ce g-anj;lion. Une partie des
libres s'y termine ; une autre partie traverse simplement le corps genouillé
j externe, ])articipe à la l'ornialioii des libres verticab^s du champ de ^^'er-
nicke ou concourt à former le siratum zonale du pulvinar.
La hranclw interne se porte eu arrière et en dedans vers le corps
t geiiiiiiillr' iiileiiie. mais nalfecle avec ce derniei que des rap[)orts de voi-
sinage. Ouel([ues rares libres tapissent la surface libre de ce ganp,lion,
la plupart senfoncent dans sa profondeur ou se loii,ent dans l'étroit
sillon qui le sépare {\\\ |iiil\iiiar; elles contribuent à former le bras du
taberca/e qaadrijumeau antérieur et se lerniiiieiil dans In substance p,~rise
superlici(>lle el moyenne de ce tnbei-cnle.
Segment postérieur ou Intra-cérébraL — Du corps genouillé
exienie . Lii,e . du piiUinar Lui el du liibercule (|iia'lrijnin(MU aniérieur
420
ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
FiG. 328. — Ecs voies coiuluclriccs do la vision : appareil visuel central ou intra-
céréhiai, e!, appareil visuel périi»li('ri(jue. - Connexions de la zone visuelle corticale
avec le pli courbe et la zone du langage. La jiailir aiilrricuic des hémisphères a élt'
écartée afin de montrer le segment antérieur de l'apitarcil nerveux visuel : bande-
lettes optiques, chiasma, et nerfs opiiques. La zone leinlé(> en gris représente la
localisation de la lésion dans la cécité verbale pure
AM,.'iv,'int-nuir. — C, cunciis. — <\\ corps calleux (Imiirri'Ict >. — Ct/c, Cfji, corps gcnoiiillcs
externe et interne. — Cirl, soguicnt rélro-lonlicidaire do la ('a]iside interne. — CSgt, cou-
ches sagittales interne et externe du segment postérieur de la couronne rayonnante. — l\.
y.onc de Hroca. — F's, troisième circcmvohdion frontale droite. — />■, faisceau croisé ou
niis!\\; ffl, faisceau direct ou li-mporal ; />//, faisceau niaculairo du nerf optique. — Fin.
forceps postf'rieur ou major du corps calleux. — Fu, faisceau uncinatus réunissant la zone
lU' Wernicke à In zone de itrocîi. — Iti, Ip, circonvolutions antérieures el postérieure ilc
Mi;i> (i;\Mi:\--. m;iu ^ oii w;tm' i:t (>i'ti(_ii;k. 421
1 iiiMil.i. - A. sii-.siMri-,il.;inm'. /.,,|>irmiiTr (■ir.iiinnliiliiiii Iiiiilii(|iii'. vr. iiovdii caiifir'.
\V, i|iii<n(' ilii iiKvaii laiidc. — .\7f, novaii roiiK'' — O,, |iiciiii.ir rinoiivulnlidn (.nipilalr.
„/■■, fa.- -Iiitiiri' ilr la prcmii'ir lindiiviplnlinii rrunlalc. — /', pied du |n'M|(.miil<-
.('•ivliral. /'. . pli ri>iirl)f >;aii.lir. /'.' pli iimiiIm' dn.il. — /'(//, i>iilviiiar. — O'/, tiilxr. uh
ipiadriJMiiiiNui anliM-iriir. — Ihn. niliaii dr Hdl nir-diaii. — >/"/, siibslaticc pciTnivc aiiti -
nciiri-. — ■/',, 7"i' fcnlrc de WiTiiiikc cl i)rciiiirn' < irrrinvnliitinii Iniiporalc. — Tr/ii. piiiir
pi.sli rii'iir du Iri^niir. — 17. caircrKiir \riiiririd.iiri'. U'. /nui' i\r \\ <'rrii<kc. — N//, nerf
iiplnpiiv - //, liaiidrlrllc (i|ilii|iir. / //. ili i;i ~lii.i i\<-^ nirl'- cipliipK"'.
(0:1 , s(Ml('liU'h('iil lr> lihics du sotiiiiciil poslrriciir de l'appiii'cil visuel; i.os voms o;,ii.|iic
,, , , ;• • Il I I ■ ■ , > ■ • i'ilra<;<'T(;l»r.i]cs : ra
elles comiin'iiiiriil les idilKiliniis ilii tiilirrrutc (ptadrijiniu-ait finlcriciir (\\\\ .liation» «piiqucs .i,
siiiveiil. .I;iii> une |.;iilie de leur liiiiel. I;i \<.ie du hvA> du luhereiile (|u;i- '•>•'»•*"''■' <" '•'•"•^'
1 •' ' vi.suKi cortical.
drijumeaii ;mlérieui' (Noy. \\. 7(1. les rddidliniis du rorjts (/cnoidllt'
I extrriii' \oy. p. .'{(»() el les nidla/lofis dit ptt/r/tinr VoV- p. <)•) et !{()){ , (lui
fornuMil les lihres lijinsversales ou liori/.onlales du cliaini» li-ianjz^ulaii'e
do Wernicke [\o\. p. '•U'}2\
Toutes ces radialions se fusioniieMl, rorineul dans leur enseuiblc les
radiafi()/i\ o/ttif/t/rs do Griîtinlct, passent par la partie supérieure du seg-
nienl relro-lenliculaire de la capsule interne et pur le segment postérieur
de la eouroun(> ravonuante. I"]lles eonc<)urent à foi'nier les couches sagit"
lalesi(lSgti du l(d)e occipito-teiuporaK puis s'ii-radient dans la zone visuelle
corticale qui occupe plus |tarti(ulièrcmcnt la région de lu scissure culca-
rine \K\ et qui séleiul au cuneus(G),au lobe linguul (Lg) et ù la pointe
occipitule (Fig. Sio).
Les deux segments do l'appareil visuel se réunissent donc dans les lcs centres -an-
ganglions de lu buse du cerveuu (corps gcnouillc externe, pulvinur, tuber- ^i,',';;'""^"^'''' '''^ " ^'"
cule (luudrijunieuu antérieur) qui portent de ce fuit les noms de centre};
ga/u/l/ofinfi/rf'\- de la rision. de centres optiques inférieurs, sous-corticaux
ou /n'iuiaire.s. Ici l(>s arborisutions terminules si riches, si étendues, si
denses el si C(unple\es des fibres rétiniennes (Fig. 'ÎIV) entourent un
nombre considérable de cellules ganglionnaires.
L'articulation (b^s neurones visuels antérieurs avec les neurones visuels Mode .larti uu-
poslérieurs s'(>irectue soit directemcmt, de rurborisation terminale du visùeiL*^^
neurone extrucérébrul ù lu cellule doriginc du neurone intrucérébrul, soit
pur interposition d'une ou de plusieurs cellules du type de Golgi, comme
l'admet v. Monukow. Or les rudiations optiques de Gratiolet contiennent à
la l'ois des libres corticit'uges et des libres corticipètes. Les premières pren-
nent leur origine dans les cellules pyramidales géantes de l'écorce occi-
pitule et se terminent j)ur des arborisations dans la substance grise du
corps genonillé ext(>rne. du pulvinur, du tubercule ([uadrijumeau anté-
rieur et clans la substance grise de l'aqueduc de Sylvius. Les autres rei)ré-
sentent les cylindres-axes des cellules du corps genonillé externe, du
pulvinar et du tubercule (|ua(lrijunieuu antérieur, et s'arborisent dans la
iouche des cellules polymor[)hes et les couches des cellules pyrami-
dales géantes de la zone visuelle corticale. , ,.
*-' l..es lésions de ces
L'étude des dégénérescences seconduires montre que les lésions des- centres retentissent
, .• I , ,. . , , . . , ,. 1 ' I !• ■ sur les deux segments
UMictiv(>s des centres ganglionnaires d(^ ta vision retenlissenf a ta fois sur des voies opti,,ues.
422 ANATU.MIE DES CENTRES NERVEUX.
les radiations optiques et le centre visuel cortical d'une part, sur la ban-
delette optique, le chiasma et les deux nerfs optiques d'autre part (Voy.
cas Cogery, p. 173, Fig. 174 à 180 et cas Dautriche, p. 182, Fig. 192 à
196). Les dégénérescences consécutives aux lésions destructives du centre
visuel cortical ou des radiations optiques de Gratiolet (Voy. cas Cour-
rière, p. 109, Fig. 80 à 80; cas Bras, p. Mo, Fig. 87 à 95) ne dépassent
pas, en général, les centres ganglionnaires de la vision et n'entraînent
qu'à la longue une atrophie du segment antérieur, extra-cérébral de l'ap-
pareil nerveux visuel. Les dégénérescences secondaires consécutives aux
lésions du segment antérieur de l'appareil visuel s'arrêtent de même aux !
centres ganglionnaires primaires et ne s'étendent qu'à la longue et ter- !
tiairement au segment postérieur.
Chaque segment de l'appareil nerveux visuel comprend donc un neu-
rone indépendant, et il ne semble pas exister, chez l'homme tout au moins,
de fibres établissant une connexion directe, ininterrompue, entre la rétine j
et le centre visuel cortical.
Les connexions <ie L'énucléatiou duu scul œil OU la lésiou d'uu .ve^/ uei'f optiquc entraîne >
la rétine avec l'encc- i_ t j r r r i» • iin .• .i/ l
phaïc sont à la fois Gu outrc la degenerescsnce des deux bandelettes optiques et des deux centres i
croisées ot homo- optiqucs primaires: ces faits démontrent donc que les connexions de la
laferalos ot s once- i i i l
tuent avec la moitié rétine avcc l'cncéphale sont à la fois croisées aihomolatérales. Chaque rétine ;
homonyme «les deux . ,, ,. ,, •iir'
roiines. est cu coiincxion avec les deux pulvinars, les deux corps genouilles ;
externes et les deux tubercules quadrijumeaux antérieurs et, par l'intermé-
diaire de ces centres ganglionnaires, avec les deux centres corticaux, et
vice versa, chaque centre visuel cortical est en relation avec les deux nerfs
optiques et avec les deux rétines.
Les recherches anatomo-cliniques ont montré que ces relations s'eifec-
tuent avec la moitié homonyme des deux rétines, de telle sorte que toute
lésion destructive de l'appareil nerveux visuel située en arrière du chiasma,
qu'elle siège sur le centre visuel cortical, les radiations optiques, les
centres ganglionnaires ou la bandelette optique, se manifeste cliniquement
par une hémianopsie latérale homonyme : elle intéressera la moitié droite
du champ visuel si l'hémisphère gauche est lésé, et la moitié gauche du
champ visuel si c'est l'hémisphèiT droit qui est intéressé.
Ces faits cliiii(jues, anatonio-[)alhologiques et expérimentaux (jiic nous
devons à v. Gudden, (ianscr, Tartufcri, Singer et Miiu/er, v. Monakow, Hen-
schen, <'tc., etc., et (puM ienncnt conlii-nuM" encore les recherches récentes
de DelbriJck, de Schlagenhauer, Bernlieimer, Moeli, etc., etc., démon-
trent jusqu'à l'évidence et contrairement aux assertions des anatomistes
purs, tels que Michel et v. Kcdlikei-, que chez l'homme, les nerfs oplicpies
contiennent à la fois des libi'es directes et croisées, et (ju'ils ne subis-
sent au niv«'au du chiasma qu'une décussation incomplètr.
Origine rétiniennn OrlginGS et trajet dcs fibres visuelles. — Les libres visuelles ou
(les fllires visuollos. ,• , i i i • i i i ni
opti(|n<'s |)i('iinen[ poiii' la phi|)arl naissance dans les graiules cellules
ganglionnaires rniilli|tolaires (l(> la rétine dont elle l'oi'ine les |)rolonge-
MillI'S ( i; \ M INS. M l;l^ iil.lACIII i: I nl'lKjli:. ii.J
llKMiK crillriltrlc--. l'.llrs (I((II|iimi I l,i ((lUrlic inlrinr de l.i |(''liiir ;iii ri>\\-
|,i(| iiiinicili:il (le l;i iiii'iiilir;i iir li\ ;il<iiilc, ^-nul (|c|i.)iii\ ne- de ;^;iitii' ilr
lllM'Iinr cl lilN oiiiiciil xn-- l.i |i,i|ii I II', ^ll lli'c en (lr(|;iii^ cl un prii ,iil-(|('S^ii-,
ilii pnic |io>l('ii(Mir tir Id'il. A l.i |)i''ri |ili('ii(' Af l.i icliin-, ;iii \ oisiiiii^c di"
l'ora s(MT;ila. 1rs lihrrs icliiiiciinrs se disposciil en une miner coiiclic (|iii
i| â't'Piii^'^^il liè> lapiilrnicnt cl (|ui c--! pa il icnliciciMcnl (Icii^r d (''paisse à l-cur tcroiiiLimcm
1 ■• . . ■ 1 •• • Il II i' I "M • •! l.-iris l;i iiaiiillo.
la paiiic exieine et mieneiirc delà |tapille. Lesccleur papillairc reçoit en
l'iVcl ses lilties de la niatiild hili'n poiiil de NÎsion cenlrale, lâche jaune i
Isiinc en didiors cl un |>cn au-dessous di' la papille cl (|ui coiTcsporid \\'hs
«îxacicineni au piMc poslt'rieur de ru'ij.
han> la parlie ccnliale de la luaciila [fovca (cnlidlis >, les cellules J^aii-
iilioiuiaires cl. pailanl. Ie> lilncs ncrvoiiscs font ('()m|)lèlomcnl (h'faul, la
rclinc très niinccàc(> niveau nt'tanl rcpivscntec que par une simplocouche
do ("(dliiles visuelles (M1 cônes. Mais à la j)('ri|)liéi*ic de la macula les cciluics
> y;aiii:lionnaires s(>nt excessivement nombreuses, s'enlassent en 7 à î)
I couches cl doimeiil naissance à un l'aisccau iKM'veux voliimineiiv, le fais-
ceau des lihres maculaires, connu encore sous le nom de Jaiscrau de In Les lii.rcs .i<- la
'..,.. I , • ; •;; • • i i 1 /• • macula.
( cisfiin liistmctr, de faiscnni maculo-paiullan-e ou simplement de fatsceait
! maculdirc (fm, Fig. 328 et mn. ml, Fig. 329), qui se porte transversalc-
incnf en dehors, al)oulit au secteur exlerne et inférieur de la paj)ille, et
représente près du tiers des libres du nerf optique. C
I Les libres de la partie interne ou nasale (N, Fig. 329), de la rétine Les libresdespai- ^
, !•• 1 1 -iiiiii II ■ '■''*> nasale et tem- ^
I convergent radiairement vers la papille dont elles occupent le secteur poraie de la rétine. rn
intiM'ue. Les lihres de la partie temporale (T) ou c.rterne de la rétine alTectent ^
un traj(d moins rccliligne. La présence de la macula et du faisceau macu-
laire les obligent à se grouper en deux faisceaux : l'un SK/x'r/'eur, alimenté
par l(>s lihres du (juadrant supc'ro-externe de la rétine; l'autre inférieur, O
consliliK' j)ar les lihri's du ([uadrant inféro-externe. Ces deux faisceaux se
portent en dedans, décrivent, ainsi que Kôlliker et Michel l'ont montré, -4,
au-dessus et au-dessous de la macula des courbes ouvertes du côté de la ^
macula, à concavité maculaire, puis abordent, le supérieur la partie supé-
rieure, rinféricur la partie inférieure de la papille. Ils n'atteignent pas la
[>aiti(> c(Mitralede la papille, mais se cantonnent à sa périphérie supérieure
et inférieure et sont séparés l'un de l'autre, en dedans par le faisceau nasal,
en dehors par le faisceau maculaire.
Les libres visuelles ou rétiniennes, après s'être groupées dans la papille, La .onstitunoii lu
se portent en arrière, traversent la sclérotique, au niveau de la lame cri-
blée, se recouvrent d'une gaine de myéline mais non d'une gaine de
Schvvann, et se continuent dans le nerf optique. Elles sont excessivement
nombreuses (de 400 à oOO 000 : Salzer, Krause) et fines, mesurent les
moyennes 2 u. de diamètre, les plus grosses 5 à 10 a; outre ces fibres, on
<Mi trouve un grand nombre d'une extrême finesse. Toutes ces fibres se
réunissent, en un très grand nombre de fascicules (prèsde800)qui entourent
l'artère centrale du nerf o|)ti({ii(% présentent une surface de section plus ou
moins polyédri(j[ue ou arrondie, et sont séparés les uns des autres par des
nerfopti<|ii«
424 ANATOMIE DES CENTliES NERVEUX.
Sa trame névro- sopta névrogliqucs plus OU moins épais, qui se détachont do la gaine
^ "'"''■ piomcrienne du nerf opti([uo. D'autres septa plus minces subdivisent et
cloisonnent les différents fascicules. Au voisinage immédiat de la gaine
piemérienne et autour de l'artère centrale du nerf optique, les fibres réti-
niennes s'atrophient chez l'adulte, disparaissent mémo complètement,
de sorte qu'à la périphérie du nerf optique et à sa partie centrale, les mailles
du fin réticulum de soutènement névroglique sont souvent vides. A
1') ou 20 millimètres du globe oculaire, l'artère centrale, en se portant
obliquement en bas et en dehors, abandonne le nerf optique et les fibres
atrophiées ne s'observent qu'à la périphérie du nerf optique, au voisinage
immédiat de sa gaine pie-mérienne.
Trajet des fais- Groupemeiit des faisceaux rétiniens : 1° Dans le nerf optique.
iTnerf^opt'iq^ue. ^"^ — Les rccherches de Samelsohn (1882), Vossius (1882), Bunge (1884),
Llhthoff (1880), Thomson (1888), Jatzow (1885), Delbruck (1890), Hens-
chen (1890), Moeli (1898), basée sur l'élude des dégénérescences secon-
daires chez l'homme, démontrent que, dans le segment antérieur de l'ap-
pareil nerveux visuel, les faisceaux qui proviennent des différents segments
de la rétine, — faisceau marAilaire , faisceau temporal, faisceau nasal, —
conservent une certaine individualité, affectent un groupement spécial et
modifient leurs positions réciproques le long du nerf, du chiasma et de la
bandelette optiques (Fig. 329).
Immédiatement en arrière du globe oculaire, le groupement des fais-
ceaux est le même que dans la papille (Fig. 329,1). Le faisceau maculaire
(mn, mt) occupe la partie externe et inférieure du nerf optique et se
présente sous l'aspect d'un coin à base périphérique et à sommet central. Le
faisceau nasal (ns, ni) se place en dedans du faisceau maculaire et occupe
le secteur interne du nerf optique. La périphérie supérieure et inférieure est
occupée par les fascicules supérieur (ts) et inférieur (ti) du faisceau temporal.
Le faisceau macu- Daus la partie vasculairc du nerf optique le faisceau maculaire (mn, ml
change de forme : il émigré progressivement vers le centre du nerf optique,
s'épaissit à ce niveau de telle sorte que sa base devient centrale et son som-
met périphérique (Fig. 329,2). Plus en arrière encore, dans la partie non
vasculaire du nerf optique, il abandonne complètement la périphérie inféro-
exlerne du nerf optique, affecte la forme d'un ovale vertical qui longe
encore le (;ùt(' leniporal du nerf (Fig. 329,3), puis il devient central et
s'aj)bilil de hani en bas au voisinage du trou optique et dans b^ trajet intra-
cranien du nerf optituu» (Fig. 329,4).
i.o fnis.eau tem- Avcc la miiirallon du faisceau maculaire dans la partie cenlrab' du
poral.
nerf o})lique, les fascicules supérieur et inférieur du faisceau temporal
(ts, ti) se réunissent en un seul faisceau qui occupe la partie inféro-externe
du nerf optique (Fig. 329, 3) et entoure dans la région intra-cranienne le
faisceau nia(;ulaire d'une sorte de fer à cheval (Fig. 324,4). La fusion des
deux faisceaux temporaux s'effectue en général immédiatemeni en arrière
(h' la paili<' vasculaire du nerf optique (Jatzow), niais elle p(Mil présentcP
I
lairo.
MMUS CIIAMK.NS. MiltlS (il.lAt.il
FiG. 329. — Le i;roupement des fibres des parlies maculaire, temporale et nasale de la
rétine : A dans la papille; B dans le nerf optique, le chiasma et la bandelette optique,
daprès Henschen. La coupe 1 passe par le nerf optique à son émergence du globe
oculaire ; la coupe 2 sectionne la partie vasculaire ; la coupe 3, la région non vascu-
laire; la coupe 4, enfin, intéresse le nerf optique immédiatement en avant du
chiasma. La coupe o passe par la partie moyenne du chiasma; les coupes 6 et 7
intéressent la partie antérieure (6) et la partie moyenne (1) de la bandelette optique.
— La hauteur de ces 7 coupes se trouve repérée sur le schéma B'.
Le faisceau maculaire teinté en gris comprend une partie temporale ou directe,
qui se rend dans la bandelette optique homolalérale, et une partie nasale ou croisée
426 ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
qui se continue dans la bandelette optique croisée; le faisceau temporal se distingue
par des hachures IIIII; le faisceau nasal par des croix + + +.
-V, la macula lutea ou point central de la rétine. — .V, le champ nasal de la rétine. —
T. le champ temporal. — Te, tuber cinereum. — nui. la partie nasale croisée) du faisceau
maculaire. — tnf, la partie temporale i^non croisée du faisceau maculaire. — ni, le quadrant
inférieur du faisceau nasal; ns, le quadrant supérieur du faisceau nasal. — ti, le quadrant
inférieur du faisceau temporal; fs, le quadrant supérieur du faisceau temporal. — p. Icv
fibres pupillaires et leur siège dans la bandelette optique.
de grandes variétés individuelles, elle peut ne s'elTectuer qu'iiiimédiato-
ment en avant du chiasma (Schmidt-Rimpler, Delbriick, Hensclien) et
semble donc être indépendante du point de pénétration de l'artère centrale
du nerf optique (Hensclien). J
Le faisceau nasal. Quaut 'àw. faisccau uasal, il occupe, après la fusion des deux fascicules
temporaux, la partie supérieure et interne du nerf optique iJatzow, Siemer-
Jing, Delbriick, Henschen).
indépen.iaïK-e .le Daus Icur trajet intra-orbitaire, intra-canalicuhiire et iutra-cranien.
montréT*^*!'»"'' leur ^^^ faisccaux dii ucrf optiquc ne constituent pas toutefois des faisceaux
.ii'frénérescencc. rigoureuscment fermés et nettement séparés les uns des autres. Par la
méthode des dégénérescences secondaires, on constate toujours que les
limites d'une zone même complètement dégénérée ne sont jamais nette-
ment tranchées et qu'il existe toujours une région de transition, où los
fibres dégénérées sont entremêlées de fibres normales. Malgré leurs varia-
tions individuelles, l'existence de ces faisceaux est néanmoins indiscutable
chezriiomme,oiiils peuvent dégénérer indépendamment les uns des autres.
Le faisceau maculaire, dont l'existence, soupçonnée par Leber (18G9),
a été établie et démontrée par Samelsohn (lcS82), Neltelschip, Vossius,
Bunge (1884), Uhthoif (1884), Thomsen (1888), peut être seul lésé dans
la névrite rétrobulbaire des alcooliques et des tabagiques, caractérisée cli-
niquement par l'apparition d'un scotome central, c'est-à-dire par l'aboli-
tion de la vision cenirale, et à l'opthalmoscope par la décoloration de la
moitié temporale de la papille.
Dans certaines dégénérescences de l'appareil visuel antérieur, le fais-
ceau temporal d'un C(Mé peut être seul respecté comme dans le cas de
Jalzow, par exemple, oii un sarcome de l'œil droit et du nerf optique cor- ,
respondant s'élendant jusqu'au chiasma et à la bandelette optique droite,
avait ciilraîné une dégénérescence de toutes les fibres rétiniennes à l'excep-
tion du faisceau lem[)oral gauche; ce cas réalise donc rexi)érience de (lud-
dcn et de Ganser qui, sectionnant chez les animaux la bandelette optique
par le canal optique après énucléalion du globe oculaire, constataient
l'existence d'une dégénérescence complète des libres des nerfs opticjues à
l'exception du faisceau temporal ou direct de l'œil non énucléé. Dans
(|uel(|ues cas rai'cs et anormaux tels (|ue les cas rapportés j)ar (îanser, .
par Schlagcnhauter, le faisceau temporal ou direct pcnil même former \
un faisceau aberrant, complètement isolé du l'este d(>s libres du nerf op- j
ti(|ue; dans ces deux cas, il longeait h; coté (^xterue du U(Mri)pti(jue, croisait )
la face inlérieure du elnasuui. puis eùtovait le bord interne de la bande- ■
Il
\||;|^ ci; \ MIN S, M, lll> (I MAI III 1,1 ni' lin m:. V27
Irltr (.|ilii|iic liniiidl.ili'iiili'. |i(iiir --r IrilililiiT ihiii^ le ri)r|i- ;: riioil i I li-
,.\|criic l>,iii- 11' iM-- (le S(lil;i^i'iili;iiirci-, il m- |i;ii;iil conr^iJoiKlir (|ir;i iiiir
n.iilic ilii l'iii-^iiMii li'iii (imijI, ,111 r;iM'ifiilc lciii|)iii;il i ii liTirii r.
2" Dans le cliiasma. lin iilturd.mi le rludsiiKi ,\{^> dillrit'nK riiscicuics i..iiiir,ij.-i .larm !••
<hi MCI r l'itl iiiiic (■(•-^^(•iil (II' M- ^i(>ii|»i'r m l'ai'-rriiux plus du moins rriiii<''S,
iii;ii> >'(Mi(li('\ rliciil les uns ;iM'c les aulrcs, se l»irur<|M('iil parfois ou
cmclli'iil une collalrralc (lajali cl suliisscnl une dcçiissaMoii iiicoiiiplclc.
I |,os i\r\\\ licfs tics lilucs rcl iiiiciiiics, à savoir le faisceau nasal cl nue
partie tlii lai-ccau inaculaire s'enlro-croiscul dans le (diiasinu avec les Dô<us<ation .in
I 1 I > I - ' ■ • Il II I I 1 1 « • Caiscfiaii nasal cf
lilircs lioiiioloi;ucs du cote oppose, se conlmiieul dans la bandelelio oj)ti(jiio ,ru„epariie.iii lais-
fonlralali'rale et conslituenl le faisceau opli(|ue rroisr. Los autres fibres, «^"au nmcuiairo.
I c'esl-à-diic le faisceau leinixual cl laiilrc paitic du faisceau maculuire,
•s(> c(Uilinueu( direcleiueiit avec la handelel le opiicpie lioniolalTTale el for-
ment le faisceau o|di(|uc dii-fil. Si les faisceaux nasal (d temporal ne con-
tieiment (|u une --culc vaiii'di' de tihres, le faisceau maciilaire compiend à
f la lois des libres croisé(>s el des libres directes.
• Les lecherclies de liunge, LhlholV, Thonisen, (de, niontienl (jue le situation ccntraio
,. . 1 . I II- Il I 1 1 I 11 flu laisceati macu-
fms<r<iit umculaire conserve dans le cniasnia et dans les bandelettes ig
laire.
bonio-latérales et croisées, la même situation centrale que dans le nerf
ojdiijue (d ([u'il forme un faisceau ferme (Fig-. 329, 5, 6, 7). Il n'en est
pas de même du faisceau nasal et du faisceau temporal qui, loin de for-
mer des faisceaux fermi's, s'enchevèlrenl intimement l'un avec l'autre
dans le (diiasma et dans la bandelette.
Le fa/scrau /Ktsa/ <ïn Fig. 3-'{0 , en traversant le cliiasma. diverse en .\iodo de dé.ussa-
forme de fuseau et ses libres s'entre-croisent dans toute la liauteur et sâ°i"
toule l'épaisseur de la li(j;ne médiane du chiasma avec des libres analogues
du côté (qq)osé. Dans son ensemble, le faisceau nasal se rend de la partie
supiMo-intiMue du nerf optique à la partie inféro-interne de la bandelette
croisée; il cban^e par conséquent de place en traversant le chiasma. Mais
seul un petit nombre de libres sont rectilig^nes. Les autres divergent en
décrivant une sorte d'anse ou de segment de s[)ire dont la convexité re- i.os nbrcs en anse.
garde soit l'angle postt'riour bomolatéral, soit l'angle antérieur controla-
téral du (diiasma.des dernii'res, i)ien décrites par Michel, et dont l'existence
a été conlirmée |)ar Kellermann, Delbnick. llenschen, Moeli, se détachent
de la pallie interm^ du faisceau nasal, se portent transversalement en de-
dans, longent la périphérie antérieure du chiasma. se coudent à la base du
nerf optique controlaléral, pénètrent même à une certaine profondeur dans
ce nerf et ont pu faire croire à l'existence d'une conimissfd'p arquée anté-
rirurr llannover) allant d'une rétine à l'autre en contournant le bord anté-
rieur du chiasma. Otte commissure n'existe pas: les libres du faisceau
nasal, après s'être coudées à la hase du nerf opti(|ue conlrolaféral. se por-
tent (Ml (dl'et en ai"rière,le long du bord extei'ue du chiasma; elles conver-
gent ensuite vers la j)arlie inféro-iulerne de la baïKbdetfe en suivant soit
les plans su[)érieurs, soit les plans inférieurs du chiasma et en s'enchevô-
428
ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
Trajet du faisceau
temporal ou direct.
trantavec les fibres du faisceau temporal. Daus les atrophies unilatérales,
complètes du nerf optique, on constate fréquemment surles coupes vertico-
transversales, passant à un ou deux millimètres en avant du chiasma, des
fibres saines dans le nerf optique complètement dégénéré. Elles appar-
tiennent à ces fibres en anse et, par la méthode des coupes sériées, il^est,
en général, facile de démontrer leurs connexions avec le nerf optique sain.
Les autres fibres en anse se détachent, ainsi que Moeli l'a montré, de la
partie externe du faisceau nasal, se portent d'avant en arrière jusqu'à hibase
de la bandelette homo-latérale, puis se coudent, longent le bord posté-
rieur du chiasma et se continuent, après entre-croisement, avec les fibres
de la partie inféro-interne de la bandelette controlatérale.
hç faisceau temporaKïi, Fig. 3.S0) ne constitue pas, en général, comme
FiG. 330. — Trajet du faisceau nasal et du faisceau lemporal dans le chiasma des nerfs
optiques. — Ces faisceaux ne forment pas des faisceaux fermés, leurs fibres divergent
et décrivent des sortes d'anse.
Nil, nerfs optiques. — rll, chiasma des nerfs optiques. — lill, bandelettes optiques. —
fm, faisceau inaculaii-e. — fn, faisceau nasal ou croisé. — fl, faisceau temporal ou dirocl.
— p, fil)rcs [)upillaires.
l'admettaient (iludden et la plupart des auteurs, un faisceau fermé lon-
geant le bord externe du ciiiasma et de la bandelette optique. 11 se dis-
socie en avant du chiasma en fins fascicules (Kellermanii, Delbriick, Hen- ,
schen , Moeli) qui s'enchevêtrent à angle aigu avec les libres les plus .
extei'nes du faisceau nasal ou croisé oi qui décrivcuil même des courbes
dont la convexité se rapproche |>lus ou moins de la ligue médiane du
chiasma, sans (oulefois jamais l'atleiiulre. Malgré cette dissociation des
fibres, le faisceau temporal 0(;cupe surtout, mais non exclusivement, la
partie externe et périi)héri(|ue du chiasma, puis la partie supérieure et
externe de la bandelette.
Vno compression, portant sur la |)aiti(> externe du chiasma, inléress(>
donc à la fois des libies ci'oisées et des fibres directes o{ déterminera non |
une hémianopsie nasale connue ou l'adnu'l gc'uéialeuKMil. mais une hémia-
nopsie homonyme latérale, comme ou l'obseive à la suite des lésions de
j Miii > ci; \mi:N'-. ^l:lll'^ (H,i vciii' i; i' (u-timi r: ',20
'i luiliilt'li'll"'- l-;i lii^iif mi'tliiiiH' <lii cliiaMiiii ne ciml icnl , [uir cniilir. (|iic des
ihri's cniist-cs. l'iu' scdion mr-dijuir «'iilriiliicr.iil iim- h(''iiii;iii<t|isir hi-lcm-
fioralc. ri cfllr lir'iiii;iii(i|i-~i(' (••>! ciirjich'ri^liiliir (lr> li'-sioii^ ilii (■Iii;i>iii;i.
|.;i (li>^iiri;il idii ili"- 1;! i-cciii \ |riii|i<n;i ! cl ii;i-.il cl Jc-, \ ;ii'i(''|(''s iiidivi-
lu('llc> ipiiU |icii\ciil |)ri"-ciilcr d'iiii --njcl ,i iiiiilrc, cMiiiidifiiMMil ^iii^ii-
ici'cinciil l:i tcxliirc du rlii,'i>>iii;i liDriii.il cl c\ |di(|iiciil |i()iii-<|ii(>i .Mi(dicl cl
Kidhkcr. cil -c li,is,iiil ^ui' j'idiidc di' cHiiiic-. ni ici( •-(•(t|ii(ni('s sôriécs du
lii;i>iiiit iioiiii.il. dclciidciil ciicdi-c iiiijoiinriiiii l'idi-c de la di'cnssaliKii
ntnnli'tr \\r^ li|prc-> n|i|i(|iic^ daii'> le (diia-^iiia. l/cxistciicc des lilji'cs
lircclc-- n'a |ui en cllcl i~'lrc dcnionln'c ipic par I cludc des dcj^(''ii(''r('scenccs
;ocondaires c\|)t''riniciilal(' on |ialliol(»5:,i(|nc ; clic I a ('((' d'une façon al)so-
iic »d l;i dcenssalioii [larlicllc du ( liiasina liiiniain es! aiijourd liiii un des
•oiiih d'analomic ccndiralc le-- jdiis solidemcnl ('-laldis.
W' Dans la bandelette optique, le l'aisccan nasal on croisé s'onclii'vclrc Dissociation otcn-
f 1 r • 1 1 1" I 1 I 1 ' ' ' 11' I 1" 1 chevêtrcmcnl (lo CCS
jivcc le iaiscoau lonijKual ou direct, et les dcgcneroscences de 1 un ol 1 autre ,ajsccaux dans la
le ces taisceaux occu|ieul eu général toute la surface de section de la ban- t^andciette.
leletle. I.e l'aisc(vui croisé ou nasal i toutefois occupe surtout la partie
nrero-inlenie. le l'aisccan dircci on (temporal) la pai'tie supéro-externe
le la liandclclle. Il seiuhle exister en outre dans la bandelette, un groupe-
iienl spi'ciaj des libres directes et croisées en rapjiort avec les secteurs (-
il-étinieii'- dmil elles provienncnl : ainsi la [)artie inférieure ou ventrale 2
1(» la baiidelcllc paraît contenir les fibres de la moitié inférieure ou ven- !^
traie des deux rétines. Li.' cas de Marchand, confirmé par UhtholT et par ^
llenscben, montre en etfet que la compression de la partie ventro-laté- ;;3
raie de la bambdette, entraîne une li('miano|)sie homonyme des secteurs "<
supérieurs du (diainj) ^■isn(d. ^
"n
V' Dans les centres ganglionnaires de la vision, la dissociation Et dans les centres ;;)
^<}> libres directes .d croisées du nerf opli([uo. — qn'idles proviennent de ;;|;^'|giio""^i'-esde la ^
la macula, du >ccleur nasal ou du secteur Icmporal de la rétine — sac- =»
centue encore davantage. La (b'générescence des corps genouillés externes
consi'cutive à une énucléation de l'œil par exemple, tout en étant un
peu moins intense du côté homolatéral, occupe néanmoins lamême étendue
(jue du côté controlatéral. Comme d'autre part les lésions des centres gan-
glionnaires de la vision se traduisent cliniquement par une hémianopsie
latérale homonyme, la terminaison de ces fibres semble se faire dans le
sens d'une projection de la rétine, aussi est-il probable, ainsi que le
soutient v. Monakow, (jue les fibres directes et croisées de points rétiniens
homonymes se terminent dans le corps genouillé externe, autour des mêmes
gi'oupt^s Cellulaires.
(jiianl aux rapports existant entre la macula et l'écorce occipitale,
la question est encore pendante faute de documents suffisamment précis.
D'après Henschen il y aurait une projection corticale en îlot de la macula, w ne scnii.ic pas
un centre cortical de la vision distincte qui occuperait la partie antérieure l^rZlxceTuoTilZ
de la scissure calcarine. Toutefois, on ne connaît cliniquement aurini cas '"acuia.
430 AXATOMIK DKS CK.NTUKS NERVEUX.
\
de /jrrfc de la vision centrale avec intégrité des limites périphériques du
champ visuel, consécutif à une lésion corticale. Mais à la suite des hémia-
nopsies doubles, la vision centrale peut être conservée ou se rétablir [\
l'exclusion de tout le reste des champs visuels qui restent définitivement
perdus. Dans de tels cas, si l'on a l'occasion de faire l'autopsie, on trouve
qu'une petite partie de l'écorce occipitale interne, d'un côté ou de l'autre,
est restée intacte , et naturellement on est porté à considérer comme
champ cortical maculaire, l'îlot cortical qui a échappé à la destruction.
Mais c'est là une généralisation peut-être trop liàtive. Dans les divers cas
observés (Fœrster. Henschen, Laqueur et Schmidt), les localisations tic
ces soi-disant centres maculaires ne concordent pas : c'est tantôt l'extré-
mité antérieure de la scissure calcarine qui est conservée, tantôt la posté-
rieure. Il semble que tant qu'il reste un îlot intact dans l'aire corticale
où se projettent les radiations optiques, et notamment dans la scissure
calcarine, quelle que soit la position de cet îlot, la vision centrale est con-
servée. Ceci concorde avec ce que nous savons du trajet des fibres macu-
laires qui, ramassées en un faisceau distinct dans le nerf optique, le
chiasma et la bandelette, vont, dans le corps genouillé externe, se mettre |
en rapport par leurs arborisations terminales, avec un très iirand nombre
de cellules d'origine des radiations optiques; d'où la probabilité qu'elles
vont se projeter sur une aire corticale beaucoup plus étendue que ne le
ferait supposer l'exiguïté de la macula rétinienne (Von Monakow, Ber-
nheimer). Ce qui confirme cette opinion, c'est que les radiations optiques,
tout d'abord massées, au sortir du corps genouillé externe, en un fais-
ceau compact, s'épanouissent rapidement et vont aboutir à toute la face
interne du lobe occipital (cunéus, scissure calcarine, lobule lingual et
même au delà). On ne voit là aucune disposition analomique) qui per-
mette de penser à une projection de la macula en un îlot circonscrit de
l'écorce cérébrale. Bien au contraire, la dissociation des fibres maculaires
dans la partie postérieure de la bandelette, leur dispersion dans tout le
corps genouillé externe, leurs contacts à ce niveau avec des cellules d'ori-
gine des radiations optiques beaucoup plus nombreuses que les libres ma-
culaires elles-mêmes, l'épanouissement des radiations optiques dans
toute la face interne du lobe occipital, en un mot toutes les dispositions
anatomiques connues (Von MonaUow, Vialel, Bernlieiniei i, |)araissent in-
diquer que la macula rétinienne entre en relations avec toute l'aire
visuelle corticale et non pas seulement avec un point limit('\
Cette conception est du reste en iaj)port avec la clinique. (|ui ne nous
nif)ntie jamais de scotonie central d'origine corticale, ce ([ui devrait
pourtant se |)roduire quebjuefois s'il existait réellement un centre cor-
tical maculaire. 1'oulefois, la (|ues(ion n'est pas encore complétemeni
tiancbée dans le sens de Immc nu de l'autre (b> ces deux ()j>inions.
i,os (ibics |.ii|mi- Fibres pupillaires. — Le nei'l' ()|tti(|U(' coutlmt non seuIcMiieiii iie>
Imii-i-s (lu iict-r oiiti- ,., -Il • 1 /■/ •// • ■ • • I ...I ..,,»
,,„,.. libres visuelles, mais encore {W> /il)r('s p/f/ii/ff/ncs, (|iii prcsidenl .iii\
Miir^ (.K\.\iiN>. Miii^ (tiiAciii i.i (II' I n.ii i:. ;:u
,lli'\i'- (lu --|iliiiictcr iricii. |(,i|iir-' ( iinlilrii. cllrs ((iiiiihi'ikI i;iiciil , Imilcs
,.> liiii'-> lilui'^ ilii iiri r n|iti(|iic. |ii('iiilr,iiriil leur ()ri;;iiir il.ins Ic^ liilicr-
iilrv i|ii.iilii|iimt';iii\ ;iiiliTii'iiis, SI- l('rminci;iiciil (l.iii- l;i n-liriccl (l('';^rn(''-
rcrairiil ;i|iir-~ r.iliLil ion ilii I iilirtciilc (iii.Mliijiiniciii ;iiil(''iiriir ; (r;i|»i'i'<
||(«li--rli(Mi t'\\r-> ()ccil[irr;ii(Mil l;i |i;irlii' il(ii'-<(i- I.iIi't.iIc dr hi li.iiulf'lrllr i,oiir -.ri(fiii.. -lin-
niiliiiiH' (y. l'ir- •>-'* ■ <l ;i|'ir> \. \|(iii;ik<i\\ clli-^ sr Icriil i li('i;i ir ii ( (l;iii-> les
IuImtcmIcs <ni;iilrijiiiui';iii\ ,iiil(''rirms. Pour Diirksclicw iiscli |>;ii' coiilic, les
liliir^ |)ii|iill;iiii'-^ I i;i\ ci-^i'iMirnl le |iiilviii;ir <'l sr iciidriiiciil piir la corii-
mi^'-iii''' iiiliMlulicniiLiiic dans le u;mi;lioii de riialtciinla d'iti-^i'. Ile là. les
iim|>iil>inii^ |iii|>illaiir> lôllcxrs urrivcraiciil ati noyau du inolciir oculaire
inmmiiii ru ■>iii\aiii le scumkmiI \(Milfal de la commissure |ios|(''i-i(«in'e. f.es
(•\|ierieMce-> faites dan-- le lahoialoire de I un de nous, ne \ieinienl pas à
rii|)|uii de ro|)inion de |)arks(du'\vils( li ; nuMue à l'aide de la m(''lliode de
•Marclii. nous n'avons jamais conslalé de (léj;(''néfali(Ui du t;au,uliou de
l'haiienula crois(' a|U'ès ('Uiudi'alion d'un seul œil.
(Ml jeud aujourdliui à admelire. <'onl rairemenl à ce (|ui exisie dans la
I siM'ie des \ (uh'hrés, (|U(> che/ I lionuue c'esl le corps f/f'/iot(i//f' e.rlcrnr (|ui
I rojuvsenle le centre i;an^liounairo visuel proprement dit. Il reçoit à lui
I seul S(l |t. 101) des libres visu(dles \\ . Monakow) et entre en connexion
i' tr^s (■troite avec le centre \isu(d cortical. Les autres fibres visuelles se
' terminent dans le pnlv'u\at\ OuauL au tubercule quadrijumeau antérieur C
il ne i-ecevrail du nerf oj)li(jue <[ue des fibres pu[iillaires (v. Monakow i. ^
Les connexions des libres opti(}ues avec les noyaux des nerfs moteurs Les connexions in- f^
de l'u'il sont indirecles el s'ellectuent en parti(> par rinternu'diaire des ^^^,^^^^^ '^ZJ^Z S
libres de Vcntrr-croisemoit dorxdl de la calotte de Mei/nert l'f'ontainai'tiiie "«yaux des nerfs ;^
1 1 11 1 1 I ' moteurs de l'œil. _~1
llaubenkreu/.nnu t|ui, |>ieuant naissance dans les cellules du tubercule "^
(juailrijunuMU antériiMir, desceiubuit dans la formation réticulée de la calotte D
pédoiuulo-prolubéranlielle controlalérale el abandonnent clieniin faisant
des collat('rales (Held) aux noyaux des nerfs moteurs des yeux. (Voy. ces Z^
connexions, Ili'' partie, nerf moteur oculaire commun. ) "^
Outre le système des libres centripètes, l'appareil visuel anl('rieiir con- Kii.res optiques ^
lieu! encore une raie centrifuge. Décrites |)ar Hamon, v. (iebucbten et '''■""■''^"^'*'" >
v. Kidliker dans le lobe opliijue des oiseaux el cliez les mammifères, ces
fibres ('(Mitriluiics de la bandelette o|)ti([ue |)roviennent des cellules fusi-
formes et ('doilét^s du tubercule (piadiijiimeaii anb'rieur et du tbalamus.
Pour (iajal. elles se teiinineraieiit par des arborisations libres autour des
spouiiioblastes icellules auacrines' d(> la rétin(\ Pour v. Krdiiker, elles re-
présenteraient d(>s libr(>s de la commissure de (îudden. Parmi les fibres
(|ui se lernuiii'ul libi'ement dans la rétine, un certain nombre, d'après
l'^linsou et .Mislawsky. seraient des fibres raso-molrices . d'origine svmpa-
tliinue : elles proviendraient du ganglion ciliaire, du ganglion C(M"vical
>up('Mieur et du cordon >ym|)al bi(|iie. se diviseraient en abordant le nerf
i>|di(pu' en deux brauclies. doiil lune >"aiboriserait dans la rétine et dont
I aiitrt^ s'eiitre-croiserait dans le cliiasma; elles se comporteraient (buic
comme les libres des ganglions racbidi(Mis.
432
ANATOMIE DES CENTRES iNEHVELX.
Connexions dou-
teuses des voies
optiques extracéré-
brales.
Connexions douteuses ou discutées du segment antérieur des voies
optiques. — Le segment antérieur de l'appareil visuel possède-l-il d'autres
connexions que celles que nous avons décrites avec les centres ganglion-
naires de la vision? Reçoit-il des fibres àuiioyau lenticulaire et du pied du
pédoncule, comme l'admettent v. Monakow, Henschen et Stilling? Entre-
t-il en connexion avec le corps de Luys, le coips genouillé interne, le tuher
cinereum, comme le veulent Slilling. Bernheimer, KoUiker? Quelles sont
en outre, chez l'homme, ses connexions avec la cojmnissiire de Giidden?
tingentpédonculaire.
Les voies optiques Lorsqu'on se borne à l'étude des coupes sériées normales, les apparences semblent
antérieures ne pos- évidemment être favorables à l'existence de connexions de la bandelette optique avec !-■
sèdent m contingent i . i ■^^ ' • ^ ^
luysien, ni contingent corps de Luys, le corps genouille interne, le noyau lenticulaire et le pied du pédoncule
lenticulaire, ni con- cérébral. Mais les résultats fournis par l'étude des dégénéi-escences secondaires ne vien-
nent guère à l'appui de ces hypothèses. Dans les dégénérescences très étendues du corps
de Luys et du corps genouille interne, on peut observer (si la bandelette optique ne par
ticipe pas à la lésion primitive) une intégrité parfaite de la bandelette optique; de
même une dégénérescence très intense des deux bandelettes peut s'accompagner d'une
intégrité parfaite du corps de Luys et du corps genouille interne. Ce sont là des faits
observés chez l'animal par v. Gudden et v. Monakow et que nous avons été plus d'une
fois à même de confirmer chez l'homme, soit par la méthode de Weigert, soit par celle
de Marchi. Les fibres du cor])S de Luys et du corps genouille interne, qui à l'élat normal
semblent se rendre dans la bandelette optique, appartiennent très probablement, ain>i
que nous l'avons dit plus haut (Voy. Commissures du troisième ventricule, p. 406), au
système des fibres strio-luysiennes et strio-sous-thalamiques.
Il en est probablement de même des libres du contingent lenticulaire admis ])ar
V. Monakow et Henschen, ainsi que du contingent dit pcdonculaire de la bandelette
optique qui se prolongerait, d'après Stilling, Perlia, etc., dans le noyau de la III" paire,
dans le cervelet, par la voie du pédoncule cérébelleux supérieur et dans la protubérance,
jusqu'au bulbe rachidien et à l'olive bulbaire. L'énucléation soit uni-latérale, soit bila-
térale du globe oculaire n'entraîne en efl'et jamais chez l'homme une dégénérescence
soit du pied du pédoncule cérébral, soit du noyau lenticulaire. Il est probable que les
fibres dites pcdonculaires appartiennent au système strio-luysien et que les libres dites
lenticulaires font partie de la commissure de Meynert. Nous avons vu en efl'et que celte
commissure tire son origine du noyau lenticulaire, qu'elle dégénère à la suite de lésions
de ce noyau et que les fibres qui lui donnent naissance, situées d'abord en dehors de la
bandelette, passent ensuite au-dessus, puis en dedans d'elle. Elles ne font du reste, dans
aucun segment de leur trajet, partie intégrante de la bandelette optique, mais sont
situées dans l'épaisseur même de la substance grise du tuber cinereum et persistent
toujours intactes dans les lésions et desiructions des nerfs optiques.
Commissure
(luddcn.
Chez l'homme, nous avons toujours constaté que l'atrophie bilatérale des nerfs op-
ti(|ues entraîne une dégénérescence totale des deux bandelettes optiques qui ne con-
tiennent aucune; libre saine. Ces faits ne sont donc ])as en faveur de rexislencc, dans
l'épaisseur même de lal)andclclt(> opti(|ue de l'homme, du système de fibres conimissurales
connu sous le nom de commissure de Gudden.
Chez le lapin, on décrit sous le nom de conimissuvc de Gudden, de commissure infé-
rieure, de commissure arquée postérieure, un pelit faisceau de fibres qui occupe la partie
interne de la bandelette, la partie postérieure du chiasma, s'étend d'un corps genouille
à l'autre et se distingue très nettement dc)^ fibres visuelles de la bandelette i)ar le fin
calibre de ses libres (C C, Fig. 27i). Ce faisceau persiste intact aiuès fénucléalion des
deux yeux, et forme, chez la taupe dépourvue d'organe visuel, à lui seul la bandelette
et le chiasma. Il vvVw entre eux les deux corps genouillés internes et les tuber-
m: m s (:i;a,mi;\>. m. iu -^ di.i \i.iii 1. 1 oi'inji i;. 4:i;i
'Ulcs (lUailiijmiii'.iiiN pusii-i irin s ri srmlilr .i|i|i.ii liim ,iii -v■^ll■llll• .ludilif (l'uni;.
Un adiiii'l <'ii ^l'-iK'i.il <li-|iiiiN (,ii(lil<'ii i|iM', i'Ihv. I.i |iIii|>.ii I il<'> iM.iiiiiiiilV;n-s i;l, <-ii par-
Itiiulirr clir/. riiinmiii'. la coiiimi^-'iii c di- liiiililrii Lui riii|i-. ivre |.i liamlflfdlr o|itii|ii<!
v-l illl rlln III" |i'-ul l'tir ili^liii;,'!!»'!' lies lilurs visiullrs m |i,ii \r (^aliliif dr. ces lilirijs, ni
||>ar rr|u)i|U(Mli' Icui' iii\fliiii--alitiii. Comme .l.iiilic pari, ainsi que. nous avons [iii nous
Ii-n «'onvaiiifi i\ l'alropliir conipli'li' tli-s ihii\ ipi fs o|>li(pics f-nliaîni' um; aliopliif com-
i»/^f«' tics ilrn\ lianiii'lcllrs, cVsl donr i\.\n^ j.i suli-l.iiiii' i;tisi- cfnti'ali' de la lia^c <lii
■ftTVi'an i|U il iaul cln'iclit'r iliiv. riioniiin' 1 Immoloiinr de la loniniissun; de (iuddcn, si
llDUlcI'iMS t'llt> r\is|(«. C'est là en l'ITcl qn nu |,i liouvtî li;^ui i'i'i)ai' Darkschewilseli dans un
Nas «l'aimplMlialniii' con^i-nilalc. (Juant à nous, dans nos cas d'énudéalioii liilatérale on
d'alr»>pliif opli(|ui' liilalt'ialc, nous avons loujouis conslalé rcxisicnfc d'uiK; coinniiN-
Lsure de Mevneil el sa parfaite inii^'i'il'". mai-' nous a\oii-~ m vain rlinrlii' ini l.ii^i .mm
ule libres pouvant èlie lioniolouni' avec la (■ommi>>uic' <!<• (ludilcn du lapin,
f Dans h'S ras d'alinpiiic opliiim' inii ou luIati'Tale , iap|iorl(''s par v. Mouakow,
llenselien. Motdi, etc., la ccunniissure de (iudden est en giuiéial passi'e sous silence. Son existence «lon-
Sciihuenliaufer dans son cas datioi)liio l)ilat('iale des neiTs optiques, avec faisceau '"»»" «''"îî """"'"<'•
aberrant direct sain, décrit sous le nom de ciunuiissure île Gudden un faisceau qui, à en
jui;or d'apiès les tiuures. n'est autre chose que la commissure de Meynert. Il s'agit en
effet de la ri-uniiui de plusieurs fascicules de fibi'es fortement colorées par la laque
hématoxylinique, ploui^i'S au sein de la sul)stance grise de la base du cerveau et que
Sclilagenliaufer a pu suivre jus(]u"au noyau lenticulaire. Ce sont là les caractères de la
fOMimissure de Meynert, et l'erreur de dénomination faite par Sclilagenliaufer est d'au-
tant plus probable. (|ue cet auteur di'-signe sous le nom de commissuie de Meynert lui
.petit faisceau qu'il n'a pu suivre au delà de la région du cliiasiua et (|ui é'videniment
u'(^st autre i[ue le jietil faisceau du tuber cincreuin (Voy. p. 410;. C
Chez riiomme, ce n'est donc pas seulement la situation, le trajet et la terminaison 5
de la commissure de (iudden qui sont en discussion, c'est l'existence même de cette *^
commissure qui jusqu'ici n'apparaît pas démontrée. -rj
I —
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tiu)Jsii;aik paiitik
CERVEAU RHOMBOIDAL RH O M B E NCEP H A LE
C
I.c ('(MMMii ili(>iiili(iïil;il. le i'li(»nil)('iu(''|)lial(' de la iiomeiicluUirn iiiodcrni?,
• loil >(>ii iiniii à la roniic du ([iialrièmc vontriculo qu'il circonscriL
Il (M(n|i(> la Idj^c ciaintMiiir iiilV'iiciirc ou cérébelleuse et le trou occi- situaiion.
pital. se d('Vtd(»|t[M> aux dépcus de la Iroisième vésicule encéphalique pri-
milive, el C()ui|»i'(Mid le rrrrr/r/ ci la partit' infcrieiire du tronc en(<''i)li(iHquc,
à savoir: le hulhc rdiliidicu , h\ jnotuhrrance (inmdairc et cette petite scs parties consii- 2
n'iiion située au-dessous Ai^<^ tultereules nuadii jumeaux, formée par les ""'""'^- <;
T. . rn
piMloiuules ct'rélxdleux supérieurs et la valvule de Vieusscns et décrite 33
par Mis sous le nom k\ nlhme postérieur (Fig. 337). -^
Le cerv«det embrasse le tronc encéphalique dans une sorte de profonde Leurs rapports n- -<
., jioullièrc, le déiiorde largement sur les côtés, et lui est uni par trois paires "'"'°''"'''" -^
I de pédoncules, lue large et profonde scissure, la scissure \emi-iunaire ou ^
( marginale ftnfniritrr le sépare en avant et en haut de l'isllime postérieur, ^
' une scissure |)lus profonde encore, la fnite cf'rébralc postérieure, le sépare 4
du bulbe racliidieu. Le cervelet représente donc une masse relalivemeut
libr(>; aussi pour la (■(uuiuodili' de la descrij)(iou, peul-oii diviser le rhom-
beuc(''pbale en deux parties: le crrrehl d'une j)art. la réf/ion hulho-protu-
héranliellc et l' isthme postérieur d'autre part.
>
(I
CHAPITRE PREMIER
MORPHOLOGIE DU RHOMBENCÉPHALE
l" CERVELKT
Situation. Organe impair et médian le cervelet se développe aux dépens d'une
partie de la voûte du cerveau postérieur ou quatri^me vésicule encépha-
lique. H occupe la plus grande partie de la loge crânienne inférieure,
repose sur les fosses cérébelleuses de l'occipital, se place en arrière et en
dedans du rocher et de l'apophyse mastoïde, au-dessus du trou occipital
dans lo([uel il plonge avec le bulbe racliidien, au-dessus du rebord du trou
occipital qui imj)rimo à sa face inférieure un sillon plus ou moins mar-
qué suivant les sujets (eoc), Fig. 332). Il n'all'ecte qu'un rapport éloigné
avec la gouttière basilaire sur laquelle repose la partie inférieure du
tronc encéphalique.
KapiL^rts (lie/ Chez l'homme, le cervelet se trouve enfoncé à la façon d'un coin
entre le cerveau et la moelle épinière. Il est situé au-dessous des hémi-
sphères cérébraux (|ui le recouvrent entièrement, et dont le sépare une
j)rolV)nde scissui-e : la f/rff/iflr fonte cvrôbralo tvan^vorse qui loge la tente
du cervelet, en arrière de la protubérance, en ai'rière et au-tlessous dos i
tubercules quadrijumeaux, en arrièi-e <>t au-dessus du bulbe rachidien.
Chez les niammi Chcz Ics mammifères autres que l'homme, grâce à la direction hori-
zontale de l'axe du tronc encéphalique et au peu de développement des.
lobes occipitaux, le cervelet est situé au-dessus du tnmc encéphalique et
non en arrière de lui ; sa face supérieure est en outre à découvert, elle esti
située en arrih-f {W> hémisphèi-(>s (-('rébranx et <lu cei'veau moyen souvent
très (h'veloppé.
Aspect. Snr r('ncé|ili;il(' cxtriiit de la caNili' (laniiMine, le ('(M'vchM se présente
sous l'aspect d'un ellipsoïtle à grand axe transNcrsal. de coubMir gris rosé.
i'IlOIJJIll
fores
M(ii; ni ni (M. 1 1: m i; iin\i iii:\(.i:i'ii a i i:. i:i7
LionI l.i iniisishincc i\i:,i|i' rdlr ilii rci\ ci ii . Son ;i-|htI -illdiiiH' cl |;i-
iiiH'llriiv lui ilniiiii' lin c'iclii-l |i;ii'l iciil ht. Im'ii ilillc'i'i'iil ili- irliii «In (-('i-vi-:iii.
|,c rciM'Ii'l ((i|il|il imkI (lie/ ril(illllllf (li'iix |»;irli<'> l.i I (''lillcs [i.'iitcs cl
>. Vmi'liiijlli'^. Il"- liriiiisjtlitTf^ nrrhfUcil r n[\ IdIh'S hih'rmii ll(]v, \'\\^. '-V.W ,
\'X.V1 ri 'X.\'.\ ii'iiiii'> |iiir une |i,iilic mcdi.iiic ri iiii piii n- <|iii doil ;"i sou aspccl
strit' "Il iiniiclc ^|>cci,il le imiii ilc rcr/zi/s, rri\ rninicntc rcriiiifnniir . jnn-
ressiis riDnifoi'iHi'-, cl ;"i >ii ^iliuilinii celui du lohf iiinijrn du ccivfdcl.
(Vs. Vi. l'ii:. X.W, XVI, :{:{8, XX.\, .TiO, :{'il .
! |);ms l;i sciic ilr> in;iiUMiiri'i"cs. les licinis|dici'cs soiil d';iui;iiit plus valour phylogéné-
polils cl le \cnni. diiuliml plus siill.iiil .pie l'..ii dcsccM.J d;iViUil;i-o X'iitla.'tos.'''''''''''''
TiM-ludic /(u>l(»j;i(|iic. (.lie/ les oiseaux, les liéiiiisplières soiil nidimen-
Inircs. le c(M\('lcl e>l réduil au v(M'niis, l'éla^o anU^M'icur de la |)rolul)(''-
lance cl les pédoncules cérélxdleux nioyons font défaut; choz les vertébrés
iiilcrieurs. poissons (»t rejililcs, lo vcrmis rudimentaire n'ost représenté
<[ue par une lanu^ transversale lisse ou plisséc. Au poini de vue pliylo-
génclicpic cl (Uiloi;('U(''li(|uc, le lolic uioycn ou veiniis l'eprésentc en ell'et
la partie priniilivc cl loiulanicnlale du ccrvelel, il se développe le j)re-
uiicr che/ le lielus liuniain cl |)r(''senle des sillons et des circonvolutions
i\ une épo(|uc oi'i les h(''niisi)hcres cérébelleux sont encore lisses.
Pour ("ludicr la conli^uralion extérieure du cervelet, il faut ou bien configuration ex- C
prali(|uer la coupe dite de Meynert (Voy. T. I'"', Fig. 3 et 4), c'est-à-dire "^'''°""'- ^
séparer le ma ni eau cérébral du Ironc encéphalique et des corps opto- ^
striés par une s(>clion curviligne^ cpii correspond à l'angle externe du ^
I ventricule latéral cl aux sillons marginaux de linsula, ou encore séparer l!^
I le rhombencéphale du cerveau par une coupe horizontale qui passe par "^
! les pédoncules cérébraux et les tubercules (pmdi-ijumeaux. ^
On constate alors (|ue le cervelet présente une face supérieure inclinée
en dos d'àne (Fig. 3t2, 3i0), une face inférieure irrégulière et bombée ^
[ (Fig. 332, 333, 3ii) et une rjrande circonférence. Lorsqu'on le libère du I*
tronc encéphalique, on voit qu'il présente en outre une face antérieure »
(Fig. 33i) concave, dans laepielle le quatrième ventricule envoie un diver- *
licule angulaire connu sous le nom de fuite, d'uiKjle du toit ou de la
tente du tjual i'ii'ni<' vrntricuh'.
Face supérieure i Fig. 331, 338, 331), 3t0, 312). — Vu j)ar sa face Facesuporienrc.
supérieure, le cervelet pn-sente d'après la comparaison des anciens ana-
tomistes l'aspect d'un cœur de caries à jouer, dont le sommet tronqué
est en avant et la base échancrée en arrière.
L'échancrure postérieure, étroite et profonde, loge la faux du cervelet Kchancitno mar-
et porte le nom d^incisure marsupiale (em^, d'incisure marginale posté- '^ '"
rieure, d'écltancrure prrpendi( ulaire postérieure ( Vicq d'Azyr i, d'incavatura
jiorpendiculare conituune i Malacarnei, incisura inarsupialis, posterior
rerebfdlar notch des Anglais i. — L'échancrure antérieur(\ plus large et
plus étalée que la postérieure, entoure les tubercules quadrijumeaux et
438
AXATO.MIE DES CENTRES NERVEUX.
l'istlimo postérieur dont la sépare un i-epli pie-mérien ; elle est connue
in.isuro .-cmi-iu SOUS le uom d' liicisure semi-lunaire (esl), d'incisure marginale antérieurr
aire. . /;/ i \ t i •
anterior cerebellar notch (des Anglais) el représente une véritable face
tapissée de lamelles transversales et située au-dessus du toit du qua-
trième ventricule et du hile du cervelet (Fig. 33i et 33()).
On considère à la face supérieure une partie sagittale médiane et sail-
— ..-—.,. ..VC rit.
1
^C-'^-'-s 1- 'Fi
J^^....:„..TMch
10!^. Tch
ssV
«
rc'V
\iTiiiis Miipi'ricnr.
FiG. XW. — t^e corvclcl, recouvert de la pie-mère et de raiaclinoïde, vu \\m sa faee
supérieure!. I^a toile clioroïdienne et les plexus choroïdes des veuUicules latéraux
(d'aprùs la pliotoi,'raplii(; d'une pièce durcie dans le formol).
\\l , l)ourfîeon terminal. — pin, èi-li.incrm'e marsupiale. — ^'/'• fîlaiule pincale. — le, laiiio
curncc. — IA\ lobe postérieur liu ecrvclct. — AN. lobe supérieur du i-ervelet. — .Vf, noyau
caudé. — Vick, les plexus riu)r()ï(k's du ventricule latéral, el leur ,i,domérule \CtlVlch) situé
dans la réf,don du carrefour ventriculaire. — .s-.s-r, sdlou supérieur de Vic(| d'Azyr. — Tch,
toile clioroïdienne. — iqa, pilier antérieur du tripone. — Th, couche itptiipie. — VCrst,
veine du corps strié. — IV»', veine de Galien. — \'s, vermis supérieur du cervelet masqué
en partie par les plis de rarachuiiïilc .
lante, le rermis supérieur (\'si ou l'ace supéricMire du lobe uiot/en du cer-
velet, el deux parties lalérales obliques eu bas el (Mi dcdiors (^t légè-
rement concaves, les /irmis/t/irrcs (('réhcllcu.r iiicliui's (M1 V(M"s;ml d(» toit
ou en dos d'àiu".
Le vermis supérieur Vs) est compris entre l'écbancrure semi-hm;iire
(csl) ou aiiliMicure, el l'cM-liaiicrure luarsupiab» ou posl(''ri(Mire (einU Meau-
Mm|; l'Uni III. I i; lll lllloM |; i: \ t . 1 . I' Il \ II!. VV.)
,>ii|, iiiniii- clcinliic (luis II- -M-ri-- ^ii^ill.il (jin- l"--. li(Miti-|ilirrr-, (•(•n''l)c|-
,.|i\ i|iii le ili'ltnidi'iil l'ii .iniiMr. le \iTllli-> csl s(''|i;i n'' i|i' rli;i(| i|c crMt'- des
iiini>|)ln''C('-^ ci'i-i'ltrllrii \ |i,ir un --illiiii -^ii,:;ill;il li'rs sii|)rrli(ii'l , le v/V/o//
niiiliiiHiKil ^iijirriiin -^U ilmil cl -,i iiclic l''i,ti'. ^l'IÎ), .'{'(0;. ■>! m |ilc il<''|ii'<'s-
Mon iiiii |(»ui' lliir (les IhmihIics |»ri iiri|);ilr> de I ';i rlt'ic (•(•|(''I)('I Iciisc ;nil(''-
Virili't'. r.iiinmr Ic^ hum'llc^^ (•(■•ri'lM'IiciiM's se cuiil i iiikmiI di n'ilcnn-iil du
M'rmis ■'Ur li'-> hi'mi^pluTfs. cuiumc cllc^ |»r('s(Mili'iil ;'i princ iiu ni\r;iii
do sillon-- l(Uit;il iidiuMu \ >u|i(''i-iiMir> uuc Icui'i»' rucuclu', il ne jm-uI doue
iiiiur 1,1 liu'c --U |»criiMirr du (l'iNidcl ("'Ire (|u<'s|i(ui d un lid)c nnMlian
cl di" di'iix jolies liilci;iu\ d;in- le -cn^ --Iricl du ni(d. Nous Nrri'on^ (|u'il
M en l'^l |i;is dt> même ;i la laci- inreiirurc du ccrNeiid.
|.i'\(Miui> "-upiTicur esl convexe d'aNanl en ai'i'iècc ; il loiine à la lace Parties consti-
I I , -11- 1 • '-Il -1 tuantes.
sii|)erieurc du cei\ ciel une saillie plus ou moins Hcciisec suivaiu les sujels,
foiume sous le nom de Dionlii i(l(\ el (|ui coniproud un soniniot ou faîte,
le ciilmm \\C\\) ot un rovers ou pente, le ilrclirc (Vdc) (Fig;. 338, 339).
Lps ancien'- analoinisles (Malacarne, l\eil, niirdaeli, \'ic(| d'Azyr, etc.)
coiisideraiiMil au \(M"inis une lèle. un corps A une (|ueue mince et un pou
elTih'e. Le corps l't'pondail au culinen. la (juoue au dé(divo, la lèle s'enfon-
(•ail dans l'éc lianciiire siMui-lunairi» ol correspondait au lobule crnlral de
Malacarne : (die se hMininail sur la valvule de Vicussens })ar une sorte
de lan^uelle, la limjula, découverte en 1776 par Malacarne qui ne croyait q
pas à son existence^ constante, et bien décrite en 1864 par Stilling. 2
Les hémisphères cérébelleux débordent le vermis en arrière. Un Hémisphères cén- j^
>illon transversal prtdond, le sillon supérieur de Vicq d'Azyr {hs\) (sillon ' ■ pj
/lostérieur et supérieur de (juelques auteurs) (Fiji', 331, 338, 339y qui ;;^
alleinl en dedans le fond de l'échancrurc» marsupiale, divise leur face <
supérirurr en dt>u\ parties inégales. La partie antérieure, la plus volu- ^
mineuse, est quadrilatérale et lé^èriuiuMit concave: elle correspond au ^
monticule (culmeii et (b'clive du vermis supérieur ol forme le loho supé- ^
rii'ur I LS), La partie postérieure, beaucoup plus petite, est d'aspect semi- -i
lunaire ; (db^ déboi'ib» le vermis en arrière, limite l'échancrure marsu-
[liale en dedans et con-^litui^ le lohe postérieur [hV).
Face inférieure Fiii. 332, 333, 3ti. ). — La face inférieure ou occi- Face infi-rioure.
pi la le du corvidiM est moins régulière que la face supérieure. Les bémi-
spbèros sont plus bonilM's. plus convexes dans le sens antéro-postérieur
comme dans le sens tiansversal , ils sont séparés l'un de l'autre par
imo profonde scissure sagittale et médiane, la ':«/A'> ( vallecula seu val- vaiii^ioRoii.
lot la (Ir Ucil. la scissure ou fmle uiédiane du cervelet ou scissure longitu-
t/inale médiane, masquée sur le cerv(del recouvert de ses méninges par
un vaste pont aratdinoïdien (|ui limite le lac cérébelleux inférieur du
liipiide céphalo-rachidien. La vallée de Reil se continue en arrière avec
léchancrure marsupiale l^eni); elle loge dans sa partie postérieure la
faux du cervelet, ot dans sa partie antérieure le bulbe rachidien; son
fond est occupé par le rermis inférieur i^Vi). Pour apercevoir ce dernier
440
ANATO.MIE DES CENTRES NERVEUX.
Vermis iiiférioiir.
dcins toute son étendue, il faut enlever le pont arachnoïdien, relever le
bulbe en baut et en avant ou encore le sectionner au voisinage du sillon
bulbo-protubérantiel <Fig'. 332). Le vermis inférieur se présente alors
sous l'aspect d'une éminence très convexe dont la partie postérieure se
'ontinue avec le vermis supérieur, dont la partie antérieure s'enfonce
profondément entre les deux bémisphères cérébelleux et fait saillie
dans le i' ventricule.
Lorsqu'on enlève bi pie-mère et qu'on écarte les hémisphères, on con-
state que le vermis inférieur, qui porte encore le nom de processus ou éfni- ,
à.
i
HCv_..
Fio. 332. — Face inférieure du cervelet recouvert de la pie-mère, a]irès ablaliou de
l'arachnoïde, et section du bulbe au-dessous du sillon bulbo-prolubéranliel.
Aci, artère cérébelleuse inférieure. — B, Iniliic racbidien. — em. écbancrurc marsu-
piale. — eoc, empreinte jugulaire. — IlCv, hémisphères cérébelleux. — Ll. lobe inférieur. —
LP, lobe postérieur. — Lsli, lobe semi-lunaire inférieur. — l'.'/c- pyramide de M.dacarne. —
sli, sillon longitudinal inférieur. — Vi, vermis inférieur.
Pariies coiisti
tuautcs.
jience vermi forme ou vermiculaire inférieur^ est plus volumineux, plus large
et mieux délimité que le vermis supérieur. 11 constitue une saillie
cruciale, une sorb» de pyramide à quatre pans, couv(>rle de lamelles trans-
versales et présentant ([luilre crèles saillantes, doni l'une est anl('>rieiire,
l'autre postéi'ienre, les deux autres externes (Kii;. '■\\\k
Le sommet de la pyramide est connu sous le nom de pt/ranudc lamincitsc
de Malacarne (Pyc). Les crêtes externes ou latérales se prolongent de
chaque côté dans l'épaisseur des hémisphères en formant les expansions
ou les (ii/es de la piiram'ide. La crèle postérieure se porte obli(|uement
en haut et en arrière, ef s'unit an vermis supérieur dans le fond de
l'échancrure marsupiale, an niveau des lames (ransrrrsales d'Arnold
(Fig. 332). La crêle aniérienre se porte en avant et en liunl. fait saillie
Mui; I' IIoMh, I I lu lilKi M l!I.N(.l l'Il \ l.i:. 4 H
tl.lIlN la (■a\ll'' <lll i' \<'llll II llli' ilniit rWr rs| s(''|i.i n'-c |i;ir rr'|iciMl\ iiir \rii
Irinililirr. la Inilr cl le- pjrMi-. cIkiiiphI inis «lu 'c \ ml liciilc \'"\'^. XU\i.
\'\\r cniii |irrli(l ilrii\ l.ihiili'-^ lirlIciiM'iil ili'l i m i h"- : le nmlillr Nd en
,i\.iiil, <•! la hiillr \ \ l'ii iiiiil'ir \\'j.. '■\\\ .
|»ru\ |)riir(iii(U --illuiis, cniiN CM'-- en (irliipr^. \t'> s///nns linii/il iid i ii'lili i.,,,,
.Il (jroil l'I ,L;ailclic. -r|i;iicil I ilr cliailiir (•«"ilf le \rnili-- i 11 liTirii |- (IcN
licmi>'|»h»'rt's (•(•rflifljciiv. I'ioIihmU cm a\aiil ui'i ils alntiili'^^riil ;iii md ilr
j,iiiri)ii on iriiirondrllr \<i\. I'il;. iii-i »'! |t. i7ll, ils (|r\ iciltiriil |»lii- -ii|)('r--
licicls (Ml ariirn' ci >nii| «(Ui^-la m iiiciil iiil('ri'(iiii|iiis ;iii ni\raii ilc leur
|uiiiil le plus coiivcxc par !(••> ailes ou ('\|»ausions lah-raics de la |»yia-
miili' lit' Malacanif. (Juchiucrois ils («prouvcnl une seconde inleniiption
p:ii' un loliiile ^upeilieiid (|ui unil le lohe s(>tu i-liinai re i riiV'iieiii' au
Initerciile vaKulaii'e (^N <>y. |». 'Hiî' .
Les hémisphères cérébelleux (|iii (h'-liordeul le \erMiis inlV-rienr en n. i„is|,i],.rcsccrc-
arrit^re. le recouvreiil en dedans el en avani el so ronllenl dan> erllc
région en une saillie oxalaire, ohli(|ne en arrière el en dedans, très
' rapprochée de ccdle du ciMé oj)pos('' el (|ui plonge dans 1(> Irou occipilal
avec le luilhe rachidien en arrière (hnpnd (die (>sl située. (Àdte saillie.
(|ne nous désiuiMTons sons le nom ^\ ('•nniicncc ocnpihilc. est séparée du Kminence o<fipi-
resle de lluMiiisphère ci'rélxdleux ])ar une enipreiiile semi-lunaire con-
j cave en dedans, \'c))ij)icinlr jm/iildirc de llenle ii/zipressio Jugidarisj ^eoc,
il Fig. 332') qui correspond au rebord du trou occipital et au tubercule jugu-
laire^ d(> l'occipital ; (die commence sur les parties latérales de la vallée
de Ueil. en avant des ailes de la })yrami(le, puis se porte en avant et en
d(diors, et se termine en arrière d'un petit lobule nettement circonscrit,
I situé à la partie anl(''i()- inférieure du pédoncule cérébelleux moyen et
connu sous le nom de floccu'us (Floc), de lobule du nerf var/ur ou pneu-
tuoi/d^trli/Kr Vic([ d'Azyr). Un protond sillon, le s///o/i inférieur de Vicq
f/'Azi/r siV. Fig. 333), l'homologue du sillon supérieur, divise la fac(^
intV'rieure de rii('misp]n''re en deux parties inégales : lune post('rieure,
plus petite. (|ui ajjparlient au /oôc poslérieur (LP) ; l'autre antérieure,
plus volumineuse. (|ui comprend le lobe inférieur du cervelet (LI). En
dedans de ce dernier, on trouve un petit lobe très bien délimité, situé en
arrière du bulbe rachidien; il surplomi)e le vermis inférieur et plonge
dans le Irou occipital. C'est Yami/f/dale (Amg), la tonsille des anciens
auteurs, qui doit encore à ses rapports le nom de lobule du bulbe rachidien.
Grande circonférence. — La grande circonférence du cervelet c.ran.ie circonfé-
conipreiid (|nali"e Imr.h. dont d(Mi.v sont unlrrieurs et deux postérieurs,
et -ix <in(/lrs (jni >onl '//itrrirurs, postérieurs et e.rternes.
Les bords (uitrrinirs, Fig. 333 i obliques en arrière el en dehors, Ion- Bords.
gent le bord supérieur du rociier; ils présentent un sillon large et superfi-
ciel en dedans, mince, effilé et profond en dehors, le sillon manjinal
antérieur isma, qui loge le pédoncule cérébelleux moyen et sur lequel
s'implantent à angles plus ou moins droits les sillons et lamelles des
faces supérieure et inférieure du cervelet.
442 ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
Los bords pos/rrieio's, très ('pais. obliques en arrière et en dedans,
n
Fioc V;.:
a si
rlV,
Wg Ldg ^P^P
Fir;. :{3;{. — L'espace oplo-prdoiiculaiit' ol le rlioinlti'iitM'iilialc vu par sa face inft'iifuic,
a]ir('s ablation de la pie-mère (d'après la pliofofjiiaphie d'une pièce durcie dans le
formol).
Ai/i;/, lobe tonsilhiire ou .amygdale. — Kl, cniineiicos latérales du lulx-r cincremu. — l's.
éuiineiice vasculairo ou médiane du luber ciueroum. — Flor. Ilociulus ou h)bulo du nerf
pnemuof,'astrii|ue. — l/\ lifre do l'iiypopliyse. — Ld;/, lobe digasiriquo. — L(}>; lobe grêle.
— Lsli, lobe semi-lunaire inférieur. — Oi, olive inférieure ou hulbaire. — /'. pied du
pédoncule cérébral. — /'//, pyramide antérieure du bulbe. — /'//c, pyramide de MaJacarue.
— rl\\, diverticule latéral du 4" ventricule. — si]', sillon inférieur de Vicq d'Azyr. — spnp,
sillon post-ityramidal. — ss/\ sillon sous-llocculaii'e. — Tni, tubercule nianullaire. — Tiiia,
tubercide niamillaire accessoire. — If, nerf opti(pu\ son cliiasma {.rll^ et sa bandelette. —
///, nerf motein- oculaire idummn. — 1. nerf liiiiiiiieau. — 17, nerf nmteur oculaire
e.xteriu'. — \'II, nerf facial. — 17//. nerf .nidilir. — /V. nerf glossopbaryngien. — X, nerf
pneumo-gastri(pu?. — .\7, nerfspiii.il. — MI, nerf i,nMnd liyiniglosse.
décrivent une courbe à convexité postérieure et correspondent à la partie
liori/onliilf du sinus lali'ra!. l'n profond sillon, le (/rand sillon circonfr-
\|(i|; l'imi.m.l I, |i| lilhiM m, NM.I'II \ I.I.. '»v:i
rnilirl {\r \ ir(| il \/\i- -^il I'Jl;. .'tiiS, .t'id, '.\\1 dii iiruiil sil/nii linnznii-
hil i|i' iJril. |i.i icnii ri 11' liiii'il |)ii-^ir'rii'iii\ X' Ji'll'' "'M ilclii)r> il;iiis le >ill((ti
iiiaiuin;il iiiili'i iriir et st'iiloïKT ni (Inliiiis (I;im^ le IdihI ilr I i'i|i;i nmi ic
mar>ii|)iiilr [iniir >i' nuil iiiiici' a\rc le silldii {\{' nn'iiii' iimii du rùh-
KiiiiONf. Cl" -illnii -i'|)an' la lacr Mipciii'iirc de la lace iiiirTicii ir dr I'Ik'-
mi->|dii''i'i". Il III' (•i)i'n'--|Hiiid |ia~- iiuiiiiriMi-^riii''ii 1 an linfij |)i)sir'rii'iir du
riTVidtd. mai'' ('m|iii'dr un peu en drdaii^ ->iir la lace ^ii|i(''ri(Min', m drlim^
-iir la faci' iiilV'riciii iv
!.(•> iiuijlf^ iiDlrrit'uvs ->i.iit ^ihio à I uiiinii de I l'i lia iinii n- -.riiii- An^'W-s.
Iiiitairt' l'I du hnitl aiilfiiriir ; les tnnjlcs r.i ternes, a I imioii des itoid-
aiilriirii i> ri |)i»sl(Mi(Mi i'-^ ; !<•> (//i<//rs pos/eriet/rs, i\ 1 iiiiioii des itords jjo'^lc''-
I irui> rl i\^' I iM liaiiciiiii' iiiar~-ii|iia le.
|)aii> le ^rii^ lraii^\rr>al. le ((M-N'cIcI mesure 10 à 11 cciiliniMiTs ciiln-
les diMi\ aiii;l('> ex le nies. Il incsiii'e. dans l(^ sens sat;illal, M à 'i ccnlimM n---,
au iiiMMii du Ncrmis, ciilrc lc-> deux ('•(diaiicnirrs, cl "i à (i (•(•nliiiiM rcs sur
les licuii-|dii'ri's de laui;!»' aul(''rioiir à I auiilc iiosli'-riciir. Sun (''[taisscur
ne dépasse liiière ï à "i eenliniMres. sur les points le- plu- lM)nilM''s de>
lu''iuis|thères.
Face antérieure. — L(»rs(|ue pai' une {•()U[)e obliiiue en ari'ière el i-a.-o ant(-rieur.-.
en dedans ou sedionne tie idKH[ue cùlé les trois pédoncules eéi'i'dxdleux
et qu'on sépare le cervidel du li'onc encéphalique, on constate (ju'il pré-
sente une M'rilahle /(/r(- fnifrrietire concave en avant et (|ui enilirasse
l'isllnne postérieur, la pi'otuhérauee et le hulbe rachidien.
dette tace présente à sa partie centrale \o diverticule angulaire du loil Divorticuir lu
(lu (juiili'ième ventricule (Fig. 33i); de chaque côt(' . le Jiile du cervelet
lidv ; et à sa p(''iiphérie, l'extrémité antérieure du vermis suj)érieur.
rt>présenté par le lohnie ventral Le et la lingala (Lg), l'extrémité anté-
rieure du Ncriuis inIV'rieur (|iii correspond au nodule (No) et à la luette
I \ . entin la l'ace antéi-ieurc des amijgdalrs Amy).
Le liile du cerveirt est ciuislitm'' |)ar la section des trois pédoncules iiik- lu i;eivc-ici.
cérrdudlcux : il rej>rés(>nle le point di'niergcnce ou la porte de sortie des
pédoncules céi'('d)(dleux i Ausganiispl'ortc de Stilling). Si la coupe (|ui a
isolé le cer\(det du tronc encéphalicjue passe en arrière du trijumeau
(coté gauche de la Fig. 33'». la sui-facede section intéresse les ti'ois p(''don-
cules c('i-él)elleu\ au iii\eaii du point où, intimement unis, ils p('nètrenl
dans la masse Idaiu lie de> luMuisplicres. Mais pour peu qiu' la coujjc
passe eu avant du trijumeau côté droit de la l'ig. 3.Tm, il est en général
tacite (l(» recounaitre dans le liilc du cervidet la surface de section propre
à (diacuii de> pé'doncules. Le pédoncule véréhelleux supérieur (Pcs^ occupe
la partie snpé'rieure et interne du hile; sa surlace de section est ovalaire
(d aplatie de liant en lias; il est sitiu' au-dessus de la tente ou voûte du
i' ventricule (|iril concourt à former, et réuni à C(dni ilii côté opposé par
la valvule de Vieussens 'VV et la liugiila i Lig). En ihdiors et au-dessous
ili; pédoncule céréhidleux >up(''iieur se trouve la surface de section irré-
444
ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
irnlièremont arroiulio du volumineux pédoncule Ci'rébellfux moijen (Pcmi,
adhérant on haut au pédoncule céréhcdlcux supérieur, en has et en
dedans au pédoncule céréhelloux inférieur. Les pédoncules cérébelleux
moyens séparent le diverticule latéral du quatrième ventricule (rlVi) et
le llocculus (Floc) du lobe supérieur du cervelet, puis pénètrent dans le
: JLC ; W]; Pc5. p^^ lYyuj
vni' . ; u !:• :: , : ;; ; sta
Xsli
Fir,. 334. — Face antérieure et hile du cervelet après ablation du tronc encéphalique.
r.a cavité du quatrième ventricule est colorée en rose. — D'après la pliotograpliic
d'une pièce durcie dans le formol.
Amri, amygdale ou tonsille cérébelleuse. — Floc, flocciihis ou lobule du nerf vague. —
pFloc, pédoncule du llocculus. — kCv, hile du cervelet. — Le, lobe central, Le' , ailes du
lobe central. — I-d'j, lobe digastrique. — Lrjr, lobe grêle. — /wV/, lingula. — Lqa, lobe qua-
drilatère antérieur. — Lq]), lobe quadrilatère postérieur. — Lsli, lobe semi-lunaire inférieur.
— Lsls, lobe semi-lunaire supérieur. — No, nodule. — Pcs, pédoncule cérébelleux supé-
rieur. — l'ci, pédoncule cérébelleux inférieur. — Vcm, pédoncule cérébelleux moyen. —
rlVi, diverticule latéral du l' ventricule. — sef, grand sillon circonférentiel du cervelet. —
siV, sillon inférieur de Vicq d'Azyr. — sma, sillon marginal antérieur. — spon, sillon post-
nodulairc. — s^pop, sillon post-pyramidal. — spvp, sillon pré-pyramidal. — sssf, sillon sous-
flocculaire. — ssl, sillon semi-lunaire. — t^sV, sillon supérieur de \'icq d'.Vzyr. — {.'!). luette.
— VT, valvule de Tarin. — IT, valvule de \'ieussens. — 17/, nerf facial. — Vlll. nerf
auditif.
sillon marginal anl(''rieur dont ils occu])ent le fond. La surface de section
du prdonfiilc lérrhellcux inférieur (Pci) est plus étendue que celle du
pédoncule cérébelleux supérieur, mais beaucoup plus petite que celle du
])édoncule cérébelleux moy(»n. I^Uo est ovalaii'e. a|)latie d(^ haut en bas
et pr('sen(e une face inférieure libre et inlraventriculaire (jui concourt à
limiter le diverticule lal(''ral (\\\ (juatrième ventricule (rlVO et (|ui se coude
ensuite biiis(|ii<'m('ut eu bas (d en dedans pour se conlinuer avec le corps
reslil'oiMue.
M iiiii'iiiii (i(,i I hi i; iht\i i:i;n(;i.I'II \ i.i;. 4t!i
|.(»|;i:s, l.lillll.i;s I. I I. \ M I.I.M.S m ( i;ii \ ILIII-
InllIr l;i -llll.lii' illl ciMNcIcl r-l |»;ir(i)llllic dr -lllnii- c II r \ 1 1 i - IH"-., r;i|,- ,^,^ sillon» curvi-
|„-,„-li,'-, -rii-iMriii.'iil |.;ii;ill.-|c^. cl m -.•ii.'i;il tniircii I li(| ilr- ;i r.'c|i;iM- ''«"'•-•»"''"■*■"'"'•
i-niit> scmi-lmiiiirc. i'.r\[r (lis|)()>ilinii concciiliiiHK' «'sl siirloiil tiuiiiiri'^lc ;i
la fiicf sii|n«ii('iirc lin rriNcIcI l-'i;^. '.\'.\H i cl daii-^ la n'^ioii posh'i'o-cxlcnn'
,|,> |;i l;!!!' iiitV'riiMirc l'ii;. ■'{•"{•{ . haiis la n'^ion a iih'-i'o-inlcriic île (clli'
|,i,i>. la ('(iiiil)i' lir-^ silldiis >(• fr(liT>>M' cl >c la |i|)i()clic d'aiilaiil |tlii> liii
clan >aj;itlal (|(ic les --illoii-- >t)\\[ |>|iis iiilcnio; (■('>! aiii->i (jiic le lolnilc
ilii;aslri(|iic csl iiarcomii de >illnii'> doiil la coiicavih' l'c^ardc l'ii dedans cl
MM |ten eu a\anl l'I ipie lc> >ill(»iis de l'amygdale soiil |)rcs((ne anli-ro-
liDsIcriciirs i l'ij;. X\'-\ .
Siii' un ccrvclcl iccitiivcrl de la |iie-nici-c Fij;. '{31), ces sillons [)arais- i.i,,- profondeur
-en! Ions (■'i;an\ en |Moriindeiir, niai> en les ccartani on en |ir'ali(|iianl dos
coujies sai;illalcs du xcrniis ou des Ijcinisplicrcs (Ki^. 3.'{(), 3.")(S, 3')î)i. on
conslale (|u'ils pc-nclrcnl à des profondeurs très in('i;ales et sej^menlcnl le
cervcdcl en lol)cs. lohnies, lames cl lamelles ou rii'couvolulions. Los plus
prtd'onds péuèlrent jusquaii noyau Idauc ccnlral du cei'velet et s(5parent
l(>s lohcs cl les lobules; les sillons su|)ciliciels servent à délimiter les
hunes cl les lamelles.
I Les sillons pi'ofonds,i/)/eriobait'es ou mterlobuiai/es occupent en gêné- .siiions profonds
' rai toute la lar-eur du cervelet et appartiennent à la fois au vermis et L"huïi'pf' '' '"'"■■'
aux d(Mix hémisphères. Mais leur ])rot"ondeur n'est pas forcément la même
dans Ion! leur li'a jet : t(d sillon [U'otond au niveau des hémisphèr(^s dcvieni
snpei licicd au niveau du vermis. et, ricr versa, tel sillon |))'ofon(l du vermis
devient supcriicici dans les hémisphères. Leur symétrie n'est en outre i>curs variétés
jamai> absolue, et il est rré(|ucnt de voir, en particulier au niveau du ver- asvm',^tric^cnr/ '^"'^
mis supérieur, des sillons interlolnilaires du coté droit, par exemple, se '^^ vermis sur los
' II liéinis!)h(>re
_ assaut
il
[)h(>res.
[)orler non dans le sillon homolouue gauche, mais dans le sillon situé en
arrière ou en avant A\\ bdnile (ju'il délimite. D'autres fois, ce sillon se bifur-
(|ne, une blanche se conlinne aviv le sillon homologue du côté opposé,
lautrc se rend dans le sillon interlobulairc suivant ou dans l'intérieur du
lobule (ju'il (b'doublc. Il ri'sulte d(> celle dis[)Osition que les lobes et lobules
limité's parées sillon-^ mhiI loin d'être symétriques; tantôt la partie hémi-
splii'M'i(|iic gauche d'un lobule du vermis est épaisse et très développée,
tandis (|uc la moitii' hémisphérique droite est mince et tapissée de moins
de lanudles; taiit«»l un lobule, épais à droite, est dédoublé ou fait défaut
à gauche, et rirf rz-rsa.
L'asymétrie des lobules porte non seulement sur leur forme et leur
étendue, mais encore sur le nombre, la direction, le trajet et les con-
nexions des lames et des lamelles qui les tapissent.
Le parallélisme des sillons superficiels n'est jamais en outre absolu : suions superti
il est tré(iueiit (h^ rencontrer à la face supéri(Mire et surtout à la face *^"^''*'
inférieure du cervelet un nombre plii> ou moiii> considi-rablc de sillons
446 ANATUMIE DES CEXTHES NERVEUX.
!l
intcrlamaires ou intorlamcllaircs. qui se jettent obliquement ou à an^le
Ils dciimitent les presquG (Iroït daus uu silloii interlobaire ou interlobulaire. Dans l'immense
1X7 oV']oî.ui'os ''du majorité des cas, ces sillons limitent une circonvolution ou une lamelle.
'■'■"''''• superficielle dans une partie de son trajet et qui s'enfonce ensuite dans i»
la profondeur du sillon interlobaire pour en tapisser une de ses faces ou
l'une et l'autre de ses faces. Les sillons interlobaires et interlobulaires
sont en effet sillonnés de lames et de lamelles, voire même de lobules,
cacbés dans la profondeur du sillon et qui triplent et quadruplent ainsi
l'écorce cérébelleuse visible à la surface (Fig. 336, 339,341, 343). Quelques-
unes de ces lames et lamelles profondes font suite aux lames superfi-
cielles; d'autres sont profondes dans tout leur trajet, longent l'une des
lèvres du sillon ou se portent obliquement d'une lèvre à l'autre du même
sillon (Fig. 341 et 343), disposition déjà signalée et figurée par Vicqd'Azyr.
Variétés (laspoct. Lcs lamcs et les lamelles n'appartiennent pas nécessairement à toute
iiomi.rô, '^l'épaissoiir '^ largcur d'uu lobe ou d'un lobule cérébelleux; elles peuvent n'appartenir
rl'u*^rcrvplot' " '' <l^i'îiu VBrmis ou à un seul hémisphère, elles peuvent être superficielles
au niveau de l'hémisphère droit et devenir profondes au niveau ou au delà
du vermis, et vice versa. L'épaisseur, la hauteur, la largeur, l'étendue des
lamelles ne sont pas partout les mêmes. On trouve des lamelles beaucoup
plus larges, beaucoup plus étroites, beaucoup plus étendues que d'autres;
on en trouve qui sont épaisses par place, d'autres qui sont minces par
place, en particulier au niveau de leurs points de terminaison où elles dimi-
nuent graduellement et s'effilent; on trouve les lamelles qui se divisent
dichotomiquemcnt ou trichotomiquement, une lamelle large donnant
deux à (rois lamelles étroites ; on en trouve qui se fusionnent au nombre
de deux à dix, ou vingt ou davantage, au niveau d'uii point île lerminaison
commun. Dans ce dernier cas, on voit en général des lamelles (jui la|)is"
sent les faces superficielle et profonde d'un lobule s'implanler à angle
droit sur une lamelle de concentration commune à trajet vertical ou
sagittal. C'est ce que l'on observe par exemple à la face inférieure du
cervelet où les hémisphères sont séparés de chaque côté du vermis par un
sillon sagittal profond, ou encore dans la région posiérieure du cervelet on
les lobes très développés dans leurs parties hémis])li('M-i(|n(>s possèdent une
partie médiane très réduite (Fig. 3it et 3'i31.
Asyméiiir do.-, rc- Dc cctlc façou s'cxpliquc l'inégale épaisseur (|ue peuveni présenter les
h6mi'sfiii7r^i'u"'".ics lobcs et lobulcs du cervelet dans leur partie hémisphérique et dans leur
loi.os céni.ciicux. pai'lie médiane : l(d lobe, très épais au niveau du vermis, lu» présente (jue
des f)ai'ties hémisphéri{[ues rudimenlaires, coinnu' la linyula et le lobule
cenlral par exemj)lc (Fig. 337); tel lobe, très épais au niveau des hémi-
sphères, se réduit dans sa partie médiane à un petit lobuh» insignifiant
ou encore à quelques lamelles situées dans la profondeur du sillon : c'est
ce que l'on observe dans la région postérieun^ du cervelet; ici, grâce an
développemenl considérable des hémisphères (jui dépassent le vermis iMi
arrièi'c, les volumineux et épais lobes semi-lunaires (Lsli, Lsis) ne sont
réunis l'un à l'autre que |)ai' de minces hunes transversales, telles (jue le
I MMii l'iioi III. ir; m ii iium iii.m.i.I'Ii \ i.i:. v»:
hnini/rnii IrniiiiKll lit ri le I iilini iilr riil riihiirc T\ . li^. -til hiinlis
,|ili> |(> Inlillli' -n''lr \\'v-\ |('|in'->riil(- d.iii^ le \iTllli> (|ili' |i;ir li'^ i|ll<'|-
(|ili'-> hiiiH'lli'^ i|iii l,i|)i----i'lil le Iniid du ^illmi jinsl-iii/iflUéKldl .
I.r-. •~lllii|l-> |ir(dn|id->. i|l|i illli'l-lirlil |;i •- Il lishl llCc Mil IIC lie ccil ( i;i Ir , |_,.^ s.lloiiH iiro-
Niilidiv i-^riil Ir ccrNidi'l l'ii ilii rcihilii inuiiliic de lolir^ rdll^ mi nl<till-^ \(dil '"'"'"' ,"", I"""^'"'"
• MTvir 'le lias»! ,'i une
iiiinriix. tlniil 1,1 ((iiiiuisMiiirc r>l i iid i>|)rii->;d)li' il illic Iimiiiic (•Inde tuno- 'l-'iNHinr'ation dcn lo-
... • /• • I 1 f •><•« 'In i-crvclct.
j^riiidiituii' du criviMcl. I ne ( l.issilicalnm r;il Kuiiirl Ir sciiiil hicilc ii rl.ihhf,
si It'-^ >-illt>iis prolniuls du vcniiis (•oiiscrv.iiriil leur proroiidnir iImiis 1rs
lirMii>|tlii'rrs, ri r/Vv rrrsn . Nous ;i\()iis \ii (|iril irrii r^j ririi. I.rs sillons
du \rnuis. iiràcc au pru y\v di'\ (dii|)|irmriil {\v sa siiKsIancr hlauchc ccu-
lialr, «^onl en ^l'iUTal [dii^ pi'oronds ([ur criix drs li(''iiiis|)liri"rs ; ccllr
|taili(ularilc rsl siiildiil r\ idriilr |iiiur 1rs aillons drs parlics sii|M''iiriii-r rj
iulrriiMirr du criN tdri , (dir Toi lunius pniii' cru \ di^ lu partie posl(''rieill"(^
La parlit' posliMiriirr drs li('Miii>plirrt's prend en cllet un (lév(»loj)pemenl
f coMsidéraMe el di liordr rn ari'ièr'e, dans une étendue de deux à fi'ois ren-
limrlio, la parlir coirespondanle du vrrniis siliu'-r dans Ir lond de
; recliancrui'e uiarsupial(> : il s'ensuit l'orcM'ment (jue les sillons de cette
' région son! plus profonds dans les liéinisplièi'es (|ue dans le vei'inis. Les
f héiuisplirrrs |)ossrdenl rn (Uilre un nouihie lieaucoiip plus (-(uisidéralde
I de sillons pi(d'onds (|ue le vennis, ainsi que le montre la comparaison
dos Fiii. .'{.'iS (>l X\\) intéressant une roui)e sagittale du vermis et une
I coupe sap^iltale des iiémisphOres. Le vermis présente un aspect nettement
trifolié: le< sillons des hémisphères, au nombre de 12 à 14, s'implantent
par eond'e ladiairement autour de la masse blanche centrale des hénii-
spln''res dont le développement est consiib'rable.
I Ceci posé, on coniprend combien jXMivml èlre variables les appréciations
des ailleurs sur le nombre des lobes et lobules du cervelet. L'n tel décril
Irois bd)es au vermis; un aulie lui en assure huit à neuf. Les uns décrivent
riiK] lobes aux b(''mis|)hères, les auti'es neuf à dix.
Lu présence de celle diflicullé. il est loj;i(iue d'admettre avec Kolliker classification,
une classilication embryoIoo-iqiK. d d,. choisir comme type le vermis qui
est le lobe fondamental dans la série, se dévelop|)e le premier chez
l'homme el montre le j)remiei- des sillons, (}ui [ilus lard s'étendent aux
hémis|)bèrrs.
Krdhkrr a monliV' (|uau troisième mois de la vie intra-ulérine, quatre i.os ri,,., loi.cs,, ri-
sillons |»iincipau.v divisaient Ir vermis en cinq segments ou régions pri- ""^'''i^»"^-
milives qui sont : 1" le vennis supri-iciw ; 2" les Unues transversalfs ;
;^" la pi/ramidr: i" h\ liietlp ou uvula; o" le nodule.
Va\ s'étendanl aux hémisphères, vers le quatrième mois de la vie intra-
utérine, les (|uatre sillons principaux délimitent de chaque côté : ]" le
lohe quadrilatère; ±^ le lohe postérieur de IJenle; W- le lohe inférieur ou
dif/nstrif/ue; i" Y amygdale; o" \o /loecalus.
V(>rs la fin du quatrième et dans le cours des ciuijuième et sixième
mois apparaissent les lobes secondair(>s qui sont, du côté du vermis : 1° la
linfjula; 2" le lobule central; 8« le eu/men ; 4" le dérlirr; o- la lame trans- wi.'"'"" "'"""
448 ANATOMIE DES CEM'HES NEHVEIX.
t
versale supérieure ifolium cacuminis) ; 6° les lames transversales infé-
rieures [tuber vatvuLe), et du côté des hémisphères, la subdivision du
lobe quadrilatère en régions antérieure et postérieure et celle du lobo
postérieur en lobe semi-lunaire supérieur, lobe semi-lunaire inférieur et
lobe grêle.
Homoiogio cm- II résulte de ces données embryologiques que le lobe quadrilatère, le
bryofe'éniiiue. j^j^^ grêle, Ics lobcs scmi-lunaircs ne sont pas l'homologue du lobe digas-
trique. de l'amygdale et du flocculus. La pyramide, la luette, le nodule,
qui représentent des lobes primordiaux, correspondent en effet à l'en-
semble du monticule, du lobule central et de la lingula, de sorte que Ir
llocculus, par exemple, est l'homologue des deux lobes semi-lunaires et
du lobe grêle, ou encore du lobe quadrilatère, en y joignant les ailes du
lobule central et les freins de la lingula. '
Au point de vue embryologique, le cervelet comprend donc cinq lobe-
primordiaux que nous désignerons, en mettant à contribution les recher-
ches de Ilenle, Kolliker et Schafer, d'après leur situation sous les noms
suivants :
4° Lobe supérieur, ou lobe de la masse principale du vermis;
2" l^obe postérieur, ou lobe des lames transversales ;
3" Lobe inférieur, ou lobe de la pyramide;
4<* Lobe inféro-interne, ou lobe de la luette ;
5° Lobe inféro-antérieur, ou lobe du nodule.
Les trois derniers lobes restent indivis ; le lobe supérieur se frag-
mente en quatre lobes secondaires, le lobe postérieur en deux, soit un
total de neuf lobes inégaux de forme, d'aspect, de dimension et de volume,
qui empruntent leur nom à la partie correspondante du vermis et qui com-
prennent chacun une partie médiane ou vermienne el deux parties laté-
rales ou hémisphériques.
Le tableau ci-contre, résume la classilication embryologique du cer-
velet en lobes primordiaux et lobes secondaires, les parties du vermis et
des hémisphères appartenant à chacun de ces lobes ainsi que les sillons
qui les séparent.
A l'appui de cette classilication des circonvolutions du cervelet, basée
sur l'embryologie, que nous proposons, nous pouvons encore invoquer :
1° la disposition particulière, caractéristique, que présente la région du
vermis dans chacun de ces cin([ lobes primordiaux; 2" le moile d'agence-
ment spécial de h'urs lamelles dans la région vermienne el dans la région
li(Mnisphéri(|ue (Fig. 33.*)).
Muiic j.ioi.n- au Daus Ic lobe supérieur (LS), la région moyenne ou vermienne (V)
est intimement soudée dans toute sa largeur aux régions hémisphériques
(M) et forme avec cette dernière un tout inséparable. Les lamelles se
portent directement d'un pédoncule cérébelleux moyen à l'autre, et
éprouvent à peine de cha(|ue côté du lobe médian une légère inllcxion
(|ui sert à délimiter le vermis des liémisplièr(>s.
iJans le lobe postérieur [W], le d(''vel(q)|)(Mueul Aw \<>rmis(V) est rudi-
Mode
l'ap-ence-
nient lies
laniclh's
propres à
lohe .
chaque
lol)0 sujic'îi'icur.
M.iiii'inii.t'i.ii. m iiii(i\ii:i,\<.i l'ii Ail"
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-5 °
•29
450
ANATOMII- DES CENTRES .NERVEUX.
Mode propre
lo1>c postérieur.
-Mode propre aux
lobes inférieurs.
(T(''(CS li IIMIDII c|('^
sei^'Mieiils vci-mien
el liémispli(!ri(|iUMj(>s
lolics iiilV-riciirs.
montairp, celui des hémisphères (H) considérable. Cette disproportion
(hms leur développement réciproque entraîne un mode d'agencement sj).-
cial de leurs lamelles. Les nombreuses lamelles des hémisphères ne >.•
continuent plus directement avec celle du vermis. ainsi que cela s'observe
dans le lobe supérieur, nuiis s'implantent sur une ou deux lamelles do
concentration commune qui. elles, se continuent directement avec une
des lamelles du vermis; seules les lamelles les plus profondes, siluéos
au voisinage du pédicule d'in-
sertion du lobe postérieur sur
la substance blanche centrale
du cervelet, se continuent
directement avec celles de la
région du vermis (Fig. 33o).
Les trois lobrs infériours
(LL) (lobe inférieur propre-
ment dit, lobe inféro-interne.
lobe inféro-antérieur) se dis-
tinguent du lobe supérieur el
du lobe postérieur par l'in-
dépendance de leur partie
médiane ou vermienne (V).;
Celle-ci se présente sous l'as-'
i' ' pecl d'une petite masse ver-
ticale, plus ou moins sail-
lante, limitée de chaque côté
par les profonds sillons lon-
gitudinaux inférieurs droit
el'gauche et reliée aux parties
hémisphériques (H) par une
mince lamelle de substance
blanche, sorte de crête d'union
ou de p(''doncule de fornie et d'aspeci variés. Celle indépendance presque
complèl(> du v(M*mis el des parlies hémisphériques correspondantes en-
Iraîiu' un mode d'agencement lonl parliculier des lamelles cérébelleuses
(|iii ne passenl jamais dii-eclennuil du vermis sui' les parlies latérales,
mais se comporlcnt dans l'ime el l'atilre région comme celles de la
région liémis|)liéri(nie du lobe j)()slérieur. Les lamelles h('Mnisphéri(pies
simplanlenl sur iiuc himclle de coiicenlralion commune; celles du
vermis se couiporlcnt de uiénu' et s'implantent de chaque côté, à angle
droil ou aigu, à une lamelle commune» plus ou moins obli(|ue.
Comme dans les trois lobes inférieurs, le vermis est toujours situé à'
une cei'laiue dislance des i-égions hémisphériques, la fusion de ces lamelles'
communes se fait par l'iulrMuédiairc {\'\\\\ prdoiKulc, d'une c/vV/^' d'union
(el plus ou moins éleudui' et formée de substance blanche incomplétc-
mcnl revêtue par l'écorci» céréh(>II(>use i l'ig. .Ti;>). I^a crête d'union du /o/ir
Fio. ;{:t."). — Mode d'agencemenl des lamelles propre
aux difl'éreuls lobes du cervelet.
I.S, lobe supérieur. — LP. lobe postérieur. — Ll,
lobe inférieur. — H, région hiéiiiispliérirpie. — V.
région vermienne. — c, crête d'union ([ui relie dans
les lobes inleriours du cervelet la région vermienne
à la région hémispliéri-ipie.
Mniii'ilui.oi.ii; m i;iin\i i;i:\(,i;i'ii \ il,. 4;.l
ihfi'i'ii'iii' prnprrnirnt ilil ini Inhi' ilr In iii/ni m nlr <nlr^ ili- /a jujinni nh"^
(l*yc) <'*>' l'i l'Iii-^ ;ici'iis('c, iii,ii> l'Ilr l'^l [iiMi l'ji'inltii' il;iii> ic sens (niils-
vcrsjil. I.;i tit'Ic iriiiiioii iln /oAr m irm-nilrrur I \ , |ilii^ iiiiiiri' <'l |ilii-
itMrildm'. iiiiil l;i liicllr ,'i l';iiiivu<I;il<' cl concoin'l ;i luniicr h- nul ilr jii(jcini
OU t\'li/rn/i'/rllr . <U\:\i\\ ,i |;i (r("'|c iriiiiioii ilii lultc i n IV' ii )-;i ii I ('ririi i ' VT),
I (»ll«' se im'mIiiiI ;i un iiiiiici' Nuilc nicmliriiiicii \ (|iii |mhIi' le iinm de iulrulr
ih' Tniin cl iiiiil l.i liicllc ;iii lluccii In--.
Si Ir ini>(l(> (I iim'iiccmi'iil i\v- hiiiicllcs des li()i> johc-- i ii h'iicii rs csl
je ini''mc. cc^ li)l)(«-, (lillV'rcril Intildoi^ !(••> uns do .iiilfc^ j);ir r<''l('n(lii('
df la (Ti'lc d iinii>ii «pii csl daiilaiil |dii^ grande que le lohc csl plus
I ant(^iiciii .
I. iniu >i l'i-uir.t I! (Il i.Miti. iii; i.\ M\<>i: I'i;in( ii'vi.k di vkmmis
l.c l()l)c siipcricur compi'ciid la |iarlio du ccrvclcl siliiéc au-dessus du lo1)c supi'Tieur
(|iialiicnic vculriculc cl yH\ axauL d'une Iign(> coui'l)e qui atteint le fond
d(> rcchancnii'c niaisn|)ialc ; il apparlieul à la fois à la face supérieure et
à la lace anl('MM(Mirc du ccincIcI.
Liiuilt' eu avaul pai' la profonde iiuisurc semi-iiinairr qui sépare le Limites.
rervelcl de-- Inhcrcuics qiuidrijuuieaux, de chaque côté par les sillons
C
inaiLiinaiix anh ricnrs (sma) (Fig. 334) dont il forme la lèvre supérieure, 21
en anicrc par le sillon sui)6rieur de Viecj d'Azyr (ssV) qui le séj)are du *=>
i 1()I)C postérieur, le l()l)r suprricur conslilue un des lobes les plus volumi- :q
> ncn\ du cervelel. Trois sillons profonds (|ni alteignenl la substance j,oijcssnconiiai''^s. il
itianelic e(>nlrale du cervelet le diviscnl en quatre lobes sfîcondaires ; ce <
>onl, d'avani en arrière : i" le lobe de la litKjula, 2" le lohc central, 3° le )
ln/ff (h( cnlmni . i " le lohr du déclive. De même forme , mais de dimen- T
I sions forl variables, ces quatre lobes secondaires sont tous disposés en lou.s cara<-tôros
croissant, décrivent une courbe concave en avant et concentrique à l'échan- '""""""'*•
cruie senii-luuaire et sont d'autant plus volumineux qu'ils occupent une
, silnalion |)lns poslérieui'c Fii;. 330,. Leurs parties hémisphériques se
lusionnenl conijtlèleinenl et sur toute leur hauteur à la partie correspon-
danl(> du xciinis. de l(dle soi((> (ju(> les laincdlcs d(»s hémisphères passent
ilirccl(Mn(Mil sur le verniis. le poini de séparation étant représenté par une
simple encoche qui apparlieul aux sillons longiludinaux supérieurs. Cette
fusion lonslitue un caractère commun à tous les lobes déveloj)pés aux
dépens de la masse principale du verrais et les différencie nettement des
lobes dc-^ région^ inlV'rieure cl postérieure du cervelet.
Sillons principaux du lobe supérieur. — Les sillons qui limitent suions limitant
ci*s (juati'c l(d)(^s secondaires sont le sillon préceniral. \v sillon post-ccniral
cl le sillon /ra/tsrrrsr anirvirur des anciens autiMirs, ou sillon préclival de
Scinder, ou sillon supérieur et antérieur. Ils présenlent comme caractère
commun d être concentriques à ri-chancrurc semi-lunaire, de se terminer
4o2
. ANATU.MIE DES CENTRES NEUVEUX.
: ; ! SPC
Lobe central
Plcit
î ;Lir»gvJa
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1 ; ^P
I
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X'uette ' 'Nodule
Amygàals .
.... 3gc
sg
Ca
Cp zPy
Eu;. 3.'{6. — Les lobes primordiaux et les secondaires du veimis : lini;ula, lobe oenlral,
culmcn, déclive, bourgeon, terminal (Bt), tuliercule valvulaire (Tub. valv.), pyra-
mide, luolle et, nodule vus sur une coupe sagittale du rlionibencépiiale passant par
le plan sagittal médian du cervelet. Le lobe supérieur est coloré en bleu, le lobe
postérieur en rose, les lobes inférieur, inféro-interne et inféro-antérieur en jaune.
Métbode de Wcigert. — 2/1 (Grandeur nature.
/}/, bourffoon Icmiin.il. — bh, brancho liorizonlalc de l'arbre de vie du vermis. — bv,
brandie verticale do l'arbre de vie du vermis. — Vlp, faisceau lonfiilndinal postérieur. —
fai, fibres arciformcs internes du l)ulbc. — .Vr/J, noyau du cordon de Burdaoli. — A'C(i,
noyau du cordon de (Joli. — Sc'i, noyau ceidral inférieiu". — A//, noyau du funiculus lercs.
— iVo/, noyau juxla-olivaire interne. — A'/7. noyau réticulé de la calotte. — A'.Y//, noyau
de rhypof,dosse. — 0/, olive iuférieuro. — /'/<•/(/. plexus choroïdes du i* ventricule. — V\f,
pyramide antérieure du l)ulbe. — /{//;, ruban de Heil nu'dian. — >7;c, substance blanche
centrale ou noyau blanc central du vermis. — scf, fj:rand sillon circouférentiel de Vicq
d'Azyr. — N'/c, substance fjrise centrale du i" ventri<ule. — %<'. sul)stance grise centrale
péri-é|)endymairc. — s/jo, sillon post-central. — .syw»;). sillon i)(ist-pyranddal. — ■•>7"7') sillon
prépyranudal. — >'/{, formation réticulée de la calotte. — .snT, silh)n supérieur de Vicq
d'Azyr. — .s7«, sillon Iransvcrse antérieur. — sfraVIII, stries acoustiipies. — Strc\ stratum
complexum. — ■'^'/'V', stratum profundum. — Sirs, stratum superliciale de l'étage antérieur
de la piotubérance. — Tcli, mend)rane obturatrice du \' ventricule. — fW. diverticulc
angulaire du t' ventricule ( K»). — 17', voie pi'iloncul.iire. — VV, valvide de Vieussens. —
IXd, faisceau solitaire, racine descendanti' du nerf glossoidi.iryngien.
Muiu'iini iM.ii: i»i i; iioM i;i:.\(:i,i'ii A i.i; 4:»:«
i|;illv, le ^illiiii iii;ii;;iii;il ;i lllfliril r. d ;i 1 1 i-i lldir l;i s|i|c| ;i n ce hhincln- (cii
hall' (In I iM \ (Ici , cl (IV-li'c |llll-^ innlniHU dans Inii- |»;irlic moyenne (|ne
dan> lenr |i,irlie> licni i-|dici k] nc^ l'"ii;. -t-'lS cl '.\'.\U .
I.e sillon préCiMltl'ill c^i le nii(in~- inololld cl le plus aill(''lieil r ; il ^l'Iiarc Sill.ii, |.r.'.riiiral
le ji)|)c i\v la liiimila dw Jolic ccnlial T'iu. .'{•'{() et (lc\icnl raitidctnenl
^ii[i(Mli(i(d >nr >e> [tarlie^ lalciales, oi'i il s('|(;irc les aile-^ dn lohe ecnh'al
(lc> iVein^ de la linunla. Il >e Iciinine de elia(|ne i nié dans la pai'lie inletne
(lu sillon n»ai'i;inal anh-iienr cl ^c conlinne en liani avec le |ir(d'ond sillon
(Uii s(''|)are le ctMVtdel (le> Inlicrcules (juadri jnineanx .
Le sillon post-central spo sé|)are le lolie cenlral du lolic dn i iilinen; .Siilonposi-c-ritrai.
coiMine le sillon précédeni . il de\ ieni lapideineiil sii|)erlici(d dans sc> pai'lies -
li(''nii>pln''ri(|iies (>l se leiniine en d(diors dans le sillon nial'uinal anli-rieur,
ininiédialenicnl en arrière Aw sillitn pi'i'cenlral . hansia r(\uiondii \eiinis,
I il alleinl i;énéralenii ni la masse Idanclie ceiilralc; du vcrmis (Fi|;. .'{.'{() i el
î si'pai'e lo lobo cenlral de la hranelic verticale de l'arbre de vie du vermis.
Dans (|U(>l(|ues cas. sa iJi-ofondeur est moindre, le lobe central s'implante
dans C(>s cas sur la biamlie xcrlicale de l'arbi'e «le vie médian et semble
n"èli(^ (]u'nn(> (b'pendanee dn lobe dn culinen.
Le sillon transverse antérieur ou sillon préclivai sla est le sillon le smiou transveise
[dus profond et le plus ('"lendndu lobe supérieur. Il entaille profondément ■""*''■"■'"•
le monticule et le lobe (|uadrilatère, sc'pare le lobe du culinen du lobe «lu ^
déclive, «b'crit une courbe à convexitc' posléi'ieure très accusée, et se jette p
i à angb' droit dans le tiers interiu' du sillon marginal antérieur (Fig. 334). "H
Il atteint sa plus jurande profondeur dans la région du vermis où il sépare, sa proionjonr. /)
connue le montrent les cou[)es sagittales i Fig. 336), la brancbe verli- H
cal«' «le l'arbre de vie médian (b\) de la branche horizontale fbhi. puis
diminue rapidement de profondeur dans la région hémisphérique. Les ^
«leux lèvres de ce sillon sont tapissées non seulement de lames et de Les lames qui ta-
lamelles, comme les lèvres «les sillons pré et post-centraux, mais de véri-
tables lobules recouvtM'ts de nombreuses lamelles et «lont quelques-uns
sont extrêmement saillants, (les l«)l)ules profonds sillonnent obliquement
le fond du sillon el deviennent exceptionnellement superficiels. Ils se
port «Mit d«> la face postérieure du lobe du culmen à la face antérieure du
lobe du déclive el représentent de véritables lobules de passage profonds,
tout à fait comparabb's aux plis de passage profonds de l'écorce cérébrale.
Loues sec.ondairks. — Ceslobes.au nombre de quatre, sont : le lo/jr de
la lingula, le hhr central, le lohr du ndmen et le lobo du drclive.
1. Lobe de la lingula : lingula Lig) et freins de la lingula
(Lig' ,Fig. 33i, ;)3li et 337 . — Le lobe de la lingula est profondément
situé dans réchaucrure s«'mi-lunaire et appliqué sur les deux tiers infé-
rieurs «le la valvule de Vieussens (Fig. 337), entre les deux pédoncules
cérébelleux suj)éri«Mirs qu'il recouvre à sa base. Pour l'apercevoir il faut
ou bien renverser le lobe supérieur en arrière, ou enlèvera l'aide de ciseaux
lissent ses lèvres
Lobi' de la liiujida.
454
ANA=TOMIE DES CENTRES NEinTUX.
A«!poct et volumo.
Froins fie la lin»
^nla.
Son adliorcncc à la
valvule de Vieus-
le lobule contrai et le lobule du culmen ' Fig. 337 , ou encore pratiquer
une coupe sagittale médiane Fig. 336 i.
Le lobe de la lingula se présente alors sous l'aspect dun petit lobe
triangulaire qui mesure sur la ligne médiane, dans le sens vertical, 8 à
12 millimètres et au niveau de sa plus grande largeur 4o à 60 millimètres
dans le sens transversal. 11 comprend une partie médiane qui appartient
au vermis et constitue la lingula proprement dite, découverte par Mala-
carne, et deux par-
ties latérales min-
ces et effilées, les
freins de la lin-
gula ( Lig' ) , dé-
crites par Stilling
en 1865 et qui re-
présentent la par- j
tie hémisphérique '
rudimentaire de ce
petit lobeiFig. 337).
La face anté-
rieurc tait corps
avec la valvule de
Vieusscnsetadhère
intimement à la
base des pédoncu-
les cérébelleux su-
périeurs et la partie
correspondante des
pédoncules céré-
belleux moyens.
I^cs lames cl la-
melles do sa face
I>oslérieurc.
r/
fal.
3rQp
lliQa, lir.is (Iii liibcrcule quadrijuineau anlériour. — HrQp.
bras' (lu liilicrculc (|ua<lrijiinicau postérieur. — /ai, libres arci-
forniesjsupérieures de i'istluiie. — dp, glande pinéale. — Lig,
lingula. — Ut/', freins de la lingula. — l'an, pédoncule eérébel-
h'ux moyen. — l'es, pédoncule c('réb(dieux supérieur. — Qa.
0/(.t fubercules quadrijutiienux aiilérieurs et postérieurs. — Tpo,
la'nia"i)ontis. — /!', ucrl iia|li(ti(|ue.
.es coupes sagit-
;Fi8'-
FiG. 337. — l.a lingula et les freins do la lingula; la l'ace pos
lérieure du cerveau moyen et risllinic posléiieurde His.—
D'après Hetzius.
taies (Fig. 336)
montrent en effet
que la lingula rc-
j)résente en réalité
un demi-lobe céré-
belleux, dont l'axe
blanc est formé par les libres (h> la valviil(> de Vieuss(>ns.
La /f/cc j/os/n'irure vsl libre et forme la lèvre antérieure du silbui pn''-
cenlral; elle est tapissée de lamelles lraiisversal(>s au nombre de (juatre
à sept sur la ligne médiane el de deux à (juatrc sur les freins. (!!es der-
nières lamelles occupent eu gV-ni'ial luule la largeur de la lingula et s'é-
lendenl d'un pédoiuule cérébelleux moyen à l'autre. Le bord supérieur
est tapissé de lamelles sur ses deux faces et décrit une courbe en oJ ou:
en L «l'aiib-mt plus accusée ([ue la partie médiane est plus développée.
Simple sur la iifiiic nuMliaue. plus rarcuicul bifide, il n'alfecte avec la'
Mdiii'imi.iH, i i: m iiiiDMiu.Ni.i.rii m.i:. \:v.\
■ pa l'Iii' slIlM'l'icm r ili' 1.1 \;il\illi' ili' \ icll^srns (|iic des r'.i |i|i<)rls de coiili-
LTHllf : il t'sl , (Ml l;('I1i'i;iI . 1 1 lue d.i ii- il ih' l'h'inliii' di- d ;'i 'i m i 1 1 i iind ir^ ; d;i ii>
,|ii(d(|m«s cii^, il --r di'hirlic riicnic d;i \ ;i II l,ii:r ili- l;i \;il\iilc de \ irii^sriis,
, >a lace ;iMli'ii('iirr |u r^nili- dnix à (jiial n- hiiiiid Ic^ id lni-iiir ;iiii-i iiii|irlil
litltlllt' iiidr>|ii'lidaiil rii a\aiil du(|lirl <iii iriiconl ir ^l'IK-ralriiicii I . (niniiH-
^liiliiiU la iiK'iit II', une |iidil<' liiiuiiia. acc('>--nir(' «m di''i|(iiildr'i-, ;i|)|dii|ii(-i>
-iir la \al\iili' de \ iiMi-^'-i-ii^ l'i^. ddd .
I,a /iii^r lin l'dic de la liii^ula >>(• (•(iiilimic a\rc li' Injic cciiti'al. >'iiii- s;i i,:,sr .1 m,i|,i.h,
idanlr ^ur la ina>^r l)laii( lie (•riilialc du \rniiis (d des liiMiiisplirrcs, (d
)allVidt' des ra|)|tnils inliiuos avec la hax' du immIoiicmIc (■('•l'idMdlciix
^npi'iicur id la parlic poslri'iciirc du pi-doïK'ulc (•('•ndt(dlru\ luovcii.
aii\(|iirU la liiii^ida cinnii' un ccilaiii noiuluc de liliro.
, II. Lobe central : lobule central et ailes du lobule central. — i.-.i..! .entrai.
' (V\'J,. •!•!<>. dd). dd!l . Plus \ (thiMiiui'iix (|U(' le lohc i\r la liiiuula eu arrirrc
du(|U(d il (•>! silui' ri (juil surpicuulx' . le lolic cculral occujx' h; loud de
I rôidiaïuTurc scuii-luiiaiic (d M'ap|)arail g(''n(''ral('moTit pas à la laco siipr-
I rieuio du ccrvidid. L(> hdje cciilral csl en tdl'ot recouvert dans presque
I toute M'U (deudue par le culmen (d le lohe quadrilatère antérieur, aussi
Ifaul-il cidevei- ce lohe ou rejcder le monticule en arrière pour l'aper-
cevoir.
Ainsi lur-part-, \v lohe central tornie un p(>lil lobe allongé, aplati, cur- Aiies du lobe cen-
\iliune. plus (''|tais (d jilus étendu dans le sens V(Mdical à sa partie uiédiaiu'
([ui a|)i)artient au verniis snpérieur lobule central proprement dit),
I mince et cl'lilé dans ses parties liémis})lièriques qui séteudent en l'orme
! d'aile jusqu'au pédoncule cérébelleux moyen sur lequels ils s'implantent
en toiiuaul les ailes du lobule central.
La /</(r nnlrr'irmr l"i^. dd i , recouvre, au niveau du vermis, la lingula, Kapi.oits.
I.i partie su})éri(Mii(' de la valvule de Vieusscns, l'émergence des nerfs
pathétiques et les lubercules quadrijumeaux postérieurs.
La face poslrrictire, plus étendue que l'antérieure (Fig. 'J36\ est recou-
verte j)ar le lobe ^\\\ cuInKMi dont la sépare le sillon post-central. Le bord
M/fH-rirur est libre r\ ouduleux; sa partie moyenne est plus ou moins
saillante suivant les sujcds. de laçon à apparaître ou non à la face supé-
rieure du cervebd. (d prt'siMite en général, de cbaque cùté, une encocbe
légère (|ui sert de limite aux ailes ou parties hémisphériques du lobe
central ^Fig. d3i, dd!) .
La base d'implantation de ce lobe est étroite; elle est située dans la Haso .1 implanta-
région du vermis en avant de la branche verticale (bv, Fig. 33b) de l'arbre
de vie médian (|u'elle contribue quelquefois à former; dans la région des
hémis|)hèrt>s, elle se place entre l'étroite base d'implantation des freins
de la lingula id la large base du lobe quadrilatère aidi'-rieur (Fig. 3o8).
Les faces antérieure et postérieure et le bord supéiieur du lobe central s,s lamos ,t la
sont tapissés de lames et de lamelles dont la dire( tion, transversale en ""^"'^'*-
général, présente les plus grandes variétés individuelles. Tantôt ces
4SG
AXATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
lamelles sont nettement transversales, parcourent toute la largeur di
lobe et s'implantent soit directement, soit par l'intermédiaire d'un(
lamelle verticale unique, sur le pédoncule cérébelleux moyen. Tantôt le.
Il
le >TpTh çsL
V(Cu)
Lsls... if?\^.\
Scf
Lsli
Via. 338. — Les corps opto-slriés et la face supérieure du cervelet. (D'après la photo
graphie d'une pièce durcie dans le formol.) Même cervelet que celui des figures 33 i
340, 342.
Bf, bourffcon terminal. — co»>, coiiiiiiissui'c molle. — cop, commissure postérieure ave
le pédicidc de i.i fjlande pinéale ; les émiuenees situées de chaipie colé do la commissur
postérieure appartiennent aux f,'anf,dions de l'iiabenula. — em, éeiianerure marsupiale. -
esl, éehanirure semi-lunaire. — le, lame cornée. — LP, lobe postérieur. — Lqp, lobe qua
drilatére postérieur. — AS, lobe supérieur. — Lsli, lobe semi-lunaire inférieur. — 1^1-
lobe semi-lunaire supérieur. — XC, noyau eaudé. — Qa, tubercule quadrijumeau anli
rieur. — se/', ^rand sillon circonférentici de \'icf| d'.V/.yr. — ssV. sV, sillon supérieur <i
Vicq d'A/yr. — \'('ii . culmeii du montirule. — l'/Zc). déclive du monticule.
lamelles sont d(^ longueur inégale et se portent do la l'ace antérieure di
lobule central à la face postérieure d(» ses ailes.
Ce sont en général les lamelles de la face antérieure de ce lobe qii
sont les plus étendues, celles de la face postéiieure ne dépassant guère \(
vermis ou la |»ailie adjacente des ailes. Les variations individuelles son
du reste infinies et la symétrie u'esl jamais absolue.
M(ii; l'Uni (H. 1 1. m i; iMiM i;i,\( I l'ii \ i.r: 'i»?:
III. Lobe du (uilinon : culmen \. (in et lobe quadriltère anté- i,.,i,. .i.i..iim.fi.
rieur J.'!-'"^- ''■- ' '"'^- •'''•'• •''''• '''-• •'•'^' •''••'• •^'•"- ' *''' '"'"' •"■•■"!'•■•
COmniO son M"m riiiilh|iii', l;i (Milif 1,1 |ilii-> i'lr\('T ilii \riiriis. SiliH' rn
.'irriiMT (In l<>l>i- <'imiIi:iI. cm ii\;inl «In lohc lin (l('>('li\r. il .ijlt'inl *\i' (-ii.'i(|ii(>
cùlt- II' iiiM-- aiili'iH'iir lin ■-il|i)ii niiii^in;il iitil(''i'i(Mii' <•! se disliimnc des
H(Mi\ IhIm'v priTi-diMiU |i;ii' ->(•■- (linicn'^iiiMs |)lns cou'-Kli'riihlc-- cl le i^i-iii'l
(|t'\ t'l<>|>|>cniiMil <lr x's |t;iili('> lH'inis|»li(''ri(|n('s. Il conipiriid nnc |»;irlic
nifdi;int'. Ir culmeil. uni ;i|)|)iiil icul ;in xciMnis sn|)(''i'i('nr, cl i\i'\\\ in;i-'>c> K.,rpno, 'limpnsion,
hih'ralc-- un hcnus|)li«'Mi(|ncs (•()nnnc-> •-ons le nom ilc lobe quadrilatère an- "'^i"" '•
tt'TilUir, ^\(' /l'/r/ir anh'ririlfr ilii Inlir ij iitnlri hilric .
ht' liiri;('nr cj;alc dans |»rcs(jiic Innlc son ('dciidnc, ce lohc pi'c'scnic
trois faces (|ni soni iinh'ririirr, poslrnciirr cl sH/x'-rifiirc.
I,a face aiilrnnivr esl la|nssée de lames cl d(> lamidlcs; (dic recouvre scs facos.
le lolic (MMilral cl (|nid(|ii(d'ois l(>s pédoncules c(''r('d)(dleiix snpérieurs
lors(jue !(> lohc ccnlial napparaîl pas à la face supérieure du cervelet.
La fdri' posicriridc foiine la lèvre antérieure du sillon transverse
ant('Mi(Mir. (die esl coiimmIc de iohules secondaires plus ou moins détachés,
snrtoiit dans la région du vermis. et qui apparaissent exceplionuelle-
nienl à la surface du cervelet dans la région hémisphérique. Ces lobules
profoiulsso jellent en elTet soit snr la face postérieure du lobe du culmen.
soit sur la face antérieure du lohe du déclive, et représentent, ainsi (juc C
nous l'avons vu plus haut, de véritables plis de passade. ^
La [ave si/prric/trr est IW's lari:;e et comprend la moitié antérieure du t]
MMinis. Deux à trois, (iU(d(iuefois quatre sillons interlohulaires la sub- 5
divisent en trois à quatre ou cinq lobules secondaires dont l'épaisseur Les loi.uics becon- ^
égale celle du lobe central et qui occupent généralement, mais pas né- supérieur^e/^
cessairemeni, toute la lari^cur du cervelet. Ces lobules présentent, d'un ^
cerv(det à l'antre, cl d'un hémisphère à l'autre, les plus grandes variétés
individn(dlcs et la plus iirandc asymétrie. Tant(M ils s'imbriquent très
régulièrement en décrivant des conriies concentri([ues à l'échancrure
semi-Innaire ; tant('d. comme dans le cervelet de la Fig. 'J39, ils présentent
la disposition suivante :
Le lobule le plus antt'rieur (1, Fig. 339) appartient à l'hémisphère tlioit, limite le i,.iirs variétés das-
sillon poslcenlral, concourt à la formation du vermis, puis s'enfonce dans la ixofendeur ^^'.'^ "1^ leur asymc-
' ' * I " triP suivant les indi-
(iu sillon post-central (spo) ; ses lamelles st> léunissent en une lamelle termin.ile unitfue vidusetsurun même
i|iii ^'implante sur la face postérieure du lobule suivant. Ce loliule ne coniiucnd donc hémispiière.
iiu'nnc partie vermienne et qu'une seule partie hémisphérique.
Le lobule suivant (2, 2) appartient de m(ime à l'hémisphère droit dont il parcourt toute
la lariieur ; il s'épaissit considérablement au niveau du vermis par dédoublement de ses
lamelles, puis se rétrécit au delà du vermis, ses lamelles se fusionnant en une partie
iiéniispliéri(iue gauche rudimentaire (jni s'enfonce dans la profondeur du sillon post-
central à 1 centimètre en dehors du vermis et se termine |)ar une lamelle unitjuc (|ui
se jette sur la face |>os(érieure de l'aile içauche du lobe central.
Le 3'' lobule (3,3) ne présente pas de partie hémisphérit|ue droite. Il connnence au
niveau du vermis par un petit groupe de lamelles, implanté sur la face antérieure du lobule
.suiviuif, forme une petite jiartie du vermis, se rétrécit au niveau du sillon lonuitudinal
458
ANATOMIE DES CENÏUES NERVEUX.
supérieur gauche, jiuis s'élargit brusquement en formant une partie hémisphérique
gauche, large et bien développée, qui recouvre le rudiment hémisphérique du lobule
précédent; il forme ensuite la lèvre postérieure du sillon post-central gauche. Ce lobule
ne présente donc qu'une partie vermienne et une partie hémisphérique gauche.
Le 4'' lobule(4, 4i occupe toute la largeur du cervelet et présente une partie moyenne
;pp; ;
sta
X'sH scf
Fio. 339. — Le lobe supérieur du cervelet, ses lobes et lobules secondaires et le sillon
supérieur de Vicq d'Azyr. La i)ièce a été durcie dans l'alcool, et les sillons interlo-
baires et inlerlobulaires ont été écartés. Le lobe supérieur est coloré en bleu, le lobe
postérieur en rose.
fit. bourgeon tcrniinul. — vom, (■(uuiiiissiire muUe ou lUDVcnuo. — vop, coiunii^suri;
postérieure et sa striation transversale. — em, échancrurc marsupialc. — esl, échancrure
semi-hmalre. — Le, lobe central. — U/a, lobe (luadribitère antérieur et ses cinq lobules
secondaires (1, 2, 3, i, o). — Lyp, lobe riuadrilatcre postérieur, et ses 4 lobules secon-
daires (1, 2, 3, 4). — Ltli, lol)e scnii-hinaire inférieur. — I.sls, lobe senii-lunairc supé-
rieur. — pp, pédicule de la f,dande pincale. — scf, grand siiicni circunférentiel de Vic(i
(l'Azyr. — .s7,v, sillon longitudinal supérieur droit et gaudie. — spo, sillon post-central. —
.v.sl'. sillon su|)érieur de Vici| d'A/.yr et son lobule profond. — sla, sillon transversc anté-
rieur séj).ii'ant Je l(d)c i\u culnien, du lobe du déclive. — V{Cu), cuhnen du monticule. —
V{t/c} déclive du verniis su|)i riciu-.
et deux pallies li(''niis|ili('ri(Hies bien di'-veloppr-es, (|U(iiinii' asyni(''lri(|iies. La partie
liéiMispli('Ti(]ue droite est iargi; et l'ornu'-e de trois lamelles; elle se rétrécit b'gèrement
au niveau du siMon longiludinal suiii'rieur droit (sis), s'élargit au niv(>au du vermis, puis
se divise au niveau du sillon longitudinal gauclie(sls) en deux lobules secondaires dont
le postérieur est plus large que l'antérieui', nuiisipii atleignenl tous deu.v le sillon mar-
ginal antérieui' gauche.
MOlll'lInl.di.ll IM l;ll(i \| lU.M.I.I'll A m:. î;.'.I
1,1' ,1 Iciluilc ."i, .'i en lin ir<->l ^ll|H| liricl i|l|r (l.lll- -c- |i,| i I jr^ ||i'|||i-|i|l(' l M|1|i'-,. A clldili-,
il .M 1 ll|M' Inlllr 1,1 Inliuillclll <lll Inlir 1 1 ll.l.lll l.l I r r i- ,1 11 h| iclll , ^'ill Inlicr ,|;i ||> la lUnlc >||< li'll 1
.lu ailloli Ir.m-'Vi'rx' .iiili-i ifiir ,111 \iii-<iii,i:;i' il 11 --lilnii |iiiii.'itiiiliii;il .li nil, ini mr nu Inlmlr
i inriiinl à la l'ai"»' |i(t«.li'MM'urc du riilini-ii, |iiii^ 1 nlivii'iil >ii|iii lui,'! ,1 2 > ■ ni ini'li «'^ lu
liii|s tlii M'iiiii^ ••! allriiil >iir rhiiiii-|i|i'''ri' :::iiirlic le ^illdii ni.ii i;iii.il .iiil'i hrii'.
Il -^iiljil lie cumiuicr l;i lii; 11 rr ;!;>!• ;'i l.i lii:iiii' ."iiîS |i(iiir se i'cimI ir r()iii|)li'
,!.'-, -uiiili'-^ \;inr|i'v iiiili\ idiiclirs de cc^ iohiilcs sccuiidaircs. .Miil^n'; cclh!
,i>\ Illi'llic, II' lolir ilii riiliiH'll |tr('sriil(' I nll Iclois II M Jispoct ^'^(''in'-l'al «'((les
(liini'ii--ii>iis i|iii v;iiiriil |irii (l;m> 1rs i;r;iii<lcs li^^iics : une [)arlie liémisphé-
ritiiit' jilix'iilc nu rinliiiiriihiiii' ('l.iiil i^i'in-i;! Iciiii'iil compcnscM^ |);ir un
iiédouhliMiicnl du IdImiIc Miiviiiil .
! |j> lolic du ciilmcii pr(''S(Mil(> une hnsr d'iinpl.'iiil.'ilion, ('•Iii)il<' iin ni\(';iu sa iiaso .rimiiian-
, . , . I 1 ' • I - I II talion 01. la liraiiclic
du vcnnis. phi> l.ii^i' ;iu ïiimmii des licniisplicn'^. I^cs ;i\os des hiiiies, v,Ttiraio iio lariir.-
lailudh's et l(»l)nl('s du cnlmcn se liisioiiMcnl en cllYd. dans la r(''^ion vor- 'Je vie .lu vomns.
iuicnn(\ rn un(> Inanclio coinnuinc (|iii lornic la hranchr rrrlicale (l)v) (h'
Varhri' ilr rie niriU'ui et t|ui allcinl seule la substance blanche centi'alc «in
verniis 1 Fij;. .'{•"{(> . I >aiis la région des luMuispliiTes, les sillons inlerlobulaires
gaj^nenl raj)idenienl eu piolondeiir. alleij^nenl tous la siibslance l)lanclie
centrale, el il résulte de celle disposition que la base d'implanlalion du
lolu' (|uadrilalère aiih'rieur sera d'autant plus large que l'on se, rappro-
chera davanlaiif de l'angle externe du cervelet. Les coupes sagittales C;
sériées rendent nelleineul compte de cette disposition (Fig. -V-MJ, 'ioS,
^
359, 360). :^
IV. — Lobe du déclive (V,dc) : déclive et lobe quadrilatère i.oi., 1.1 .i,ri,v,. ,_^
postérieur (Lqp). — (Fig. 338, 339, 340, 341, 342, 336, 358, 359, 360). <
Situe en arrière chi lobe itrécédenl, en avant du sillon supérieur de Yicq
d'A/yr (|ui le sépare du lobe postérieur, le lobe du déclive représente une
sorte de lobe de transition qui emprunte ses caractères et son aspect gé-
néral à la fois an lobe supérieur et an lobe postérieur du cervelet. — Par
la liision de son vermis dans toute sou étendue à la partie hémisj)hérique, Forme, .linu-nsion,
ce lobe appartient bien au lobe supérieur du cervelet, mais le vermis ne '"[^^^^^ caractcns-
fornu' plus, comme j)our le loiic du cnlineu, le lobe central et le lobe de la
lingula. le point le |)lus saillant, le plus convexe et le plus postérieur du
lobe. Les parties In-misphériques le débordent un peu en arrière et s'élar-
gissent dans la i>artie adjacente du vermis; en dehors, elles s'effilent pro-
gressivement et lornu'nt une sorte de triangle dont la base s'adosse au
vermis et dont le sommet tionqué atteint le sillon marginal antérieur.
Dans sa partie médiane. <|ui représente à peu près la moitié poslé-
rieun> du \ermi-. ci- lolic foiiue le déclive, hi pciifc ou revers du monticule;
ses parties lit''misphéri(|ues couslilueut le lobe quadrilatère postérieur ou la
partie posirrirure du lobe ijuadrilatrrr. Dans la classilication des anciens
auteurs, les lobes du culmeu el du décliv(> l'ormaicnt le lobf du nuni/icule
dans la région ilu venni^. cl le lubc t/uadrildlrrc tlaus la n'gion bémi-
spbéri([ue.
460 ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
Us faces. Le lobe du déclive présente comme le lobe du culmeii une face anté-
rieure concave, une face postérieure convexe et une face supérieure.
La face anléricurc forme la lèvre postérieure du sillon transverso
antérieur (Fig. 336). Elle est tapissée, surtout dans sa partie médiane ou
vermienne, de lobules profonds très bien délimités qui deviennent rapi-
dement sessiles de chaque coté du vermis et se continuent avec les lames
de la partie hémisphérique du lobe.
"Lii face supérieure est irrégulière de forme. Dans la région du vermis.
le déclive s'enfonce dans le fond de l'échancrure marsupiale, les sillons
longitudinaux supérieurs sont plus profonds et le délimitent mieux des
parties hémisphériques (Fig. 339). Trois à quatre sillons interlobulaires
Los loi.uies secoii- Segmentent la surface du lobe du déclive en quatre à cinq lobules. Les
supérieure. dcux lobules antérieurs alïectent la même disposition que les lobules du
culmen; ils occupent toute la largeur du cervelet, s'étendent d'un sillon
marginal antérieur à l'autre et peuvent présenter de très grandes varia-
tions individuelles.
Variétés d aspect Sur le ceivelet de la ligure 339, le premier lobule (V,dc, 1.) compreud 'uue partie
et asymétrie. superficielle hémisphérique droite et une petite partie médiane ou vermienne, qui
s'enfonce dans la profondeur du sillon transverse antérieur et se termine brusquement
de l'autre côté du vermis.
Le deuxième lobule \Ji, 2) compense rinsufllsance du premier. Il présente un segment
hémisphérique droit de même dimension et de même largeur que le premier; arrivé
au niveau du sillon longitudinal supérieur droit, ce lobule se dédouble, fournit deux
lobules au vermis et deux larges lobules hémisphéri([ues gauches qui atteignent le
sillon marginal antérieur gauche.
Los loi.uies posté- Les lobules postérieurs ne s'étendent pas à toute la surface du lobe el
riours sont profon.is ^^^^ d'autaut plus pctits Qu'lls sont plus postéricurs. Au nombre de deux à
dans la inoitic exte- i i T. il
riouro do lourpariio trois, ils présentent une petite partie médiane ou vermienne et une partie
liémisphéri(|uc. \ r • ^ r • i- , c k m . • > /- •
hemisplierique disposée en torme d aile et qui s enfonce après un trajet
plus ou moins long dans la profondeur du sillon supérieur de Vicq d'Azyr,
pour former les lamelles et lobules de la face postérieure du lobe du dé-
clive. Cette face est en effet tapissée de lames et de lobules obliques en
avant et en dehors; les internes décrivent une courbe à concavité anté-
rieure et inférieure (Fig. 3i-l), puis se jettent sur le lobe postérieur et
représentent de véritables plis de passage profonds qui relient le lobe supé-
rieur au lobe postérieur du cervelet. Les externes, plus longs, décrivent
une courbe en S itali(|ue et sont la continuation directe des deux ou trois
lobules (le la |)artie postérieure de la surface du lobe k\\\ déclive. Les
lamelles de ces lobules secoiulaiics se fusioinuMil eu dchois et s'imj)lantent
soit directement, soit par riuleriut'diaire duue laint^lle sagittiile commune
sur la partie exlerue du itedoncule (•('rt'belltMix moyen au voisinage de j
l'angle externe du cervelet.
Maso diinpiaiiia- Lcs huues et les lobules du déclive euvoient leurs libres dans la i
zo'ntaio dôTariuo do branche horizontale (bii) de l'arbre dévie médian [Viy^. 33()). La base d'inser-
vio du vormis. fj,,^^ ^\^, ^,. I()j)(' (>sl \nv',ii' daus la réuiou du vertnis; tdle diuiinu(> dans la
Mil i; |>||M| (H,| I, hl IlIKtM l;i \( l.l'll \ l.i;.
it'l
'liîirlii' lii'iiii>[ilici i(|iii' ;icl |,iii'iit(' ;iii \riiiiis. |)iii-, --c it'| n'-ii I |ifii ;i |n'il, ;i
iin-iii r i| iir l'un ^',i|)|nnclic ilii -~ill(iii iii:i T^ 1 11,1 1 ;i n I l'-ri r ii r . l'illc se (•(iiii|)()rli'
<'Ih1 aiiln's It'inii's (Ml srii-- iii\ cix' de |;i hase d iiiscrl ioiidii IhIm- du iiil iiiin.
'lii(|U<'ll(\ l'Iruilc d.iiis l;i ic^joii dii vcrrnis, s'('d;ir|;,il con^idiTiiIdrinciil iiii
|voi>«ii>;ii;t' du --illMM iii,iii;iii;il ,iiilciiciii' l'i^. 'l'iS. ."{."i'.l, .'{(K)i.
Il
loin: l'osi i;iiii;i it oi: i.diiK !>i;s i.wir.s i it \.nsvi;i'.s \i.i;s
1,1' lidir |i(i--|('Ti('iir o(Cii|M' le ciiKiniriiir |i()sl(''riciir de l;i liirc ^ii|i(''- i-oiic iiosi/Ticur.
rioiii'i' td l;i iiiiiilic |i(is|i''ii('iiir de l;i tiii'c i nlV'riciiic d il criNrlid. (l'c-l un
,■ exi-
sta' •
Fi»;. 3'f(i. — l.a face postérieure du ccivclet et récliancrure nuirsupiale. ^D'après la pho-
tograpliie dune pièce durcie dans le formol.) Autre face des figures 338, 334, 342.
lit. bourgeon toniiinal. — em, échancrure niarsupiale. — esl, échancrure semi-lunaire
— Lf/a, lobe (|uailnlatère antérieur. — Lrjp, lobe quadrilatère postérieur. — LP. lobe posté-
rieur. — AS, lobe supérieur. — Lsh, lobe semi-lunairo inférieur. — Lsls, lobe semi-lunaire
supérieur. — .se/', -.n-and sillon circonfércntiel de Vic(| d'Azyr. — sis, sillon lonj^itudinal
supérieur. — ssV, sillon supérieur de Vicq d'.Vzyr. — sfa, sillon transverse antérieur. —
T'^Ch , oulmen «lu verinis supérieur. — J' '/'• . déclive du veriiiis sii|)éri('ur.
"H
/)
loho voJuniiiKMix. rcnianiualdo par rcxigmlc' do sa partie moyonne et le Dimeusions.
tlcvolopponienl considérable de ses parties hémisphériques.
Séparé du lobe supérieur par le sillon supérieur de Vicq d'Azyr (ssV\ Limites.
If lobe postérieur est limité en avant j)arle si/ion post-pi/rar/iidai Qxirèmc-
ment protond dans la région du vcimis. j)lus superliciel dans la région des
liémisj)hèr('s. sillon (|ui sépare le lobe postérieur du lobe inférieur.
Deux itroloiids sillons, le grand sillon circonfércntiel de Vicq d'Azijr
(scf) et le sillon infrrirnr si\' du iiirmc auteur, subdivisent sa partie hémi-
lairo
4G2 AN A TU. M II-: DKS CENTRES NEIWELX.
spli(''ri([uo on trois o-niiuls lohcs (|iii sont : lo lobe semi-lioui ire sujX'rinn^XQ:
lobe semi-hmaire i)if('rieur et le lobe (jrèle.
Développement ru- Dans la Fogion du verniis,lo lobe postérieur se réduit parfois à un petit
^ion^'^vcrmicmie. ^ lobulo dout Ics dimeusious ne dépassent guère celles de la lingula : ce
sont les lames transvermles (V Arnold. Tantôt il s'agit d'un lobule unique
tapissé d'un nombre plus ou moins restreint de lames et de lamelles,
tantôt un sillon superficiel et qui fait suite en dehors au grand sillon
circonférentiel de Vicq d'A/.yr le subdivise en deux parties inégales :
La partie supérieure, Va plus petite, se réduit à une simple lame excessi-
vement mince, quelquefois sessile, recouverte de lamelles secondaires et
tertiaires, et située dans le fond de l'échancrure marsupiale, au-dessous du
Bourireoii tonin- déclivB. C'sst le bourgeoii terminal (Bt), le folium cacuminis des anciens
'• auteurs, les lames transversales supérieures d'x\rnold; il représente la
partie la plus postérieure du vermis et se trouve situé sur le prolonge-
ment de la branche horizontale de l'arbre de vie médian (Fig. 33G).
Tuiieicuie vaivu hw partie inférieure, beaucoup plus considérable, forme le tuber valvulœ
(Tv) des anciens ou les lames transversales inférieures d'Arnold et d(^ Kôl-
liker. Sa face supérieure est très réduite, elle n'est guère plus développée
que le folium cacuminis, sa face inférieure est par contre considérable,
tapissée de nombreuses lamelles et lobules transversaux et forme la lèvre
supérieure du profond sillon post-pyramidal.
Les lobes semi-lunaires supérieurs sont réunis dans la région du vermis
parle folium cacuminis; les lobes semi-lunaires inférieurs, parle tubercule
valvulaire. Quant aux lobes grêles, ils n'ont généralement pas de repré-
sentants dans le vermis, à moins qu'on ne considère comme tels les lames
et lamelles qui tapissent le fond du sillon post-pyramidal.
On peut donc considérer au lobe postérieur deux lobes secondaires :
Les .loiix loiics l*' Le lobe (lu bourgeon terminal ou des lames transversales supérieures,
socomiairps. comprenant le bourgeon terminal elles lobes semi-lunaires supérieurs;
2" Le lobe du tubercule valvulaire ou des lames transversales inférieures
dont la partie moyenne constitue le tubercule postérieur et dont les par-
ties hémisphéri(|ucs forment : le lobe semi-lunaire inférieur et le lobe
grêle.
Avant de procéder à leur étude, nous passerons en revue les sillons qui
les limitent, à savoir, le si/Ion supérieur, le grand sillon circonférentiel et
le sillon inférieur.
Sillon siiptTi,nr.i.- Lo sUloii supérieuF de Vicq d'Azyr (ssV) (Fig. ;{3(), 83S. ;];]<), 3iO,3W,.
vic<i (lAzvr. ^^jj pQj.^, encore les noms de sillon supéro-posférieur, de sillon post-clival
(Schafer), sépare le lobe supérieur du lobe postéricHir. Superficiel dans la
région du vermis où il est loin d'atteindre la profondeur' dessillons inter-
lobiilaires ([ui segmentent le monticule (Fig. 3'il et (^)upes sagittales,
Fig. 330, 3;)8, 3')9, 3()0), le sillon supérieur devient rapidenuMit profond
Sa |.rof.,i.acur, son (laus la régiou (Ics béniisphères, grâce au développement considérable du
''"*'"'*^'' lobe postérieur en ai'rière; en dehors, il atteint le sillon marginal anté-
mmi; nmi iM. 1 1 II I i; ii(i M i;i N I I l'ii \ M'!
Vti:i
I iciir. (.'• '-illoii r>l hinlr ,1 ili>-liiiL:iirr ilf- -illnii- iiilrilul),i irrs ri itilrr-lo
liiilaiics iiiii sillniiiii'iil 1,1 \';\rr su |irri('in r d ii ci'iNrlil nn-iiic n-ioii \ cil
<|i> >(•> iiifllinufs li:;. "l'îl . l;i;'|(t;i I;i il is|Misi | jdii ilrs |;i iiirl lr> i| ni le s.-h Iuhk-ii.s |.
hordrlil l'ii;'. il^lS \ Le- hiiin'lli--, ih- s,i |r\ rr ;irili'|-i('iiir, <|iii :i|i|i:i il iriiin'ii I
un li>|ir tli'clivt'. s'(Miri>iii('iil (Ml rlVcl iililii|iiiMii('iil ihiiis l;i prnldiulriir ijii
sillon t'I x'iil il';iiil;iiil |iliis ((niilo ([ircllcs soni |iliis |i()s|(''i'iriirc-~. |,c^
» laniollrs de -m jcsic |iiis|ciiciiit' «jui a|ip.'ii'l iriiixMil an lohc M'iiii - 1 iiiiai ii-
_ stc;!'. Vrac)
ilsla
•l'Cl
FiG. 341. — Lo sillon supcriour do Vici[ d'Azyr et les lobules qui glapissent ses faces.
(D'après la pholouraiiliii' lïnnr yU'c.e (lurcie dans l'alcool et dont les lèvres du sillon
supérieur (If Virq d'A/yr oui l'It' l't ard'cs. Môme pièce que colle des Fig. 339, 34-1,
343. 344.
m, bi>uri;e(in Icrininal. — /./'. lobo postérieur. — /p. lobule profouil du sillon supérieur
(le Vio(( d'Azyr. — A,7«, lolx' ipiadrilatère antérieur. — ^-f/P- lobe quadrilatère postérieur. —
LS, lobe supérieur. — f.^li. lobe semi-lunaire inférieur. — Lsls, lobe semi-lunaire supé-
rieur. — .se/", j^rand sillon cireonférentiel de Vicq d"A/.yr. — sfa, sillon (l'ansverse antérieur.
— sis, sillon loniriludinal supérieur. — sst", sillon su|)érieur de \\r(\ d'Azyr. — Tr. tuberculr
valvnlaire. — I' <'ii\ culmen. — I7r/e'i, déclive.
"H
a
o
suptMicur sont. |tar (•(inlrc, iransvcrsalcs cl sonsiblemeiil j)arallèl('s à la
(liri'cl ion du >il Imi.
I.c grand sillon cireonférentiel de Vicq d'Azyr (scf) (Fip;. 3i0,\3i2, Grand siiioi, cir-
'M'i Sulciis liori/ontalis inaiiiiiis s(''|)ar(' les lobes de la face supéi'ioure ^^"'•''■^""^'•
du ccrvclid de rt'wx de la lace inféricui-o, cl on j)articulicr lo lobe scmi-
liinair(^ sii|K'rieiir Lslsdn lobo sonii-lunairc inIei"ioiir(Lsli). C'est le sillon Sa protonfU-ur. son
le plus iirofond de rii('Mnis|)hère, mais il ne s'étend })as nécessairement an '^ ^" '"""
vciinis, coninic Vi(i| d "A/yr le faisait déjà remarquer. En dehors, il se
jcllo dans le sillon niaitiinal aiihM'iciir (sma) du cervelet (Fig;. 3i2), appar-
li(Mil dans la plus grande |»arli(' de son trajet à la face inférieure du ecr-
V(det et n'apparaîl à la iixco sui)érieur(> (\no dans le voisinatic de l'éidjan-
cnirc niai-upialc cm . l.ors(ju"on écaidc les Irvro de ce sillon ! Fiii'. 'M-h,
464
A.NATUMIE DES CENTIMES NERVELX.
Ses variétés indi-
viduelles.
on constate quil est tapissé de lamelles dont la direction est à peu près
parallèle à ce sillon. Une mince lamelle profonde, qui unit en dehors les
deux lobes semi-hmaires, le sépare du pédoncule cérébelleux moyen qu'il
n'atteint pas.
En dedans, il présente de grandes variétés individuelles. Tantôt il se
L3l-i
iiV Lgr
Lag
FiG. 342. ■ — Face latérale du rliombencéphale : les lobes semi-lunaires supérieur et
inférieur, le grand sillon circonférentiol et le tlocculus. (D'après la pliofograpliie
d'une pièce durcie dans le formol. — Même pièce que celle des Fig. 340,338 et 334.
/{, bulbe r.'icbidicn. — HrQp, bras du tubercule (juadrijuuieau postérieur. — esl, échan-
crurc semi-lunairo. — Flor, tlocculus ou lobule du nerf vague. — I^'lfh lobe digaslrique. —
Lfjr, lobe grèlc. — Lr/a, lobe quadrilatère antérieur. — Lqp, lobe quadrilatère postérieu.r. —
Lsli, lobe semi-lunaire inférieur. — Lsls, lobe seuii-lunaire supérieur. — /*, pied du pédon-
cule cérébral. — l'n, protubérance. — l'i/, pyramide antérieure du bulbe. — Qa, tubercule
(piadrijuineau antérieur. — /{/, ruban de Heil latéral. — lîsTfi, région sous-optique. — scf,
fjrand sillon circonféreulicl de Vicq d'.Vzyr. — siV, sillon inférieur de Vicq d'A/yr. — ssV,
sillon supérieur de Vicq d V/.yr. — sfo, sillon Iransverse antérieur. — Tpf, tractus pedon-
cularis Iransversus. — IV, nerf paihéticpie. — 1', nerf trijumeau. — 17, nerf moteur oculaire
externe. — Vif, nerf facial. — 17//, nerf auditif. — .\7/, nerf grand bypo'.dosse.
j)rolonge sur le verniis, s(^|;iu('iite l(>s lames lransv(M'sal(»s d'Arnold, et
sépare du tubercule valvuhiire ^Tv) le bourgeon lejiuinal (lU) qui se pré-
sente aloi's sous l'aspecl d'une mince lamelle transversale indépendante
du tubercule. Tantôt il s'arrrte dans la |)rof()ndeur de l'échancrure marsu-
piale, et le bourg(!on terminal esl représenté dans ce cas par \mo lamelle
sessilc adhérente au tubercule valvulaire (Fig. 341).
MOIII'IMil "M. Il m ItlKlMItl.NC.r.l'll \ I 1".
îi'.r,
I..' sillon inft'rieur dt; Viai d'Azyr isiV) l-'i^. .{'li , riidinnln-iic du siiio,, „,f.'.rM.iir .i-
• 1 1 I' I II I ^'■'^'l 'l'Azyr.
fsilloii >^ii|H'ii.'iir du inriiic ;iiitriir, .•■>! un silldii, [tioliHKl ri\ (Inlaiis. |(liis
«.lipcriicitd ril di'ln.r-., (|iii ;i|i|i,il I icill ;ill\ lli''llli-|dir|r- du criNcIrl ri (|iii
U(«niuv l<' l(d»r ><cmi liiii.iiri' iiilciiciir L^li du l-d».' >^yr\i' 'K^ri. Il se coii-
liiuir rii di'd;in-> .i\rc Ir |ir(il'(>nd -sillon |»it->l-|»\ i';iiiiid;il 'spitp (|iii •^<'|»;ir(' le son .■tcn.liio.
Io|i(> |ii)s|(>riiMir <lii lidir iidr-iiiMir, ri en |>;ii-li('iili('r Ir liilirrciilc \;il viiliiii'c.
|(Tv de l;i n\ iMinidc du \ ciini^, dccr il une (■(•iiihr ;i coin';! \ i h' ;iiil<'ii<'iiiT (d
iulcnu'. f(»M(('iilii(|ii«' il ('(die du -ijiiid sillon ciicoiilV'iciiliid de Vi((| d A/M"
sel' . puis iilhdiil m dcdiors le sillon marginal anh'iicnr sina à jx-n prrs
h\ la li.uilrnr ilii -illon -^npi-ritMir (ssV) don! le srpari' le |)rdoncnlr cérô-
. , ^^ VrdcL ^ ^
:icf.
■cf
Lsli TV Et i;sli
FiG. 343. — Ko grand sillon (■ircoiif(''ionli('l e( 1<' lolie des lanios transversales d'Arnold.
(D'après la photo^rapliit; d'une pièce durcie tlaiis ralcool. — Même pièce (jne
celles des Fij,'. 330, 341, 3ii.i
/?/. bouriieon terniin.il. — Lf/p. lobe (|uadrilatèrc postérieur. — Lsli, lobe scnii-lunaire
inréneur. — Lsls, lobe senii-liinaire supérieur. — A/, lobe des lames transversales d'Arnold.
— .Vf/", prand sillon rireonférentiel de Vicq d'Azyr. — ss\', sillon su|)érieur de Vie d'Azyr. —
Ti\ tubercule valvulaire. — l' ilc) déclive du venais supérieur.
helloux moyon. Le fond dn sillon inf(''rienr ost soiivenl tapissé de plis do
passaj^e profonds (jiii l'olicnt le lobe semi-liinairc inférieur an lobe grêle.
1 . Lobe du bourgeon terminal ou lobe des lames transver- loi.c du bourgeon
sales supérieures. — Bourgeon terminal [Wli et lobe semi- '"™'"^-
lunaire supérieur Lsls . — Le /ohe d/t howfjcon terminal constitue
une masse excessivenient mince dans la région du verniis, développée
on forme d'aile dans la région des hémisphères, qui forme le bord pos-
jjlérieur du cervelet et se trouve comprise entre le sillon supérieur (ssV)
|et le grand sillon (■irconlV'nMili(d de Vic(| d'Azvr (scf).
\ Dans la région du vermis, il se réduit au bourgeon terminal on foUiini soq aspect, ses
\caciiminis. Dans la région des li(''misi)lièr(>s, le lobe du bourgeon terminal
I forme l'important lobe semi-lunaire supérieur (Lsls), mince en dedans,
épais en dehors, et ()ui eonipriMul eoiume t(Uis les autres lobes h(Mnisj)hé-
, riques une face superticielle et deux faces profondes, l'une supéro-anté-
TOME II. 30
466 A.NATOMIK DES CENTRES NEKVELX.
licure et l'aulrc int'érioiirc, en contact avec les lobes secondaires adjacents
Ses faces. La face superficielle est postérienre et sillonnée de lamelles transversale:
dont la plupart parcourent toute la largeur de l'hémisphère. Un silloi
inlerlobulaire profond la sépare en deux parties sensiblement égale
qui comprennent chacune deux à trois lobules secondaires. La face pro
fonde supéro-antérieuvc forme la lèvre postérieure du sillon supérieur
elle présente constamment un mince lobule aplati en lame de couteau
(Fig. 341) très bien délimité, situé dans la profondeur du sillon supé
rieur, mais qui peut devenir superficiel en dehors, et deux à trois lobule
secondaires moins indépendants que le lobule précédent et situés ei
arrière de lui.
i^mcs et lobules Lcs lamcs et lobules qui sillonnent les faces supéro-antérieure et pos
secondaires. i ' • Jii •!• '• l xv
terieure du lobe semi-lunaire supérieur ont comme caractère commui
d'être régulièrement curvilignes et sensiblement parallèles au bon
postérieur du cervelet (Fig. 3il). Les lamelles et lobules de la face infv
rieiire sont plus irrégulières. Elles forment la lèvre supérieure du gram
sillon circonférentiel de Vicq d'Azyr, décrivent des courbes plus ou moin
régulières, et sont souvent profonds dans leur partie moyenne, et super
Plis de passage ficicls à Icurs cxtrémités (Fig. 3i3). Les plus inférieurs et les plus anté
r!i?ps"somrianlires ^icurs sc portent obliquement en bas et se jettent sur le lobe semi-lunair
supérieur ot inté- inférieur, formant ainsi des plis et des lobules de passage profonds qii
relient les deux lobes semi-lunaires d'un même hémisphère. On compt
en général sur cette face trois à quatre lobules secondaires qui présenten
souvent sur un même cervelet de grandes variétés d'aspect, de forme, d
longueur et de direction.
Lame de conccn Lcs lamcs et lobulcs dcs faccs postérieure, supéro-antérieure et intr
f ration commune de • i i i • i • ' • i- • l il i ••
la ré"ion iiéniisphd- '"'Pure du lobc semi-lunairc supérieur, se lusionnent en deilans et s im
ri.|uc de ce loiic plautcut à aiiglc droît ou à angle aigu sur une lamelle de concentraÙQ,
commune (Fig. 3i3), d'inégale épaisseur qui occupe les bords de l'échan
crurc marsupiale et qui est en général plus développée dans le sens sagit
tal lorsque le bourgeon terminal est court et sessile, que lorsqu'il est bie
développé. C'est cette lame de concentration commune qui se rétléchi
dans le fond de l'échancrure marsupiale et se continue avec le foliun
cacuminis du veriuis. Lorsque celui-ci est sessile, la lame de concentrii
lion comiiiMiic se contimic avec I'uik» ou l'aulrc lamelle supérieure »l
tubercule \alvulaire. (le mode d"ins(M'tion d(>s lamelles cérébelleuses e>
caractéristique» des lobes des faces j)oslérieure et inférieure du cervelet c
se rencontre clia([ii(' l'ois (lu'im profond sillon sépare la région vermienn
de la région hémis[)hérique. l'allé fait défaut au lobe supérieur où h
lames des hémisphères se continuent directement avec celles du vciiiii
et où les sillons longitudiiuiux sup(M'i(Mirs sont insigniliants.
i-oije lu lui.er.iiie 2. LobG du tubercule valvulaire, ou lobe des lames trans
vaivuiîiiro. versales inférieures : tubercule valvulaire (Tv), lobe semi
lunaire inférieur (Lsli) et lobe grêle (l^gr^. — l-e lohr du lubrrrui
Mdi; l' Il (Il iM.i I hi i; iin\i m: ncii'II a l i;. Vct
Vflivu/dil'r ViH\-^\\\\\r un IiiIm' Il i||-|i|i| ;iMr, rnlillPll- rnlrr Ir ^riiinl >-ill(iIi Sch .limoiiHioriH.
j rin'OHIV'nMllirl Ar \ iri| .1 .\/\ r ^d ri Ir -illoll |Mis|-|iM;iiiii(l;il -|M)|i,,
, |<)l)r i|iii ciMUiii'ili' (l;iii> l:i n-uioii lii-iii i-~|ili(''ih| iir h-^ ilrii\ lici- [lu-^h''-
tl'itMII"-' ili' l.l t. III' I lili'l irili r ilil rci\r|i'l cl i|iii ^c ri'dllil .'III lii\r;ill i|l|
vi'niii-> ;i mit' [m'IiIc iii;i->^r de Niiliiiiic \;iii;ilp|c Mii\;inl Ic^ siijcU. I.c
luhcirCUlo Valvulair*^ <>ll |i;irlii' sciiniciilic dr ci- l:I';iiiiI |i)I)|' --I' I il'-ioimi' sa i.anif vcr-
111 - - I 1 ' 1 I 1 mu-niM!. Tulxîrciil"
lOUIloM ;i\t'i' la jiailir \ri'imi'lllic illl lune |il'r('i'i|i'll I , ci'^l-a ilicc JIVCC le vnlvulairc
, l>our;4('oii tiM'iniiial. I' ii>i(tmii''s l'ii;. '-tï'A:. ci"" l(i|ic> rniiiiriil mir [(clilc
tuasse (iiic lOll |)i'iil dr-siniirr sons le mdiii de Inhi's dfs hniirs I i<nis.v,cr-
I .vfl/<*>' il Wriinlil , r('inan|iialili' par iCvii;!!!!»'' de sa lace sii[H''ri('iii'i' ri le
(l('v«di»|>|>(Mnriil irlaliN (Muciil ('(tiisidéraldc de sa lace iiilrriciin', dmil
, It'S lame» ri lo laimdics lapissciil les deux lices poslcricui'S de la lace lincvoK-iir .;, lan
j infôritMii't* de la hianclic liori/oiilalo de l'ailMt' de vio m(''dian Fij^. •JSG, •''"i" '""'"'■'■
[ p. K'Vl). L<)rs(|ue les deux lobes sont indépeiidanls et que le j^n-and sillon
I circoiiiV'renliid pas^c siii' le vermis, la face supérieui'e du tubercule valvu-
( laire est un peu plus (Mendue (|ue dans le cas précédent, mais ne dépasse
1 ^uèie la lari;(Mir de '.\ à \ lauudles, tandis que l'on coiujdi,' 7 à S el 9 lames ["^tcmiuc iic sa face
et lamell(>s à la lace iniV'rieure (|ui est tapissée clie/ (|uel((ues sujets de
I deux à trois lobules seccuulaires bien dévidoppés. Dans l'un et l'autre cas,
jl la face sii|>eilieielle ou postérieure du tubercule valvulaire situé dans le
foiul de réclianciure marsupiale est i)eu étendue et comprend deux lo- ^
I bules |)lus ou moins développés, séparés par un sillon superficiel. ^
j A ce miniuu' serment médian ou vermicn correspondent deux seg- seixnn.it iK-mi- ^
3 menls bt'Muis|tliériques considéral)les; larges et épais en dedans où ils ^i'""''"' 0
débordent, dans uni- ('ttMiduc^ de 10 à 12 ou la millimètres, la partie posté- "^
1 riiMire du \erniis. ils -uni plus étroits (d |)lus minces en dehors où ils
, concourent à fonuer la moitié externe de la lèvre iufV'i'ieure ^\\\ sillon mar-
i ginal antéiieur .
, Les lames et laïutdles de ces segments bémispbéri(|ues tlécrivent t(nites
[ en général une courbe concave, en avant et en dedans, et concentrique
, au grand sillon circont"éi"eutiel de Vic(| d"Azyr. l^e sillon inférieur de Vicq
|d'Azyr subdivise cba(|ue segment bémisj)hérique en deux parties, dont
jl lantérieur constitue le loin' r/rrlr. et le postérieur le iobf; semi-lunaire in/é-
'i rieur.
\ Le lobe semi-lunaire inférieur Lslii, à l'inverse du lobe semi-lunaire Lobe semi-iunair.-
'• il !'■ Il • • fi •• Il . r inférieur.
. superuMir. est large (>t épais en dedans, mince et étroit en dehors, et pre-
I sente dans la direction, la longueur et le trajet de ses lamelles de grandes
variétés individmdles. non seulement d'un cervidet à l'autre', mais encore
, d'un lié'inisplière à l'autre. Il pn-sente une far r .supérieure qui forme la son aspect.
, lèvre inférieure du grand sillon circonférentiel de Vicq d'Azyr (Fig. 343);
une f//ce unft-rieurr, en contact avec le lobe grêle, au(iuel elle est unie par
de nombreuses lauudles de passage profondes (|ui tapissent le fond du sil-
I Ion intérieur de \'ic(| d'A/yr : et une fare infèrirurr ou superficielle qui pré-
I sente la forme semi-lunaire caractéristirjue du lobe.
' In sillon interlobulaire profond. (|ue l'on pcnl désigner sous le nom
468
A.NATOMIK DES CKNTltES NEHVErX.
Sa subiiivision par dc silioH sr//t i-l u/ialre (ssl) , subdivisG la face inférieure ou superlicielle on
le sillon bcmi-iunairc. ^^^^^ parties inégales qui présentent généralement beaucoup d'analogie
Segment ' posté- avec les lobulcs du déclive i^Fig. 344). Lix partie postérieure (1,1) comprend
'■"^'"■' deux à trois lobules qui ne s'étendent pas à toute la largeur du lobesemi-
lunaiie inférieur (Lsli), s'amincissent en dehors et s'enfoncent, après un
Fk;. ;{i-4. — Face inférieure du cervelet. Les sillons inlerlobaires ont été écartés, le
bulbe relevé pour montrer l'extrémité antérieure du vermis inférieur et la mem-
brane obturatrice du 4*= veniricule. Le lobe postérieur est coloré en rose, les lobes
inférieur, inféro-interne et inféro-anléricur en jaune. (D'après la pliotograpliie d'une
pièce durcie dans l'alcool. — Môme pièce (jue celle des Fie. 3;{0, 341, 343, 345.)
Aiiuf, ;uiiyf?dale. — lil, lioiir^icon tcM'iuinal. — Floc, HdccmIiis. — pFloc, pédoncule di'
llocculus. — l^d;/, lol)p (lif,'asti-i(|ii{'. — Lf/r, lobe f,n'clc. — Lsli, lobe semi-limairc inférieur
— Lsl.s, lobe scnii-iunaire siipcricur. — Ma, trou de .Magcndie. — moV, nicnd)n\nc ol)tura
trico du i° ventricule. — No, nodule. — Pi/c, pyrannde de Malacarne. — 'V/c', ailes oi
expansions latérales de la pyraudde. — sgr, sillon du lobe frréle. — siV, sillon inférieur d(
Vic(i d'A/.yr. — .sli, sillon longitudinal inférieur. — xitiii, sillon uiarjiinal antérieur. — spf
sillon |)ré-flo('cul;ure. — spon, sillon i)ost-no(lulaire. — spnji, sillon posl-pyraniidal. —
x/jrp, sillon pré-])yranddal. — ssl, sillon senddunaire. — Tr. lubenule valvulairc. — l'v
luette. — ///. r. 17, \'ll. Vlll. les rarines des troisième, cimpnènie, sixième, septième c
liuitièuie paires de nerfs crâniens.
trajet |)lus ou moins long, dans la profondcMir du silb)u semi-lunaire (ssl
(tfi ils forment un b)l)ub' j)rofond , mince (>t aj)la[i en lann^ de couteau
(|ni se jclle en (bdiors sur la pinlic correspondante du lobe semi-lunairt'
siipf'ricHr (Fig. .'{'('}, cob' gancbe). \in dedans, les nombreuses lame;
fi hirnelles de celle partie se fusionn(Mil en une lame de concenlralioi,
imi(|ne <|ui s'im|)lanle par un court pédicule sur le lobe semi-lunairi
snp(''ri(Mir on (|ni se continue avec l(>s hinielles (|ni l;i|)issenl l;i face supél
Miilil'll'i I IN, 1 1 |)| i; 11(1 M i:i.M.l.l'll \ l.i; '»)','.)
rii'iiif ilii I iili'Tciili' \ ;il\ iiLiiii'. |,;i jtnrlif (intiriruir ilii iMlir-rmi lim.iir'i' ,>,.^,„„.„. .,„,..
infi'riciii- l'i^'lil, 'J, 2 ciiiiiiiniKl lin mi dnix iiiiiici'- ImImiIcn srci»iiil;i ir-cs ■■'"'"■■
<|ui srlt'lltlnil à Iniitr l;i l.ir^iMir «le I lii'iiii--|ilicir. l'.ii (IcIimi->. il- -c l'ii-ioii
iKMll ^(''iH'nilt'mrnl ;iii \ ni-i ii;ii;i' du --illnii iii.ir^iini I iiiili-rn'iir ,i |;i |(,iilir
poslt'rii'iin' ilii I<»1h' ^i-rlr; en ilcil.in-^. iU --i' cniiliniiciil ;i\it |c- hinii-llcs
(lui lanissciil l.i Lu r iiilcritMiii' mi l:i liirr -^ll|H•^^h■i^||(• du tiiliciriilc v;il\ ii-
Inirc. Wxw^ ^'y^ drniicr cji'^, I.i I.iuu'IIc d'uriion |m-uI rlic ^uiirrlirirllc,
fornicr ;ivi'c cidlt' ihi crdi- (i|i|t(p--(' iiiu- •-mie Av (iiiiiiclinii (|iii iiili'n'iiiii|il di-
cluniin' t'<"'l('' It'-- --illiui- Iduuilihliii.iux iiilV-riciirs didil ri -;iuclii'.
L:i (Ii>|)itsilitin de l;i |i,iilii' jnili'iicuic du l(d)(' scini-liiu.iirc osl en
i;«'iit''ral coMsIiinli' : il \\\'\\ vA \\\\^ de nirinc (!<• la parlic iiosir-rjcurc qui
itiMil prf-^i'iilcr d(Mi\ •-(•liUicuK M'Uii-l ii uairr-. disposi'-s en sens inverse,
l'un ('pai-^ ru dcdau- cl uiiucr eu drlidi-^. l'aulrc uiiucc en dedans et épais
eu (l(di(ii-<. si'pan''^ par un >illnu nMi(|ii(' eu arrière el eu dedans cl qni
iiuil le i^iaiiil sillon circnurereul ici de \ ici| d'A/yr au sillon senii-lunaii'c
(Fij;-. :{î."{. côU' gaïu'lic).
Le lobe grêle Liir). pins pclil (|ne le lobe sonii-Innairc inf'ci'icnr. on i.oi.c f,'i(-io.
avant du(|uel il es! sihn'', s'cicnd à lonic la lar^eni' de rhcniisplici-c, d(''jà
COnsidiM'alderncul reduile à ce nixcan Fii;'. '{.'{.'{, W'x'w. Il alleiiil en dedans Dimension oi as-
la pyramide du vcrniis donl le sépare le sillon lon^ilndinal inférieur, cl
, en delinr» le sillon marginal anléricnr (smai dont il concourt à former la
l^vre inférieure. Un sillon inter-lobulairc profond, le sillon du lobe (jrrlc siiion <iu i.>i..-
1 (sgr, Fig. 3i4) [sulcus grncilis, sulcus inlergracilisAo Schalîor), le dédouble ^'^' ''
J en deux parties minces et d'égale épaisseur dans toute leur étendue, et
! formée de lamelles parallèles. l'in dedans, les lamelles des segm(mts
|| dédoublés du lobe grêle simplauleut sur deux lamelles communes (|ui.
\\g plus sonviMil. se conlinnenl direclemenl dans le fond du sillon j)Ost-
\ pyramidal spop) avec les lamelles I(>s plus antérieures de la face infé-
' ri(Mire du tuluM'ciilc vaKulaire: d'aulres fois (dies s'im|)lantenl sur les
expansion^ lati'-ralc^ on nilr^ de la |t\ ramide Mx vermis.
III. — r.oiii; iM i;Ku:i I! or i.or.i: ni: i.\ I'Vua.midi: :
i>M!\\ni)i: i.r i.oitr. hk.asi luoi i:
L(> lobe iiifrru'ur. sitm'' en a\aiit du lobe posh'rienr. est très n'-duit de vo- Loi.e infériour.
lunie Ior--(|u i>n le c()uipare aux lobes postérieur on snjxM'ieur du cervelet ;
niais.au point de \ ne embryologique, il est équivalent à cliacun deces lobes. iiomoiogio em-
II comprend, dans la rt'gion du vermis, la pyramide de Malacarne (Pvc), ^''^ °'"-"i"«-
cl. dans la région lir'iui-|»béri(|ue. le lobe digastrique (Ldgj on cunéiforme.
('.onsiib'MM' dans son ensemble, le lobe inférieur alTecte la l'orme d'un
b"r à cbeval, inclus dans le lobe postérieur; les brancbes sont situées en
arrière du tlocculus, l'ouverture loge les amygdales et le bulbe racbidien.
Deux profonds sillons, les sillons pos/ cl prt'-pijramidau.T délimitent ce
lobe et le séparent du lobe post(M'ienr el du lob(> inféro-inlernt» on uvulo-
anivii'dalien.
470 ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
Sillon post-p.via- Lo sllloii post-pyramidal spop est livs profond dans la réj;ion du vor-
niiilal
lui
acarne
SIOD
lion
mis, où il sépare la pyramide du tubercule valvulaire et de la partie
interne du lobe semi-lunaire inférieur (Fig. 336, 344). Il reçoit sur les
parties latérales de la pyramide l'extrémité interne du sillon inférieur
de Vicq d'Azyr (siY) et du sillon du lobe grêle (sgr), se dirige de chaque
côté obliquement en avant et en dehors, sépare les ailes de la pyrami(l(>
du lobe grêle, puis ce dernier du lobe digastrique, et atteint le sillon mar-
ginal anlérieur i sma t en dehors du flocculus (Floc).
Sillon prc^-inranii Le sillon pré-pyramidal (sprp), transversal dans la région du vermis,
où il sépare la pyramide de la luette, décrit de chaque côté une courbe à
concavité interne qui sépare le lobe digastrique de l'amygdale (Fig. 3ti,
343) ; sa partie concave embrasse l'amygdale et sert à délimiter le nid de
pigeon ou d'hirondelle (nh, Voy. p. 473); elle n'est séparée du sillon post-
pyramidal que par la mince crête verticale qui unit la pyramide au loho
digastrique.
Pyramiiie .lo Ma- La pyraiïiide (Pyc, Fig. 332, 336, 344, 345, t08 et 410 à 414) pi/ra-
mide larnineuse (h Malacarne) forme un petit lobe piriforme dirigé obli-
quement en arrière et en bas, et séparé du tubercule valvulaire en arrière.
Aspect et dinicn- et dc la luctle en avant, par les sillons posl-pi/ramidal (spop) et pré-pt/ra-
midal (sprp).
L'extrémité postérieure de la pyramide est libre et arrondie en tubé-
rosité; elle constitue la partie la plus proéminente du vermis inférieur.
On y distingue trois petits lobules secondaires, aplatis d'avant en arrière,
dont le postérieur, le plus important et le plus volumineux, légèrement
Ailes Je la pyra- courbc à coucavité antérieure, s'étire de chaque coté pour former les
expansions latérales ou ailes de la pyramide.
La lamelle qui tapisse la partie la i)lus saillante du lobule postérieur
forme le bord libre et tranchant des ailes. Elle reçoit à ce niveau non seu-
lement toutes les lames et lamelles de la face postérieure de la pyramide,
qui sont d'autant plus larges qu'elles sont plus profondes, mais encore
toutes les lamelles des lobules antérieurs, ainsi que celles de la face anté-
rieure de la pyramide, remarquables par leur brièveté, leur direction trans-
versale et leur aspect très analogue à celui de la lingula.
Hase -iinipiania La |)yramide j)résente unc basc (l'implau lallnu uiince et éti'oite. située
à la face inférieure de la branche hoti/outale de l'ai'bre de vie médian,
au voisinage de la substance blanche centrale du vermis (Fig. 336).
La pyramide est reli(>e au lobe digasti'i(jue |)ar une mince crvlo
d'union (cPyc) verticale, basse? et concave, dépourvue décorée cérébelleuse
(Voy. (loupes sagittales, l'^ig. 360 et 'i l 'i ), dirigée ()bli(|uement en avant (>t
en dehors et située en arrière de l'amygdale (.Vmg), cmi avant de l'extréiuilé
interne du lobe grêle (Lgr). Pour l'apercevoir, il faut donc enlever
l'amygdale (Fig. 345) ou prali(|iiei' une coupe sagittale eu dehors de la
pyramide (Fig, il i et il')).
mido
Nlri(|llr.
Le lobe digastrique (Ldg) (Fig. 333, 334, 344, 345) [lohr infrrintr n
Mol; l'IhilJit, Il hl i; Il (iM l; I. \ ( , 1. 1' Il \ l.i:. ',71
tlllfrrirnr. Inhr t iiitii/ >niiii' , Inltr Imrnh'r^ rsl un \k\u- ii tc- iiI inriiiriil
Irijlliulll.iin' ^illh' l'U ilrliMiN (le r.iiilN L;(l;ilr Alll;; , rii ;inicic' ilil llnciii
Ills |"|iii- , en (I(mI;iii- du lnlir pl'i'lr l.f;!'). Son ><»IIIIMcl f'-^t iIiiil:"' "'Il .iiiiiTc
et t'ii ilril;m'> cl - iiiiil. (■uiiiiiit' iKiiis venons tir !<■ \n\\\ jur uni' rnimc
CnMr d'union ;iu\ iii/r\ i\v l;i |i\r,iniidc V\\x. "t'i'l ; >;i l);i>(' (■•>! m r;i|)|)orl , si-h rapporiH.
dr d.diiii^ iMi didiofs. ,i\i'r : I" les |)|c\u> (•hoi'onlcs du ilivcriit nie l;i|('i"il
du i|u;ilriinii' Mulriculc: :2" l<' llficcnlns doni le ^t'icirc nn [irolond sillon
diiu-- {l'iiurj ou IrouM" 1rs |(d)ult's iicccssoii'cs du llocrulus Ioi'>(|u ils (»xis-
liMil lii:. ■'!•!•'{ <'l •!•!'• ; •^' I"' -^illou ni;ir|;inal .inltMicur iliuil rllr conlrihuc
à rofnu'i' l;i Irxi'c iulV'i'ii'iin'. (le dernier r';i[t|)oil n'e>| [);i> «'onslanl el varie
avee le-- ilinieM-inn> i-e'-peel i\ es dn iolte di^asl ii(|U(' r| du lloeeiilus.
I,e> taee> du lolie d i_i;a>l ri(|ue >onl i njrnfuvc , iuhriic ai cxlcrne.
I,a /(Il r in/rrirurr on sn|)erlicielle ( Fij^". •'{•'{•'{, •"{•'{'»•, '.Wï] osl cr(nis«''(! d'une sos ta.fs.
eni|M-einle oldi(|ue en arriTTe et en dedans, el j)lus ou moins itrol'onde,
Vcnijtrri/i//- J/'i/ii/d/rr (l'if;. 'V^'2 (|ni lo^c le rehord du liou (jeeipilal ; su
|)ai'lie exlerne (>sl silui'e dans la l'osse oeei|»ilalo inférieure ou cérébel-
leuse, sa |)ai'lie inlcMMie pend avi>c le soniinel de l'amygdale dans le Irou
occipital, en arrière el en dehors du hulhe racliidien. Celte face est tapis-
st^e de lauudles à direclion j)r(>s(|ue sagittale; un sillon antéro-postérieur
profond I i'ig. -îi'!), le sillon iHyasIriqur, la subdivise en deux bdjulcs siiion dij^astriquc
--efondaires. qui lui ont valu son nom de biventer ou digastriquc (lliacun
do lobules secondaires esl tapissé de lames et de lamelles que des sillons
plus ou nu)ins superlicicds jx'uveni subdiviser en lobules tertiaires. \ \\ de
ces sillons peut tleveuii' queUiuel'ois assez |)i'ofond, el le lobe digaslrique
comprend dans ces cas trois lobules imbri(jués de dedans en dehors.
La flirt' ojclci'ne i\\\ lobe digasti'ique esl ri'gulièrement convexe, tapissée
de lamelles à direclion curviligne el séparée du lobe grêle par le sillon post-
[)\ramidal (spop).
\A\/iiri' iiilerni' esl in-égulière ( Fig. XV^, liii) : convexe en avant, où elle \
est en rapport avec le bulbe rachidien, elle esl profondément excavée en
arrière el loue la l'ace exleriu' de l'amygdale dont la sépare le sillon pré-
pyramidal. File esl lapiss('M' de laintdles horizontales, parallèles, qui s'in-
sèrent en arrière sur une lamelle de concentration commune, laquelle se
<;ontinue avec la crèb» d'union des ailes de la pyramide (F'ig. .'H'j).
Le lobe digastri(iue |)résenle une mince base d'implantation dirigée
oldi([U(Mn(>nl en arrière (d en dedans; elle occupe la partie interne de la
substance blanche centrale des hémisphères et empiète en avant sur le
pédoncule cérébelleux moyen (Fig. 3i() et 416).
IV. — I.Olîi: IM-KIIO-I.NTEUNE. LOlîl^ DE LA LUETTE, LOlîE UVULO-AMVGDALIEN '.
LIETTE ET AMVdDALE
Le li)l)i' infrro-ind'rnc esl un lobe petit, situé en avant de la pyramide, i.obo imcro-in-
«n arrière el en dedans des lobes digastriques; il forme une sorte de gout-
4r2
ANATOMIK DKS CK.NTHKS NE U VEUX.
tière ouverte en avant, que complète la face interne des lobes tligastriques
(Fig. XV't, :U4) et qui loi:e la lace postérieure du bulbe rachidien.
Le lobe inféro-interne comprend, comme tout lobe principal du cer-
velet, un lobe impair et médian, la /uel/r\ et deux lobes pairs et symé-
triques, \('?,(im}/gfl;ilt's ou tonsii/es, qui doivent encore à leur rapport avec
le bulbe racbidien le nom de lobules du bulbe rachidien.
Luette.
La luette ou uvula iLv, Fii;. ;}:Ui, ;->ii, 3io, 408 et 410 à.413) forme
Ut No _„^ l'^O
. xLclL
sma
Tloc
Pcxu.
^i" rioc
Pcs
Fk;. 34'j. — Le vermis iuféiieur, les nids d'Iiirondt^Ue, les valvules de Tarin, le diver-
ticule angulaire du 4<= vcnUicule et le liile du cervelet. L'amygdale a été enlevée de
chaque côté pour montrer le nid d'hirondelle, la face antérieure du lobe digastriquo
et la base d'implantation du lobe de l'amygdale. Le cervelet repose sur sa face
supérieure. (D'après la photograpiiie d'une pièce durcie dans l'alcool.)
Atnr/{i), base d'implantation de l'amygdale. — Floc, floccuhis. — hCt\ liilc du cervelet.
— Ldf/, lobe difj;aslri(|ue. — Lr/a. lobe quadrilatère antérieur. — J^(/p, lobe quadrilatère
postérieur. — Lsli, lobe semi-lunaire inférieur. — Lsls, lobe semi-lunaire supérieur. —
7ns, le relief médian du versant supérieur du toit du 4" ventricule formé par la substance
blanche de la lingula. — »/;. nid (l'hirondelle. — .Yo, nodule. — Pr.s, pédoncule cérébelleux
supérieur. — /'es;?'), face intra-ventriculaire du pédoncule cérébelleux supérieur foruiaiit
les reliefs latéraux du versant sujjérieur du 4' ventricule. — l'riu, pédoncule cérébelleux
moyen. — Pi/c pyramide de Malacanic. — sma, sillon inari,nual antérieur. — spoii, silloa
posl-nodulaire. — s/irp, sillon pré-pyranuilal. — ssV. sillon supérieur de Vicq d'Azyr. —
l'r, luelle. — l'ï', valvule de Tarin. — II', valvule dt- Vieussens. — ]\[(li. divcrlicide angu-
laire du toit du 4" ventricule.
une partie considérabb' du v(>rmis inférieur. Située entre la pyramide
et le nodule, allongée dans le sens antéro-postérieur, comprimée latéra-
lement à la façon d'un coin |)ar les amygdalc^s, la luette forme un petit
l()l>iil(> bien délimité, laige en arriric. |tlns mince eu avant (Fig. .'fi')'.
Aspect, <iim<-n- La luetle est triangulaire sur uiu' coupe sagillab^ médiane (l'ig. 33(1)
cl s'implante par un miru-e pi-dicnie à la lace inférieure de la substance
\l()l! l' lliM (i(. I 1 iii l; lin \i |;l.\(,|.|'|l \ i.K. 47.'»
hiailflic crllll .il' illl \rllill-. i;ilc |in'-clllr Imi-. Lier- ci ill \ c il c- il"' IKHII- l.i..v
brni-^r^ l.iiih'lli'^ 1 1 ,ili^\ ri>,ilr-> ri i|iii --(iiil : I NI H', i n /rririnr iiii ^11 |ic I lli' H' lie ;
\'\\\\\yi\ Itii'^triirnrr , v\\ r;i|)|)ni'| ;i\rc l;i |(\ im m i de ; l;i lluisirmc, tnilrrini i<\
Cil r;ip|iiirl ;i\ <•<• le iioiliili'.
I.;i I'mcc >ll|HTliiirl|c iiii iiilriii'lirr (je lii liicllc l'ii;. .'t'i'i |»n''>fiilc une
cn^l<' sai^illalc iiifili.i |iii ucciijic le Ininl de l.i i:i)iillirif du liiilltr i;i( lii-
(licii t'I diMi\ |):irlic-> l;ilcr;ili'-> Ic-rri'iiiciil cniiciix c^, (ddi(|iir-~ m liaiil cl
CM d(diuis, cl rccuiiN Clic- ywv le- ;im\ i;d;il('S. l-'djc |in''srii|c lioi- ;'i (|ii;ill'c i,.,i,uUm «pron-
I lol)ulrs sccdiidiiirc- liicii d(diiiiili'>, liiiii-^i'- de hiiil ;idi\ Liiind les ('-paisses
cl li'aii-\ er-alc-. (|iii-('riileiil de (dia(|iic (•(ih- <d >e leiiiiiiieiil ^iir la face
anii'rieiire \\\.'> k-\v\k'-^ d iimkui. I .a lace |»nslcrieiire. en lappoil a\cc la
|)\ramidc. c-l (■InMlc en |i,i-, plus lai\i;ccii liaiil cl lapissi'c de six à sepi
lainelle- I laiisx t'i'salcs cl parallèles. La lace aniciieiirc es! hcaiicoiip i)lii-
pclil(> ipic les deux autres faces, (die csl lapissiM' de deux \\ trois laiindle-
lraii-\('i'-alcs et forme la l(''\ re po>l(''rieiire du silhni posl-nodiihiirc spon).
I La hictt(> (>st r(di('M' de clia<|ue ciMc aux amygdales |Kir une lai\ue laine
«1c siibslaïu'c iilaïudu'. iri'(\i;iili("'reinciil (|uati'ihil("'rc, coiuuie sous le nom
d'ailes latérales de la luette (^ala uvulac, commissura Iransversa sulcata), aucs latérales.
et (pii iu> dc\ ieninnl \isiblcs qu'après Tablation des amygdales (Flg. 3to).
I Elles meMir(Mit Kl à \'l millimètres dans le sens transversal et s'étendent
des parties lat(''ralcs de la luette au |)(''(licule d'insertion de l'amygdale. Leur union avn
Leur liord posl('M'ieur est libre, mince (d tran( lianl. (d forme une crête ani.\pao.
verticale siluiM^ en a\ant cl au-dessous des ailes de la pyramide; leur bord
antérieur, adlu'i'aut à la substance bhundu' centrale du cervelet, se conti-
nue insc]isiblement avec les valvules de Tarin (VT). Concaves dans le
sen- transversal cl dans le sens ant(''ro-postérieur, les ailes lal('rales de la
luclle forment, axcc les valvules de Tarin, une excavation profonde, sorte
de loge ou de nicbe. siluc'e à la partie ant(''i'ieure du sillon longitudinal
iufiMieur (>t connu sous l(> nom de nid de pigeon (Vicq d'Azyri, de nid xia diiirondoiu-.
d hirondelle lîeili ou simplement nitl de l'aini/f/dalc ( Burdach nh,
l'ig. •Ti") . \\\\o loge rexfr(Mnil('' su|)('i-icure de l'amygdale dont la sépare
un teiiilbd pie-un''rieii. Sitni's de ( lia([ue cCAô de la luette, les nids de
lii</rnii ou d' lurnudrllr sont limit('s eu (bdiors par le lobe (ligastri([ue et le
pédoncule du l1occulu> I* b'ioci, en arrière par les ailes de la pyramid(\ en
avani par le corps rcstiformeel la toile choro'ïdienne inféi'ieure (|ui ferme
le ([uatri(''me vcutricul(\
Les couj)es sagittales i^b'ig. 113 et 41 ii nu)nlrenl (|ue la partie posté-
rieure du nid de pigeon ou d'hirondelle, formée |)ar l'aile latérale de la
luette, est adbércnle au liile de l'cdivc cérébelleuse, tandis que la })artic
antérieure. formé(^ par la valvule de Tarin, est séparée par le toit du (jua-
Irième veniricub» de l'oliv(^ C('>r('d)(dl(Mise et de la mince couche de libres
Idaïudio (|iii la rei'ouvi'c dan- ('(die région.
Les amygdales Amg. Fig. \\\'i, .Ti.'), :{'t('>, 3'kS et ilO à 'tl'i consti- Amyg.iaies.
Incul deux p(dil- bdx's ovoïdes, allongés dans le sens vertical et remar-
474
ANATOMIi: ni-S CENTIÎHS NEHVELX.
hase (1 implantn-
lion latoralo.
qiiablos par leur mobilité, la direction sagittale de leurs lamelles (Fig. 3il>
et la situation de leur c'troite base d'implantation qui est latérale (Fig. '3iiVi
et non pas supérieure, comme pour les autres lobes de la face inférieure
des hémisplières. Le pétiicule d'insertion de l'amygdale est situé à l'unidn
de son tiers supérieur avec ses deux tiers inférieurs Fig. 34()). 11 est
allongé dans le sens sagittal et s'étend des ailes de la pyramide au pédon-
cule du llocenhis (Fig. 345).
On peut considérer à l'amygdale trois faces qui sont antérieure,
-m. I Eca
l'0l6
•'9'^
sar Lqr ; . : . ^^ ■^'^3
Fig. 340. — Coupe verlico-lransversale du cervelet passant par le culmeu du vermi->
supérieur, les noyaux du toit, le bouchon, l'olive cérébelleuse, la partie antérieuri'
du nodule et de la luette et le pédicule d'iinplnnlalion latérale des amygdales. —
(.Méthode de Weigert-Pal.)
Ainr/, amygdales. — pAmçi, base d'implantation latérale de l'amygdale. — fec, feutrage
extraciliairc. — fie, feutrage infraciliaire. — fsme, fibres semi-circulaires externes. — fsmi,
fibres semi-circulaires internes. — Uhi, lobe digastrique. — Lr/r. lobe grêle. — Lqa. lobe
i|iia(lrila(cre an((irieur. — I.qp, lobe quadrilatère postérieur. — Lsli, lobe scmi-binaire
inférieur. — Lds, lobe semi-lunaire supérieur. — .Vem, embole ou bouchon. — Ao, nodule.
A7, noyau du toit. — aNt, entre-croisement des noyaux du toit. — Oc, olive cérébelleuse. —
scf, grand sillon circonférenticl de Vicq d'Azyr. — .<î.7/-, sillon du lobe grêle. — siV, sillon
inférieur de Vic(| d'Azyr. — ssV, sillon supérieur de Vicq d'Azyr. — spop, sillon post-
pyramid.d. — nia. sillon transverse antérieur. — l'c, luette.
l-'aces.
interne et exieine; trois bords : externe, interne et |)oslérieur, et deux
crtréniilés dont l'une est supérieure, l'autre inférieure.
Lu face antérieure est concave (l'ig. 'i'ii et -'itS); elle appartient à la
face antérieure du cervelet, concourt à former avec le lobe digastrique
(Ldg) la gouttière qui loge le bulbe racbidien; elle alTeclc surtout des
rapports avec le corps restifornu' et les bords externes de la toile choroï-
dicnne inférieure. La face interne vi^i plane en avant, où elle est en contact
avec celle du côté opposé, légèrement concave en arrière où elle s'apj)lique
sur la luette dont la sépare le sillon longitudinal inféiMeui'. La face e.rterne,
ou convexe, se loge dans l'i'xcavalion du lobe digasli'ique. Le bord externe.
Miii; l'ihii (H. II. 1)1 lillii M lil.Ni I l'ii \ I I il*i
lllilirr ri l'Ililr-. l'-^j I CCI Kl \ Cl I |i,ir lr \i>\>r 1 1 ii:;i ^1 ri ( | llr ; Ir //n/t/ inhiiir i'^\ Ilor-N.
.,r|i;iic (II' ccl ni lin rnli' ii|i|i(i-^c |i,i|- l;i \ ,i I Ici- de l!i-il ; le Ihiiil jin^hriciir , le [ilii-,
rn.UN, csl ;ii Tdinli l'I rrcollNCfl par I ailr lie la |i\ faillitic •'! I ajlr <lc la liicllc.
\ .'ri /rt'//ii/f' /li/rrlri/rr vs{ moils-^c rl anoiMlir, elle |il(tii|^(' avrc le IiiiIIh' lAii-rnii/- inM-
I irliiilicn dans le linn (M(i|iilal, ic|iri''S(Milc la [larlir la |iln~- (li''(li\c ilii ccr-
\('|i-l cl est irciniM'iti' |tar iiii |>()iil aracliiio'ulicii (jiii jiassc dr l'ain \ ,u:dalc
ilinilc --Ml' la i;an(h(' ^aiis iM'm'drcr dans la (n'idondciir de la \all(''c de lîcil.
\ ,'r I Iriniilr siiiifrinirc v^\ idn-- \ id n ni incn^-c (|in' I ind'i'irinc. ( luniitrisc Kxirrinit.i shik"!-
rnlif le HoccmIus, la InclIrrIlr Inillx' lin Indien, (dlcrsl liln'c, (»ccii|h' le
iiiti iriiiroiidtdlc cl lail saillie dans la cavili' du i' vcnlricwlt' dont la spjiarc
nn rciiillt'l |)i('-ni<''i'i(Mi ri la \al\iil(' de Tai'iii (Kif;. '{ili, il4, 4t.")!.
I. aniN i;dal(' X' lrou\ I' d<inc en i|n('l(|n(' snric cnidavi'c mire le \"'iMiis Uaiiports.
inlcriciir cl lr Inillx' larliidirn, aussi sr li(>uvr-[-(dlr iul(''rrss(''r sur loiilcs
1rs couprs [irai icpu'rs au voisinage dr la i-r^ioii l)ull)0-|)roluljrranli(dlr. Les
couprs saiiillairs Im'^. 'i I() à il'l'lrl vri'lico-li'ansvrrsales i l''i^. .Ttl») nioii-
Irrul, ru oulrr, 1rs ia|>|)orls (lualVrclr l'cxliMMiiili'' supri'iourr de l'amyg-
dalr avrr lOlivr critdxdlruse doul (die n'est séparée que par une mince
coucdir Ai' lihrrs Maiu lu's appartenant en partie aux ailes de la luette.
l/aniviidalr couipiiMid di\ à douze lobules secondaires (|ui airretrnt, i.oi.uins vfcon-
pour la plujuirl, une dirrclion saj;itlale, sont tapissés chacun de deux à
cinq ou sept lamelles, et séparés par de profonds sillons inter-lobulaires. .^
Ces lobules se réunissent sur trois lames de concentration communes dont ^
l'une (>st antérieure, les deux autres postérieures. La lame antérieure, la >
plus courir, (>sl située au voisinage du bord externe de l'amygdale et -i
n^'oil l'exlréuiili' anléiitnirr de tous les lobules des faces antérieure et
rxlrrne de l'amygdale, ainsi (jue C(>ux des extrémités supérieure et infé-
ri(Mirr. Les lames de concentration postérieures sont situées l'une au- Lames de oonccn-
drssus, l'autre au-dessous du pédicule d'insertion de l'amygdale. La supé-
I irure est petite et sert de point de concentration aux deux ou trois ^
lobules de l'extrémité supérieure; l'inférieure, beaucoup plus étendue, "*
allriut presque l'extrémité inféiieure de l'amygdale et reçoit à angle
plu> ou moins aigu 1rs lobules des régions antérieure, postérieure et infé-
rieure de l'amygdalr.
De rriu'hncmrul i\v lamygdalr et de la direction sagittale de la plu- Aspect sm- coupes
paît i\v >rs lanirllrs. il résullr ([uc sur les coupes sagittales et horizontales |aies°'''et*'^ ve^r^fco-
(Fig. 410 à il.'» et 437) — (jui sectionnent les lamelles parallrlemenl nansversaies.
à leur direction — on n'observe pas l'aspect dendritique si spécial des
autres lobes cérébelleux. Cet aspect ne se rencontre que sur les coupes
vrrtico-lransversales (Fig. 346) un peu obliques qui sectionnent le pédi-
ruli^ d'insertion de l'amygdale fpAmg) perpendiculairement à sa direction.
V. —
i.oiii: iNn:i!o-.\Mi:i!ii:i i;. — i.diti: m nom le : nodili: i:t flocculis
L(^ lobe (lu iioduh'^v distingue des autres lobes primordiaux du cervelet : Loi.e inféro-anté-
1° par sa petitesse; 2° par la grande distance qui sépare sa partie médiane
rieur.
476
A.NATOMIE DKS CENTUKS NEHVEIX.
Nodule.
Situation profori'le.
Facos.
OU vermienne, le nodule, de ses parties hémisphériques qui forment les
petits lohrs du j\prf jmeumogasIi'Kjue ou cugur, appelés encore fJoccu/us ou
flocon: 3" pai' la •>\{\\\\\'\o\\ profonde du nodule qui occupe 1 extrémité anté-
rieure du vermis, et la si-
tuation .superficielle du
llocculus de chaque coté
du hulhe rachidien.
Noyau du tcit
^'9
Nodule (No, Fig.336,
344, 34o, 347, 348, 408,
410). — Lorsqu'on examine
la face inférieure du cer-
velet, le nodule est généra-
lement masqué parlaluette
en avant de laquelle il est
situé et dont le sépari» le
sillon poxt-nodulaire[siïoni.
Pour l'étudier, il faut donc
ou bien renverser le bulbe
en avant (Fig. 3ii),ou en-
lever la protubérance et le
bulbe rachidien (Fig. 33i.
3ir)), ou encore j)ratiquer
une coupe sagittale mé-
diane du cervelet!^ Fig. 33().
Fig. 347. — Coupe sa;-iltale du nodule. La face in- 347). On constate alors que
traveniriculaire du nodule tapissée par l'épen- ]o nodule OCCUpe la partit
dymc ventrii:ulaire et le diverlicule angulaire du -nilérieure du vermis inlV'-
toil du 4« ventricule. (Méthotle de Weigeit.) . ,., „ .. .,,. ,
, , . , • , x- • rieur, qu il lait saune dans
/icfl,gr.anil entrc-rroisomenl coniirnssiiral antérieur. /
— /i/j.épeiidynio veiilriftiiaii-o tapissant la face hile- la Cavllédu i"" VCntricule
rieiu'c ilii iioy;ui du toi!, le (livei'ticiile tingtilairt; du Joul le sén'ireul les nleviis
t" veutriculi; et se rétU'ciussant siu- la substance ^ ,.
blanche et r<'!Corcc de la face supérieure du nodule choroïdes, et qu'il présente
pour se continuer sur la toile choroïdienne et les nne base d ininl'int'llion
relativement large, située
en avant de la luette à la
partie antéro-inférieurc de
la substance blanche cen-
trale du vtMMiiis (l'ig. 33(),
3 H).
Plus ou moins voliiiniiieux suivant l(>s sujets. a|)lati dans le sens Iraiis-
vei'sal et dans leseiis Ncrlical, le nodule présente une fure/x^s/erieure plane
en rapport avec la Inelle; une face inférieure on iiiféro-unlérieure, liltrc.
qui constitue la |»ailit' la pins aiiltMieiire du vermis inférieur td sert de
limite intei'iie aux nids de |>ige(»n ou d'hirondtdle. el \\\\(^ face supérieure.
tapissée de lamelles céréludlcMises et recouverte en |)arlie par la meni-
plexus choroïtles du 4* ventricule. — ///, fibres en guir-
îanile rpii coill'ent le fonil du sillon post-central. —
Pj, la couche des cellides de Purkinje inlerniétliaire
entre la couche niolt'-culaire et la couche frranuleuse
de l'écorce du cervtdet. Disposition irrt'gulière des
cellid<!S lie Piukinje d.ms la partie intraventricul.ure
(lu nodule. — l'icli. plexus cluiroïdes du i° ventri-
cule. — Vu (piatiiiMui' veiilriiiilr.
MolM'IliM (K.l I. m l; ll()\ll;l. M.l.l'll \ II,. V77
liiMiii" l'iii-iiilyin.iin' tlii i' \ rnliiciilc l'ii;. 'îi" . \ti iii\r,iii du |ii>itil (IjnTrl
lie ci'llf (Ici'iiirrc. l;i l;n<' -ii |mi inii c ilii ikmIiiIc ilniiiir iii^rrlinn ;i l;i niiiico
,iiriir riiil lirli;ilc (|iii l.i|il->s(' |cv pIcMI-^ clininhlrs li;i llSVcrs.'lUX (lll i'' VCII-
Inciilt" : il ii-iillr «If «■('Ile »li>|>nsiliiui l-'i^. iOS, \ 10 ri .'('iTi (|ii(' l;i inoilir
piolt'l'ii'llli' ilr l.i r;i((' SlI|u''|'iiMir<' du lindlllc c^l ml iii-iriilnnihnrr v\ (|l|i' S:i pariif! iiiira-
' ... Il ■ 1 -1 -1 1 II- vrMiiri'Mil;iirc.
sa nuulii' ;mli'i'iiMi 11' ol r i /rn-ri'nlin iihiin- ; rrllc-ci hiil, il rsl \r;ii, ■~iiiliir
(laiis le 'r \ mil ici! le. iinii-' rllr ol s(''|i;in''r de l:i c-ivili'' \ riil ii«iil;iirc j);ir
la Idilf iliniiihl h'iiin" i iili'rii'iijc (| irrlic nduiilc en iiv;iiil .
Tollli' l;i liirt' lilnc du liodillr es! rccdll \ cilr de >i\ ;"i IH'llI liiliirllc--
Iraiisvcrsali's ^rduiH-CN m dnix on lr«»i> loluilcs s('C()iidair<'>.
|>('^ partit'-- lalcialr^ du iindulc hiu. ■'{ i "i se d«''lacli('iil deux minces ivt pansions lat.--
\(.ili'- iiii'inlii'.iiH'iix di' -nli>laiin' hlaindic, ([iic leur forme semi-lunaire a
lait cnuiiKircr aux \al\ul('> semi-lunaircs de l'aoflc ou de l'arlrrc pul-
nuMiaire; ce soûl les valvules de Tarin \"\ [rnilc riK'duUn'irc posu-rifur, vaivuios.ic Tarin.
vrht Tfin'ni. rnlniLr sriiii-cirriihircs (■rn'//r//l , iV'i^. 315, l}')4 et 411 à ili),
qui rclii'iil If nodule No) au llocculus (Floc), se continuent en arrière
avec les ailes lalcialcs d(> la luelle (Uv' et coneoui'ent à former les nids de
pigeon ou d'hirondelle i^niij. Masquée, par l'amygdale, elles ne deviennent
apparentes à l'extérieur qu'après ablation du lobe tonsillaire (Fig. 3i5).
On considère à chaque valvule de Tarin deux faces et deux bords. La Aspect et .usposi-
ïvico siipcrifiirr, con\o\c, fait saillie dans le l'' ventricule; elle est tapissée '""* ^''^ ^*'^'"'''^- ;;;
par l'épendyine venlriculaire et concourt à former le versant inférieur du ^
toit du i" M'utricule l'i^. X\'i , ï\2 .
La face infrrirurr ou extra-veutriculaii'e est recouverte d'un feuillet
pie-mérien ([ui la st'pai'e de l'extrémité supérieure de l'amygdale. Le bord
/los/rriri/r se continue avec le bord antéi'ieur de l'aile de la luette dont il
^e dislingue par sa minceur et sa mobilité, et adhère à la substance blanche -
centrale du cervelet. Il forme avec la paroi supérieure du toit du i"" ven- 3
tricule le diverticule angulaire connu sous le nom de sommet, Aa faite du ^
i'' ventriru/e, ei qui correspond à la région du bile de l'olive cérébel-
leuse ; Voy. plus loin).
Lors(|u'on examine la \al\ule de Tarin sur un cervelet auquel on a
aiiju Ik' les plexus choroïdes du i'' ventricule, le bord antérieur de cette
val\ nie aj)paiait lii)r(\ mince et tranchante Fig. 34.')). File se continue en
réalitt' avec la mince couche ('pillndiale qui tapisse les plexus choroïdes
transversaux du ï' ventiicule .■! la toile clioroïdicnne inférieure (Fig. 3oi-).
Flocculus Floc , lobule du nerf vague, lobule du nerf pneumo- iioccuius.
gastrique Fig. 333, 3i2. 3tt, 3i:i, 3i8. tKJ, illi, UT, 43(i, i37 .— Le lloc-
culus I toulle, llocon) est un petit lobe irrégulier, constant, très apparent
et très bien délimité, situé au-dessus du lobe digastrique, en avant et en
d(diors de l'amygdale, en dehors du corps restiforme, du diverticule latéral
du i-'' ventricule et du nerfaudilif, en arrière du nerf vague (|ui le recouvre
en partie et an(|uel il doit son nom de lohulc du iirrf vcujur ou pneumo- situation.
tjustrique.
478
A.XATOMIK DES CENTHKS NEUVEIX.
II l'oncoiut à former la lèvre inférieure du sillon marginal antérieur
du cervelet, et adhère par un j)édicule long et relativement épais à la face
inférieure du pédoncule cérébelleux moyen Fig. 437 .
Le flocculus constitue le plus petit des lobes hémisphériques et afTeclo
une forme en poire ou en massue; épais en dehors, il est mince et effilé
iB^,
Floc
KIoiciiliis acces-
soire.
£Xû-a
Xr^li
;pop
„,, r '■ ! Amq SpbA '.
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>prp
Uv
•s pop
Vie. 348. — Face antérieure et liile du cervelet après ablation du tronc encéphalique. —
D'après la photographie d'une pièce durcie dans le formol. Même pièce que celle do*
Fig. 338, .340, 342.
A)iu/. amygdale ou tonsillc cérébelleuse. — Floc, flocculus ou lobule du nerf vaeue. —
pFloc. pédoncule du flocculus. — hCc, hile du cervelet. — Le, lobe central. — Lc\ ailes
du lobe central. — Lt/f/. lobe di.ifastri(|ue. — Lf/r, lol)c irrclc. — Lifj. linirula. — Lija, lobe
quadrilatère antérieur. — Lf/p. lobe quadrilatère postérieur. — Lsli, lobe semi-lunaire infé-
rieur. — Lsls. lobe seuii-lunairc supérieur. — So, nodule. — Pct>, pédoncule cérébelleux
supérieur. — l'ci, pédoncule cérébelleux inférieur. — Pctn. pédoncule cérébelleux moyeu.
— rl\\, (liverticule latéral du i" ventricule. — se/', fjrand sillon circonférentiel du cervelet.
— siV, sillon inférieur de Vicq d'.Vzyr. — sma. sillon mar^jinnl antérieur. — spon. sillon
post-nodulaire. — spup, sillon post-pyramidal. — sprj), sillon prépyramidal. — 'ssf, sillon
sous-tlocculaii'e. — ssl. sillon seiui-binaire. — ssW sillon supérieur de Vic(i d'.V/.yr. — L'r.
luelle. — l'r. vrilvule de T.irin. — VW valvule de Vieussens. — )7/. nerf facial. —
17//. nerf audit il.
en dedans, au niveau de sou pi'uloiiculr il* l'Ioc) (|ui s(> coulinue avec la
partie externe de la valvule de Tarin (VT) (Fig. 3'i8).
In sillon constant, dans le fond duqiud ou rcuicontre fréqiKMnmenl
(|U(d({ues lamcdles profoiules, sessiles, adhérentes au pédoncule cérc'dxdleux
moyen, et connues sous le nom de flocculus accessoire, sépare le tloc-
culus du lohe digaslri(|ue.
La partie exleriu-, épaisse et proéminente du tlocculus comprend
(|uatre à cin(| petits lobules transversaux et div(Mgents de deux à trois
l;uuelles clinciin. (les lamelles sunisseni en (bdtors à un mince cl l)as
Miii; l'Uni iH. m; di i; lin \l i:i. \i l.l'll \ L !■: il'.t
pi'dicillr .1(1 II (Ta II I an |icm|( Uicilli- (•(•rf'ln'l Irll \ llin\ cil ; rn i|c(|;i|l^. r| |c> s'ini- I'imIoimuIi- <Iii i\.,
phililfiil --111 iiii l'iiai-^ lai--ir.Mi (le lildc-- \\\A\\v\\r^ ,\i' iirilnniiilr ihi /Imi iiliis ,
1, l'Inr aplali d axant en ariinr. I .a lace |ni^|ci iciiic du iicdoncii le du
IIkcciiIus c^I laiii-^scc ilc (|iitd(|lli'> laiiirUcs sr^silcs; s;i hier a II I (•licini'
(>>| di'|>()iir\ lie dV'coicc (•('•[•(•Ixdli'iisc, (die a |)|);irl icril dniis sa parlir r\|ciiic
,1 la --iirlacr cvlrrifiiif du ciTMdcl «d est iccdii \ nie par un Iriiiliid pic-
iiifri.-ii. La niMilic iiilcnn' est iiilra-\ ciil liciilairr ; (die loiiiic. ainsi <|n('
iu»us le stMiiiiis. la laii' sii|)(''ric'iiro du tiiverliciilL' lulôral du i'' vcniriciilr
lUIll-KXïll.VPIIIE. — Aii.Noi.i). U'inilh. d. .[ii'iloniir ilcs Mnnsrhen. Fri'iliur;,'. IS:il.
Hruuvc.ii. Vom linitr »»'/ Lehen drs (h'hirns. Loip/i;:. IS|',i-lS20. — Ciiaui'V in Tiaili;
nuit. Iitimninr tir /'. Poirier, t. III. Paris. — Fovii-lk. Tntilc r(iinpl(:l de l'unatotnic, de In
phijaioloiiie el île lu puthnhifie du si/sli'm' iierrcux cérélirn-spimil. — IIkm.k. Ihmdhiich der
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p. 56;{. — Mai.vi:\umî. Siiorn esiwsizione délia vera sluttura del cerveletto umano. Torino,
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d'Azyr. Traité d'anatomie. Paris, 178G-17'.I0.
±' PUU TUBE II AN CE ANNULAIRE. BULBE HACIIIDUIN .'
ISTHME l»OSTÉRIEUR
Aprrs aMalioM du cervideL 1<' c(M'vohu rlioniLoïdal se pi'ésonle sons y-n-me. r
l'aspcM l d'imo masse l'usil'ornio. oLIoiigue ou rliumboïdale, épaisse à sa 3
jiarlir iiKiyi'iinc (|ui se prolonge dans le cervelet, effilée en bas où elle se x
(•t)nlinue avec la moelle épinière el en haut on elle fail snile au cecvean
mi)yt>n L'ig. Mi!)». Sa limite supérieure est marquée : en avant, par un Limites,
pi'otond sillon, le sillon /irdonru/o-protttb/'t'antif'/ ou protiibrranticl
sftprr/rifr . ([ui si'pare la piiduliérance des pédoiu'ules céri'diranx ; en
ai-rière. par nu léger sillon transversal, ([ui sépare les tubercules quadri-
jnineaiix posléi-ieurs de l'isthme postérieur. Sa limite inférieure est à
peiiit> iiidii|iit''c par un léger- t'dranglemenl. le ro//rf du hiilhc. ou encore
par une ligne fictive (|ui passe au-dessus de la première paire de racines
cervicales, à la naissance de la moelle épinière. Sa direction est presque Direction,
veilicale (lie/ l'adiille. son e\li(Mnité supérieure n'étant inclinée que de
:2tl" à .'il)" en avanl d'iiiie veiiical(> passant par le Irou occipital. l/a\e tlu
rhomhenci'phale forme ainsi avec l'axe du cerveau intermédiaire un angle
obtus oiiNcit en bas d cii avant, (d dont le sommet correspond au cer-
veau moyen: il n'est pas re(dili^ne. son exln-miti' iiil"(''rieiire ('danl légè-
rement coudée an niveau de l'angle inl('rieiir dn (|natrième \ cntriciile,
el ce coude esl le vestige de Vunijlr nin/idl du Indus.
rieure.
480 A.NATUMIK DKS (^.ENTIîES .NK l\ V K U \ .
Configuration exté- Conformatioii extérieure. — On peut décrire au cerveau rliom-
boïdal, après ablalioii du cervelet, quatre faces, une antérieure, une pos-
térieure et deux latérales.
Face ant. Heure. Face antérieure. • — ( Fig. 349). Cette face repose sur la gouttière
hasilaire de loccipilal dont la séparent l'artère basilaire et un vaste con-
lluent sous-arachnoïdien, le confluent basilaire. du liquide céphalo-rachi-
dien; sa partie inférieure est en rapport avec le rebord du trou occipital
et l'extrémité supérieure de l'apophyse odontoïde de l'axis.
Un sillon transversal, le sillon bulbo-protubérantiel ou sillon protii-
béranliel inférieur, divise cette face en deux régions : l'une super ieii ri
ou pontine, très saillante et caractérisée par la direction transversale de
ses fascicules de fibres; l'autre inférieure ou bulbaire, qui représente une
sorte de cône tronqué et qui est remarquable par ses reliefs longitu-
dinaux.
K.irion i.ontine. l°La régioii supéHeurc ou pontine constitue la protubérance
annulaire, qu'on appelle encore pont de Varole. mésocéphale i^Chaus-
sier), nœud de l'encéphale (Sœmmering), corps de la moelle allongée^ Kilo
Limites. cst limitée en haut par le sillon probubérantiel supérieur ou pédonculo-
protubérantiel ; il la sépare du pied des pédoncules cérébraux et forme sur
Trou Lorgne supé- la liguc médiane le trou borgne supérieur, profond diverticule triangulaire
limité en haut par la lame perforée postérieure et compris entre les deux
pédoncules cérébraux et la protubérance, légèrement échancrée à ce ni-
veau. Au niveau du bord externe du pied du pédoncule cérébral, le sillon
protubérautiel supérieur se jette à angle presque droit dans le sillon latéral
de l'isthme.
La protubérance est convexe dans le sens longitudinal; elle se prolonge
en dehors dans le cervelet en formant les pédoncules cérébelleux moyens
(iV'm, Fig. 333). Sur la ligne médiane elle présente un sillon longiludinal
peu profond, bordé de chaque cot('' par un relief longitudinal, le bourrelet
pyramidal, et plus en dehors par V émergence du trijumeau et le pédoncule
cérébelleux moyen. Une ligne fictive qui unit l'émergence du Irijumeau à
celle du facial sert à limiter la protubérance proprement dile, située en
dedans, des pédoncules cérébelleux moyens, situés en dehors.
Sillon nic.iian. Lc sillou )))é<lian mcsurc 2 à 2,5 centimètres de hauteur; il com-
mence en bas au niveau du sillon bulbo-proiubéranliel (sp) où il concourt
à limiter le trou borgne inférieur de Vic(| d'Azyr (tb), s'élargit en haul et
se termine dans le sillon protubérautiel supérieur, au niveau du trou
borgne supérieur (Ib'). Il loge l'artère basilaire, (M on le désigne encore de
ce fait sous le nom de sillon basilaire. mais sa dépression tient nuiins à la
|)résence de celle artère qu'au relief des bourrelets pyramidaux et à
l'existence du raphé médian. Il existe en elTet . nu'Mue lorsqu(> le Irouc
1. l'onr les .inciciis an.itdiMi-itcs \\ illi~;, Niciissciis ,1c terme ilc iiuu'lle .illoiim-e s".ip|)li(|nait
non seul(Mn('nt au biilhe racliidicn, mais encore à la |)r()lul»t^'rancc cl aux pédoncules cérci)raiix.
Ilaller le j)rcniicr l'employa dans nn sens plus resircini en l'applitpianl exclusivement au luilbc
racliidicn.
Miii; l'IKildi. I I l> I II II H M i; I. \(.| ni \ i.i:
Imsiliiit
^1 .l.\
II- ;iii(>nii;i li'iiii'iil
iHUirifli'l |'\ i.iiiihl;il ('--1 ;il-
ll'aissi'' |>;ii' --iiil"' il«' l.i di'-i'iic-
IrcsmitM' >(M<tii(lii II r i»ii tit'
,r)«};t'in''sii' tlii r;ii-.((Mii l»>rii-
hniiiiil >>(tiiN-j;utMil.
I.i's hniirn'lri\ iii/r)iini(hn(.r
sont |iro(liiiU |i;u' le passM^c
dos liii'^ct'iiii \ (11' l;i \ i>i(' pi'-
.tloiifiilairc sniis les lilircs
lriiii>\«M"sal('s (le la |tniliili('-
iraiUM» qu'ils stuili'Nriil ; ils
|s'tMart:iss('iil de lia-^ m liaiil
Iconiiiit' la Nnic |iiM|(iiiciilairt'
cl la proliilii'iaiicc nicsiirc à
l(Minii\ l'an '.\\\ •{."1er ni iiiiMn's
(lo lianlcnr. Vax drlinrs des
^ hoiirrclcls pyramidaux, on
trouve, à I iininii dii liers
sujii'rieui" avec les deux liers
1 int'érioui's de la proluIxTance,
Y émergence t/rs iwrfs triju-
i /wp</j/.r distant s l'un do l'autro
[ \\o 3 à '<..') eiMiliniètres. I^lle se
l'ait par deux racines, l'une
pehie un innd'icc, située eu
I avant et en deilans, l'aulic
I ^/rossf on sf'/i\i/ii:e, heancoup
pln> \ oluniiueiise el i|n! pié-
[ sente après son arraclieineni
un nK'jdal o\alaire fi'aus-
versal.
'.SI
aul re
lloiirrr
irii>l:iii\.
ma
n;..'}f9. — l'ace aulérieure du cerveau ilioniboïdal
après ablaLion du cervelet. La pie-mère des re-
liions ponline el bulbaire a été enlevée, le sillon
médian anti'rieur écarté. (D'après la pliofogra-
pliie d'une pièce durcie dans le formol. — Même Pédoncule cén
Le jirdinu nie crréhclleux pièce que celle des Fig. .338, 342, 348, 352.
Ik-Uoux moyen.
nwt/en t Peni api>araît coninie
\\n vohunineux faisceau plus
on moins anondi, seelionui'
pai- la cmipe (|ni a lihéi-é le
(•er\elel. Sur nn rliomliencé-
pliale dont le ciM'xcJel n'a pas
('lé enlcM' i'"i<j. •'{•'{•{ . ce né'-
/•'//, faisceau lafcirai du bulbe. — Floc, tlocculus.
— jiFloc, pédoncule du llocculus. — l'o, faisceau
nlilii|uo (le la protubérance. — sma. sillon nu-dian
aiiti rieur du bulbe. — Oi, olive inférieure ou bul-
iiaiic. — /'. pic'd ilu pédoncule cérébral, — l'o, protu-
bérance. — Pij. pyrannde antérieure du bulbe recou-
verte à sa partie supérieure et à sa partie moyenne
par les fdtres arciformes superficielles du bulbe. —
.'•/'//, décussafion pyranûdale. — (h, trou borgne in-
férieur. — l/y, trou borgne supérieur. — V. trijumeau.
— 17/. nerf facial. — 17//. nerf amlilif.
doncule représente un volu-
minenx lai-ceaii Irian^nilaire qui se jjorl,. en dehors el en arrière el pénètre
en s'ellilaut dans le sillon margiiidl nutr rieur du cervelet. Les lames et
lamelles des laces supérieure et iulérieure du cervelet simplanleni à an-
gles plus ou moins droits sur ses bords snj)érieur et inlV'iieur ; sur son
Tll.ME II. Ul
482 ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
l)Oi'(l inférieur, au voisinage du bulbe, on remarque le petit lobule céré-
belleux bien délimité du //o ce /dus- ou lohide du nerf vague i^Flocj.
Aspect do la région Toutc la faco antérieure de la région pontine est striée transversalemeni
''"'°"°'^' par de gros fascicules de fibres qui se dirigent du sillon médian de la
protubérance vers le cervelet, où ils convergent dans le sillon marginal
antérieur. On appelle, depuis Rolando, faisceaux supérieurs, ceux qui pas-
.striation transver- scut au-dcssus de l'émcrgence du trijumeau; faisceaux inférieurs, ceux
qui sont voisins du sillon bulbo-protubérantiel, et faisceaux moyens, ceux
qui passent au-dessous du trijumeau. Ces derniers se dirigent d'abord hori-
zontalement en dehors, puis s'infléchissent eu bas, descendent oblique-
ment vers le ncM'f facial et le flocculus.et croisent les faisceaux inférieurs
Kaiscoau oMiiuo. qu'ils rccouvrcut I Fig. ;ri-9). Us constituent le faisceau oblique de la pro-
tubérance [Vo], le ruban arqué de Foville. Leur existence n'est pas con-
stante, et leurs dimensions présentent de grandes variétés individuelles.
Les faisceaux supérieurs et inférieurs débordent en haut et en bas
les sillons qui limitent la protubérance, masquant ainsi en partie les
pédoncules cérébraux et la partie supérieure du bulbe. Ils s'incurvent en
même temps sur la ligne médiane au niveau des trous borgnes supérieur
et inféi'ieur, et se moulent en haut autour de chacun des pédoncules
cérébraux, en bas autour de chacune des pyramides, les environnant
d'une espèce de collier : le collier des pédoncules cérébraux et le collier
des pyramides, de Cruveilhier.
Collier (les p.via- Ccttc dispositlon dcs fibres protubérantielles supérieures et inférieures
est très manifeste sur la coupe sagittale médiane du cerveau rhomboïdal.
elle a conduit quelques auteurs à décrire à la protubérance une face supé-
rieure et une face inférieure libres. Il s'agit en réalité moins d'une faco
que d'un rebord saillant, plus ou moins mai'cpié suivant les cerveaux.
Les dpiiv étages Loi'squ'on scctioune la prolubérance perpendiculairement à l'axe lon-
r.-L'ioM imiitiiie. gituduKil (lu l'hoiubencepha 1(M l' ig -nii et db-)!, on la voit constituée par
deux parties : l'une postérieure ou supéi'ieure, \ étage postérieur, la ca-
lotte ou tegmentum, qui relie la calotte pédonculaire au bulbe rachiditMi;
l'autre antérieure ou inférieure, Vétage antérieur de la protubérance, con-
stitué par des fibres transversales qui relient un liémisphère cérébelleux
à l'autre et représentent une sorte de pont. Xi" pont de Varole, sous lequel
Le volume de ses passcut Ics fibrcs longitudinales de la calotte. Par ses libres transversales,
esriLmHMiommi'!^^^^^^ '^^ j)rol u bérauce n'est (|u'une anne\(>, qu'un corollaire des hémis|)hères
déveiopixiiiciit du cérébcl I Cil X 1 SON \(iliiiiH' est Cil rapixu'l (lir(>cl avec h» \oluine d(»s Ihmiu-
«•erveli'f. ...
sphères cérébelleux : lors(jue ceux-ci subissent un ari'èt d(> déx el()|)p(>-
Vari.i.s pathoio- mcnt , Ics librcs ti'ansversales n'exisleni pas ou sont très rédiiiles; elles
'"'"'"" diminuent considérablement de volume dans les lésions palhologiques >
qui intéressent l'écorce cérébelleuse (voy. cas Vasseur, (Ihap. IV), on
détruisent la substance blanche centrale sous-jac(Mile voy. cas Drevel,
Chap. IV). Files diminuent en outre lorscju'on s'abaisse dans l'échelle des
Vari.-tos pi.viogé- vcrtébrés. Très réduites chez les vertébrés non maiiiniilV'res don! les lobes
"'"^''' latéraux cérébelleux son! rudimenlairc^s. elles alleii;neiil cIkv 1(>s itri-
mides
M<ii; l'iiiii.iM. 1 1 h I II lin M i;i. \i:i:i>ii \ II:. \h:\
'itHili--^. l'I l'ii |i;ii In iilii'i' I lii'/ I liMiiiiiii'. Inii iii.i \ iiiiii m ilr ili'\ r|ii|i|)c ■
inciil. <llic/ II'-- iiiiimiiiilrrcN .iiilrrs (|iii' lo |irim:ilc-, rhc/ |('->(|in'U les
|lM^niis|)lirr('s (•(''r(.M»i'||i>ii\ ->>u\\ jd'ii di'x r|(>|)|i('-N . les lilnr-, liMiisvrrsalc.s
Isont (le nuMiic In''-- ri''iliiili'-> ; cllr- iic ici i.ii\ iciil |i;i-< m li.iiil 1rs pr-don-
inilrs (•«•n'ItiMiix, ih' iIc|i;i----i'iiI uihTi' cm I».i> I r'mriL;<'ii(c ilii Iri |ii iih'Mii cl
Isont ihIosS('m's II MM i'|»,ii-- r.iixt'.iii lr;iiis\ n-iil . |r tnrps Irnprzoiilc, ln"'S \<.:i\>\«>t\h «v.t i<
■mai'<|iii' (•lie/ les soIi|h'(|('s. les rimimimls ri les lonj^ciirs. (iC l;its(;('aii se,
(lisliiimir lies lild'cs Iraiisvcrsalfs de la inoliiInTaiicc par-ce (ju'il ne rc-
Icoiivrc pa-' li"> |>\ l'ainidi's. mais loii^c leur l'ace |)n-.|('rieiii'e. Il iT|)r(''^i'nle,
iliu* voie aiidili\i- seeondairt.: el existe é^aleiiieiil (die/. riiDiiime, mais
'elle/ ce (leniief il (»ccii|ie une silualioii pioroiide, inas(ni('' (jii'il est pal' les
libres Iransvei'sales iiilV-iieiires de la pioliihiTaiice (|iii le recouvront.
I Dans le sillon prohiluM'aiilii'l siipi-iienr el dans le sillon lal(M'al de
Tislhnie. on linii\c con>lannnenl un |telit iascicule de libres <[ui longe le
ilioni supiM-icur de la proluli(M'ance et du |)(''doiiciiIe cérél)(dleux; moyen, el
fs'enroMce dans la iua--M' Manche du cervelel eiil re l(^s |)édonculescérél)el-
!|eux suptuieur el moyen. Malacarne le cousidi'rait ù tort comme un lu^rl'
accessoire (le la lroisi(''me |)aire Accessorii dei molori commuiii i ; llenle
ficdécrivil sous le nom de l;vnia /xuilis, e[ Arnold sous celui de fila pontis Ta-nia pontis.
'/nlern/is Tpo. l''iii. TM) et .'{'il ,. Il présente dans son volume et son trajet
'de In's grandes vari('d(''s individuelles; en gén(^'ral, il apparaît dans le trou •'-^on aspect.
horgne supérieur immédiatement en dehors des fibres radiculaires de la
'troisième paire; plus rarement on le voit surgir vers la pailie moyenne
"ilu sillon prolubérantiel supérieui-, eulr(> la protubérance et le pied du
pt'doncule cérébral.
Le [dus xiuvenl il e>l uui((ue le long du bord supéri(Mir de la protu- n s(>nihio repré-
bérance. daulres lois il se birur(iu(> ou s(Mril'ui'que le long du pédoncule ScL?" Ihcrrant^
•(M-él)elleux mov(>n. un des l'ascicules suit le sillon laléi'al de l'isthme, '^«s fibres transvcr-
' sales (lu pont.
l'autre croise le laibau de Keil latéral el pénfdre avec le pédoncule céré-
b(dleux supérieur dans le cervelel Fig. 3.')1 : d'autres fois encore, un
Iascicule croise l'extrémité supérieure du pédoncule cérébelleux supérieur
'lont il longe le bord interne. IMus rarement enlin, il reçoit un petit fas-
L'icule descendant qui longe le bord externe du pied du pédoncule céré-
*l»ral. Par ses fascicules principaux et constants, le tieni^a ponlis suit assez
i'xactement le bord supérieur de la protubérance et il semble n'être,
lans la niajorib' des ('a>. ([iruii faisceau (b'Iaclié, aberrani des fibres trans-
versales du |M>iil .
2" La partie inférieure ou bulbaire de la face antérieure du cer- K.-gion i.uii.air.-.
seau rhomlxyidal préseule : sur la ligne médiane, le sillon médian anté-
-ieurdit bitlhc el. de clia(iiie cnlé. la pi/ramide antrripKi'c et Volivc bulbaire
)U infriiriar.
Le sHtfin mrdinii anirrirur du bulbe mesure 20 à 2\ millinit-tres de s.iioi. mé.iia.. an-
!iaut(>ur: superliciel en bas. où il se coulinue avec le sillon nu'diau anb-rieur *''■■''■""■•
lela mo(dle épinière et où il est comblé en grande i)arlie par la (b'cussalion
-les pyiamid(\s. il atteint entre les deux pyiamides 'i à b millimètres de
484 ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
profond OUI' et se termine au voisinaiie delà protubérance dans un diver-
ticule triangulaire, médian et profond, le trou borgne do Vicq d'Azyr. A sa
partie moyenne, ce sillon est le plus souvent interrompu par les fibres
arciformes exlernes [stnilum zonalf d'Arnold) qui recouvrent les pyra-
mides, puis s'enfoncent dans le sillon médian antérieur et s'y entre-croi-
sent avec des libres de même nom du côté opposé (Fig. 3i9\
Pyramides anté- Lcs pyramldes antérieures du bulbe (Py) (corps pyramidaux) bordent
ncures. ^^ chaquc cùté le sillon médian antérieur. Ce sont deux faisceaux
arrondis et allongés (jui forment à la face antérieure du bulbe un relict
longitudinal très marqué. Etranglées à leur partie supérieure où elles se
dégagent au-dessous des fibres transversales de la protubérance, et où
elles sont souvent recouvertes par des fibres arciformes, elles mesurent à
leur partie moyenne (> à 8 millimètres de largeur, puis s'effilent en bas.
De la partie inféro-interne de chaque pyramide se détachent '^ à 5 fas-
cicules qui se portent en bas et'en dedans, et s'entre-croisent sous forme
de natte avec ceux du côté opposé.
Leur (lécussation h' eiit rc-croisemmt ou la (/('CKs.sation de.s pyramides occupe dans le
incomplète. sillou médian antérieur du bulbe une hauteur de G à 7 millimètres et serl
à délimiter le bulbe de la moelle épinière (Fig. •'^3.3, 3i-9).
La majorité des fibres de la jtyramide d'un côté se rend après décus-
salion dans le cordon latéral du côté opposé de la moelle et constitue k'
faisceau pyramidal croisé. Un petit fascicule qui occupe la partie externe,
de la pyramide — et qu'un sillon longitudinal isole sur quelques cerveaux
plus ou moins complètement des autres fascicules — ne s'entrc-croise pas.
Il se porte très obliquement en bas et en dedans, et se rend dans le cordor
antérieur du même côté de la moelle dont il longe le sillon nuHlian anté-
rieur. On Viï\t\)e\\ç' faiscer/H pyramidal direct, faisceau pyramidal dr Tiirch
Enfin la pyramide envoie encore quelques fibres directes, dans le cordor
latéral du même côté de la moelle. Ce sont les fbres pyramidales homo-
latérales (MuratolT, Dejerine et Thomas).
Leurs vari.Hds in- La décussaliou dcs pyrauiidcs présente du reste de grandes variété;
.iivi.iuoUes. individuelles. Tantôt l'entre-croisement est total, le faisceau pyraniida
direct fait défaut et toutes les fibres pyramidales se rendent daus le cor
don latéral croisé de la moelle. Tantôt le faisceau pyramidal direct l'em
porte en volume sur le faisceau croisé, exceptionnellenuMil culiu la déçus
sation fait tolalenieiit défaut, toutes les fibres se rendant dans le cordoi
antérieur honiolatéral de la m(i(dlc (Voy. IV'' paitie. Molllk Ki'iNn>Ri:\
Lors([U(' le faisceau pyramidal est lest' dans son trajet de l'écorci
cérébrale à la partie inférieure de la protubérance, la |)yramide antérieur-
du bulbe dégénère et s'aplatit, et à la place du relief longitudinal oi
trouve une traînée grisâtre.
Leurs van.:i. N pn- Les dcux pyramidcs peuvent complètement faire défaut daus les ca
tlinloiriMUCs. ,.11,, ,,11 II ,!!• -Il- 1 1
dagénésiede 1 écorcc cérébrale, par hydroceplialie, porencepliahe,etc.,,etc.i
le sillon nu-dian ant('rieur est à |)eine accusé et à la place des pyramide;-
on trouve un nu-nlat sihu'' entre les deux olives, (^'<>y. Cas Longery
\|M i; |> iiiil lu, 1 1; m l; llM M i;i, N (.1. l'il \ I.
is:;
l-'i^. l'.i'.l. l'Mi ri Cas Hichard. Ii.u. :iHi. '2'-V\. h'-niln-- Ini^ ciKniv, ,i l.i -iiilr
idf v;i>'l"'> It'^'inii-^ cdilicilc-' iiii n'iilr;il('>> iiil i;i-iil(''iiiii'- <>ii -ii i\ cii.i ii I |hii
lire
m
iii'lll ()|i^rr\r|- mil' ,iL;(''lH'>ir <i Mil |)|i'l i
(lo lcMi|t^ ;i|iir-> 1,1 ii;ii^-~;
[triiiK' |»Mamiil(' cas Ri
[vaiid/l'i.u. l-iii. I •''•!.
|). I."»S . h;iii>> (•'> Cl-'. I.i
I pvriiniiili' tinil nt liili'ialc
HtMll |Mt'll(lri' un ili'\ ('li>|i-
|i(Mll('lll l'Iinlllir. clli- ('><l
li\ |icili'<>|i|iii'fcl Ic^ liliics
|)\ riimiihilt's liniiKilalt'-
lalrs (le la moelle soiil
^Ir^siinmiiieii-e- cas Ri
vaud. I" iu. I"» 1 . i ••". I<»-.
' p. |:ill el llil . Il -eillMe
vérilaltlemeiil tiue dans
ces cas, la |t\ rainide saine
suppN'e la |t\ raniide ar-
rêtée dan> son dévelop-
j pcnieiil.
Lolive inférieure on
bulbaire (»i. Fi-. :{i!i
décrite par iaislaidii et
Viensseii'^ e>l nn (-(trps
ovoïde, lilaut liàtre. sitné
on dehois de la pyramide
antérieure v\ >nr un plan
nn peu pins iio>térienr.
Klle nu'snre 12 milli-
niidro de loni^nenr snr
't\ à "i millinudres de lar-
geur et se diiiiic ol)li([ue-
monl en has oi en dedans.
Son extrt'mité >npérieure
n'atteint pas la piotubé-
ranco dont elle est sépa-
rée par une dépression
protontlo. la fossette de
I éminence oliraire de
Viiij il Azi/r on /nss;rltr
sus-oHidirr. Son e\liémilé inférieure est plus petite el elle est souvent bri-
dée par un laiscean de libres areilornies (jui la recouvre pour passer (msuite
an-de\;iiit de la pvraniide. td s"entre-croi--er dans le >illon nu'dian anté-
rieur du Inilbe. (les libres, que l'on a a[)[)(dées/W/.stY'^/;/ arci forme dr l'olive,
fibres arciforines prê-olivaires, recouvrent ([uelquelois toute la surface de
l'"ii.. 3.')0. - I.a lace laliTale du rlioinlHMicr[ilialo après
altlation du cervelet. — D'après la photographie
(l'une pièce durcie dans la bichromate.
/Ml. bandelflte optiiiue. — lirQu, bras du tubercule
i|uadrljumcau antérieur. — lirQp, bras du tubercule qua-
(Irijuuieau postérieur. — Cf/e, corps genouillé externe. —
'■'//. corps jîenouillé interne. — C/tlI. chiasma des nerfs
opticpies. — Crsl, corps rcstiforuie. — Fia, faisceau la-
téral du bulbe. — faa. fibres arquées antérieures. — Fo/j.
faisceau oblif|ue de la protubérance. — Gp, glande pi-
néale. — .Vil, nerf optique. — Oi, olive bulbaire ou infé-
rieure. — /'. pédoncule cérébral. — Pou, pédoncule
cérébelleux moyeu. — Pcs, pédoncule cérébelleux supé-
rieur. — l'o. protubérance. — l'iil. pulvinar. — Py, pj'-
raniide du bulbe. — Qa, tubercule ((uadrijumeau anté-
rieur. — Qp. tubercule quadrijuineau postérieur. — RI.
faisceau triangulaire de l'istlune ou ruban de Heil laté-
ral. — Rm. ruban de Ileil médian. — si, sillon latéral du
mcsencépliale. — Th. couche opticiue. — Tpo, tiBuia
pontis. — Tpt, tractus pedoncularis transversus.
olive Iiulbaire.
Fossette
va ire.
486
ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
Volnnio.
Sillon olivairc in-
lorno.
c
Sillon
externe.
Faisceau
■ lu bulbe.
olivair
latrral
lolive, lui impriment un aspect bosselé ou la divisent en deux partie^
inéjiales. La saillie de l'olive est d'autant plus accentuée, que ces libres
sont moins nombreuses (Fig. .'U9); elle est moins marquée chez l'adulte
que chez le fœtus et chez lenfant nouveau-né.
Lorsqu'on sectionne le bulbe à son tiers supérieur (Fig-. 36G, 367 , on
constate que l'olive est formée par une lame de substance grise plusieurs
fois repliée sur elle-même, et recouverte par une capsule de fibres plus
ou moins épaisse. La saillie olivaire ne constitue qu'une petite partie de ce
corps qui s'enfonce dans l'épaisseur du bulbe en arrière des pyramides.
L'olive est séparée de la pyramide antérieure par un sillon longitudinal
dans lequel émergent les filets radiculaires du nerf hypoglosse; c'est le
sillon de l hypoglosse ou sillon olivaire interne; son extrémité inférieure est
en général masquée par les fibres arciformes du bulbe; quelquefois, on le
voit se prolonger en bas et en dedans et limiter en dehors la pyramide
antérieure qu'il sépare du cordon antérieur de la moelle. Plus rarement, il
se porte en arrière et en bas, vers le sillon collatéral antérieur de la
moelle.
Le sillon olivaire externe ou rétro-olivaire limite l'olive en dehors et
loge une artériole. Il aboutit en bas à la ligne d'émergence des racines
antérieures et il est fr(''quemment inlerronn)u par les fibres arciformes du,
bulbe.
En dehors de l'olive, entre elle et le corps restiforme, on trouve un
étroit faisceau longitudinal qui appartient déjà à la face latérale du bulbe,
c'est \e[ faisceau intermédiaire ou faisceau latéral du bulbe (Fit). Il est
limité en arrière par un sillon d'où émergent les racines des nerfs glosso-
pharyngien et pneumogastrique {sillon des nerfs mixtes) et représente, en
partie, la continuation supérieure du faisceau de Gowers. En bas, il se
fusionne avec le cordon latéral de la moelle épinière; on haut, il alleinl
le sillon bulbo-protubérantiel, s'(Mifonce sous les fibres transversales du
pont et occupe la parlie anléro-exlerue de la calolle prt)lubérautielle.
Le sillon bulbo-protubérantiel ou protabéranliel inférieur marque la
limite entre la base du bulbe et le pont de Varole et s'éleud en dehors jus-
(ju'aux corps restiformes du bulbe où il reçoit le sillon des nerfs mixtes.
On voit sur sa ligne médiane la fossette médiane de la base du bulbe.
Trou borf>n<- inf.- frou boronc de Vicff dWzur, forainen cœcuni ou trou bornne iiiférieur (tb,
Fig. 3iy). dans hnjuelle pénètre une voluiuiueiise artériole; elle est
comblée en partie j)ar les lil»res arcilormi^s (|ui (»nlourent l'exlréiuité
étranglée des pyramides cl rorineiil le ponliculc d'Arnold.
De clia(|ue cùlé de la ligne iiuMliaue, le sillon bulbo-prolubéranliel
sépare la jjiolultérauce de la j)yrami(le antérieure, puis de l'olive. II s'élar-
git au-dessus des olives el en a\aut du corps restiforme en formant deux
diverliciiles, la fossette sus-olivaire en avant, dans la(|uelle émerge la
VF j)aire, et la fossette latérale du bulbe en arrière, diverticule profond!
communi((uanl avec le précc'deul el dans lequel on voil l'origine appa-
reille du nerf facial cl (le la branclie vcsiibulaire du nerf andilir.
lubdi-aniiel.
)ull)o-|iro-
Muii l' iim (K.ii; i)i i; iium i!i;\(;i.i'ii \ i.K.
4K7
I Face pOSt('MMeurO. La lare linsh-ricillC du llinliiltriici'pli.ilr im/;- !.•„,.„ ,,„»t,.ri.;un-
Uriilf (If'iix ir-n.ii- liii-n (ll>llliclfs : \ isllniir poslntritr en li;uil, l;i /(ter »
iin^frririiir ilil hiilhr cil lia^. (!i"> ri'-iolis >(.nl icliiT-, l'une ;i I .luln- |i;ir !.•
iM'IcI ; a|irt'v ^oii .il.l.ilion, «ui .ipcn'uil mlir r||c-> une (''Ir'dilc tenir
iiaux\rr>.;ili' par l;u|uell i |Mnrlii' thins hi «'umIl' du i' vciilriciilf.
Isthme postérieur ( Fij;. •'{:$", .'l"ll ). — l/isllnnc poslrriciirrcpivscnlc Nti.inc postérHur.
une rlroilf ivi^iou n'clau^ulairc I'oi-iikm» pur lu valvule de \'ieuss(!ns ( VV,
el le«^ pédou(ule> cerélteileux supérieurs (Pcs ) ; (diccsl silure cil ari'if'rc
(lu cerx eau nii>\ eu . ;in-des>.ns de la pr<t-
tulM'iaucc ddul la sépare la cuNilt' du
iiualrièiue \ euiriculc, eu a\aul du cer-
volt'l doni 1.1 lace auh'i'icurc se uu'uic
sur la rt'uiou. uiais en csl scparcc par
un «loultic feuillet pie-iU('ii(Mi.
I,e> -.illiius ialéraux de l'isllinu' (|ui
lofîcnl lo l;niKi /ntiili^^ Tpui liiuitcul
cotte réi;i(tu de eluuiue cùlé el lu sépu-
renl (lespi'Mloiieulescéréixdleuxnioyons
(Pcin). Sa limite supérieure» os! cousli- ^ ^^^ 'X Limites.
tué'e eu di'daus par le sillon ({'('inei-
genee du nerf pathéliquc \\\) qui la
séj>art> des Inhercules quadrijumeaux
postérieurs (Qp, on dehors pur lo fuis-
ceau triun<inluiro de l'isthme on rnhun
de Heil luIiM-ul RI), situé ù cheval sur le
cerveau nniyen el l'isthme postérieur.
Lu limite inféiienre de l'isthme
postérieur est nuis([uée pur les lamelles
cérébelleuses du pelil lohule di' la liu-
liula Liii . (jui se moulent sur la valvule suptrieur.— i-cw, peaoïuuie cerfi.L-ueux Constitution.
de Vieussens et sur lu purtie inférieure
d(>s pédoncules cérébelleux supérieurs
auxquels elles adhèrent intimemeni: ou peut considérer comme limite
inférieure le fond du sillon prrrrnlml du cervelet (|ui sépare la lingula
• lu lobule central.
Le> pédoncules cérébelleux supérieurs (I*cs) occupent les parties exter- Pédoncules céré-
nes de celte ré-ion et forment deux gros et courts cordons aplatis qui con- '"""•^"^ snporicurs.
vergent en haut el sont rcdit's entre eux par la valvule de Vieussens.
Leui' >urface est convexe, recouverte pai- la pie-more et par un certain
nomhriMle libres arclfoi'mes 1res variables dans leur volume et leur dispo-
sition, l'allés émergent du sillon latéral de l'isllimc, croisiMil le pédoncule
cérébelleux supérieur en décrivant des courbes à concavité inférieure, puis
longent son bortl interne et j)énètreul avec la valvule de Vieussens dans le
cervelet. Tantôt (dies s'élaliMil <ur toute la surface du pi'-doncule cérébelleux,
■II.. :t.")l. — L*i.slhnie postérieur et le
0 erveau moyen (face postéro-Iaté-
ralci. I. 'émergence du nerf pallié-
tifiiie et le ta'uia pontis. D'après
Helzius.) GrandLur nature.
CrQ/j,bras du tubercule (|uadrijiiineaii
postérieur. — cop, comniissure posté-
rii-ure. — /«/, faisceaux arciformes su-
périeurs de l'isthme. — Gp, j-dande
]iiuéale. — A'o. nodule avec les valvules
lie Tarin. — l'es, pédoncule cérébelleux
supérieur. — Pcm, pédoncule cérébelleux
moyeu. — Tpo, livnivi pontis. — 71', nerf
palluMiiiue.
488 AXATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
tanlùl clle^ se laniasscnl en un trî's iorl faisceau qui (uitourc sou extrémité
Fibres arcifornics sui)érieurc ct la séoaro uettemont du ruban do Reil laivniï, /ibrrs arciformes
suporifiures de risth- , . i i- • 7 p • i t~> • r<- <.\ \ r\-
me. supérieures de I mllime (fai) de Retzius (rig;. 337 et 351;. U autres foi?
encore, ces faisceaux sont peu accusés ou masqués par quelques fibre^
arciformes que le ruban de Reil latéral envoie à la surface du pédoncule
cérébelleux supérieur (Pcs) ; dans ces cas, l'isthme postérieur paraît com-
plètement fusionné avec la région du ruban de Reil latéral. Ces fibres
arquées de l'isthme appartiennent en partie -aw^s. fibres semi-circulaires in-
ternes péripé<Ioncul<iires I voy. chap. IV i; elles contiennent des fibres du
polit faisceau latéral du bulbe et du faisceau de Gowers, et représentent,
comme les dégénérescences le montrent, une voie elTérente, cérébellopète.
Valvule (le Viens- La valvule de Vieussens ( VV) (vélum medullare. vélum intorjeclum de
Halle, llirnklappo, X'orderos Marksegel des Allemands) est une lame quadri-
latère, très mince, demi-transparente, qui remplit l'intervalle entre les deux
pédoncules cérébelleux supérieurs et se prolonge avec eux dans la masse
blanche centrale du cervelet. Sa surface est convexe et tapissée par les
Rapports avec la o à 6 lamcllos cérébcUeuses transversales de la lingula qui lui impriment
un aspect crénelé. Tantùl, la lingula très développée recouvre complète-
ment la valvule d(» Vieussens, et pour apercevoir cette dernière il faut
récliner en arrière lexlrémilé libre de ce lobule; tantôt et le plus souvent. ,
l'extrémité supérieure de la valvule est visible sous l'aspect d'une mince
et étroite lame grisâtre. La valvule de Vieussens est limitée en haut par
une bandelette blanche transversale qui correspond à l'entre-croisemenl
des nerfs pathétiques; elle se continue en haut avec un petit faisceau blanc
Freins de la val longitudinal ot Saillant, \q frein de la valvule, qui s'étend jusqu'au sillon
longitudinal médian interquadrigéminal (Fig. 337 et Soi).
sens
lin'Tula
vule.
lîuii.c. Bulbe. — Lorsque, sur un cerveau durci dans le lormol, l'alcool,
ou les bichromates alcalins, on enlève avec des précautions minutieuses
le cervelet sans arracher ni la pie-mère ni la toile choroïdiennc inféricMire
qui recouvrent le bulbe, on remarque que la face postérieure du bulbe
Forme et aspect, préseuto doux parties bien distinctes, une i^ariie in fe'ri eu re. cj/limlrique
Sa partie inié- qui sc coutinuc saus ligne de démarcation avec la moelle épinière, et
cure C3 m rique. ^^^^ partie sup/'rïcure, évasée, formée de chaque côlé par deux cordons
divergents, les corps res/ifonnes (Crst), et sur la ligne médiane pai' une
mince membrane domi-li"ansparonte, la tnenihrane obturatrice du (juatrième
8a parti(î siipc- ^''>if l'K^^ile (.MoV'), (lo loriue triangulaire, à base supéi'ioure, et dont les
évasée et anglcs hitéraux se prolongent endeux poches ou diverticu'es nuMubraneux.
les direrticules latéraux du quatrième ventricule. CciU^ menibrane foi'ine le
/^;// du quatrième ventricule; elle est généralement perforée d'un orifice,
le trou de Maf/endie{TM), qui fait communiquer le quatrième ventricule
avec l'espace sous-arachnoïdien ; elle se déchire avec la plus grande facilité
lorsqu'on manipule le rhonibencé|)hale ol qu'on enlève le cervelet. Le
|)lanclierdii (|ualrième ventricule devient alors visible à la face postérieure
(In bulbe, ci la ma jorili' des auteuis considèrent pour celle raison, à la face
neiire
momliraneuso
Mdiii'iioi.iM. m; m iiiinMi:i.\( 1 l'ii \ i,i:.
'.S'.(
. ,M)-|.Tl.'Mn' tlll I'IiIIm- IM.irhIirll. Illir |UI lir 1 1 1 1.' il r 1 1 i v /r/ ///rV' •■! IIIM- |Mrll.
[
* sll|MTit>lin' inirr) If .
I rniin- (Lui- lniilr
II, IVilIlIr. W I.iiIIm' .
\ |»arlit'<> liiitln<|uiT(iiiiiiir
la mi»fll<' cpiMifrc, |i;ii
ra|»|)n>itinll ili'-< lonlnii-
poslrri('iir>. il I ''-^t "l'"'-^
«a |>;irlii' >-ii|ti'ii<Miic. pai-
la mi'iiiln ;iin' i'|'f!i(l\ -
niaift' i>l»lMiMliit('ilii i|ii;i-
] Iricmc Ncnhiculc "|ni
\ coinl>l»' rr><|);uM' 011 \ iii-
I torcfpl'' piir l»'-" corps rcs-
I tifonnc^.
On r(Mii:ir(|iii> sui' l;i
face posIéritMirc <lu lnil-
bc : le s'iUitn nirdian pos-
lêricHr. les p!/rnmi<les
postri'iriirrs, los corps rf\-
lifornirs cl I;i lucmin-inc
obtiirairict' du (|iialricm('
Ycnlri<iili'.
Ij" sillon médian pos-
térieur (^sillon loniiitiuli-
j nalposIériour^ipparlMMil
à la partie cyliiuliitiuc <ln
bulbo; il (oninicncc au
I sommol du V («piMuly-
' niairo. srpan' les pyra-
uiitlt'S posIt'iitMiri's cl se
I conliniio avor lo sillon dr
I miMno nom do la nuxdic
! épinirro. don! il se dis-
liniiue [)arsa profondeur.
1.0 sillon médian poslô-
litMirdu bulbo ropivsonte
(Ml olVol uno vôiitablo lis-
snro modiano Fig. it7)
qui sôparo comjilMiMnonl
los pviaïuidos posli'i'iou-
rt>s ol altoinl j)ros([uo la
li.i iilrii I : il I r-l dau> ^a
fsa
Str.
n;. .■{.■»2. — Le plaiiclu'i- du i' veiilricule et la face
postérieure du bulbe après ablation du cervelet et de
la membrane obturatrice du 4" ventricule.
Alt. l'aire acoustique, noyau de terminaison de lal)ranclie
vestil)ulaire du nerf acoustique. — .Ir/, aile f,n-isc, fossette
inférieure, un noyau de terminaison des nerfs mixtes. —
eu. cordon de Burdach. — CG. cordon de Goll. — Crsl,
corps restifornie. — et, eminentia teres. — Fit, faisceau
latéral du bulbe. — ///). fossette médiane. — fsu, fsl, fos-
sette supérieure ou antérieure. — //. faisceau.x arrondis,
funicuii teretes. — I.c, locus ca^ruleus. — /'.pied du pédon-
cule cérébral. — l'on, pédoncule cérébelleux moyeu. —
'*'//'■ l>yraiui(le postérieure. — Str. ac, stries acoustiques,
particulièrement développées, masquant en grande partie
l'aire acoustique et les funicuii teretes. — 1'. nerf triju-
meau. — rr. valvule de Vieussens.
suhsianoo griso conlralo
du I)uIIh>. Au voisinag^o du oollol du liulho. co siIIdu dovioul de plus (^n
plus suporlioiol i Fig-. 448 à 4.j3) cl se réduit à la nioollo à une légère
dépression. La séparalion des cordons posléiiours Ai^ la ruoidio est t'Iahlie,
Coiiliguratioii.
Sillon niodiaii i)os-
tcrieur.
riciiros
le (loi!
(■orjis rcsiifoniio.
490 ANATO.MIE DES CE.NTlîES XERVEUX.
comme nous lo vci-ions plus loin, moins par le sillon (pic par nu l'pais
sep tu m n(''V)'ouli(|U('.
i',1™'"'''*^" i*"'^"''- Les pyramides postérieures i Pyp, Fig. 3"32) représentent doux pclitcs
saillies allongées qui bordent de chaque côté la membrane obturatrice du
quatrième ventricule. Elles commencent en haut par une extrémité effiléo,
adossée an corps restiforme, et qui n'atteint pas les limites supérieurcï^
du liulbc; elles se portent ensuite obliquement en bas et en dedans, eu
intei'ccptant entre elles un angle de 75° environ; puis, elles se renflent en
forme de massue au niveau du sommet du V épendymaire, s'amincissent de
Novau du (or.ion nouvcau, dcvicnncnt verticales et se continuent sur un grêle et étroit cor-
don médullaire, le cordon de Goll (CG) (cordon grêle, funiculus gracilis .
La partie renflée, désignée sous les noms de clava, d'cminences mamelon-
nées du bulbe (Cru\eilhier), renferme un amas ganglionnaire, le noi/au du
cordon de Goll.
Les corps restiformes (Crst) (corpora restiformia, processus resti-
formes, cordons cunéiformes, pyramides latérales, crura cerebelli ad
medullam oblongatam, pedunculi cerebelli, Strangformige ou Strickfor-
migc KOrper) sont deux volumineux faisceaux cylindriques ou pyrami-
daux, qui occupent les parties })Ostérieure et latérale du bulbe entre la
pyramide postérieure et le faisceau latéral du bulbe et qui se continuent
sans ligne de démarcation avec le cordon de Burdach (CB) de la moelle
é})inière. Verticaux et étroits en bas, les corps restiformes s'élargissent
Direction. et se renllent au milieu de leur trajet et contiennent à ce niveau des amas
ganglionnaires : noi/aux des corps restiformes, not/au dr Burdach, noyau de
Monakoio (Voy. Fig. 4i2 à 4i7). Ils se portent en divergeant en haut, eu
avant et en dehors, et s'enfoncent sous les diverticules latéraux du (jua-
trième ventricule.
Lorsqu'on (>xamine les corps restiformes sur un bulbe, sur lequel
la toile chroïdicnne inférieure et les diverticules latéraux du quatrième
ventricule ont été arrachés (Fig. 352), on constate : que les corps resti-
formes forment la paroi antéro-inlerne de ces diverticules, qu'ils sont
,, ,.„„ . croisés i)ar les stries acoustiques (Str.ac) et qu'ils atteignent l'ancle externe
(V)niic.\ioii avec le I 1 V / I n r^
i.r.ioiiculo ccrcbei- ^\y^ (inatriènie ventricule et l'exfi'émilé postérieure du sillon bulbo-protubt'-
lenx inférieur. ..... . , i i •
l'anliel ; ils s ('liaiiglenl à ce niveau, se coudent à angle droit, se porleiil iMi
haut et en arrière, et se contiiiiient avec \cs j)f''do}icules cérébelleux in/é-
rieurs [Vvs). Ils ])(''nètrent eiisuit(> dans le bile du cervelet en passant (>ntre
les p(''(l()ncules i-érébelli'ux supérieur, situé en dedans, et les pédoncuiles
céiébelleux moyens, situ(''s en dehors. Une ligne fictive passant par le coude
ou col du c<u'j)s restiforme (Vervix pedunculorum) sert à délimiter le cor[)s
restiforme pi'opremeiit dit du pédoncule cérébelleux infi'rieur.
s,,,,,,, |.„,.,..,| ,|„ Le sillon latéral du bulbe ou silhni drs nerfs inixtes borde le corps res-
'"'""•■ liforme en deliors et commence en liant dans la fossette latérale du bulbe.
Il se dirige d'aboi'd obli(|iieinent , eu bas et en arrière, puis devient viu'-
lical dans la l'égion cylindiiiiue du bulbe cl se C(uiliuue a\(M' \c s/ll(ui c(d-
hilértil iiosléiirur de la nuirllr ou sillon lie prtu'l rat i<ut des rt/cincs uu'dul-
Mu|(|>||ii| 111, I I. |)| i; Il II M l:i. Ni.l.l'll \ I.I.. i'M
hiirt'^ po'ilri'irKrr';. (IVsl le l(ill|; »li' ir sill(Hl i|lli' |h'IiM nMl I d.ill-- le liiillx'
le-, r.lcilH'^^ (Ifs lU'rf^ iiln^'-niilifin/lli/irii |\' |i;iirr cl finr ii nioijnsl r iijiir
\ |);iirc cl (|ir('mcrL;ciil le-, r,iciiic^ <|c l;i |i;irlic Imllciirc ilii sj,iii;il
\l |UIIC .
\ii iii\iMii ilii ( mIIcI (lu l(iill)c. I;i limic (r(''iiicr^ciicc (les lilris riidicii-
I laircs lin s|)iii;il cl |;i liuiic Av pi'in'-liiiliuii Av> racines iMisIéncnrcs ijn [»i'c-
, inicr iicrl ccr\ ical xnil |»rcs(|iic sii|)ci|»<>sccs ; iin-tlcssmis, ces lignes discr-
Igcnl ; lii li.mit' «In spinal se |)(»ilc |ielil à pclil en a\aiil cl se place dans la
n'^gioil cjM'xicalc inlciicnrc, iiuim'dialcrncnl en ariicrc dn li,:^anienl den-
lelc.
han> la |tail h' i nreiietirc. \ cil ical e du si Hun lalcral du hiilhc on IroiiN c,
plii> accciilniMM Ihv Icnlanl (|uc clic/ l'adullc, une (''mincncc ohlongiio gri-
I sAtrc. le tubercule cendré de Rolando TU . i|ui n'c'sL aiilrc (nic la sub- Tubercule .on.ir*'-
, II- Il 1 - • r ■ I 1 , lie Kolamlo.
s|anct> ^clalincn-(> (|(« la corne posieneure, taisanl en (|iiel(|uo sorte
hernie, cl l'ccouxcrjc |»ar une inin<"e coiiciie de libi"OS a[)parlcnanl à la
I grossi» racine scnsilive doccndanic du Irijnincau. (ibe/ l'enfanl nonsean-
iié. »»n r(Mnai'(|ue en onirc, dans le cordon laléraldo la moelle, un faisceau
, niyélinisi' (|ni. au-dessns du lubercule cendré, s'inlléchit on arrière,
I croise le sillon lalcral du bulbe et se jette sur le corps resliforme avec
lequel il penche dans le cervelet, ('e faisceau bien décrit et figuré parFoville
a été désigm'' j)ar Kleclisig sous le nom de faisceau cérébelleux direct. Faisceau (•(•ic'bei- -
Du corps resliforme se détacbent toutes les fibres arciformes qui • >
entourent les parties anléro-lalérales du bulbe, interrompent le sillon des
I nerfs mixtes, croisent le laisceau latéral dn bulbe, l'olive et la pyramide
I antérieure, et s'encbevètrent dans la profondeur du sillon nnulian antérieur
! avec des fibres analogues du côté opposé. Elles portent le nom collec-
lif de fihrrs mci formes rxtcrncs antérirnrf'S du bulbe \strafum zonale Fibres arciformes ;;
/•,//.. . I il-i- 1/?/ -r externes antérieures S
. Il Arnolil . stratuin transrcrsalc] , poni' les distinguer des fibres arciformes d,, i„iii,p. 3
ex/f-mrs postérieures , inlininn-nl moins nombreuses et plus courtes, (jui x
se dirigent v(M's la pyramide postérienrt» (]n bulbe, ainsi que des fibres
arciformes internes.
Membrane obturatrice du quatrième ventricule, toile chorohliemie infé- Membrane obtura-
ririirr, j,h:,us rliuroides du </ualrii-mc ventricule. — La membrane obtu- "■"^'"^•'^''^'«"''•'cu'c-
ralrice du ([ualrième ventricule est une membrane triangulaire, à base
supérieure. i|ni l'orinc le vcr>anl iiil'éricur du loil du quatrième ventri-
cule. Sa base est \\\é(^ sur la ligne uu-diane à la substance blanclic du Forme. Étendue.
nodule iSbNV et latéralement aux valvules de Tarin VTi et aux pédon-
culc> dn llocculus (Fig. X\ï)\ son sommet occupe l'angle du V et s'insinue
entre les parties saillantes (clava) des jjyramides postérieures. Ses bords
adilèrent aux pyramides postérieures dn bulbe et aux corps restiformes,
ses angles lalt-raux s'étirent en une soric de denii-gonttièrc (jui entoure
le eorp> l'estiformc cl se rcnllc au-devant du lloccnlus (mi formant les diver-
lirules liiiérnn.i rIVi du (piatriènie V(Milricnle.
Otic membrane réirobnibaire est doublée dans tonte son étendue par
492
ANATk.MIE I)1:S cextues nhhveix.
Épaisseur variable uii l'cpli pie-mérieii, lii to'ilc choi'oïdionic in'érieure, qui recouvro la face
suivant les récions i' • iiii ■ ■ i* i-iil' i l•^
et les individus^ poskM'ioiire du l)ull)0, oiitouro los divcrticulcs latéraux du quatrième ven-
tricule, et fait l'office d'une véritable membrane de soutènement. La
membrane nerveuse ijroprcnienl dite est épaisse chez le fœtus et pendant
les premiers stades du développement. (Ihez l'adulte, elle se réduit à sa
partie centrale à une couche d'épitliéliuui épendymaire qui tapisse la toile
choroïdienne inférieure et les plexus choroïdes du quatrième ventricule
qui s'y rattachent. A sa périphérie elle est formée par de minces et
blanches lamelles nerveuses, atrophiées, variables dans leur forme et
Jï'o
rc^^<
7tK
FiG. 3j3. — Lu inoiabiaue ubLurulrico cL lus divcrLicules latéraux du i"' vculricuK'
(d'après Retzius).
Les lobes postérieur, supérieur et inférieur du cervelet ont été enlevés, le nodiUo
et les valvules de Tarin ont été mis à nu. — A gauche la membrane obturatrice
(Mo) estinta(;to; elle s'arrête sur le bord tranchant des valvules de Tarin (VT) el se
prolonge en avant sur le pédoncule du llocculus en formant la paroi postéro-infé-
rieure ou membraneuse du diverticule latéral (ri Vv). A droite, la partie épendymaire
de la membrane obturatrice a été enlevée et on aperçoit la cavitt' du diverticule
latéral (Vj) (colorée en rouge) et les taenia, ou languettes qui bordent la cavité de
4" ventricule en dehors e( en arrière (Iv) et se prolongent sur le diverticule latéral
droit (Id).
Flov, llocculus. — 1(1. languette (t;enia ou lingul:i iliverliculairc. — Ir. languette venlri-
culairc. — Mo, membrane ()l)luratrice du i" ventricule. — //lu diverticule latéral du
t" ventricule. — \ T, valvule de Tarin. — 1',. cavilii du i' ventricule au niveau de l'endiou-
cliure du canal diverticulaire.
Ol.i
leur étendue, et dont les lambeaux restent adhérents aux pyrauiides
|)ostéi-i('ures lors([u'ou arrache hi i)ie-mère et les plexus choroïdes ilu
(|Miiliiriiie ventricule, (les lamelles foinieiil Vobr.r o\ les l;i'ni;v, H(/ul,i' ou
hnndclclli'ii du ([iiali'ième ventricule, dont l'éltnle ne peut èlre séparée de
celle d(> la toile choroïdieime iulV'rieur(>.
L"o/>^'./' i()b) ou rrrron esl une p(dile l.inielle lilaiielie. I riaii_:;ulair(\ ini-
|)air(î (;t médiaiu'. tendue enli'e les deux pyrami(l(*s |)oslérieures (ob,
l'i};. ■K'ji, 8').')). C'<^sl une l'ormalion 1res inconslanl(>, (jni présente un déve-
lop|)emenl fort variable el |)araîl man(|uer dans la |tlupart des cas. Son
boi'd supérieur est concave el se conlinue en haut avec l'épilhélinni
épendymaire (jui lapisse la loile choroïdienne inférieure.
Les Inniia' (bandelelles) ou l'ujuLv (^laui^uellesj du quatrième venlri-
Mnli I' imi ni, I I h I II II n M |; | \ i | l- Il \ l.i:.
4ii:>
mil' iIc'si'MUM's |i;ir llmlc ^(>ll~^ le imm k\v nnnl n ni i , |i:ir Iwidirrl ><tii- (■clin ij(in<lnl<'ti<'Mctinn-
1IV//.V /Hnitis), M'iil (les |(,| iimliuii-- l)(MII((m|i plll^ ((.Ilslimlfs que Inhcv. ,.r,.,„p „|,t.ir.'itri<v.
(!(» siiiil «les laiin'llcs |i;iin'--, loil iiicuiirn'rr-> Mii\iiiil lc> iiidiN i(lii>. (|iii
I Mo
Fi(.. 3di. — Le versant inférieur du toit du 4*= ventricule, la membrane obturatrice
rétrobulbaire et les plexus choroïdes du 4<' ventricule (colorés en rouge), vus par la
face ventriculaire après ablation du tronc encéphalique, des pédoncules cén''i)elleux
supérieurs, de la lingula et ilu lobe central. (D'après la pliotograidiie d'une pièce
durcie dans l'alcool.)
Atii//, ainy^ilalc. — fui. branche artérielle lonjïcant le bord do la languette tlivertlcu-
laire. — Floc, floccuius. — Id, ianifiiette (liverticidaire. — Ir. languette ventricidaire. —
L(jn, lobe quadrilatère antérieur. — Mo, membrane obturatrice du A" ventricule avec les
plexus choroïdes transversaux et longitudinaux. — oh. obcx ou verrou. — Oc, olive cérébel-
leuse. — l'cin. pédoncule cértdK'Ueux moyen. — Plclil, plexus choroïdes transversaux du
4* ventricule : ils longent la valvule de T.'irin et la substance blanche du nodule et se pro-
longent lie cbaipie coté dans les diverticules latéraux du i" ventricule. — SôXo, substance
blanche ilu nodule. — spc, sillon précentral. — r/l'i. diverticules latéraux du t° ventri-
cule. — TM, trou de Magcndic liunté i)ar un rebord saillant. — IT, valvules de Tarin vues
par leur face ventriculaire et refoulées en haut par l'extréudté inférieure de l'amygdale sous-
jacenfe. — ]\, le diverticule angulaire du 4' ventricule. O^ttc ligure rend très bien compte
de lii dilférence de profondeur de ce diverticule sur la ligne médiane et dans la région des
valvules de Tarin. (Voy. à ce point de vue les coupes sagittales S 1 à S 4, Fig. 408 à 412.)
occupent les parties latérales de la membrane obturatrice et se prolongent
sur les diverticules latéraux du quatrième ventricule qu'elles concourent
à former, i^llh^s sont coudées à angle droit et situées à cheval sur l'extré-
niili' supéri(Mii-e des corps restiformes sur laquelle elles s'insèrent (Fig. 3o3).
(In peut leur considérer deux segments en continuili' dii'ecle l'un
494
A.NAÏd.MlE DKS CEMHKS NERVEUX.
SoiTincnt vertical
veiitriiiilairi-.
Soirmorit antérieur
iliverticiilaire.
Toile rlioroïilicniie
iiiréricure.
l<a|ijiorls.
avec raiilrc : l'un vorlical, postérieur, ou ventriculaire ; l'aulie transversal^
antérieur, ou diverliculaire.
Lo sognuMit vertical, postérieur ou ventriculaire, lit/tda ou languette
postérieure [k\ Fig. 3oi), adhère au corps restiformc et à l'extrémité effilée
de la pyramide postérieure et recouvre Vaile blanche externe^ c'est-à-dire
la sphère auditive du plancher du quatrième ventricule. Tantôt, c'est une
lamelle quadranjiuhiire de 5 à G millimètres de long, qui en haut s'in-
sère sur la valvule de Tarin et qui en dedans s'avance plus ou moins
loin sur la ligne médiane à la rencontre de la ligula opposée. Tantôt, ses
bords interne et supérieur sont profondément déchiquetés et la ligula
postérieure n'adhère que par une mince et étroite lamelle au corps resti-
formc; dans ce cas l'épithélium épendymaire comble tous les interstices
et se continue en haut avec la valvule de Tarin, dont il se détache du
reste très facilement à la moindre traction exercée sur le bulbe. Dans l'un
ou l'autre cas, la languette ])ostérieure peut être quelquefois renforcée
par une strie auditive (Retzius) qui, au lieu de longer le plancher du qua-
trième ventricule, se réfléchit sur la voûte.
Le segment transversal, antérieur ou diverticulaire (Id), ligula ou
languette (Ultérieure , est une lamelle étroite et allongée qui se continue
sans ligne de démarcation avec la languette postérieure et concourt à
former la paroi inférieure du diverticule latéral du quatrième ventricule
(Fig. 333 et 334 et coupes Se à Ss, Fig. 414 à 41 G). Exceptionnellement
elle double toute l'étendue de la })ar()i membraneuse du diverticule et
s'insère en avant au corps resti forme, en arrière sur la valvule de Tarin
et ICjbord inférieur du pédoncule du tlocculus; elle est alors épaisse et
pourrait à un examen superficiel être prise pour un tronc nerveux. Le
plus souvent elle se comporte comme la ligula postérieure, s'insère au
corps restiforme seulement et se termine soit par un bord lisse ou plus
ou moins onduleux, soit par un bord profondément déchiqueté et irrégu-
lier. Dans ces cas on trou\e constaninuMil, le long du bord inférieur du
pédoncule du tlocculus et faisant suite à la valvule de Tarin, une mince
languette ou bandelette nerveuse, que l'on ])eut désigner sous le nom de
tsenia ou li(/ula supérifiirc du fjuntrii'iiK' ventricule.
La toile choroïdienne inférieure Ji'esl quun(> dépendance du
doubh^ feuillet pie-mérien qui s'invagine dans la feule cérébrale posté-
rieure, et sépare le bulbe du cervelet. La partie postérieure de ce feuillet
tapisse les valvules de Tarin, le nid d'hirondelle, puis recouvre l'amyg-
dale et le vermis inférieui- du cei'velel ; la parti(^ antérieure forme la toile
choi'oïdieiim' inb'rieuri', jet(''e coinnie un poiil sur la partie |)osl('rieure et
suj)érieure du bulbe et (jui se continue eu bas avec la |)ie-mèi'e (}ni w^-
couvre les parties lat(''rale (>t pf)st('rieure du bulbe.
Ces deux feuillels sont réunis enlre eux par de nombreuses travées
sous-arachnoïdieunes ; leur an'iile de réilexion coi'respond aux bords des
valvules de Tarin et à la substance blanche du nodule, c'est-à-dire au
bord supérieur de la membrane obturatrice.
W
(ifi'
t
Mit i; l' Il (I M H, 1 1 il! i; Il 11 \l l:i. \( I. l'il \ l.i;. Vj;i
\ll iii\r;ill di'^ (Il \ Cl I iiillr> l;i li'i;i II \ illl i| ii.i I rirmc \ m 1 1 icii |c. |ii Inilc OrilIccH .le ••oin-
, |li,l'i>i(|i('iilir iiilriiciin' >!' niiiliiiiii' cil liiiiil ;i\rc l:i |i|('-llli'ic i|ili irconvrc
|i. lldiciilii--. en ;i\;iiil ;i\i'<' (•elle <|iii doiiMi' Ir-- iiciIn ;iii(lilir. |iiicii riio;.'-;i'<-
Iriiilir cl ^l(l■>■^^>|>ll,■||■\ imici» , ril l>;is ;i\rc (cllc (|iii l;i|>i--^i' l.i \.\ir i li ti'liriirr
,1)1 linceul II-- cl l'ccdilNlc le jolie (li_u;i^lrii|lic.
|,;i loilc cliontiilieiinc iiilciieiirc prociilc à son sninincl cl ii l'cxlrc'--
mili' rciillt'c (le chiicim de ■-es di\ criiciilcs. des oriliccs (•(UisImiiIs (|iii font
I .iiiiiiiiiiii(|iicr la ca\ili' du i|ii.il liciiic \ ciil riciilc asce rcs|)acc s(»ii>-araeli-
[iuï(ti('il (M tiui >(>iil ((iiiinis sons les noms de /rotf de M/n/ftidir cl de Iruxs
ifr Ijisrhhn.
l.ctrou de Magendie (TM) su'^gc à la pailic inlciiciire cl iiH-diane de la vr-m-u-wn'j.-wu,-..
loMc clioioidicniic : il csl Ai^ diniciisioiis Ires vai'iahlcs. laiiliM large, Irian-
uulairc on o\ alairc. ayaiil \ à "i inillin»., tantùl Ires judil, adnicllanl à [x'inc
la Iclc d'iiiK^ r'|iiMi;lc, ou cncoiT fcnètré, ji;rillagc ou masque pur los noni-
ItriMiscs liaNt'cs lil>rousos soiis-ai'aclmoïdicunes qui s'insèrent au voisinage
du lion. I(> réli'écissenl ou !<> rerouvrcnt. Sa limite inférieure est formée
non par ['(^ix^x. mais par un rc[)li [)ie-mérien constant, à hord g(''nérale-
incnl coiiiaxc, Irancliani cl lisse (Fig. 354), et tapissé par r('[)illi('diiim
cpcndyniairc.
|)('M-ril. par Ma^cndic. lour à lonr, contesté, nié ou admis par les dif- c,. „est pas un
féreiils ailleurs (|ui l'ont suivi, l'existence et la constance du trou de '•'.'■'|^f'C'" ''" prépara -
Maf;(Midic ont été démontrées délinitivement par Axel Key et Retzius, en
1870, à l'aide de la méthode des injections, et en l(S8o, par Hess à l'aide
de coupes sériées. Retzius ne l'a vu manquer que deux fois sur 100 cer-
veaux et. d'après cet auteur, il apparaît déjà (du'z le fcrtus dès le (jua-
trièiuc mois d(> la vie inlra-utéi'ine.
Trous de Luschka. — A l'extrémité antérieure des diverticules laté- xrous lo Luschka.
raux du (jualrième ventricule, ou trouve un oritice presque constant
signalé par Boclidalek (1849;, Luschka, bien décrit par Axel Key et
Retzius (1870), puis par Hess (1885). Très variable dans son aspect, sa
l'orme et ses dimensions, cet orifice est le plus souvent masqué par les
lacines des nerfs glossopharyngien et pneumogastrique qui le recouvrent
cl par des travées sous-arachnoïdiennes souvent fort nombreuses (Fig. 333).
LorscpTon iMilèNc avec prudence les IX'' et X'' paires crâniennes, il
apparaît en gi'uéral. sous l'aspect d'un oritice semi-lunaii'e, plus ou moins
béant, de \ à (5 millimètres de longueur, comblé en partie par les plexus
rhoroïdes des diverticules latéraux. Il est limité en bas par un repli pie-
luérien falci forme ou semi-lunaire qui s'étend du nerfauditifau bord externe
du llocculus 1 Fig. 3")4),mais que l'on ne trouve pas enroulé eu spirale
comme le croyait Dochdalek. Ce repli pie-méricn sous-tend plus ou moins
la partie membraneuse et nerveuse du divcrticule. Lorsque c(dle-ci est
terme et peu développée, le diverticule présente l'aspect d'un petit cornet,
d ime corne d'abondance ou d'une corbeille de lleui's Hochdalek); lorscjue
la partie membraneuse est lâche et très ('tendue, on li'ouve en général
t96
A.NATÔMII-: DES CENTRES NEUVEIX.
Plexus choroïdes
(lu 4' ventricule.
au-dessus (lu robord falci l'orme une poclie \^]n> ou moins profonde, llasque
et alTaiss«'e (Fig. 'io-'i et "ioii.
A la toile choroïdienne inférieure se rattachent les yj/ej:?« choroïdes du
4"^ ventricule, que Lusclika a distingués en plexus médians et plexus laté-
raux. Les plexus médians s'étendent du trou de Magendic à la substance
blanche du nodule sous forme de deux minces traînées de granulations
(Fig. 354). En bas, ils commencent par une extrémité 'effilée qui sort par
le trou de Magendie. En haut, ils sont unis au-devant de la substance
blanche du nodule par un petit cordon transversal qui se prolonge de
chaque côté en dehors et se continue avec les plexus latéraux. Ces der-
niers se dirigent transversalement en dehors, longent la base de la toile
choroïdienne, s'insèrent au bord des valvules de Tarin et à la partie mem-
braneuse des diverticules latéraux (Fig. 3oi). Ils comblent en grande
partie la cavité du pédicule et de l'extrémité renflée des diverticules, et
sortent par le trou de Luschka. Sur un encéphale non dépourvu de ses
membranes, on voit constamment quelques villosités choriales faire saillie
entre les racines des nerfs glossopharyngien et pneumogastrique.
O U A T R 1 E M E A' E N T H l G l" L E
Qualriémc ventri
cule.
Sa forriK
S<-s iliverticule>
Varii'trs
«lucllos.
Le quatrième ventricule {sinus rJiomhoiddl, força rhomhoidalis^ sinus
rhomboidcns mrdulIcV ohlongatœ, ventricule du cervelet de Galicn, premier
ventricule de Tiedemann, parce qu'il se développe le premier) est la cavité
épendymaire du cerveau rhoniboïdal.
C'est une cavité irrégulièrement losangique, presque verticale, aplatie
d'avant en arrière, qui en haut fait suite à l'aqueduc de Sylvius et qui se
continue en bas avec le canal épendymaire de la moelle épinière. Etroite en
haut, elle s'élargit à sa partie moyenne, émet en arrière un diverticule
angulaire, médian (fV;, Fig. X]^), qui s'enfonce dans la substance
blanche du cervelet, et de cha(jii(> côté deux diverticules lulrrau.r irlVt,
Fig. 348) qui enlonrent la base du bulbe. En bas. elle se rétrécit de
nouveau et se l(M-mine j)ar un(> excavalion angulaire très accusée, décrite
par Héio|)hii(' sons le nom de cala/nus scri/)torius; le sommet de cet angle
cori'espond à rcinbouchui'e du canal de l'épinidyme ci conslilue le l)ec Au
calamus.
La cavilt' du (jualiièiuc vculriculc oll're dans sa forme de très grandes
variétés individuelles; elle est tantôt étroite, tirée en longueur et mesure
30 ;i 3.-) millimètres sur 10 à 20 de large; tantôt elle est large, comme
ramassée sur cllc-iuéuic.ct ses axes à peu près d'égale longueur nu^surent
chacun 23 à 2.") ou 27 luilli mètres.
l-'llc présente une pai'oi antérieure très épaisse, ou /daiirl/er. et une
\ydYin postérieure coudée, le toit, voûte ou toite (Fig. 336).
l'liiii('lirr>lii I' ven-
tricule.
PLANCHER DU 4 VENTRICULE (Fig. 3')2 ct 355). — ComuK^ la cavité du
(|ualiièni(' vculriculc, le plancher présente dans sa foi'iue et sa conligu-
M(m;i'IIi>i.()(;ii, i>i itii(t\ii!i;\(;i:i'ii.\i.i:.
V'.l/
•llliini (II' lrt'-> ijraMili'-' \;iri('lc-- iiidi \ iiliid Ir-, (|iii Iki ni
li->|»(f>ili(in, ;iii iioimImc, .111 IimJcI cl ;i la ^.lillir de --Irir-, |)|
iT^^alt'^. (•i)iimir> ^cuis le nom <lr s/rir^
n nii-^l niiirs ^ slrir^ nii'illll hlirrs , hurlics ilii
iititiiiici \'\'J^. •'!•">- .
1 ,1' uraml axcdii |)laM(li(M" c-^t |»aicoiiiii
|;m-^ Itiulr ^a hnimiiMi r par le sillmi Imi-
nliniil nn'-dinii, (|iii se cimlimir cil liaiil
;iv('c lt> piolnml sillon (le iiiriiic nom de
l'juiMcduc de SxKiuN. Ni'lar^il dans la
narlic snpci'icnic on |n"olnl)t''ranl iidic A\\
|)lani'!u*r ponr lornuM' niic vi'rilaide /os-
srtlr iiinlidno illl. Vvj:. ^{'i^î (d '{.">.') . pilis S(>
iidri'cil. d('\ icnl snpcilici(d dans la r(\i;ion
l»iill>air(* on il con-lilin' la //y- dn cala-
iiiiis. A la jonclion ^\n sillon avec le canal
i'|HMulymairc, on lionvc, en avant de
l'olx'x. nnc jxdilo dcprossioii en cul-de-sac,
iipptdt'i' rciifriru/r cC Artni/'uis (Fig. 4i4).
Le sillon longiliulinal médian est bor-
dé de (d»a([ii(' côh' |)ar deux cordons lon-
i^iliidiiiaux cylindri(|m>s cl saillants, les
funidili Icrrtf's ' fl, Fi^. XV2, .'J'ioi ou fais-
ceaux arrondis, (|ni j)arcoiiront toute la
loiiiiiunir du {danclier, appartiennent à la
lame fondanienlale de His (voy. T, F'",
p. 80) et contiennent les noyaux d'origine
des nerfs moteurs du rhombencéphale.
Ils commencent dans le calamus par une
extrémité ei'lilée très voisine de la ligne
médiane, connue sous le nom à^tile blanche
interne (api, Fig. 3ooi, s'élargissent dans
la région moyenne du plancher où ils
sont 1(> [)lus souvent recouverts par les
stries acousti([ues, puis se ren lient au-
dessus de la plus grande largeur du plan-
^11 lloli
inclii'>
et ..
cher en une saillie arrondie, oblongue
ou irrégulière, Veminentia teres (et); ils
s'amincissent ensuite, occupent toute la
largeur de la partie supérieure du [)lau-
cher et se continuent dans l'aqueduc de
Sylvius avec les lames fondamentales du
t'i(.. ;K)o. — La paroi postérieure de
l'aciueduc de Sylvius. Le plancher
du i" ventricule dépourvu de stries
acoustiques. Les languettes qui bor-
dent de chaque côté la cavité veu-
Iriculaire ont été rejetées de côté.
(D'après Retzius.)
,4«,aire acoustique. — «Z, aile grise. —
ap, area postrema. — api, aile JjlanclK;
interne ; sa partie externe forme l'area
pluniiforniis, sa partie interne, Tarea
nieilialis trigoni iij-poglossi. — Aq ,
plancher de l'aqueduc de Sylvius. — et,
eniinentia teres. — fm, fossette mé-
diane. — fs, funiculi séparantes. — f'tio,
fossette supérieure ou antérieure. — ft,
funiculi teretes. — ob. obex ou verrou
cerveau moyen.
Deux sillons, les sillons latéraux (sulci limitantes de His), circonscri-
vent les funiculi teretes en dehors et s'étendent de l'extrémité inférieure
Sa .Hln.-iiion long,
tinlinajc.
Ventricule 'l'Araii-
tiiis.
Funiculi teretes.
32
I
à
498 ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
du calamus à ra(|U(Mliic du Sylvius. Ils séparent les noyaux dorigine des
nerfs moteurs des noyaux de terminaison des nerfs sensitifs (lame alaire,
voy. T. l"'. p. 86), s'élariiissent dans la région bulbaire et dans la région
protubérantielle en y formant deux dépressions triangulaires, les fossettes
inférieure (al) et supérieure (fsa) du plancher rhomboïdal (Fig. 35o).
Fossettes supé- La fossct/e inférieure est la plus profonde; elle est de couleur gris Hé
euro et inférieure, ^ç^^^^, . ir,.,igulièrement triangulaire ou ovalaire à sommet supérieur et lus
connue sous les noms de : aile grise (Ag, Fig. 332), ala cinerea (al,
Fig. 3oo), cuneus cinereus, eminentia cinerea.
La fossette supérieure (fsa, fst) (fovea anterior), moins profonde que
rinféi'ieure, est remarquable par sa coloration grise et la présence presque
constante d'une ou plusieurs veines superlicielles. Arnold la désignait de
ce fait sous le nom de locus ceru/eus ou substance ferrugineuse (substantia .'
ferruginea), nom généralement réservé depuis les frères Weber à la petite ,
zone allongée située au-dessus de la fossette supérieure , qui s'étend jus-
qu'à l'aqueduc de Sylvius et renferme de nombreuses cellules nerveuses ,
fortement pigmentées.
Les fossettes supérieure et inférieure sont séparées l'une de laulrt^
par une saillie blanche et arrondie, irrégulièrement triangulaire ou qua- 1
drangulaire, dont la base, légèrement convexe, s'adosse aux funiculi teretes ,
.Vire acoustique, (ft) et dout Ic sommct sc prolougc sur le plancher des diverlicules laté- (
raux. Elle porte le nom de zone acoustique, d'area acustica (Aa, Fig. 332 et
3o3), et contient les noyaux de terminaison du nerf vestibulaire. Chez le
fœtus et l'enfant, elle est très saillante et a été désignée par Schwalbe j
sous le nom de tubercule acoustique. Toute la partie moyenne de la zone |
acoustique est en général recouverte par les stries acoustiques, de sorte
que ses extrémités supérieure et inférieure sont seules visibles sur le \
plancher du quatrième ventricule (Fig. 332). L'extrémité inférieure appar-|
lient à la région bulbaire du plancher, elle est située en dehors de l'aile
grise et connue sous le nom A' aile blanche e.rterne. L'extrémité supérieure j
appartient à la région protubérantielle; Charpy l'appelle tubercule <n'ous-i
tique. Le terme de tubercule acoustique employé soit dans le sens de |
Schwalbe, soit dans le sens plus restreint de Charpy, — c"cst-à-dii'e ai)pli(iur ■
à une légion qui contient les noyaux de terminaison du nerf vestibulaire.
— prête à confusion et doit être abandonné. i
Fubcnuio a.ous- Ghcz Ics mauimifères autres que l'homme, on désigne, sous le nom dc||
tubercule acoustique, uiu^ saillie ganglionnaire allongée qui entoure l'ex-l!
Irémité su|)érieur(^ du corps l'eslifoi'me et représente un des noyaux deter-j(
minaisDu du nerf cochléaire ou labyriutlii(|ue. Elle existe également, quoi- |i
(|iie plus réduite clicz l'hoiunu', entoure l'extrémité supéricui'e du corps
restiforuu^, api)artient au plancher des diveiticules latéraux (^Tub.ac. !
Fig. 439), reçoit une partie des libres terminales du nerf cochléaire et
sert d'origine à uiu* partie des stries acousticiiu's.
Stries arousiifjuos. Lcs strics acoustiques, stines /nédullaires, barbes du calamus, présentent
les plus grandes variétés individuelles. Non seulement on peut dire qu'au
lii|ue
Miiii l'iiiii.oi.ii: m II iKiM i;i: N( i.rii \ m:. wj
Loiiil (II- \iii- (1rs sliics il n'y .1 |t.i-> il<'ii\ |il;iii(|irr^ (|iii -,r i-c-scm |,|,.|il ,
illjljs 1,1 iiiMilii' ilinilc rs| l'.ii'ciiii'iil sVIIH'I l'i(| lir l'I sii|M';|Mi-;ili|i- ;i l;i iiioiIk'
r'iiiK'ln'. Il \ ;i tli'> |il;i mlicis sur lcs(|iic|s jl ii'r\is|r ;iii( iinr sjrir l' i;^. ■"{.">.') ,
"il V t'ii il sur li's(|iii-|s une seule s|iie l.iil -;iillie; il \ en ;i d iiuires sni
,-(|in'ls on encinnjile dnn/i- el ni(~'rne|ilns l'i;;. '■\'.\'2j. \'M*'s |)eM\enl èlr'c
les (iM \ nlnni ineuscs. |i;ir;i||e|es. cun \ rr;^('n les (ill (li\ (•rucllIcN, Iriilis-
i~;iles. (i|ili(|in's on lon^ilihjiniilrs. Ijcl/ius en ;i lij^uri'' tic noiiihiciix
\eniplcs (liins son ;ill;is ISitC» .
L(iis(|u l'Ilcs jnnl (Icraiil (I im ciMt' coninn' de l'aiilrc iIm;^. 'I"».-) , on n„ lenr nombre,
, , ., I 11 , • •[ I • I I- I I I I volume, «lirijciion ol
iliilol l(trs(|n elles ne son! |»iis \isii»ies a la snilacc <lii plancher, (jii l(!s ,|js,,ositioii, <iépcn-
'•eln)iiv(> loiiioiirs sur les coniM's. mais elles sont diuis ca cas |)lus ou '[;•"' lesvariéi.-sin-
•I ' ' ilivi<liiell(;s nans 1 as-
•inoins dévtd()|)|)(''es. iirol'oiides el recouverles par une ('|)aiss(' coindie do pect du plancher du
■ ■ Il 1 r • I I I '' vontriniile
'>iil)slaiice ui'ise ceiilrale; (|iiel(|iielois. elles ne sonl appareilles (jue dans
a pai'lie externe de leur liaj(d. dans la /une ac(Hisli(|ne. Dans run cl
autre cas. la shlaliiui l()iii;ilndinalc du planclior csl très accusée, les sil-
ons médians et laliManx sonl inintorronipns depuis l'aqueduc jus(|u'au
anal é|)end\ maire el les iiiniculi lei'cles visibles dans louh; leur étendin'
i-i-. 'Soi}).
I.()rs(|ne les slries acousti(|ues sonl très di^veloppéos ( slrac ,
ly. X\'2) elles inasqueiiL eu grande {)artic celle slrialion longiludinale.
i.es slries recouvrent dans ce cas toute la zone auditive, interrompent
■ s sillons latéraux, voire même le sillon médian, et masquent plus ou
moins complètement les funicnli teretes; elles interceptent en généra
ntre (dies des espaces allongés, déprimés et grisâtres, qui ont reçu les
Moms de fascicules gris on cendrés (fasciohe cinereai).
' Le plus souvent, on voit les stries (Muerger un peu en d(diors du sillon
'médian, i)ar une exlréniité lanlol grêle, tantôt épaisse, triangulaire ou
fourchue: plus rarement elles sont réunies à celles du coté opposé par un
')ont (}ui interrompt le sillon médian; d'auires fois ell(»s émergent sur la
')artie convexe des funicnli teretes ou en dehors d'eux; leur extrémité
fnterneest dans ce cas couverte par la substance grise centrale. De leur
igné d'émergence qui peut occuper toute la hauteur de la région moyenne
lu plancher, le plus grand nombre des stries se portent en convergeant
ransversalement en d(diors vers le plancher des diverlicules latéraux
slries transversales). Une. deux, quidquefois trois stries se portent obli-
|uenient en haut et en dehors vers la fossette supérieure dans laquelle
dIes s'enfoncent i.s7/7e.y obliques ou ascendanlrs) (slac.a, Fig. iOb et '-W)^,
30upe H9 ; plus rarement on voit une strie alFecler un trajet longitu-
dinal, croiser très obliquement la partie supérieure des funicnli teretes et
^'' perdre au voisinage de l'aqueduc de Sylvius [slries longitudinales).
Les stries transversales, obliques el longitudinales peuvent exister sur
m\ même plancher; sur d'autres, les stries transversales et obliques
'existent seules; elles peuvent être visibles dans toute leur étendue; d'au-
'Ires fois, les stries obli([ues sont seules visibles, les stries transversales
[n'émergeant qu'en (hdiors des sillons limitanls. Kn résuim''. les stries j)eu-
oOO
A.NATUMIE DES CENTRES NEIIVEUX.
l^s trois région
du plancher.
Réffion supérieuri".
Ué-îioii bulbaire ou
inférieure.
vent présonter dans loiir ordination les plus urandos variétés individuelles,
ol il est impossible de donner une descri[)tion répondant à la majorité
des cas.
Les stries acoustiques divisent le plancher du quatrième ventricule
en trois régions transversales : 4" une région intermédiaire ou moyenne,
ou rn/ion des sfrir.s acoustiques; 2" une région supérieure ou protubéran-
tif'lle; 3** une région inférieure ou bulbaire.
La région supérieure ou protubérantielle est étroite, allongée et beau-
coup plus étendue dans le sens vertical que la région inférieure ou bul-
baire : elle contient Yeminentia teres (et, Fig. 332 et 8oo), saillie arrondie
qui correspond au noyau d'origine du nerf moteur oculaire externe et au
genou du facial; la fossette supérieure (fsa), dans laquelle s'enfoncent Ic^
stries acoustiques obliques lorsqu'elles existent; la fossette médiane [im .
et le locus cxruleus (Le, Fig. 3.^)2^.
La région inférieure ou bulbaire est beaucoup plus courte que la supé-
rieure et mesure à peine 8 ou M millimètres.
On y reuiai'que de dehors en dedans : Yaile blanche externe, Vaile grise]
et l'extrémité inférieure des funiculi teretes {aile blanche interne ou tri
gone de l hypoglosse).
L'aile blanche externe n'est que la partie inférieure de la zone acous
tique; elle forme un petit triangle, blanc, lisse, légèrement convexe, don|
le sommet est inférieur et n'atteint pas le bec du calamus \ Fig. 3oo).
\Uiile grise ou cendrée (al, Fig. 355) [fossette inférieure ou postérieurei
trigonc du glossopharyngien et du pneumogastrique) est tantôt large»
tantôt étroite; sa sui-facc est déprimée, de couleur gris foncé, de formq
triangulaire ou plus ou moins ovalaire. Le sommet du triangle regardai
en haut et s'insinue entre l'aile blanche externe et l'aile blanche interm
son extrémité inférieure, mince et effilée, plonge dans le bec du calamu;
et la partie fermée du bulbe; sa hase n'atteint pas la ligne d'insertion de h
voûte du quatrième ventricule sur la pyramide postérieure, mais en es
Aile extrômo pos- sé|)aréc par Yarea postrema de Uetzius (ap Fig. 355), Yaile grise extrême
petite languette aplatie, de couleur gris foncé, à surface grenue qu
donne insertion à la voûte du ([ualrième veniriciile. en parliculier à I'
ligiila postérieure, et qui (>st réunie à celle du côté o|)posé j)ai' l'obex. L'ail
grise extrême provient des profondeurs du bec du calamus, s'étend le loii;
de la partie effilée de la pyramide postérieure et est séparée de l'aile gris!
par un fascicule blanc, que l'on peut suivre du bec du calamus jusqu'ai
sommet de l'aile blanche interne où il se jierd, et que Rel/ius décrit sou:
le nom de funiculus separans. \
Vaile blanche interne, ou trigone de F hypoglosse, comprend, conini
ISelzius l'a figni-é, une large partie externe, couverte par im nombre |dii,
ou moins consid(''rable de j)lis (1(> ré|)endyme ventricnlaire disposé
comme les pennes diine pliinie jirea plumiformis de Reizius) et un
|);irtie interne, petite et très ('troile [area medialis trigoni hypoglossi d
Uetzius).
Aile blanche ex
terne.
Ail(î grise.
Trigone 'le l'ii} po
(îlossc.
Molli' iMti.iH. Il: m lUKiM iii;m:i;i'ii A i.K. .'.oi
I ( Il -,,1 lie , ;i I ;ii(|r de cniinrs m icn i^ri )|tii| Mrs ^(•^i(•(•-^. on itiidlc le-. 'ri>|>(»gro|iliifdcc«f
.,,.,, I 1 ,, I I I. 1 II I I r'ifi'iiKi mir !«•* 100-
i;inii(>rU (|ll JillrcliMil les il I 11 iMCli 1 (■-> /(illf^ (lr liri/lils ;i \rc lit s| iiHM II le d il ,,„H;irnri<.vor'.alc«.
IiiiIIm-. iiii (•(iii>l;il(' (^voy. l-'i^. i i I . '('i2, \'t'.\, 'l\ï) ([lie : l'f/l/r h/iiiirli<-
/////'/•//r r(iii('->|»(>n(l ;mi iioyîHi de I'Iin poj^lossc, IVf///' y/v.sv rxlrôinc à l;i liii"'
iiilfinc. \('ii(ii(iil;iiiv de-. ii(>\;iii\ des cordons posli^rioiirs (Ncp); (|im' Ii'
fiinicu/iis \t'/)(tf(//is coriTsiunid an /f//\rrf/n solihiiif du IhiIIm' km racine
«li>sc(Midanlt' (les ncilV •j.ldssoiiliaryn^icn ri |m('unn)^a^lii(|nc , cl IV///c
blanchi' cvlrnir an cim'Jjs juxiarcslit'urnic cl an noyan i\i' hcilcis.
VOUTE OU TOIT DU QUATRIÈME VENTRICULE. -- I ,c (|lialricmc vcnllicnlc Voûto .lu t- vc-
Mbrinc snr la ((inpc sauillalc nicdianc nn lrianj;lc doiil le soinincl es! [)0s-
Iciiciir cl >'ciironcc dans le cer\(de| (l'i{^. 'J)M) . La roùtr, le Init on porni
ntjs/ffirn/r dn (jnaliièiuc Neiilricnlc comprend donc dcnx vcrsaiils, I nn
•^upcricnr, l'anlrc inférieur, (|ni s'unissiMil à an|j;l(' ti'cs aij^n en l'oiinaiil le
(lim'lintlr <ni(/iihiire, ri'ci'ssns Iccti, \v fnilc. soiiinirl on (iiifjlr du loil on ilc
ti'itir.
|,c rr/'snn/ s///H'//r///\ oitliquo en bas el en arrièi'c, esl légèrenienl con- vm-santsuixiricur.
\r\c, cl procniinc dans la cavité ventriculaire. Il s'étend des Uil)crculcs
ipiadri jnineaux postérieurs à la substance blanche centrale du vermis; sur kkmkIuo.
la partie médiane, il esl formé par la mince valvule de Vieussens que ren-
^ forcenl les dernières lanndles de la lingnla, et de chaque coté par les
! pédoncules cérébelleux supérieurs.
Vu par la face venti"icnlaire Fiti. 345), le versant supérieur présenle Koiicfs lonpitudi-
. [rois bandes antéro-postérieures saillantes, séparées par deux sillons lon-
i gitudinaux. La bande médiane (ms) répond à la substance blanc/ic de lu lin-
'i gula et à la valvule de Vieussejts, elle présente une légère dépression
' médiane, sorte de raphé rudimentaire. Les bandes latérales, beaucoup plus
• saillantes, sont formées par la face ventriculaire des pédoncules céré-
!i belleux supérieurs (Pcs, v) et s'unissent en dehors au plancher du qua-
trième ventricule; un sillon loniiitudinal, le sillon latéral, les sépare
on haut du locus ca-ruleus et de la fossette supérieure du plancher
! (Fig. 332. Voy. aussi coupes P3, P4, H 1, H2, H3, Fig. 368, 369 et
423 à 42o, p. 620 à 628).
Le venant inférieur (Fig. 354 i est plus irrégulier que le supérieur; il versant inférieur.
\ est coudé et présente : 1° un petit segment horizontal formé dans sa partie
n moyenne par la substance blanche du nodule, et dans ses parties latérales
1 par la valvule de Tarin ; 2° un segment inférieur plus étendu, mince et ver- Direction.
* tical, qui répond à la membrane obturatrice rétro-bulbaire. En se réu-
nissant, ces deux segments forment une arête transversale sensible-
i ment rectiligne, saillante dans la cavité ventriculaire, le long de laquelle
I s'implantent les plexus choroïdes transversaux du quatrième ventricule
\ (Fig..3o4).
La j)artie liori/ontalc limite avec la partie adjacente du versant supé- Diverticuio ani.'ii-
riour le diverticule angulaire du quatrième ventricule, diverticule peu
jtrofond dans la icgion du vermis, où il présente de chaque côté de la
o02 ANATOMlt: DKS CENTRES NERVEIX.
ligne médiane un noyau irrégulièrement arrondi, qui doit à sa situation
le nom de nof/au du toit. De chaque côté du vermis la profondeur ilu
diverticule angulaire augmente et correspond au bord postérieur adhérent
des valvules de Tarin. Mais il ne s'étend dans aucun cas eu arrière jusqu'à
la limite poslérieure du nid d'hirondelle, de telle sorte que la substance
blanche centrale du cervelet atteint dans cette région la surface exté-
rieure du cervelel. C-e fait est important à retenir, car il donne la clef de
la disposition si particulière qu'alTectcMit sur les coupes sagittales les
régions du hile de l'olive cérébelleuse et du nid d'hirondelle ( Voy. Coupes
sagittales avec cavité ventriculaire colorée, SI à S 5, Fig. 408 à 413).
Divertkules lato- DIVERTICULES LATÉRAUX DU QUATRIÈME VENTRICULE. — Les versants
raii\.
<:,
supérieur et inférieur du toit, en se réunissant avec le j)lancher au niveau
des angles latéraux du quatrième ventricule, interceptent un étroit canal
compris entre le pédoncule du tlocculus et le corps restiforme et qui sert
d'embouchure aux dirci-ticules latéraux du quatrième ventricule [recessi
latérales de Reichert).
Ces diverticules représentent de véritables diverticules de flexion de la
quatrième vésicule encéphalique embryonnaire (ï. 1'"', p. 91). Ce sont de
petites poches globuleuses plus ou moins irrégulières, situées en dedans
du flocculus, en dehors du corps restiforme, des nerfs auditif, glossopha-
ryngien et vague, au-dessous de la partie externe du sillon bulbo-prolu-
[XI béranliel. Klles présentent une extrémité antérieure renflée et une
extrémité postérieure étroite, pédiculée, qui s'ouvre dans le quatrième \
ventricule. Chaque diverticule est constitué par une paroi mince et mem- |
braneuse et par une paroi épaisse formée aux dépens du bulbe el du (
i,<- plancher. cervelet,et en continuité directe[avec le plancher et la voûte du quatrième
ventricule. La paroi épaisse occupe la partie supérieure el antérieure du
diverticule; elle est formée par le corps restiforme au niveau du point où
il se coude pour se continuer avec le pédoncule cérébelleux inférieur, par la
zone auditive, par les stries auditives qui recouvrent cette zone et qui
contiennent le tubercule acoustique, enfin par le pédoncule du flocculus.
La paroi miMiibia- La [)aroi inférieure OU membraneuse fait suite à la membrane oblura-
Irice rétrobulbaire. Elle s'unit au plancher le h)ug du pédoncule du llttc-
culus, mais n'atleinl pas sa moilié externe. Le pédoncule du flocculus
comprend ainsi une partie interne inlra-diverticulaire et une partie externe
libre à la surface du cervelet (Fig. .'}i8). A l'insertion de la paroi nuMulua-
neuse du diverticule sur le pédoncule du flocculus et sur le coi'ps resti-
forme, on trouve constamment deux bandelettes nerveuses, rudimen-
laires, j)lus ou moins déveloj)pées, les ligulx antérieure et supérieure
(Fig. 3o:i).
Loxin^mitéronflôp L'cxlréniité reulléf» des diverticules est formée presque exclusivement
etlo tromlr- I.iisftiUa. i i- i ii •ci • '
par la jtaitie menil)ianeuse; elle présente un orilice plus ou moins regu-
liei-, le trou do Luschha |)ar le(|uel s'échappent les plexus choroïdes Iraus-
versaux, « à la façon d'un bon(|uet sortant d'un vase », d'après la coinpa-
nouRo.
MMiii'imiiK. 1 1; m i; iiu \i i:i:n(;i,|'|| \ i.i:. : o.j
1 ,11 -,1111 ili' |!iiclitl,i li'k . 1 .1' I idii lie I ,ii->(lik;i l'sl 1 i m i 11' m It.i-, cl cii iIi-Iimin |i;i|-
iiM ii'pli rMliildiiiic -soiiv (Mil Irrs Irimcli.iii! ; il |(('iil dir iii;is(|ii(' p.ir ,{,><,
lr;i\ ces lihnnisi^s soiis-;ir;iclmiii(liriiiics : rxcciilioiiiiclJciiiiMil , il l.iil ({l'-lnnl.
\'m\. p. î !»:;.)
itlltl.l04;ilAI*IIIIv - Akmii.i). [Iitndliiirh lier Anutomii! des Mcns(:hi'n.Vv(;\\>\ii'^, lH.il.
lîiiii.MAN.N. !Siiiiz iiiiiy vin Slruclurvcrhalluiss des Ci'rehcllumn ii. Ruckeninarks. Zeitscli.
il, Mi'il. M-'. VI!I. j). :{(jO, l.S:;7, — Hichat. Tmilc des membranes, Paris, 1S02. — Bocii-
lui.KK. yvui' liroli'ic/iliiuiiru im (iehiel dcr pli!jsiolo(jisrliCn Anatnmie. l'r.'if^er Vicrteijalirs-
'scliiil'l r. (1. |>raclisfli(> Ilfilkiiiidi', VI, ISi'.).-- Mociiki ontai.vk. Sole sur un point de l'nna-
lomie du i' vcnlncule. lia/., luéd. de Paris, ii" I.'} ol. 21, 187!). — (aivncv. Ncurolof/ie in
Traiti' d'analomie luunainc do P. Poirier, t. III. — Cruvkiuiieh. Truite d'anatomie, Paris. —
DuRKT. Hccfierchcs anatomiqucs sur la circulation de l'encéphale. Arch. de phys. norm. et
imlbo!.. 18"i. — DuRKT. Etudes expérimentales et cliniques sur les traumatismes cérébraux,
Th. Paris, 1878. — F'oville. Traité complet de l'anatomie, de la phijsioloijie et de la patho-
loijic dusi/sleme ncrveu-v cérébro-spinal. V;u\->. — -IIkm.e. llmdbueh d. Scrrenlehre des Mens-
>i'hen, 1879. — Hi;ss. Bas Forainen Ma'jcndii und die (H'iffnunijcn an dcn Recessus latérales des
\viertenVentrikels. Morplud. Jaluhiich, X, 188!). — AxelKky el Uetzius. Sludien in der Ana-
tomie des Serrensustcnis und des Dindegcwcbes. Stockholm, I87."i et 1876. — Des mêmes.
Nordiskt modicinsk Arkiv, 1870,11, p. 13; 1874, VI, et Centralbl. f. Medic. Wissenschaft.
1871, p. ol4. — l.usciiKA. /)'(• Adergeflechte des menscidi'-hen. Gehirns. Berlin, 18.ïo, p. 27.
— Dr uÈMK. Ueber die Communication dcr vierten llnnhohle mit dem Subaractuioideairaume.
^Zeitsch, f. rationnelle Med. 3 R. Bd. VII, 1830. — Magendie. Recherches physiolouiques
fCt cliniques sur le liquide céphalo-rachidien. Paris, 1842. — Malacar.ne. Nuovo esposizion.
l\(lello vero struttura del cervetetto umano. Torino, 177G. — Du même. Neuro-encefalotomiae
Pavia, 1791. — Mierzk.ie\vsky (V.]. DieVenlrikel dcr Gehirns, Centralbl. f. d. nied. Wissenseh.
1892. — Qui.NCKE. Zur Physiologie der cerebro-spinal. Flitssiqkeit. Archiv v. Reichert et
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l8o9 et 18GI. — Retzius. Bas Menschcnhirn. Stockholm, 1896. — Rola.ndo. Saqgio sulla
^vera struttura del cervello, etc. Sassari, 1809 et 1838. — Testut. Traité d'anatomie humaine.
^Neurologie. T. II, Paris, 1891. — Schwalbe. Lehrbuch. der Neurologie, 1881. — Marc Sée.
Sur la communication des cavités ventriculaires de l'encéphale avec les espaces sous-arachnoi-
' dien.<. Rev. mens, de méd. et de chirurgie, 1878, p. 424, et 1879, p. 295. — Vieussens.
Neurographia wiiiersalis, 1684. — Vicq d'Azyr. Traité d'anatomie, Paris, 1786-90. — Du
MKMK. Sur la structure du cerveau, Paris, 1781-1783.
CHAPITRE II
CONFIGURATION INTÉRIEURE DU RHOMBENCÉPHALE
1. CONFIGURATION INTÉRIEURE DU CERVELET
Écorcc
leuse.
cérébcl-
Sa ligne d'arrêt
liorivciitriculaire.
Le cervelet est surtout composé d'une couche superficielle de substance
grise, y écorcp cérébelleuse, et d'une subs/ance blanche centrale relativement
peu considérable.
L'écorce cérébelleuse recouvre toute la surface plissée de l'or-
gane, d'une couche égale d'un millimètre à un millimMre et demi d'épais-
seur. Elle se moule sur toutes les saillies et sur toutes les dépressions,
tapisse les iimombrables lobes, lobules, lames et lamelles du cervelet et
se réfléchit dans le fond des sillons interlobulaires sur la substance
blanche centrale du vermis et des hémisphères. Elle s'arrête à la face
antérieure du cervelet, le long d'une Ufjnr d'arrêt iri'égulièrement losan-
gique qui correspond au pourtour du quatrième ventricule, au hile du cer-
velet et au sillon marginal antérieur.
La partie supérieure, sus-ventriciilaiic de cette ligne d'arrêt, décrit dans
son ensemble une courbe à convexité supérieure (Eig. 318). Très accen
tuée et saillante sur la ligne médiane, où elle correspond à l'insertion de
la lingula sur la valvule de Vieussens, cette ligne s'abaisse brusquement
de chaque ciMé, au niveau de l'insertion des freins d(^ la lingula et des ailes
du lobe central sui- la bas(> du pédoncule cérébelleux supérieur et du
pédoncule cérébelleux moyen (Fig. 'IIH) ; elle déci'it ensuit(> une courbe à
pente douce, oi)lique en bas et en dehoi's. qui corresjiond à linseilion
des lobes, lames et lainelh's du lobe quadrilatère, le long de la lèvre
supérieure du sillon marginal anl('iieur.
La partie inférieure, sons-ventricnlairc de la ligne d'arrêt, est plus irré
gulière et plus accidentée que la supérieure (Fig. .Ti.*; et 318); sur la
ligne médiane, elle correspond à l'insertion de la loil(> cboroïdienne sur
la substîince blancbe du nodule; de chaque côté elle (b'crit une courbe àii
,;()M lt,| U \ I M'N 1 \ I IIIIKI lii; IH lilK • M II i; NC 1. 1' Il A I. K
:i(»;;
,.,,,,,. avilr s|||M'Ti<'III-i' ri .llll.'liriirr. (jlll ( .>lii|.rriMl ;i>sc/ cx.-ictrm.'ii I les
|,,,,i|,.s |)(.s|."ririiir ri l;ilci;ilc du ind d h i ioimI.'I le cl (|ili foi rfS|.(iiid iiilX
I. ailles lalcralcs dii iindiilc. de la I iirl le, au \ Miniers laiiH'lIes iiiiplaiilécs
v.iir les ailes de la liiellr cl à la hase d'iiisci I imi de l'ariiy.i^dale. Puis lu
li^iii' d';in«~'l de l'eeoree eén-hel Iciivc se ndr\e au lii\('aii du lldeciiliis,
,,| s,, jii.ilc liiialeuieill en lias cl en dehors le loii^ de lii le\rc ilili'"-
liciiie du sillon niaruinal anlerieiir où (die eoi-i('s|)(inil à rim|)l;inlalion
d.-s |(dies dii;aslii(|nes, -rèle r\ senii-luiuiirc inrérieiir suf le j»(Mloncule
,(M rltrlleiix nioveil.
|;il d(dl(>rs de ecttc liLIIie d'ai'l'èl si lielle. IT-COITC cél élxdIoUSO SO Les cr.Ues «t In»
ax<!s «le» lobes dé-
JJcô
pourvus (l'ccorcc.
siV
Fie. 3oC. — Coupe vertifo-Uansvcrsalc du corvelel passant par les olives cérébelleuses, la
pyramide de Malacarne et les branches horizontale et verticale de l'arbre de vie du
lobe médian. — Méthode de \Vcigert-Pal. Grandeur nature.
bh, branche horizontale de l'arbre de [vie médian. — Or. branche verticale de l'arbre
de vie médian. — Eca, «rrand entre-croisement commissural antérieur. — //c, feutrage intra-
ciliaire. — fsl, feutrage sous-btbaire. — fsnie, fibres semi-circulaires externes. — Lgr, lobe
grêle. — Lcja, lobe quadrilatère antérieur. — f-fjp, lobe «luadrilatère postérieur. — Lsli, lobe
semi-lunaire inférieur. — Lsls, lobe semi-lunaire supérieur. — Pyc, pyramide de Mala-
carne. — Oc, olive cérébelleuse. — scf, grand sillon circonférentiel. — si\', sillon inférieur
de Vicq d'Azyr. — ssV, sillon supérieur de Vicq d'.Azyr. — xpop, sillon post-pyramidal. —
lia, sillon fransvcrse antérieur.
1 trouve encore interrompue par place sur de courts trajets, soit dans la
1 région du vormis, soit dans celle des hémisphères. Sur ces poinis. loujours
j, fort rcslrcMuls, la sul)slance blanche Jipparail librement à la surlaee du
I) cervelet et n est recouverte (jue [lar un l'euillel pie-nK'iien. La partie la
plus saillante du //onn/ro/i tenninal, la crête (fu/iion dr la luette ( l' ig'. 411
à H3), celle de la jjyramide (Fig. 414, 41o) sont généralement dépourvues
i d'écorce cérébelleuse. Il en est de même de la partie du lobe digastriqiie
situé dans la profondeur du sillon prédigaslrique et de la plus grande
partie de la face antérieure du flocculus, où la substance blanche visible à
Textérieur constitue le pédoncide du floeculus[V\'^. 3i8).
o06
ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
Substance blanche
centrale.
périphériques
Péilonciilcs céré
bclleiix.
La substance blanche, infiiiimonl moins considérable que l'écorce
cérébolleust'. l'uimo dans l'inlrrieur du cervelet une masse compacte,
renflée dans la région des hémisphères, réduite dans la région du verinis
à un mince pont transversal jeté d'un hémisphère cérébelleux à l'autre.
Celle masse compacte porte le nom de ?7iasse blanche centrale, de noyau
Ses prolongements médullaire du ccrvelei, de 7iot/an blanc central des hémisphères et du verniis.
De sa périphérie se détachent deux ordres de prolongements : les uns
extrinsèques forment les pédoncules cérébelleux supérieurs, moyens et infé-
rieurs, émergent au niveau du hile du cervelet (Fig. 348) et relient le
cervelet au tronc encéphalique; les autres intrinsèques, sont remar-
quables par leur nombre et leur minceur. Ils constituent l'axe des lobes
et lobules du cervelet, se divisent à angle plus ou moins aigu, à la ma-
nière des ramifications d'un arbre, en branches, rameaux et ramuscules,
et alTectenl sur les coupes sagittales et vertico-transversales une dispo-
Kamitications den- sitiou arborcscentc OU dcndritiquc extrêmement élégante, comparée par
les anciens anatomistes aux ramilications de l'arbre de vie ou thuya, et
connue sous le nom d\irbre de rie du cervelet (Fig. 338 et 3o9).
Dans l'épaisseur de la substance blanche centrale, au voisinage du ver-
sant supérieur du toit du quatrième ventricule, se trouvent les noyaux gris
centraux du cervelet formés de chaque côté par quatre amas ganglion-
naires, pairs et symétriques, de forme et de volume variés; ce sont, dans
le vermis, le noyau du toit, et dans chaque hémisphère, le corps dentelé J
ou ciliaire, ou olire cérébelleuse, et ses deux noyaux accessoires, le glo
bule ou noyau sphérique et Vembole ou bouchon.
ilriiic|ues
Les novaux gris
centraux.
.'<ul)stancc blanche
centrale.
Dimensions et as-
pect.
l'rc'p.'iration
Ueil.
1. SUBSTANCE BLANCHE CENTRALE DU CERVELET. — La Substance
blanche centrale du cervelet atteint ses plus grandes dimensions sur une
coupe horizontale passant par le tiers supérieur des olives cérébelleuse
Fig. 3()l), telle qu'elle est figurée par Vicq d'Azyr, ou mieux encore sur
la préparation dite de Ueil (Fig. 3o7) qui consiste à écarter les deux
lèvres du grand sillon circonférentiel de Vicq d'Azyr (scf) et à disséquer
à l'aide du manclie du scalpel la substance blanche du cervelet sur le
prolongement de ce sillon.
La coupe de Vic(i d'Azyr sectionne les olives; la préparation de Reil
passe au-dessus d'elles et n'intéresse que la substance blanche cen-
trale qui représente ainsi une sorte de centre ovale du cervelet, analogue
au centre ovale de Yicussens du cerveau.
La préparation de Heil divise le cervelet en deux parties d'inégale
épaisseur ; l'une, sui)éri('iire, mince, comprenant la substance blanche
immédiatement sous-jacenle aux lobes du culmen, du déclive et du bour-
geon terminal; l'autre, inférieure, beaucoup plus (''paisst>, comprenant la
plus grande? partie de la substance blanche centrale du cervelet, les
noyaux gris centraux et la substance blanche des lob(>s d(> la face infé-
rieure du cervelet. Ainsi préparée la substance blanche centrale occupe
toulc la lari?eur du cerveh't. et s'étend d'avant en arrière de la valvule
lioMM. I i; \ I hiN I N I I i; I i:i Kl': hi i; iiu \i m, nci. i- il \ i i
:;o:
Uril. I;i suhslancf
ilr \ ii'il>>i'll> cl (li'-~ Imi|i|> 111,11-111,111 \ ;iiilcriciii->, ,111 Iniid di' I V'(|i,i in ru i c
111,11 -ii|ii;ili' l'I (lu ^iMinl ailloli circMiirciiMil ici de \ i((| d .\/\r. A |Ciic(iiilic
ilii cciilic ii\:dc i\r \ icii^-~ciiN. \,- n'idn- (i\,i|c du cciMdcl nC^I |i,i> huiih- (\f
Iniili'^ |i;irK |i,ir I l'rdrcc ccndHd lcii~.c : liiiiilc cii ,iriiciT r| de cIiikihc (-(Mi'^
par l'ccdicc du I rL;c(iii lriiiiiii,il cl de-, lolics -~ciiii liiii;iii-cs iiilV'r'iciir'>. il
-c conloiid l;ii .;i'iiiciil imi a\,iiil ,i\cc |c~^ |)('(l(iiicii Ic^ du ccividcl le Idw'j, do
sdinu-- uiar-iuau\ auliM'icu i> cl ilc I l'ciiaucfurc scirii I u na iiv \-\<'. XTi .
Sur le y>////r/if /n/('//r///' .je |,i |uc(iaral inii d
ld;niilic cculralc C'^l
coiiciiNc tiiiiis la r(''^i()ii
(In V(>nni>. (•(invcxc
(laii> la rcLiion des iu'--
misplièrcs; cl préscnlc
a ce niveau des ltoss(>-
liire> (|iii correspon-
tjenl aux denhdurcs
de IOIInc eérél)(dleus(^
sdus-jaeeule lOc). l.a
pn'paralidU iulérossc
en ollet la couclu» de
lihres (|ui entoure le
I corps (l(Mil(d('' (d (|ui esl
connue depuis Slillin|;
sous le nom de toison,
de capsule du corps
\ dentelé, de plexus cx-
traciliaire. En deliors
de la toison se trouvent
FiG. 3o7. — La substance blanche cenhale du cervelet vue
sur une préparation par dissociation. — La moitié gauche
montre les fibres semi-circulaires externes du cervelet
mises à nu après ablation de la lèvre supérieure du sillon
supérieur de Vicq d'Azyr. La moitié droite représente
une partie du centre ovale du cervelet après ablation
des circonvolutions de la face supérieure du grand sillon
circonférentiel de Vicq d'Azyr. (D'après la photograpliie
d'une pièce durcie dans l'alcool. 2/3 Grandeur nature.
fsme, fibres semi-circulaires externes. — IMi, lobe seuii-
lun.aire inférieur. — Lsls, lobe semi-lunaire supérieur. — Oc,
olive cérébelleuse. — scf, grand sillon circonféreatiel de
Vir([ d'Azyr. — Th, Thalamus. — Y [de] déclive. — F (eu),
culmcii (lu vermis supérieur.
des libres curvilignes
à convexité externe,
les [dires senti -circu-
laires du cervelet, qui
se jettent en avant et
en dedans dans les pé-
doncules cérébelleux.
En dedans, dans la région du vermis. les fibres à direction sagittale pré-
dominent; la préparation intéresse, ici, la branche horizontale de Varhre
de vie du vermis.
Si la préparation de Reil montre la substance blanche centrale dans sa
plus grande étendue, elle ne nous renseigne nullement sur son épaisseur
dans les diverses régions du cervelet. Pour compléter son étude, il faut
l)raliquer des coupes vertico-transversales et sagittales au travers de cet
organe. l^]lles permettent de distinguer la substance blanche coi traie des
lip'misplirres. {\o la substance blanche centrale du vermis.
La substance blanche centrale des hémisphères forme sur les
Cnniro
rrrvninl.
508
ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
Aspect de la sub- coupes veilico-tiansvcisales (Fig. 340 et 356) et sagittales (coupes S8,
uai"e^*^ics*hémis|,hî-' S9 ) une masse irrégiilièremont ovalairc, qui renferme dans son épaisseur
rcs sur les coupes
vapittales.
{sme,
f ec
Oc f si Pic
£ec
FiG. 3.)H. — L'arbre de vie des lobes laU'iaux du cervelet. — Coupe sagittale de l'hémi-
sphère cérébelleux passantpar le point d'émergence du trijumeau, par l'olive cérébel-
leuse et le pédoncule cérébelleux moyen. Le lobe supérieur est coloré en bleu, le
lobe postérieur en rose, les lobes inl'i'rienr ei inléro-anlériour en jaune. — Méthode
(le Weigcrt-l'al. 2/1 (îrandcur nature. i^Voy. description de cette coupe, j). (ill,
Coupe S 9, P'ig. 417.)
l'cc. l'ciitrage extraciliairc ou loiscm. — //V. fculra^fc iiilrariliairo. — fsl. feutrage sous-
Idhairc. — fsine, fibres semi-circulaires externes. — Oc, olive cérébelleuse. — l'vm, pédon-
cule céréhelleux moyen. — Vclil 1'. plexus clioroules du diverticule latéral du 4" ventricule. —
ii\\, diverticule latéral du V ventricule. — .se/', jjrand sillon circonférentiel de \'ic(| d V/.yr.
— si\\ sillon inférieur de N'icq (i'.\/.yr. — sl<i, sillim du lobe grêle. — spo, sillon post-cen-
tral. — A/^o/J, sillon post-pyi'amidal. — .s*!', sillon siiperiein- de Vic(| d'Azyr. — sla, sillon
transverse untérii'ur. — 1', nerf trijumeau. — 17/. nerf facial.
Vo/irr ct';r('belleuse. Elle se dirige obliciiicmciil en lt;iul, v\\ avaiil cl en
dedans cl se continue en avant avec le pédoncule cérél)elleu.\ moyen (IN m,
Kig. 3.")S). De I;i périphérie de celte masse ovalaire, se détachent ra-
c.oM'K.i i; \Ti()N iNTi:i(ii;i lu; m iiiium itKNci.i' ii \i.i;.
:;()'.»
(Iiairciiiriit 1rs .ixcs ilt"^ di llt'ini |s lu
■I Ididllcs (|('> Ih''IIII-|i1|i-II'- i|III Afiipi <ln vin dn»
,i»nslilii(Mil tl.iM^ leur cuscmMc l;i li^iirc «Ircnlc par les aiiciriis aiialo- ,;,.rv.,iot.
mislcs sons le mun d'ar/j/'C ilf rie des Inlirs hilrrtntx du rcrvrirl.
Sbc
Nt LoLecenL— T
\c\j ; Iiingula
th.
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SR RU) ^^'^P VP
FPom
"FPoa
Fi
" " ;' i/odule
cEp
î. 3i)9. — L'arbre do vie du lubc imuliaii du cervelet. — Coupe sagiUale passant en
dehors de la ligne sagittale médiane par le noyau du toit, les lamelles internes du
lobe semi-lunaire inférieur et de l'amygdale. Le lobe supérieur est coloré en bleu, le
lobe postérieur en rose, les lobes inférieur, inféro-interne et inféro-anlérieur en
jaune. — Méthode de Weigert-Pal. 2 1 drandeur nature. (Voy. description de |cette
coupe, p. o9i, coupe S 2, Fig. 410.)
/>/(, branche horizontale de l'arbre de vie. — bv, branche verticale de l'arbre de vie. —
lit. Ixmrgeon terminal. — cEp, crête êpendyniaire qui recouvre l'écorce de la partie anté-
rieure du nodule et sur laquelle s'insèrent les plexus choroïdes fransversau.x (Plcht) et la
meudjrane obturatrice du t" ventricule. — FV%, faite, diverticule angulaire du 4' ventri-
cule. — -W, noyau du toit. — Pcs, pédoncule cérébelleux supérieur. — Plclit, plexus
choroïdes transversaux du V ventricule. — Tuh valv. tubercule valvulairc. — .s'ic, substance
blaucluî centrale du vermis. — .s'c/", grand sillon circonférentiel de Vlc(( d'.V/.yr. — Sqe,
substance grise centrale. — siV, sillon inférieur de Vicq d'.Vzyr. — sprp. sillon prépyrauiidal.
— ssV, sillon supérieur de \'icq d'.\zyr. — sta, sillon transverse antérieur.
Dans la i\»gion du vermis, la substance blanche centrale (coupe SI,
F'ig. 3'{6, p. 452) est iiilinimcnt moins considoraMo ot se réduit à une petito
masse ovo'ide ou irn'gulièremenl trapézoïde, située au-dessus du toit du
(lualriènie ventricule, el de la([uelle se dt'dachent, à la manière des rayons
510
ANATO.MIE DES CENTRES NEHVEl \.
Modifications su-
bies dans la région
de transition.
Arbre de vio du (1 uiic loiio, six brancliGs de longueur et d'importance variables et dont
lobe médian. l'ensemble constitue la ligure si caractéristique de Varbre de vie du lobe
médian dit cen-elet. (le sont, en avant et en haut, les petites brandies de
la Huffida et du lobe central; en avant et en bas, les branches du nodule
et de la luette; en haut, la branche courte et épaisse du cnlmen connue
sous le nom de branche verticale de l'arbre de vie médian ( bv) ; en arrière,
enfin, la branche mince et longue du déclive connue sous le nom de
branche horizontale de l'arbre de vie médian (bh), vers l'extrémité posté-
rieure de laquelle convergent l'axe du bourgeon terminal et du tubercule
valvulaire et dont l'extrémité antérieure reçoit l'importante branche de la
})ijramide.
La figure si caractéristique de l'arbre de vie du vermis (coupe SI,
\''v^. M36) appartient au plan sagittal médian; elle s'altère rapidement de
chaque côté du vermis et se fusionnegraduellement i au delàdu plan sagittal
passant par le sillon longitudinal supérieur) avec l'arbre de vie des lobes
latéraux du cervelet (coupe S9, Fig. ^."8). Dans la région du vermis, les
altérations sont d'abord toutes quantitatives et consistent en un simple
épaississement du noyau blanc central et de toutes ses branches, et dans
l'apparition dans son épaisseur du noyau du toit (coupe S2, Fig. ;io9);
puis les branches horizontale et verticale de l'arbre de vie médian se rac-
courcissent et s'épaississent, la substance blanche centrale se continue en
haut et en avant avec le pédoncule cérébelleux supérieur (coupe S5.
l"ig. 31)0), et l'on voit apparaître au-dessus du nid d'hirondelle [n\\] les
noyaux accessoires de l'olive C(''rébelleuse (Nem, Ngl)). Les branches ver-
ticales et horizontales de l'arbre de vie médian en s'épaississant. en se
raccourcissant et en s'élalanl à la surface du noyau blanc central, consi-
dérablement augmenté de volume, perdent bientôt leur individualité; la
substance blanche centrale tend à prendre une forme de plus en plus ova-
laire, elle se continue en avant avec le pédoncule cérébelleux inférieur
(Pci) puis avec le moyen, et dans son épaisseur apparaît l'olive cérébel-
leuse (coupe S6, S7, Fig. ilo, 4 16). Ces transformations s'ed'ectutMit gra-
(hudlement, de telle sorte qu'il existe dans le plan situé immédiatement
en dehors du sillon longitudinal supérieur une vt'rilable réf/ion de transi-
tion, dans la(|uelle la figure de la substance blanche centrale rapjielle par
certains caractères l'arbre de vie des lobes latéraux, foui en présenlaiil
encore des caractères propres à l'arbre de vie du lobe médian.
Sur h^s coupes vertico-lransver.sales qui j)assent par la partie anté-
rieui'e du cervelet (Mg. ^i-G), la substance blanche centrale du vtMiuis
Ims coupes vertico- présente un aspect bilobé, i^rAce aux noi/au.r du toit qu'elle renferme.
transversales. ' ' ' ti ./ 1
Sur les coupes plus postérieures (Fig. -loG), elle se réduit à un pont
transversal, mince et étroit, légèrement concave en bas, qui unit les deux
substances blanches centrales des hémisphères et correspond à la section
de la branche horizontale (bh)(le l'ai'bre dévie médian. Elle reçoit (>n haut
l'iinplaulalion d(>s branches ou axes du déclivt , et en bas ceux du tuber-
cule valvulaire et de la pyramide de Malacarne.
Aspect do la sub-
stance blanrlic cen-
trale du vermis sur
(.i»M K.l II \ I l<i\ IN I l.li I I I 111, l'I l;IMiMlîl.\(.l l'Il A I i:. :.il
2. NOYAUX GRIS CENTI^AUX. \|| iininl.ii- i|r (|li;illi'. ll•-^ rni\;ill\ ^fis Noyuiix «rm cori-
I II I I I I • iniiix.
Ceilli:ill\ (lu f('l\rlr| Ciiiiilii riiiii'iil i\r cli.Kliir cmIc .
1,1' iim/tiii <lii loil ilii (|ii;iliiiiiii' \ t'iiliHiilc (|iij :i|i|);ii'lii'iil ;mi M'Iiims;
Volii't' rrrrlirllciisr i|iii ;i |i|i;i il icii I ;i I li('mi'-|ilirir ccri'l)!-! Ii'ii \ d, rnln' les
(l(Ml\ , It's ii(>\ ini\ ;icc("^-^()ii('> ilr I (ili\ (' ccicIm'I le use. à s;i\ oir, h- iKn/mi splir-
riaili' on i/liihiilr, cl le Ikhk /imi ou riiihnli\ -^iliH's daii^ l;i n';iinii de Ir.iii-
' silidll t'IlIl'C If M'IlllI'^ cl |c^ Ik'III i-^llJlCI'CS.
I Noyau du toit NL , mif/ri/s Irdi, iniclrus fasInjH , siihshincr frrni- Noyau .lu loii.
niiiriisr ^iiiH-r/rti/r v. KTillikcr . — hr'coiivci'l cl liuiii'i' |)iir Slilliii^ en ISliT,
lo novaii ilii li'il <lii 1' \ t'iiliiciilc occupe de clia(|iic cùhî de la li<ni(' iin';-
diauf mil' |»ailir assez considérahlc de la suitslanco Idaiiclio cciilralc du
\ciinis coupe S2, V'\'j:. '{'il)). Il es! silu6 eu acrièrc de la hase di- la iiii- siniaiion.
mda ri du Itdie ( ciilral. au-dcssoiis de la branche verticale de laihrc de
vie nuMliaii. aii-des'sus de la >uhslaiice grise soiis-épendymaire, ([iii la{)issc
le Itdt du (|ualiiènie veuliicule, id des fibres sap:iltah>s que lui envoient la
\alvnle de \ ieusseus (d la hi'anche horizontale de Tarbre de vie médian.
(Tesl un noyau hi'iiii ou uris (dair, ovalaii'c on ti'ianj;nlaire, arrondi en iMinnc.
avanl. aplali de haut en bas, mal dcMimilé en ari'ière et en bas oîi il se
fusionne avec celui du côlé opposé et oi^i il présente deux à trois prolon-
' gements cjui se perdent dans la branche horizontale de l'arbre de vie mé-
dian.
Sur les c(»u}»es horizoniales i coupes H6, C4. h'ig. 429, -435) qui inté- Hai.ponsct aspect
I , ,. , . I ' I 1 •! ' , 1? . sur coupes horizon-
1' ressent sa partie supérieure, le noyau du toit se présente sous 1 aspect taies,
d'un noyau arrondi ou ovalaire, nettement circonscrit, (jui mesure 9 à
10 niillimèlres dans le sens sagittal et o à G millimètres dans le sens trans-
I versai Slillingi. Situé au-dessous du f/rand cnlrf-croiscmfnl {oinmi^sKrdl
I (Eca)(Fig. 'iiG et 465), le noyau du toit. 1res rapproché de la ligne médiane
I du vermis, est séparé de celui du coté opposé par une sorte de raphé ana-
logue au raphé de la protubérance et le long duquel sentre-croisent une
partie des fibres semi-circulaires internes du cervelet (fsmi) ainsi que les
libres qui relient les deux noyaux du toit.
Sur les coujtes horizontales plus inférieures, l'aspect change considé-
rablement; il ne s'agit plus ici d'un noyau régulièrement arrondi, mais
j d'une masse grise irrégulière qui affecte la forme d'un W (d ([ui envoie
dans la branche horizontale de l'arbre de vie médian coupe S3. b'ig. Ul)
deux ou trois prolongements effilés, dont l'interne et l'externe sont minces
1 et longs, tandis que le moyen est épais et irrégulier.
accessoires.
Noyaux dentelés accessoires. — Les noyaux dentelés accessoires .Novau.\ douteics
occupent dans la région de transition la partie supérieure et interne de
l'olive cérébelleuse. Ce sont deux petits noyaux irréguliers, homologues
des corps juxta-olivaires du bulbe, décrits par Meynert sous le nom de
corps dentelés accessoires (gezackte Nebenkerne), et par Stilling sous le
nom de noi/nn du bouchon ou vmbolits, et de noyau sphériqiie ou fjlobuliis.
:-il:
ANATOMIE DES ÇENTUES .NERVEUX.
Novaii (lu bouchon.
Ëmbolc.
Noyau du bouchon (Nenn. Embolus. Nucleus emholiformis. Embole Jlj^
fsmi
.xèî
iit;éni?Tj_p ;iih : Pc s jJvm F Pop
s c
slg Pyramide
FiG. 360. — L'urbie de vie de la région de transition entre le vcrmis et l'hémisphère ,
cérébral. — Coupe sagittale passant par les noyaux dentelés accessoires, le pédon-
cule cérébelleux supérieur et la grosse racine sensilivc descendante du trijumoau. Le
lobe supérieur est coloré en bleu, le lobe postérieur en rouge, les lobes inférieur et'
inféro-interne en jaune. — Méthode de Weigert-Pal. 2/1 Grandeur nature. (Voy. des-
cription de cette coupe, p. G02, coupe S 5, Fig. 413.)
bh, branche horizontale de rnrl)rc de vie médian. — cUi\ crête de la hioKe dt-pourvuc ]
d'écîorce cérébelleuse. — FPon, fibres antérieures de la pr()tui)éranco. — FPop, fibres pos-
térieures de la protubérance. — /s^^c, fibres seini-cinudaircs externes. — fsmi, fibres semi-
circulaires internes. — Nem, end)()le ou noyau du bouchon. — \'gl. glol)ule ou noyau;
s[)liérique. — nli, nid (riiirondelle. — SViu, noyau masticateur ou moteur du trijumeau. —
l'es, [)édoncule cérébelleux sui)érieur. — l'ci. pédoncule cérélxdleux inférieur. — scf. j^ranil
sillon circ(uiférentiid (h; Vic(| dWzyr. — >V//<. sid)st,iuce gélatineuse de Rolaudo. — siV,
sillon inférieur de Vic(| d'A/.yr. — shj. sillon du lob(> grêle. — spoj), sillon post-pyramidal.
— ."î.sr, sillon su[)érieur de Vic(| d'A/.yr. — sla. sillon transverse antérieur. — Vm, racine I
motrice du trijumeau. — 17'. voie pédonculaire. — Vsd, grosse racine sensitive descendante !
du trijumeau. — VT, valvule de Tarin. — l'i. (lualriéme veniricule.
(coupe S5, Fig. 300). — Le noyau du Innicliuu est 1(> plus vohuuiucux
cl le plus externe des noyaux dentelés accessoires. 11 est situé en
coM'h.i H \ iin\ I \ii:i;ii;i m; m it iin m m; ncii'Ii \ i.i;. :ii;j
, 1,(1,111^ illl (■ip||»'^ (liMlIrIr, cil (IcIl'M-^ (lll l|(i\;ill ^|i||iTii(llr i|lli le si'- j |,| ic 1 1 1| Miiiialioii.
iii>\;ni (lu l"il, m .inirir du |)i'(li«iiriil(' (•(''n'-l)rll(Mi\ sii|H''ii('ii r ;i\it |i'i|iir|
il pi'ili'lic ihiiiN le lillf ili' l'oIlM' n-i-i'licilcii^i' (|iril lioiiclii- l'ii |i;ir(ic.
(;'f->l llll lio\;iu ('•|»:ii>. coill |i.hI , |iii->lli;i I i(| iir nii es I uni lii| ih', ;i ^omiiirj l'<tnw<.
iMi'^lciiflir. i|iii iili'^llic l'{ ;'i I"» Mil Ililili'IrcN de l()li;;('l >'(''lrii(l (l;iii-> le scilS
,.sa"ill;il (l<'|iiii^ l.i li.i^r (riii^ciliiui ilc l;i |)yr;iiui(ii' du M-nui^ |U^(|ir;i "{ou
l millimMrcs eu ariiric de la lia^i- de la liiii;ula.
I.c-^ ((Mipo Inui/niilalc-^ (|ui iii Iitoncii I le ItMiudioii sur sa |dus ;^ raiidi' AsiKi-isiircoiiimt.
ilitn;;inMir mmiI itarliculiri'ciut'iil iiis[rucli\ es coupe C2 à C4, l'i;;. ï-V.\
'"i \X\ . Il ancclc sur ((«s coupes l'aspccl d'un noyau voliiiiiiiiciix, à coli-
ns lis■^cs, rciilli' cil a\aiil. iiiiiicc cl ci'illi'' en arrière, on il s'insère, par
lune It'iière conilnire eu S, Mir un |>oinl du hord poslérienr dn coi'ps deri- connexions ave
lide an voisinage du Iule, ^oii exireniilc îinlericure, pnsnialiqnc on
( \ lindri<ine. esl senlc int('ress(>e sur la plupart des coupes liori/ontales,
il scinide conslilnei- un noyau indépeudaiil du corps denlelé et qui s'in-
•<iiui(> à la façon d iin coin, enli'c ce corps el le p(?doncnle cérébelleux
supériiMir (|u'il coiuprime coupes H 5 el H 6, l'ii;. 'irîS et 'i-2\)j. Los
coupes liori/oiilales inférieures (coupe C5, Fig'. '3G1), qui intéressent la
hase d'inserlion dn nodule, |)eriu(>llenl senh^s de reconnaître les con-
nexions in(inii>s ([ui unissent l'extrémité postérieur du bouchon au corps
tlenhdé : elles montrent clairement que le bouchon n'est qu'un noyau
accessoire de l'olive céi'ébelleuse. (Voy. aussi coupe S 6, Fig. 411.)
Noyau sphérique (Ngl), niiclcus ylohiilus, <jlohuliis^ globule. — Le plus No>au .spiiériq.K.-.
iiilerne des noyaux dentelés accessoires, le noyau sphérique, est situé
dans l'épaisseur de la branche horizontale de l'arbre de vie médian
^coupe S 4, Fifi'. '{()()), en avant de l'axe d'insertion de la luette et de la
pyramide dn vermis, en dedans et au-dessous du bouchon, au-dessus de
l'amygdale et du nid de pii^con ou d'hirondelle dont le sépare une lame
assez épaisse de substance blanche tapissée par l'épendyme ventricu-
laire (coupes S 4 et S 5, Fig-. 412, 360). Il siège en partie sur le même
|)lan horizontal qne le bouchon et se trouve intéressé avec lui sur un
certain nombre de coupes; mais il le dépasse en bas (coupe G 5, Fig, 3()1)
et les coupes horizontales qui passent par sa partie moyenne et inférieure
'n'intéressent plus le bouchon.
i II ressemble, d'après la comparaison de Stilling, à une massue, à un
'champignon (coupes S4, S 5, Fig. 412, 369) dont la partie inférieure
arrondie et plus ou moins sphérique se continue en un point très limité
avec la partie inféro-postérieure du bile de l'olive cérébelleuse; la partie connexions avo.-
jsupérieure, mince, efhlée et plus ou moins irrégulière, représente une
sorte de pédoncule indépendant du corps dentelé, mais adhérent en haut
au noyau du toit et en dehors au noyau du bouchon. Les coupes horizon-
tales le montrent en génc'ral sectionné en deux ou trois tronçons.
Forme.
l'olive cérébelleuse.
Olive cérébelleuse ou corps dentelé (Oc). — Si/iionymic : Corps ouve cérébelleuse.
Td.MK II. 33
■il 4
ANATOMIE DES CENTRES NEHVELX.
I
Situation.
Forme.
Direction
Volume (lan^ï
série animale.
l'Ii'atiircs, Icstoii
l'i dontolurns de Ici
livc cérélicllciisc.
rhomboidal ^Vieussens . Corjts drtitrlr ou festonné (Vicq d'Azyr). Gan-
glions du cervelet (Gall et SpurzhcimV Ollrc cérébellfuse ou corps olivaires
du cervelet (Cniveilhior). Corpus dentutum, corpus ciliare cereôel/i de^^
auteurs allemands. Dentate nucleus des auteurs anglais. — L'olive cérébel-
leuse, le corps dentelé ou ciliaire, appartient à l'hémisphère céréhelleux
et occupe la partie interne et inférieure de sa substance blanche centrale.
Située au voisinage du vermis, le long de la paroi oxtei'ue du toit du qua-
trième ventricule, au-dessus et en dehors du nid d'hirondelle, l'olive
cérébelleuse est constituée par une lamelle de substance grise, de couleur
jaunâtre ou gris l'ougeàtrc, de 3 à o millimètres d'épaisseur, plissée en
zigzags et en festons, et repliée de telle sorte qu'elle ligure une bourse.
un sac ou une sphère creuse fortement plissée.
Considérée dans son ensemble, sans égard à sa surface plissée et fes-
tonnée, l'olive cérébelleuse représente un ovoïde, une sorte de coque, de
lève ou d'amande placée sagittalement et dirigée un peu obliquement en
bas et en dedans. Ses faces sont externe et interne, ses bords supérieur et;
inférieur, ses extrémités antérieure et postérieure.
Son grand axe sagittal est un peu oblique en bas et en dedans, et,
mesure 15 à 19 ou 20 millimètres, son petit axe vertical mesure 10 à:
12 millimètres, son petit axe transversal 8 à 10. Ce dernier se dirige obli-.
quemeut en haut et en dedans, de telle sorte que les bords supérieur et,
inférieur ne sont pas situés sur un même plan sagittal; le bord supérieur,
est plus interne que l'inférieur, il est distant de l'i à \'S> millimètres de
celui du coté opposé, tandis que l'écart est de 25 à 2G millimètres entre les
deux bords inférieurs (Stilling).
Le volume de l'olive cérébelleuse varie suivant les sujets et paraît ètre|
en raison directe du volume des hémisphères cérébelleux. Elle atteint
chez l'homme son plus haut degré de développement et se réduit chez le
singe à une simple bandelette arquée, dépourvue de festons et de zigzags.
Chez la plupart des mammifères les noyaux gris centraux du cervelet se
présentent sous l'aspect d'un amas gris diffus, de forme irrégulièrement';
quadrilatère, qui occupe le toit du quatrième ventricule et que des fais-
ceaux de libres segmentent en plusieurs novaux. Weideni'eich v distinnuei,
un volumineux noyau interne [nucleus mcdialis), l'homologue du noyau
du loit, relié aux noyaux de Bechterevvet de Deiters par des travées grises,
un noyau externe (l'olive, ou nucleus late rai is noya.u lisse, dépourvu, de;
dentelures et de noyau blanc central), enlin un noyau antéro-exlerne (em
bole, nucleus antero-lateralis] et un noyau posléro-externe ( globule, /i//f/^»/
postero-laleralis) relativement considérables.
Chez les oiseaux et les reptiles où le cei"V(>lel se réduit au vei'uiis et
au noyau du toit, l'olive cérébelleus(> fait défaut conmie les h cMui sphères'
cérébelleux.
Les coujx's horizontales, verlico-liansversales el sagittales montrent
que toute la surface de l'olive cérébelleuse est hérissée de plis, de festons,
de dentelures plus ou moins saillants ou profonds, recoupés cux-mômes
A
\
,;,,M I..I i; \ MON IMKUIM UK l'I lUI (> M H K M- 1. 1' H A I. K,
o o ^
FiG 301. -L-olivecérébdleuse, la substance blandie centrale des hémisphères céré-
belleux et les pédoncules cérébelleux moyens. - Coupe horizontale passant au-dessous
du noyau du toit, et sectionnant la protubérance un peu au-dessus du sillon bulbo-
Î516 ANATOMIF DES CENTRES NERVEUX.
profubérantiel. — Mt-tlmile de Weigerl-Pal. 2 1 Grandeur nature. iVoy. description
de cette coupe, p. 6.10, coupe C 5 Fig. 4:]G.
Cy. corps juxt.i-rcstifornie. — fec, feutrage extra-ciliaire. — fie. feutrage intra-ciliaire
— Floc. llocoulus. — fsl, fcutnigc sous-Iobaire. — fsme, fibres semi-circulaires externes. —
fsml, fibres seuii-<irculaires internes. — fV'j. fibres de la pyramide de Malaiarne. — Sijl, ^j
noyau sphérique ou globule. — So, nodule. — jA7, entre-croisement des noyaux du toit. —
Oc, olive cérébelleuse. — Pci. pédoncule cérébelleux inférieur. — Pcm. pédoncule eéré-
bclleux moyen. — Pcs. pédoncule cérébelleux supérieur. — ssV, sillon supérieur de Vicq
d'Azyr. — sla, sillon transverse antérieur. — Vv, luette. — VT, valvule de Tarin. — l',.
quatrième ventricule. — Vlllv, nerf vestibulaire. — VU, fibres radiculaires du facial.
(le (lenticules. Les plis sont plus nombreux, plus étendus, plus profonds,
dans les régions supérieure et inférieure du corps dentelé où l'on en
compte sept à huit et neuf, que sur ses faces et ses extrémités où l'on n'en
compte guère plus de deux à trois. Ils mesurent 3 à 10 millimètres de
longueur, sont séparés par de profondes incisures et pénètrent dans la
substance blanche centrale des hémisphères; les plus longs atteignent le
voisinage de la base d'implantation des axes des principaux lobes hémi-
sphériques. Chaque pli ou feston du corps dentelé est recouvert de î
denticules qui mesurent 0,.^) à 2 millimètres de longueur et augmentent
considérablement la surface de l'olive cérébelleuse.
Au niveau des deux tiers supérieurs de sa face interne, l'olive I
cérébelleuse présente un orilice irrégulièrement arrondi, qui mesure '■
de î) à 7 millimètres de haut sur 10 à 12 millimètres de longueur et qui
Hiic de loiivo ce- constituc le JiHc dc Yolivf; cu'rt'holleuse (coupe C 5, Fig. 361)[; il livre
ro.o fuso. passage aux libres du pédoncule cérébelleux supérieur et loge un des '
noyaux dentelés accessoires, qui doit à sa situation le nom de bouclion ou ,;
nnholr. (Nem, coupes H 5, H 6, C 3, G4„ Fig. 428, 429, 434, 435.) |
En dedans de la lame festonnée et dentelée qui constitue l'olive céré- î
bolleuse, il existe un amas de substance blanche dont la périphérie s'in- '
sinue dans tous les interstices de la face interiu» des festons, dentelures ,
et denticules. C'est le noi/aii blanc central du corps dentelé (nucleus medul- ,
siii.staiKoiiian.iio laris corporis dentata?), ou substance blanche inira-ciliaire (fie), constitué}
par un dense feutrage de libres qui prennent leur origine ou se termi-
nent dans la substance grise de l'olive cérébelleuse. Ces libres ne se
dirig(>nt pas nécessairement vers le bile du corps dentelé, un certain
nombre traversent toute l'épaisseur de la lame festonnée et entrent dans
la constitution de la toison ou substance blanche extra-ciliaire.
Toison ou snb- La périphérie du corps dentelé est recouverte d'une couche de sub-u
slance blanche, d'épaisseur fort inégale, grAce à la situation (wcentrique de ||
l'oliNC cérébelleuse. I']n dedans et eu avant de l'olive cérébelleuse, au voi-
sinage du hile, elle iilleiul à peine un millimètre d'épaisseur et sépare l(>
cor|»s dentelé de l'épendNnie venlii( iilaire, de la valviih» de Tarin et du
feuillet pie-mérien qui tapisse le nid d'hirondelle (^coupe C 6, Fig. i37).
Les |)arties externe, supérieure, inférieure et postérieure de l'olive céré-
Ixdleuse sont entourées par contre d'une épaisse couche de substance
blanclie, dans la(juell(> on disliiigMi* trois zones nettement dilVéreuciées
sianroldanrhf^pxira
ciliairc
CdMK.i i;a I h'N I Nii:iu i;i m; lu iui(imiu:\(.:i:i'ii \ i.r. ,17
siir 1rs Cdiiiirs iliiitio (liiii-^ les l»ir|| idllia !(■■> ;ilc;iliiis oii ((ildii'cs ~iil\,(|it
les |tl-oci''tlt"> (II- Wi'i^i'it nii lie |';i| l'"i|;. .■{((i, ."t'IS, .'((il . \]\\ ((iiit;!!-! iiniiM'-
iliat a\t'i- le cuiiis (It'iilrlc, ->r iiiuiilaiil siir 1rs l'csloiis. 1rs dm lr| ii rrs ri
1rs ilriiliriilcs. rs| |;i Im-xni dr Si ill un/ . ou suli'sitinir lilniii/irrilincilitiirr
l'cc , lorini'c |iar un driisc Iriilra^c de lilirrs, | liomidd^iir dr la siil)s|aiicr
Idainlir iiitia ciliain-. A la [lai'lic >ii|»i''n('ii n- ri rxlrinr {\r iniixc (•('•r('dir|
iiM', on liMiixi'. cil dtdiois de la loisuii. iiiir (■oiiciic de lihrrs ciirN iliuiics
I |»aiallM('s. mince cl ('droilc en arricic, plus (''ijaissc en avant; i-c s(miI i-ji,ios Mmi < ircu-
Ics fibrrs srini-<ini(l(iirrs dn cci'xcicl. rcniar(|ual)lcs i)ar Iciiis fascicnlos '""■'"*'""<"■"•"»"""-
' ' ' icrncs.
-.(M'i't^s cl curx ililincs. l'ilh's coniprcnncnl i\vK\\ j;r()n|)cs, doni l'un, cxIrriH'
cl sn/)rr/i(/r/ Isinc. l'ij^. 'M\\ . occupe la moitié supérieure de la suhslaruuî
Idanclie c(Milialc des licmisphcres et s'entrc-croiso dans le vorniis en for-
manl Vrntri'-vroisvnirnt ( utn/nissurai (Eca) de Slillin;,^ et dont l'aiilrc.
tii/t'rnr et jirofoiid (fsmi), est silué en dedans de l'olive cérélxdieuse, le
• lonii" des parois latérales dn (|ualriènie ventricule; il entoure le noyau
(lu loil (d s'entre-croise dans le verinis en loi niant Y enlre-croiscmaiL des
•ijaus du toit (xM coupes H5, H6, C4, V'v^. 128. 129, h■X:^).
La Iroisii'uie coin lie rccoiix ic le i;ronpe extei'ne des libres semi-circu- F(uiia{,'e s'ous-io-
laircs (d lonic la légion postérieure et inléi'icure de la toison; elle est for- ''^"''''
niée de libres (Mili'c-croisées dans tous les sens qui constitnent dans leur
ensemble une coucbe mal délimitée, située à la base des lobes et lobules,
' t que nous désignerons sous le nom de substance blanche non différenciée
du cervelet ou i\o feutrage sous-lobaire (fsl coupe C5, Fig. '{Gi).
.{. PÉDONCULES CÉRÉBELLEUX. — De la j)artie antéro-interue de la snb- ivcionruies cért-
-iaiicc blanche du cervelet se détachent les pédoncules cérébelleux. Le '"'"^"''•
pédoncule céréb(dleux moyen (Pcm) se forme surtout aux dé|)ens du l'eu- ^
traue sous-lobaii'c (fsl i et des fibres semi-circulaires extcM'ues (fsme, s
coupes S 9, C5, C8, Kig. 3.')8, 361, il6); le pédoncule cérébelleux 3
supéricnir iPcsK aux dépens du feutrage inlra-ciliaire (fie, coupes S 4,
S 5, Fig. 3GU, 3G3, 412); le feutrage intra-ciliaire (fie) et les fibres seuii-
circulaires externes (fsme) et internes (fsmi) entrent surtout dans la con-
stitution du pédoncule céréb(dleux inférieur (Pci, coupes H4, S 6, S 7,
jFig. 39(), 414, 41oj.
Pédoncules cérébelleux moyens (Pcm), bras du pont, brachluui Pédoncule cérô-
,• 1 1 1 ■ 1 , T rii'<- bcUcux moveii et
ponlis, processus ou crura cerebeili ad ponlem. — Les pédoncules cere- ^bros prombéran-
belleux moyens (Pcm) sont deux faisceaux épais et volumineux qui se
détacbent de la partie antérieure de la substance blanche des hémisphères,
apparaissent à l'extérieur dans la profondeur du sillon marginal anté-
' rieur i^sma) (Fig. 333), puis se portent en avant et en dedans vers l'étage
t antérieur de la protubérance qu'ils concourent à former.
^ Les coupes horizontales (H 3 à H 7 et Cl cà C5, Fig. 362 et 427 à 436) . ., ...,,
^ montrent que le pédoncule cérébelleux moyen (Pcm) ne forme pas dans la 'jj lôïnotïùrpon^
région protubéranlielle un faisceau fermé, mais qu'il se segmente, au ^'i"*'
tiolles transversales.
Ses rapports avec
518 ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
voisinage du plan ol)liqu(' passant par l'émcriionce dn nerf trijumeau, en
-ni W";
^^^ ; : Lo"be central
r~.
si
<
▼1
Rm-
Vie. 36:^. — Les pédonrulcs cérébelltHix suprrieuret moyen, FiMagc auli'iioiir de la protu-
bérance. Les noyaux d'orii,'ine et de terminaison du trijumeau et le faisceau de
Cîowers. Coupe iiorizontale un peu obli(jue en bas et en avant passant par la région
piotubérantielle moyenne, un peu au-dessous de l'émergence du trijumeau. —
Méthode de Weigort-Pal. 3/1 (Grandeur nature. (Voy. descriplion de eelte coupe.
p. f)27, coupe H3, Fig. 42.").)
Fcc, fîiisccau ceulral île i;i calotte. — FG, faisceau de fiowers. — F//), faisceau iougitu- «
(Huai postérieur. — /•'//. faisceau latéral du l)ulbc dans son trajet protubérautiel. — Fo,
faisceau ol)]i(pic de la proInlKM-ance. — Fl'na. tibres protubérautielles autérieiuvs. — Fl'om,
fd)res prolul)éranti('lIes uioyeiuu's. — FI'oj). (ii)res pretidjcraiilicllcs postérieures. — fsme, (
fibres senii-circidaircs externes. — Lie/, lingula. — .Y/-/, noyau réticulé. — S\'»). noyati
masticateur on niotetu' du trijumeau. — ATs, noyau sensilif du trijumeau. — Os. oli\'
supérieinc ou j)rotub('rautielle. — l'on, pédoncule cérébelleux moyen. — l'rx. pédoncule
cérébelleux supérieur. — )•, raplié médian de la protubérance avec ses libres sagittales. — Uni.
ruban de iteil nu-dian. — ^f/l'". substance fiiàse île l'étafje antérieur de la protnbéraïu-e. — SU.
formation réticulée. — Tr. cni|)-; lra|)ézoïde. — Vd, petite racine motrice descendante du i
trijumeau. — 17', voie jx'doiiciilaire. — IW, grosse racine sensitive descendante du tri- '
jumeau. — V, nerf Irijiinicau. — il', valvnlr de ^■ienssens. — l'i, <piatrième ventricule.
un h^s giand nombre de fascicules éj)ais et voluiniiuMix, sépares les uns i
d(>s autres j)ar une gangue de substance grise, connue sous le nom de
(;n\| K.l l; \ I |(i\ I N I i;it 1 1, 1 K I. 1)1 H II ( ) M l!l. \ i . 1. 1' Il A l.i:. :il'.(
noyaux politiques \|t . <li' lun/du idii pnul . de \iil>s/iiil( i' (jnsr aitlrncui r
,lr In iirotidiiidin r \'>'j:^Vu . ( lo r.isrinilc-,, ;'i d iriTJ ion iiansvcrsjih', rloison-
iiriit le s\>lrmr <lt"^ lilucs |i)iii;il iidiiialcs ilr la voir |i(''(|(.ii(ii lain- ri Miivaiil
li'"^ i'a|»|i(ti"N (|ii l'ilcs alVccIciil a\i'c ci'llc tlriiiirrc. un |)i-iil Ir^ disiscc fn
Irois cuiudics, (|iii mimI I iiiir '^ii|i('rrKitdlr. laiiln' |ir(»li)iidi', la I nti^icini'
inliMincdiairc on iiidn rn iir.
La roiii/ir st//)rr/i(ic//r on tiiilrririirc slraliini •^iijirr/icifiln itonlis (Slrsj. Coudm ^uporfi
fihrr'i i,ri>liihrrmUifll<-'< aiilrrimn-s l'I'na j icoupe SI, l'i- .:{•'{() , ()Cf,ii|K'. «'d" J" p""'-
loiiic la liaiiliMir de la |nnhi|i(''iaiin' cl [)a~<'>i' rii a\aiil des liliir> de la
\itic |>(''d(niciilaii(' ; idlc |)it''S(Milr suc les conix-s iinii/onlalc^ H 3,
j'm. 'MU mil' snrlact' de siM'Iioii Irianmilaiic. aii^iuciilr d'cpaisseiw d(î
drdan-' en d(di(>i>, (d allcinl soummiI à pciiii' (|iiel([iH's millimètres en
avani d(>s l)oiirr(d(ds pyramidaux. Sa lace |»r(dond(' ost lapissoe par la
-iil)slaiu'(^ i;'ris(' aiilrricurc |dii |)oiil noi/au.r /tonluftics antéviaurs) (Sgl*o), Noyaux pontir|tiov.
ipii dissocie loulo la face ijroloiidc Ai^ c(dle couche <mi fascicules souvent
torl i^iclcs l'ii;. o('»2 . Leurs couucxions avec les libres semi-circulaires
i\lernes Isuiei et le reulraj^c sous-lol>air(î du cervelet fsl i soûl faciles à
. (tiislalei- sur les coupes horizontales (H3 à H7 et Cl à C5, Vv^. ^}6I,
MVl, cl VU à 435).
Lorsqu'il existe nn faisceau oblique du pont iFig. 349), on voit se déta- Faisceau oblique
cher de la couche superlicicUc un volumineux faisceau qui s'isole plus ou ^^ p°°''
moins complètement des fii)res environnantes, afîecte un trajet desceudant
cl ne se continue que plus bas avec la substance blanche des hémisphères
cérébelleux (Fo, F'ig. 362).
La couche profonde et postérieure istraluui profonduni (Strp), fibres coucho profonde.
protubérantielles postérieures FPop]) occupe suiloul les deux tiers infé-
rieurs (le la protubérance; elle passe en arrière des libres de la voie ;
pédouculaire [W], entre ces libres et le ruban de Ueil médian (Rm) qui ^
i forme la limite antérieure de la région de la calotte; elle est cloisonnée ^
' par la substance grise antérieure de la protubérance [noyaux politiques
postérieurs) ( \p), en un grand nombre de fascicules transversaux plus ou
moins parallèles ou onduleux, de volume et d'épaisseur très variables.
La couc/ie intcnttédiaire ou moyenne (Strc) [stratuin coniplerum pontis, Couche nioyoane.
fibres protubérantielles moyennes [FPom]) appartient aux deux tiers supé-
rieurs de la région protubérantielle. Elle cloisonne, segmente, subdivise
en un nombre incalculable de faisceaux, de^volumes et de formes exlrè-
I mement variables, les hbres de la voie pédouculaire, en isole plus ou
1 moins quelques fascicules arrondis, les adosse au ruban de Ueil médian
I' (Fig. 381, 382), puis les fait rentrer plus bas dans la région protubéran-
tielle antérieure.
Les fibres protubérantielles moyennes abordent et divisent les fibres Kiie nappanicnt
\; de la voie pédouculaire de dedans en dehors; elles sont par conséquent sup'é'Heurs''ae la'p'ro-
: particulièrement nombreuses dans la moitié supérieure de la protubérance '"'"'■=1'" e-
': (H 1 à H4, Fig. 39i à 396). Après épuisement des libres cortieo-protu-
' béranlielles dans les noyaux i)onti([ues, les libres protubérantielles
hntrc- croisement
520 ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
moyennes cessent d'oxisler et le reste des fibres de la voie pédonciilaire
se ramasse en un volumineux faisceau irrégulièrement arrondi, entouré
par une couche plus ou moins épaisse de substance grise et limité on
avant par les fibres protubérantielles antérieures, en arrière par les fibres
protubérantiellos postérieures (coupe C5, Fig. 361).
Un certain nombre de fibres protubérantielles. qu'elles appartiennent
les fibres protubé- .^^^ couchcs superficielles, profondes ou intermédiaires, s'entre-croisenlà
rantiolles.
angle obtus sur la ligne médiane (Fig. 362). Les fibres antérieures se
continuent avec des fibres moyennes du côté opposé. Les fibres moyennes
d'un côté se continuent après entre-croisement avec des fibres postérieures
Fibres sayittaies du côté opposé ct vicc-vcrsa. Outrc cet entre-croisement qui occupe toute
lu raphe. l'étenduc antéro-postérieure de la région protubérantielle antérieure, et
qui s'effectue par des fascicules souvent volumineux, le raphé de l'étage
antérieur de la protubérance contient encore un grand nombre de fibres
à direction sagittale qui proviennent des fibres protubérantielles transver-
sales ou des noyaux pontiques, pénètrent dans le raphé de la calotte pro-
tubérantielle, puis changent de direction et concourent à former les fibres
arquées de la formation réticulée du côté opposé (coupe H 3, Fig. 362).
l'tdoncuics ccro- PédoHCule cérébellcux supéHeur (Pcs). — Synonymie : Processus
cr l'Hioux supérieurs, (.f^yf^i^f^m ^cl testis (Pourfour du Petit, Haller), processus e testibus in
^3 cerebelli meditullia protensi iy\^\\\\s), processus cerebelli ad cerebrum (Dre-
^î lincourt, Graliolet), processus cerebelli ad corpora çuadriycmina, pedun-
crdi cerebelli anteriores sive supeinores, commissura cerebelli cum cerebro
(Arnold), pédoncules cérébelleux supérieurs (Gratiolet), bracJiia conjutic- \
tiva, Bindeann (Burdach), Vierhûgelschcnkel (Henle), Vorderer obérer
Kleinhirnschenkel,^ Grosshirnschenkel des Kleinhiims. — Les pédoncules
cérébelleux supérieurs s'étendent du noyau dentelé et du feutrage intra-
Trajet. ciHairc au noyau rouge de Stilling et à la couche optique du côté opposé.
Ils forment deux cordons compacts et aplatis, obliques en haut et en
dedans, reliés entre eux par la valvule de Yieussens et présentent une
face antérieure ou intra-ventriculaire qui imprime un relief longitudinal
sur le versant supérieur du toit du 4'' ventricule (Fig. 34;)) ct une face
postérieure libre, recouverte par la pie-mère, croisée par des fibres arquées
et masquée en grande partie par les lames et binudles de l'échaiu inrc
semi-lunaire ou antérieure du cervelet.
H:i|.por(s. Lcs pédouculcs cérébclleux supérieurs (Pcs, F'ig.363 et 360, coupe S 5)
émergent de la partie supéro-antérieure du iiih^ du cervelet, concourent
à leur origine à former le nid de pigeon ou d'hirondelle et sont séparés \
de l'extrémité supérieure de l'amygdale, en avant par l'épendyme ven- I
Iriculairc et la valvule de Tarin (coupe S 5, Fig. 360) en arrière par une I
mince lame de substance grise ap|)ailt'iiant à lolive cérébelleuse
(Fig. 363). Ils forment ensuite les parties latérales, puis le toit du 4" ven- 1
tricule, disparaissent sous les tubercules quadrijumeaux j)ostérieurs et se
portent peu à jx'u, en avant (>t en dedans, dans la région antéiiiMire de la
( (tM i(,i iiAi iH\ I \ I i:iiii;liie im i(in»Miti;.N<ii;i'ii aii,
■>i\
Strz
PCITL
FiG. 363. — Los noyaux rouges de Slilling et les pédoncules cérébelleux supérieurs dans
leur trajet intra-cérébelleux, juxta-ventriculaire et intra-tegmentaire. Coupe oblique
en avant et en haut des couches optiques, du tronc encéphalique et du cervelet,
sectionnant les pédoncules cérébelleux supérieurs dans toute leur longueur, depuis
leur origine dans l'olive cérébelleuse jusqu'à leur teiniinaison dans le noyau rouge
et la couche optique du côté opposé. Méthode de Weigert-Pal. 2/1 Grandeur nature.
Amg, amygdale avec son pédicule d'insertion latérale. — Cge, corps pcnouillé externe.
Ccji. corps genouillé interne. — C/p, segment postérieur de la capsule interne. — Cirl,
522
ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
segment rétro-lenticulaire île la (■ap>iile interne. — Cisl, segment sous-lenticulaire de la
capsule interne. — CSIl. capsule du noyau rouge. — Fcc, faisceau central de la calotte. —
fec, feutrage e.xtra-ciliaire. — fie. feutrage intra-ciliaire. — Flp, faisceau longitudinal pos-
térieur. — ['M. faisceau rétrollexe de Meynert. — fsl. feutrage sous-lobaire. — fsm. fibres
semi-circulaires du cervelet. — Lf), lobe grêle. — L)ne. lame médullaire externe du thala-
mus. — Lri. locus niger. — .VC, noyau caudé. — Sn. Xe, Si, noyaux antérieur, externe et
interne du thalamus. — .VF, noyau semi-lunaire de Flechsig. — .V;». centre médian de
Luys. — iV/,1, segment interne du globus pallidus. — nh, nid d'hirondelle. — .Vo. nodule.
— A'/?, noyau rouge. — Oc, olive cérébelleuse. — Pci, pédoncule cérébelleux inférieur. —
Pcm, pédoncule cérébelleux moyen. — Pcs, pédoncule cérébelleux supérieur. — xPcs, son
entre-croisement. — Pcs'c\ le pédoncule cérébelleux snpérieiu- après son entre-croisement.
— Plc/i]\, plexus choroïdes du 4' ventricule. — 1{(\ radiations de la calotte. — RgRm,
région du ruban de Reil médian. — Rid. ruban de Heil médian. — RI, ruban de Reil laté-
ral. — Strz, stratum zonale. — T/i. thalamus. — ///(. f;enia thalami. — Ur. luette du verrais
inférieur. — l's. troisième ventricule. — l'i, quatrième ventricule. — 17', voie pédoncu-
laire. — IT, valvule de Tarin. — W. zone de Wornicke. — Zr, zone réticulée. — II!, nerf
moteur oculaire coumiun.
Disposition g-ciiô-
rale.
.Ses trors segments.
SpgTiioril irilra-i'
r<<hclleux.
Assort ot sitii.j-
tion.
calotte protuboranticllc, où ils s'entro-croisent on gros fascicules onduleux
au niveau du l'aphcMxPcs) : ils se reconstituent de chaque coté de la ligne
médiane en deux faisceaux courts, volumineux et arrondis (Pcs,c^ qui
aboutissent à une petite distance au-dessus de leur entre-croisement au
noijau roiKjc de Stilling (NR).
Sur un encéphale convenaLlement durci dans une solution faihle
d'alcool, de formol ou de bichromate, il est aisé par la dissection de
poursuivre chaque pédoncule cérébelleux supérieur, soit dans le cervelet,
soit dans les noyaux rouges. Sur des coupes obliques en haut et en avant,
convenablement orientées, telles que celle de la figure 363, on arrive
de même à suivre dans toute sa longueur le trajet du pédoncule cérébel-
leux supérieur, depuis son origine dans l'olive cérébelleuse jusqu'à son
irradiation dans le noyau rouge et la partie inféro-exlerne du thalamus
du côté opposé. Stilling compare cette disposition des pédoncules cérébel-
leux supérieurs à deux branches de ciseaux à demi ouvertes. Les noyaux
rouges figurent les anneaux, l'entre-croisement répond à l'articulation
des branches/ les parties libres et intra-cérébelleuses aux lames.
De par son trajet, chaque pédoncule cérébelleux supérieur comprend
donc trois parties : l'une inférieure ou intra-cérébelleusc, l'autre moyenne^
on jn.xta-veulriciilaire, apparente à l'extérieur, la troisième supérieure om
iiitra-tegmentaire et appartenant à la calotte pédouculo-protuhérantielle.
Sur les coupes perpeiKliciilaiics à l'axe de l'encéphale, le pédoncule
cérébelleux suj)éri(Mir présente une surface de section t>t des rapports
variables dans chacun de ses segments intra-cérébelleiix i^Fig. 30 1), juxta-
venlriculaire (Fig. 3()2), et intra-tegmcnlaire (Fig. 392).
Segment intra-cérébelleux. — Dans la profondeur de la cavité du
noyau denlelé, le pédoncuh" cérébelleux supérieur (Pcs) se dislingue mal
du feutrage intra-ciliaire dont il dérive (Fig. 3(i3 et coupes Cl à C5,
Fig. 3()1, 132 à 435). Il ne commence à former un faisceau nettement
distinct (|ue sur les coupes horizontales qui pass(Mit dans la région du
liile du noyau denlelé, où il présente une surface de section piriforme»
senii-lunaire ou eu massue, II est situé sur la partie latérale du <|uatrième
veniricule (N.,), en arrière du ])édoncule (■(•ri'helhMix inf(Mi(Mir (Pci) el du
(iiM'K.i H \ I KiN I N i i.nii;i m. hi uiin\ii!|.:.\(;i,i'ii \ i.i:. :;2;i
.iiilf^ |ii\l;i ii'-l I II Mine (Ij . CI) ;i\.iiil r| en dcliois du Liloltiilr .\;:l f| i|i-
li-nliT -cini^riiii'iil (Ifv ii(i\ ,111 \ ilii 1(11 1 I xNl) (l''i^. .'U) I ; s;i l'iicc ;iiili''iii'iiic
,11 iiiliii M'iilriciihiiir c-l l;i|ii^'>t''r |i;ir r<''|><Mi(lyili(' \ ml ricii l;i i ic. ■>;! hur
|Miv|i'li('IH r ("-I I rctiilX l'I II' |i,i|- je Irilll'.iu»' i 11 h'M-ci 1 i;il rr lii' , Ir liMllilioll
\,'iii rt 1,1 Liiiir -ii|mticiiii' dii ((.rii^ d('iilid('' ()c, coupes C2 ;'i C 5,
IH;. i;{."(. i.'ti. i;!.'{ ; il (•>! tr;i\ cix" d;iiis loiilcsoii ('•[•;i issciir |i;ii- 1rs liisci-
cnli's oiidiiiciix des lilu'rs x-mi-ciiciiLii rr^ iiilcnir^ Isiiii (|iii cruisciil sa
din'ciion l'ii;. i.ii, l:;:;. ;î(i:; coupes C3, C4, H 6, .
Ail-dcssMs du liiii' de l'oliM' ct'n'dHdlciisi' \''\>^. 41)2, COUpe Cl,), I'' Kapi-ort-
[m'mIoiicuIc crit'bidhMiM sii|)(M'i(Mir IN'S ; se ra|)|)r()('li(» de la li^iu' iiK^Mliaiic:
il l'sl si'pan'" du faiscraii de mônio nom du cùlr ()|»|)()S('' pai- la valvule Ai'
\ i(Miss(Mis [W \ »'l IV'corcc du i'nnd de-- sillons |)r(''-(('nl la I cl po-^l-ccntr'al .
^oii oxIn'Mnilc anléricnrc c->l en lajiporl axcc le coi-ps jnxla-reslironne
l'.j.en parlirulier avec l'exliénulé supérionre du noyan do Deilers connin^
M.ii> le nom de noyau de Hechtcrcw (NB) et avec l'exlrémilé supérieure
lies noyaux sensilif (NVs) el moteur (NVm) du Irijumoau; sa face posté-
rieure est recouverte par les libres semi-circulaires externes qui conlour-
lUMil la lace supi'rieui'e du noyau dentelé et se fusionm'nt à ce niveau avec
les lilires semi-circnlaii'es internes les plus éle\ées et les plus externes.
Dans son segment moyen ou juxta-ventriculaire, le ])édoncule céréhel- scgmeut juxta-
, , . .. , . , - • I , •- 1 • 1 1 ventriculairc.
1pu\ superuMir lorme la j)arui posiei'ieure du (juali'ieme venli'H'ule el
alVeele nii(> surface de section semi-lunaire (Fig. 3G2, 39o coupes H 3,
H 2). Sou ejtrcDHté postcricKVC est épaisse, arrondie et séparée de celle
(lu côté opposé par la valvule de Vieussens et par les lamelles cérébel-
leuses de la lingula el de S(ui IVein; son cxlrémité antériewe, mince et i-oimc.
oflilée, se porte en avant et en dedans dans la formation réticulée de la
calolle prolubérantielle et se trouve séparée de la partie externe du ruban
(le Heil médian par un intervalle d'aulajil moins grand que l'on considère 3
des coupes plus supérieures. Cet intervalle est comblé en bas (coupe H3, a
l'ig. 3()2, ('(Mé droit^i par le noyau moteur du trijumeau et rexirémité
supérieure du noyau sensitif, en luuit (Fig. 302, côté gaucbe) par l'olive
supérieure ou prolubérantielle (Os) et le ruban de Reil latéral. Sa facr u-ipports
interne ou concave est en rapport eu arrière avec l'épendyme v(Mili'icii-
laire qui la recouvre, en avant avec la petite racine motrice descendante
du trijumeau (Vd), les cellules vésiculeuses de Forel qui lui donnent ori-
gine et le locus ca'ruleus. Sa face externe ou convexe est recouverte au
voisinage du hile par des fibres arquées, sectionnées obliquement, qui
décrivent des anses, des courbes à concavité inférieure \ /ihrcs scnn-cir-
(ulaircs internes prrijtéduncu/aires) ai ii\)^'d.Y\\v\\n('\\\. en j)arlie au faisceau
de fîowers i l-'G coupe H3, Fig. 'MVD et au ruban de Heil latéral (RI,
coupe H 2, Fig. 3î»;; .
Segment intra-tegmentaire. — Aux contins des segmenls juxia-veniri- scgmom imra-
culaire et intra-tegmentaire, b» pédoncule cérébelleux supérieur change de *'^-'"''°'^'""
lorme. Son extrémité postérieure s'effile, son extrémité antérieure
s'épaissit et se coude à angle presque droit. Ses fibres se di'jettent en sa lormo.
ANATOMIE DES CENTRES NERVEl X.
oiïet on avant et en dedans, abandonnent la paroi postérieure du qua-
trième ventricule et la partie poslôro-externe de la calotte protubéran-
t ici le pour occuper sa partie antéjo-inlerne, en croisant à angle presque
(Iriiil les fascicules lon^^itudinaux de la formation réticulée (Fig. 394,
coupe H 1 ). De nombreuses travées névrogliques cloisonnent la surface
va
ï'Ip ^w
NRl
Tpo.-
FiG. 3()4. — La commissure de Wernekink, U-s enlre-cioisemenls supérieur cl inférieur
des pédoncules cérébelleux sujiérieurs. — La voie pédonculaire, le straUim inler-
niedium et le pes lemniscus profond. — Coupe horizontale un peu oblique en haut et
en avant du pédoncule cérébral, au voisinaize du sillon pédonculo-protubéranliel, pas-
sant par le t;enia ponlis et la décussation des nerfs palliéliijues. — Mélhode de Wei-
gert-Pal.3/1 Cr.nature.(Voy. description de cette coupe, p. 016, coupe P l,Fii;.4l9.)
A({, aqucdur, de Sylvius. — Flp, faisceau longitudinal postérieur. — .ri-', entre-croisement
ventral de la calotte de Fore). ~- Gip, franglion inter-pédonculaire. — Ln. locus niper. —
SI, noyau latéral de la formation réticulée. — NRl, noyau du rultan de Ueil latéral. — Pcs,
pédoncule cérébelleu.v supérieur; ai l'es, non grand entre-croisemenl inférieur; .ml'cs,
son petit entre-croisement supérieur. — PLp, pes lemniscus profond. — RI, ruban de Ueil
latéral. — Rm, ruban de Reil médian. — %'l7, substance grise de l'aqueduc. — SR, for-
mation réticulée. — Slri, stratum intcnuedium. — Tjto, ta-nia i)ontis. — Vd, petite racine
motrice descendante du trijumeau. — VI', voie pédoncidaire. — IV, nerf jialliélicuic. —
ilV, entre-croisement des nerfs patliétiqucs.
de section du pédoncule céiu'belleu.x supérieur en ebamps rectangulaires
qui sont d'autant j)lus étroits qu'ils sont plus postérieurs. Les ebamps
postc'ricurs contiennent des lil)res sectionn(>es perpendiculair(MiuMit ou
()bli(|uenient à leur axe, tandis (|ue, dans ceux des parties antérieures, les
fibres inllécbies vers l{> rapbé sont sectionnées parallèlement ;"i leur axe.
Au-dessus de l'i-mergence desnerfs |ialli(''li(|ues, dans la région des tuber-
cules quadrijumeaux postérieurs, les pédoncules cérébelleux supérieurs
(.(iM it, i i; \ 1 h'N i.N ri: i; I i;i m. i>i iuimm i;i: nci.i' ii .\ i.K. ni:i
illriuiHMil 11- i;i|ilic, --N riiIrc-croi-M'iit r| i|ccii\ ciil viir h--, cuiiim's I r;iii>\ «t-
ili'-^ illic \;i-^(i' CDiirlic cniivcNc en ;i\,llll, ri(|llllir -nil'^ II' liMiii de iniiiiniS'
un- m jrr à clirral ilr \\'rr/ir/,//l/, COUpe P4, V\'J.. ;{()!•, |). ."i."tli . Iir, < omminsiiro «n for
• 1 I I I I I 1 ' I I ' • II' I II' ** ':tiovnl do WiT-
I ipnlciiiciil. Il•■^ iiiaiichcs lalfralcs ou iio^lcnciiifs ilii Iim' :i cIicn.iI <Ii-^|);i- pokink.
i,iis->riil. l;i;~I( r ;iii I i;i ii>|t<irl des lilti'c-- d.iii'- l;i |i,iilii' ;i II I i'i< i-i n liTiic ilf l;i
Calollt' ICOUpes P3, P2, l'ii;-. ."{(iS. 'M'A , ri les deux itiMldlicnlrs (•(•|<''-
|i(>IIiMix sii|)i'riiMiis foniiiMil . siii- les coiipcs Iraiisvcrsiilc^^. un lar^c l'ais-
l'iMii (|iiailrilalt'rc. ('(uii|tii-> nilit' lr^(liMi\ niliaii-- ilc licil lah-raiix fl i|in
- l'It'iul (I a\ aiil (Ml airiric. (lu niliaii dr llcil iiH-diaii an l'a i-ci-aii loiiuilii-
diiial i>o--l(''ri(Mir coiipePl, l-'i:;. -'{(ii .
I.'ciilrc-croiscmciil dc^ |»(''doM(ul('> ((''iwdMdlciix >ii|M'Ticiii'> |in''S('iil(' Modos/icntro-croi-
, 1 • I • I • I • IV I 1 (I I sèment dos pédon-
(|iiid(|ii('-> |taiiiciila!ilr^. il ne s tdliM'Iiic pas siii\aiil un plan (l'aiisversal, cuics c.t.-i'ciicux
mais siiivaiii nu plan ()ldi([U(> eu liani cl eu arrière. Il en n'-sullo quo si '*"(""''e>i"-
tiaus les n''i;i(ms luoycMiucs et siiiiéiicuros coupe P2, l'i^'. 393 1, rcnlre-
rioi^enienl s'ell'eclue dans loule ['('lendue unlc'ro-jiosléricnrc du ra|di('',
il n"()(H-iipe dans l(>s ri'^^ions inIV'rioures coupes P3, P4, Fij;. 'MiS, 'M'A))
([iu> la parlic anltM'icurc du ra|)lié, voisine du inhaii de lleil iiKMJian, et
dans les ri'i;i()iis supéricui'es (|iie la |)arlic [)Oslérieure du raplié, cello
(pii avoisinc lo faisceau longiludinal [)oslérieur.
Pour l'ininiense majorilé des libres, renli-e-croiseuieul se fail à l'aide
de lari^os fascicules trausversaux ou parallèles qui se coupent à angle
Iles ouvert; seul, un petit groupe de fibres, appartenant aux fascicules
les |)lus post(^rieurs, les plus supérieurs et les plus internes, s'entre-croise Petit entrc-croisc.
I , ., . . - I- 1 I 1 I i- • I -1 1- 1 ment supérieur.
a angle droit ou aigu, iinmedialeineiit en avant du laisceau longitudinal
postérieur, ainsi que nous l'avons (b'jà figuré dans le tome I*^"" (Fig. 328,
|). ()()!). On peut donc distinguer dans l'enlre-croiseinent des pédoncules
('ér(''b(dleiix sii|)érieurs un grand cnlre-croiscmont ventral ou inférieur (irandcntre-oroiso-
•I, - 1- I- I I I 1-1 , • , 1 1 mont inférieur.
xircsi a direction transversale, et un pelit cnlrp-croisement dorsal ou
^iiprrieur ixsPcs) à direction dorso-ventrale ( Fig. 364).
Ininiédiatenient après leur entre-croisement, les pédoncules cérébelleux
supérieurs (Pcs) forment de chaque côté du raplié deux volumineux fais-
ceaux arrondis, les noyaux blancs de Stillinf/ [Fig. 363 et 392, coupe n" 12
xbis); dans leurs parties antéro-externes apparaissent bientôt des amas Noyaux wanes de
de substance grise ([ui grandissent au fur et à mesure que l'on examine ' " '""
les coupes supérieures (Fig. 363 et Fig. 2'). 26, 18). et se superposent
linalement aux pédoncules cérél)elleux supérieurs croisés en foi'mant les
noyau.r roufjcs \^\\) de Slilling.
Un certain nombre de fascicules du pédoncule cérébelleux supérieur connexionsavecie
,,., ,,,. , !•• • , novau rouge du coté
pénètrent dans 1 épaisseur du noyau rouge, lui impriment son apparence oj/posé et sa capsule
striée ou tachetée particulière et s'y épuisent. Le plus grand nombre ^^ '^'^'■^^•
entourent le noyau rouge d'une véritable capsule de fibres, capsule du
nof/au rouf/e (CNR), entrent dans la constitution des radiations de la
calotte (RC) (Fig. 363) et se terminent dans la partie ventrale du thala-
mus. (Voy. Constitution des pédoncules cérélielleux supérieurs, Cliap. IV.)
Noyau rouge (NR), radiations de la calotte (RC). — Le noyau Noyau rouge.
0-26
A.NAiU.MlE DES CENTRES .NEUVEI X.
Rapports.
Aspect ^'éiiéral.
(îaiisulc «lu noyau
rouf^e.
Ha'Iiations
<:alottp.
<lc la
rouge de la calotte \tiuclcus raber de Burtlach et de Stilling, olive supérieure 4
de Liiysi, iigiiré déjà par Santorini, Vicq d'Azyr et Reil, a été dénommé (fl
et bien décrit macroscopiquement par Burdach et par Stilling, et consi-
déré par Moynert comme un renflement gangliforme. un relais ganglion-
naire situé sur le trajet du pédoncule cérébelleux supérieur {ganglion du
pédoncule cérébelleux supérieur).
Il occupe la calotte pédonculaire aux confins de la région sous-optique,
présente, à Télat frais , une couleur gris-rougeàtre qui lui a valu son
nom et afTecte la forme d'un noyau très bien délimité, un peu ovalaire,
à grand axe antéro-postérieur.
Il est situé au-dessus du pédoncule cérébelleux supérieur qui l'aborde
presque immédiatement après son entre-croisement (Fig. 363 et 42) en
arrière et en dedans, du corps de Luys et du locus niger (Fig. 48, p. 71,
4(1, p. ()8. 44, p. 64), en dedans du ruban de Reil médian et en avant de
la formation réticulée de la calotte et du faisceau longitudinal postérieur
(Fig. 2."). p. 37, 26, p. 39) ; il se trouve limité en dedans par la substance il
grise centrale qui entoure l'aqueduc de Sylvius et par les fibres de l'anse ^j
lenticulaire qui entrent dans la constitution de sa capsule (,Fig. 33, p. 49), ji
et plus bas par le raplié médian et le faisceau rétroflexe de Meynerl !j
(Fig. 34, p. oO). Ce dernier faisceau traverse la partie supéro-interne du
noyau rouge (Fig. 321), de telle sorte que, sur les coupes intéressant la
calotte pédonculaire (Fig. 34), le noyau rouge présente, à sa partie
interne, une sorte d'échancrure dans laquelle se loge le faisceau rélro-
llexe de Meynert, échancrurc considérée à tort par Luys comme le hile
de l'olive supérieure .
Le noyau rouge présente, sur les coupes colorées par la métbode de
Weigert-Pal, un aspect strié ou tacheté spécial qu'il doit au nombre con-
sidérable de fascicules qui le sillonnent. Il est, en outre, entouré d'une
couche assez épaisse de fibres à myéline signalée par Reil, la capsule
du nogau rouge., et de constitution fort complexe. Cette capsule enve-
loppe complètement le noyau rouge, se fusionne en arrière, en bas et
eu dehors avec le pédoncule cérébelleux supérieur, les fibres longitudi-
nales de la formation réticulée et la partie interne du ruban de Reil mé-
dian (Fig. 42, p. 61), et se prolonge en avant et en haut dans la région
sous-optique où elle constitue le champ et le faisceau thalamique de
Forel (coupes sagittales, Fig. 253 et 254, p. 268). De sa partie externe,
particulièrement épaisse, se délachent de volumineux fascicules ondu-
leux, sensiblement parallèles, séparés les uns des autres par de la sub-
stance grise et bien décrits par Forci; ils se portent en haut et en dehors,
s'irradient dans la région ventrale du thalamus (Fig. 321, p. 38.'i) en
avant du ruban de Reil et portent le nom de radiations de la calotte
^ lianhenstraldung, lùlinger, Flechsig), couche latérale du noyau rouge
latérales Mark des rothen Kerns, v. Monakow).
iv.ioncMies c.re- PédonculGS cérébellcux inférieurs (Pci) {crura cercbelli ad medul-
liclleiix infÏTicurs. :
(.(i\ I M, I i; \ I in\ I \ I I li 1 1 I i; i: m iiiin\i i:i;m ii- n \ i.k.
r>27
l(UH tililninitiltiiii , /)r<hiiiii(li (frrhclli m Ivriaïf-^, jHiliniruI i (rrrhrlh . klrni
iii<lirlt\ Mciliilhtr'^cliriiLrl . hiiilfir hlrnihirn^hflc . I.i- |ir'i|(iii(iilc (••'•ic-
xNl
:^mi
y--''~^.
-.-jffli \ X tfe :v,.i<,
:.«^ TV;-
■■■*■'■ ' ''■"■
1- . .
;■»'"
"^.^
0.^ Rm
Kir.. 305. — Les ganglions centraux ^noyau du loil, eniliole, olive cérébelleuse^ et les
fibres extrinsèques du cervelet : pédoncules cérébelleux supérieur, inférieur, moyen
p| corps juxta-restiforme. Coupe horizontale du rhombencépliale passant par le
tiers inférieur de la protui)érance, le noyau réticulé de la calotte, le noyau d'origine
du nerf moteur oculaire externe et le noyau du toit. Méthode de Wcigert. 3/2 Gran-
tleur nature. (Voy. description de cette coupe, p. G37, coupe H6, Fig. 429.)
C/, corps juxta-restiforme. — Vcc, faisceau central de la calotte. — fev, feutrage
extraciliaire. — pc, feutrage intraciliaire. — Flp. faisceau longitudinal postérieur. — fsme,
fsiiii. lilires scnii-circnlaiiTs externes, libres semi-circulaires internes du eervelet. — SD,
noyau (le Ueiters. — \ein, noyau du bouchon, embole. — \p, noj'aux ponlit|iics. — Nrt,
noyau réticulé. — .\7, noyau du toit. — xX/. entre-croisement du noyau du toit. — .Vvi,
noyau du moteur oculaire e.vterne. — .Vvn, noyau du fac-ial. — Oc, olive cérébelleuse. —
l)s. olive supérieure ou proluhérantielle. — l'ci, pédoncule cérébelleux inférieur. — Pcm,
pédoncule cérébelleux moyen. — l'es, pédoncule cérébelleux supérieiu". — Rm, ruban de
Ueil médian. — >',7/{. substance gélatineuse de IJolando. — SR. formation réticulée. —
^Irc, stratum coiuplexum. — Strp, stratum profundum. — >7y,s-. stratuni superficiale. —
Tr. corps tra[)ézoïde. — VP, voie pédonculaire. — )'&(/, grosse racine sensitive descendante
du trijumeau. — 1',. ((uatrième ventricule. — 17, nerf moteur oculaire externe. — 17/</,
genou du facial. — 17/i. <piatriènie segment du facial.
l)oll('iix inférieur, (iiii rolio le cervelet au bulbe raeliidien, se f<irnie surtout
aux (b'peus du feulraiie extra-ciliaire et des libres semi-circulaires externes
et internes; il reçoit du vermis de nombreuses fibres qui participent à la
o28 ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
Traj.t. formation de renlrc-croisomcnt commissiiral antérieur et de l'entre
Connexions. croisement des noyaux du toit. Sur les coupes horizontales sériées, il
apparaît d'abord (coupe H4, Fig. 396) sous l'aspect d'un faisceau allonsé,
en connexion intime avec les libres semi-circulaires externes qui recou-
vrent la face supérieure de l'olive cérébelleuse, s'insinue entre le pédon-
cule cérébelleux supérieur (Pcs) et le pédoncule cérébelleux moyen (Pcm
et se place en arrière et en dehors des noyaux sensitif et moteur du triju-
Aspcct général et Uîcau . Au-dcssoiis du plan horizontal passaut par l'émergence du trijumeau
rapports. (coupes H 5, H7, Fig. iOo, p. 577,397, p. 561), le pédoncule cérébelleux
inférieur cliange rapidement de forme; il s'épaissit, et se ramasse en une
sorte de bulbe dont le sommet plus ou moins tronqué s'insinue entre
l'olive cérébelleuse et le pédoncule cérébelleux moyen, et dont la large
base s'adosse à l'angle postéro-externe de la calotte protubérantielle. Il so
Son coude au .les- portc cu outrc OU avaut, en dedans, puis en bas, se coudant à angle droil
sus du divcrticule , i i- i- i i , ^ i i , •^ , • i ?
vontrieuiairo. au-dcssus du divcrticule latéral du quatrième ventricule avant de péné-
trer dans le bulbe (coupes C5, S6, S 7, Fig. 361, 414 et 415, p. 608).
Il résulte de ce changement de direction que sur les coupes horizon-
tales des régions protubérantielles moyennes (coupe H 6, Fig. 365 1.
les libres du pédoncule cérébelleux inférieur se trouvent sectionnées
parallèlement à leur axe, tandis que plus bas elles sont sectionnées d'au-
lant plus perpendiculairement à ce dernier que les coupes se rapprochent
davantage du sillon bulbo-protubérantiel (coupes C5, H 7, Fig. 361
et 397, p. 561). Par leur gros calibre, elles se distinguent néanmoins
toujours facilement des fibres du pédoncule cérébelleux moyen qui leur
sont parallèles dans la partie supérieure de leur trajet.
sesdcu.\scf,'mont>. Le pédouculc cérébcUeux inférieur se divise dans la région protubé-
rantielle inférieure en deux segments inégaux :
Corps rcstifornie. Lc segHient exteme forme un volumineux faisceau qui occupe l'angle
postéro-externe de la moitié supérieure du bulbe et constitue le corps
restiformc (Crst). A son origine, au voisinage^ immédiat du diverliciile
latéral du quatrième ventricule, le corps restiformc présente une surface
'•''"•""•- de section irrégulièrement ovalaire. Sa face postérieure et externe, nette-
ment convexe, est en rapport avec le pédonculo du fïoccidus (PFloc) en
arrière, le noyau du nerf cochléaire (Nvnic) en avant (coupe H 8,
Fig. 398, p. 563); plus bas, elle est recouverte par le tubercule (Tiib.ac)
uapports. et les strïes acoustiques (Str.ac) (coupe H 9, l'ig. 3()6). Dans le bulbe
(coupe H 10, Fig. 367), la face posléro-exleine du corps resliforme
est libre et tapissée par la })ie-mère de la face postérieure du buli)e. La
face antéro- interne du corps restiformc est plane ou légèrement convexe;
elle est eu rapport, dans toute la liauleur du bulbe, avec le segment
inlevne du pédoncule cérébelleux inférieur (Gj) en arrière, et la grosse
racine sensitive descendante du trijumeau (Vsd) en avant, dont la séparent
inroruplètemenl et de haut en bas, les fibres radiculaires des nerfs vesli-
hiihiirr (VIII,,), glossop/iari/ugien (IX) et /ineumogasfrique [\) (coupes H8,
H9, H 10, Fig. 308, 366, 367j.
I UNI I (.1 i; ATliiN 1 \ I II! Ii;i lu; hl l!lln\l |;i:\(;i;|>|| ,\ !.!•;.
:;20
m
> : ;
-M
Km;. 36G. — Le corps restiforme, l'olive bulbaire et les fibres arciformes du bulbe. Le
tubercule et les stries acoustiques. — Les diverticules latéraux du 4" ventricule.
Coupe transversale de la partie supT-rieure du bulbe passant par les tubercules
acoustiques, l'émeriience du nerf glosso-pharyngien. Méthode de Weigort-Pal. 5/1
Grandeur nature. (Voy. description de cette coupe, p. 061, coupe H 9, Fig. 439.)
Cj, corps juxta-restiformc. — Crst, corps restiforme. — fad, fibres arciformes dorsales
TOMK n. 3i
530 ANATOMIE DES CEM'KES NERVEUX.
du bulbe. — fus, fibres arciformes superficielles. — Fcc. faisceau central de la calotte. —
fcv, faisceaux cérébello-%estibulaires. — feo, feutrage exlra-olivaire. — fio, feutrage intra-
olivaire. — fit, fibres arciformes inter-trigéininales. — Floc, tlocculus. — Flp, faisceau
longitudinal postérieur. — Fit, faisceau latéral du bulbe. — fpt, fibres arciformes pré-tri-
géminales. — frt. fibres arciformes rétro-trigéminales. — Fs. faisceau solitaire. — Mo,
membrane obturatrice rétru-bulbaire. — .\V//r, noj-au arqué.— Xab, noyau ambigu ou noyau
antérieur du vague. — SD. noyau de Deiters. — Sft, noyau du funiculus teres. —.Y/-, noyau
du raplic. — \rp. noyau rétro-pyramiikil. — .Vixyj. noyau postérieur du glosso-pharyngien.
— .Vviiir. noyau triangulaire ou terminal du nerf vestibulaire. — Oi. olive inférieure ou
bulbaire. —l'Floc. pédoncule du tlocculus. — ;•, raphé médian et stries acoustiques. — rl\\,
diverticule latéral du 4' ventricule. — SçiR. substance gélatineuse de Rolando. — SRn.
formation réticulée blanche oualba. — S/{« [cin, son segment postérieur ou inter-réticulr :
SRa [cio], son segment antérieur ou inter-oUvaire. — >'%. formation réticulée grise. —
stac, strie acousti(iue. — slac-a, strie acoustique as cendante. — TL, trou de Lusclika. —
Tub. ac, tubercule acoustique. — l'i, quatrième ventricule. — IX. nerf glosso-pharyngien.
Le corps restiformc diminue d'épaisseur et change de forme de haut en
bas; de sa face antérieure, accidentée et saillante (coupe H9,Fig. 3()()i se
Kibres aiciformes détachcut dc nombrBuses fibres arciformes, les fibres arciformes ccrébello-
j.nS-.'mi^iaicr''^*^ oUvaircs (Mingazzini) qui comprennent deux groupes principaux : Xagroupe
externe et antérieur se détache de la partie antéro-interne du corps resti- \
forme, passe en dehors de la grosse racine sensitive descendante du triju-
meau,/?Z»?y^s' prc-trigéminales (fpt ),puis traverse la périphérie de la formation ,
réticulée grise en décrivant des courbes à concavité antérieure; il passe
ensuite en avant de l'olive bulbaire [fibres circiim-olivaii^es), et entre dans la ;
constitution de sa capsule. Parmi ces fibres, les unes se terminent dans!
l'olive bulbaire ou y prennent leur origine; les autres continuant leur tra-
jet passent en avant des pyramides antérieures [fibres circtim-pijramidales),
on à travers les pyramides, puis se rendent dans le noyau arqué.
Kiijres arcirormi-s L^ groupc infime ou postérieur des libres cérébello-olivaires passe, soit
i;.Tci)oiio - oiivaircs, ^ travcrs, soit en arrière de la ai'osse racine sensitive descendante du tri-
iiitcr et rctro-triî,'<!- ' ~ _
"'i"ai<-s jumeau [fibres inter (lit) et rétro-trigéminales (frt)], traverse la formation
réticulée grise en décrivant une légère courbe à convexité postérieure,
aborde la lame grise postérieure de l'olive, la perfore ou la côtoie, puis;
traverse la couche inter-olivaire et s'entre-croise au niveau du raphé. :
Le plus grand nombre de ces fibres pénètre dans le bile de l'olive contra-
latérale; un petit nombre descend le long du raphé et aborde le noyau
arqué de la pyrumi(h? conlra-latérale.
( ontinuuiioii du -V la hauteur (lu noyau de Hurdach, le corps restiformc, considérable-'
i.''Xisrnàu''™réboN ^^^^^^ dlmiuué de volume après le départ des fibres arciformes, s'aplatit
leux .lirect. transvcrsalemeut, se porte en avant, en dehors et en bas, et se continue
avec un faisceau longitudinal de la moelle épiniôre, le faisceau dit céré-
belteu.i: direct d(> b'Iechsig.
Le segment interne du pédoncule cérébelleux inférieur est beaucoup,
r-n-s juxta-iosu- plus restreint ; il se place à bipartie postéro-interne du corps resliformci
(coupe H 9, Fig. !{(»()), entre ce corps et la substance grise centrale du (|u;i-
trième ventricule, et |)réseut(; un(> surface de section rectangulaire ou rlioni-
boïdale. Il comprend non un l'aisccau (•()ni|)act, comme le corj>s restil'orme, I
Sa coiisiiiiitior. : mais un grou|)(' de fasci(;ul('s isolés, entourés d'une gangue de substance
iiovîiii lie Deiters. . ' , , i ■ x- 1 \\ i • ■ 'i i i l
grise, connue sous le nom de noi/uii de nnlcrs {}\\)),o{ {\\\\ s elentt, le long'
1 i:oMii.i i; \ I iit\ I N I iiiii'i iti: hi it imM i:i:\(,i:i-ii \ i i:. :..ii
,|l, |,,,|,1 l,ili'i;il il II i| ii;il lifllir \ en I licil lr. dr Idl i \ c n'ii-licl Irii -r ;iii iin\.iii
ilf hlirtl.lill- l.""^ Iii-'iicillc-^ -dlll «rmii^iliC loil t(i|ii|ilr\r ; le- llll> ^oiil
;ml(i<"lllniii'- ri |iiiMiililll liMir (ninillc (hilis 1rs (■(•lliilo iln iiii\:iii (le Dcilcrs,
lies aulrt's ^dul |;i c nnliniMliini. en |i,ir(ic Ac^ liluo MMiii-ciiriilair'cis iii-
' h'rm'«< (lu ccrM'Ii'l. l'ii inirlic des lilircs i;i(li(iil;iiirs du iicif vcslilmliiirr ;
fils oui <'l"' I'""" 'i l«>iir (h'crils sous l(> unui de rti/i/if de llollcr, rticnir
\nscvnil(inli' du niTJ ri'sl'ihuinht', riiciiif dr^crikihuilt' du iirr/ rvsl ilinlai rc. ,
\faisCI'illlX (érrhrlh)-r('slil)uhlirr'< \^{v\ , V(>\. (lli;i|). IV). I/cilScnililc (!•' la Kaisioaux i-t-ri-.-
\' , . . I 1- • I I >i 1' • ' 1 I ixllo-vcstiliiilaircH.
subslance ^risi» ot ilos lascMculcs iiciil clic dcsif^iR; sous le nom uc ((ji-jis
. jtt.r/(i-rr\ti/'ormp HV]).
De loulf la liaiilciir de celle Inrrniilidn se délacliciil {\r, nombreuses
/dirrs (irci/oniirs lad (|ui décri\enl, aulour de la substance j;,i'isc cen- Sfs lii.r.s arci
>lrab\(los courbes incluses (bms c(db>s du groupe inlerne des libics arci-
f formes cérébeUo-olivaires; (dles s'entrc-croiseni pour' la idii|iarl dans le
■ rapbé cl se continuent avec (b's libres longitudimiles de la Immalion
'■diculée blancbe ou grise du coté opposé.
Olive bulbaire et noyaux juxta-olivaires. — Aux voies cérébcl- oiivo i,Mii>ain-.
leuscs intei'ieures, en paL'liculier au corps restii'orme, se rattache Yolirc,
' bulbaire [corpus dentatum olivit', nucleas denlatus o/ira.', nncleiis olivarts),
Icsjgnce encore sous les noms fï olive inférieure, de grosse olive, pour la
distinguer de l'olive supéricMire, petite ou protubérantielle.
Située à la partie supérieure du bull)(>, entre la pyramide ant(''rieur(> et suuaiion.
le >ill()u d'énK^'g-cnce des nerfs mixtes, glosso-pharyngien, pneumo-gas-
Iriipie et spinal, l'olive bulbaire est essentiellement constituée, comme
l'olive cérébelleuse, par une lame de substance grise irrégulièrement plis-
•e et repliée sur elle-même, de façon à former une sorte de sac, ou de
liourse, aplati d'avant en arrière, dont l'ouverture ou hile occupe le milieu
lie sa face interne et regarde la coucbe inter-olivairc.
Sur les coupes sagit taies ( coupe S 2, Fig. Sol), p. 509), la lame grise fes- i-o.mc.
l'unéede l'olive forme nn annivui complet, aplati d'avant en arrière et dont
la paroi postérieure présente les replis les plus volumineux et les plus })ro-
fonds, les dentelures et les denticules les plus nombreux. Comme dans
l'olive cérébelleuse, on distingue un feutrage intra-ciliaire, et un feutrage
e\tra-ciliaire ou toison, connu encore sous le nom de capsule de l'olive.
Les coupes horizontales H 8 et H 15 (Fig. -'^Î^S, p. 5()3 et 4io, p. 679 1 qui
sectionnent les extrémités supérieure et inférieure de l'olive n'intéressent
le nièuie qu'un anneau gris complet. Sur toutes les coupes qui passent par
-a partie moyenne f coupe H 9, Fig. 'iOGi, l'olive apparaît formée de deux
lanics. unies en dehoi's, séparées l'une de l'autre en dedans par le hile, qui inie a.> loiivc.
livre passage à de nombreuses libres arciformes internes; les fibres radi-
culaires du nerf hvpoglosse longent la jtartie interne de l'olive bulbaire et
la traversent parfois (Coupes H 1 1 à H 14 Fig. -Vil îi iti-, p. (i()9 à 077).
Le feutrage iiilra-olivaire est presque exclusivement formé de gros ivutra-c mti
afaisceauxdc libres horizontales et transversales (|ui abordent en pinceau
ivauT
)32
ANATOMIE DES CENTRES NEIIVEEX.
les lU'iileluros de la face iiilcM-iiode rolivo. traversent souvent la lamc'grise^
pour se continuer avec les fibres du feutrage extra-olivaire. et s'entre-
croisent pour la plupart au niveau du raplié. Ce n'est en etlet qu'au voi-
sinage du hile de l'olive que l'on rencontre quelques faisceaux de fibres
verticales; ils séparent le hile de l'olive An nni/au ju.rta-olivairo intevnc
Ts
Stac jf£^ PlcliVit
I l:^3xp /' \
fr+
( '
est
at
A-Â^
\ vgSJ^^
fclD
-^3
Hz
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IToe
:::::i
^VS'
^oi
f sr
FiG.."}67. — Coupe transversale |)as.sant pai' laparlie moyenne di^s olives bulbaires et lesi
fibres radiculaires du nerf glosso-pharyngien. Méliio(b^ de Weiuerl-Pal. 3/1 Gran-
deur naluie. (Voy. desrriplion de cette coupe, p. OOO, coupe H, 10 l'ig. 4i0.)
Cj. corps juxfa-restiforine. — Crsf, corps restiformc. — Fcc, faisceau contrai de la
calotte. — l'clj, fibres arcifonnos cérébello-olivaircs. — fil, fibres arciformes inter-triirémi'
nales. — //</, fil)res arciformes pré-lrifïéminales. — frt. fibres arciformes ré(ro-trii,'cminalesi
— Fil, faisceau latéral du l)ulbo. — Fs, faisceau solitaire. — />/■, libres sagittales du raphi
appartenant aux stries acoustiques. — Sah, noj'au and)igu. — Sarc, noyau arqué des pyra
nulles se continuant en arrière avec le noyau du rapbé (.V/'i. — Sfl, noyau du faisceai
arrondi funiculus teresV — Sue. noyau Juxta-olivaire externe. — .Vo/, noyau juxta-olivairt
interne. — .Vvnic, noyau triangulaire de la brandie vcstibulaire de l'auditif. — .Vix/», noyait
postérieur ilu glosso-pliaryngien. — 0/, olive bulbair.^ (mi inférieure. — PlcliW. ple.\U!»
cboi'oïdes du i' ventrirule. — /'//, pyramide antérieure du iiullie s'élalanl nu-devant de
i'cdivc bulbaire. — Slla, formation réticulée blanche (h'ormatio reticularis albaV — SR<i
formation réticulée grise. — Slac, strie acoustitpic. — Vsd, grosse racine sensitive descenJ;
danlc du ti'i iiiiiii'.'iu.
et s'adossent en partie aux fibres de la couche inter-olivaire. Leurs ori-
gines et leurs connexions sont mal connuj?s, mais ils apparlienneut vrai-
semblablenicnl aux fascicules longitudinaux de la fornialion réliculée.
(•;i|.mi1(mIc loiivc. I^c [('1(1 rn</r cxf.rd-riruii l't' ou ((ipsulc de Folirr, contient par contre ui
graïul nombre de libres verlicales, abondantes |)lus ])arliculir'i"enient daiu;
ses parties posléi'ieure et externe et (|ui appartiennent sui'Iout au faisceau
cenliiil de la calotte 'Vo}'-!»- oSi). La ca[)sule contient en outre un grami
l'érii.'urc coudée.
,,(. M K, I li \ I I (I \ I N I i.u I Kl i; i; iH li iioM i;i;.M ii'ii \ IL. :;:t:»
iiiiiiilii'i> ili' l'iii'^rciiix ■>i'(l idiiiic^ (iM h|ih'iiiriil cl (le im .111 1 iicii vc- lilnc^ limi-
/omImIc^ cl li;iii^\ cr^.ilc-- i|iii I'HiI |i,iihc ilii -^N -^IrMif (1rs lil»r('> iirciloniics
,|i, liiillii". I.'cilivi' csl ;iiii-i l'iiliMiici' iriiiic ((iiiclir (rr'|i;iissciir i iii'i^;i li'. (|iii
I r^IlLllisi' les CI Hlldllls (|i> ce UJii-lioli cl iloiil lolllcs les lilircs soril lol-
{.•iiiciil ci.liirccs ji.ir 1,1 |;i(|iic Ih'iii.iIiiw I iiiii|iic llllcs se d isl iii;:iicii I tic ce
l.iil iii's lacilcMiciil (les lilircs |(iii;^i lud i ii;i les de |;i pvr.imidc ;itil(''ricii i'(- du
liiiJlu' cl de C(d les de l;i Iniiii;! I i( m l'cl icii Ice (| il i l;i recoin rciil en ;i i ri('Tc.
Noyau jnxta-olivaire externe .Noc). — Le noviiii jii\lii-(»li\;iii(' cxienie Noyau juxfa-<,ii-
,..,1 lin iidNiHi |il;il, \erli(;ilcl rcclili^iic, (|iii iiallciiil pas les cxireiiiilcs
siinciiciirc cl iiirciiciirc de l'olive, rec(jii\ rc l:i iiioilii' iideriie de la l'aco
nosItM-iciire d(> celle dcrii i("'rc, cl srpare sa capsule des lilucs lou^iludi-
iialcx de la roriualion ndiculi'c grise.
I.c noyau juxta-olivaire interne (Noci es! heaucoup |)Ius ('icndu cl Noyau j.ixta-oii-
(iccnpe prcs(|uc loule la liauleui" Au l)ull)(\ de ['('xlréiiiili'' sup(''rieure de
l'oliNC ;i rciilrc-croisenicul scusilit'. coupe S 1 (Fig.iOtS.p. "JiKI . i!(''uiii en
liaiil cl eu ai ricrc au noyau juxla-olivairo cxicruc. il longe le liile de l'olive,
le st'|»;n'c de la couclie inler-olivaire et rej)i'ésenle nne lame grise sagit-
lale. r(di(''e à l'olive jiar des ponts de substance grise el doni le lionl anié- son ct-nduo.
licnralleinl la pyramide anU-rieure dn ])ulbe.
An voisinage de l'extrémilé intérieure de l'olive, cette lame se porte; de son extrémité in-
ph;s (>n plus on dehors et aj)parait sous l'aspect d'une lame coudée, dont
la branche sagittale est petite et s'enfonce dans la couche inter-olivaire et
dont la branche transversale longue de '.] ai millimètres se place en arrière
de la pyramide bulbaire coupes H 14 à H 17, Fig. iii à ii", p. 077 à
(hS2 . Fes coupes vertieo-transversales sont particulièrement favorables à
TtUnde de ce noyau et monti'ent la façon dont il embrasse l'extrémité
intérieure de la capsule de l'olive bulbaire.
1, iniîMOGH.VPlIIE. — Rechtrrew. 7Air Anatonàe der Schenckcl des Kleinhirns Inabe-
( sondcril dcr Bruckcnurme. Neurol. Cenlralbl., 188">, n° G. — Du même. Ueber die inneie
' Abtheilung rfes Stvickkorpers und den achttn Hiinnerven. Neurol. Centralbl., ISSo. n" 7. —
Du MÊME. Veber die BestandtcHe des Strickkôrpers. Arch. f. Anat. u. Phys. Anat. Ablli.,
: 1880. — Du Mi'iME. Die Lcitunysbafmen in Gctiitn und Huckciimurk. Leipzig, 18U9. —
s Klimofe. bie Lcilungsbahuen des Kldiifiims. His's Arcli. f. Anat. u. Enlwiclielungsgesch,
^ 1899, 1 t't2. — V. Ki)LUKEi{. tlandbiich dcr Geivchelehre, II, Leipzig, i890. — Mayo. The phy-
k sioloijical Anatowy and Physiology of man. I.oiidun, 184o-1847. — Meynert. Vom (iehirn
I der Sdiigcthicre. Slricl<pr's Handbmh. JL l-eipzig, 1872. — Min(;azzi.\i. Sulle origini e
connessioni délie fibrac arciformes e del rophe nella porzurie distale dclla oblongalit dcW
' uomo. Intern. Monatsc'ur. f. Anat. u. Phys. Rd. IX. — Du mkiie. l'Ilerion ricerche intorno
aile fibrae arciforiites cd al rophe délia ohlongata ncll' uomo. Ibid. Bd. X. — v. Monakow. Ex-
j perim. ». pathol. anat. Vnters. iiber die Haubenrcgion, den Sehhiigel u. die Regio subthala-
I mica nebst Beitrûge zar Kenntniss fruh envorbener Gross-kleinhirndefccte. Arch. f. Psych.
I u. Nerv., 1895, Ikl. XXVH. — Ukil. Fragmente iibcr die Bildung des kleinen Gehirns im
Menschcn. Arch. f. Phys.v. Heil u. Authenrioth, Bd. VIII, 1807, p. 273. — Du même. Bas
I rerlangerte Hiickcnmark, die hintcren, scitlichen und lurderen :Schenkel des kleinen Ge-
'• h'rns, etc. Ibid., 15(1. IX, 1809, p. 485. — Stilling. Untersuchiingen uber den Bau des
j kleinen Gehirns der Mcnschen. Kassel, 1864, 1867 et 1878. — Thomas. Le cervelet. Étude
534
ANATO.MIE DES CENTRES NERVEUX.
anatomiqiie. rlinifjuc et phijsiolouirjiie. Thèse, Paris, 1897. — Weidenreich. Zw Anatomi,
der ccntrakn Kletiihirnkcrne iler S' iug e r. Ze'ilschvifl f. Morphol. u. Anthropoloi.'ip, Bd
II, p. 2olt, 1N09.
II. — CONFKirRATION INTËRIKURE DU TRONC ENCÉPHALIQUE
Les Jeux régions
longitudinales du
tronc cncéphaliqui'.
Limites
Le tronc encéphalique comprend deux régions longitudinales bien dis-
tinctes : l'une l'ait suite à la capsule interne et au pied du pédoncule;
cérébral, forme V étage antérieur de la protubéi-ance et la pyramide atité-
rieure du bulbe, et se prolonge dans les cordons antéro-latéraux de la
moelle épinière : c'est V étage antérieur, basai ou ventral du tronc encépha-\
liquc; l'autre s'étend de la région sous-optique et de la calotte du pédoncule
cérébral à la moelle cervicale, contient tous les noyaux d'origine et de ter-
minaison des nerfs crâniens, à l'exception du nerf olfactif et du nerl
optique, forme l'étage postérieur de la protubérance et la plus grandoil
partie du bulbe rachidien : c'est \ étage postérieur ou dorsal du tronc encé-
phalique, la région de la calotte.
La limite entre ces deux étages ou régions est établie dans le cerveai
moyen par le locus niger, dans le rhombencéphale par les libres transver-j
sales du pont et la face postérieure des pyramides antérieures du bulbe.
Kta^e aiil(Ti(Mir.
Sa CDUstitulioii.
l)i!4Siiciatioii lie la
voie péilonenlairr
par les Hliros trans-
versales du pont.
\ . ÉTAtiE ANTÉRIEUR OU VENTRAL DU TRONC ENCÉPIIALIOUE
L'étage antérieur ou ventral du tronc encéphalique est constitué :
1'' Par un système de fibres longitudinales, la voie pédonculaire, qui en]
occupe toute la hauteur, forme à elle seule le pied du pédoncule cérébral
et la pyramide bulbaire et comprend toutes les fibres de projection diij
manteau cérébral qui ne se sont arrêtées ni dans le thalamus et ses gan-l
glions, ni dans la région sous-optique (voy. p. 73);
2° Par un système de libres transversales propres à la protubérance|
qui cloisonne la voie pédonculaire, s'enchevêtre avec elle, s'entre-croise
par gros fascicules au niveau du raphé médian et appartient au pédoncule
cérébelleux moyen ip. 517);
Z° Par une gangue de substance grise, les nogaux pontiqucs. qui enve-^
loppent les fibres longitudinales et transversales de l'étage anltM'ioiir dei|
la protubérance.
Nous avons décrit plus haut (voy. p. 73) le trajet de la voie pédoncu-
laire (I;ms le faisceau compact de la couronne rayonnante, la capsule
interne et le pied du pédoncule central, et avons démontré qu'elle pro-
vient du secteur moyeu de l'hémisphèi'e cérébral, passe })ar le genou, les
segments postérieur et sous-lenticulaire de la cajjsule interne, et occupe
toute l'étendue du pied du |)éd()iH"ule cérébral.
Vax pénétrant dans l'étage antérieur de la protubérance, la voie pédon-
culaire est dissociée par les fibres transversales du pont en un nombre
considi r;ible de fascicules de dimensions fort variables. (]etle dissociatior
CdM'hii H \i'h>\ I N I I m i;i itr; in liiinMiiiNCM'ii \ i i
i:i!j
-(• picpart' tlt'jit iliiii^ lo icj^iitiis miiM'iiiic d iiilV-riciiit' du i»ic(l «lu jH-iInn-
, iil.' n-ri'ltral COlipe PlJ'ii:. ■■(••'• . nii IHii ;i-.sis|(. ;"i un cli;!!!^!-!!)!-!!! ilr
,|irc(tii>ii (11111 i;riiii(l iioiiiltrc dr t';ii--rc;iii \ (|(ii s'iiilli'cliis-ciil . (Ir\ Iciiin'ii t
,,|)|i,|iic-, nii liuri/(.iil;ni\.(li' \rili(;iii\ (|ii'il> l'I.iiciil, cl >c ^rMii|M'iil le Ion-
SgPo
l'Pop
FPoa
//^•V//.Zr
l'i(i. 368. — Dissocialion île la parlii' iiiltMiic d |U(irniiilc de la \n\r [irtloiiculairc ])ai-
les libres transversales de la prolubr-iancc, cl rerouleinciil dans le riiliaii de Reil des
fibres aberrantes île la voie pédonculaire. Coupe liorizontale ol)li(|ue en haut et en
avant jnissant par la lèvre inférieure du trou borgne supérieur, par la valvule de
Vieussens et la commissure en fer à cheval de Wernekink, formée par l'enlre-croise-
ment des pédoncules cérébelleux supérieurs. Méthode de Weigert-Pal. 3/1 Grandeur
nature. (Voy. description de cette coupe, p. 619, coupe P3, Fig. 421. 'i
Foc. faisceau central de la calotte. — Flj), Taisceau loii^iludinal postérieur. — i'I'ou,
libres protubérantielles antérieures. — FPop, fibres transversales postérieures de; la protubé-
rance dissociant la voie pédonculaire et refoulantgdans le ruban de Reil médian les fasci-
cules aberrants de la voie "pédonculaire. — Gip. .^'anplion infer-pédonculaire. — Le, locus
c.eruleus. — Ses. noyau central supérieur. — .V/, noyau latéral, compris entre le pédoncule
cérébelleux supérieur et le ruban de Reil médian. — .Vni, noyau du nerf moteur oculaire
conunun. — /'e.v. pédoncule cérébelleux supérieur furmant par son entre-croisement avec
celui du coté opposé, la cunnnissure en fer à cheval de Wernekink. — riPe.s, son large
entre-croisement inférieur. — /{/, ruban de Reil latéral. — Rui, ruban de Reil médian. —
>'.'/c. substance f,M'ise centrale. — i^yl'o, noyaux pontiques. — .'^'/î. formation réticulée. —
Tpo, tîpnia pontis. — Vd, petite racine motrice descendante du trijumeau. — VI'. voie
pédonculaire. — IT, valvule de Vieussens. — l'i, quatrième ventricule.
il de la face postérieure du pied du pédoncule cérébral en petits fascicules
arrondis, séparés les uns dos autres par la substance 2:rise du locus niger
l.n) et plus bas par les noyaux pontiqnes (coupe P 2, Fig. 393). La kuc commem-e à
, j- • ,• , 1 ' ,. , - • , 1 -Il » 1 1 l'i partin antéro-iii-
|l dissocialion commence a la partie anlcro-intcnic du pied du pédoncule terne .icia rotubc-
cérébral, de chaque c<Mi'' du Iroii boriiue supérieur coupe P3, lMii'.368L '■'*"^''-
536
ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
Kilo s'effectue de luuil en bas, et de dedans en dehors, et se confine
assez longtemps à la partie antéro-interne de la voie pédonculaire. sa
partie postéro-extenie t'ormanl encore un faisceau compact t^coupe P 4)
Fig. 369). Ce n'est quau voisinage du tiers supérieur de la protubérance
7V
Vd , FIp
n.çillet
FiG. 369. — Dissociation de la voie péclonciilaire par les lîlires transversales profondes
du pont et refoulement <l('s tihrcs abcrranles protubérantielles de la voie pédoncu-
laire dans le ruban de Rfil ini'dian. — Coupe horizontale obli(|ue en liant et en
avant passant par la partie inféiienre de la prolubérance, par la valvule de
Vieu?sens et la commissure en fer à cheval de Wernckink, formée par i'entre-croi-
sèment des pédoncules oérél)elleu.\ supérieurs. — Méthode dr Weiui il-l»al. .il (iran-
deur nature. (Voy. (lescrii)lion de celle coupe, [). (US), coupe P 4, Kiy. i-22.)
Fcc, faisceau central de la calotte. — Vlp, faisceau lunuitudina! postérieur. — VVoa,
FPo/), fibres transversales antérieures cl postérieures ilc la protuliérance. — Ac.locus ca-ruleus.
— A'c.s, noyau central supéricm-. — /'r.v. pédoncule cérélielleux sui^érieur. — /{/. ruban de
Ileil latéral. — /{//(, ruban de Heil médian. — i^'jVo, substance fjrise antérieure du i)ont. —
.S/{, formation réticulée. — 7'/w, ta'uia ponlis. — IV/, petite racine motrice descendante du
trijumeau. — IT, valvule de Vieussens. — \\. quatrième ventricule.
(coupe H 1, Fig. 'iOi, p. .'ioT) (pie la dissociation se complèle, et (|ue les
fibres li'ansvcrsales du pont sont assez nombreuses (>t assez longues pour
lravcrs(M' la voie pédonculaire dans toute sa Iarg(>ur,el pour se coiu'entror
à sa partie externe en rormani le pc'doncule céréb(>llenx moyen (Pcm).Les
libres transversales du j)onl se disposent alors, coninio nous l'avons vu
ciiM K.i it \TinN i \ Ti: it I 11 I iii; i»i n II n M i; i;n c i; p II A M!. :;:j7
plus li;ml coiipos H3il H 6, l'i;;. ."{IL'. |). .il H cl .{li.'), |i. ."127 , en Icni-,
cunclir^ (itii |i;i>>t'iil I une rii ;i\;iiil sinihiiii siiiirr/iini/f ,">{{■■> , IjhiI ic en
.iriicic slvdiiini jiri>l iiiiilinn . Sli|» . I.i I idi^idiir ;i lr;i\i'r^ •^//(iliiiii. idiii-
nli.nnii, SI ic l;i voie |»('mI(iiiiii l;ii ic \ ()\ . |i. "i I 7 , l;i d i\ i--iiiil m une sf'-rir <li'
cimclii's allll■|■(l-|)o■>tl'|■il'lll■l•>^ ^ii|)i'i|i(is(''('>. \.v> hi^ciciilo dis^ncii'^ de |:i \ nie
|i('iloii('iil;iiiT Miiil (le iliiiK'ii'-idiiN ii'cs \ ;iri;il»l('s ; Ic^ |iliis \ n| ii nniiciix -.on!
allmmc-^ (laii-^ Ir •>ciis I r;iii'>\ (•l'^jil , Irs jicliK sdiil ;iii()ii(li-~ cl (»ccii|)ciil i\i'
nrclcrciicc la [lailii' iiilcnic cl |)(i--l(''riciii(' de lida^c aiih'Ticii r de la |ii'o-
liiltciancc.
lu lic> t;rand ik un lire i [iics des deux I icrs i des lil)rcs de la soie |»(''d(m- Kihms «le i.i voie
1 • • . • il I II • I 1 ' ■ I 1 ■ • Il ((('■ilonnilairn s'arri";-
(mI;ui('. scpiiiscnl dans la suhsiaiicc j^i'isc de I elai;(' aiilencur de la ]»ro- {j^,^ ,,jj,„ ^^ ^^^,^^^_
lulicraiicc < /Ihrrs vurricn-pvoluhrrdnlirllcs p. 81 ; les autres libres se ras- ''«ranco.
-emldeiil dans le licfs iiih'rieiir de la piolnlx-raiicc en un faisceau (M)tn-
pacl. iiiciiulicronionl arrondi, plongé au sein d'une gangue de suhslance
ri>c. cl (|ui u'i^sl plus dissocié (|ue |)ai' quehjues rares lilu'cs du slratum
oui[)le\t> coupes H 6 (d H 7, l'ig. 30.-), p. ."127 et 397, p. 'JOi). Ce fais-
ceau conipacl i'C|tr(''scule d(''|à le faiscrnii iti/i'diinddl , il li'avci'sc le tiers
intérieur de la |)rolul)érance, eulouré en avant par* la couche des libres
tiansvei"sales supcrlici(dlcs (.'-Iratuni supt'rfktalc, Strs), en ai'rière par la
cnuclic des libres ti'ansversalcs ])rofondes {stratum projunduni, Strp), et
Iravcrsé d'arrière en avant, ou longé en dehors par les iibi'cs radiculaircs
d(> la VI'" paire. Au voisinage du sillon bulbo-prolubérantiel ( coupe H 8,
f'ig. 'UKS, p. ')().'r, I(^ slratum jtrofundxnn disparaît, la couche des fibres
>uperrK'ielles du pont recouvre seule le faisceau pyramidal, et les noyaux
[lontiques l'appliquent sur la région de la calotte, en particulier sur le
ruban de Heil nu'dian et le faisceau central de la calotte.
Dans les deux tiers supérieurs de la protubérance, la dissociation de ^
la voie pédonculaiie ])ar les fil)r(^s transversales du pont est si intime, (juil '
est impossible, par Tanalomie normale seule, de détermiiuM' (jiudle pai'l les
ditférenls segments du jjicd du pédoncule cérébral prennent à la constitu-
tion de la pyramide bulbaire. L'étude des dégénérescences secondaires
montre (|ue le contingent du faisceau de Tiirck est minime (Voy. cas Neu-
mann, j). 14o), que celui du segment interne du pied du pédoncule est faible,
mai^ incontestable, (Voy. cas Sch"weigoffer, p. 134), et que le contin-
gent du segment moyen est, par contre, considérable; les libres pyranii-
) dates y sont intimement mélangées aux fibres cortico-protubéranlicdles.
\ car toute dégénérescence, même limitée, de la partie moyenne du pied
du pédoncule cérébral, retentit à la fois sur la pyramide bulbaire et sur la
substance grise antérieure du pont.
Au-dessous du sillon bulbo-protubérantiel, le l'aiseeau j)yramidal api)a- Fii.rcs de la voie
raît librement à l'extérieur, forme la pyramide antérieure du bulbe (4 i'^''o"'^^"'a'';e •'«'s-
: ' t J cenilant dans lo
affecte des rapports importants. Sa face antérieure, fortement convexe, ''""•« laisceau
, . .ii'i • II livramiJal.
conserve encore des connexions, partielles il est vrai, avec la substance
grise de l'étage antérieur de la protubérance, laquelle se condense à la
partie supéro-anléro-intcrne de la pyi'amide en un noyau irrégulier, connu
A
o38
A.XAÏO.MIE DES CENTRES NERVEUX.
Haipports du fais- SOUS lo Rom do itof/au tircifoniie ou de noyau arqué des pyramides (Narc)
iT^'!«?a'i?'"àrqur^n (coupes H 8 à H 16, Fig-.370, et 438 ù i-i6. p.6o7 à 680 l Le volume, la
iul-orricfcucï/"''"'"' forme, la situation de ce noyau sont variables suivant les individus; il
s'étale en général plus ou moins sur toute la hauteur de la face anté-
rieure du faisceau pyramidal et peut parfois être suivi sur les coupes
I
ITXT
SHa
(cio)
FiG. 370. — Coupe transversale du bulbe passant au-dessous de l'olive bulbaire. Méthode
de Weigert-Pal. 6/1 Grandeur nature. (Voy. description de cette coupe, p. 079,
coupe H 16, Fit;. 440.)
r//. conion (ic Burdacli. — Ci], cordon de (îoll. — C/-.s7, corps restilorme. — VU. faisceau
lat(5ral du bulbe. — fir, fibres intcr-réticulées du bulbe. — Vs. faisceau solitaire. — Narc,
nojMu arqué. — .VZJ, noyau de Burdach. — 'SCi. noyau de Goil. — SUa, noyau latéral anté-
rieur du J)ulbe. — A7/;j. noyau latéral postérieur du bulbe. — .V.W, noyau de v. Monakow
ou noyau externe de Hurdacb. — ,Vo/, noyau juxta-oiivaire interne. — .Vxi, noyau du nerf
spinal. — A'xii, noyau du nerf liypof,dosse. — 0/, dernières dentelures de l'olive bulbaire;
cO'i, sa capsule de fibres. — /'y, pyranude antérieure du bulbe. — xp'in, entre-croisement
j)iniforme. — '^'.'//f. substance i,'élalineuse de Itolando. — ^Ra {cio), coucbe inter-olivaire
de la formation réticulée blanclie. — l'.W. fjrosse racine sensilive descendante du trijumeau.
— A7, nerf spiii.il. — Ml. nerf ;:r.ui(l liypo^
lioi'izonLales sériées, jusqu'au niveau de l'enlre-croisemenl jiyramidal. La
face antérieure du faisceau |)yrami(lal est en outre recouverte par les
/ihresarciformessu/)er/icif'//rs(\\i l)ullie,<|ui a|)j)arli(Miiieut pour la plupart
au système du corps restiforme (coupe H;10, Im!;. 3(>7i.el qui passent les
unes en avant, les autres en arrière du faisceau pyramidal ; d'autres
encore le traversent : elles ont été désignées de ce fait sous les noms de
/i/jrcs arriformes rircinii ou iirri-pyraniidalcs ou d(» /i/fres arrifor)nrs pré-
(.()\iM(;i i; \TinN i.\Ti;iii i:i i;i; m iiimimuincii' ii \ i.
:;:t'.i
jH/riinùiliilr'^, jin^l lii/rnniiiliilcs cl iiitci-iii/idiiiitlalcs. In ^liiinl iKHiiltic de
ci's liliir-- se IniniiH'iil on |»r('nnciil leur (tri;;iii(' dans le noyau ai(|ni'' dr
1,1 iiNiaïuidc; l^•■^ aiilrc-^ ^'ciil n'-cn»isi'iil dan^ If ia|ilM' cl -c iciidriil dan-
I;, (';dn||r ilii cnli' ('i'>ii->r-. cil | la l'I ic II I ici' dans le liilc de l'tdiM- Itiilliairc,
d'aiilic-- ciiliii a|t|iailiciincnl an syslriuc dc>. slijcs acoiisli(|iic> coupe
H 10, l'ii:. 'M\l .
|,a lace |>ii->|(''iiciirc du l'aisccan |i\rainidal ol |daiic on Icj^m'' renie ni
conca\ c. A la |tarlie Mi|)(''rienrc dn Imllic coiipeHS, l''if^. ."{DH, côlé ganclie,
I». .")(i."{ .(dlc > iulosse aux libres lian>\cisales dn corps Irapézoïdc(Tr) ainsi
NG
-Col
Fiii. .ni. — Dt'-oussaUon des pyramides et décapitation des cornes anléricures. — Coupe
transversale passant par le collet du bulbe. — G/i Grandeur nature. Méthode de
N\ i'ii,'rii-I>;il. iVoy. descii|ilion de celle coupe, p. (lS(i, coupe H21, Fig. 4ol.)
(a. cunlon antérieur de la moelle. — CB, cordon de Burdach. — CG, cordon de GoU. —
Cl, cordon latéral de la moelle. — Coa, corne antérieure. — Col, corne latérale. — Cop,
corne posiéricure. — FPiji\ faisceau pyranddal croisé. — A'Z?, noyau de Burdach. — SG,
noyau de (joli. — Vs<l. grosse racine sensitive descendante du trijumeau. — ^/*.y, entre-
croisement pyramidal.
qu'aux libres longitudinales du ruhan do Bci/ ?nérlian (Rmjet du faisceau
rrnfral de la ca/otfe [Fcc). Un peu plus bas (coupe H 8, Fig. 398 côté
droite l'olive bulbaire (Oi) et sa capsule de libres s'insinuent entre ces
doux faisceaux longitudinaux de la calotte, refoulent le ruban de lleil en
dedans, l'appliquent contre le raplic cl dclerniinent ainsi la formation de
\\\ roiirhc in/er-o/iralfe {SI{ii, cio, C0UpeH9, Fig. 3()(). p. 5^9.
I.a (b'Iiinilalion du faisceau pyraniitlal d'avec la couciie inter-olivaire est vvec la coiuh.-
1 rc 1 - -1 i 1- 1 1 I» 1 1 1 1 1- • -Il -j intpr-olivairo et Vo-
ditticilc a établir, et cela d autant i)lns que le taisceau pyramidal re(;oil sou- uvc bulbaire,
vent dans cette région les libres aberrantes de la voie pédonculaire qui
ont suivi, dans une partie plus ou moins longue de leur trajet, la voie du
ruban de Keil médian. On peut néanmoins considérer connue limite les
libres arcifornies transversales les plus antérieures' coupe H 11, Fig. 399,
jûxta-oUvaire
terne et
antérieur de
moelle.
540 ANATOMIK DES CENTHES NERVEUX.
p. oOo). Le faisceau pyiamiilal se délimite mieux, en général, de l'olive
bulbaire et de sa capsule de libres, non seulement grâce au sillon olivaire
interne et au trajet liorizoïital des fibres olivaires, mais encore par la
présence des noi/aiix rétro-pyramidaux (Nrp), petits amas irréguliers de
substance grise qui I)ordent le faisceau pyramidal en arrière, et le séparent
de la capsule de lOlive bulbaire i^coupes H 9, à H 14, Fig. 438 à Ui.
p. 657 à 677). Dans quelques cas toutefois, on voit le faisceau pyramidal
s'étalera la surface de l'olive bulbaire (coupes H 10, H 11, H 12,
Fig. 440 à 442, p. 667 à 672), en masquer la saillie, effacer le sillon oli-
vaire interne, et cette disposition signalée par Pick et V. Gehuchten est
particulièrement manifeste dans les cas de dégénérescence du faisceau
pvramidal traités par la métbode de INIarchi (Fig. .383.
Avec le noyau Au-dcssous dc l'olivc bulbairc (coupes H 16, H 17, Fig. 370 et 40(1,
le'^cordon p. 567), Ic faisceau pyramidal se ramasse en un faisceau plus ou moins
''"' arrondi qui s'adosse au segment horizontal du noyau juxta-olivairc interne
(Noi); plus bas enfin i^coupe H 18, Fig. 403, p. o73^ immédiatement au-
dessus de la décussation, il ne se distingue que par l'obliquité de ses libres
lâchement fasciculées de la dense couche de fibres qui recouvre la corne
antérieure et qui appartient déjà au cordon antérieur de la moelle épinière.
Mode de (lécussa- La décussatiou du faisceau pyramidal est incomplète; elle commence ;
tion du faisceau -, f • ^ ^ ^ • i »xrx • >• l ^ • i e • '
pyramidal. par Ics fasciculcs Ics plus mtemcs, s effectue par cinq a six et huit tasci-
cules plats et volumineux, étages de haut en bas, qui s'enfoncent dans la
profondeur, se nattent en se croisant, écartent violemment l'une de l'autre
la base des deux cornes antérieures (coupes H 19, H 20, Fig. 449, 450,
p. 685), puis se portent en bas, en dehors et en arrière; ils traversent en
fascicules lâches et ondiileiix la substance grise située en avant et en dehors
du canal central (coupe H 21, Fig. 371), décapitent la corne antérieure,
se placent en avant et en dedans de la corne postérieure et de la sub-
stance gélatineuse de Rolando qu'ils refoulent en arrière, et forment à la
Faisceau pyranii- partie postéricurc du cordon latéral de la moelle le faisceau pijramidal
'*'"'''"'"'"■ croisé. Un petit nombre de fascicules du faisceau pyramidal, les faisceaux
les plus externes, ne participent pas à la décussation, mais descendent
directement dans le cordon antérieur homolaléral de la moelh^ épinière,
Faisceau pyranii- Ic. long du silloii médian autéricur ; ils forment \('faiscrnu pi/raniidu/ direct.
''" ''"■'■'''• Lq faisceau pyramidal fournit enfin au cordon latéral du même coté
Fii.rcs pyranii- un très petit nombrc de fibres, fibres pyramidales fiomo/atéra/es [ÏVyh). s
daies homoia.éraies. gig^j^i^i^^g d'aboi'd chcz Ic chat (Russcll) ct chcz Ic slugc (iVIellus, Shcrring- <
ton), puis chez l'homme (MuratotT, Dejerine et Thomas), ces fibres se t
portent en arrière et en deiiors, décapitent la corne antérieure homola- (
térale et descendent dans la i)artie postérieure du cordon laléral de la
moelle, l'allés jiréscnlcnl dans leur nombre les plus grandes variétés indi- :
viduelles et sont l)ien mises en évidence : 1" Dans les cas de dégénères- '
ccnce du faisceau pyramidal traités par la méthode de Marchi; "1" Dans I
les cas d'agénésic ou de dégénérescence totale ei; ancienne dune des
l)yramides antérieures du Inilbe ; ici, c'est du côté sain ({u'tdles sont alors
I
(Il \ I 1 1,1 i; \ I i(iN I N I I lil il i; I l'i 11 H ini i:i.\(.i.i'il Al.i:.
:in
:i|i|i;ii riil i'>. 1:1111"! Ii'> liliic^ |i\ i;i iii iil:i li'- lu iiiin|,i |ii ,( |r- -r ii'd ii i^ni I ;'i
(HlflillH'-- lilii'- liliics isnli'TS. il|>|»l"('ci;iMrs sfii Iriiii'lil il.ili- Ir-- ci-- i|c dc-i'
IHM't'SCiMlCi' llilllcs |i;ir |;i IIK'I ll< m I c de M.iii'lli l'i;^. ."ÎIIO ; l;iii|i>l r||r-. se
l'('>imi"^S(Mll l'Il |M'llU r.i^ciciilc^ jiltl-- (III liKUlls ll(illll)l'cil\ . I;iii|i')| (•I^'^
l'oniiriil 1111 \ l'iil.ilili' |H'|il 1,1 ivcc;iii riitii|i;i('l cl \\-i-^ liirn di'l iiii i le \'\^.'M''2
cl cas Rivaiid il'\lil . l'iu. l-ii. l-'><i. l-'-Td I(;l>, p. i;i!), idO d Kl'i .
|)aiis >oii li'iijcl liiilli;iii'c la siii'lacc de scclioii du faisceau [tviariiidai
c>l iiTcmilicTeiueiil [daii-ccm vexe ; (die e>l cloisoiim'e de ii(iiiil)i eux se|ila
TPj yp^d)
fPyt.---:,
TPjc (^d)
•-..FF^c
FiG. :{72. — Faisceau pyramidal croisé et fibres pyramidales homolatéialos, dans un
cas de dt'généroscpnco complèlc de la pyramide autZ-rieure du IiuIIh; conséculive à
la section do la voie pyramidale par deux lésions, l'une ra[)sulaiie et l'autre pro-
lulx'iaiilit'llf. Méthode de Weigert. 9/1 Grandeur nature.
FI'!/. r.Tisceau pyramidal {jauctie sain. — FP(f/), faisceau pyramidal ilmit complètement
(h'fjéïKJré. — FI'i/(\ faisceau pyramidal croisé sain. — FPi/c{d), faisceau pyramidal croisé
(léffénéré. — /'/'///( .fibres pyramidales homolatérales se détachant du faisceau pyramidal sain.
névrogliquos qui séparent les lâches fascicules onduleux et enchevêtrés,
sectionnés plus ou moins ohliquenient (Fig. 370). Le faisceau pyramidal
conserve cet aspect au delà de sa décussation jus({ue dans la partie supé-
rieure du cordon latéral de la moelle, où les fascicules sont en outre
séparés par une mince trame de substance grise, en continuité avec la
formation réticulée bulbaire, connue sous le nom de /jrocrsstis re/iculares
do Deilers, de tractus intcrmcdio-latcralis de Clarke.
.\goné>ic do la
voie ])édoncuIaii-«
La voie i)édonculaire peut faire défaut, soit dans les cas de inalfoi
mation cérébrale avec agénésie complète des fibres de projection corticale avec intosrrité ues
(cas Longery et Richard, p. 185 à 216, en particulier Fig. 208 à 212 «hres transversales
^ o »7 'I 7 1 o protubcranticlles.
el2;)l à2.'};]i, soit dans les cas de lésions de l'hémisphère cérébral sur-
venant dans les premiers âges de la vie et s'accompagnant d'une régres-
542
A-XATOMIt: DES CENTRES NERVEUX.
sion lolale dos fibres dont la myélinisation est plus ou moins parachevée
(cas Rivaud, p. loi et Fig. io2 à lo9) ; suivant les cas. cette absence de la!
voie pédonculaire peut être bilatérale (cas Longery et Richard "i ou uni-i
latérale i^cas Rivaud). Dans les cas que nous avons été à même d'obser-
ver, le pédoncule cérébral est plus petit qu'à l'état normal, la protubérance
est aplatie et les pyramides antérieures du bulbe absentes. A leur place
il existe un méplat répondant à la partie antérieure de la couche inter-
olivaire (Fig. lo2, p. 1-j8; 210. p. 196; 233, p. 2io). Sur les coupes sériées,
Uni """ ^ ''
FiG. ;}73. — Atroi)liie complète des libres du péduncule cérébelleux moyeu iPcm), des
fibres transversales et de la substance ^trise antérieure du pont dans un cas d'atro-
phie de l'écorce cérébelleuse. Intégrité des pédoncules cérébelleux supérieurs (Pcs).
Intégrité des voies pédonculaires (VP). Méthode de Weigert-Pal. 3/1 Grandeur na-
ture (Voy. Cas Vasseur, chai). IV. Pour l'obs. et le protocole d'autopsie, voy.
J. Dejerink et A. Thomas, VAtrophie oUvo-ponto-cerébelleuse. Nouvelle iconographie
de la Salpêtrière, lUdO, ].. .CiO. 1
on trouve en avant du locus niger une trame névroglique révélant la l'orme
et la disposition du pied du pédoncule, mais dépourvue de libres longitudi-
nales; la i)rotubéi'an(;e ne contient (jue des libres transversales séparées
par les ti'avées grises des noyaux |)()iiti(|ues; les libri^s sagittales du raphé
médian existent comme à l'état iionnal et |iro\ ieimeiil en partie des libres
transversabîs de la |)rotub(''raiice. Oiiant à la pyraniid(> bulbaire. idbMi'est
représentée que par un petit amas névrogli([ue, aplati ou arrondi, con-
tenant le noyau arqué et situé au-devant de la couche inter-olivaire.
Ladisposition inverse peut s'observer; la voie pédonculaire est normale
et les libres transversales de la protubérance l'ont dél'aut (^Fig. 373). C'est
( (I M i(. I li \ I iiiN I \ I I i; 111 i; I, m kiiom i:i;\(;i. l' ii \ i.i :,',:»
, ,. i|u nli ii|i--iM\ !• il.lll-' ii'l l.lllirs ;il |(i|ili ir^ s| ii'C i;i |c-~ (|r I (•(( ncc |•('•|•(•-
|M'||rll->i', ;i\ t'C lli-~|i,llil liill |il 11^ iili |i|()ill> ((illl |i|(lr i|c> itI I II le- (|r l'ii I k III je
.1 ;ilri>|)liif tic l;i siilisliiiM'c j;ri->i' ;iii Iciiimiic iIi' I;i |m'iiI iiIm'i;iii(i- l/zo/y/z/r ,At.ro|,ii(i. .Ii-h
■II, 1 iv • • ■ Il I II I I II "'"■'■" «"•""vorMilrxt
nnr(i-l»inln irrrih'llritsc iW l»i'|('rin(' cl I IhmII.I^ . l.c|)IC(l illl licilniiciilc \-\ |;i |,r.)i.ul,,Tuiiii.!ll<!N
' pvrainitlc Imlliaiic -mmiI inliicls; Li iiinl iilH-r'.iiicc c~<l i('ni;ir(|ii,ililcniciil [flilc 'J"'" "■X^^l'tll'.^lll '"
, I 1 (■(liii II' cil li;iiilciil', l;i \ nie [n'iloiicil l;i i le l.'l ll';i\ (Tsc sniis Inniic (11111 lilis-
^r■^\\ ciiiii|i.icl cl ;iiiiiimIi, |)|itiii;<'' ,'iii sein (111111' siil»sl;iiic(! j^risc riclic en
iicN roi; lie, |i;i 11 \rc cil cellules iicrveiises. I,es li lires I ninsvci'sales de l:i [irol ii-
|ici;mcc cl les lihi'cs x;ii;i I l;ilcs du iii|di('' iU(''(li;iu Inlil cnin |)l('leillclil didiiul .
|>,iii---iiii li,i|cl |»c(|(incul;iii(', [U'olulicraul i(d v\ hulhairc, la \ oie [K-don- Kii<rcs ai.crranic»
I- I I .1 -• Il iii I "iiir* ''" lii voie (H'donru-
, ulairc alian(l(Miuc a la rei;i()ii de la calollc un iKUiibrc variable de lasci- ij^j^o.
culc"- (|ui |M'c>-culenl dans leur uoiuhrc, leur lraj(d cl leur constance, les
|)hi^ uraiido \ ari(''l(''s iu(li\i(lu(dles, cl ([ui l'ornicul le sys^'-mc des fibres
aberrantes de la voie pédonculaire. l-a |dii|tarl s'accolenl au ruban
d(> Kcil uii'dian dans son trajet pc'donculaire, |tr(dul)('iauli(d ou bulbaire,
puis rcinl('\i;renl la voie pédonculairi» à dillÏMeiiles bauteurs du ut'vraxe,
pour parlicip(>r ensuite à rentri^-croiseinenl jjyrauiidal et descendre dans
la niixdlc (''pini("'rc : d aulrcs s'(''puisenl dans la calotte ou dans des l'oruia-
tioiis j;aniilionnair(>s avoisinanles; d'autres enlin (b'scendenl dans le cordon
lal(''ral liomolatéral de la moelle épinière. Dans la région pédonculaire
les libres aberrantes forment, ainsi que nous l'avons vu plus haut (p. ol),
1(> pis h-miiisi us profond, Xa pcs Icmniscus supcrficifl et les fibres aberrantes Pesicmniscuspro-
pos/f'rn-e.r/ernes. Les deux premiers faisceaux s'adossent au ruban de Reil
médian. Le pes IrmniscKs profond { IM.p, coupes P 1 , P 2, l'ig. .'i()4. p. o2i ;
•'193. p. 556) se détache de la face profonde du deuxième cinquième externe du Pes icmmst us su-
pied du ix'doncub» céré!)ral,traverseobli(|uemeut le bjcusniger et s'accole au ''°'''*^"'" :
ruban (b> Heil médian 15m)au-dessus ou au niveau du sillon pédonculo-pro- l
lub(''ranli(d. en tiéné rai au-dessus des fibres transversales de la protubérance. l
Le y>e.s" lenmiseus superficiel \Vhs.¥'v^. 377), moins constant, contourne
en écharpe la face superlicielle du pied du pédoncule et se place en dedans
de son faisceau interne (voy. p. 52). Les premières fibres transversales
du pont qui apparaissent dans le trou borgne supérieur, et (|ui dissocient
la voie pédonculaire, refoulent en général le pes lemniscus superticiel en
arrière et l'adossent à la partie interne; du ruban de Reil médian.
<Juanl aux fbres aberrantes jtostérn-fslcrnes {¥\)q) elles contoui'ueut, Kii)res ai.errantcs
lors(iu"elles existent, le faisceau externe du pied du pédoncule et le sillon ''°^ "^"^
lati'ral do listlime (Fig. 377 et 370), se portent en haut, en arrière et en
dedans, passent en avant du corps genouillé interne (Cgi, Fig. 373, 374)
dans le sillon qui sépare ce corps du faisceau de Tiïrck et du bras du tuber-
cule (piadrijunnvau postérieur. Les unes s'accolent au ruban de Ueil médian
Dejerine et Long)ou s'épuisent dans la région avoisinante de la calotte, les
autres traversent le iiibaii de Heil médian (Fig. 374) et s'irradient dans
le tubercule quadrijunieau antérieur, eu particulier dans ses couidies pro-
londes et moyennes. Leur liajet est particulu-renicnt manifeste dans les
ANATOMli: DES CENTRES NERVEIX.
■ErOa
Fh;. ;{7(»
FiG. 374, 37o, 376, 377. -- Les libres abtMranlcs de la voie pédonculaire de la réi^ion du
pc'îdoncule cérébral : Pes lemniscus profond (PI. p), (Fiij. 375, 376, 377), pes leniniscus \
superficiel (PI.s) (F^ig. 377), libres ai)err;iiites posiéro-exiernes (Fpe) (Fig. 377, 376, i
375, 374), dans un cas de dégénérescence de la partie moyenne de la voie pédoncu-
laire consécutive à un foyer capsulaire, ayant sectionné dans la région llialarnit|ue
la partie postérieure du segment postérieur de la capsule interne, et la partie adja- |
cente du segment rélro-lenliculairc. (Mélbode de Marcbi.)
Il existe, en outre, dans ce cas, une dégénérescence du bras du tubercule quadri- ^
Cd.M K.rii ATlo.N I.N I |.IUi;i III'; l»l IMIMM llKNClil'Il Ai.i;.
Iiim'.iii .iiili'i ii'iii lli (J,i l''ii;. ilT i-^ raiistM-ulivi' .1 l.i li'-inii ilii ^r'^iiirnl n'Ii ulinln u
|;iiii<l'' Il 1 Mp-'iilr iiilriiic; • ri iiiii> (li'm'iw'riîSfi'iic r |),iiti<||c (|(>s rascicitl<:solili(|iir!.H
(luili.ivt'i seul If inli.iii il>' Ui'il im'ili.iii ,111 vfiisiriiit;"- ilii imy.iii luiiuc, et. rpio nous a von •*
lalliiilit-s >ni iii>- I nii|>i-. ii.irm.ih- an |)i'iloni'nli' ilu lulicnnlr niarnillfiin- (l'Tni).
I ... MH, ;«7".l. 'MO. \)i\n''Ur-
Tav
Fir,. :!7S
icsccntr (II" la voie pt'ilnni'n-
laiir, 1 onsiculiM' à un Tovri-
l.'nliinlaiifSi'flioMii.iiil.iiaii-
la rt'uion llialanii(|Mi\ l.i iinu-
lit' |ioslriii'urc' lin -l'^iin'iil
imslt-rirni- il<' la r;i|i^ulc iii-
tiTlU". l>t> la M'i.' pclniini-
liiin' cli'i:<'n('r(M'. -c (IiLkIhiiI
dans la n'izion |ut>lul>('i ,in-
tioili' snixTcnic It's libres
nlitMianli's proInlxTanlicUes
l'ap (|ni s'iii('oi'|H>rt'nl clans
le ruban do Ucil nn'dian (Rni)
Fig. 378). descendcnl dans
la oourhc inloi-olivain', jinis
n'-inlt'Uii'nt la voie pédoncn-
laiii' dans les légions bul-
baires sn|iéiienro (Fig. .{7'.);
et nn>yenne (^Fig. 380). Dégé-
nrMe>^cenee de la substance
urise antérieure du poni, du
ui>yau arqué et dos libres
.-«agillalos du laplié bulbaire.
Mélbode de Marrlii.)
l cas (lo (l<''i;(''ii('rcsc('nco do <
la voir [xulonculairc Irai-
lés par la môlliododo Mar-
(■liij'i^. .'Ht à 377). I']|aiit
ili»nnéeschozriioiiini(^ l'iii-
constaïu'o du faisceau do-
icrit par Guddcii sous le
nom do Iractus peduncK la-
ris Iriinsversus, et la varia-
lulilé i\o sa lonjiucur appa-
K'iilo à l'oxloriour (Voy.
I 1''. |). •'}27), ou peut se
donianilorsi chez l'homme
' les fil)ros aliori-aulos do la
\"io pédonculairo ne cou-
courcnl |)as à former ce
tractns. Lorsque sa partie
l'ostériouro est seule visi-
Ido à l'extérieur, il ne serait constitue que par les fibres aberrantes posléro-
. oxlcrnos, lorsqu'on le voit contourner toute la largourdu pieddu pédoncule
P TOME n. :!;;
Fu^. 379.
-Fai)
FiG. 380
5i6
A.NATOMIE DES CENTRES NEHVELX.
ET
Kilircs aberriiiilos
liroliiliôraiitiollcs.
cérébral, le pos lomniscus superficiel j)articiporait en outre à sa formalior
Ce petit point d'anatomie humaine demande encore à être élucidé pa
Fio. 381 et 382. - Dégém-rcsceiK
de la voie pédonculaireet de
sul)stance grise antérieure d
pont, du pes Icmniscus supe
liciel (PLs et des fibres abe:
rantes protubérantielles (Fap
Ces dernières s'incorporei
dans la partie interne et moyei
ne du ruban de Reil (Rm, Fi;
381), sont parliculièremei
abondantes dans la région pr
tubérantielle inférieure (Fi
382 1, occupent la partie antén
interne de la couche inter-o
vaire dans la région bulbaii
moyenne (Fig. 383), puisréinl
grent la voie pédonculaire dai
la région bulbaire inférieur',
aucune Hbre ne participe àl'ei
tre-croisementpinifornie xpi^
ou sensitif du bulbe (Fig. 381
Métliode de Marclii.
de nouvelles recherche:
Dans les cas de dégém
rescence de la voie pédoi
ciilaire, il existe parfois un
dégénérescence partielle di
fascicules obliques (Fig. ;{"'
375 et 370) qui traversoi
le ruban de Heil au vois
nage du noyau rouge, et qi;
nous avons rattachés sur m
coupes normales au /x'-dot
cille (lu liibcniilr ttiami
Idii'c; les libres dégénérée
proviennent probablenuM
de la voie pédonculaire, bie
([ue nous n'ayons puconsi;
ter de visu le point où elb
s'en déhu'henl.
Dans la région prolub»
r;inli(dle, h» j)es lenmisci
superliciel s'accole à la jta
^ libres aberrantes poslérc
'^
lie inliMiir, le |»es Icuiiiiscus prolonil, cl b
exlernes aux parlies externe et moyenne {\\\ ruban (b> Keil nKMlian. I
I
(uMK.i li \Th>N I N 1 i;uii:i m: m iiiin\i itiisci i-ii \ i.i,
,^,,1,. |M-tli.iitul;iiit' luiiriiil fil uiiln- à (•(.' r.-iiscciiii, dans Idiih- la liaiih
^
^^-JPyh.
FiG. 384.
Kh;. 383 ot 384. — Fibres [i\ lamidalcs liomolalérales superlicielles (l'Pylis) oonlouniaiil
Tolivo bulbaire etdesceiulantdans le cordon latéral homolaLéral de la moelle. Elles sont
particulièrement abondantes en arrière de l'olive (Fig. 383 et 384). La couche intero-
livaire contient dans sa partie antéro-interne un cerlain nombre dejiibres aberrantes
dt> la voie pédonculaire (Fap, Fig. 383), qui font suite aux fibres aberrantes protubé-
ranl idlos des liumes 3S I et 3S2 et réintègrent la voie pyramidale au-dessus de la décus-
sation des pyramides (Fig. 384). Méthode de Marciii. (Voy. pour l'Obs. anatomo-
ilini(|ue.LoNG, Les votes centrales de la sensibilité (jénérale. T/tcse de Paris, 1899, p. 224).
la n'iiioii protiibéraiiliellc, un certain nombre do libres, les fiôrr.s- aher-
l'dnlcs i,i'()ii(bn-aiilit'l/ps iFap. Fig. 378, .'USI, 382 ; : elles se délaclient do
ANATOMIF-: DES CENTRES NEnVElX.
"c^:/e?L--;:;;';-r;:;::;;;;;",::/;;;:;,;::r:;-
CoM K.l II \ I lu \ IN ii.iiiiiiii. iii i; iinMi;i;\(.i.i'ii \ |,K. i;','j
(le (If^t'lHTocfiiii' ili' la M'ir |ir'iliiii('iil.iii I- roiix'Tiilivr ;i im«' ji'siiin (■.•i|i>iil.iii('.
1 Mi'-thotl)' (If Maiclii . I.<'-^ lihirs |ivr.imi(lal<'s lininnlalfTali's >u|n'i licicllcs f l'^lisj,
l'usioiiU<''t'> av<<i' le l'ai-M'i-aii pyiaiiiiilal l'yiilaiis la u'-L'ioii innyriiiH' ilc l'oliv)- liiilliair)*
Kif;.;i8ÎJ), s'en iliUV'ii'iiiiciil dan» la ii'':,'inii iiilV-ricm c i|r Inlivr liiilliaiir l'"i^ :jHO) sf»us
rmim' «II" •"> l'i ' raMiculcs coniiiails i|ii(' les lihrcs arcil'ui tm-s siipci lii n-llrs ilu liulli"
n-finilcnl ilaiis Irpaissciir du imyau ai(|U<'' (Narc). Au-dessous de l'cdivi- luilliain', à la
parlif iiilVii«'Uit> de rciilrt'-irni^ciiicnl piiiirurnii', les lilii'rs|iyiaiiiidalrs JKimnlah'-rali's
siipiTlit'ii'llcs s'iiillt'iliissnil en dclinrs, coiilouiiicnl la inripln'i ii' aiiiriii-cxleriif! du
|iuIIm« (Kif?. 387),|>uLsdosrcii.lriil dans \r cnidcn lai- rai imniolal-'ial l'"ii:. :iSH ot 389) (!n
avant df Ia('i>rn«' posh'-ricuri'. Au iiiviau du C(dlt't du liulhc, elles s(»nl renforcées pm-
dos li lues py la m idales lioniola 1 1 raies proie u ides (f Pyli) (Fil,'. 390 et 39J)(|ui (h'-eapilenl la
corne antiiiiMU c lionioiali'r.ile el (|ui sont pail ieulièreiiiml nomlireu^e', dans ca', <;as.
la |i;ulit' |u)>l('Mi<Mirr de lit Noic |)(''(l(iiu'iilain'. se rriiiiissciil en petits fas-
cicules antuiilis cl sont l'cfoiilt'cs dans la i'('';^i()n de la calollc pai' les lilircs
iraiis\ (Msalcs |)rolt)iid('s dv la |)i'(»liil)(''raiico. Les unes s'adossen! à la paille
enic du niliaii de |{eil inéiliaii au v<tisiuaj;(' du niltaii de Iteil lah'-ral
-tiat/rs IdtcKiKx iioulK/iies de SclilesiM<;orj, les autres péuèlreut dans
- > parties moyenne ou interne et se lusionnent avec les Jascicules du
pos lomniscus profond et du pes lemniscus superficiel (Fig. 378,379, 3(S0).
Dans le ruban de Rcil nu'dian, ces fascicules aberrants conserveni en
uenéral leur indépendance et leur aspect arrondi; ils se colorent plus fai-
Idonienl par la huiue liéniatoxylinique que les fibres du ruban de lieil
|»roprcnieul di(. et sont de ce fait parfaitement reconnaissables à l'état nor-
mal sur des coujies Irailc'es suivant les niélliodes de Weij;ert ou de Pal
coupes H2 el H3, V'v^. \'lï et 425, p. G2() et 0:28). Leur trajet, et surtout
lenr connexion avec la voie pédonculaire, deviennent particulièrement
jmanif(>slos dans les cas de dégénérescence de la voie pédonculaire traitée
par la méthode de Marchi (Fig. 378, 379, 380, 381, 382). L'examen de ces
cas montre que les fibres aberrantes protubérantielles (Fap) présentent
dans leur nombre, leui' trajet, leur disposition, les plus grandes variétés
individuelles: (aukM (dles se détachent de la voie pédonculaire dans les
régions protubérantielles supérieure ou moyenne (Fig. 37.'), 381, 382),
lanlùt sculementdans la région protubérantielle inférieure • plus rarement
au-dessous des dernières libres transversales profondes, au voisinage du
-illon bulbo-protubérantiel ; dans ce dernier cas, elles représentent de
\i I itables /Ç/y/y.v ahcrrduh'S bulbaires. fiiucs abcnantos
I Parmi ces libres aberrantes protubérantielles et pédonculaires, les
unes réintègrent la voie pédonculaire dans la région protubérantielle
inférieure et sont ramenées en avant par les fibres transversales profondes
du pont; la plupart descendent dans la couche inter-olivaire, puis rentrent
dans la pyramide antérieure aux difTérentes hauteurs du bulbe, ou seule-
ment au niv(>au de sa décussation (^Fig. 379, 383 et 38 i). Files ne parti-
cipent pas à rentre-croisement sensitif, elles ii'a])partiennent au ruban de
ImÙI (jue dans une partie de leur trajet et c'est là leur caractéristique.
Dans la région bulbaire moyenne et inférieure, la voie pédonculaire
abandonne parfois au cordon latéral homolaléral de la moelle un petit
liiilliaircs.
350 A.NATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
Fibres pyranuda- noiiibro d(> Mltrcs al)errantes qui se groupent en fascicules, affcclenl un traje
iuperri'éuVs""''' superficiel; les unes (Fig. H8:}, 384) contournent l'olive bulbaire à 1,
manière des fibres arciformcs superficielles, les autres (Fig. 38") s'intlé
dussent au-dessous de l'olive, toutes deux descendent dans le cordoi
latéral de la moelle, soit en arrière de l'olive bulbaire (Fig. 383, 384), soi
en avant de la corne postérieure (Fig. 387 à 389). Leur présence au devan
de l'olive a été signalée par Russell, Spiller, Long, Pick, V. Gebuchten
Files représentent à notre avis de véritables fibres pyramidales homola
téralf's superficielles, iowi à fait comparables aux fibres pyramidales liomi»
latérales profondes qui décapitent la corne antérieure bomolatérab
(voy. Fig. 372, p. 541).
Au niveau du collet du bulbe enfin, le faisceau pyramidal crois»
iMi.ros ai.errantcs abaudonnc parfois quelques fibres aberrantes ; elles descendent dans 1;
sdes'"' '''''^'^ ""' substance grise centrale de la moelle, à la base de la corne postérieure
puis réintègrent le faisceau pyramidal croisé aux différentes liauteurs d(
la moelle cervicale inférieure ou dorsale supérieure. Le faisceau dit d,
Pick, n'est qu'une modalité anatomique de ces fibres (voy. Entre-croise
ment pyramidal. Moelle épinière, IV^' partie).
2. ÉTAGIi POSTÉRIEUR OU DORSAL DU TRONC ENCÉPHALIQUE,
RÉGION DE LA CALOTTE
lott
Kc..M.,n .!<• la cr- La péglou dc la calotte appartient à la fois au rbombencéphale et ai
cerveau moyen; considérée dans son ensemble, elle présente l'aspect d'ui
long fuseau, atteint sa plus grande largeur dans la région bulbo-protu
bérantielle, s'effile en haut oii elle fait suite à la région sous-optique, et ei
bas où elle se prolonge dans la moelle cervicale.
Ses ra|.|.ort<=. Ellc cst limitée en dedans par le raphé médian qui la sépare de 1
région homologue du côté opposé ; en dehors, elle atteint la périphérie du
cerveau moyen et du bulbe rachidien, tandis qu'elle est limitée dans 1
région protubérantielle par les pédoncules cérébelleux inférieur e
moyen au moment où ils pénètrent dans le bile du cervelet. En avant, ell
est recouverte par la voie pédonculaire, excepté au niveau du bulbe où ellt
la déborde en dehors; en arrière, elle atteint la cavité ventriculaire, formç|
h' plancher de l'acjueduc de Sylvius et du quatrième ventricule, et entour
complètement le canal é})endymaire dans lu partie fermée du bulbe
La région de la calotte est occupée dans toute sa hauteur par une for
su.onsiiiMiic.M. mation spéciale, la formation ou substance réticulée, essentielle
ment constituée par une S(''rie de colonnetles do subslance grise, disposée
sous forme de réseau, lequel englobe dans ses mailles des fibres longitu
(liiiales qui sont croisées par des fibres arciformes et radiées. Les colon
nettes de sui)stan('e grise portent le nom de processus reliculares d»
Le/i/iosse/i{\H^ô>)], l'ensemble du réseau gris et des libres blancbes celui d
formation réticulée de Dciters (18C5).
Lfsfii.ros ion};iin- Lcs fibrcs louf/i t udiuules se groupent les unes en fascicules isolés e
portent le nom générique de fascicules lonfjitudinaux de la formation ré
I
I" Fiirniatiori n'ti
i;nU:o..
<linalos.
(.(i.N I h, I II \ I |M,\ I \ I i;i( I II i; i: hi i; imM i;i, m i i- il a i.i;. li.'ii
tu ii/rr ; li'-^ aiil If-' m' r(iiiilrii'>riil en j.ii sceaux ci un par! s, I un m Mil \r ru lui n
iliHtil, \i' ////''i rai/ Iniii/iliiilniiil iin^trririir , \v fuisi ftiii rmlnil ilr hi rnhilli-,
havcisriil loiilc la liaiilciir ilc la caldlli'. mdii li)iili>l'i)is saïc^ aliainloiirici' a
-a siili>laiic(' ^ri>(' ou saii> en icccMiir un crilain nonilirc de lilncs.
I.i's lilu't's Irdiisrrrsiilr-., urijiirrs un iirri j oniir^ Minl dun^iin's Icrs
\ari»'r>; cllt's |tro\ icnncnl |wcs(|nc loulcs di'^ rt'-^ioiis j)()s|(''i'i<'nics du
liiinc tMict'>|>liali(|n(>, se |tuf|cMl I laii^x ri^^alcincnl en dedans ou ol)li(jU('m«Mil,
iii dedans el en a\anl. en dt''(ii\anl Ar-^ coiiilx's à concavilé posh-ricure
cl inleine pinson moins accenliK'es, puis s'cMilre-croiscnl dans le ra|)lii'';
le> unes se conlinnenl avec les lihi'es longiludinalos do la foi'nialion
iclieuli'e, les anlres >(• lerniiiienl ou preuneul leur origine) dans les
ii(>\ aux i; ris de la calol le.
Les lilu'es urrtfunnrs se disposiMil eu un eei'Iaiu noniltre de groupes if» i;i,roH arci-
(lonl le volume (d l(> Irajcd vari(>ul suivant la liauleur de la calolle à hupielNî
elles a|)|)arl ienneiil. les amas i;i'is ou les faisceaux don! (dies d(''i'ivenl.
Dans la calottr prilonru/aivr, les luNercules quadrijunieaux anlc'rieurs
lournissenl l'élétiant cutrc-croisemoit dorsal de In calolle de Mci/nert (t'on-
(aine-arlig(^ llaubenkreu/ung), remarquable par ses courbes très accen-
tuées; des noyaux rouges se détache Y entre-croisement ventral de la calotte
de ForeL situé en avant du précédent, au voisinage du trou borgne supé-
rieur. A la partie antérieure et inférieure de \i\ protubérance, il existe un
_ioupe de libres arcitormes extrêmement important qui forme le corps
irnprzoule et se continue en partie dans le rul)an de Reil latéral cr(jisé. Le
faillir possède^ les libres arcitormes les plus nombreuses et les plus denses.
Les un(>s. //lires arc/ formes ccrébello-olivaires, se détachent de toute la
hauteur du corps restiforme, passent en avant et en arrière de l'olive bul-
, baire ou la traversent, puis pénètrent, pour la plupart après entre-croise-
f ment, dans le hile de l'olive bulbaire contra-latérale; d'autres se détachent ï
i des noyaux de GoU et de Burdach, forment Ventre-croisement piniforme, C
; sensltif ou s/ipérieur des pyramides el se continuent avec le ruban de Reil
^ médian. D'autres encore occupent la partie postérieure de la calotte dans
la région bulbo-protubérantielle, et se détachent du corps juxta-restiforme,
du noyau de Deiters, etc.
\.Qi fibres radiers ou sagittales traversent pour la plupart la calotte i.cs tibres radiées.
obliquement d'avant on arrière, et de dehors en dedans, et appartiennent
f en général aux fibres radiculaires (fibres d'origine, fibres de terminaison)
des dillérents noyaux des nerfs crâniens: fibres radiculaires des nerfs
• facial, glosso-pliarijnrjien, pneumogastrique, vestibulaire; d'autres fibres
appartiennent à des noyaux spéciaux, tel le faisceau du liilr de C olive supé-
I rieure ou protubérant ielle.
\ Autour de la fornialion réticulée se groupent les autres éléments
|f constitutifs de la calotte, à savoir : 1" les voies cérébelleuses et les noyaux
gris qui en dépendent; 2° Is. substance grise centrale et les nogaux d'ori-
j gine et dr tcn/ii/iaisoii des nerfs crâniens.
Voies eérohel-
Les voies cérébelleuses comprennent : a) le pédoncule cérébelleux i<^"ses.
552 A.NATOMIE DES CENTRES NEUVEIX.
siij)éiifui\ le noyau rour/e et les radiations de la calotte (voy. p. 020^*
situés dans la calotte pédonculo-protubérantielle; b]\Q pédoncule cérébel-
leux inférieur avec les formations qui en dépendent et qui appartiennent
à la calotte bulbo-protubérantielle : corps restiforme, olive bulbaire et
ses noïjaux juxta-olivaires (voy. p. o28); corps juxta-restif orme ip. 530);
faisceaux cèrébello-bulbaire et cérébello-médullaire descendants ; faisceaux
cérébelleux ascendants [faisceau cérébelleux direct, faisceau de Gowers
(voy. Cbap. W \.
H" Substance grise La substancG grise centrale tapisse la face postérieure de la for-
Mova^x'^de nerfs cra* ^lation rétlculée et la sépare de l'épendyme ventriculaire. Elle contient
'"•"ns- un certain nombre de noyaux d'origine et de terminaison des nerfs crâ-
niens, disposés de chaque côté du raphé médian en deux colonnes lon-
gitudinales, moniliformes, l'une médiane, l'autre latérale. La colonne
i^ .oionne nu- cellulairc médiane formc, daus le pédonculc cérébral, Ics no?/««x d origine
elcaire médiane. , ^ , , ■ 'tti„ -s • ? ^ • ntr
des nerfs moteurs oculaire commun (11F paire) et /i«/A6V<çf?<e (1\<' paire) ;
dans la partie inférieure de la protubérance, le noyau d'origine du nerf
moteur oculaire externe (VP paire); dans le bulbe, le noyau d origine du
j.a colonne nu- ncrf grciiul hypoglosse (XIP paire). La colonne latérale fournit, dans le.
pédoncule, le noyau d'origine de la petite racine motrice descendante du
nerf trijumeau et le locus cxruleus ; dans la protubérance, le noyau de
terminaison du nerf vestibulaire^ et le noyau de terminaison des nerfs 1
mixtes [glosso-pharyngien, vague et spinal).
Les .icux colonnes Lcs uoyaux dc terminaison et d'origine des autres nerfs crâniens sont
<.r^an"ienssku6csda'n.s situés uou daus la substancc grisc centrale, mais dans l'épaisseur même
i:i lorination réti- jg ]r^ formation réliculéc, dont la partie externe contient deux colonnes
• iili-e. ....
cellulaires longitudinales. La colonne interne fournit, dans la région pro-
tubérantielle supérieure, le noyau d'origine de la portion motrice du
nerf trijumeau {\'^ Yta'irG) ; dans la région protubérantielle inférieure, le
noyau d'origine du nerf facial (VII« paire); dans la région bulbaire, les
/loyaux d'origine de la portion motrice des nerfs mixtes, glosso-pharyngien |
(IX" paire), pneutnogastrigue (X" paire) et spinal (XP paire); ce dernier;
noyau se prolonge jusque dans la moelle cervicale où il se fusionne avec
la corne latérale. La colonne externe occupe toute la hauteur de la calotte
bulbo-protubérantielle, se prolonge dans la moelle cervicale, se continue
avec la substance gélatineuse de Kolando de la corne postérieure, et con-
tient le noyau de terminaison de la partie sensitive du nerf trijumeau. ;
Huant aux noyaux de terminaison du )ierf corhléaire (YIII'' paire), ils
sont situés en dehors de la formation réticulée et de la calotte, au niveau
(lu (livcrticule latéral du quatrième ventricule, en avant et en dehors du
corps restif()rme,aux confins des pédoncules cén'belleux inférieur et moyen.
La calotte contient encore un certain nombre d'amas cellulaires situés '
NoyauN |.ro|.res à SUT Ic trajet dc ccrlains faisceaux auxquels ils appartiennent; tels sont les
7,!\tT<nul^\l7r^[\- tioyaux des cordons de Goll et de Burdach qui servent d'origine à la partie
«"'•^''- principale dn ruban de Heil médian, les noyaux du corps restiformc, en
connexion intime avec ce faisceau, Yolive supérieure ou protubérantielle^
I
I
CuM M.l II \ I li'.N INII.Iill.ini. l'I IlllMM |;l,\(:i.|-|l \ II. Mûl
|,.s itiii/iiiii 'lu ' '"'/'^ Inijifzniilr cl lr-1 iidi/tiii I lin riihnii ili' Uni Inhral
s||im'«s sur II' li;i|rl ilc l;i\(iic ;ic(hi-I i(|iii' irnj l'.ilc.
ini'ot.ii \riiii: Il Mniii' ii(;iK c.i'cM'MiAr.KS itK ï.v l'KitMAiioN iii'hici i.Ki;.
\o\ \l \ (.MIS V.V KAISCK.MX COMl'Af.TS
I. — Noyaux gris de la formation réticulée.
|>;m-- •-(•Il IkIIi; Ir.ljcl clcndll (II' 1,1 irgioil S()US-()j)li(|U(' ;"l I;i inoi'Ilc Funii.uion réiicu-
,. ' ,' , 1 , , • I I r I- -1- l'Mî. Non aspect.
i'IVumIc siipcricurc, le rcscjiu de siil)>l;iiic(' j^risc de la Ujriiialioii ccli-
iiltM» nosl pas disposé avec imc i(\milai-ilt'' iiivai'iaMc Les Irahéciilcs
- r*paississ(Mit ri sY'largissciil dans ccrlaiiics i(''j^ions, s'amincissent (d
lixparaisstMil il.iiis d'auli'cs. ji-s liiircs loiii^iliidiiiales s'y jii'oiipant en l'ais-
.(•;m\ pin-- t'U moins c'unipatd>; l'on ohscrvo ainsi, éclndouiK' dans toute
l;i jiaiilciir de la lormalion réiiculée, un certain nombre d'agglomérations
de siilislanee grise 1res mal délimitées en général, et (jui, à proprement
pariei'. ne miM'ilenl j)as le nom de noijaux sous lequel (dles sont générale-
iiienl désigni'es.
Dans le icrrcdit iikhii'h, les amas gris occii[)ent la p;irlie anléro-externe '-^ disposition .!.•
1 1 • • -1 1 1 I -Il I I i> •! ^'''* noyaux varie
di> la lormalion rtdieulee (M s(> logent dans la concavité du riiltau de Ih'iI suivant los.iiiréroms
iiu'dian, en rormanl le noi/aii innominr^Xi^ Beclilere\v(SK, coupe n"12x bis, ,'^,!f"J|j|aH,|u". ^^"'"
l'ig. 392}. Dans la in-oiulih-diivc ils iorment : au voisinage du raplié deux
noyaux superposés, le nofj(H( coilral sii^rrieur (^c?,, coupes H 1. H2,
l'ig. 394 et 39-J) et le tioyaii réticule (Nrt, coupes H3, H 6, l'ig. .502,
p. .'118; .365, p. 527); dans la région postéro-externe, le noijau circonflexe
Ncl. coupe H 2, Fig. 39.5) et dans la région antéro-externe, Y olive supé-
rirure ^m proluln'rduticllc (Fig. 390 et 397). Dans le bulbe enfin, ils foi'meni
an voisinage dn iai»hé le iioi/au central inférieur (Nci, coupes H7,H8, C
l'ig. 397. 39S), et le noi/au du cor/Ion untérieur i Nr, coupe H 1 1 . Fig. 399) Z
<l |i|iis (Ml d(dioi's les nof/aux du cordon latéral (Nlla, Nllp, coupes H 16,
H17,H18,Fig. 370, 400, 402). Au niveau du collet du bulbe et de la
moelle cervicale supérieure, ils constituent les cornes antérieure et latérale
de la moelle [coupes H 19 et H 20, Fig. 4i9 à 450, p. 685).
Celte concentration irrc'gulière des trabécules de substance grise,
contribue à donner à la formation réiiculée un aspect qui varie selon les
segments du tronc encéphalique, et qui est la caractéristique de chacun
de ces segments.
a Segment pédonculaire. — La formation réticulée commence en haut, i-^i formation r.:ti-
^ 1. • , I 1 1 r • 1. , , culco lin segment
a 1 union du cerveau moyen et de la région sous-optique, par une extre- p.kioncuiairo
mité mince et effilée qui fait suite au champ de Forel, aux libres de la
f commissure postérieure et à la réf/ion du ruban de Reil médian; elle
est traversée par le faisceau rétrofle.ce de Mei/nert et les voies cérébel-
leuses supérieures — radiations de la calotte, noyau rouge et pédoncule
1 cérébelleux supérieur — avec lesquelles elle s'enchevêtre intimement ; elle
A.NATOMIK DES CENTIiES NERVEUX.
Son élen'iuo.
Son a»iport Rt
r;i(>|iori'i.
auirmcnle rapidomcnt de volume et occupe aux confins du rliombencéphalc
toute la largeur de la calotte pédonculaire.
Située à son origine au-dessous de la partie ventrale et postérieure du
thalamus, du centre médian de Luys et du corps genouillé interne, en avant
des tubercules quadri jumeaux, la formation réticulée occupe sur les,
FiG. 31)2. — La formation réticulée du segment pédonculaire au-dessus de l'entre-croi-
sement des pédoncules cérébelleux supérieurs. Le noyau blanc de Slilling, les
entre-croisements dorsal et ventral de la calotte et le pied du pédoncule cérébraL
Coupe horizontale oblique parallèle à la bandelette optitiue (coupe n"^ 12 x bis),
apitartenant à la série des coupes 1 x à 13 x , T. I", p.63i à 662), passant par le tuber-
cule quadrijumeau antérieur et rémergonce du nerf moteur oculaire commun. Mé-
thode de \Veigert-Pal. 3/1 Grandeur nature.
IhQp, bras du tubercule quadrijumeau postérieur. — Cge, corps genouillé externe. —
eF, entre-croisement ventral de la calotte ou entre-croisement de Forel i^ue pas confondre
cet enlre-croisenient originaire du noyau rouge avec l'entre-croisenient sous-thalaniique
postérieur de Forel situé dans la laine perforée postérieure). — eM, eatre-croisenicnt dorsal
de la calotte ou entre-croisement de Meynert. — l'ip, faisceau longitudinal postérieur. — ^n,
locus niger. — Slll, partie inférieure du noyau du nerf nioteiu* oculaire connaun. — Pcs, HJ
pédoncule cérébelleux supérieur après sou entre-croisement ou noyau blanc de Stilliiiir. —
I'hI, [julvinar. — (Ja. tui)ercidc (juadrijumeau antérieur. — Rm. ruljan de Reil médian. —
/{/, ruban de Reil latéral. — S'jA(i, substance grise de l'aqueduc de Sylvius. — 67{. for-
mation réticulée. — V, circonvolution du crochet. — 17', voie pédonculaire. — \V, zone de
WernicUc. — //. bandelette optiiiue. — ///. nerf moteur oculaire conunun.
coupes de la région un petit cliami) tiiangulaire com[)ris entre le noyau
rouge en avant, la substance grise centrale en dedans et les irradiations ii
de la commissure postérieure en arriére (Fig. 28. p. i-3, Fig. iS. |). 71.
Fig. 310, p. 348 et T. l'-, Fig. 320 à 323, p. Oil à OiO .
Sur les coupes plus inférieures, ce champ augmente rapidement de
voliiiiic; il s'('lal(' en airiéri» et en delioi's du noyau ronge (Fig. 3.3, p. 49 et
32, |). 73), se fusionne avec la capsule de C(> dernier et s'étend dans le
sens transversal de la substance grise centrale de l'aqueduc de Sylvius au
cuM i(, I i; \ I m \ I \ I I i;i 1,1 m; m itimM i;i.\m l'ii \ i.i;. K".'»
,',i|,;,ii (Ir liril iiK'ili.iii, l'I d.iii» li' ■-rii-^ .MiliTo |M.-.|iTiciir ilii iii)\;iii idii^c
rt (In iiimIkihiiIi' ccn-licllriix ■-ii |H'iii'iir. (|iii lui •-iicrcdc |''i^ ."11»:! . ;'i l:i siil»^-
lalicf "l'isc t\i'^ I iiliiTciilr-- (|ii;iilri jii iU(Mii\ ;iiili''iii'ii r d |n)'-li'Tirni'. |„i |i;iil ii'
;iiiliM-i>H'\l<'riii' lie l:i liirmiilioii rt'l iciiliM' se lo-r (|;iiis l;i coiic;! \ ili' du
, nli.iii dr lîc il m('di;iii ; (die ('--1 Inrim'c d"c|»;ii^ 1 i';i Im'ciiIc^ de --uli-hiiico ^rise
imi/iiil ini\i>iiin\r lie lir( hicrcir I |';i vci'sT'-^ |);ir des liiNcicil l("> di' lilirc-^ Ion- Si-s noyaux.
^ilndiiKili'-- minces ri (dairscuK's. A iiic-iiic <|iir lOii s'a|)|)in( lie de ^all^j(!
nii-^li'rii-iiiliM-iii' de la lormalinii i'(d iciih'c Ic^ I ra Im'mmiIcs i;ii-> di m i ii iirnl . los
I 11-11 Mil \ Idiiuil mil Mail \ a iii;im'iil('iil cii nom lire ri en \ (du me (d se ci m ci 'm-
ticnl iMi avant (d cil didioi's de la sMhsiancc ^risc ccnlralr di' ra<|m'duc.
l'ii nii pidil i'aisccau cniiipacd. Irian_i;iilaii(' on pii-ilnrmc, le ja'iscrim lon-
ijiluilinnl j)i)^trririir l'dp . (le l'aiscran, (|ni so (listini;ur |)iw le ^l'os calihn-
de SCS liiti'i's (d Icni" coloralidii fonciM' par la la(|n(' InMiialoxyliniquc. nosl
en n'aliîi' (inunc dt''p('mlanco de hi l'oraialioii l'élicnliM' avec laquelle il se
tu-idiine en a\anl (d eu dehors sans ligne de déiiiarcalion nette.
I) Segment protubérantiel. — 1'^ Aux confins du cerveau moyen et du i.a lonnation réti-
I I - 1 1 i-«rv I-" ri/»>»' II- 1- '!• I ' 11 r ciili'O (lu snjçmonl
ilionii)cm'cpliai(> coupe P2, lMg.oy.i),la lormalion r(Micutec est traversée protuix-rantici.
dans toute sa lariicur (d masquée en grande partie, par i'enlre-croisement
des j)cdoncules ccri'hcllcux supéi'ieurs qui forment la commissure «m for à
(lierai (le Werneh'ink. Sur les coupes où la commissure de Wernekink son aspect au ni-
iiii 11 liiii' 1" '!•!' ' -L veau fie la commis-
occupe tonte la largeur de la calotte, la tornuition réticulée n apparaît que ^^^^^ ,1^ wcmekink.
:; sous l'aspect de deux zones curvilignes situées l'une en avant, l'autre en
arrière du pédoncule cérébelleux supérieur, ho. zone antérieure [Qow^e^ 2 ,
Fig. 39'i), mince et allongée, est comprise entre les rubans de Reil médian
I et latéral et le bord antéro-externe de la commissure de Wernekink. Elle
I est riche en trabécules gris, ne contient que des fibres longitudinales
clairsemées qui se continuent insensiblement avec le ruban de Reil médian
et a été désignée par v. KoUikersous le nom de noyau lalrral ilc la calotte
(NI, coupe P2, Fig. .'{ll.'Vi. Comme le noyau innominé de Bechtcrew, ce ses noyaux anté-
noyau latéral de la calolte n'est qu'une dépendance de la formation réti- ''"'"'' ''' p"^"^'-"^»'--
culée. Chez le chien et le lapin oii le pédoncule cérébelleux supérieur est
juni dévelopjié, la formation réticulée occupe en effet toute la largeur de
la calotte, s'étend du ruban de Reil médian à la substance grise centrale;
son enchevêtrement avec le pédoncule cérébelleux supérieur est facile à
constater et le noyau latéral fait défaut en tant que noyau plus ou moins
nettement délimité. La zone postérieure est plus petite que ranlérieurc, elle
[ est située entre le bord postérieur de la commissure de Wernekink et la
1^ substance grise centrale de l'aqueduc et contient en dedans et en arrière
le faisceau longitudinal postérieur, dont les fibres se délimitent mal des
autres libres longitudinales de la formation réticulée.
f 2" A mesure que l'entre-croisement des pédoncules cérébelleux supé- son aspoct au
L«:„ ;r»\ i> < i • ia\- l'ii'* dessous do l'entre-
,1 rieurs ( l*cs) se parachevé et que la commissure de Wernekink diminue, ..roisoment des pé-
doncules cérébelleux
supérieurs.
pui
|j puis disparait, la zone postérieure s'accroît, atteint en dedans le raphé,
'! puisse fusionne avec la zone antérieure. Dans sa partie interne narticu-
536
A.NATO.MIK DES CE.MHES NERVEUX.
Le noyau central lièrcmcnl ricliG 011 trubéculcs uris, apparaît le noyau centrai sunrrlci/r
supérieur. . > i i ./ ^ <.#
de Bechterew(Xcs, Fig. 394, coupeH 1 ). Ce noyau occupe la région piotu-
bérantielle supérieure, existe sur toutes les coupes qui passent au-dessus
des noyaux du trijumeau et forme avec le noyau du côté opposé une lentille
Vl
Fig. 393. — La formation réticulée du segment pédonculaire au niveau de la commis-
sure en fer à cheval de Wernekink. Le pied du pédoncule cérébral au niveau du
sillon pédonculo-protubérantiel et le pes lemniscus profond. — Coupe horizontale
oblique en haut et en avant passant par le sillon pédonculo-protubérantiel et la par-
lie inférieure de la valvule de Vieussens. Méthode de Weigert-Pal. 3/i Grandeur
nature. (Voy. description de cette coupe, p. 619, Coupe P2, Fig. i-20.)
Flp, faisceau lonffiludinal poslérieur. — FPoa, libres itiotiibéranlielles antérieures. —
<ii/), ganglion intcrpédonculaire. — Le, locus ca'rulcus. — A7, noyau latéral de la for-
mation réticulée. — l'es, pédoncule cérébelleux supérieur. — .ril'es, son grand entre-eroi
sèment inférieur. — JsPes, son petit entre-croisement supérieur. — PLp, pes lemniscus
l)rofond. — RI, ruban de Reil latéral. — /{»!, ruban de Reil médian. — SR, formation
réticulée. — SIri, stratum inlermedium. — Tpo. tamia pontis. — l'i, quatrième ventricule
— V(l, petite racine motrice descendante du trijumeau. — 17', voie pédonculairc. — .>l\'.
entre-ci'oisement des nerfs patliétiques. — /!'. m-rf pntlu'ti<|ue.
liicorivcxe médiane, (|ue divisent les libres sagittales du i'at)hé et (|iie sil-
lonnent quelques libres arciformes clairsemées. Il mesure 7 à S millimètres
de hauteur, 4 à Tj millimètres de diamètre sagittal, et allciiit '.\ millimèlres
au niveau de son plus fort diamètre transversal. En arrière, il toiieho
au faisceau longitudinal postérieur; en avant, aux libres les plus supé-
rieures du corps trapézoïde; en haut, il est en rapport avec la commissure
CdM' n.l I! \ I lii\ 1 \ 11.111 11 i; I. hl 11 lloM lU.Ml.l'il A M,. :,'M
,|i' \\ iMlirkillIv; «'Il lt;i-^. ;i\('r le liuviill li'l icil li'. I)r cInhiiic ciAr l'iiliii, il
lo"be central ^^ ' —
l"ir,. ;{04. — L;i formation ifticulée do la réi^ioii prolubéraiilielle supérieure au-dessous
(le la commissure en fer à cheval de Wernekink. Le ruban de Reil el les fibres
tiansvcrsales superficielles, moyennes et profondes de la prolubérance. Coupe hori-
zontale oblique en bas et en avant, perpendiculaire à l'axe longitudinal du tronc
encéphalicjue, passant par l'entre-croisement des nerfs patliéti({ues et le tiers supé-
rieur de la protubérance. Méthode de Weigert-Pal. 3/1 Grandeur nature. (Voy. des-
cription do cette coupe, p. 622, coupe Hl, Fig. 423).
Fcc, faisceau central de la calotte. — Flp. faisceau longitudinal postérieur. — Le,
locus caTuleus. — Lrja. lobe (|uu(lrilatèrc antérieur du cervelet. — Nos, noyau central
supérieur. — \l, noyau latéral de la formation réticulée. — Pcs. pédoncule cérébelleux
supérieur. — /{/, ruban de Ileil latéral. — lim. ruban de Ueil médian. — ^f/l*o, sui)stance
grise de l'étage antérieur du pont. — SU, formation réticulée. — Strs, Slrv, Sfrp, les trois
couflies de til)res transversales du pont : stratum superfîciale, stratum complexum. stra-
tum ])rofunduni. — Tpo, ta-uia pontis. — Vd, petite racine motrice descendante du trijumeau.
— 1'/'. voie pédonculaire. — IV, nerf pathétique.
est assez. Iiicn di'limih'' par dos lihrcs longitudinales (dair.-cnK'-es de la for-
nialion rrliculiM' ijui le séparent du faisceau central de la calotte (Fcc,
:;o8 ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
coupe Hl. l'ii:. 3Î)4 ; sur quelques coupes, correspondant à lentre-croi-
scment des nerfs pathéti(jues et à la partie supérieure de la valvule de W,
a lobe central
Fii;. 39o. — I. a formation i-r-ticulée de la région protiil)rraiitiello snprriouro. — I.es ,
noyaux iMMilral su[)rrieur et circonflexe. — Les rubans de Reii médian et latéral, le
noyau du rul)an de Reii lad'ral et la partie supérieure du C(Ui)s trapézoïdc. — !.;i
dissdiialiiiu de la voie pédouculaire par les iilires protubiu-antielles transversales. —
Coup»' liiuizontale oblique en avant cl en i>a<, perpendiculaire à l'axe longitudinal ■
du tronc encéphalique. 'Métluidi' di' \Veii;erl-Pal. 3, 1 drandeur nature (Voy. descrip- ■
lion d(! cette coupe, p. 02o, Coupe H 2, Fii^. 424. ,
(I liinjuld. (I Idhc ccnlral. axe de la iiii^nda cl axe du lolic central. — /'ce, faisceau cen-
tral di-li cîdoltc. — /'V/j, faisceau longituiiiual postérieur. — ri'oa. Fl'oni. /•'/'<>/). lil)res pro-
tuhùrantieiles antérieures, moyennes et postérieures de l'étage antérieur du pont. — Le,
locus ca-ruious. — Nrf, noyau circonllexe. — \rs, noyau central supérieur; Xcs' son seg-
ment externe. — .\7{/. noyau du rul)an de Ilcil latéral. — l'cin . i)édoucu!e céréliellcux
moyen. — l'es, pédoncule cérébelleux supérieur. — /•, rapiu^ avec ses libres sagittales. — RI.
ruban (b' Heil latéral. — lini, ruban de iteil médian. — %/'(>, noyaux pouti(iues. — spo, ;
sillon i)ost-ceidral du cervelet. — SU. formation réticulée. — Tpo. fa-nia i)ontis. — 7V,corps,
trapé/.oïde. — V, nerf trijmneau. — l'i. (pialrième vi'iilriculc. — 1(/. petite racine molrico ■
descendante du trijumeau. — 17', voie pedoncut.iiic.
Vieussciis 'coupe H2 l''ii;. SiK'i], le noyau eenlral sui)érieur parailélargi cl
mal déliuiild en didiois; il est adossé dans celte réj^ion à une zone parti-
coM'K.i H.\'iin\ I N I i;iii i;i m: ih i; iin m |!i;\(,i, i- h \ m;. :;;•,'.)
, IllirlCIIICII I I IcIlC l'Il I ImIm'CII les i;|'is (|lll M'illlllc ll'('||C (|l| mil' l|i''|)CI|i|;i llCf
,|ii iiii\;iii cciilial sii|i(''iii'iii-, Ir(|iir| ii >iii|ii'i'iiil ici iiii sc^mciil inliiiic Ncsj
,1 un ;iiili'(' cxlciiir i.NCs ni'\,iii rciili.il -ii|i(''r<i iiilcnir cl iii.\;iii cciilr;il
-.ii|tcri>-c\l('nic (l(> Hcclilcrcw .
I);m^ I;i ii'^inii |iim| iiImmmiiI ici le mi |i(''iiciiic C0upeH2, l'i^. 'til.'» , |c>
Iriiltcciilo i;ri> s ;iiiiii>sciil en milrc ii l;i |t;iilic iidslcro-cxlcrnc delà lor-
in;ilinii rc lieu !('•(*. où ils rornicnl, mit (|iicI(|iics cniipcs. une sorlo d'iiccciil
circoiillcxc (|iii isole les liliics loii^i liidiii.iles de hi foiiii;! lion n'-lieiih-e du i,„ „i>y:iM nn:;,,-
r.ii'-ccau loMi;iliidiiial |»osléi'ieiir eu dcd;iu>,du iH-doucule (■('•i-f'lxdicux ■>iij)é-
inui eu dtdlors, {]>'■> e(dlllle> du locus (•.iTuleiis cl de la pellle laeiiie
nioh ice deseendaiile du liijunieaii en arrit'i'o, el (|ue uous dc'-sigiioiis sniis
le iioiii d(> Nn///i/t circonflcje (Ner, coupe H2. Vh^. .'{l)."i). II résiillc do ecltc
di>|)iisili(>ii (jue les liliros l()ii<:,iludiuales de la fornialion réli(;uléc soni
rejelt'cs. dune pari, en arrière el on dedans ofi (dios Inrmonl le ffiiscraii
/n/n/ifud/iKi/ //t)s/r'-/'inir [\'\\^), d'aulre pari, en a\anl el en (hdiors où (dies
>e oonoonlronl en nn faiseean c<nnpacl déci'it {)ai' Hec liloicw sous le nom
de fiiisrrdu coih'dl de la rdlollr I^Vt). Ti"ès bien dolimilé i'n arrièi'o par
!(> p(di( noyau cireonllexe, le faisceau central do la calotte se continue
insensiblement en avant et en dedans avec les fibres lon<i;itudiiuiles de la
lorniation réticulée (|ui avoisinent le ruban de Keil médian, el avec celles
(|ni limitent le noyau central suj)drieur en cbdiors coupe H2, Fi^. 39o).
;{' Dans la it'iiion protnbéranli(dle moyenne coupes H3 i'lH4, son aspect dans la
l'iu;. -{(i^ p. ")IH et '■VM')) qui correspond à rémergence du trijumeau et à son î^icfiTmovonlV '^''"
iiovan nu)teur. les noyaux cou liai supérieur el circonlb^xe dis{)araissent. <
Les libi'es buigiludinales de la l'oiniation réticulée atteignent le l'apbé et 5
se Insionnent sur un court trajet avec le faisceau longitudinal en arrière, J
le faisceau central de la calotte en dehors, le ruban de Ueil médian en -
avant; ces trois faisceaux ne se différencient dans la formation l'éliculée ^
(|ue par leurs fascicules plus denses et leur coloration j)lus intense par la
hupie hématoxylinicjuo.
A la partie externe do la formation réticulée, dans la r(''gi(Mrcomprise
entre le pédoncule cérébelleux supérieur, le bile du cervelet et la face
cxlei'ne du faisceau central d(> la calotte, les libres longitudimiles sont
f toujours clairsemées. On y distinguo trois amas cellulaires, Volivc sujx'-
I rieure (Os) en avant, les noijaux moteur (NVm) et scnsitif (NV^) du trijii-
i meau en arrière. A la partie antéro-interne de la formation réticulée
^ apparaît entre les deux rubans de Reil médians, au voisinage du raphé, le
noyau réticulé de la ccdolte ( Xrt ), noyau très mal délimité, remarquable par i.o noyau nikuic.
son aspect déchiqueté et réticulé et les prolongements gris qu'il envoie en
dehors dans la formation réticulée, en avant dans le ruban de Reil mé-
dian et jusque dans la substance grise de la protubérance. Il occupe la
partie moyenne et inférieure de la calotte i)rolubéi'anti(dle et il est traversé
juir les libres du corps trapézoïdo et j)ar de nombreuses libres ai'ciformes.
i" A mesure que l'on approche de la i)arlie inférieure de la protubé- son aspect .lansia
ranceetdu sillon bulbo-protubérantiel (coupe H7, P^ig. 397),la formation lieiie infcrioure.
tiOO A.NAÏUMIE DES CENTRES NERVEUX.
réliculoe cosse d'occuper toute la largeur de la calotte; elle se déforme; la,^!i'i
Eca
"bv ', aLc
Lolie qua-drûatère antérieur:
fsiae '
siae
Nrt
FiG. 396. — La formation réLicuU'c dans la r(''gion prolubéranliolle nioyonnc, le noyau
réticulé et les noyaux moteur et sensitif du trijumeau. — Les pédoncules cérébel-
leux supérieur, moyen et inféiieur et les fibres semi-rircuhuies externes du cervelet.
— Coupe horizontale du rliombiMicépliale ])assant par le bile du cervelet et l'émer-
gence du trijumeau. — Mélbddc (!(; NVeii,'er(-!'al. iî, I Crandeur nalure. (Voy. description
de celte coupe, p. 632, coupe H4, Fig, 127.)
aLc, axe du lobe central. — hv, branche vcrlicidc do l'arbre de vie moilinn du cervelet.
— Cj, [corps jiixta-i'ostifornie. — Eca, ffrand eutre-rroisenicnt coiuinissiiral antérieur du
vermis. — Vcc, faisceau central de la calollc. — Flp, faisceau lonj^iludinal postérieur. —
fsme, fsme' , fd)rcs senii-circulaircs externes du cervelet. — FPoa, FPom, Fl'op, fibres
transversales antérieures, moyennes et postérieures de la protubérance. — l.i;/, lingula. —
Nfl, noyau du funiculus teres. — Xp, noyaux pontirpies. — Sri, noyau réticulé. — W'ni,
noyau du nerf masticateur ou noyau moteur du trijumeau. — .Vis, noyau sensitif du
trijumeau. — Os, olive supérieure ou protubérantielie. — l'on, l'ri, l'es, pédoncule céré- ■
bcllcux moyen, inférieur et supérieur. — lit», ruban de Hcil médian. — SU, formation
réticulée. — Tr, eori)s ti'apézoïdc. — ]'. (rijnmcau. — 17', voie péd(.inculaire. — Wsd, {grosse
racine scnsitive descendante (hi li'iiniiican. - I i, i|u.ilr'icnic vcnlricidc.
grosse racine seiisilive desceudaute du lii jiinuvui et le pédoncule cérébelleux '
CdM'K.I llATMtN I \ 1 I lili;i m. I»l lilKi Ml;|..\(,| l-ii A M'i
.t',|
iiilV-ritMir l;i rdcMilt'iil fn tlcdaiis, (liinimirnl son tliiiiiiclrr liiiiisvrisiil cl
ail'MiU'iih'iil son (liaiiirlrr aiili-io-iMiNli'-iiciir. Le riilian ilr lliil. inr.duiii.
Cl
>
% l ^7 I^^i Flp ^4 3
»W^^:'^%
. ;!97. — I.a rorination réticulée dans la légioii piolubéiaiiUcUe inféiieure. -- Le
noyau central inférieur, le ruban de Reil médian et le faisceau central de la calotte.
— L'olive supérieure ou protubéranlielle, le corps trapézoïde, la brandie vestibulaire
du nerf acoustique et les noyaux d'oriiçine des nerfs facial et moteur oculaire externe.
— Coupe horizontale passant par la région protubérantielle inférieure au voisinage
du sillon bulbo-protubérantiel et intéressant les fibres radiculaires des nerfs moteur
'iculaire externe et facial. — Méthode de Weigert-Pal. 3y'l (irandeur nature. (Voy.
description de cette coupe, p. 039, coupe H7, Fig. 430.)
C7,' l'orps juxta-restiforme. — Fcc, faisceau central de la calotte. — l'ip. faisceau
longitudinal postérieur. — FU, faisceau latéral du bulbe. — /'smi. fibres semi-circulaires
internes du cervelet. — Nci, noj'au central inférieur. — -V/j. noyaux ponticjucs. — .Yt7,
noyau (forigine du nerf moteur oculaire externe. — A'I7/, noyau d'origine du nerf facial. —
Oc. oUve cércljelleuse. — 0.-. olive supérieure ou protubérantielle; /tO.s, hile de l'olive supé-
rieure. — Pci, Pcin. Pcs. pédoncules cérébelleux inférieur, moyen et supérieur. — /'//, fais-
ceau pyramidal. — /■, ra])hé. ses libres sagittales. — R)n, ruban de Reil médian. — ^f/H, sub-
-tance gélatineuse de lUilando. — SR, formation réticulée. — Sirs, stratum superliciale. —
>'/'7A stratum profundum. — T/', corps trapézoïde. — \'sd, grosse racine sensitive descen-
dante du trijiuueau. — \\. (piatrièmc ventricule. — 17, nerf moteur oculaire externe. — 17/
l)renucr segment du nerf facial. — I7/7, genou du facial. — VIL, quatrième segment ilu
facial. — l7//c, branche vestibulaire du nerf acoustique.
,Rm) se ramasse sur lui-même, ji'agne en profondeur ce qu'il perd va
largeur et se concentre de plus en plus à la partie antéro-inlcrne de la
;t"ormation réticulée. Le Jahccau central de la calotte (Fcc) se déforme
1 TOME II. 36
•i62 ANATOMIE DES CENTRES NEUVEIX.
do même. s'al!oni;o dans lo stMis antéro-postoriour et se place en dehors e
un peu en anière du ruban de ixeil médian. Une ligne sagittale oblique]
passant par ce faisceau, divise la formation réticulée en deux segments
l'un interne, traversé par les libres radiculaires de la YF paire (nerf moteu'
oculaire externe) ; l'autre externe, traversé par les fibres radiculaires di'
nerf facial et de la branche vestibulaire du nerf auditif (VIII^ paire).
Le segment interne présente en arrière du ruban de Reil médian, ci
dedans du faisceau central de la calotte, un petit noyau transversal, b
Le noyau central noijau Central Inférieur (Nci), mieux délimité que le noyau réticulé et qu 1
appartient à la région bulbo-protubérantielle. Adossé de chaque côté aiîl
raphé, ce noyau n'atteint pas en arrière le faisceau longitudinal postérieuif
(Flp) dont il est constamment séparé par une couche assez épaisse d(|
fibres longitudinales; il envoie de chaque côté un prolongement effibi
entre le ruban de Reil médian (Rm) et le faisceau de la calotte (Fcc), e
sur la ligne médiane un prolongement médian qui s'insinue entre lesjj
deux rubans de Reil médians (Rm) et qui atteint la substance grise de l'étage
antérieur de la protubérance et le noyau arqué des pyramides.
Le segment ^'.r/e/vjt' de la formation réticulée contient un certain nombrcif
de noyaux qui sont, en allant de dedans en dehors et d'avant en arrière!
(coupe H 7, Fig. 397), Votive supérieure (Os), le noyau d origine du facial
(NVll), la substance gélatineuse de Rolando ['è^K]àdcn?, laquelle se termincll
la grosse racine sensitivc descendante du trijumeau, le noyau de DeiterÀ
ou noyau de terminaison de la racine descendante du nerf vestibulairej
enfin le noyau triangulaire du nerf vestibulaire, situé en arrière et en
dehors de la formation réticulée , dans la substance grise centrale du
4" ventricule, en dedans du pédoncule cérébelleux inférieur (Pci).
Les fibres longitudinales du segment externe sont assez clairsemée^
dans sa partie postéro-internc (coupe H7, Fig. 397); elles se concentrent
en épais fascicules dans le noyau de Deiters et s'amassent à la partie
antérieure de la calotte, entre la grosse racine descendante spinale du
li'ijumeau et le faisceau central de la calotte, où elles s'adossent aux der-
niers fascicules transversaux profonds de la protubérance.
i.;i lorniaiion rùt,- c) Segment bulbaire. — 1" Dans le tiers supérieur du bulbe, la fornia-
;;;;',;;;.,.;'" "■^''"""' tion réticulée se transforme de nouveau (coupe H8, Fig. 39S).
\.\)live inférieure ou bulbaire (Oi) s'insinue entre le ruban de Reil nié-
iliau (Rm) et le faisceau de la calotte (Fcc), augmente rapidement i!<'
volume et atteint la périphérie du bulbe dont la séjiare une capsule de
Son :.s|.c.i .lans I,, fibres d'auUinl |)lus mince que l'on considère des régions bulbaires
r..t:ion i.uii.ain. su- ^^^^^^ j „ IV- licii rcs. Lo fuisccau icn/rul de la calotte (Fcc) se perd et se ter-
mine dans celte capsule péri-olivaire, après avoir tour à tour occupé la
lace externe, puis la face antéro-exlernc de l'olive. Le ruban de Heil mé-
dian (Rm), par contre, s'aplatit de dehors en dedans, s'applique contre le
raphé, s'adosse en avant à la pyramide antérieui'e du bulbe (Py), concouri
il former la couche inter-olivaire et fait définitivement corps avec la for-
|ii'Tii'iir(v
,„„„.,, ..STH.X ,MKUn:.n,M. KMnM„K^M.,.H U.K.
;;(;:)
rH o
p ^. ^
L|m^ inférieur, le ruban d>^ Heil mtuuin.
364 AXATOMIE DES CENTRES .NERVEUX.
longitudinal postérieur. — Le corps juxta-restiforme, le noyau de Deiters, le noyai
du facial et le noyau antérieur ou de terminaison de la branche cochléaire du ner
acoustique. — Coupe horizontale un pou oblique en bas et en avant, passant par U
sillon bulbo-protubérantiel et lexlrémité supérieure de l'olive bulbaire, au-dessu.-
du diverticule latéral du quatrième ventricule. — Méthode de Weigert-Pal. b/1 cran
deur nature. (Voy. description de celte coupe, p. GoG, coupe H8, Fig. 438.)
Cj, corps juxta-restiforme, comprenant les fibres cérébello-vestibulaires et le noyai:
de Deiters. — Crsl, corps restifonne. — fad, fibres arciforines dorsales ou profondes' -
fam, fibres arciforines moyennes. — Fcc, faisceau central de la calotte. — Floc. llocculiis. —
Flp, faisceau longitudinal postérieur. — Fit, faisceau latéral du bulbe. — FPoa. fibre;
transversales antérieures du pont.— f'pl, fibi-es arciformes pré-trigéniinalcs. — .VZ), noyai
de Deiters. — .V/-, noyau du rapiié. — .Vvii. noyau d'orifj:ine du facial. — N'vinc, noyau d(
terminaison de la branche cochléaire du nerf acoustique. — Oc. olive cérébelleuse. —
Oi, olive bulbaire ou inférieure. — Pci. pédoncule cérébelleux inférieur. — PFloc, pédoncidf
du flocculus. — rlVi, diverticule latéral du i" ventricule. — Rm, ruban de Reil médian. —
SfjR, substance gélatineuse de Rolando. — ^f/l*o, noyaux pontiques. — slac. strie acuus
tique. — Strs. stratum superficiale. — /A, trou borgne inférieur. — Tr. corps trapézoïde.—
Vad. grosse racine sensitive descendante du trijumeau. ^ VT, valvule de Tarin et plcxu?
choroïdes transversaux du 4" ventricule {^'i''. — VI, nerf moteur oculaire externe. — 17/.
nerf facial. — Ville, branche cochléaire, Mlle, branche vestibulaire du nerf auditif.
malion réticulée. Dans la région bulbaire supérieure (coupe HS.Fig. 398 .
le noyau central inférieur (jNci) limite en arrière la couche intcr-olivairt
et la sépare du faisceau longitudinal postérieur (Flp); plus bas, le noyau
disparaît et l'espace compris entre les deux faisceaux est comblé par dr
nombreux et denses fascicules de fibres longitudinales (coupes HIO et
Hl 1, Fig. 399 et 367, p. 532) ; il existe alors dans la formation i-éticulée. de
chaque coté du raphé, un champ triangulaire à base antérieure, étendu de
la substance grise centrale du i'' ventricule à la pyramide bulbaire cl
limité en dehors par les libres radiculaires du nerf grand hypoglosse. Ce
champ, formé de fascicules longitudinaux plus ou moins volumineux et
denses, croisés par des fibres arciformes, ne contient que de rares et minces
i-onnation réticu- trabéculcs gris. Il est connu sous le nom de formation, rcliculée interne ou
blanche {formatio reticularis aiba) [SHa, COU'pe Hll , Fig. 399), par oppo-
sition au reste de la formation réticulée dans laquelle les processus réli-!
culés et les noyaux prédominent, et qui porte le nom ào formation réticuléf
externe ou f/ri\e [forniatio rrticularis r/risea) (SUgi. On y distingue ui)
cowi'l l'I large segment antérieur ou inter-olivaire [coupe HlDet unloiij:
et étroit segment postérieur ou inter-re'ticu/r. (iCsl dans ce dernier
segment que l'on trouve dans la région inférieure du bulbe (l'^ig. 399),
un amas gris, étroit, le noijau respiratoire de Mislawsky (Nr) ou noyau
du cordon antérieur [nucleus fiiniculi anterioris d'Obersleiner).
F.iini.Hicii ndcii- \a\ fomuition réticulée grise .^ appelée encoi'e ('hanii> moteur de Meynert,
présente sur les coupes horizontales (coupe Hll, l'ig. 399) une surface
irrégulièrement quadrangulaire, dont l'angli' anléro-extcrnc s'élire cl
allcint la périphérie du bulbe au niveau du sillon latéral, entre le corps
rcsliforme et l'olive bulbaire, i'^n arrière, ce champ s'adosse à la subslance
gi-ise centrale du pliinchcr du i' vcnlricub' ; en avant, il est en rapporl|
avec l'olive bulbaire (Oi), la ca|>sule de libres (|ui l'cMivcloppe el le luiyaii!
juxta-olivaire externe (Noe); en dedans, il est séparé de la formation
Icc ;;risc
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l'ic. 399. — La forinaliDU réticult'e du segment bulbaire clans la région moyenne de
Tolive bulbaire. La formation réticulée blanclie et la formation réticulée grise, le
noyau respiratoire, le noyau ambigu. L'olive bulbaire et les noyaux juxta-olivaires.
Le corps resli forme et ses fibres arciformcs cérébello-olivaires, le corps juxta-
restiforme, le faisceau solitaire, le noyau de l'bypoglosse. Coupe transversale du
bulbe. — Mélliode de Weigert-Pal. 5/1 grandeur nature. (Voy. description de cette
coupe, p. 6G8, coupe Hll, Fig. 441.)
Cy, corps juxta-restiforme. — Qrsl, corps restifornie. — fad. fibres arciformes dor-
sales. — /eo, feutrafrc extra-olivaire on capsule de l'olive bulbaire. — fio, feutrage intra-
olivaire. — fil, fibres arciformes inter-trigéniinales. — fpl, fibres arciformes pré-trigéminales.
— /■/•/, fibres arciformes rétro-lripéminales. — Fil, faisceau latéral du bulbe. — fpo, fibres
pré-olivaires. — Vs. faisceau solitaire. — 'Sab, noyau ambigu. — Xarc, noyau arqué. —
SCrst. noyau du corps restifornie. — Noe, noyau juxta-olivaire externe. — Xoi, noyau
juxta-olivaire interne. — Xfl, noj'au du funiculus teres. — Xrp, noyau réfro-pyrainidal. —
Si\ noyau respiratoire. — .Vvinr, noyau de terminaison de la brandie vestibulaire du nerf
auditif. — -Vx/j, noyau postérieur du vapue. — A'xn, noyau de l'bypoglosse. — Oi, olive
inférieure ou bulbaire. — Pi/, faisceau pyramidal; à gauche il s'étale ;ï la surface de l'olive
et masque le sillon olivaire interne comparer avec la Fig. 383). — %R. substance gélati-
neuse de Rolande. — SRa, formation réticulée blanche. — ^Rf/, formation réticulée grise.
— Vsd, grosse racine sensitive descendante du trijumeau. — -Y. nerf pneumo-gastriquc. —
.\7/, nerf grand hypoglosse.
en dehors, il est limité par le corps rcstiforme (Crst) dont le séparent
le noyau de Deiters [C]) et la substance gélatineuse do Uolando (SgRi. La
partie antéro-externc ou périphérique de la formation réticulée grise
r«'trioii bull)airc
:iioyeiine
;.66 ANATOMIE DES CEATRES NERVEUX.
contient do nombreuses libres longitudinales réunies en fascicules denses
et compacts, séparés par de minces trabécules gris et croisés par d'épais
fascicules de fibres arciformes provenant du corps restiforme.
Son aspect dans 2" Daus la régiou qui correspond au tiers moyen de l'olive bulbaiie,
(coupes H12 à H14, Fig. 442 à 444, p. 67:2 à 677), on voit apparaître,
entre la lace dorsale de l'olive et la grosse racine sensitive descendante
du tii jumeau, des amas gris plus ou moins bien délimités, connus sous le
Les noyaux .lu noui dc iwijaux du cordoti latéral ou de noyaux latéraux du bulbe (Nltl
•ordon laurai. ^coupes H 11 à H 17, Fig. 399, 400 et 442 à 446, p. 672 à 680). D'abord
diffus, ces amas s'accroissent rapidement, et se présentent sur les coupes
qui passent par l'extrémité inférieure du 4® ventricule sous un aspect
fort variable suivant les individus : tantôt il s'agit damas irrégulière-
ment étoiles; tantôt d'une lame grise plus ou moins coudée; tantôt de
deux amas plus ou moins parallèles, l'un antérieur, l'autre postérieur.
Dans la partie postérieure de la formation réticulée grise, on trouve,
en arrière des noyaux du cordon latéral et dans toute la bauteur de
l'émergence des nerfs vague et glosso-pharyngien, un petit amas gris
mal délimité contenant de volumineuses cellules polygonales, fusiformes
ou arrondies et désignées sous le nom dc noyau ambiyuus de Clarke ou
de noyau moteur des nerfs vague et glosso-pharyngien (Nab, coupe Hll.
Fig. 399; coupes H9 et HIO, Fig. 366 et 367, p. 529 et 532).
Au niveau du tiers inférieur de l'olive bulbaire, tous ces amas se fu-
sionnent plus ou moins complètement en un seul qui fait corps avec le
reste de la formation réticulée grise, et s'étend de la substance gélatineuse
de Rolando et du noyau du cordon de Burdach au noyau juxta-olivaire
externe (coupes H14 et H15, Fig. 444, 445, p. 677 à 679).
3*' Sur toutes les coupes qui passent au-dessous de l'olive bulbaire
(coupes H16 à H18, Fig. 446 à 448, p. 680 à 68i), la formation réti-
s.,11 aspect au culéo subit dc iiouvcaux cbangemonts. Dans la formation réticulée blanche.
niveau de ]"entre- a, i ]• ri- r * ■ / • ■ -.-r
i:roiscmcnt sensitif. apparaît sur Kl liguc médianc 1 entre-croisement supérieur, sensittf, ou
piniforme du bulbe (xpin, coupe H17. Fig. 400); mince et étroit
d'abord, il s'accroît rapidement, revêt l'aspect d'un cône de pin, à la for-
mation duquel concourt la grande majorité mais non la totalité des fibres
de la couche inter-olivaire (SRa cio). Les fibres entre-croisées se portent
en dehors et en arrière, décrivent des arcs en avant de la substance grise
centrale, traversent toute la formation réticulée grise dont elles constituent
les fibres arciformes, puis se rendent dans les noyaux des cordons de (îoll
(NG) et de Burdach (NB).
X^'A formation réticulée (//'/".sr (SRg) semodilie égalciiiout. Elle s'allonge
dans le sens antéro-postérieur, s'étend du noyau juxta-olivaire interne
(Noi), qui la sépare de la pyramide antérieure (Py) du bulbe, jusqu'à la
substance gélatineuse de Holando (SBg) et aux noyaux des cordons de (ioU \
(NG) et de Burdach (NB). Les trabécules gris sont épais, diffus et disse- i
minés, et forment une masse qui atteint presque en avant et en dehors la |
périphérie du bulbe ; elle en est séparée en arrière (>t (M1 deliors par une \
ctiM i(,i i; \ I iM\ I \ I i,i;i II H i: hi i; im M in; n (;i:i' Il \ i.K. .';o7
,,ii(lii' (11' liliic^ li'ii- I hiili ii;il('> ;'i -^iiil.nr de -^ccl ion lii;iii;^iil;ii ir, i|iii |)r(t-
\i,iiii('iil ilil corps rcslirormc. coii'-iil iH'iil le laiscrait (rri'hrllfii.i ilnfi t {\i'
l'ieclisig, «'( se |tI"olollj^t'lll il;ili> l,i lllorllc •'•|)lllirir l.,i slirlMcc (le ^l'clioii
(!(>(•(» fai^ccîm ;uii;niiMilr il<' \oIiiiiii- à iin-siiir (pic l'on sr i;i|i|iroi|ii' {\\\
mIIcI (lu luillx' l'I s'insinue |i('lil i\ pclil cnlir l;i lornnilion im'I icnli'i-,
Crst . -
f ir . .
TToi ..
. 400. — La formation réiicuh'e au niveau de l'enlre-croisoment piniforme ou sen-
-itif du bulbe. Le noyau juxta-olivaiie interne, les noyaux de (ioll, de Hurdacli et de
V. Monakow. Coupe transversale du bulbe. Métliode de \Veic;ert-Pal. 6/1 grandeur
nature. (Voy. description de cette coupe, p. 681, coupe H17, Fig. 447.)
Cil, cordon de Burdacli. — CG, cordon de Goll. — Cl, cordon antéru-latéral de la
moelle. — Crsl, corps restiforme. — Fil, faisceau latéral du bulbe. — /?/', fdjres interrc-
ticulées. — Fs, faisceau solitaire. — SB, noyau du cordon de Burdach. — SG, noyau du
cordon de Goll. — NM, noyau de v. Monakow, ou partie externe du noyau de Burdach. —
SU, noyau latéral du bulbe. — Noi, noyau juxta-olivaire interne. — lYxi, noyau d'origine
(lu spinal. — A'xii, noyau d'origine du ji^rand hypoglosse. — xpin, entre-croisement pini-
forme ou sensitif du bulbe. — /'//, pyramide antérieure du bulbe. — Sç/R, substance géla-
tineuse de Rolande. — .S'/{«, formation réticulée blanche. — S/{« (c/o), la couche interoli-
v.iire de la formation réticulée l)lanche. — S'fl.v, formation réticulée grise. — Vsd, grosse
racine sensitive descendante du trijumeau.
î'avcr laqiu'lle il se fusionne, et la substance gélatineuse de Rolando.
V' Dès que l'enlre-croisement sensitif est terminé i coupes H19 et son aspect au
H 20, Fi^-. 401), les trabécules gris de la formation réticulée se con-
I centrent en une masse arrondie bien délimitée, qui ne contient que de
' rares fascicules longitudinaux clairsemés, se confond en arrière avec la
j, substance gélatineuse de Rolando et le noyau de Hurdacli, et représente
mvean ilo Tcntre-
croisonicnt moteur.
568
ANATOMIE DES CEXTllES NERVEUX.
la future corne antérintre ào la mooUc cervicale. Les fibres longitudina le
se concentrent de plus en plus à la périphérie du bulbe et se continuent
avec le cordon antéro-latéral de la moelle.
Au niveau du collet du bulbe et de rentre-croisement moteur de^
pyramides ^coupe H20 à H23, Fig. 404 et 451 à 453, p. 687 à 689), hlj
formation réticulée est très réduite. Les fibres non entre-croisées de hj
formation réticulée blanche longent la corne antérieure et se continuent
avec le cordon ajilerictir [Ca) de la moelle. Quant à la formation réticulé(
ÎTB
;C0
HG
TTl
FiG. 401. — La formalion réticulée à la partie supérieure de l'entre-croisenient moleur|i
du bulbe. Méthode de Weigert-Pal. 6/1 grandeur nature. (Voy. description dejcetto^
coupe, p. 686, coupe H 20, Fig. 450.)
Ca, cordon antérieur de la moelle. — CB. cordon de Burdach. — CG, cordon de Goll. — I
Cl, cordon antéro-latéral. — Col. corne latérale ou processus reticulares de [Lcnhossek. — |
Cop, corne postérieure. — NB. noyau du cordon de [Burdach. — \Ct. noyau du cordon de]!
Goll. — Pij, pyramide antérieure du bulbe au niveau de sa décussation (.rP;/). — SRg.
formation réticulée grise. — TR, tubercule cendré de Rolando. — 1 .s(/, grosse racine sensi-j
tivc descendante du trijumeau. — XI, fibres radiculaires du nerf spinal.
grise (SHg), ses fibres longitudinales se continuent avec le cordon antéro-
iatrral {C\) de la moelle, tandis que la masse arrondie des trabécules grisl
des coupes précédentes diminue et s'effile; elle est bientôt séparée du
reste de la substance grise centrale par le faisceau pyramidal croisé qui se
rend dans le cordon latéral de la moelle et elle se présente alors sous
l'aspect d'un amas allongé, déchiqueté en arriére, connu sous le nom del
La conio antv- comn antériruro décapitée (coupes H21, H22. H23, Fig. 451, 452,
453, p. 087 à 689). L'cntre-croisemenl j)yramidal une fois elfcctué, la
corne antérieure est reliée au reste de la substance grise de la moelle
par un col plus ou moins étroit; sa partie postérieure présente toujours
un aspect réticulé spécial, elle s'insinue entre les fascicules ondulcux du
rieurn ili'-capitéc.
CdM'Kii i; A I in\ I \ii:i;i I I i;i; ni i;iinM i;i.N(.i,i>ii \ II:. :;r,o
I fai-«f<'.lll pN l'.illliil.ll ridi-^c cl |i(p|lc \r inilll di' Inusihiir (unir (le Slillili;^, b-^procrsHiin roti-
,1,. ronir 'hilrrnlr .!.• (.nH. ,|.. /.rorrssv/s rrlirulnrr. .|.> I ,. -niions. -U C.l, ^^'j;'""» ''" ''""'""'■
coupe H21. l'i.u. 'i-il, I'. liST).
Faisceaux compacts de la formation réticulée.
Ruban de Reil lini . Srhirifr dos ,ui(rin> alii'in.iiKls, filli'l lies aulriirs anglais.
^^^()NVMll: ol HismuiniK : lui ISO'.I, llril dt-crivil sons l(! imiii de nihnii (Srlilcifo) un '-'■ nil.an i\o Hoil.
laisco.ui siliu'- à la i>arlit' anh'ricuir de la calollo prolulw'ranlicllr, ('l.fndu dans l<; sons Misioriiim-.
Iraii-^vi'i sa! du raplu' nit'dian au point de prm'lration dans la ralol.lc des nerfs facial et
(riiunifaii, faisceau faisan! suite d'après eel auteur aux tilncs (pii enveloppent l'extie-
uiit»' supérieure de r(di\t' Imlliaiie el à celles qui soni adossées à la face postérieure
dps pyramides anii'rieures du hiillie.
Heil nionlra, on outre, ([ue ce faisceau S(î divise au-dessus du point de pénétration
des Vil" et V' neifs crâniens en deux segments : r('?i/!cr«e reste profond, monte en ligne
droite dans le pédoncule cérébral et se place en arrière du locus uiger ; Vexirrne
Icvient suiierllciel. apparaît sur la face latérale de l'isllimc de l'encéphale entre le
|iédoncule ciMi'bral et les pédoncules cérébelleux supérieur et moyen, se porte obli-
i|uenienl en liaul. en arrière et en dehors, croise et contourne en anse la partie supé-
rieure du pédoncule cérébelleux su]térieur, puis redevient profond en s'enfoncant sous
le tubercule (]uadrijumeou postérieur et le bras de ce tubercule. I.e segment externe du
riihitn se diviserait à ce niveau en deux faisceaux divergents ou radiations : l'un se
porterait en avant, fusionnerait le long du ])ord externe du pied du pédoncule cérébral
avec le faisceau interne, profond ou vertical, adossé à la face postérieure du locus niger,
et s'irradierait avec lui dans le thalamus en passant au-dessous des corps genouillés ;
(pielques libres atteindraient la couronne rayonnante. L'autre faisceau se porterait en <
dedans, s'élalerait en éventail au-dessous du tubercule cjuadrijumeau antérieur, forme- ?
rait avec celui du côté opposé le toit de l'aqueduc de Sylvius,puis s'entre-croiserait avec fj
lui et constituerait la commissure postérieure du cerveau. Les auteurs qui ont suivi 0
Reil iMurdach, Tiedemann), ont désigné le segment interne profond ou vertical de ce *
faisceau — connu déjà de Haller (17o6) — sous le nom de lemniscus (ruban) ; le segment ^
externe, superficiel, oblique et curviligne sous celui de laqueiis (lacet) : la partie infé-
rieure ou bulbaire sous le nom de faisceaux oUvaircs [Olivcnkernstriiufje, Burdach).
Si l'on fait abstraction des connexions inférieures et supérieures du ruban dit de Reil
connexions qui ne furent découvertes que beaucoup plus tard), la description donnée
par Reil, du trajet protubérantiel et pédonculaire du faisceau qui porte son nom, con-
corde parfaitement avec nos connaissances actuelles. Mais les dénominations nom-
breuses et variables qui ont été assignées par les difl'érents auteurs, aux différents
segments et parties de segments du ruban de Reil, n'ont pas peu contribué' à rendre
sa conception quelque peu confuse et obscure. Beaucoup d'auteurs emploient indilTi'"-
remment les termes de laqueus, teviniscus, Schleife, ruban, fîllet, et les considèrent
comme synonymes. Henle englobe sous le nom de lemniscun les deux segments du
ruban de Reil, le lemniscus de Haller et le laqueus.
I>e lemniscus de Haller, Burdach, Tiedemann, est encore désigné sous les noms de synonymies du
(i)uclic vuhaiii'c. Schlcifeii-achicht, partie antérieure du faisceau latéral ou intermédiaire '''"^"'*'="^-
du bulbe (^Gruveilbier), vordcrc Ahtheilunr/ der Vorderstrdnge (Stilling, Reichert, Forel,
Fiechsig, Edinger, Bechterew) ; 'partie sensitive des pyramides, faisceau sensitif (Sappey et
Duval); médiate [obère] Schleife (Obersteiner). Ruban principal, Hauptschleife (Bechterew).
Rtiban de Reil médian (Dejerine). Médiate Schleife, lemniscus média l is [KdWiker). Tracfus
lecto-spinales et butbares i Edinger^.
Le laqueus sous ceux de ruban ou ganse de Reil ((Iratiolet, Longet) ; faisceaux synonymies ilu
triangulaires de l'isthme {CA'n\ei\hiev) ; Schleifcnfeld, Trigonum lemnisci ; ruban de Reil laqncus.
570 A-NATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
latéral (Dejerine); /a/e/'«/e Schleife, leinniscus lateralis (KOlliker); latérale odcr untere
Schlcife iBecbterew); latérale untere Schleife (Obersteinei) ; latéral fillet tract (Ferrier et 1!^
Tnrner) ; faisceau acoustique (Charpv).
La partie du ruban de Reil qui s'irradie dans le tubercule quadrijumeau postérieur
est appelée ruban inférieur, untere Sc/i/e//'c(Henle,Forel); unteres Schlcifcnblatt (Meynerl ;
Schleife des unteren Ziceihùgels (Forel); ruban du tubercule quadrijumeau postérieur;
untere oder latérale Schleife (Bechterew) ; latérale [untere) Schleife (Edinger) ;
svnonjmics do la Celle qui se rend dans le tubercule quadrijumeau antérieur porte les noms de
ruUn a" Rcn"'*"'" '■"^«" supéricw, obères Schlcifcnblatt (Meynert) ; obère Schleife (Forel) ;
La partie qui aborde le thalamus est appelée couche rubanée principale ou proprement
dite, Haupltheil dcr Schleifenschicht, eigentliclie Schlcifenschicht (Forel, Meynerl , Bechte-
rew) ; Thalamus Schleife (Forel) ; médiate [obère] Schleife (Edinger).
La partie enfin qui directement ou indirectement s'irradie dans la couronne rayon-
nante, a été désignée par V. Monakow sous le nom de ruban cortical, Rindenschleife.
Bechterew distingue dans la couche rubanée ou ruban de Reil médian un segment
interne, originaire du noyau de GoU [médiate Abtheilung der Haupt schleife, segment
interne du ruban principal, Bechterew), qu'Édinger désigne à tort sous le nom de médiate
Schleife, et un segment externe, originaire du noyau de Burdach [latérale Abtheilung der
Hauptschleife, segment externe du ruban principal, Bechterew) et auquel Edinger applique
le nom de latérale Schleife.
Le ruban de Reil reçoit enfin, de la voie pédonculairc , le système des fibres aberrantes
(p. 543). Les trois groupes de fibres que nous avons désignés sous les noms de pes Icm-
niscus superficiel, de pes lemniscus j^rofond et de fibres aberrantes protubérantielles ont
reçu des différents auteurs les dénominations les plus variées : le pes lemniscus super-
ficiel (Dejerine) porte les noms de : fascicules les plus internes du ruban, médialsteBiindel
der Schleife Forel) ; medialste Bùndel der medialen Schleife (Obersteiner) ; Fusschleife, pes
lemniscus (Henle, Meynert, Stilling, Obersteiner); mediales accessorisches Bundel der
Schleifenschicht (Bechterew), faisceau interne accessoire de la couche rubance; médiate
Bûndel der Schleifenschicht, médiate Schleife (Bechterew).
Le pes lemniscus profond (Dejerine) a été appelé : pes lemniscus (Flechsig) ; zerstreutcs
accessoriches Bûndel, faisceau accessoire disséminé (Bechterew) ; pédoncide du locus nigcr
(iMeynert). Les fibres aberrantes protubérantielles (Dejerine) ont reçu le nom de fascicules
latéraux ponticiues, latérale pontinen Bûndel fSchlesinger).
synoiijniics de la La partie inférieure ou bulbaire du ruban de Reil porte également des dénomina-
partio m cncure <iu jj^j^g jp^.g diverses. Cruveilhicr montra qu'elle ne procède pas des corps olivaires du
bulbe comme le croyaient Reil et Burdach, mais qu'elle se continue avec les faisceaux
sous-olivaires, c'est-à-dire avec toutes ces fibres qui forment le faisceau latéral ou inter-
médiaire du bulbe, et que Ci^uveilhier englobe sous le nom de faisceau de renforcement du
bulbe, ou faisceau innominé.
Aujourd'hui, le terme de faisceau latéral du bulbe n'est gu('re appliqué qu'aux libres
(jui occupent la périphérie du bulbe entre le corps restiforme et l'olive bulbaire; mais
il ne faut pas oublier que pour les anatomistes de la première moitié de ce siècle,
Valentin, Rolando, Burdach, Foville, Cruveilhier, Longet, ce terme s'appliquait à toute
la région connue aujourd'hui sous le nom de formation réticulée du bulbe. C'était un
vaste faisceau qui s'adossait au niveau du raplié bulbaire à celui du côté opposé, appa-
raissait sur chacjue face latérale du bulbe, entre l'olive et le corps restiforme, et s'éten-
dait dans le sens antéro-postérieur du plancher du 4" ventricule à l'olive bulbaire et à
la pyramide antérieure du bulbe. Ces anatomistes connaissaient l'entre-croisement in-
complet de la pyramide antérieure du jtulbe et sa continuation en grande partie avec le
cordon latéral croisé de la moelle, et en petite partie avec le cordon antérieur du même
côté; mais ils croyaient que le corps restiforme se prolongeait dans le cordon postérieur
de la moelle, et admettaient que le faisceau latéral ou intermédiaire du bulbe était consti-
tué par toute la portion de la colonne antéro-latérale de la moelle, qui ne se continue
point avec la pyramide du côté opposé, porlion qui, d'après eux, s'enlre-croisait dans
, ,,M i,.i 11 \ ii(»\ I NTi;iii i;i lii'. i»i iiiiitMiti;.N(;i:i'ii.M.i;. :i7i
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|.'i\.mi<ii «If 1 iui|i.s liiics inoiili;i Imi-iiI«M à SlilliiiK. H'-iliTs, Cl.iik"', Liiys, Kdllikrr,
nie Vnitit'-noisrmcnt sitiirririir ilii biill.r |U(iviriil «les noyaux ilrs ..n dons |H).slrricnrs, ft.
,.ti l'aiipi'la cutir-n-oiscmnil sensitif, \>\<u cpic l.i dcslinalion iill-'i unie <lfi ses filtres frtl.
iiifine |.ii>lil<'niali(inc: pi. m les uns llnuncnin. Itniler, Tleclisi^' 1rs (ilncs des noyaux
,|,>s roulons poslirieni s se icntlaiml apn-s e,nlre-ci-oisem<'nl dans 1"'S (dives Itnlliaires;
rt de là. dans ii- corps lestilninic l'ar linhi no diaiir des libres aii;ifoinn;H exieines du
hullie; pour Meynerl. elles se iiiaiaiml à la |.aili.' cxlerno des pvraniidos antérieures
du liull'e. nionlaionl avec cilis dan-- la pi ciIuImi ani c d \,- pi'ddnculo (('irinal dont elles
iU|>aienl la partie externe, juiis s'il i adiaiiMil daii'- \r lidir or.ipilal. Voy. ili'-lori(|uo
la voie pédonculaire, p. 82.)
En janvier 1870, Sappey et Duval reconnurent, en se servant de la im'lliode des
mpes inicroscopiiiues sérii'es. que les libres des noyaux des cordons postf'-iieurs et de
. iilre-eroisemont .suiu-rieur du bulbe montaient dans le bulbe en arrière des pyramides,
-,• plai-aienl, dans la lu-otulu'rance, en arrière des libres transversales du pont, dans le
|M(loncule, en arrière du locus nit,'er, puis s't'talaient le long de la face externe du
p.doncule ct'rébral et pénétraient dans la cou<lie o])li(|ue. Ces auteurs recr)nnurent et
liiiurèrent ainsi les ineniiers, les connexions inférieures du ruban de Iteil, telles qu'elles
>.inl admises aujourd'lnii ; mais leur découverte n'eut pas le retentissement auquel elle
avait droit. I,a ménie année (187G), Flechsig démontra, par la méthode myélogénétique,
1 inexactitude de l'Iiypotlièse de Meynert sur la participation des fibres des noyaux des
allons postérieurs à la constitution de la partie externe de la pyramide et de la partie
\lerne du pied du pédoncule cérébral. Mais ce ne fut qu'en 188."), qu'Edinger, puis
I Icchsig démontrèrent à Faille de la même méthode (chez un fœtus de 8 moisj, la
onlinualion des libres de rentre-croisement sensilif avec la couche inter-olivaire du
l'ulbe et avec la couche lubanée de la protubérance. En 1883, v. Monakow avait, du
reste, signalé la dégénérescence ascendante de la couche inter-olivaire et du ruban de
Ueil, à la suite d'une hémisection de la partie inférieure du bulbe du côté opposé.
2
Do Idiis les liiisc'caux C()iii|)a(is di} la lornialioii i"(''ticiiltM', je ruban de v,ic aouscmMi-. r\
Reil est sans (•diilrcdil le plus iiiijiorlant et le mieux diiïéroncié. Il tii'c
son oriiiine principale des noyaux des cordons postérieurs de la moelle j
épinière, contribue à former les libres arciformes internes de la partie ^
inférieure du bulbe, puis s'entre-eroise en arrière des pyramides anté-
rieures au niveau de Y entre-croisement supérieur, sensitif o\\ piniforme du
bulbe. Il change ensuite de direction, devient ascendant, parcourt la
couclie inlerolivaire. la partie antérieure de la calotte protuI)érautielle et
de la calotte |)éd()nculaire, se porte peu à peu en dehors et en arrière et
-e Icruiine linalenienl dans la j)arlie postérieure et inférieure du noyau
l'xterne de la cciuche optique, dans cette région située au-dessous et en
dehors du centre médian de Luys,el que nous avons désignée sous le nom
th> ri'ujion du ruban de Reil médian.
Noyaux des cordons postérieurs (Ncp). — Les noijaux des cordons Los noyaux aori-
^>o$^cr[cursy^^^^)o\\noyauxdeGoUi^{^)etdeBurdach{^'i),[GO^^^^ j;'°l "^^ '■"'^^" ^^
à H22, Fig. 400, 401, 403, 440 à 4o2), d'où i)rocède le ruban de Reil,
occupent la parlie inférieure ou fermée du bulbe et s'étendent des corps
restiforme (Crst) et juxla-restiforme (Cj) (coupes H 13 et H 14, Fig. 402,
444 1 au collet k\\\ hiilbe coupe H21, Fig. 371). Ils api)araissent d'abord
sous les traits dune masse informe qui fait suite au noyau de Deiters et
;i72 ANATOMIE DES CENTRES .\E II VEUX.
aux noyaux du corps rcsliformo (coupe H13, Fig. 402) et dont la fact
antérieure se fusioniu', de dehors en dedans, à la substance gélatincuesi
Fs
ITXIE
Vu:. 402. — Les noyaux des cordons poslérieurs aux confins des corps restiforme el
juxta-resfiforme, les fibres arciformes inlerréliculées, la partie supérieure de rentre-
croisement pinifoi^me et la couche interolivaire. Coupe passant par le tiers inférieur
de l'olive bulbaire , le noyau de l'hypoglosse et les libres radiculaires du nerf
pneumo-gastrique. Méthode de AVeigert-Pal. 6/1 grandeur nature. (Yoy. description
de cette coupe, p. 673, coupe H13, Fig. 443.)
Cp, extrûniité supérieure des cordons postérieurs. — NCp, niasse commune aux noyaux
des cordons poslérieurs. — Crsl, corps rcstifornie. — fus. fibres arciformes superficielles.
— f'cb, fibres arciformes cérébello-olivaires. — fio, feutrage infra-onvairc. — fir. fibres arci-
formes interréticulées, provenant des noyaux des conlons postérieurs et s'cntre-croisant
à la partie postérieure du raplic ;iu niveau du bord supérieur de lentre-croisemenl pini-
formc (.ipin). — /•'//, faisceau latéral du bulbe. — Fs, faisceau solitaire. — \ab, noyau
ambigu ou noyau antérieur du vague. — Narc, noyau arqué prépyramidal. — A7/, noyau
latéral du bulbe. — Noe, noyau juxta-olivaire externe. — A'o/, noyau juxia-olivaire interne.
— A'/7, noyau réticulé, — A' .vy;, noyau postérieur du vague. — .Vxii. noyau de l'hypoglosse.
— Oi, olive inférieure ou l)uibaire. — .vpin, entrc-croisemont piiiiforme. — /'//■ pyramide
antérieure du bulbe. — Sy/f, substance gélatineuse de Holando. — SRa (c/o\ formation réti-
culée blanche (couche interolivaire). — TM, trou de Magondie. — Vsd, grosse racine sensi-
tive descendante du trijumeau. — A', fibres radiculaires du nerf vague. — A7/, fibres radi-
culaires de l'hypoglosse.
de Holando (SgR), à la partie postérieure de la fornialion réticulée (SR) el
à la substance grise centrale (Sgc) ; la face postérieure irrégulièrement
dentelée est entourée d'une couche de fibres IonuilndinaI(>s. d'abord mince
CdM ii.i i; \ I h» \ I \ I II; I i;i li I, m i; im mih: n ci, i- ii \ i.i:. i;r.\
,.| clroilf ('.|>. coupe H13. I''i,i:. it>2 iii.ii-> (|iii aw^ iilr r,i|ii.|riiniit
,1 ,.|,;ii-,s('iii- coupe H7, l-'if;. KM» . se (•(PiiliniH' ;i\rc 1.'^ (•(.rdon-^ |..i-|,iiriii^
,1,. |:i mnrllc cl ><(';4iniMil(' l.t musse ^li-^r («iiiiiiiiii ii <lrii\ ii(.\;iii\ : I (iii
,\|c|-in-, on 11)1/1111 tir liitnlnr/i <W\)\ \':\\\\\r iiiliTiic, on inn/iiii ilc doll
\(\ . (les iioviiiix ilficiniiiicnl ;i l;i ■>nil',iri' du liiillir lu -.lillir ijrs |»yra-
ii,i,|i-> po-^lfi-iciircs cl tics liilicrciilcs ciiiiciror mes h'i^. XVl. Ils rcprt--
^, nient ^W\\.\ colonnes ^ii->es ;uloss('es en liani cl i|ni s'eriijenl en has, où
^■'V Jr\^: '^^i-^
,.x"pn
;. iO."J. — Los noyaux «le (loll et dtî Hurdacli et l'ciilre-cioisoiiiciil, piniforme ou^sen-
silif du bulbe. MiUliodi' du Wei^cii-Pal. G/l grandeur nature. (Voy. description de
celte coupe, p. 683, coupe H18, Fig. 448.)
<\t. cordon .'intérieur de la moelle f.iisant suite à la formation réticulée blanche. — CB^
cordon de lUirdacli. — CG. cordon de Goll. — Cl, cordon latéral. — Coa, corne antérieure.
fir. libres arcilormes intcrréticulées. — PHt, faisceau latéral du bulbe. — NB, noyau de
Burdach. — \G, noyau de Goll. — *Vxi, noyau du spinal. — P.y, pyranùde antérieure du
bulbe. — SRf/, formation réticulée f,'rise. — TR, tubercule cendré de Rolando. — Vsd,
grosse racine sensitivc descendante du trijiuneau. — xpin, entre-croisement piniforme ou
sonsitif du l)idl)o. — .\7. l-'ibre-; radiculairc^ du spinal.
elles sont complètement séparées l'une de l'autre })ar les fibres des cor-
dons postérieurs.
Le noyau de Burdach XBi nucleits fuuiculi cifnea/i, restifonn nucleus i,o noyau .le Bm--
[Clarke), hilcrab's /u/iterrs Nehenhorn {Rrlcliert) adhère dans toute sa liau- ''^'^''"
leur à la Connalion icticuléc; de sa partie postérieure et externe se détache
un petit noyau irrci;ulièremcnt déehi([uelé. plonj^é au sein des fibres du
cordon postérieur et uni à la niasse principale par des travées grises plus
ou moins ii()uil)reuses coupes H13 à H17,Fig.402 et it4 à 447, p. 677
à 1)8:2 . Il porte le nom de noyau e.i:lcnic de Burdach (nucleus externus
funiculi cuneàti), outer restiforni nucleus [Clarke] ou encore de noyau de
V. Monakow (XM), cet auteur ayant démontré ses connexions avec le corps son scgmcut ex-
,. i.T I • I ' I 1- I 1' 1 I I r« •! terne ou novau «le
rc>titoiine et son indépendance couij)lete d avec le ruban de neil. Monakow. '
A.NATUMIK DES CENTRES NERVEUX.
Son serment in- La iiiassc priiicipiilo du noyau de Burdach, désignée encore sous 1(
cliaic"" "'"^ '^ ' "" i^om de noyau de Burdach (NB) proprement dit, ou de noyau interne d(
Burdach, représente sur les coupes une excroissance volumineuse reliét
à la formation réticulée par une large base d'implantation ; elle os'
entourée en cupule par une épaisse couche de fibres du cordon posté-
rieur qui la sépare, en dedans, du noyau de Goll, en dehors, de la sub-
stance gélatineuse de Rolando (coupes H16 à H20, Fig. 370, tOO, iOl,
403), et de la corne postérieure. Le noyau interne de Burdach diminue
rapidement d'épaisseur de haut en bas, et n'est plus représenté au niveau
de l'entre-croisement moteur que par une saillie mamelonnée plus ou
moins prononcée, du sommet de laquelle se détachent (coupes H18 à
H 21, Fig. 403 et 449 à 451, p. 68o à 687) d'épais fascicules de fibres qui
rayonnent dans le cordon de Burdach (coupes H18, H20. Fig. 403, 401 1.
Leno.vau de Goii. Tout autro cst la fomic du noyau de Goll (\G) {nucleus funiculi gva-
ci/is, posipyramidal nucleus [Ciarke), mcdiales h'mteres Nt'benhorn [Rei-
chert) ; de même volume et de même forme au début que le noyau de
Burdach (coupes H16,H17, Fig. 370,4001,11 revêt très rapidement sur
les coupes l'aspect d'une massue aplatie dans le sens transversal, qui n'est
séparée de la périphérie du bulbe que par une mince couche de fibres
longitudinales et qui est reliée à la substance grise centrale par un pédi-
cule mince et étroit (coupes H18 à H20, Fig. 403, 401 ).
Le noyau de Goll descend plus bas que le noyau de Burdach ; au niyeau
de l'entre-croisement moteur (coupes H20, Fig. 401), ses dimensions
antéro-postérieures sont encore considérables alors que le noyau de Bur-
dach tend à disparaître. Au voisinage du collet du bulbe i coupes H21,
H22. Fig. 451 et 452, p. 087 et 088), le pédicule disparaît et le noyau
de Goll se termine par une extrémité libre, aplatie latéralement et plongée
au sein du cordon postérieur de la moelle (^Fig. 420, p. 030 .
Les noyaux de Goll et|de Burdach différent l'un de l'autre non seulemeul
par leur forme, mais encore par leur aspect ; dans le noyau de Goll, la sub-
stance grise et les fines fibres (jui le sillonnent sont uniformément dissémi-
nées; dans le noyau de Burdach . la substance grise se rassemble en îlots ar- ,
rondis ouoblongs(coupesH16,H17,Fig.400et370, p. 538) entourés d'uu
dense feutrage de fibres lorteinent colorées par la laque hématoxylinique.
Lcsconncxions.i.s Fibrcs arciformcs interréticulées et entre-croisement pini-
"i7piarh' et l'ps (ibrcl forme ((ir, xpin). — Le noyaux de Goll et les noyaux d(> Burdach (^interne i
aruiformes intern- ^,[ ,.x((>pii(.) représentent Ics uovaux de terminaison des libres des cordons
lirnlees de la partie ' , • _
inr.rieme .iii i.nii.e. postéricurs dc hi uioelle; ils sont situés sur le trajet de la voie cérébelleuse '
inférieure, et envoient au corps restiforme ou en reçoivent, un certain i
nombre de fibres qui montent directement dans le corps restiforme et pro-
viennent |)lus i)articulièreinent du noyau externe de Burdach. Le noyau
de Goll et le noyau interne de Burdach sont en outre les noyaux d'origine
(le l'itiiportanl système des /dn-rs arciforines internes de la partie inférieure :
(lu buli)e, ou fibres arciforuics inirrrrticuires (fir). Ces dernières se '
détachent de la partie auttMieure des noyaux de (ioU et de Burdach sous ;
I
C.i
iMK.l i; \ IM'N I \ 1 I i;i II 11
1)1 i; ilu M i; I. M.i.i'ii A l.i.
fNB
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iDriiir lie lin-- i;i-(i( iilf->, Iniiriiiciit coliiit-^^ |i.i|- l.i l;i(|iir Immii.i Im\ \ I i n i(|iic,
(llli --i' IMtilriil cil ;i\;illl, dcfil \ l'iil des mes ;iiiliiii|- de l;i slll)sl;i ||C(; ;^ri-i'
iriilialr cl --Viilrc cidisciil , ;'i .iiiuli' .li^ii . :im iiivisiu du r;i|dH'!, m rocriiiiiil
iinmi"di;iliMiiiMil .m di'>su-- d(i I riiIrccntisciniMil pyr.'imid.il on molcdr", un
(«nlrr-troiscinciil cnmit.u'l i|iii ;illtMlt> la roiinc d Un (••nie de |)iti. ;"i soniind,
noslt'ricnr, (' f-^l Vrnlrr-rrni'^riiu'nisKni'rieur ou sr/is//tf ilu Inillic, Voitrc- Loiitn!-(
iDismicnt pini/i)ntic xpm di* Spil/.ka (piiiilorm dfM-ussalion l'i^. iD» .
(!(d <>nli"('-n"(>is(>nn'iil sidcnd en longueur, du fond du sillon médian
.inli'riiMir à la sujtslaiicc
.lise ciMilrale > iMg. tO'l). ol
iiliaul(Mir,d(d'(>nlro-('n)is(>-
nirnl pyramidal à la partie
inoV(Minodo l'olive Uulbaire.
Sa parlie inférieure, large
t't épaisse, se lusioiine si
l>ieii av(>(' l'enlrc- croise-
iHtMii moteur ([u'elle seniMe
en provenir (coupe H19,
Kig.4i-9,p.68o); elle ne peut
en être dislingnée (|ue par
l;i méthode myélogéiiélique
HM p;ir celle des dégéné-
re.seences secondaires. Sa
parlie supérieure, mince et
ef'lilée, occupe dans les ré-
î gions inférieures et moyen-
' nés d(^ l'olive bulbaii-e la
partie moyenne (coupes
H13àHl'7,Fig. 402,400 et Fi
, 4ii- à i it), p.GT" à (iSO) puis
la partie |)ostéi'ieuro du ra-
plié' coupes Hl 2 et H 13.
[ Fig. ti2 et4t3,p.(i72,()7l);
ses libres se distinguent net-
roisr-iiiciil
|iiiiil'>>riiii'.
Cû.
xp:
Ce;
Px
404.
'1dle/:s
Los libres arciformes inLerr(''li(:ulé('S et
reiitre-croisenieul, [)i ni forme ou sensilif du bulbe.
Métliode de Weigert-Pal. io/l grandeur nature.
l"S\i, fibres du noyau de Burdacli concouraat à for-
mer les libres arciformes interniticulées (/?/■). — Ca ,
cordon antérieur. — Coa. corne antérieure. — .Vx(, nayau
du spinal. — A'xii, noyau de l'hypoglosse. — P.y,
pyramide antérieure. — • vpin, entrei-roisemcnt pini-
forme ou sensitif du bulbe.
l temenl des autres fibres
\ qui s'entre-croisent dans le
I raphé (fibres anifonm-^; cérébello-oUvalrc, fibi'cs arcifunnfs dorsales), ^Tkca
'^ à leur forte coloration par la laque hématoxylini([ue, à leur groupement
en fascicules compacts et à leur mode d'entre-croisement à angle aigu.
Couche interolivaire iSH, cioi. — Après leur décussation, les libres i.a cuiui.e mter
jl de l'entre-croisement pini forme se portent en avant et en dehors, se placent
ij en arrière de la pyramide antérieure, entre cette dernière, la partie
I' fondamentale du cordon antérieur et le noyau juxta-olivaire interne
(coupe H17, Fig'. 400 i, puis elles deviennent ascendantes, occupent la
576 A.XATÛMIE DI:;S CE.XTHES .\EliVEUX.
partie antérieure, inter-olivaire de la formation blanche réticulée (SRa
cio, coupe H17, Fig. iOOi, mais ne constituent pas à elles seules la couche
inter-olivaire; elles se mélangent en etïet avec des fibres d'origines variées
dont les unes proviennent des cordons antéro-latéraux de la moelle, lesli
autres du corps restiforme, du corps juxta-restiforme, etc. Ainsi rent'or-i
cées, elles parcourent toute la hauteur du bulbe, formant un faisceau
complexe, très mal délimité, qui longe la face postérieure des pyramides
dont le sépare incomplètement le noyau rétro-pyramidal (Nrp\ et qui
s'adosse, en dedans au raphé et au noyau du raphé (Nr, coupes H9,
HIO, Fig. 366, 367, p. 529 et 532), en dehors au noyau juxta-olivaire in-
terne \Xoi) et aux libres radiculaires de l'hypoglosse (XI1\ en arrière aux
autres fibres de la formation réticulée blanche (coupes Hll à H17,
Fig. 441 à 447, p. 669 à 682). La couche interolivaire est traversée et cloi-
sonnée par les nombreuses fibres arciformes des parties moyenne et supé-
rieure du bulbe, libres qui appartiennent, pour la plupart, au système des
Lo ruban .le Reii fibrcs cérebello-olivalres (fcb, coupe HIO, Fig. 367, p. 532). Ce n'est qu'au
forniLi'ion^'^i^éticuiée voisiuage du sillon bulbo-protubérantiel (coupe H8, Fig. 398, p. 563),
prombcranUc"ii'e"'''" ^^^^ l'apparition du noyau central inférieur i^Ncij, que le ruban de Reil
(Rm) se dégage de la formation réticulée blanche et constitue un faisceau
distinct, compris entre la pyramide antérieure, le noyau central inférieur,
l'extrémité supérieure de l'olive bulbaire et le raphé médian.
La couche ruba- Couclie rubauée. — Au-dessus de l'olive bulbaire (coupe H8. H7,
nceetsesdeuxscg- pj^ .^ç,^^^ ^^^^, gauchc, 397) Ic ruban de Reil (Rm) s'étale dans le sens
mcnts
transversal; il occupe dans la région protubérantielle moyenne toute la
largeur de la face antérieure de la calotte et s'étend du raphé au tronc
du trijumeau (coupes, H4, H5, H6, Fig. 396, 405, 365). Adossé aux
libres du stratum profundum (Strpi, il sépare l'étage antérieur de la
protubérance du noyau réticulé (Nrt), du faisceau central de la calotte
(Fcc) et d'un petit amas de substance grise, obloiig, souvent bilobé, situé
en avant et au-dessus du noyau du facial, en dehors des libres radicu-
laires de la VI^ paire, et connu sous le nom A' olive supérieure ou
protubérantielle (Os). Peu développée chez l'homme, cette dernière pré-
sente chez certains animaux, en jiarticulier chez les carnivores, la forme
d'une lame grise festonnée, contournée plusieurs fois en S et rappelant,
par son aspect et sa structure, les festons et dentelures de l'olive bulbaire i
ou de l'olive cérébelleuse. Sur les coupes horizontales, le ruban de Reil
forme ainsi une couche de libres aplatie d'avant en arrière, désignée par
lieichert sous le nom de couche ruhanée (Sciileifenschicht), par llaller
sous celui de lemniscus. L'olive protubérantielle la divise en deux parties
inégales: l'une, volumineuse (>t interne, qui constitue le rulmn de Reil
iiirdidit iWm) ou principal] l'autre, |)elite et externe, comj)rise entre l'olive
protubérantielle et le tronc du trijumeau, (|ui |)(trte le nom de ruban de
lieil laff'ral (W\).
'"''''"'"■ Le Ruban de Reil médian (Rm) procède de la couche inter-olivaire
Uiilaii <lc Kcil
CdM K.i i; v I in\ I \ I i;iiii:i iti: hi i; m» m i;i;\(:i,i'ii \ i,K
•Ml
,1 ilr l;i ili'rii>^;il idil |ii ni Idllllc cl ((Ull |il rml des liltirs ,i -ci' inl.i ii I r- , V(!r-
IkmIi's, srcliiiniicc'-, |i,ir rimx'iiiii'iil , -.\w les cntiiics Inni/oiil;! le--, jicr-
S tTS
iillL
.. Wo. — Lr iLiliau de Heil el la l'oriiialion rrliculéc dans la réyinn iiioyeiinc de la
protubérance. L'olive cérébelleuse, l'embole et l'entre-croisement des noyaux du toit-
Les libres semi-circulaires externes et internes du cervelet et les trois pédoncules
cérébelleux. — Coupe horizontale passant par la substance blanche centrale du vermis
au-dessus des noyaux du toit et sectionnant la pari ie moyenne de l'étage antérieur
de la protubérance. Méthode de Weigert-Pal. :{/! grandeur nature. (Voy. description
de cette ctuipc. ji. (134, coupe H5, Fig. 428.)
Cj, corps juxta-restifornie. — Flp. faisceau longitudinal postérieur. — fsme, fsmi
fibres senii-circidaires externes et internes du cervelet. — Sem, enibole ou bouchon. — i^p,
noyaux pontiipies. — ,r.\7, entre-cmiscmcut des noyaux du toit. — SVII, noyau du facial.
— Oc, oHvo cérCdaelleuse. — Os, olive supérieure ou protubérantielle. — Vci, Pcin. Pcs,
pédoncides cérélielleux inférieur, moyen et supérieur, — Rin, ruban de Reil médian. —
S6<'. substance blanche centrale du vermis. — %/f, substance gélatineuse de Rolando. —
Slis, Strc. >7/yj, couches des fibres transversales superlicielles, moyennes et profondes
de l'étage antérieur du pont. — Tr, corps Irapé/.oïde. — VF, vole pédonculalre. — l'.srf,
grosse racine sensltlvc descendante du trijumeau. — l'i. (piatriéme ventricule. — yHg,
gciimi (lu facial. — l/Zi, troisième segment ou segment hori/oiUal du facial.
lit'iulicul;iir(>ni('nl à Iciii' dircclion coupes H5 à H7. 1m^\ iOo, 36o, '^97);
il osl IruNcrsr par les lil)res transv(M'sales ou hori/onlalcs du co/'ps Ira/jé-
To.ME n. 31
oT8 AN'ATOMIE DKS CEXTHES NERVEUX.
zoïde (Tr, coupe H5, Fig. 405) qui proviennent du noyau antérieur di
nerf cochléaire (VIII'' paire), et s'entre-croisent dans le raplié.
Kui.an cip Reii Lo Rubaii de Reil latéral iil). situé en avant et en dehors de l'oliveil
prolubérantielle, est formé de libres sectionnées obliquement ou horizon- 1
talement; il est alimenté par les fibres du corps trapézoïde [Jv> et de l'olive
protubéranlielle ( Os ) et constitue surtout une voie acoustique centrale ; mais 1
il reçoit de la formation réticulée quelques fibres longitudinales qui
occupent la périphérie rétro-olivaire du bulbe et proviennent de la moelK
épinière; il est renforcé probablement par quelques fibres du ruban lU
Reil médian.
Les deux faisceaux de Reil (Rm et RI; se continuent inscnsiblemeni
Tan dans l'autre et sont, partant, difliciles à délimiter rigoureusement
comme du reste tout faisceau compact de la formation réticulée. Dans leui
trajet protubérantiel, ils sont renforcés par un apport incessant de fibres qui
leur proviennent soitde la formation réticulée, soit des petits amas de sub-
stance grise situés au soin de ces faisceaux. Le ruban de Reil médian con-
tient, en outre, un certain nombre de petits fascicules arrondis, faiblement
colorés par la laque hématoxylinique, qui se distinguent par conséquent
facilement des libres denses, serrées et fortement colorées de ce faisceau.
(Coupes H2 et H3, Fig. 395 et 3G2).Ces fascicules appartiennent au sys-
I..-S lUin-s ai.cr- tèmc dcs fibi'es aherranle^ de la voie pédonculairc , et occupent, suivant'
[."'àll'miiiair.''" '' qu'ils proviennent du pes lemniscus superficiel, du pes lemniscus profond
ou des fibres aberrantes protubérantiellcs, les parties interne, moyenne
ou externe du ruban de Reil médian. Ils sont particulièrement nom-
breux dans les régions protubérantiellcs supérieure et moyenne, mai^
font le plus souvent défaut dans le tiers inférieur de la protubérance, soil
parce qu'ils ont réintégré la voie pédonculaire, soit parce qu'ils se sonl
épuisés dans la substance grise voisine (Voy. p. 543).
Au-dessus des noyaux moteurs et sensitifs du trijumeau (coupes H2.
Hl, Fig. 395 et 39i) l'olive protubéranlielle nexisie plus, et le rul)an de
\ovau\ .lu nii.aii Rcil médian (Rmj est séparé du ruban de Reil latéral [\\\) par de petits
amas irréguliers de substance grise, situés au voisinage du sillon latéral-
de l'isthme et connus sous le nom de noijaux du ruban de Reil latéraô
(NRl, coupe H2, Fig. 395); ils envoient, en elîet, à ce faisceau un con-
tingent important de libres. Le ruban de Reil latéral , facile à distinguer
grâce à l'obliquité de ses libres, n'est plus situé sur la même ligne»
transversale (jue le ruban de ileil médian; il se porte en arrière, recouvre
le pédoncule cérébelleux supérieur (IVs), alteint la face latérale du tronc
encéphalique et y foiine cette couche de libres obliques désignée par les
anciens anatomisles sous les noms de ruban de Reil, de laqucus, faisceain
Iriam/ulaircs de l'isthme. Sur les coupes horizontales de cette régioiv
(coupe Hl, Fig. 394), le ruban de Reil latéral (RI) apparaît sous forme
d'un faisceau triangulaire adossé à angle droit contre le ruban de Reil'
médian (Rm), lequel occupe toute la largeur de la calotte, du raphé
uK'dian au sillon latéral.
-1.' K.-il laf('!ral
(;<i\ I ii.rii \ iioN iNii.iiii:i lu: in i; imim iiknc i.i'n u.k. :.7!)
|(:iii-- li's r(''i;i(Mi-> \()i>im's ilii |pi'i|(iiiciilc rcii'l>r;il COlipes P3, P4,
|'i:;.:irill fl ."tliS. |). ."••{(• ri .■|.'t."i cl (|iii iiilcirs^clil l:i Cdiii m i^-^ii l'r ilc W'rr-
iK'kiiiU , le nilxin ilr lUi/ initlnin Uni iilhiiidoiirii- jx'ii ;"i |»i'ii Ir r;i|ilM'' cl sf i..< itii,.iri «le k.!i1
[lorlc (laMlaiil |»liisrii (lclior>> cl en ai-rirfc. (jnc s'.iciu-c (laxaiil.i-c l'cnln'- 'll^Jull.!u,„JZ.irn.
(•riii--riliriil (|c-> liciluiicillc^ ri'i(''lii'l Irii \ ^11 |)i''i'i(Ml l'-^ \ \*<-> . \ J' ////xl/i '/r /{>■/ /
, Uili'idl lîl), |)rt''S(Mil(' dans celte région un aspcci iiirilornic on lrian;^nlaii-c,
L A snnmicl poslt''iicur cl à liasc aiih'ricnrc, iclit'c an railtan ilc Itcil nn-dian
par un mince |i('Mliciilc de liliro. I,e> lilires, d'(ddi(|ncs (|n"(dles ('daicnl,
j dovicnncnl \erlicales, alxtrdcnl le i;ani;li(iM du tnix'icnle (|na(lrijnmean
|i()s|('rienr <»'Jp |>ar son exln-ni ili' anl('ro iniV-iieiice cl s'\ ('-pnisiînl. (le
l'aisccan repr('"^enlc donc nne\(ne rclali\ crnenl conrie ndiani l'olive supd-
iKMire OS cl — par la voie du corp^ lraj)ôzoïde (Tr), — le noyau de ter-
minaison du nei r cocliléairo (XV'III' i au luhoi'culo quadrijumeau posléiicur
croix'; sa Icruiiuaison dans les n^'^ions inlV-rienres du |)<''donculc rt'rélji'al
lui a (MU'orc valu le nom de ruhan dr lirif ntfrrirnv ( uulei'c Stdileifej
^Vov. Si/nitni/))ii(' et llistdrhjuc, j). .'JO'.I .
Dans la rci;iou des IuI)lm"cuIcs t|uadrijunicaux aiilcrieurs coupes
n 12 X bis an" 10 x, Fi^-. '{1)2 et T|-, Fig, 32o à 327), lors([uc le \.<- rni>:i» i'' i<cii
rui)an a^' lieu latéral s est épuise et que la commissure de \\ ernekmk aorK.uiaire.
lail place aux noyaux blancs, puis aux noyaux rouges de Stilli ug, le
nihnn do lUil médian (Um) se porte de plus en plus en dehors et en
arrière, s'éloigne de l'espace inter-pédonculaire et change d'aspect; il
rcv(''l la l'orme d'une corne d'abondance, dont le pavillon coid'e la partie
(>\lerne du noyau rouge (XU) et se fusionne avec la capsule de libres
ilNK ((ui entoure ce noyau, et dont l'extrémité mince et effilée atteint en
• arrière le tubercule quadrijumeau antérieur (Qa). Sa face concave entoure
la formation réticulée (^Sl\) et se fusionne avec elle; sa face convexe est
i'W rapport d'arrière en avant avec le bras du tubercule quadrijumeau
; postérieui' (BrQp), le corps genouillé interne (Cgi), la partie postérieure
du pied du pédoncule cérébral (T*) et du locus niger (Ln). Quelques fibres
>e terminent dans le tubercule quadrijumeau antérieur et constituent le
ruban de l\(>'d supcrimir (obère Schleife) ; les autres — de beaucoup les
|)ius nombreuses — abordent la région sous-optique et la couclie opti([ue;
(dies sont quelquefois désignées sous le nom de ruban de Reil thaltiniique
Thalamus Schleife).
Dans la région sous-optique (coupes n° 9 x à n" 7 x, Fig. 2o, p. 37, Le ruban de Rcii
iS, p. 71, et ïi -, Fig. 322 à 32i), le ruban de lleil médian change encore
de forme. Son extrémité antérieure diminue d'épaisseur et se porte en
arrière; son extrémité postérieure s'épaissit et s'unit aux libres cortico-
(juadrigéminales postérieures qui font suite au bras du tubercule quadri-
jumeau postérieur et traversent le segment sous-lenticulaire de la capsule
iuterne; le ruban de Keil affecte ainsi une forme de croissant, dont la
concavité se comble petit à i)etit, de telle sorte ([ue la sui'face de section
de ce faisceau devient très irrégulière au voisinage du thalamus, dans
cette région située au-dessous et en dehors du centre médian de Luvs et
lans la région sous-
optiiiuc.
o80 ANATUMIE DES CENTRES NERVEUX.
que nous avons désignée sous le nom de région du ruban de Reil média
(HgHm, Fio. 47, p. G9). Le ruban de Reil se termine dans la partie post(
Heure et inférieure du noyau externe du thalamus (Ne) autour du centr
médian de Luys (^Nm). Aucune fibre ne se rend directement dans 1
capsule interne.
Fii.rcs croi>.ant le Daus SOU trajet pédonculalrc et sous-optique, le ruban de Reil est tra
leVrc^frio^ns^pélioncu! vcrsé par uu grand nombre de fibres horizontales curvilignes d'origine
laire cl sous-opti- tj.{.g yant^es, ct qui proviennent pour la plupart de la formation réti
culée. Les unes appartiennent au système des fibres cortico-quadrigémi
nales postérieures (^coupen" 9 x, Fig. 23), et des radiations de la calott
(coupe n" 7 x, Fig. 48).
D'autres font partie du pédoncule du tubercule mamillaire (PTml
coupes n° 9 X à n° 10 X, Ti-, Fig. 324, 323 et Tu, Fig. 374 à 376, p. 544)
D'autres encore semblent relier la formation réticulée au locusniger (Ln^
sans que l'on connaisse toutefois leur origine ou leur terminaison (Fig. 231
p. 214); ce qui paraît certain, c'est qu'elles n'appartiennent ni au rubai
de Reil médian (Rm) ni^à la voie pédonculaire, car elles persistent intacte:'
dans les dégénérescences de ces faisceaux; elles représentent une forma-
tion surajoutée, peut-être un système de fibres prenant son origine or
se terminant dans le locus niger, et sont tout particulièrement évidente^•
dans les cas d'agénésies de la voie pédonculaire (cas Richard, xLn
Fig. 231, p. 20 i).
le (aisLcau longi Falsccau lougitudinal postérieur (Flp). — Synonymie : partie posté-
pos (M leur. ficiire des cordons antérieurs de Gratiolet et de Slilling ;/'rt(sceau longitudinal supérieur d(
Stieda; Hinteres Lantjsbùndel de Meynert; fibres spinales des régions postérieures (LuysV
bord supérieur de la substance réticulée (Henle); fasciculus lonyitudinalis medialis (noiiicii-
clator anatomicus), faisceau longitudinal dorsal (Kolliker). (Xe pas confondre celte déno-
mination avec le faisceau longi Liidinal dorsal de Schiitz, situé dans la substance grise
centrale du 4'= ventricule, en connexion avec les funiculi teretes et que Kolliker désigne
sous le nom de faisceau longitudinal de Schiitz.)
Son étendue. Lc fuïsceau loufjitudiîial postérieur (Flp) occupe la partie postéro-
inlerne de la formation réticulée; il forme de chaque côté de la ligne'
médiane un petit faisceau de fibres fortement colorées par la laque hénia-
toxylinique, très bien délimité en arrière par la substance grise cenlrale.
en dedans par le raphé, mais qui en avant et en dehors se continue sans,
ligne de démarcation nette avec la formation réticulée. Il s'étend, en tant
que faisceau plus ou moins bien délimil('\ de la commissure postérieure
et des noyaux de la troisième paire (coupes n" 6x à n" 10 x, T. I".
Fig. 321 à 32"), p. 044 à ()55) jusqu'au noyau central inférieur (coupes
PI à P4 et coupes Hl à H8, Fig. 419 à 438, p. 616 à 657). Il passe
en arrière de la cajtsulc du noyau rouge, de l'entre-croisement des pédon-
cules cérébelleux supi'i'ienrs, du noyau centi'al supérieur (>t du noyau
réticulé de la calotte, et présente dans son traj(>t des variations d(> forme
et de volume ti'ès appréciables suivant les régions. Il est néanmoins
facile à reconnaître sur toutes les coupes qui sectionnent le pédoncule
( uM |(, I I! \TI(iN I N I l,i;l l.l li I. m i; lln\| lîlM.I.I'll \ I I. :isi
, |-,.|,i;il. I;i |)rii|iilM'r;iiiCf cl l;i |i;iil ir •-il |ii'iicii M' iln lu il lu-, ucicc ;i I i ii I !■ !)>.(•
Jul'.'llioll lie N('S liluTS |l,l|- l;i l;ii|lli' liclll.linx \ I l ll h| ne , ,1 l;i ilcll>il('' ijr
-,••> t'.isciciilc--. cl ;"l r.ili-^ciicc |i|cs(|iic n un |»li-|i' ciiln' ce-- (lc|liir|--(|c lr;i-
Imh'uIcs (lt> siiiisliiiici' |L;ii->('.
Sur li'^ coiipc-- i|iii iiiliTc-^vriil l;i (•(nmiii^-^iirc |ii>-^<lt'Ti('iu>' , au iii\(';iii s«ii îi»|.rri .lan»
,1,. rnill.nll.lllliv ,1.' r.KI Ilir .Ir SnIvIiI^ .hin- le Irnixi.-mr V.'IiIiMIiIp I'I^^^'-K''''' HOUH-opli-
coupe n" 6 X, T. I' ' . l'i;;. ."i^l . |). (Ȕ i , If riiiscr.iu |()iii;ilii(liiiiil |iii>l(''iifiif
:in|t,ii;iîl ciMiimi' un r.iiscciiii minci' cl ;i|>hili. ;i|)|ili(|in'' sur !;i |);irlic
.iiMcii> iiilcnii' (le l;i c;i|»>nlc ilii iiomim ron^c; s;i [i;irlic sii[)t''riciirc cl
\lcrnc coiniircnd sur lc> cini|tc> Iniri/onliilc^ nlil njin's des lihrcs x'clion-
iifos |i(>r|)iMnlicnl;iii('nicnl ,"i leur ;i\c; s;i parlic inlci'iiccj inh-ficnrc, des
'libres st'clinnni'cs piunllcIcnnMil ; ces dernières lui'nn'nl l;i liinile iiilcfiie
lie l;i (Miisiilc du noyau l'oiige, la sépai'cnl de la snl)slance j^i'ise (|ni
iJonlile l'espace pei'l'oi'c' posiérieiii', j)uis se i-ecuiiihenl en dedans pour pai'-
tiriper à I enire-eroisenieni sous-llialainiijne postérieur de l'()rel icF)
lOiipe n" 6x, T. 1'", l'ii;. :i2l, p. Jjiii.
Sur les coupes (|ui inléresseni les noyaux de la III'' paire (Nni), Son aspect .lans la
.. HM 1 . r\ f- ru —I t 17' r»»' •»"7\ I I' • ,, roffion «lu noyau «lu
coupes n" 7 X el n" 9 x, iMg. i8, p. il et Fig. 2o, p. 37) le faisceau n,„tour oculaire com-
, liiuuilndina! posléi'ienr a |»paraît encore sous l'aspect d'un faisceau ohli- '"""•
(|ue. épais (mi haut cl (mi dehors, mince en bas et en dedans, fusionné
encore intimement à la capsule du noyau rouge dont le délimitent d'au-
tant mieux les élégantes fibres arciformes de l'entre-croisemcnt dorsal
(de la calotte de Meynert (xM), que l'on considère des coupes plus infé-
'rieures (Coupes n" 10 x, n° llx, T. 1'^', Fig. 32o, 326, p. 6oi et 6o7).
Sa grosse exlri'inité se fusionne en dehoi's avec la formation réticulée de
la calotte pédonculaii'e (SR); son extrémité interne, mince et effilée, s'unit
. par trétroils fascicules à celle du ccMé opposé, formant ainsi un angle
' très aigu, ouvert en arrière, qui loge les dilfércnts noyaux de la. i\V paire
ol s'insinue très en avant entre les deux noyaux rouges : l'enlre-croise-
ment dorsal de la calotte de Meynert (xAl) (fontaineartige Haubenkreu-
/ung! constitue sa limite antérieure. Dans toute cette étendue qui cor-
respoiul assez exactement à la région des tubercules quadrijumeaux
■ antérieurs, le faisceau longitudinal postérieur est croisé et en partie dis-
■ socié par les fibn^s radiculaires de la III'' paire (Coupes n" 9 x à n" 1 1 x.
T. I--, Fig. un à 32li. p. ():;i à 057).
A la paille inlcMieiire des noyaux de la IIP paire (coupe n" 12xbis, son aspect au ni-
Fig. 392. p. rioi), la surface de section du faisceau longitudinal postérieur ',er" pathétique"
change de forme. Sa partie interne s'épaissit, sa partie externe se creuse
en cupule pour recevoir le noyau de la IV" paire (Niv), et se fusionne
de plus en plus avec la formation réticulée de la calotte pédonculaire
dont il devient malaisé de le délimiter. Le pont angulaire si accusé, qui
unit dans la région des tubercules quadrijumeaux antéi'ieurs les deux
taiseeaux longitudinaux postérieurs, se porte de plus en [)lus en arrière,
à mesure que l'entre-croisement dorsal de la calotte (xMi s'etfectue, et
lorsqu'il est terminé et fait place à l'entre-croisement des pédoncules
382 ANATOMIE DKS CENTRES NERVEUX.
cérrljclleiix supérieurs coupe n" 13 x. T. I'"', Fig. 328, p. 661). ce pon
devient transversal et unit les extrémités antéro-internes des faisecauN
longitudinaux postérieurs. Il conserve cette apparence dans toute la hau-
teur de la région des tubercules quadrijumeaux postérieurs.
Son aspoit dans la Avcc la disparitiou du noyau de la 1V° paire (coupes PI. P2.
Sirsu/Jneui^''"' FJg- ^^9, 420, p. 617, 618), la cupule de la lace postérieure disparait H
le Flp présente un aspect piriformeou aliforme caractéristique; son extré-
mité interne est épaisse et volumineuse, nettement délimitée en avant pai
lentre-croisement des pédoncules cérébelleux supérieurs et unie à celle
du côté opposé par un petit pont transversal ; son extrémité externe s'eflile.
atteint en arrière et en dehors le locus ca'ruleus (Le) et la petite racine
motrice descendante du trijumeau (Vc), tandis que sa face antérieui'e se
fusionne avec la formation réticulée, dont il se distingue toutefois par la
coloration plus intense de ses fibres par la laque hématoxylinique. 11 con-
serve cette forme d'aile dans toute la région protubérantielle supérieure
qui correspond à l'émergence du nerf pathétique , à l'extrémité supé-
rieure de la valvule de Vieussens et au noyau central supérieur (coupes
P2 à P4 et Hl, Fig. 420 à. 423, p. 618 à 6231 ; seul le petit pont d'union
change d'aspect : le volume de ses fascicules diminue, il cesse d'être trans-
versal, se porte en arrière et envoie dans la substance grise centrale de
l'aqueduc une fine saillie angulaire.
Son aspect au ni- Au-dcssous dc la IV'' paire (Fig. 406 et coupes H2, H3, H4, Fig. 42t,
nerf niasticLtour. " 425 à 427, p. 626, 628, 633), le faisceau longitudinal postérieur diminue
d'épaisseur. Son extrémité effilée disparaît ainsi que le pont d'union, et le
faisceau se réduit, dans la région du noyau masticateur (NVm), du noyau
sensitif du trijumeau (NVs) et du noyau réticulé de la calotte (^Nrt), à une
petite masse ovalaire limitée en arrière parles fibres arciformes profondes
(fad), et séparée du faisceau dc même nom du côté opposé par les fibres
sagittales du raphé. Fn dehors, le faisceau longitudinal postérieur se
fusionne sans limite nette avec le reste de la formation réticulée, dont le
sépare un amas gris ii-régulier, mais constant, qui s'insinue le plus souvent
dans l'épaisseur même du faisceau longitudinal postérieur et en dissocie
les fascicules les plus antérieurs et les plus externes (NFlp). En avant, le
Flp est toujours séparé du noyau réticulé de la calotte par une couche
assez épaisse de fibres longitudinales, dont il se distingue néanmoins
facilement, grâce à l'intense coloration et à la densité de ses fascicules.
Sur les coupes pi us i ii féiieures ! coupes H5, H6), Fig. 428, 429, p. 635 et
()38), ces limites antérieures s'elVacenl à leur tour, o[ le faisceau longilu-
sori aspect dans la diual posléricur fait coi'ps avec le reste de la formation réticulée : il en
l'icnT'iniI'rioi'i'rë '^"" formc l'angle postéro-interne. Cette fusion s'opère dès que le genou el le
segment externe des fibres radiculaires du facial apparaissent sur les
coupes. Le genou du facial constitue alors la limite postérieure du faisceau
longitudinal postérieur et le sépare de la substance grise centrale et du
faisceau longitudinal dorsal qu'elle contient. En avant, le Flp est séparé du
noyau réticulé (Nrl), el plus bas ('coupe H7, l'ig. 'i30. p. 6'(0), du noyau
coM h.i it A I in\ I N ri;i;i 1.1 m; iti it iium iti;.N(.i.i'ii a i.l':.
:;h:\
rnli;il iiilfiiiMir .\ci . |i.ii' ili- iininliii'ii \ r.i^-ciciilcs |()ii^nlii(liti;iii\ d'îiii-
iiil |llll■^ (l(Ml>f>, l'I |ilii-~ Inili'iiii'iil Cdldii'^ |i;ir 1,1 i;i(|ur li('iii;ilii\ \ I in i(| iir,
iir l'un cniiNiilcic ili'~' ((Plllic^. |illi-> inlV-ricillrs. |,c ii()\;ill \\l ri los
Mm
îcs
— fsnK
-r
Tr ;r.
l-m
; ± .
rr,' ; Os Pou
FiG. 400. — l,;i calotte de la région piotubi'ranlielle moyenne : ruban do Reil, faisceau
lousiludiiial jiostérieur, faisceau central de la calotte, noyau réticulé, noyau du
nerf masticateur et noyau sensitif du trijumeau. <S 1 grandeur nature. Méthode de
Weigcrt-Pal.
Fcc. faisceau central de la calotlc. — fec. feutrafre extraciliairo de l'olive cérébelleuse. —
Flp, faisceau longitudinal postérieur. — .\7•7y^ noyau du faisceau longitudinal postérieur
se fusionnant en avant avec le noyau réticulé. — Fil, faisceau latéral du bulbe entrant plus
haut dans la eonstitution du nd)an do lU'il latéral. — /'s)iie, fibres seniicirculaires externes
du cervelet. — \rl, noyau réticulé. — O.s-, olive supérieure ou protubérautielle. — l'es, péibm-
cule cérébelleux supéi'ieur. — Sffc, substance grise centrale. — SU, formation réticulée. —
strac.a. strie acoustique ascendante i Voy. Fig. 439). — /■, fibres sagittales du raphé. — Rut,
ruban de Heil médian. — Tr, corps trapézoïde. — V, trijumeau. — .Vr;;i. noyau du nerf
masticateur. — .Vl'.s, noyau sensitif du trijumeau. — IV/. petite racine motrice descen-
dante du trijumeau. — \'r, libres du raphé se rendant dans les noyaux du trijumeau.
libres radiculaires de la VI'' paire limitent on dehors le faisceau longitu-
dinal postérieur; au-dessus et au-dessous de ce noyau, il se fusionne sans
limites distinctes avec le reste de la formation ré'ticulée; comme cette
i84
ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
Son aspect dans la
région bulbaire.
dorniri'o, il ost silldniii'' par dos fihres arciformos qui le traversent, l|
limitent en arrière et le séparent du genou du facial et de la substancl
grise centrale du quatrième ventricule.
Au-dessous du noyau de la VI' paire (coupes H8, H9, Fig. 4381|l
439 . avec l'apparition de l'olive bulbaire lOi) et la disparition dil
noyau central inférieur, le faisceau longitudinal postérieur i^Flp) cess
d'exister en tant (jue faisceau plus ou moins nettement délimité. 11 o>
Sa fusion avec la Complètement fusionné avec les fibres de la formation réùcuhh' Itlanche
w™Jiie°" '^*'*"^"'^^ 11 occupe la partie postérieure de cette formation, et quoique ses limite
antérieures soient impossibles à établir, il est toujours facile — sur le
coupes horizontales sériées, sur les coupes sagittales ou vertico-transver
sales — de suivre les fibres les plus postérieures de ce faisceau jusque dan
la partie postérieure des cordons antérieurs de la moelle dont il procède
Faisceau central
de la calotte.
Son aspect.
Ses rapports
Ses connexions
avec la capsulo (|(.
l'olive bulbaire.
Faisceau central de la calotte iFcci. — Des tiois faisceaux corn
pacts de la formation réticulée, le faisceau central de la calotte est le moin;
bien délimité; dans la partie supérieure ou pédonculaire de son trajet, i
se fusioime complètement avec les fibres longitudinales de la formatioi
réticulée; l'étude des dégénérescences secondaires permet toutefois d'af
firmer qu'il concourt à former la partie postérieure de la capsule du noyât
rouge et qu'il est situé on dehors et en avant du faisceau longitudina
postérieur (voy. cas Rauber, 11^ partie, chap. IV).
Le faisceau central de la calotte (Fcc) apparaît en tiint que faisceai
distinct, dans la concavité de la commissure de Wernekink (coupe Hl
Fig. 423 p. 023). Accolé au pédoncule cérébelleux supérieur (Pcs), il es
limité en arrière par le noyau circonfiexe (Nef), en dedans par le noyai^
central supérieur (Ncs) et le faisceau longitudinal postérieur (Flp). {
Au-dessous de la commissure de Wernekink ( coupe H 2, Fig. 424
p. 620), il est séparé en avant, du ruban de Reil médian i^Hm), par lee
fibres horizontales supérieures du corps trapézoïde (Tr) qui se rendent
dans le ruban de Reil latéral (Hl).
Dans les régions protubérantielles moyenne et inférieure (^coupes H3.
H4,H5,6H, Fig. 42:5 à 429, p. 628 à 038), il s'adosse et se fusionne er
partie avec le ruban de Heil médian (Hm), S(> place on dedans de l'olive
supéi-iouro ou protubéranliollo (Os) et du noyau du facial (Xvii) et si
(ItMiiuile mal en ai'rière et on dedans, dos faisceaux longitudinaux de h
l'oruiation rt'liculéc (SB) (|iii liinitoiit le noyau réticulé (^Nrt) et le noyau
cciilral iufériour(N(!i ). Au voisinag(î du sillon l)ull)o-j)rotubéranliol ( coupes
H7, H8, Fig. 397 et 398, p. odi et ii63), il forme avec le ruban de Reil
médian (Rm) un angleouverl en arrière qui loge un prolongement du noyau
(central inférieur (Nci). Immédiatement au-dessous (coupe H 9, l'ig. 366,
j). 529), il est séparé du ruban de Reil médian (Rm) par l'olivt» bulbaire;
dans toute la hauteur du bulbe oiiliu, il se [)lace d'abord à la partie j)0S-
téro-exlenio, |)uis à la pai'tio autérieurcMie l'olivo bulbaire» dont il concourt
à lormor la capsule (COupe H 10, Fig. 3(»7, |). 532).
en M H, I i; \ I iii N I \ I I i; 1 1 1 i; i; ni i; il u \l i: i. mi l' il \ l.i:. :>8r>
l.t- (':ii-rr,iil iciill.il Je 1,1 r;il(.||,' |Vc ..rrii|(r iliuic l.i |i.illii' r.Mlli;ilr (le
1,1 ,;i|,,||c |UiilillHM;ililir||r, i'I s'clcml (If hi r;i|is|i|r du ii<.\:iil rnii-rii l;i
,;i|»-.iili' ih' l'iili \ (• lnilli;iiic.
IM i:i .!< M ; HA l»ll I !•;. lÎM M I KiiKw . (■(•//(■/• titir hishni/nlirliiiniilr Vnrhiuihnxj <lcr i/ros-
..•nOliiiii mililini tin'ssliini, ,N(Mii ol. Ci'iili ,ill»l., IKH.";, ir".l. I>i; Mi.MK. llrlirr dif Sr.lilei-
r-nsrliirhl Itri fortittrn infnsrhlirlirii tifliirnrn. IJor. il. M.illi. pliys. Kl.'issc <1. k. suclis.
(■i>^ollsi-li. tl. WissriiM'Ii., ISS.;. — Dr MKMK. Vrhrr ilir I .innisfm^crznijc dcr Funiiulio rcli-
niiris mrdulhv ohlouijativ rt iwiilis. Nnurol. Cciitr allil., ISHIJ. n° lii. — Di; mkmk. Die
l.ritiiniishiihnni iin (iehini u. liiicliniuunk. 2" Aiill. I,rii>/.ii:, IK'JO. — I)i; mkmk. IJeher die
<.hl,ilnisrliirl,t.,e\r. Nciiidl. Cciilr.illtl.. IH'.tC.. p. :iOi . — Iîumknau. Veber den (imscnn Kern
/,s Kf7/s/n/»;/s iin lerlanuritm Mari;. Nciiiol. Contralhl., IH9I, n" H. — IfniDAcii. Vnm
li,tur itnt/ Li'hrn drs (ichinis. A \h\. i.cipzii,'. IS19-IS2('». — Chaiu'Y. Systniic neneiu in
rraitt- d'.Vnal. Iiuiuaiiio de P. l'oiiii-r, T. Ili. — UAitKsciiKWirscii u. S. Kuki d. Ueber die
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t)86 ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
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CllAlMTUE 111
Tl DK TOlMMiUAIMIKjl 1-: DU nilO.MIJKNCÉIMIAIJ-: A i.AIhK
\)K CUUPKS MICHOSCOIMULKS SElUI<:i:S
Los s(5rics (!(' coup(>s particulii'romont inslruclifs pour Téhulc lopo-
^raphiquo du rli()nil)(>ncé[)hal(' (loivcnl èlrc parallclcs soit au plau sajiillal
mnlian. soit au i)lan horizontal et s(>c1iouner le tronc encépiialique
[tins (Ml uKtius perpendiculairement à son axe.
Los rotipcs saf/ill.alcs sont surtout t'avorablos à l'étude topop^raphique
du l'orvelot et permettent de suivre les transformations (jue subissent
li's Inlics du cervelet et l'arbre de vie en passant du vermis aux liémi-
s pli ères.
Les coupes horizontales montrent les parties constituantes des dill'é-
icnts segments du tronc encéphalique, les transformations qu'ils subis-
--'iil et les connexions de ces régions si importantes avec le cervelet.
COUPES SAGITTALES
La série des coujjcs sagittales SI à S9 ' Fig- 408 à 417 1 n'est pas
rigoureusement parallèle au plan sagittal médian, mais dévie légèrement
en dehors et en bas, de telle sorte que la coupe SI (Fig. 408), par exem-
ple, qui intéresse le plan sagittal médian du cervelet, sectionne le tronc
l'iu'éphaliquc un peu en dehors de la ligne médiane et passe par la couche
iuter-olivaire et le liile de l'olive bulbaire. L'orientation mathématique
d un j)lan de coupe est toujours chose dil'licile, surtout lorsqu'il s'agit
d une masse aussi irrégulière que le rhombencéphale inclus dans un
Idoc de celloïdinc.
(le Iég(>r écart est négligeable, car c'est l'étude du cervelet qui im-
piirtc surtout dans cette série de coupes; il est compensé par la
coupe SI bis (Fig. 409) que nous intercalons dans cette série, à laquelle
t'Ile ap|)artient du reste et qui passe par la ligue sagittale médiane du
Inmc encéphali(}ue. Pour ne pas faire double emploi avec les COUpes SI
SSS AXATO.MIE DKS CE.NTIiES NERVEUX.
et S 2 (Fig. 408 et 410), le vermis, sectionné à gauche de la ligne mé
(liane, n'est pas représenté dans cette figure 409. Comme on peu s'er
m
ai f- t^ to r
FiG. 407. — Coupe horizonlale un pou obli(iue on bas et en avant du rliombencépliale,
— passant par le tiers inférieur de la proluhérance, le genou du facial et le noyau
du toit — ■ avec lignes pour lo ro|>érago des coupes sagittales SI â, S9.
rendre comj)le par le scliéina de repérage (Fig. 407), la déviation dans
celte série de coupes sagittales est donc légère.
COUPES INTÉRESSANT LE VERMIS DU CERVELET
(Coiii)cs SI, S2, S3, Fi-. iOS, ; 10 etillj.
Coupe SI (Fig. 40<S). — (^onpc passant par la ligne sagittale médiane
du vermis et sectionnant le tronc enc('|)liali(|ne en dehors dn raphé. au
niveau de la formation réticulée; hlanche et du hile de l'olive.
Celle coupe uionlre très iioUcmmcmI la forme du (/uad-irnic ventricule (V4) et
i;iiiii: idi'iM. u \ l'ii h.ii i: III i; Il (»Nii! i; N(,i.i'ii \ II';. :;h'.)
1,1 (lillV'i riK'C lie ciMi'-lil iilimi de ses |i;iiui> |,;i |i;iiiii aiiirTUMiiT oii plninlii'r osl,
M'ilicalt'. t(i;ii^>('. |tirM|iii' iccliliLiiic cl loiiinr |):ii' Ir tronc; enccplialique. I,:i
|i;>ri)i iiosli'M'ii'iiir, ou /()//, es! rniiili'C : cllr l'iivnic im (liviTlicuJc ;iii::iil;iiii' dans
I,. crrvi'lcl cl elle es| coii-^l il iiee dans sa parlie siiii/'i-ieiiic par le cervelet, dans
>.a pallie inleiieure, pai' la loilc rliiirinilicinir (Idij et /<\ jilr.nis i/tunm/r.s Irtuisrcr-
saur IMelil dii i/iiiilririiif rniliinilr.
Cervelet. — Celle emipe rend bien eunipli' du dévrioppemciil exlri'ine, (pu-
|)rt'nil la siilislaiice i;iise dn ceivelel. de la iniilondeiir des sdlons ipii sr!|)arenl
lesdiil'erenls lohes du M'iniis.el de l'exigmli!; reiiiar([iial)lo dclasubslaïKU! blanche,
ipii airecle la liuurc si caracli'risliipic de l'arbre de vie du lobe médian.
C.onsidciô dans sun enseiid)le, le veiiuis s»; pi't';senle sous l'aspect d'une roue
<ui d'un dis(iue dmil le sccleur anh-ro-inférieur, absent, ost occupé par le diver-
liciile aii,u;ulair(> du i" vtMilrieule. La substance blanche centrale (Sbc;, on
moyeu do ccHe roue, représente le point de coucunlration vers lequel conver-
u'cnt soil directement, soit indirectement les axes des différents lobes du vermis.
i;ilc occupe une silualion c\cenlri(iue, et ainsi s'c\pli(|ue l'int'jiale loti^Miour des
a\t^s principaux tlu veiinis cl la fusion dos axes de la région j)(jslérieuro du vermis
CM une liraiich(> coniniune, la hninrhc honzuntdle do l'arhve de rue médian (bh).
La substance blanche centrale iSbc;) se réduit à un(î potile masse ovoïde
on irreuulièrenienl Irapé/.oïde, située au-dessus du toit ducjualrième ventricule,
cl dont la lace inférieure est tapissée à sa partie antérieure par l'épendyme du
toit (lu (luatrième ventricule. De la substance blanche centrale du vermis (Sbc)
>e détacbcul, à la manière des rayons dune roue, deux branches principales et
ipiaire branches de volume, de longueur et d'iinporlancc moindres, (jui s'iria-
dient dans les différents h)bes du vermis.
Les deux branches principales de Vdrbre de vie du Inhr )iiédi(in,porUHÛ le nom
de brniifhe vrrtira/e [hv) et de branche horizontale (bh), et semblent n'être que
des branches de bifurcation de la aubslance blanche centrale (Sbc) qui porte
ncore de ce fait le nom de tronc commun de Varbre de vie médian.
La branchi- vrrtirale (bv), remarciuahle par son épaisseur et sa bricv(4é, se
dt'lache de la partie supérieure du noyau blanc central ot se porte obliquement
'■nhaut et en arrière; elle est destinée au cw/we/i et mesure s millimètres de haut
sur 1 à -2 millimètres de large. Vers son extrémité supérieure, renflée en massue,
convergent les axes plusieurs fois ramifiés des 3 à i lobules secondaires de la
face supérieure du culmen ; sur ses faces antérieure et postérieure légèrement
feslonni-es et irrégulières, s'implantent les axes des lames et lobules du culmen
([ui bordent \e<' sillons post-central ispo) et transverse antérieur (sta).
La branche horizontale (bh) est séparée de la branche verticale par le sillon
iransvrrsi' antérieur (sta) et les nombreux lobules (jui tapissent les deux lèvres de
ce profond sillon. Elle se détache de la partie postérieure du noyau blanc central,
se i)orte horizontalement en arrière vers le bourgeon terminal (Bt) dont
l'axe la prolonge en arriére. Lisse, rectiligne et d'égale largeur dans toute son
étendue, elle mesure 15 à 16 et 18 millimètres de longueur sur 1 à 1 et demi
millimètre de large. Son extrémité postérieure légèrement renflée reçoit : 1° le
Court axe commun aux :2 ou 3 lobules de la l'ace supérieure du déclive; 'i" le court
axe du bourgeon terminal (Bt); 3" l'axe plus long du tubercule valvulaire (Tub.
valv.). Sur sa face supi-rieure s'implantent les axes des nombreux lames et
lobules profonds qui tapissent la lèvre postérieure du sillon Iransversi' antérieur
(sta). Sa face inférieure reçoit les axes grêles et courts des lames et lobules plus
590
ANATO.MIE DES CEM'UES NERVEUX.
spo
; • Lobe central
: ; : Plcit
;LiiiguIa
: -w
\ '■ ;
X '.
■) :
n : Flp VF
ii ; Sgc .,îîrt Ehl , "^ ;
i Sgc" i C'a
Cp xPy
FiG. 408. — L'arbre de vie du vermis, la formation réticulée, les noyaux do doU cl do
Burdach, le liile de l'olive bulbaire et l'étage antérieur du pont. Coupe sagittale
médiane SI du vermis passant par la ligne de reprn' SI de la fig. iOT. (Méthode dei
Wcigcrt-I'al.) 2/1 grandeur nature.
I)}i, l)ran(lifi tioi-izoïitale de l'arbre do vie du vermis. — hv, brandie verticale de rarbref,
de vie du verniis. — \il, bourgeon terminal. — C«, cordon antérieur. — C/), cordon postérieur!
de la moelle. — fai, fibres arcilormes internes du l)ulbe. — Flp, faisceau longitudinal posté-l
rieur. — AT/J. noyau du cordon de Hurdacli. —.V(V;, noyau du cordon de Coll. — -Yc», noyau!
central inrériciir. — Nfl, noyau du funiculus teres. — .Yrtj, noyau juxta-olivaire interne. — \
Nrf, noyau réticulé. — S'xii. noyau do l'hypoglosse. — Oi. olive inférieure ou bulbaire. —
l'Iclil. plexus ciioroïdes tr.uisversaux du (pialrièmo ventricidc. — /'y. pyramide antérieure
du bulbe. — ■'/'.'/. décussatiou pyr.imiilrilç. — l\in. rul)an do Ueil. — .n'/jc, substance blanche
centrale du vermis. — .se/', j^rand sillon circoiircrcatiol du cervelet. — Sgc, Sgc', Sgc",\
sid)stancef,M'ise centrale du tronc oncépliaiiipic et de la partie supérieure do la moelle. — spoA
sillon |)ostceutral. — spop, sillon poslpyraiiddal. — xprp, sillon prépyraniidal. — S/?,
formation rétiradoc. — ssV, sillon supérieur de Vi(-(( d'.\/.yr. — sla, sillon Iransverse anté-
rieur. — Slvc, stratum coinpioxuui ponlis. — >'//•;>, stratum profuudum. — S//\s-, stralum i
supcrficiale. — Sfrii\'lll, slv'n's acouslirpuîs. — Tcli. toile choroïdienno. — 17*. voie pédoucu-
lairo. — VW valvule de Vieussens. — l'i, rpialriéme ventricule. — /Ti, si)n diverticule |
angulaire. — IXd, faisceau solitaire ou racine descendante du nerf glossopliaryugien.
1, lilH, nil'ot. li \ l'ii I (.11 i: IH iMMi M i;i. \(.i,i' Il \ i.i;. ;•,'.) l
.11) miùiis s('ssil('>< (|iii hipi-'-^fiil l;i li'vrc siipriii'iiii' du sillmi jinsl iii/iuiinf/ul
s|M>|»\ l'illn ri'O'il (Ml oiilir, ati viiisiii;i;^M' (|(« son iiii|il:iiil;ilii)ii siii- la siihsiaiicf
lihmrlic cnilialr. 1'^///' loii:;, '^vC'lc t'I iniiico (/>• lu ininnitiilf du vcrtiiis difiL,'i'' ohli-
,|ii(>liii'iil (Ml liaiil l'I m av.iiil.
|)i's mialro l)iaii(li('s de iiiniudic dimcnsinii (|iii se (ll'îlacliciil, diri'ih'riKMil de
la suhslania' Maiulio ii'iilralc. deux sont siipiTiciiics (d deux iiilV'iioiin'S. liOS
niiMiui'ii's se iHnli'iil dans le lobe fiMilial ri daii~. la lin;^nla, l(;s autres dans la
lili'lli' l'I 1'' uoduli". La In'iinrlir ou Viiir (In Inltr cfiilrnl, |)ii';s('ril(! à [xMi [)rrs la
ini'int' rpaissiMir ipic la luaiicln' liori/.oiilalc d<! i'arhrt' df vie iiKjdian et so porh;
,d)li(pi«Mn(Mil rn liani cl en avanl. i,i' plus souvcnl , idlc s'ini|danl('. sur Taiigle
•^iipéro-auliMiiMii du uu>au blanc central du vcrniis ; plu-> rarciincnl, ollti si;
di'Iaclic de la biau(die verticale de l'arbre (b; vie uiiMlian, et le lobo contrai ne
représente dans ce cas (|u'iin (b'S lobubis du mmilirnlf.
l.'iivr de bi liiiffiihi SO détacbe de la partie antéro-supiirieure du noyau blanc
entrai, et proente un trajet coudé; il se dirij^e d'abord horizontalement en
i\aat, puis oblicjucinent en haut et en avanl, e| liualeinenl v(;rtieab!rn(;nt en haut;
-in troisième seiiuieiit est d'autant plus loui;- que le sommi.'t de la lin^ula est
pins indi'pendant cl mieux développi'. La l'ace supérieure de l'axe de la lingula
est seuil' l'ccouverte i>ar l'i-corcc cér('belleus(% sa face inférieure intra-ventricu-
laire est tapissée par répendyme ventriculaire et concourt à former le versant
-npciicur du toi! du (piatrième ventricule.
L'iiifdi' lu hn-iif, plus g'rèle que l'axe de la pyramide, se détache de la face
inférieure du noyau blanc central, au voisinage de l'embouchure de la branche
horizontale de l'arbre de vie médian. Après un trajet d'un centimètre environ,
obliciue en bas et un peu en arrière, il se divise et se subdivise dichotomiquement
■ t s'irradie dans les lobules superficiels de la luette, concourant ainsi à former
une grande partie du vermis inférieur.
L'(/av' du nodule est le plus court, le plus mince et le plus efUlé des axes
principaux de l'arbre de vie du lobe médian. Il se détache de la face inférieure
du noyau blanc oMitral.en un point diaini'tralement opfjosé au point d'insertion
de la branche verticale de l'arbre dt; vie médian, se porte obliquement en bas et
en avanl, et s'ii'radie dans le nodule.
.\u voisinage diî la substance blanche centrale, l'écorce cérébelleuse de la
face supérieure du nodule est recouverte dans une petite partie de son étendue,
par Vi'pcndymi' vont rie ulaire ((ui se réfléchit du versant supérieur sur le versant
inférieur du toit du quatrième ventricule (Fig. 347, p. i76) et présente une sorte
de crête, sur laquelle s'implante la mince couche épitlu'diale qui tapisse les
plexus choroïdes trnnsrersaux (Pl(;ht) et la loilc rhoroidii'ime (Tchi du quatrième
ventricule (V^).
Au-dessous de la luette, on voit sur cette coupe la section dos lames et
ijl lamelles de Vnmijijdnli'.
Le tronc encéphalique Je la coupe SI (Fig. 408) étant seclioiiné à
droite (!(> la ligue médiane, nous ferons précéder sa description de l'étude de
la coupe sagittale médiane SI bis (Fig. 409).
Le f/untrièmc vrntrirulr présente sur cette coupe SI bis la morne forme
que sur la coupe SI. La substance grise centrale ^Sgc ([ui tapisse le plancher
est seulement plus mince, la coupe correspond en effet à la section du sillon
592
A.NATUMIE DES CENTRES >'EUVErX.
m
fr
•' Strp
Np
Strs
.^traVIIl.
NCO.
longitudinal médian et du raphé. En bas. au voisinage de la parlie inférieure!
fermée du bulbe, elle s'épaissit, puis se continue avec la substance grise cen
traie de la moelle épinière, sépa
rant ainsi le bulbe en deux par
lies: lune post(''rieure, formée pa
le noi/au de Goll NCGj termin(
par une extrémité effilée, et pa
le cordon post(^rieur (Cp) de 1;
moelle épinière ; l'autre, anté-
rieure, comprenantla/)y/'a>nirfe an
tf'rieure{Py)d\ihu\he,\a.c(ilofteiS\{
et la décussation pi/ramidah' ixPy .
Cette coupe permet de consta-
ter très nettement la division du
tronc encéphalique en étage antr-
i'icio',e[ en étage posiô rieur o\\ cu-
lotte. Une incision profonde, le trou
borgne inférieur on bulbo-protubé-
rantiel (Ib), sépare complètement
I'ktage antérieur en deux parties;
la partie supérieure ou prolubé-
rantielle, très épaisse, contient la
surface de section des innom-'
brables fascicules transversaux de
la protubérance (Strs, Slrp^l ; en-
tourés d'une gangue de substance
grise; ils se groupent en colonnes'
verticales denses et serrées, sépa-!
rées les unes des autres par des \
traînées verticales de substance
grise, les noijaux pontiques (Np),
dans lesquels apparaissent sur les
coupes suivantes les fibres lon-
gitudinales de la voie pédoncu-
laire.
La partie inférieure ou bulbaire
de l'étage antérieur, esl mince et
étroite et se réduit à la pi/ramide
antérieure du bulbe; (die présente
la section longitudinale des fasci-
cules volumineux, lâches et enche-
vêtrés, du faisceau pip-amidal [Py)
surmonté du iioijau argué (Narc)
(pii limite le trou borgne bulbo-
pi()lul)cranticl (tb). A la partie in-
férieure de la coupe, en arrière
de la |)yramide,<)n trouve la section transversale de gros fascicules ench(>vèlrés
qui appartiennent à la décussation des faisceaux pyraniidaur, (xPy).
L'ktage postérieur ou CALOTTE cst fusiformc et atteint sa plus grande largeur
Fio. 409. — Les libres du iai>lié, les stries
acoustiques et le noyau du cordon de (ioll.
Coupe sagittale médiane Si bis du tronc
encéphalique, passant par la ligne de repère
Si bis de la iv^. 407. 2/t grandeur nature.
Méthode de Weiiierl-I'al.
Cp, conlons postérieurs.— j'ai, libres arcifonncs
internes formant l'entro-croisement plnil'ornie
ou sensitifdu bulbe. — F/^/, i'aiscea,u longituilinal
dorsal. — Ftp, faisceau lonfjltudinal poslérieur.
— /■/■, fibres du laphé s'étendant dans l'étage an-
térieur de la protubérance. — Narc, noyau arqué.
— SCG, noyau du cordon de (ioll.— A'y^, noyaux
pontiipies. — Nxii, noyau de l'hypoglosse. — /'.'/.
faisceau pyramidal. — il'u, entre-croisement
pyramidal au niveau du collet du bulbe, —rpin,
entre-croisement piniforme ou sensillf du bulbe.
— ;•, fibres sagil taies du raphé. — Sf/c, substance
grise centrale. — SU. formation réticulée. —
SIra Vlll, stries acouslifpu-s. — S/rs, S/rp. cou-
ches superficielle et pi^ofondc de l'étage :\\\lr
rieur du pont. — ll>, Uuu iiorgnc infcriciir nu
bulbo-prolubérantiel.
i:i'i hi MM'iM. Il \ l'ii ini i: hi i;iio\i r,i N( ii'ii \ i.i:. ;;*»:»
,,iii,,(|i,ilriiiciil ;iu (Ir-^vMiis (lu lr.,11 hor^iic Ijullm pi ni iil)t'r:iiit K'I. Ilans I;i rc;;i()ii
.,|iil)n;iiilH'llr, clic c-l lui iiicc |i;ir les /i/ni's sii(/ill(ilis(lii iii/i/niv i (jui s'(;U?n(lenl
iiricrc cil ;iv;iiil, <lc l:i ^iilisl.iiicc -^lisc crnlralf jns<|n<' dans la proroïKlfiii' «le
, l;i;:(> aiiliiiiMii lie la |ir<iliili(''raiic(' ((iiiiparcr avec- coupes linri/onlalcs
H2 à H7 ri Cl à C4, Im.i:. Ii". à ;.;:. . I.cs lil.rcs sa}:illalcs du lapli/' s(,iil dis-
xt'os (Ml ((UU lies si dciist's, (m'cdlcs pciiiirllrnl à peine d'apercevoir la section
s Unes libres Iraiisveisalcs de rciiIre-c.discMKMil du corps liapé/.oïde. Aii-des-
usdii^lioii liori;iie, les libres sa{,M(laIes a|ipail ieiiiicnl aii\ .sirics (iitiiisliiiur.s
iiiparer a\ec la coupe liorizoïilalc H9, l■'i;,^ iiî!'; cl se ;^roup('iil en l'pais
-. iciilc^ rdilcineiil colores par la laipic li(Mnaloxyliniqu(% st'parrs les uns des
mires par des Iraini'cs sa^illalcs do suhstanciî j^rise en conlinuilé directe avec
' iu>vaii anint" des pyramides, et désign(''es (luehfuefois sous le nom de iioi/du
niphr. I,a cabdie bulbaire contient déjà la section des lil)res longitudinales
i.s plus internes de la /'(iniKilion j'i'liciiléi' : en avant, adossée à la pyramide, se
I luive la rmirlii' iiitrrolivdife (SIl) ; en arrière, adossée à la substance grise
iilrale, le fitisccuii lungitudinal postérieur {F\p); fusionnés en bas, ces deux
.groupes de libres do la formalion réticulée blanche divergent en liant et l'on
v(^il apparaître dans leurs interstices les /i/)ivs so</iUfil.es du rap/t<'- hiiUxùre [v).
I IN faisceaux obliques qui sillonnenl la calotte et bi substance grise centrale
au-dessus de rentre-croisement pyramidal (xPy), appartiennent kYenlre-croise-
•>-'i\( ftini forme (xpin- cl aux /ibres aj-ci farines internes (laii du bulbe.
Sur la coupe SI (Fig. -408), la division du tronc encéphalique en région anté-
noure et région postérieure est encore plus nette. Dans les traînées verticales de
substance grise de la coupe précédente SI bis, ont a[)paru les fascicules longitu-
dinaux de la voio prdonculaire (VP), qui ici, sur la coupe SI, se continuent direc-
lemcnt avec le faisceau pyramidal du bulbe et segmentent les fibres transversales
(le l'étage antérieur de la protubérance en trois couches : l'une, antérieure, le
^stratxin superfiria/e pontis (Strs), mince et d'épaisseur égale; l'autre, postérieure,
le stnitum profundwn (Strp), adossée à la calotte et remarquablement épaisse; la
ti"isième, intermédiaire, le stratum complexum (Strc), comprenant la voie pédon-
l'iire (VP).
Les fascicules longitudinaux de la fornialion réticulée (SR) sectionnés très obli-
[quement, occupent toute la hauteur de la culot le et s'étendent directement de la
région protuberantielle à la région bulbaire. Ils forment en s'enchevétrant un
réseau à mailles allongées très serrées, qui a valu à cette formation son nom de
i'ulée. Un noyau gris allongé, le noi/uu central inférieur (Nci), sépare dans la
_ tcgion protuberantielle le ruban de He il médian {\\m) adossé au stratum profun-
dum ^Strj) , du faisceau lonf/ifudinal postérieur iKlpj adjacent à la substance grise
centrale du quatrième ventricule (Sgc). Les petits amas irréguliers de substance
grise situés à la limite supérieure de la coupe, au-dessus du noyau central
uiférieur, appartiennent au noyau réticulé (Nrt).
Dans 1(> bulbe, le faisceau longitudinal postérieur {F\p)Yieui être suivi juscpie
dans le cordon antérieur (Ca) de la moelle ; il sépare, à la limite inférieure de la
! -coupe, la. pi/ramide antérieure (Py) du faisceau pyramidal entre-croisé (xPy), facile
à reconnaître grâce à ses gros fascicules sectionnés transversalement et entourés
' de fibres longues plus ou moins onduleuses.
La couche inte}'-olivaire de la coupe précédente, renferme immédiatement en
arrière de la pyramide antérieure le noyau juxla-olivaire interne (Noi^ longue
traînée de substance grise (jui atteint en bas le collet du bulbe, et l'olive bulbaire
TOME II. 38
ri94 ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
(Oi , qui se présente sous laspectde quatre à cinq amas cylindriques légèremen
courbes correspondant à la section des dentelures avoisinant le hile de l'olive
La substance grise centrale (Sgc) du quatrième ventricule est plus épaisse quf
sur la coupe précédente ; elle présente, échelonnés de haut en bas, le peti
noijau du funiculus tcrcs (Nft), la section transversale des stries acoustique.
(Slra VIII), le noyau do Vhjpotjlosse (N xii), puis elle s'épaissit, contient la sec-
tion du faisceau solitaire ou racine descendante du nerf glosso-pharyngien (IXd^
et se continue avec la substance grise centrale de la partie fermée du bulbt
(Sgc'j et de la moelle épinière (Sgc").
Dans la partie postérieure et inférieure du bulbe, on aperçoit la section de^
noyaux du cordon postérieur : le noyau du cordon de Burdach (NGB) adossé à
la substance grise, et duquel se détachent un grand nombre de fibres arciforme;
(fai), le noyau du cordon de Goll (NCG), avec son extrémité eflilée, entouré pai
les fibres du cordon postérieur de la moelle (Cp).
Le noyau du cordon de Goll est en réalité plus long qu'il ne le paraît sur la
coupe SI (Fig. 408); il descend jusqu'au collet du bulbe (Coupe SI bis.
Fig. 409, voy. aussi Fig. 426) ; sa brièveté tient à ce que la coupe SI seclionm
ce noyau en dedans de son grand axe.
Coupe S 2 (Fig. 410). — Très Aoisine de la précédente, cette coupt
passe parle noyau du toit (Ni) et le nodule, rase le bord interne à\x pédon-
cule cérébelleux supérieur (Pcs) et intéresse, dans le tronc encéphalique.,
la partie fermée de l'olive bulbaire (Oi), le noyau du nerf moteur oculairt
externe (NVI), et le faisceau solitaire ou racine sensitive descendante du
nerf glosso-pkaryngicn (IXd).
Cervelet. — La figure si caractéristique de l'arbre de vie du vermis de la
coupe précédente (S 1, Fig. 408) se modifie très rapidement dès qu'on s'éloigne
lin peu du plan médian du vermis. Toutefois, sur les coupes très rapprochées
(le ce plan, telles que la coupe S 2, sur laquelle le nodule se trouve encore inté-
ressé, les modifications sont avant tout ({uantitatives; elles consistent en un
simple épaississementde \asnbstance blanche centrale du vermis (Sbc) et de toutes
ses branches, et dans rapi)arition dans son épaisseur d'un amas ganglionnaire
arrondi, assez régulièrement ovalaire, qui déprime légèrement le toit du qua-
trième ventricule, et constitue le noyau du toit (Nt) de Stilling.
L'augmentation de volume de la substance blanche centrale, dans ses dimen-
sions verticales et surtout dans ses dimensions sagittales, s'elTectue aux dépens
des branches hoj'izontale (bh) et verticale (bv) de l'arbre de vie, qui se raccour-
cissent et s'épaississent à mesure que la substance blanche centrale s'agrandit.
L'extrémité postérieure de cetle subslance est épaisse et rentlée; elle reçoit, do
haut en bas, et à égale distance l'un de l'autre : 1" la branche horizontale de
i arbre de vie médian; 2° Y axe de la pyramide; 3° l'axe de la luette.
La branehn horizontale de Varbre de vie (bh) ne diffère de celle de la coupe
précédente que par son extrémité postérieure reiilléc et coudée, qui reçoit conunci
précédemment les axes du déclive, du bourgeon terminal {Bi) et du tubercule val-i
nnlaire. Uaxe de la pyr/imidr ne constitue plus, comme sur la coupe précédente,'
une ramification de la branche horizontale de l'arbre de vie, mais une véritable;
branche principale qui se détache directement de la subslance blanche centrale.
Woxe de la luette s'est raccourci; il se réduit à sa branche de bihircation posté-
I, Il i»i: lojMM.K \ l'iiidi r; in; nimM |!i;.m.i.I'Ii a i.i;.
.'j'j.'i
iicnirrl ,1 l;i li.isc de •-:i lir.iinlif ijr liiriii(:it mu .•|iilt''li(Miic : cclli'ci csl iriU'-i t-ssi'-n
l.muri'iilit'lli'iiit'iil ;iii iinc.iii ilii |iiiiiil i>i'i -<iiii »'currt! f;ris<; Si' rt'-lli'clnj dr |;i faco
bh.
1>V
Sbc
l'ft lobe cent:
•ftr '• Linqula
Sîl P.ni ^^°T^ VP
: : ;FPom
sv^/ iobe ar'éV^
i! FiG. 410. — L'arbre de vie du vermis, le noyau du h>if. l/olive liulhaire. La calotte et
l'étage antérieur du tronc encéphalique. — Coupe sagittale S2 du vermis passant
par la ligne de repère S2 deiaFig. 407. Méthode de Weigert-l'al. 2, 1 grandeur nature.
Bf, le bourgeon terminal. — 6/i, branche horizontale de l'arbre de vie médian. — bv, bran-
che verticale de l'arbre de vie médian. — Cl, cordon latéral. — Cp, cordon postérieur. —
cE{), crête épcndyniaire tapissant l'écorce du nodule. — fai, fihres arcilorines internes ou
, inlerréticulées du bidhc. — Fl'oii, FPom, F/'op. fibres protubérantielles antérieures, moyennes
|| et postérieures. XCB, noyau du cordon de Burdach. — NI/, noyau latéral du bulbe. — Xoe,
Noi. noyaux juxta-olivaii-cs externe et interne. — ni, noyau du funiculus teres. — .N7, noyau
du toit. — .V 17, noyau du nerf moteur oculaire externe. — Pcs, pédoncule cérébelleux supé-
rieur. — Vlchl, plexus choroïdes transversaux du (piatrième ventricule. — /'y. pyramide anté-
rieure. — Rm, nd)an de Reil médian. — Shc, substance blanche centrale. — scf. grand sillon
circonférenticl de Vicq d'.\zjT. — %e, substance grise centrale. — %R, substance gélati-
neuse de Holando. — siV, sillon inférieur de Vicq d'.Vzyr. — ssV, sillon supérieur de Vicq
d'Azyr. — S7{, formation réticulée. — sta, sillon transverse antérieur. — VP, voie pédon-
culaire. — f\\, diverticule angulaire du quatrième ventricule. — IXd. racine descendante
du glosso-pharyngien ou faisceau solitaire.
\ inférieure sur la face e.xterne de la luette ; ainsi s'o.vpliquent les dimensions rela-
livement considérables qu'elle présente sur cette coupe,
t h'a.vo du nodub' s'est raccourci et épaissi, mais conserve sa direction oblique
\ en baut et en arrière. Uaxe de hi luir/ula a doublé de volume, et contient déjà
b96 ANATOMIE DES CENTRES NERVEL'X.
quelques libres du pi-donrulr ct-rébolleux supérieur (Pcs). Quant aux lobes des
faces supérieure et postérieure du vermis : lobps central, cuhnen, déclive, bour-
geon (rrminol. tubercule valrulaire, ils présentent, à leur épaisseur près, la même
disposition que sur la coupe sagittale médiane S 1 i^Fig. 408 .
La coupe S 2 intéresse déjà lecorce des hémisphères cérébelleux. X la partie
postérieure et inférieure du vormis se trouvent les premières lamelles du lobe
r/réle, et les lamelles plus nombreuses du lobe semi-lunaire inférieur, sectionnées
tangentiellement, et dont quelques-unes se continuent déjà directement avec
celles du tubercule valvulaire.
A la partie anti'rioure et inférieure du vermis, on trouve Vannjydale sous forme
d'un lobe allongé, indépendant, qui refoule la luette en arrière, le nodule en haut,
et s'insinue entre ces lobes et le bulbe rachidien, dont la sépare la toile choroi-
dienne inférieure du quatrième ventricule. Toutes les lamelles de Vamygdalc se
trouvent sectionnées tangentiellement et parallèlement à leur direction.
Tronc encéphalique. Étage antérieur. — Les connexions de la voie pé-
donculaire (VP) avec le faisceau pyramidal (Py) sont excessivement intimes,
d'épais fascicules s'étendant directement de la région protubérantielle à la région
bulbaire; les trois couches, superficielle, intermédiaire et profonde de l'étage
antérieur de la protubérance, sont aussi manifestes que sur la coupe précédente
S 1 (Fig. 408), et contiennent la surface de section des innombrables faisceaux
protubérantiels transversaux antérieurs, postérieurs et moyens (FPoa, FPop,
FPom).
Calotte. — La caractéristique de cette coupe est l'apparition, en arrière de la
pyramide antérieure, de V olive bulbaire ou inférieure {Oi) sous l'aspect d'une lame
grise festonnée entourant une cavité close de toutes parts : les festons et dente-
lures sont particulièrement nombreux et profonds le long de sa paroi posté-
rieure. L'olive bulbaire est séparée de la pyramide bulbaire par une traînée de
substance grise qui appartient en haut aux noyaux rétro-pyramidaux , en bas au
noyau jitxta-olivaire interne (Noi) ; elle est longée en arrière par le noyau juxta-
oiivaire externe (Noe) qui la sépare des fascicules longitudinaux de la formation
7'éticulée{SK). Le ruban de lieil 7nédian {Rm ) n'est intéressé que dans la partie pro-
tubérantielle de son trajet et se place immédiatement en arrière de l'étage anté-
rieur delà protubérance. Le reste de la formation réticulée est surtout constitué
par la formation réticulée grise, et dans la région protubérantielle par le fiiso'au
central de la calotte dont la fusion avec le ruban do Reil médian (Rm) et les
connexions avec l'extrémité supérieure de l'olive bulbaire {0\) , sont très mani-
festes.
Dans la substance grise centrale du planchiM- du i'' venlricuh^ s(> IrouvenI les
grêles fascicules fiiiblement colorés du faisceau lonyiiudinal dorsal (Fld), et le
noyau d'origine du nerf moteur oculaire externe (iNvi).
Dans la partie inférieure, fermée du bulbe, la formation réticulée est croisée
jiar de nombreuses fibres arci formes internes ou interréticulées (fai ) qui se détachent
de la base d'insertion du noyau de liurdach (NCB). Les fascicules longitudinaux
fortement colorés par l'hématoxyline que l'on trouve dans cette région, appar-
tiennent au faisceau solitaire ou racine scnsitive descendante du nerf glosso-pharyn-
ijicu (LXd). L'amas gris allongé de la partie inférieure de la coupe, compris entre le
cordon postéri(uir(Ci>) et le cordon latéral (Cl) de la moelle, appartientà ]i\ substance
gélatineuse de Jlolando (SgltJ. La substance grise diflusc, située au-dessous de
i
i;iii»i': mi liU'iiinii; i*i i(ii(i\iiti..M.i.i'ii \i.k
:i'.n
.•7c ;i
ML Î^N*-
'S-^-'l ^>^^^- i ''Ho d aie
$L V * Pyramide
'.. ill. — 1,'ailiro de vie tlos parties latérales du verinis, la face externe du noyau
du toit, la valvule de Tarin, le nid d'hirondelle, le piîdoncule cérébelleux supérieur à
sa pénétration dans le cervelet. — Les élaees antérieur et postérieur du tronc encé-
plialique, lolive hulhaire, le noyau du facial, le noyau de Deiters et la substance
ijélatineuse de Rolando. — Coupe sagittale S 3 du vermis, passant par la ligne de
repère S 3 de la Fig. 407. Méthdde de Weigert-Pal. 2 1 grandeur nature.
Dt, bourgeon ItM-niinal. — ft/i. l)ranrlic horizontale de l'arbre de vie médian. — ùv, branche
verticale de l'arbre de vie luédian. — Eva, grand entre-croisement commissural du cervelet.
— Fcc. faisceau central de la calotte. — XCIt, noyau du cordon de Hunlacli. — .\l). noyau
•le Deiters. — .\7. noyau du toit. — -Vv//, noyau du faidal. — 0/, olive inférieure ou bulbaire.
— l'es, pédoncule céréi)elleux supérieur. — P.y, faisceau pyramidal. — R»i, ruban de Rcil
médian. — scf, grand sillon circonférentiel de Vicq d'Azyr. — S;/c, substance grise centrale. —
Sfili. substance f.'élatineuse de Rolando. — SR, formation réticulée. — SIU/. formation réti-
culée grise du bulbe. — siV, sillon inférieur de Vic(| d".Vzyr. — ssV, sillon supérieur de Vicq
d'.Vzyr. — spo, sillon post-central. — sta, sillon transverse antérieur. — Sirs, Slrc, Strp,
couches transversales antérieure, moyenne et postérieure de 1 "étage antérieur du pont. — Tv,
tubercule valvulairo. — \'P, voie pédonculaire. — IT, valvule de Tarin. — I'ay/. grosse racine
sensitive descendante du trijumeau. — l'i, quatrième ventricule. — 17, nerf moteur ocu-
laire externe. — VlIIi', raciue descendante de la branche veslibulaire de l'acoustique le
long du novau de Deiters.
;i98 ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
l'olive bulbaire, représente les noyaux latéraux du bulbe ou les noyaux des cor-
dons l'ilcrau.c Nlt .
Coupe S3 Fig. ill). — La coupe S 3 passe par \qs parties latérales
du vermis, sectionne la partie externe du 7ioyau du toit i^Nt), la valvule de
Tarin (VT), le nid d'hirondelle et \q pédoncule cérébelleux supérieur (^Pcs);
elle intéresse dans le tronc encéphalique le noyau du nerf facial (Nvu) et
le noyau de Deiters (jNU).
Cervelet. — La transformation de l'arbre de vie du vermis est beaucoup plus
marquée que sur la coupe précédente (S2, Fig. 410). La substance blanche cen-
trale s'est épaissie dans le sens sagittal et dans le sens vertical ; elle se développe
en arrière aux dépens des bases d'implantation de la branche horizontale de V arbre
de vie (bh), de Vaxe de la pyramide et de l'axe de la luette, et se continue direc-
tement en avant avec le pédoncule cérrbelleux supérieur (Pcs), formant avec lui
une masse irrégulièrement quadrilatérale située au-dessus du quatrième ven-
tricule Cette masse contient trois à quatre îlots ganglionnaires allongés danS'
le sens sagittal et dont le postérieur s'insinue dans la base d'implantation de la
branche horizontale de l'arbre de vie du vermis. Ils appartiennent à la partie
externe du noyau du toit (Nt), plus accidentée et moins nettement circonscrite
que la partie interne.
Des parties supérieure et postérieure de la substance blanche centrale se .
détachent les différents axes du vermis, reconnaissables à leur direction et leur
configuration générales, mais qui ont triplé et quadruplé de volume, à l'excep-
tion des axes de la lingula et du nodule.
La ///?(7?</a se réduit à son /reù?, mince lamelle cérébelleuse qui recouvre lai
base dupédoncule cérébelleux supérieur (Pcs) et envoie un grêle et court axe dans
la substance blanche sous-jacente.
Le nodide n'est plus représenté que par une mince lamelle qui tapisse le
sillon post-nodulaii'e et correspond à la partie postéro-externe de ce lobule; la
substance blanche tapissée par l'épendyme ventriculaire se prolonge en avant ■
dans la valvule de Tarm (VT), de la même façon que la substance blanche de
la lingula se continuait, sur la coupe S 1 (Fig. 408), avec la valvule de Vieussens,
mais elle décrit, sur cette coupe S 3 et sur les coupes immédiatement adja-
centes, un crochet avant de se continuer avec la valvule de Tarin.
Les axes du lobe central, du culmen, de la pyramide, à part leur augmentation
de volume, sont peu modifiés; il en est de même de la branche horizontale (bh)
de l'arbre de vie médian dont l'extrémité postérieure, renflée et coudée, reçoit,
comme sur les coupes précédentes, les axes du déclive, du bourgeon terminal (Bi)
et du tubercule valvulairc {T\). L'axe delà /»r</c s'est par contre considérablement
modifié et se réduit à un axe épais, court, non ramifié, légèrement festonné
sur ses bords et tapissé par des lamelles cérébelleuses, courtes, sessiles et peu
saillantes.
Les parties hémisphériques sont représentées dans cette coupe :
1° Par le lobe semi-lunaire supérieur, réduit à une lamelle qui coiffe l'extrémité
postérieure du bourgeon terminal (Ht) et à un petit îlot indépendant d'écorce
cérébelleuse;
2" Par le lobe semi-lunaire inférieur, en connexion étroite avec le tubercule
valvnlaire et dont le développement est déjà considérable;
1
iriiti'. Tdi'iM. li \ l'ii ini i: m hikim i;i;n<;i i-ii \ i.i;. :;!)<(
,; |';ir II' loin' </irli\ (Il ml les l;illi('lli's -,im| i(Pillli-('-. |i;ir;i 1 1<'| l'ilicli I ;i Irlii dlIlM'-
lioi) riilouifiil IVxIri'iuili' iiil'i'i iriii (• dr l:i /ii/iinmilr (In \ciiiiis;
i ' l';ii 1 ""((/(/^/'//c t'iiliii, (linil le (|cv('l(i|i|ti'mciil c^l I iiiisi(|cr;iltlc cl i|iii loi'inc
un loliiili' ovoiiii' iii(i<'|iiMi(l:iiil , ciiiiipiis ciiln' le IhiIIm' riK-liidicii en av.-iril, l:i
nituiniith' cl l;i hii'llr v\\ iinim", cl iloul rcxlicinilc sii|iciiciirc se |();jc dans le uni
.l'iliriniilrllr. luiinc '^Mi' celle C((ii|ie |iar la nilriilr <lf Tniiii \'V cl rcxlicinilc
iMisIcritMire du iindnlr. |,c tpnih/rnir /•''/////'•»//<' (V.) s'ciilniice ins(jir;ni-dcss()n>.
des ilols du mii/iiii du tnil\^'S[) cl alleini -^iii celle c.iii|pe cl \;\ siiivaiili! • coupe S4.
l'ijï. il «sa pins irrinide in'ofondenr. Il esl rerinccii lias f\ en aiiière pai' la hiilr
horoiilii'n)})' iiifi'ririirf cl ]('<■ plr.nis chdrtiHli's dn r|nalri(''Mie vcnliicule, ipii s in-
^(■•rtMil sur h' lnu'd anh'-rieiir de la vnlrulr ilr '/'tniii (VTj et sur la ci("'lo ('ijcn-
(lyinairo du bulbe.
Tronc encéphalique. Ëtagk amiiiuiuii. — La coupe inlércsse la pyiamid»;
rtnleiieui'c dn liulbe le lonii'desou bord externe: aussi h^ fahreau piji(unld(il[Y'y)
ne fornie-t-il (|U nu nnnee faisceau (|ui se conlinne en liant av(;c la voie pt'doncu-
hiir,' iVP).
La gaui;ue do substance grise de lélayc anlerienr de la pidlubérance est plus
d)ou(lante ([ue sur la coupe précédente, surtout dans le slratum profundum
Strp , et sépare nettement les faisceaux de libres transversales. Dans le slratum
-uperlioiale (Strs), la substance grise n'aflleure plus, comme sur la coupe S 2
V'ig. »!0 . la surface de la protubérance, mais en est sé^parée par une coucbe
1res dense et compacte de fibres transversales qui forment le revêtement du
pont de Varole.
L'c/à'c bulhnire {0\] se présente avec les mêmes caractères que sur la
coupe S 2; elle est seulement plus petite. Une capsule de fibres encbevôtrées,
fortement colorées par la laque hématoxylinique, l'entoure; de la partie supé-
rieure se détacbe le faisceau central de la calotte (Fcc).
La calotte renferme, au voisinage du sillon bulbo-protubérantiel, le noijaii
moteur bilobé du nerf facial (Nvii). Les libres longitudinales de la formation réti-
culée \SK) sont encore denses et serrées au-dessus du noyau, tandis quelles
sont plus clairsemées dans la région bulbaire où \a. formation réticulée grise (SRg)
■^e trouve intéressée. Elle est sillonnée dans toute sa hauteur bulbaire par les
libres arciformes sectionnées très obliquement. Les supérieures, plus colorées
par l'hématoxyline, appartiennent déjà au système des filtres arciformes céré-
bello-oUvaires: les inférieures, plus grêles, se détachent d'une haute colonne de
substance grise, le noyau de Deiters (N'D ), à laquelle fait suite en bas le noyau de
Burdach (NCB).
La colonne de substance grise comprise entre la formation réticulée grise
{SRg) et le noyau de Deiters (ND), correspond à la section longitudinale de la
substance gélatineuse de Rolando (SgR), noyau de terminaison de la grosse racine
\ sensitive descendante du tri jumeau. Celle racine (Vsd se trouve du reste sectionnée
à la périphérie inférieure du bulbe, et l'on voit s'en détacher de longs fascicules
de fibres qui peuvent être suivis jusqu'au-dessous du noyau du facial.
COO ANATOMIK DES CENTRES NERVEUX.
COUPES INTÉRESSANT LA RÉGION DE TRANSITION DU CERVELE'
ET LES PARTIES LATÉRALES DU TRONC ENCÉPHALIQUE
(Coupes S4 et S5, Fiy. 41-2 et 413)
Les trois coupes S 1 , S 2 et S 3 que nous venons d'étudier, intéressent 1
vennis ccsi-k-dire le lobe médian du cervelet. Les deux coupes S4et S{
qui vont suivre, appartiennent à l'étroite ré(/io/i. de transition entre le vermi
et les hémisphères, située immédiatement en dehors du sillon longiludina
médian et qui comprend le nid d'hirondelle, les noyaux accessoires d.
folive cérébelleuse et le trajet intracérébelleux du pédoncule cérébelleiu
supérieur.
La substance blanche du vermis s'accroît rapidement dans cette régioi,
et subit des modifications importantes, qui transforment peu à peu l'arbn
de vie médian coupe SI, Fig. 408) en arbre de vie des lobes latérau>
du cervelet (coupe S 9. Fig. 417). L'accroissement se fait aux dépens de:
différentes branches de l'arbre dévie médian et aux dépens de la substance
blanche centrale, qui reçoit les pédoncules cérébelleux supérieur, inférieui
et moyen, et contient dans son épaisseur des amas ganglionnaires qui sont :
dansle vermis, les noyaux du toit, dans la région de transition, les noyaui\
accessoires de V olive cérébelleuse , à savoir le noyau sphérique ou globuh
et le noyau du bouchon ou embole, dans la région des hémisphères enfin,
la volumineuse olive cérébelleuse.
Les transformations subies par les branches de l'arbre de vie médiafv
dans la région de transition et dans la région des hémisphères cérébelleux!
sont les suivantes :
\° La branche verticale {hy)de l'arbre de vie médian s'épaissit, s'élargit;
et se raccourcit dans la région de transition ^coupes S 3 et S 4, Fig. 412
et 413), puis s'étale dans la région des hémisphères ^coupes S 6 et S 7.
Fig. 414, 415)et finit par disparaître complètement (COupes S 8 el S9.
Fig. 416 et 417) en se fusionnant avec la substance blanche centrale des
hémisphères. Il en résulte que les lobules du culmen qui bordent les
faces antérieure et postérieure ainsi que l'extrémité supérieure de la
branche verticale de l'arbre de vie médian (COupe S 1, Fig. 408), s'étalent'
dans la région des hémisj)lières sur une très large base d'implantation,
qui correspond à toute la moitié antérieure de la l'ace supérieure de la
substance blanche centrale des hémisphères (coupes S 8 et S 9, Fig. 416'
et 417). Les sillons interlobulaires augmentent de protondeur en passant
du vermis dans les hémisphères, tandis que le profond sillon transverse'
antérieur (sta) diminue, et ne se distingue guère des premiers par sa pro-!
fondeur dans la région des hémisphères (comparer entre elles les coupes
SI, S3, S4, S5, se et S 7, Fig. 408, et 411 à 41")).
2° La branche horizontale (bh) de l'arbre de vie médian subit des modifî-1
rations tout aussi importantes. Dans toute la région du vermis, elle est
rcmarquabh^ par sa longueur, sa minceur et son extrémité postérieure'
KTliiK T()i'(i(.ii \ l'ii inii; m i; iiii\i i;i, M ii'ii \ i.i:. oo»
lririii(|in''' Coupes SI, S2, S3, li^ 'i<>K, ild, 111. ijiii <ii\Mii' ses
hr.'iinli'"- (l;iii> If (l<'cli\ ('. le lKHir};t'nii |ciiiiiii;il ri Ir I iilin iiili' \ ,il \ iiLiirc.
l'^ll,' iiriil i;i|ii(l('iiiiMil SCS (•;ir;i('|i''i('N d.itis |;i ii'-i^ioii de I ijirisil ion, oii elle
>'('|»;ii»il Mil |irii l'I Si- r;iccniircil ^iiiloiil ((iii^idiT.iMriiH'iil fCoupes S4 i-l
S5 . |Mii> clic (lis|i;ii;iil (•(implclcmciil (l;iii^ l;i rci^imi l|c■^ lit''mi>|ilic|cs en
fn-^innuiinl ;i\cc l.i snli'-l.incc lihimlir ccnl r.ilr CoupesS6i'l S7 . Il r\)
ic^iillc (|nc l;i pallie h(''nii>-i»licii(|nc du lolinlii (lr(lii'c{\u\)v (|niidiiialcrc |)(>s-
Icriciir .du Ixtunjron Icniiiinil lidic scnii-lnnairc sn[)<''ricnri. cl du hihcrt iilc
rdlrnliiirf lolic scnii liinaiic iiilciicnn, s'iin|danli'nl d a\anl en aiiiciv!
Mil iiiu> lii;nc (ddi(iiic (coiuiiarcr les coupes S4 cl S 5. V\'^. il2c( 4i:{,
avec lc-> coupes S 6 cl S7, l'i.u. i I 1 cl 'il.') (|ni lail >uile à la Ijf^nc
(l'ini|daiilali(»n de la |iarl ic li('Mnis|dH''ri(|iic du Inbr du culnian (lolje qiiadri-
lalèi'c aiil(''iiciir .
;{" iNtiir les aulres hranchos de l'arbre de vie médian, les transforma-
liens soiil moins radicah^s et consistent en j^énéi'al en un sim[)le (''paissis-
scin(Mil cl raccoiircisseincnl de la hraïudie.
\.'n.r(' (le ht linijuld diminue raj)idcmenl, n'alleini guère la moitié
cxlerne de la réi;ion de transition; la lingula se réduit ainsi à une simple
lanudle sessilc, adliércnle au pédoncule cérébelleux supérieur (Lig',
Coupe S4. Fi^. il-J).
LV/./v (lu lobe fY7//yy// s'épaissit et se raccourcit, semble n'être, dans la
rciiion de transition, qu'une raniilication de la branche verticale (bv)
modifiée (coupe S4, Fig*. 412), puis reprend son indépendance dans la
réiiion hémis|dicii(|ue en s'implantant en avant des lolmles du culmen
Coupe S5. l'ig. 4i;|i.
VI axe de la pyramide se comporte de même (Coupe S 4), puis se fusionne
av(>c Yaxe de la luette (cUv) (Coupe S5. l'ii?. 41.'ly en un moignon informe
(|ui présente deux crêtes ou saillies, dont la supérieure reçoit l'insertion
de Yaxe de l'amygdalr, rinférieure Yaxe du lobe digast)'içue (CoupeS Q,
Fig. 414). Ce dernier, long, grêle et mince dans la région de transition,
c'est-à-dire dans toute la région correspondant au nid d'hirondelle, se
raccourcit et s'épaissit rapidement dans la région des hémisphères, et
s'implante par une base distincte de celle de l'amygdale sur la substance
blanche centrale des hémisphères (Coupe S 7, Fig. 41")).
Quani h Y axe du nodule, il diminue rapidementet n'atteint pas la région
de transition, où il se continue avec la valvule de Tarin (VT) (Coupes S 3,
S4. S 5, S 6, Fig. 411 à il4).
Entre la [)yramide et le tubercule valvulaire apparaît dans la région
de transition un lobe hémisphérique, le lobe grêle, qui n'a pas son équi-
valiMit dans le vermis. L'axe de la moitié postérieure du lobe grêle s'insère
de bonne heure sur l'axe du tubercule valvulaire Coupe S4, Fig. 412),
tandis que la moitié antérieure du lobe grêle représente, dans toute la région
de transition, un petit lobule séparé, sans connexion aucune avec la sub-
stance blanche centrale et qu'un profond sillon sépare de la moitié pos-
térieure de ce même lobe. L'écorce cérébelleuse qui tapisse ce profond ^///o/i
602 ANATOMIE DES CENTRES NEHVEIX.
du fjlobc fjrêle : slii\ coupes S 5 et S 6, Fig. 413 et 414) sépare, dans toute
la réiiion de transition, l'axe commun au tubercule valvulaire et à la
partie postérieure du lobe grêle, de l'axe commun à la pyramide et à la
luette, et imprime à la substance blanche centrale une apparence accidentée
tout à fait spéciale et caractéristique de la région de transition.
Sur les confins de la région de transition et de la région hémisphé-
rique (coupe S7. l'ig. 4lo\ l'axe de la moitié postérieure du lobe grélc
s'implante sur la l'ace inférieure de la substance blanche centrale, dont les
dimensions ont considérablement augmenté; le sillon du lobe grêle (slg
diminue de profondeur et l'implantation des axes des lobes de la face
inférieure des hémisphères [lobe semi-ln7ia ire inférieur, moitié postérieure
et moitié antérieure du lobe grêle, lobe dicjastrique, amygdale) s'etîectuc
bientôt sur une ligne assez régulière à légère convexité supérieure
(Coupes S8 et S9, Fig. 416 et 417), ligne sur laquelle s'insèrent en avant
les lobules du flocculus.
Quant à la substance blanche centrale, elle s'accroît du centre à la péri-
phérie. Da7is la région du vermis, l'accroissement est assez régulier et |
s'effectue aux dépens des six branches de l'arbre de vie médian, qui se
raccourcissent à mesure que la substance blanche centrale grandit. Dans la
région de tra/isition (Coupes S 4, S5. S 6, Fig. 412 à 414), la substance
blanche centrale augmente subitement : 1° par l'apport considérable des
fibres fournies par les pédoncules cérébelleux supérieur et inférieur,
2" aux dépens des axes de tous les lobes de la face supérieure du cervelet.
Les lobes de la face inférieure du cervelet ne fournissent par contre
qu'un contingent très faible, ce qui tient indubitablement dans cette région
à la présence du nid d'hirondelle etcà la profondeur du sillon du lobe grêle.
Dès que la région des hémisphères est intéressée, dès que le nid d'hi-
rondelle a disparu^ les lobes de la face inférieure du cervelet envoient à
la substance blanche des hémisphères un important contingent de fibres,
et sur les coupes qui passent immédiatement en dehors du nid d'hiron- j
delle(Coupe S8, Fig. 41G),la substance blanche centrale des hémisphères
présente déjà sa forme ovalaire caractéristique, qu'elle doit, en outre, à
l'apport considérable des fibres fournies par le pédoncule cérébelleux il
moyen.
Coupes S4etS5 (Fig. 412 et 413.) — Ces coupes apparlienent à la
région de transition du cervelet. La coupe S4 intéresse le noyau sphé-
rifjue (Nglj et sectionne le tronc encépJudiquc en dehors de la pyramide
bulbaire, au voisinage du bord externe de l'olive bulbaire [0\). La coupe
S5 passe par le noyau du bouchon (Nem) et le corps restiforme ((irst).
Cervelet. — l'ar l'aspect do la hrandic rerlicale de l'arbre de vie (bv) et la
présence de l'axe de la pi/raviidc, les coupes S 4 et S 5 (Fig. it2 et413) rap-
pellent, jusqu'à un certain point, l'arbre de vie du vermis, mais elles s'en
éloignent complètement par la transformation subie par la hranchr liorizonUde
(bh) de l'arbre de vie médian et par l'apparition, dans la substance blanche
r
I I III'; KtiMx.iiA l'ii ini i: m i;ii<i.mi;i;n<:i.1'1I.\i.i;
oo:)
t\ "Eca spr. .Lobe central
st^-^.
■pcsiVT;; ; ; ; ' ■
:-'I'Oc
3)^® Amygdale
; >o" I ;cUv
•PyTaiaide
■T3 0p
FiG. 412. — L'arbre de vie de Li n'giou de Iransilion entre le verniis et les hémi-
sphères cérébelleux, le noyau sphérique, le pédoncule cérébelleux supérieur et sa
pénétration dans le cervelet, la valvule de Tarin, le nid d'hirondelle. — Les parties
latérales du tronc encéphalique. — Coupe sagittale S 4, de la région de transition,
entre le verinis et les hémisphères cérébelleux (réf;ion du nid d'hirondelle) passant par
la ligne de repère S4 de la Fig. 407. 2/1 grandeur nature. .Méthode de Weigert-Pal.
A/i, branche horizontale de larbre de vie médian. — bi\ branche verticale de l'arbre de
vie médian. — Eca, grand entre-croisement commissural antérieur du verniis. — f'cb, fibres
arciformes cérébello-oiivaires. — \Fcc, faisceau central de la calotte. — Vcd, faisceau céré-
belleux direct. — f'/'ort, /-"/'ow, F/'o/:», fibres protubérantielles antérieures, moyennes et posté-
rieures de l'étage antérieur du pont. — f^me, fibres semi-circulaires externes du cervelet. —
L\<i, freins de la linj^'ula. — .VB, noyau de Bcclitcrew. — A'D, noyau de Deiters. — .N)//. noyau
sphéri(]ue ou plobule. — .V.V. noyau de Monakow ou noyau externe de Hurdach. — WII,
noyau du facial. — Oi, olive inférieure ou bulbaire. — Peu, pédoncule cérébelleux supérieur.
— H)ii, ruban de Rcil médian. — se/', f^rand sillon circonférentiel de Vicq d'Azyr. — %/?, sub-
stance gélatineuse de Uolando. — si\'. sillon inférieur de Vicq d'.Vzyr. — ssT, sillon supérieur
de Vicq d'Azyr. — fpo/), sillon post-pyramidal. — spr, sillon précentral. — sfa, sillon trans-
verse antérieur. — .^7{, formation réticulée. — cL'c, crête de la luette. — VP, voie pédon-
culaire. — VT, valvule de Tarin. — 1',, quatrième veufriculo. — 17/, fibres radiculaires du
nerf facial.
604
ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
centrale, des noyaux accessoires de l'olive cérébelleuse à savoir : le noyau spk
riijiie ou i/lo/julr \'Sg\ , et le bouchon ou cmbole (Neni).
La hranchc verticale (bv) de l'arbre de vie s'épaissit et s'élargit considé
rableniont. surtout à sa base d'implantation sur la substance blanche central
(coupe S 4. Fig. -41:2). Sur les coupes plus externes (coupe S 5, Fig. il3 , elles
racourcit en s'épaississant et constitue une sorte de monticule, qui se fusionn
insensiblement sur les coupes S 6 et S 7 Fig. -iU et iV6\, avec la substanc
blancbc centrale des hémisphères.
Les sillons interlobulaires du culmen, en passant sur les hémisphères
deviennent ainsi d'autant plus profonds que la branche verticale de l'arbre de vit
(bv) diminue de hauteur, et égalent bientôt en profondeur les sillons interlobaire
du lobe supérieur des hémisphères. L'axe du lobe cç»//-a/ ne s'implante plus dircc
tement sur la substance blanche centrale, mais sur la brandie verlicale (bv) d
Varbre de vie et semble n'être quun des lobules du hdie quadi-ilatère antérieu
(Coupe S 5, Fig. 4! 3).
\a\ branche horizontale (bh) de Varbre de vie a subi de profondes modifications'
elle s'est épaissie et raccourcie, et se raccourcit d'autant plus que la substanc
blanche centrale des hémisphères augmente dans le sens antéro-postérieur. Sor'
extrémité postérieure se prolonge dans le lobe semi-lunaire inférieur en décrivan
Une courbe à concavité inférieure.
L'axe du lobe semi-lunaire supérieur (qui n'est que la continuation de celui d
bourgeon terminal) et Yaxe du déclive ne se détachent plus d'un point commui
avec l'axe du lobe semi-lunaire inférieur, mais s'implantent à une certaine dis
tance l'un de l'autre sur la face supérieure de la branche horizontale ainsi modi-
fiée. Celte branche représente donc, en réalité, une branche richement ramifiée,
destinée au lobe postérieur et à la partie postérieure du lobe supérieur du cer-|
velet; elle s'épanouit dans le lobe semi-lunaire inférieur, reçoit les axes du lob
semi-lunaire supérieur et du lobe du déclive [quadrilatère, postérieur), et donn
naissance aux axes du lobe ç/rcle.
En avant de cette branche horizontale modifiée de l'arbre de vie du vermis
se trouve encore, comme dernier vestige de l'arbre de vie du vermis, l'axe de 1
pyramide, large et épais, peu ramifié, qui s'insère sur la substance blanche cen-'
traie au voisinage du noyau sphérique (Ngl). En avant de Vaxe de la pyramide,
dont la face antérieure est incomplètement tapissée par l'écorce cérébelleuse, on
trouve sur ces deux coupes S 4 et S 5 (Fig. il-l et -il 3), un court moignon dé-]
pourvu d'écorce cérébelleuse à son sommet, qui correspond à Vaile de la luette
(c Uv), et que l'on voit se continuer sur la coupe S 6 i Fig. i\i) avec un des axes
de Yamygdale. Quant à l'axe de la pyramide, son sommet se porte en bas et en
avant, s'effile et se rapproche de l'axe du lobe digastrique auquel il s'unit sur la|
coupe S 6 (Fig. 414).
l.'amyydale forme ici encore (coupes S4 et S5Um îlot indépendant, plus peti
(jue sur les coupes précédentes (S3 ol S2. Fig. 41 1 et 410) compris entre le nid\
dliirondelle (nh) et le lobe dlyaslrit/ue.
La substance blanche considérablement élargie se continue directement en
avant avec le pédoncule cérébelleux supérieur [Pcs); sa face inférieure, tapissée
par l'épcndyme ventriculaire, est séparée de Vamyqdale par le diverticule angu
laire du quatrième ventricule [Y ^) et la valvule de Tarin (VT). Sur ces deux
coupes le 7iid d'hirondelle (nh) est, en elfet, exclusivement formé' par la valvule
de Tarin.
i
f[ i:iri>i: iniMK.uAi'iih.ii i: lu i; ii(i\ii;i:\<:i.i'ii a i.i:. lio;;
I l);iii>' l;i ■>iili>l;ini't' Ithiiicln' cnili :ilr, mx ti(iii\r, an di'ssiis du nul dliii uiMirlIc
iih , di'iix aiii;i"^;;::iiif;li<>niiaiirs iin-^inlifiiMiirnl airoiidis, \rs nni/nii.iarrrssoircs rie
olive rirrhrlliiisc. I.c ifln/nilr oii tini/nii sii/ii'rii/ni' ' Nf:I) (ixisif? soiil sur la
•oupe S4(l''iir- 5 1- '. il ''i' lii^i'^cnli' >,i.iis ra-<|i('i| irmir ma--sr arrondir r-l hos-
clcc, silui'C ;i i;i l'a^-i' d'iiniilaiilaliuii de \\iri' ilr // juirniiiKh' cl f|iii riivoio
Il liaul t'I ''Il ;i\aiil iiii Ion- cl ilioit pi'dicidc an hnur/ioti. La coupe S5
lii;. tlil) iiiliTcssn les deux noyanx accMîssoires de l'olive ( r-rélxdlfMiSf! : lo 7/0-
'iili' Nl'1 ef le fumr/ioii Neni). Le nnijitii sphvriquc. {)\\i\i n'esl plus arronrli comme
-in- la t('U[ie précédenic. mais formé de qiiairo à cinq petits amas spliériqnes
Il allongés. st)U(lés entre eux par une de leurs laees. Le i)édicul(î (pii les relie
M fioiirliini ^Nm) est plus court, plus épais que sur la coupe précédente, mais
> connexions avec le liourhon (Nem) sont très évidentes.
I,e /iniirhini Neui) (coupe S5, Fi^. il;!) se présente sous l'aspect d'un amas
^aiifîliounaire pirifornie, allon^i' dans le s(^ns sa^'itlal, à contours lisses, non bos-
selés, et ces caractères le di>lin,:;iicnl nellenienl du gluf/ulc (i\gl) et de Votire
ri'fielli'iisc (Oc\ (juelle (pie soit la direction imprimée aux coupes. J^'cinhole
Ncni) situé en avant et au-dessus du noijau sji/trrit/ui; (Nglj est recouvert par
N fibres semi-circulaires externes (fsme) du cervelet et recouvre la partie posté-
ure du pédoncule crrrhcllcux vipérieur (Pcs), ainsi que les fibres semi-circu-
rcs inlrmes (fsmi, coupe S 5, Fig. M3).
TRONC ENCÉPHALIQUE. — Les coupes S4 et S5 passent en dehors de
,\a. pyramide par la fossette latt'rah^ du Imlbe, de telle sorte que I'ktage antérieur
du tronc encéphali(iue nest représenté (jue par sa partie protubérantifdle. Les
libres de la couche superficielle du pont sont encore plus denses, plus compactes ([ue
.sur la coupe précédente ; quelques fibres commencent déjà à s'infléchir et à être
jsectioniit'es parallèlement à leur axe coupe S5, Fig. il3); elles appartiennent
déjà aux fibres Voyez (loupes horizontales, séries H et G, Fig. i'-2i à -430 ( qui
limitent les noyaux politiques en dehors, et forment le pédoncule cérébelleux
mat/en. Les fascicules du slratum profundinn fFPopi sont de même plus denses
'que sur les coupes précédentes. Le stratum complexum FFom; contient encore
, quelques fascicules longitudinaux de la voie pédonculaire (VP) qui n'atteignent
pas la périphérie inférieure de l'étage antérieur de la protubérance, et sont
, entourés par la substance grise du pont.
j Dans la calotte i)rotubérantielle de la coupe S4, (Fig. il"}) on trouve, en
I arrière de l'étage antérieur, la section des fibres longitudinales du ruban de lieil
\ médian i^Rmi etcellede Information re7îCM/'^'e(SR), limitées en arrière par les fibres
parallèles fortement colorées par l'hématoxyline du volumineux pédoncule céré-
j bilieux supérieur ^Pcs, que l'on voit se porter en bas et en arriére, pénétrer dans
la masse blanche du cervelet et former la paroi supérieure du quatrième ventri-
\ cule. Dans l'angle ouvert formé par ce pédoncule et la formation réticulée (^SR)
se trouve un amas gris irrégulier, riche en libres à myéline et qui représente
la partie supérieure du noj'au de Deiters, désignée encore sous le nom de noijau
de lierhd'reir (NBi. Les courts fascicules transversaux qui traversent la partie
inférieure de la calotte protubérantielle appartiennent aux libres radiculaires
du nerf moteur oculaire externe (VI^ paire); le noyau gris situé dans le fond de
la fossette sus-olivaire du bulbe est le noyau du nerf facial (XVII).
Dans la calotte bulbaire, on trouve en arrière du noyau du facial la section
partielle de la substance gélatineuse de lîolando (SgR). Les fibres longitudinales
606
ANATOMIE DES CE.XTIllîS NERVEUX.
qui la bordent en arrière et en bas appartiennent en partie à lngt-osse racmescns
iive descendante du nerf trijumeau, mais en grande partie aussi au cojys juxta-reslvÈ^
/t^^&'f
ap.t;én.i?\;j^ ;iih ; Pcs ^Jvm F Fop
se
FiG. 413. — L'arbre de vie de la région de transition du cervelet, le nid d'hirondelle,
les noyaux accessoires de l'olive cérébelleuse, les pédoncules cérébelleux supérieur
et inférieur, les noyaux moteur et sensitif du trijumeau et la grosse racine sensitive
descendante du trijumeau. — Coupe sagittale S 5 de la région de transition passant
par la ligne de repère S 5 de la fig. 407. 2 1 yi andeur nature. Méthode do Weigert-Pul.
h/t, la brandie horizontale de l'arbre de vie médian. — FPoa. FPop. les fibres transver-
sales antérieures et postérieures de l'étage antérieur de la protubérance. — fsme, fsmi, les
fibres semi-circulaires e.xternes et internes du cervelet. — Seni, noyau einbolifornie ou
bouchon. — Nr/l, noyau spiiériqne ou globule. — n/i, nid d'hirondelle. — Pci. pédoncule
cérébelleux inférieur. — Pis, pédoncule cérébelleux supérieur. — scf, grand sillon circon-
férentiel de Vicq d'Azyr. — %/f. substance f,'élatineuse de Rolande. — siV, sillon inférieur
de Vic(j d'Azyr. — ssV, sillon supérieur de Vicq d'.Vzyr. — slrj, sillon du lobe grêle. — spop,
sillon post-pyramidal. — sta, sillon transversc antérieur. — cUv, crête de la luette. — 17',
voie pédonculairc. — VT, valvule de Tarin. — Ki, quatrième ventricule. — NVm. noyau mo-
teur du trijumeau. — Vm, nerf masticateur. — Vsd, grosse racine sensitive descendante du
trijumeau.
forme dont la substance grise ou noyau de Deiters (ND) borde en avant la cavité du
quatrième ventricule (VJ. Les libres transversales qui sillonnent la calollo
i;ii i»i; I ni'(M.iiAi'iii(jri: ni iuhimuiincii'ii ai.i;. r,07
liiill);iil'i' ;i|t|i;iilii'iiiii'iil ;iil sysli'iiic i\f^ fl/nrK (iiii/'iniiii'< inlmiCs fi'rr/jrlln-iih-
'■.■'.s i|iii ■»!' (Ict.irliriil <lii ciiriis icsl ironiic ; Ir iioyaii ltii-- i|i' I:i [tarlir iiili'iiriin'
la c'itipi' est It! ii'iiinu (If Mttniiliinr NM , silin'; dans la parlit; sii|M'Mi('-nri' des
idoiis pDsti'riiMirs, aux couHms du coips rosliformc I,a roiipo iiil6ioss(î onliii
l.i partit' cxlciiic dr liilirr /nilh(iire({)ij, cîilowrûd d'uuo épaisso capsulode (ihros;
1." laiscoau liiaiiuulaiii' sil un on arrière et au-dessous de l'olive ol <jui atloinl
l.i |)t'iipli(''iii' iuréiicure do la coupe est \vi fnhrniu rrrrlu'lloux dircrl (Fcd).
Ndus nous conlenhtns d'indiiiuer iri loul(;sces formations, (juille à y rovenif
,1 propos des coupes horizontales cjui sont inlininienl [)lus favorables à lour élude.
Coupe S5 (l'ii;. il.'?). CiCtle coujte est inl(''ressanle parce qu'elle sectionne
.dans une partie de son trajet la ijrossr rncinn senxilive flrsceiidinile (hi trijiinwnn,
Vsdl (pii se |>résenle sous l'aspect d'un faisceau compact de libres, situe; en
• .i\;iiit (lu jn-iloncule n'' relu' lieux hifôvieur (Pci) et qui aborde en haut un petit amas
i lie substanei^ t,'rise représentant la /xirtin supérieure de lu suhsluuc' (/éluliucusc de
' /tohindo iSgll I, désignée encore sous le nom de nni/au seusltif du irijutneua; au-
ilessus et en arrière du noyau sensitif est le noi/uu uioleurdu trijumeau {^Ym).
L'étage antérieui- de la protubérance est sectionné aux condns d\i pi'douculc
rèbelli'u.r inoi/rn. Dans la partie supérieure de la coupe, on trouve encore
(piolques fascicules lunj^ntudinaux de la voie pédonculaire (VP).
COUPES INTÉRESSANT LES HÉMISPHÈRES CÉRÉBELLEUX
Coupes S6, S7, S8, S9, Fig. 4U à ilTi
Coupes S6 el S 7 iFii;. ili cl ii:).) — Si les coupes S4 et S 5
j'ii;. \\2 el il."5y muniront le mode d'émorgencc du pcdonciilc cérébelleux
supérieur (Pcs) de la substance blanche centrale du cervelet, au-dessus
du quatrième ventricule, les coupes S 6 et S 7 (Fig. 414 et 415), mon-
ti'cnl la façon dont le pédoncule cérébelleux inférieur (Pci) se continue
avec les fibres semi-circulaires externes (fsme) du cervelet. Ces coupes
intéressent en elVel le hilc el la partie interne de l'olive cérébelleuse et
apparlienncnl par consé({uent aux hémisphères cérébelleux. La coupe
S 6 Fig'. tl4) passe par le noj/au moteur du trijumeau (NVm), le hile
de l'olive cérébelleuse (Oc) et le noi/au du bouchon (Nem) ; elle sectionne
le pédoncule cérébelleux inférieur (Pci), la partie externe de la valvule
■ de Tarin (VTi el le diverticule latéral du quatrième ventricule [vW ,j).
I La coupe S 7 (Fig. 415) située en dehors d'elle, passe par la partie
' interne de Volive cérébelleuse (Oc), en dehors du noyau moteur du triju-
meau, intéresse \c pédoncule cérébelleux moyen (Pcm), les lamelles du
jlncrulus (Floc), la partie antérieure du diverticule latéral du quatrième
\ ventricule (rlV4) et le noijau du nerf cochléaire (NYIIIc).
L-à siihshnice hbinche centrale des hémisphères ne présente pas encore l'am-
pleur (pi'elle afl'ectera sur les coupes suivantes coupes S 8 et S9 : elle est
encore allongée dans le sens sagittal, aplatie de haut en bas, el les axes des dif-
I férents lobes sont encore de longueur fort inégale.
La hraurlie verticale de l'arfn-e de vie HJ'J(//r/«, représentée sur la coupe S 5
(Fig. il 3) iiar un court et large monticule, a disparu et la partie hemisphéii(iue
«08
ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
Oc
Se Pcsil.) Pçi ^vxn
i \^.em ; ; ; VP
; Oc jPcs I FPop ;
PFoa
^s^
'^J^^
.'7'//-^-;-
^'^
siV
sis
:Uv
UXL
''iG. 414. — L'aibrc de vie de la léyion de Iransitiou du cervelet, le pédicule d'inser-
tion latérale de l'amygdale, le nid d'hirondelle, la valvule de Tarin, le noyau du bou-
chon et l'olive céréhelleuse dans la région du liilo de l'olive. I,i' pédoiiculo cérébelleux
inféiieurct le noyau moteur du Irijumean. — Coupe sagittale S 6, de la région de
transition, passant par la ligne de repère S 6 de la Fig. 407. MrihiHli^ de Weigert-
Pal. 2/1 grandeur nature.
Crsl, corps restiforme. — Fl'oa, FPop, los fibres transversales antérieures et postérieures
(le la pr()tiil)éranre. — fsnie, fibres soini-circidaires externes du cervelet. — Sem, noyau
eiiil)nlif()rnu! ou Ijouchon et son i)é(iicule d'insertion {oNeni^ au piobule. — /i/(, nid d'iii-
rondeiie. — Oc, olive cérébelieuse, sectionnée ;iu niveau du liile de l'olive. — Pci, pédon-
cule eérél)elleux inférieur, sa continuation en arrière avec les fibres semi-circulaires
exicrniîs du <ervelet et en bas avec le corj)s restiforme. — Pcsji\ pédoncule cérébelleux
su|)érieur dans la réfjion du bile de l'olive, les lihres les plus externes du pédoncule céré-
iK'lleux supérieur dans son sefiment juxta-veidriculairc (Pcs) se trouvent sectionnées en
arrière ries fibres transversales |)rofon(les de la protubérance. — cl';/c, crête tie la pyra-
mide du vermis recevant l'insertion de l'axe d\i lobe di/jrastrique. — PlchW, plexus cho-
roïdes (lu fpiatrièine ventricule. — //r,, diverlicule latéral du ipiatrième ventricule. — scf,
lirnnd sillon circonférentiel de Vici| d'Azyr. — siV, sillon inférieur de Vic(] d'.V/.yr. — ssV,
sillon su|)éricur de Vicrj d'Azyr.— sir/, sillon du lobe {^rêlc. — spop, sillon posl-pyramidal.
— std, sillon transverse antérieur. — cUv. créle de la luette et axe de l'amygdale. — 17',
voie |)éflonculaire. — \ T, valvule île Tariti. — X\'i,i. novau moteur du triiunù-au.
KTi;|)l': TiH'iK.i; \ l'iiini i; in i; |i(i M 11 i; N ( : 1. 1- Il \ l.i:.
COll
In /.)/((• lin nilni'ii, c rsl ;i diri' Ir ln/ir ifii'iiln/ufrri' uiili'rii'nr, s'iiisrrc sur l.i siih-
,|;inri' lilaiiilii' criilralr par iiii lar^'c i-l ijiai^ jn'iliinli' ; les sillons iiiIrriuJHi-
fie
Oc ' ;%iue'- , Oc
: : ; i'^.^ ; Pc s
Pcril
PFloc
FiG. 415. — L'arbre de vie dans la région de transiUon du cervelet. Le pédicule d'inser-
tion de l'amygdale, li' niil d'hirondelle, la valvule de Tarin, le diverticule latéral
du quatrième ventricule. — L'olive cérébelleuse, son feutrage intra-ciliaire, le pédon-
cule cérébelleux inférieur et les libres semi-circulaires externes du cervelet. —
Coupe sagittale S 7, de l'iiéniisplière cérébral au voisinage de la région de transi-
tion, passanl par lalii:neS7 delà Fig. 407. Méthode de Weigert-Pal. 2 1 grandeur nature.
fie, feutrage intra-ciliaire. — fsme, fibres semi-circulaires externes du cervelet. — 7ih, nid
d'hirondelle. — Oc, olive cérébelleuse, sectionnée dans la région de son liile (hOc). — Pci.
pédoncule céréljelleux inférieur. — l'on, pédoncule cérébelleux moj-en. — Pcs, pédoncidc
cérébelleux supérieur. — PFloc. pédoncule du llocculus. — cPi/c, crête de la pyramide du
verniis. — cUv, crête de la luette. — rl\\, diverticule latéral du rpiatrième ventricule. —
scf, grand sillon circonférentiel de Vicq d'AzjT. — siW sillon inférieur de Vicq d'.Vzyr. —
ssV. sillon supérieur de Vicr[ d'.Vzyr. — sla, sillon transverse antérieur. — V. trijumeau. —
NVIlIc, noyau de la branche cochléaire du nerf auditif.
laires atteignent la substance blanche centrale et leur profondeur égale celle
du sillon transverse antérieur (sta). Le lobe quadrilatth'e postérieur, le lobe semi-
TDME n. 39
610 ANATUMIE DES CENTRES NERVEUX.
lunaire inférieur s'étalent de même à leur base d'implantation, au fm' et à m(|j»,tf
sure que la substance blanche centrale augmente d'épaisseur.
Les lobes de la face inférieure de Ihémisphère cérébelleux présentent seuil
certaines particularités. Le lobe semi-lunaire inférieur et la partie postérieure d'
lobe (^rê/e, s'implantent sur la partie postérieure de la substance blanche central
par un pédicule d'insertion commun, d'autant plus large et plus court que l'o
considère des coupes plus externes coupes S6 et S 7. Fig. \\k et 415). L
partie antérieure du lobe g)'èle est encore sur la coupe S6 (Fig. 414) sans coD-l
nexion avec la substance blanche centrale; l'axe mince, long et grêle du loi *
digasirique se continue avec la cré/e de la pyramide (cPyc), ainsi que la coup
S5 (Fig. 413) le faisait du reste prévoir; il décrit une courbe à concavité snii>
rieure et antérieure, est dépourvu d'écorce cérébelleuse dans la partie supti
rieure de sa face antérieure, et loge dans sa concavité Vamygdale de plus ej
plus réduite de volume, et dont la substance blanche s'implante en arrière si
la créle de la luette (cUv).
Le nid d'/w'ondelle (nh) n'est plus exclusivement formé par la valvule de Taril
(VT), mais bien par la substance blanche centrale recouverte par un feuillet pie."
mérien ; la valvule de Tarin est intéressée en elTet au niveau de son bord externe^
Sur la coupe S7, (Fig. 415), elle fait place aux premières lamelles du floccidxiÀ
(Floc). Les coupes S 6 et S 7 intéressent en effet le mince et étroit canal qv
relie le diverticule angulaire ou tente, au diverticule latéral du ^^ ventricule (v\S h""^
Dans la substance blanche centrale on trouve encore, sur la coupe S(
(Fig. 414\ le noi/au embolifoinne ou bouchon, plus volumineux que sur la coup'
S 5, Fig. 413), plus allongé dans le sens sagittal. Sa face supérieure, légèremeii
excavée, reçoit un feston de l'olive cérébelleuse, et son bord postérieur est reli-
à la partie postéro-interne de l'olive cérébelleuse par un mince pédicule qu,
limite en arrière le bile de l'olive. Uolive cérébelleuse (Oc) est encore représenléi
sur cette coupe par un petit méandre situé à la partie antérieure du nid d'hiron
délie, au-dessus de la valvule de Tarin (VT) et du quatrième ventricule, ei
arrière du pédoncule cérébelleux inférieur (Pci).
La coupe S 7 (Fig. 415) passe en dehors du bouchon et n'intéresse qut,
l'olive cérébelleuse (Oc). Celle-ci ne présente pas encore sa forme annulaire, mai;
décrit une courbe à concavité inférieure, ouverte en bas, au niveau du hile d<
l'olive) (hOc), et qui limite dans cette région le nid d'hirondelle (nhVEn outre, l'oliv»,
ne présente pas ces festons et dentelures si caractéristiques sur les coupes sui^
vantes feoupes S8 et S 9, Fig. 416 et 417), mais apparaît sous forme de long^,
boudins plus ou moins indépendants et allongés dans le sens sagittal. Les don
lelures de la partie postéro- inférieure de l'olive cérébelleuse sont en elfot
comme nous le verrons plus loin (coupe G 5, p. 050), les plus longues et le?
plus déliées et se trouvent ici sectionnées })arallèlcment à leur axe. — La courbf
décrite par l'olive cérébelleuse sépare nettement sur cette coupe le feutrag'
intra-ciliaire (fie), formé en grande partie par le pédoncule cérébelleux supérieur,
des fibres semi-circulaires externes (fsme), situées en arriére et au-dessus do
l'olive. Celles-ci décrivent sur les deux coupes une courbe à concavité inférieure
et se continuoni directomont avec Iq pédoncule cérébelleux inférieur (Pci).
Le tronc encéphalique n'est intéressé sur ces coupes que dans ses parties
externes, à sa limite avec h^ pédoncule cérébelleux moyen. Sur la coupe S 6,
(Fig. 414), on trouve encore une gangue de substance grise (Mitaillanl les fasci-
cules prolubérantiels qui s'inlléchisscnt de i»lus (>n i)lus et sont sectionnés pa-
i.iiiti; i(tiMM.i; \ ni ini i; im kiiom Ki;N(:i;i'ii \ m;. r.u
ralli' li'iiK'iil ,1 It'iir ;i\i'; dm Iroiivr (Micorc, ;m dessus du coudt' du iirilnnrulr r/'rr-
telliii.r ni/rriritr il'cii, le iKiyaii Mioiriir du I ri jiiiiiraii iNvm), cl on voit s'on
df^laclicr (If j,'r(ts fascicules dt; liliirs ;ip|i;ii li'ii;iiil a la rurinr tiitilrirr oit iicrf iiins-
ticnlriir.
\ai coupe S 7 i^if,'. il. "il n'inlc-rcssc \KiV cnidrc f|lir le jni/onnilc rrrrltcllrni:
moi/ot Pcm donl les connexions avec la suiislancc hliinclif cciilraW; deviennent
tr^s niaiiircsles sur les ciiuik's suivaiilcs S8 cl S9.
Coupes S 8 cl S9 l'ij:,. 'il<» ci il7,. — Ces c()ii|)cs iulcrcsscul
riicniis|)lièi'(» céiélicllcux c( le /trdonru/r ci'rrhellntx )/io//f'n {\*r\uj. \/,i
coupe S 8 il'if;- iliî passe par h» pcdoticule du flocculus (l'FIoc), lii
M.upe S 9 (l'ig. in^ par rémoi'gcncc du nerf trijumeau (V).
\A\sid>slinire hlundic rrnlralr des ln'niisjjlirres ai\<^mQn[.(\ de volume, surtuul dans
sa parlit> inférieure et afFeetc la forme assez régulière d'une ovoïde oblique en
iiaul cl en avant, c]ui se continue on avant avec le pédoncule céivUtelleur mnijrn
Pcm^.
Sur sa face supérieure, assez régulièrement convexe, s'im[)lantent radiai-
icment les axes des lubes quadrilatères antérieur et postérieur et du lobe seini-
huiaire supérieur, séparés par des sillons interlobaires et interlobulaires,de pro-
fondeur sensiblement égale.
Le sillon supérieur dr Vicq d'Aztjr (ssV) et le grand sillon circoiiférenlicl du
mùiiic anleur (scf), qui limitent le lobe semi-lunaii^e supérieur en liant et en lias,
-ç distinguent s(mi1s i)ar leur plus grande profondeur des autres sillons interlo-
haires.
Sur la coupe S 8 iFig. il fi), le lobe semi-lunaire inférieur et la partie poslé-
riire du lobe f/réle présentent encore une grosse branche d'insertion commune;
-11 r la coupe S 9 Fig. ii7) l'insertion de ces deux lobes se fait — grâce à l'ac-
I croissemcnt de la substance blanche centrale — par deux bases d'implantation
distinctes.
Ainsi se trouve donc constitué Varbre de vie du lobe latéral du cervelet, carac-
térisé par la disposition régulièrement radiée des axes des différents lobes et
lobules autour dune substance blanche centrale de forme ovalaire et de dimen-
I sion relativement considérable. Le nid dliirondellle a complètement disparu et
on trouve à sa place la partie inférieure de la substance blanche centrale, consi-
dérablement augmentée de volume et tapissée parles derniers vestiges de Vécorce
'Uivigdalienne.
Le /lorcuhis, très net sur ces deux coupes, forme un lobule irrégulier, réduit
I sur la coupe S 8 ij'ig. ilfii à 7 ou 8 lamelles sessiles, ou plus ou moins longues,
' implantées à la face inférieure du pédoncule du flocculus (PFloc). Celui-ci appa-
raît sous forme d'iui faisceau volumineux fortement coloré par l'hématoxyline,
à direction sagittale, situé au-dessous de la protubérance et du pédoncule cré-
î belleux vioijen (Pcm) en avant de Volive cérébelleuse (Oc); sa face antérieure, dé-
' pourvue d'écorce cérébelleuse est intra-divcrticulaire, et sert de limite posté-
rieure au diverticule latéral du quatrième ventricule (rlV4); sur la coupe S9,
1 (Fig. tl7),le pédoncule du flocculus est plus réduit de volume et se confond avec
■ le pédoncule cérébelleux moyen (Pcm); le diverticule latéral (rlVi) forme une
petite pochette close de toutes parts et contenant des plexus choroïdes ; le floc-
culus s'est accru et se présente sous l'aspect de trois, quatre ou cinq lobules
612
ANATO.MIE DES CE.NTllES NEKVEUX.
d'autant plus volumineux qu'ils sont plus antérieurs, et qui s'implantent direc-iH
tement sur le pédoncule cérébelleux moyen (Pcm).
Oc
fie fec
;fsme !
spo fsme
I '^——4 ^ / lob'e
Pc
m
fsl'
Amygdale
Vu:. il(). — L'aihre de vie des lobes latrraux oude l'iK-misplièio cérébelleux, Tolive céré-
belleuse, les feutrages inlra et exlra-ciliaire, le feutrage sous-lobaire, les libres seini-
rirculaires externes du cervelet, le pédoncule cérébelleux moyen, le ]iéiloi>cule des
ilocculus et le diverticule latéral du quatrième ventricule. — Coupe sagittale S 8
de l'hémisphère cérébelleux, passant par la ligne de repère 8 de la (ig. 407. 2/1 gran-
deur nature. Méthode de Weigert-Pal.
fec, fcutrape extrca-ciliaire. — fie. fciitrafrc inlra-cili.tiiv^. — Floc, le nocciilns. ses lobules
accessoires (Floc'j et son pcdoncnic (l'Floc). — /'si, l'outrage sous-lobairo. — Oc. olive céré-
boUeusc. — /'cwi, pédoncule ccrcbclleux moyen. — rl\\, diverticule latéral du quatrième ven-
tricule. — .se/', grand sillon circonl'érentiel de Vicq d'Azyr. — siV, sillon inférieur de Vicq
d',\/.yr. — .s.s-r. sillon supérieur de Vicq d'.\zyr. — spo, sillon post-central. — spop, sillon
post-pyramidal. — ,s7^/. sillon transversc antérieur. — J'///, nerf auditif, concourant à former
la paroi antérieure du diverticule latér.il du quatrième ventricule.
Sur ces deux coupes S 8 et S 9, Voti'ce cérébelleuse (Oc"! forme une pochette '
festonnée, close de toute part; (die circonscrit une masse blanche centrale, riche
w
KTi m: roiMH. KAi'iiioi I. ih kimimiii.nci.i'ii ai,k.
«13
(«Il vaisseaux cl en lil)i(!s ciiIicm rnisi't's dans \n[i> lo sens; c'est le riir/is ou feit-
Irni/i' iiitnirili'iirr lie, le mn/nti hhnir ccntvnl (h' rol'nu' (•ori'f/fllrusf. A la siii l'ace
,\l('lirurt> (le rolivc, nii lliiiivr lllic lllilirr ciiiirlir de lihl'cs clll r('-cr(ds(''(!S (ians
Oc f si
Um'-.. ^\
fiil
fie
! Oc :
Pcra
2E°Î' îlûcciius
f.15
fsl
lec
FiG. 417. — L'arbre de vie du lobe latéral du cervelet, le flocculus, l'olive cérébelleuse,
les feutrages infra-ciliaire, extra-ciliaire et sous-lobaire, les libres semi-circulaires
externes du cervelet et le pédoncule cérébelleux moyen. — Coupe sagittale S 9 de
l'hémisphère cérébelleux passant par la ligne de repère 9 de la flg. 407. 2 1 Gran-
deur nature. Méthode de Weigert-Pal.
fec. feutraf!:c cxtra-ciliaire. — fie, feutrage intra-ciliaire. — fsl, feutrage sous-lobaire. —
fsnie, fibres semi-circulaires externes du cervelet. — Oc, olive cérébelleuse. — Pcm, pédon-
cule cérébelleux moyen. — Plch]'u plexus choroïdes du diverticule latéral [rlVi] du qua-
trième ventricule. — scf, grand sillon circonférentiel de Vicr[ d'.Vzyr. — siV, sillon inférieur
de Vicq d'Azyr. — ssV, sillon supérieur de Vicq d'Azyr. — slf/, sillon du lobe grêle. — spo,
sillon post-central. — spnp, sillon post-pyramidal. — sta, sillon transverse antérieur. —
r. nerf trijumeau. — 17/. nerf facial.
tous les sens qui comblent tous les intervalles des dentelures et constituent la
toison ou le feutrage extracilioire (fec). La moitié supérieure de la toison, enfln,
est tapissée par une couche de fibres courbes à direction sagittale et qui appar-
614 ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
tiennent à la couche des fibres sinni-circulaires externe (l'sme) du cervelet ; — oivj
les voit s'irradier sur ces coupes dans le pédoncule cérébelleux moyen (Pcm).
Tout le reste de la substance blanche centrale de l'hémisphère cérébelleux
est constitué par un feutrage de fibres entre-croisées dans tous les sens, qui
sépare les fibres difTérenciées (/?7v?r.v semi-circulaires externes, toison) de la basel
des lobes et lobules et qui est particulièrement épais à la face inférieure de
l'olive cérébelleuse.
C'est ce feutrage que nous avons désigné sous le nom de feutrage sous-lobaire
(fsl). Il est l'homologue de la masse blanche non différenciée du centre ovale
de l'hémisphère cérébral, et contient comme celle-ci des fibres d'association.
des fibres de projection et des fibres commissurales.
En résumé, il résulte de l'étude de cette série de coupes sagittales,
que la substance blanche centrale du cervelet présente un aspect spécial
et tout à fait caractéristique dans trois régions bien distinctes :
Dans la région du vermis, elle présente la figure caractéristique de
l'arbre de vie médian ;
Dans \2t. région de tra?isition que l'on peut encore désigner sous le nom
de région du nid dliirondelle, elle est allongée dans le sens sagittal, s'ex-
cave à sa face inférieure et se continue en avant avec les pédoncules
cérébelleux supérieur et inférieur; ■
Dans la région des hémisphères, elle est plus ou moins régulièrement
ovoide et se continue avec \& pédoncule cérébelleux moyen.
COUPES HORIZONTALES
Les séries de coupes horizontales P, H et G, sont destinées à mon-
trer la manière dont les éléments constitutifs du pédoncule cérébral
abordent le rhombencéphalc, les modifications qu'ils y subissent et les
éléments nouveaux qui s'y ajoutent.
Dans le tome P"", chaj). III, p. rJGI àG62, nous avons assisté, par l'étude
de coupes sériées horizontales et horizontales obliques, à la formation du
pédoncule cérébral. Nous avons vu : i" que la calotte procède du thalamus,
de la région sous-thalamiquc, des tubercules quadrijumeaux antérieur et
postérieur; 2° que la voie pédonrulaire ou voie du pied du pédoncule
cérébral fait suite à la capsule interne et qu'elle ne contient que des
fibres de projection du manteau cérébral (T. II, p. 73).
Les quatre coupes PI, P2, P3, P4, (l'ig. ili) à i22), sectionnent le
pédoncule cérébral })resqu(' parallèlonient au plan du sillon pédonculo-
protubérantiel et sont par suite obliques en haut cl en avant. (Voy. lignes
de ropèn!, Fig. i31, p. 0i8.) Kilos sont favorables à l'étude de l'cntre-croi-
scment des pédoncules cérébelleux supérieurs, et île la commissure de
Wernekink qui en résulte, ainsi qu'à celle de la dissociation de la voie
pédonculaire par les fibres transversales de la protubérance.
Les coupes Hl à H3 (Fig. 423 à i2;)) son! obliques en bas et en
l'.iiiU': 1 oi'iK.it A ni i(,ir i; i»i iuiom im.nci.i'ii \i.i:.
r.i:
i\,llll, cl sC('t iolllirii I Ir Inilli' cm'clill,! Iii|l|r i|;ill^ l.'l yr^\,,i\ |»| ol lilx'r.lll-
irllc, |ii'i|MMnli(iil;iinMiiciil ;i >it\\ ;i\r. \'(»\ . I'"i;;. ilS.)
|.rsc()ii|.(«s H4 à H23il"i^. 'rll ît i-Kld l'i-. î.'IS à i-.";;}, s(.iil li(.ii/...M
il, 'S, cl p;iil;ml un |mmi (il)li(|n('s, en it.iilirulicr d.iiis l.i ir'^idn hiillmirc,
n.ir i;i|i|>iii'l ;iii ^i;iiiil ;i\i' l<iiiL;il inlin,! | du Innic (•iic('|(|i.ili(|iir. ' XOy. !•(•-
|,,-i;i,Ui' "Ic^ (■(ill|ii'^. I'il;. lis ri Iriir pLiii dr S('(;li<»IM'>l scilsihIi'iiH'iil |»;i-
i
r FiG. 418. — Face latérale élu tronc encéphalique avec lignes de repère indiquant le plan
I des coupes horizontales de la série H ^coupes Hl à, H3 perpendiculaires au grand
axe de la protubérance, et coupes H 4 à H 23 obliques par rapport à l'axe longitu-
dinal (kl bulbe).
rallèle au plan des coupes horizontales obliques du cerveau, N" Ix à
N' 13x du T. I (Fig. 31o à 328).
rs'ous avons intercalé dans la série des coupes H qui montrent les
éléments constitutifs du tronc encéphalique et leurs rapports réciproques,
six coupes, Coupes Cl à G6 iFig. 432 à 437) sectionnant à la fois le
tronc encéphalique et le cervelet, et destinées à montrer les connexions
du cervelet avec le tronc encéphalique.
616
ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
COUPES HORIZONTALES OBLIQUES INTÉRESSANT
LA RÉGION PÉDONCULO-PROTUBÉRANTIELLE
Coupes PI, P2, P3, P4 (Fig. 419 à 422. (Voy. Fig. 431, p. 643
les plans de repérage de ces coupes.)
Ces quatre coupes obliques en haut et en avant sectionnent le troir
borgne supérieur, profonde dépression, située sur la ligne médiane entre
les pédoncules cérébraux et la protubérance, et dont la lèvre supérieure
est formée par le sommet de l'espace interpédonculaire, la lèvre infé-
rieure par les fibres transversales superficielles de la protubérance. En
arrière, ces coupes passent au-dessous des tubercules quadrijumeau.r pos-
térieurs, intéressent le nerf pathétique (IV) à son émergence, ou section-
nent la partie supérieure de la valvule de Vieussens (VV). Toutes ces coupes
sectionnent donc obliquement le /?zef/ du pédoncule cérébral, et c'est ainsi
que s'explique la différence d'épaisseur considérable qu'il présente sur
ces coupes, (PI et P4, Fig. 419 et 420) lorsqu'on les compare avec
les coupes horizontales ou horizontales obliques du Tome I" (Fig. 312
à 314, p. 622 à 631 et Fig. 323 à 328, p. 6i9 à 661). Il,
Comme d'autre part, les fibres transversales supérieures de la protu-
bérance décrivent une courbe à convexité supérieure et atteignent sur la
ligne médiane un niveau plus élevé que sur les parties latérales, ces
fibres protubérantielles ne se trouvent intéressées qu'à la partie interne
de la coupe, la partie externe sectionnant le pied du pédoncule au-,
dessus du sillon pcdonculo-protubérantiel.
Coupe P 1, (Fig. 419). La plus élevée des quatre coupes : elle passe
au-dessus des fibres transversales de la protubérance, intéresse le pied du
pédoncule cérébral au voisinage de son bord inférieur et sectionne en ar
rière le nerf'patJiétiqjie à son émergence, et \ aqueduc de Sijlvius (Aq) à
son embouchure dans lo quatrième ventricule.
Pied du pédoncule cérébral. Les libres du pied du pédoncule ou de là
voie prdoiiculairc (VP) sont sur celle coupe sectionnées très obliquement. Un
certain nombre de ses fascicules ne suivent pas la direction longitudinale de la
plupart des libres de la voie pédonculairo. mais s'inlléchisscnt en arrière, devien-
nent horizontaux et se groupent à la face profonde du pied du pédoncule cérébral
en une couche de lâches fascicules, la couche dorsale du pied du pédoncule ou
slralum ivlermcdium (Stri). Il n'existe pas sur cette série do coupes de prs lem-
niscns siipcrficirl, mais le pes Icnuiiscns profond{VL\))Gsi très développé et forme
un faisceau compact qui occupe la partie externe du pied et s'adosse au ndmn
de /{cil médian (Hm). Il refoule le locuti nigcr (Lu) en dedans, de sorte que cette
masse grise ne s'étend plus comme sur la coupe N" 13 x (Fig. '6''2i>, T. I'"'), du
bord interne au bord externe du pied du pédoncule et ne sépare qu'incomplè-
tement l'élage inférionr de l'étage supérieur du pédoncule cérébral.
i;rii»i': i(ti'(((.n \ l'iiKji I. m i; ikim itii.Nci.i'ii a i.i';. en
l,;i lact' lilii'i" (II* l;i \'iic |MM|uiiriil:iii (• es! mluiiii'c |i;ir un prlil l.iscii-iilc liori-
zoiilal, U" ln'iiiii jiiiiiln '\'\u) . i|ui (•iiiiliimiir Ir Iniril inlci nm du iurluiiriilf cl
(|U(» Ton |uMi( siiiMC. sur 1rs coupes P2, P3, P4. ^Vv^. i-*il, 'rl\ . 'rl'l , jiis-
(in'aii (It'la du >ill'iii lali'ial dr I i>lliiiii' de rt'iicc'iplialc.
Calotte pcdonculairc. Les jtrdniintlrs rih-r/ifllrur siiiirririirs iN'Si OCCIl-
i'ip xiV
sP
:xs le s
xi Pc s . ^Z.
P . •!
-NI
Tpo..-..l
,^'S^V M RI
FiG. il'.». — Le pied du pédoncide cérébral, sa couche intermédiaire ou profonde, et le
pes lemniscus profond. La calotte pédonculaire, le ruban de Reil, la formation réti-
culée, l'entre-croisementdes pédoncules cérébelleux supérieurs et l'entre-croisement
des nerfs patliétii}ues. — Coupe PI, coupe horizontale oblique en haut et en avant
du pédoncule cérébral, au voisinage du sillon pédonculo-protubéranliel, passant par
la ligne PI de la Fig. 431, p. G43. Méthode de Weigert-Pal, 3/1 grandeur nature.
Aq, aqueduc de Sylvius. — Flp, faisceau longitudinal postérieur. — xF, entre-croisement
ventral de la calotte pédonculaire de Forci. — Cùp, ganglion interpédonculaire. — /.«, locus
nigcr. — A7, noyau latéral de la calotte pédonculaire. — Vca, pédoncule cérébelleux supé-
rieur; son petit entre-croisement supérieur (xsVcs ; son grand entre-croisement inférieur
{.riPcs). — PLp, pes lemniscus profond. — Rm, ruban de lleil médian. — RI, ruban de Ucil
latéral. — SRI, noyau du ruban de Ued latéral. — ^H-^q. substance grise de l'aqueduc de
Sylvius. — .S'/?, formation réticulée. — >7/-(, stratum intermedium. — Tpo, taenia pontis. —
'(/, petite racine motrice descendante du trijumeau. — Vï\ voie pédonculaire. — IV, nerf
pathétique; xlV, son entre-croisement en arriére de l'aqueduc de Sylvius.
pent la presque-totalité de la calotte pédonculaire; ils s'entre-croisent sur la
ligue médiane, puis se portent en dehors et en arrière, masquant en grande partie
les fibres longitudinales de la formation réticulée (SR).
La décussation de ces pédoncules se présente sous le même aspect que sur la
coupe N''13xi'Fig.32S,p. b61,T. !'='): elle s'effectue par deux faisceaux do voluma
fort inégal. La plupart des fibres (xiPcsj sentro-croisent en fascicules presque
618
ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
parallèles sur toute l'étendue antéro-postérieurs du raphé, puis se portent en
dehors et en arrière en décrivant une courbe à concavité interne autour de la
substance grise centrale de VarjucdHc d'' Sylvius i^SgAq . Un petit nombre (xsPcs)
se détache des parties antérieure et interne d'un des pédoncules cérébelleux
supérieurs, puis se porte d'avant en arrière de chaque côté du raphé, s'entre-
FiG. 420. — Le pied du pédoncule cérébral, la couche intermédiaire, le pas lemniscus
profond, la calotte pédonculaire, le ruban deReil, la formation réticulée et rentre-
croisement des pédoncules cérébelleux supérieurs. — Coupe P2, coupe horizontale
ol)li(iuo en haut et en avant de la réiiion pédonculo-proUibéraulielle, passant par la
ligne de repère Po de la Fig. 431, p. 043. Méthode de Weigert-Pai, 3/1 grandeur nature.
Flp, faisceau longitudinal postérieur. — FPoa, fibres protubérantielles antérieures appa-
raissant dans la région du trou borgne pédonculo-protubéranticl. — Gip, ganglion inter
pédoncukiire. — Le, locus caM'ulcus. — .Y/, noyau latéral de la calotte prolubérantielle. —
l'es, pédoncules férébelleux supérieurs ;.r//Vs, leur grand entre-croisement inférieur; .is/'c.s-,
leur petit entre-croiseuient supérieur. — l'Lp, pes lemniscus profond. — /{/, ruban de Ileil
latéral. — /{//(, ruban de Rcil médian. — SU, formation réticulée. — SIri, stratuni interme-
dium. — Tpo, ta'nia pontis. — Vd, petite racine motrice descendante du trijumeau. — VP,
voie pédonculaire. — 1',, qualriènu; ventricule. — IV, libres radiculaires des nerfs pathé-
tiifues. — .ilV, leur entre-croisenicul ;mi niveau de la valvule de N'ieussens.
croise à angle droit immédiatement en avant du faisceau lonyiiadinal postérieur
(Flp) et se continue avec les fibres les plus internes du pédoncule cérébelleux
supérieur du côté opposé. Ce petit entre-croisement n'existe (lu'à la partie supé-
rieure et postérieure du pédoncule cérébelleux supérieur. 11 peut être désigné
sous le nom à" enlre-croisemenl supérieur (xsPcs), pour le distinguer du grand
enlre-croisemenl principal ou inférieur (xiPcs) qui s'ctTectuc sur une grande hau-
KiriH'; T()l'i((.lt,\ l'il Inl I. I»l IIIIOM l!i; \' l.l'll A l.i:. <',|!»
I.Mir (!•' l;i <mIi'IIi' pi'iloiifiilo innluhiM aul irllr. On in- sa il nirurc i jrn ni -,iii- 1 dij-
-iiic, ni siu' la It'iininaiMin, ni snr \r tra|r| iilUiiifur des lil)rr-, du |iilil ciili-i'-
croisiMMtMil sMpi'ritnir dont lï'xislence est c.unslanli' cl qui' mms avuns liMijonis
rctroiivi' sur nos simIos do coupes.
La fonn'iliiDi rrliriili-f (SU l'sl en -landi- partie ina^qiit'c sur cclh; coil[)0
par l'cnlie-croisiMiuMil des Hl)n's du pédum-uir cén'dHdlfUx supi'ritMir. elle
n'est roprt'!S(M»l«^o (pin par le /'(lisriunt linii/ihifUnnl jxtslt'rii'itr fii airif-ro (Klp), l''-
ruhdii ili' lit'il im^diuii (llin d [(tli'ral {H\) on dchois, rt |)ai- uikî étroite lame de
stihstanee grise, le noi/mi lahrul (NI), (|iu sépare le ruhan dt; iteil dn bord con-
vexe ilu pt'idoneule cérélxdleux supérieur du côté o{)posé.
Le nibnn do /d'il nirdiaii (Uni) apparaît connue une bande coinpa(;le de fil)res
qui s'étend du raplii- et du (jmiglion intcr-pédonculaivn (Gip; au sillon latéral de
l'isllime de rencéplialc: il s'adosse en avant au locus inger (Ln), au pes lemniscus
profond (PLp, et à la partie (>xterne de la voie pédonnilalre CVV), et se fusionne
en arrière av(n^ les fascicules lonj^iludinaux clairsemés du noyau lnti'ral (NI).
En dehors, \o ruban de Ueil médian se continue avec le ruhan dr Keil littoral
(Kl), pelil faisceau à surfac(> de section fusifoiine qui contient dans son épais-
seur (luelques amas gris appartenant aux noyaux du ruhan dn Iteil lat/'ral (NUlj.
Le faisceau longitudinal postérieur (Flp) est piriforme et relié à celui du côté
opposé par de petits fascicules média-ns sectionnés obliquement. La languette mé-
diane si caractéristi(jue, que la suhstance grise cenlrab' de l'aqueduc (SgAqj envoie
entre les deux faisceaux longitudinaux postérieurs dans toute la région corres-
pnntlant aux noyaux d'origine du nerf de la troisième paire T. I""^, coupes
N' 9x à N" 12 X, Fig. 3-24 à 327, p. 651 à 659), n'existe plus sur cette coupe et
les fascicules mrdiuns sont situés sur le même plan que le bord antérieur du
faisceau longitudinal postérieur. Cette coupe passe au-dessous du noyau de la
quatrième paire, aussi le bord postérieur de ce faisceau est-il lisse, non excavé;
il atteint en deliors la petite racine motrice descendante du trijumeau (Vd), La
paroi postérieure de l'aqueduc de Sylvius (Aq) est constituée par Ventre-croise-
ment des nerfs palhéliques (xIV; dont les fibres radiculaires sectionnées parallè-
lement à leur axe émergent en arrière du ruhan de lîeil latéi-al (RI).
Coupes P2. P3.P4 (Fig. 420, i2l, 422). Les coupes F 2, F 3, F 4,
situées de 10 en 10 coupes au-dessous de la précédente, inléresseni lu
partie supérieure de la valvule de Vieussens et les premières fiùres trans-
versales (Ir la protubérance qui s'enfoncent dans j'échancrure inter-pédon-
culaire.
Voie pédonculaire. — Les fascicules horizontaux et obliques de la voie
pédonculaire (VPi, qui s'infléchissent en arrière et s'accolent au ruban de Reil
médian (Km) en formant le système des fibres aberrantes de la voie pédonculaire,
sont ici plus nombreux encore que sur la coupe précédente. Ils se détachent de
toute l'étendue delà face profonde du pied du pédoncule i coupe P2i, s'entourent
d'une gangue de substance grise qui appartient déjà aux noyaux pontiques, et
renforcent en partie le pes lemnisras profond (PLp) qui atteint, sur cette série de
coupes, des dimensions peu habituelles.
Sur les coupes suivantes, P3 et P4 -Fig. 421 et 422), l'échancrure inter-pé-
donculaire, et partant le trou borgne supérieur, est condjlée par les fibres trans-
V'usalcs de la protubérance (|ui s'entre-croisent sous des angles plus ou moins
€20
A.NATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
obtus, sillonnent la substance grise de la protubi-'rance iSgPo), dissocient les fas-
cicules de la face profonde du pied du pédoncule et adossent au ruban de Reil
médian (Rm) les fascicules aberrants de la voie pcdonculaire.
La dissociation de la voie pédonculaire commence 'à sa partie interne et pro-
Sg-E-
FPop
JToa
H.Ç,I/ct=.
FiG. 421. — Pied (lu prdoncule cérébral en particulier dissociation des libres du stra-
tum intermodium et du pes lemniscus profond, par les libres transversales du
pont et leur adossement au ruban de Reil médian; la calotte pédonculaire, la com-
missure de Wernelvink, le ruban de Reil, le faisceau central de la calotte et le noyau
central supérieur. — Coupe P 3, coupe horizontale oblique en haut et en avant de la
région pédonculo-protubérantielle, passant par la ligne de repère P3 de la Fig. 431,
p. G43. Méthode de Weigert-Pal, 3/1 grandeur nature.
Vcc, laisceau central de la calotte. — Flp, faisceau longiliulinal postérieur. — F/'ofl, fibres
protubérantielles antérieures. — FPop, fibres protubérantielles postérieures. — Gip, gaiiitlion
interpédonrulaire. — Le, locus ca'ruleus. — Ncs, noyau central supérieur. — \l, noyau
latéral de la calotte pédonculaire. — Njii, noyau de la troisième paire. — Pcx, pédoncule
cérébelleux supérieur; .riPcs, son grand entre-croisement inférieur. — RI, ruban de Reil
latéral. — /{/«, ruban de Reil médian; les fascicules arrondis qu'il contient appartiennent aux
(ibres aberrantes de la voie pédonculaire. — %c', substance grise centrale. — ^uPo. substance
grise de l'étaffc antérieur de la protubérance. — SI{, formation réticulée.— 7y;o,ta?uia pontis.
— Vd, petite racine motrice descendante du trijumeau.— l7Ma voie pédonculaire, ses fibres
horizontales et les fascicules dissociés de sa couche profonde. — ^ V, valvule de Vicussens.
— l'i, quatrième ventricule.
fonde et s'effectue par les fibres transversales ])rofoiuies du pont (FPop). La couche
des fibres transversales superficielles (FPoa) est ici encore très réduite et recouvre
il peine, sur la coupe P4 (Fig. 422), la moitié interne de la face superficielle du
pied du pédoncule. Les fibres transve?'sales profondes atteignent par contre
presque le sillon latéral de l'isthme et dissocient la voie pédonculaire (VI*) en
couches transversales, superposées d'arrière en avant.
KTi i»r; ToiMK. i;a ni lui i: hi iiiin\ii;i':\(.i,i'ii a i.k.
f,2i
Calotte pédOnCUlalre. I,;i (li'cii>^>;ilii.|i des iiii/nnrii/i's mr/x-lh-ii.r snjn^-
nt'iirs l'es occiipf cninrc ^m |,i coup(î P2 1 i^^ l'id) luiilc l'ôhMidiM! s;i;.'ill;ilo
(lu riiphi'. iii;ii-> un lii-< -land iioinhic t\,- lilncs (•i'oist''('s se conconlrr.'iil cri
(h'Iiors t'I l'ii .iiiicii' du i|ii,\liiriiii' M'nlncid"- en un vnlntninfMix fiiisceau falci-
SgPo
FiG. 422. — La dissociation des fibres du pied du pédoncule cérébral par les fibres
transversales profondes du pont. La calotte pédonculaire, la commissure de Wor-
nokink, le noyau central supérieur, les faisceaux compacts de la formation réti-
culée -.faisceau longitudinal postérieur, faisceau central delà calotfi', rulian de Reil
avec les fascicules arrondis, aberrants de la voie pédonculaire. — Coupe P4. coupe
liorizonlale oblique en haut et en avant de la région [tédonculo-prolubéranfielle, pas-
sant par la ligne P4 de la Fig. 431, p. Gt3. .Mélhode de Weigert-Pal, 3/1 grandeur nature.
Fcc, faisceau central de la calotte. — Flp. faisceau longitudinal postérieur. — Fl'oa,
FPop. Obres transversales^intérieures et postérieures de la protubérance. — Le, locus
ca'rulcus. — .Vos, noyau central supérieur. — Pcs, pédoncule cérébelleux supérieur et com-
missure en fer à cheval de AVernekiiik. — RI. ruban de Ueil latéral. — Rm, ruban de Reil
médian. — SgPo, substance grise antérieure de la protubérance. — SR. formation réticulée.
— Tpo. taenia pontis. — Vd, petite racine motrice descendante du trijumeau.— l'I', valvule
de Vieussens. — M'i. (juatrième ventricule.
forme, subdivisé par de nombreuses cloisons névrogliques. Très denses, dans
les régions antérieures de la calotte, au voisinage du rubnn de Reil médinn
(Rm), les fibres du pédoncule ct'réùelli'ux supéficur Pcs) sont plus clairsemées
le long de son bord concave, ce qui permet de distinguer très nettement les
libres longitudinales de la formation réticulée (SR).
622 ANAKt.MIE I)l-S CENTRES NEIIVECX.
Sur les coupes P3 iFig. i:2I)P4i^Fig. 4:2:2i, la drcussation des pédoncules céré-
belleux supérieurs (xiPcs) n'occupe que la partie antérieure du raphé et les deux
pédoncules forment dans leur ensemble une sorte de fer à cheval, la commissure
de Wernekink, dans lu concavité de laquelle apparaît : en dedans, de chaque
côté du raphé, le noijau central supérieur (Ncs) ; en dehors, les flbres fortement
colorées du faisceau central de la calotte (Fcc); en arrière, le long de la substance
grise centrale du quatrième ventricule (Sgc), le faisceau longitudinal postérieur
(Flp), les cellules pigmentées du locus aeruleus (Le) et la section semi-lunaire
de la petite racine motrice descendante du trijumeau (Vdi.
Le ruban de Reil constitue la limite antéro-externe de la calotte; un léger
étranglement voisin du sillon latéral de Tisthme le divise en deux parties : l'une
interne, antérieure et volumineuse, le ruban de Reil médianî^m), formé de fibres
flnes réunies en faisceaux compacts, au milieu desquelles on aperçoit nettement
les fascicules arrondis, aberrants de la voie pédonculairc ; l'autre, postérieur et
superficiel, le ruban de Reil latéral (RI), de l'extrémité postérieure duquel se
détachent de nombreuses fibres obliques qui se portent en arriére, recou-
vrent le pédoncule cérébelleux supérieur (Pcs) et peuvent être suivies jusqu'au
voisinage de la valvule de Vieussens (VV). (Coupes P2 et P3i. La partie anté-
rieure du ruban de Reil latéral (RI) est volumineuse et ne contient que des
fibres sectionnées perpendiculairement à son axe; elle se porte peu à peu en
avant, à mesure que le ruban de Reil médian se déplace en dedans.
COUPES INTÉRESSANT LA RÉGION PROTUBÉR ANTI EL LE
ET LA PARTIE ADJACENTE DU CERVELET
r
Coupes Hl à H7, (Fig. i'Àii à 130).
Coupe Hl (Fig. 4:23). — Oblique on bas et en avant (voy. plan de
repérage, Fig. il8, p. 615,) et perpendiculaire au grand axe longitudinal
de la protubérance, cette coupe intéresse en avant le tiers supérieur de la
protubérance et sectionne en arrière la partie supérieure de la valvule
de Vieussens et X entre-croisement des nerfs pathétiques.
Étage antérieur. — Les fibres transversales delaprotubérance sont infiniment
plus nombreuses que sur les coupes précédentes (PI â,P4); elles cloisonnent
complètement toute la voie pédonculaire (VP) et se réunissent à sa partie
externe en formant le pédoncule cérébelleux moyen (Pcm). Suivant qu'elles
passent en avant, à travers ou en arrière de la voie pédonculaire, on les dis-
tingue en fibres transversales antérieures (Strs), fibres transversales moyennes ou
intermédiaires (Strc), fibres transversales posté7-ieures de la protubérance (Strp).
Entre les filn'cs transvers(des profondes (Strp), on rencontre au voisinage du
sillon latéral (juelques fascicules très dissociés de la voie pédonculaire ; ils appar-
tiennent aux fibres externes du pied du pédoncule cérébral, au /Vz/scmu de Turck,
et s'épuisent, ainsi (jue le montre l'étude des di'générescences secondaires (mé-
thode de Marchi), dans la substance grise de l'étage antérieur du tiers supérieur
(le la protulx'-rance. On ne les rencontre plus sur les coupes des tiers moyen et
inrérieur de la protubérance, et la couche des fibres transversales profondes
du pont y est de ce fait plus épaisse.
i.iiiiK ïoiMK.H \ ni loi |.; m i;ii(i\ii;i;\(:i;i'ii A i.K. cia
l.i's lilirrs Inntsvi'isdlrs iiini^cnnrs (Stl'Cj îiUIll In'-^ iKPtiilirciisrs f\ (li-^m iciil
Cu]meii
lobe central
Strc
FiG. 423. — L'étage antérieur et la calotte de la région protuhérantielle supérieure; la
voie pédonculaire et sa dissociation par les fibres transversales du pont. — Le pédon-
cule cérébelleux supérieur, la formation réticulée : noyau central supérieur et fais-
ceaux compacts (faisceau longitudinal postérieiu", faisceau central de la calotte,
ruban de Ueil avec les fascicules aberrants de la voie pédonculaire). — Coupe Hl
perpendiculaire à Taxe longitudinal de la protubérance passant par la ligne Hl
de la Fig. 418, p. 615. Méthode de Weigert-Pal. 3/1 Grandeur nature.
Fcc, faisceau central de la calotte. — Flp, faisceau longitudinal postérieur. — Le lociis
OiLTuleus. — />r/rt, lobe quadrilatère antérieur du cervelet. — Ncs. noyau central supérieur.
SI. noyau latéral. — l'on, jjédoncule cérél)el!eux moyen. — Pcs, pédoncule cérébelleux
supérieur. — /?/, ruban de Reil latéral. — Rm, ruban de Reil médian. — %f''. substance
f^rise antérieure du pont. — SR. formation réticulée. — Slrc, Strp, Sirs, couclie transversale
moyenne, profonde et superficielle de Tétage antérieur du pont. — Tpo. t;enia pontis. —
t '/. petite ra("ine motrice descendante du trijumeau. — VP, voie pédonculaire. — IV. nerf
patliétique.
la voie pédonculaire (VP) en un nombre infini de fascicules de volumes très variés,
mais qui se disposent en général d'avant en arrière en couches stratifiées
624
ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
transversales, les fascicules les plus petits occupant le plus souvent la partie pos-
térieure et interne du pont.
Les fibres transversales antérieures (Strs) passent en avant de la voie pédon-
culaire (VP) et se disposent en fascicules presque parallèles, séparés les uns
des autres par des traînées de substance grise qui affleurent souvent la péri-
phérie du pont au niveau des bourrelets pyramidaux.
Ce sont les fibres transversales antérieures (Strsi qui sur cette coupe alimen-
tent surtout le pédoncule cérébelleux moyen (Pcm), réduit encore à une mince
mais dense couche de fibres, qui occupe la partie latérale de Tétage antérieur
et qui est encore sans connexion aucune avec le cervelet. Les fibres transversales
moyennes (Strc) se terminent brusquement par de gros fascicules dans la sub-
stance yrise (SgPo) qui limite 'en dehors la voie pédonculaire ; elles nentre-
ront que plus bas dans la constitution du /)<^V/o?îci</e cérébelleux moyen. Quant aux
fibres transversales profondes (Strp), elles atteignent à peine sur cette coupe
le sillon latéral de la protubérance.
Un grand nombre des fibres transversales de la protubérance s'entre-croisent
sur la ligne médiane à angle plus ou moins obtus avec celles du côté opposé.
Cet entre-croisement occupe toute la hauteur de l'étage antérieur du pont; il est
particulièrement dense au voisinage du sillon médian antérieur, où les fascicules
sont presque parallèles.
Calotte. — La coupe passe au-dessous de rentre-croisementdes)oerfo»c»/e5ce;-e-
belleux supérieurs (Pcs). Les fibres croisées de ces pédoncules occupent les par-
tics latérales de la calotte et se présentent sous l'aspect d'un volumineux faisceau
falciforme, subdivisé par des septa névrogliques et dont l'extrémité antérieure
effilée n'atteint plus le raphé médian.
De chaque côté du raphé, les trabécules gris de la formation réticulée (SR)
forment le noyau central supérieur (Ncs), noyau ovalaire qui s'étend du faisceau
longitudinal postérieur (Flp) au ruban de Reil médian (Rm), et qui se trouve sil-
lonné par de nombreuses et fines fibres arquées qui tirent leur origine delà for-
mation réticulée de la calotte (SR) ou s'y terminent.
Les fibres arquées, qui occupent sa partie antérieure sont plus épaisses, plus
fortement colorées par la laque hématoxylinique; elles traversent le ruban de
lieil médian (Rm) et appartiennent déjà au corps trapézoide (Voy. Tr, Fig. 426,
630). Une étroite rangée de fibres longitudinales limite le noyau central supérieur
(Ncs) en dehors et le sépare d'un segment de formation réticulée, pauvre en fibres
et désigné quelquefois sousle nom de segment extcrnedu noyau central supérieur.
Le faisceau central de la calotte (Fcc) occupe la môme situation que sur la
coupe P4 ot se loge dans la concavité du pédoncule cérébelleux suj)érieur (Pcs).
Le ruban de lîeil médian (Rm) forme une bande transversale qui limite la
calotte en avant. On y reconnail avec facilité, surtout dans sa partie interne, les
nombreux fascicules arrondis, aberrant s de la voie pédonculaire ; cette partie con-
tient en outre des amas diffus de substance grise qui appartiennent à la formation
réticulée, et doivent être considérés comme des noyaux d'origine ou de termi-
naison de certaines catégories de libres du ruban de Reil médian, et du co'ps
trapézoide. On les désigne quelquefois sous le nom de noyaux du corps trapézoide,
de noyaux du ruban de lieil.
Fn dehors, le ruban de Reil médian (Uni) se continue à angle droit avec le
ruban de Reil /a/cv-a/ (RI) dont les libres sectionnées très obliquement, recouvrent
I^lTI'hi: nuMM.i; \ l'iiMM i; di i; iimm i;i,N( i I' ii \ i,k en;
,llin|i|rill(Mit If jiriliiiiiiilr i iirlirl Irn.r su itr i(riir cl ;il lri;,Mli'lil ''Il ;il l'ii'l(! I;i riilrtdr
\'iriissnis au niveau <lo Vriilrc-rrnisfiiirnf ihs un/s inil/irlii/urs \\ . I.cs lascj-
, iilf^ r(i|ici'>< (le libres i|iii |eeuii\ leiil le rii/tnii df Hril hi/rnil i Ml en ilejiors cl,
,H-cii|ieiil le sillon latéral, apparl leinn'nl an /.////V/ y)n////.v (T[)0) (Voy. Irajrl de ce
l.ii'^ei'aii. Iml;. •">•> I , p. !S7j.
Coiipo H 2 i l'i^. i-'i . ('elle (•(»ii|t(' |)a^--e |iar l(» tiers sil|)('iieiir' de la (iio-
liilx-rance et riMiierLieiiee dti I ri jii meaii ; elle iiil('rcss(» lo fio////u cni/i'//
•^iinrrii'iir, le )itii/(iii ilii ridian de Kr'il hilrml e| le-> laniellps si(jn'rtrnif's ilii
. rvrh-l.
L'ilniji' (inlrrintr ol yrtnrjc postrrirnr du /ronr niri'pliriHt/iic proscntont sur colli;
,,.npt* un a^iiecl spt'rial, ('aiaeli'iislicpie, e( le! (pi'oii le l'clrouvo, il fiuolques mo-
(lillcalions près, dans lonle la liaiilenr de la ri'uion pioliihfM'anlielle. Cet .'ispcct
lient d une j)arl à la dissociation e(jniplete de la raie ix-ddiirii/ain' (W* par les
lilirrs Irnnsrrrsdli's dr lu iindnlirraure, et d'aulri,' pari au refoulouicnl du prdon-
ih' ri'-rr/ii'lleii.r siiprrii'iir (l^cs) à la partit; postérieure de la calotte.
l'u uraud uonihre d(> libres de la roie prdonculnirc i VP) se sont (''puisées dans
h\ s)i/)slanre ;fiisc de /'rtar/i' milé?'ù'ur de lu proliibrriniri' (SsF*o). Les autres libres
-I' -nuipent eu épais fascicules, dissociés par les nonibrensi's /i/jres transrer-
■l-'sde 1(1 rourJic proluliéraniicUe mo>/enne 'FPom).
Les libres des couches duhh'ieures i FPoa) et posIrricuroH (F Pop) ont presijue
leublé de volume et se coulinuenl direct(!nient en dehors avec le pi-dounilr
ii'hflh'ii.r moip'n (Pcm).
Ce pédoncule forme sur la coupe un faisceau épais et volumineux, sans con-
nexion encore avec la substance blanche du cervelet. Il est traversé par les fibres
radiculaires du uerf frijiimcait (\)\ la direction oblique et la faible coloration
do ses fibres par la laque hématoxylinique, permettent de reconnaître facilement
ce nerf au sein des libres épaisses et très foncées du prdoncule cérrhellen.r
mniini (Pcm).
.\u niveau du raphé,les fibres transversales antérieures ou superficielles {FPosl)
s'enlre-croisent on fascicules pres(pie parallèles, les libres des couches uinyennes
iVPom) e[ jiriifondes ;FI*op) s'entre-croisent à angle droit. La moitié postérieure
du raplu' contient en outre un certain nombre de fihrcs saiiittoles (r), qui paili-
ripenl à la formation du raphé de la calott»^ et ([ui atteignent sur la coupe H 3
Fig. i-r6^ un grand développtMuent.
Les noijaux pontiques (SgPo), c'est-à-dire la gangue de substance grise ([ui
entoure les fascicules de la voie prdonculaire et les fibres transversales de la pro-
lui)érance. sont particulièrement abondants de chaque côté du raphé, ainsi qu'à la
partie posh-rieure et externe du pont en dedans du pédoncule cérébelleux nwip^n
(Pcm). Ils atteignent presque en avant la périphérie antérieure du pont.
La calotte de celte coupe se distingue de celle de la coupe précédente
(coupe Hl : par la situation excentrique des pédoncules cérébelleux supérieurs
Pcs dont la surface de section semi-lunaire occupe la partie postéro-externe
de la calotte; par le développement qu'atteint le corps trapézoide (Tr) et la dis-
position qu'alîecte le ruban de Iteil médian (Rm).
Le déplacement du pédoncule cérébelleux supérieur{Pci()en arrière, libère toute
la partie antérieure et moyenne de la calotte occupée par le noi/au central supé-
rieur (Ncs\ son segment externe (Ncs'), et le faisceau central de la calotte (Fcc).
TO.MK II. 40
626
A.NATO.MIK DES CENTRES NERVEUX.
Un noyau angulaire, le noyau circonflexe (Scï), l'orme comme les autres noyauxl
de la formation réticulée (SR) aux dépens des Irabécules gris de celle dernièreJ
a \6ho ceirtral
FPoa
FiG. 424. — La calotte et l'étage aiitrrieur de la rr^ion piotuborantielle supérieure. La
voie pédonculaire et sa dissociation par les libres transversales du pout. Le pédon-
cule cérébelleux supérieur, la formation réticulée, ses noyaux central supérieur et
circonflexe, ses faisceaux compacts : faisceau longitudinal postérieur, faisceau cen-
tral de la calotte, ruban de Reil avec ses fascicules arrondis aberrants de la voie
[)édoiiculaire; b; corps trapézoïde et sa coiiliiiuatiou avec le ruban de Reil latéraL
— Coupe H 2, perpendiculaiie à l'axe longiludiiuil de la prolubérance, passant par
la ligne H2 de la Fig. 418 p. Oi:;. Méliiode de Wei-erl-I'aK Ml grandeur nature.
Fcc, faisceau central supérieur. — Hp. l'aiscoau lon^ntudinal postérieur. — Fl'oa, F/'ow»,
FI'op, fibres transversales antérieures, moyennes et postérieures du pout. — Lc\ locus
cîeruleus. — Nef, noyau circoutlexe. — \cs , noyau central supérieur. — Ncs\ sa partie
externe. — NUI, noyau du ruban de lleil latéral. — /•, fibres safiittales ilu raplié. — RI,
ruban de lleil latéral. — liu), rul)an de Ueil nu'dian. — Pcm, pédoncule cérébelleux moyen.
— /'es, pédoncule; cérébelleux supérieur. — ^;/l'i>, sid)stance f,M'ise antérieure du pont. — spo,
sillon i)ost-central. — .S7{, formation réticulée. — 7'/'". t;enia ponlis. — 7';'. corps trapézoïde.
— Vd. petite racine MU)trice descendante du trijumeau. — 17', voie pédonculnire. — l',nerf
frijunifîm à son émergence de l;i iirotubér.iuce.
sépare In faisceau central (Fccidn pédoncule eéréhelleux supérieur[Pcs) en dehors,
du faisceau lonrjiludinal postérieur (Flp) el du locus cicrulcus (Le) en arriére.
i;iriii: tiH'im.i! vi-ii ini i; hi i;iiit\i i;i.N(.i l'ii \ i.i:. r,2i
l.r ruriis Inipiziiii/r Ti iDiiiir li's fi/trrs iirri fnriiifs a iilrrirnirs de |;i (■;il(»llt;.
|)n i,i|ilii', il ■-(• |H)i ((' en dclioi-S, passe ctiln' !•• fuisriuiii < riihnl ilr In i ulnllf (KcC)
,| li> niliiin ilr ll'il iiii'thiiii ItiM , ])iiis -^'iiillciliil en av;iiil cl cnloiiii! un |»rlil amas
II I-r-irilliiT (le ^llli--laticr i.'li-<r, i|i|i n(iii|ii' |,i pinlic cxlcllic Mil rnhan tir Uni et
iii-lillic Ir iinifini lin rn/tnn ilr l{ril Inlrrul (NUI . Sur la iiiihIk' i/nnrhr de la
Mii|if,iiii voil les lihri'sdii rnri>s Im inzituli: yVv) so coiilimuT dirccteiiiriiL avcr
!,■ nihitii ilr Ivil Inlrrnl '\\\k
|,t' rM//;v hdjirziihle (Tr) ropi'éscnlo un sysl^In(• coinplcxc de lilu'i's eu
couMOviou inliuio iivcc la tvwV crnlriih' nrimslii/ni' ; il liic sou orij,'iur du tim/nn
nnlrrii'iir (Ir rnrniisl/i/nr [Yoy.Fl'fî. il'ti, p. (ilU) '. s"(Mill'('-cr(iis(' au niveau du lapln-
et se rend dans Valirr snprrii'nri' et je ruhnii ilr Iti'il Inlrrnl du cMû ()|)pos(':. Uaiis
(I' liajtM il (!(■( ril une cdurhe à convcxili'' suiM-rieuro 1res acfUMiluéo. ainsi quf le
lunulii' la (•(Mipe verlieo-tiausversale (l''ii;-. 'riiij, et ainsi >"e\plii|ue pouripiui <(;
-vstcnie de lihiv's n'est inh'M'ossé qu'au voisinaj^M' du rapiié sur la coupo Hl
Fij:. t-'.'} .tandis (pip sur la coupe H2 i Fig. i'24), on pout le suivre jusrpie dans
li-rnlniii ilr //-// /n/c'/Y// (RI). Les coupes suivantes (coupes H3 à H7), montrent
-os connexions avec Yolivc prohihrrnnl'irlle (Fi^^ 4!2.")j et avec le noi/nu anlrrirur
ilr r(irintslii/i(C [V'\ii. i2()).
Le rufmn (h' /{ril littéral très réduit ne contient que des fibres horizontales
cnrvilijrnes qui entourent la face extern<; du prdoncule crréhcllcux supérieur Vcs),
alteiiiuent en arrière la valvule dr Vieusscns et s'étendent en avant jusqu'au noyau
du ruhan dr /{ril Inlrrul situé au voisinage du sillon latéral de la protubérance.
Le ruban de /{ril médian (Rm) s'est reporté un peu en dedans, et n'atteint
plus comme sur la coupe précédente le sillon latéral de Visthme de Vencéphale.
On y distingue nettement les fasriculrs arrondis aberrants dr In coir prdon-
'■nlnirr. \\ contient en outre, comme sur la coupe précédente coupe Hl-, des
amas dillus de substance grise, qui segmentent sa partie postérieure en petits
champs rectangulaires et constituent les noijaux du corps trapézoïde.
Le fnisrenn longitudinal poslrrirur (Flp) a perdu son aspect piriforme et a
diminué de volume; il représente un petit faisceau irrégulier (jui limite le
noijaii rentrai supérieur (Xcs) en arrière ef en dehors et qui n'atteint pas en
dedans le raplié médian.
Coupe H 3 (Fig-. 425). — Cette coupe passe par les noyaux moteur et
sensitif du l ri jumeau et sectionne la partie supérieure de la substance,
blanche centrale fies hémisphères eérébelleu.r.
L'étage antérieur du tronc encéphalique ne diffère de celui de la coupe
précédente, ([ue parla concentration de la voie pédonculaire (VP)dans la couche
moyenne du pont et par l'augmentation d'épaisseur de ses couches superficielles
et profondes. La substance grise, ou noyaux pontiques iSgPo), est plus abon-
dante (\ne sur la coupe précédente: elle enveloppe la voie pédonrulnire, s'in-
filtre en nai)pe épaisse entre les fibres transversales, clairsemées, du stratum
profundum i FPop et du stratum snper/iriale (FPoa), passe d'un côté du raphé à
l'autre et atteint en avant la périphérie du pont; seuls au voisinage du sillon
médian antérieur, les noyaux pontiques (SgPoi des deux moitiés de la protubé--
rance sont séparés l'un de l'autre par un espace triangulaire à base antérieure,
renfermant de nombreux et denses fascicules transversaux du stratum super-
ficiale (FPoa) qui s'entre-croisent au niveau du raphé. Les fibres sagittales du
628
ANATO.MIK l)i:S CE.NTHES NERVEUX.
m
■^■^P ; i Lo"be central
0^.. vjr. ---A^l^^d ^^^-:'^ - ^^^^^^'
FiG. 425. — La ralott(! ol, l'élagc anhuiour do la ré^Mon protul)(''ranliellt' moyenne. La
voie pédonculaire, sa dissociation par les libres transversales du pont. Le pédon-
cule cérébelleux moyen, son irradiation dans le cervelet et sa continuation avec les
libres semi-circulaires externes du cervelet. La formation réticulée, le noyau réti-
culé, l'olive supérieure, les noyaux moteur et sensitif du trijumeau. Le ruban de Heil
médian avec ses l'ascicules aberrants de la voie pédonculaire, le cor[)s trapézoïde
et le faisceau de Gowers dans son trajet autour du pédoncule cérébelleux supé-
rieur.— Coupe H3 perpendiculaire à t'axe lonfj;itudinal de la i>rotubérance passant
par la lii^ne de repère H3 de la Fii,'. ils, \^. (IKi. Mélhode de Weigerl-Pal, 3/i gran-
deur nature.
Fcc, faisceau central de la caloltc. — /Vi, l'aisccau (lo(i()\vors; il suit la voie du faisceau
latrral ilii l)iill)e, puis contourne le pédoncide ccrcbollcux supérieur. — Flp. faisceau lon-
ffiliidinal posléricur. — Fil, faisceau latéral du bulbe. — Fo, faisceau oblique de la protu-
bérance. — Fl'ofi, Fl'om, Fl'np, libres protiibéranticllcs antérieures, uuiyennes et posté-
riein-es. — /'xine, fibres semi-circulaires exténuas. — A/V/, linfrula. — Srf, noyau réticulé. —
AT»), noyau moteur du Irijunu'au. — A T.s', noyau sensitif du trijumeau. — Os, olive supé-
rieure ou pnitubérantielle. — Pciii. pédoncule cérébelleux moyen. — Pcs. pédoncule céré-
belleux supérieur. — ;•, fibres sagittales du raplié. — lim. ruban de Heil médian. — %/'o,
sultstance f^risc antérieure du pont. — Sf{, formation réticulée. — 7'/', corps trapé/oïdc. —
VV/, petite racine motrice descendante i\u Irijunicaii. — \'s(l, grosse racine sensilive descen-
dante du trijumeau. — 17', voie pédunculairc. — II, valvule de Vieussens. — l'i. quatrième
ventrir'uie.
III i»i: ïojMK.H \ ni h.iii'; in ii!in\ii:i,\r,i.i'ii \ i.i:. c'jo
rni>hi- I siiiil piirliriilirri'iiicni ;ilmii(l;iMl(;s mit rvAU' coupe, nii elles HY;leii(|enf
(le l;i laee pniloinle dti slrnhtiu siiinr/iii/i/r iiisriu'an sillon Itimiil mlnitil iifdinn
(lu ijunlrii'-nu' rrnlrlnilr ; s\\v d'aiili'e^ pn''p;ii ,il ions de (cllr mètiie ii'f^jon, on
voil des lilires s;ii:itl;des (Mnecjr(M' de r(''|);iisseur nn^nie du slriilnni suiier/irinlc
l,'oiii;ine des /i/ir<s sit'jilliiles du rn/)/ir est l'oil disculi'-i'. l'"Jl<'s ne provifui-
uenl p;i^ dirrclenifnl de lu mir /hi/diiml/iirr eoiuiue l'on! soutenu (pi(d(jU(!S
îUileiirs. lilli'-^ exisleui en ellel dans les cas d'iif/finisie 'tr lu voie prdniiriil/iiri-
cas Ricliard l'ij;. tîil'J et ne d(\:it''nèrenl jias dans les Kîsions, inôine ("Ifindiuîs,
qui déiruiseiil la roii; /irdoiiriihiirr dans son liajcl caitsulaire ou pédoneulaire.
Mais l(trs<iue (•(•■> lésions sont anciciunes, ou reuionlenl a la première enfanee,
on (d)StM've souv(miI une alidphie sinipl(>, indirncio, dos fi/jrrs sniiitlnlcs ilu niphr,
ainsi ipie des /i/nrs nrrifunnrs l)ili-rn''.<: do la calotte! prolulx'TanlieJlc du rôli',
"/(/'((.se. Co fait conduit à admettre une connexion indirecte entre ces libres et
la\("i(> ])édonculaire; les fibres sajîittales du rapiié [)rennent Ircîs probablement
l(>ur origine dans les noyaux politiques, et se terinineni dans les Iravées
;:rises do la l'oiinalion reticub-e du cùti- opposé.
Los coiuiexions du pi-doiicidc ci'tr'be lieux vioycn (Pcm) avec la substance
filtinclii' du '•crcclri sont tr('s manifestes sur cette coupe, où l'on voit de nom-
breux fascicules onduloiix faisant suite aux /ibroa transversales profondes (FFop},
intermédiaires (FPom) et antérieures du pont (FPoa), se continuer avec les
fibres semi-cireuloires externes (fsmc) du cervelet.
A la i)artie antéro-externe du pédoncule cérébelleux moyen (l^cm;, il existe
un groupe de fibres sectionnées obliquement ou perpendiculairement à leur
direction, et s(»parées du reste des fibres du pédoncule cérébelleux moyen par
une cloison névrogli(jue; elles forment le faisceau oblique de la protubérance Fo)
(voy. Fig. ;ii!i. p. i8l) et ne s'inlb-cliissent vers la substance blanche du cer-
velet que plus bas, au voisinage du sillon bulho-protabérantiel.
Calotte. — Dans la calotte, le noyau eentral supérieur a disparu, il a fait place
au iioiptu réticulé (Nrt i, noyau irrégulier, mal délimité, adossé au raphé en dedans,
au faisceau longitudinal postérieur (Flp) en arrière, et qui se fusionne en avani
avpc la substance grise de la protubérance (?>^Po), et en dehors avec les trabécules
i^ris du reste de la formation réticulée (SR). Le faisceau longitudinal postérieur
'Flp est toujours mal d(''limité, et entouré en dehors de trabécules gris plus
abondants que sur la coupe précédente. De nombreuses fibres arcifnrmes qui
dérivent en partie des fibres sagittales du raphé, sillonnent ce faisceau ainsi que
le nogau réticulé.
Le faisceau central de la calotte (Fcc) s'est adossé au ruban de Iteil médian \ Km)
6t n'en est plus séparé, comme sur la coupe précédente, par les trabécules gris
de la formation réticulée (SRi. Il limite en dedans un petit noyau irrégulièrement
ovalaire, Volive supérieure ou protubérantielle f Os , entourée en avant i)ar les fibres
du corps trapézoïde (Tr).
Le ruban de Reil médian fRm) s'est reporté en dedans et n'occupe plus toute
la largeur de la calotte. 11 s'étend dans le sens transversal de Volive supérieure
(Os) au raphé, oii ses fascicules clairsemés plongent au sein d'une gangue de
substance grise qui appartient au noyau réticulé (Nrtj. En dehors, il est mal
délimité et se fusionne avec l'étroite couche de fibres (Fit) d'origine fort com-
ploxo, situi'e en avant de l'olive supérieure ou protubérantielle et (ju'on peut con-
sidérer en grande partie comme appartenant au ruban de Iteil latéral; elle est
630
ANAKiMII-: DES CENTRES NERVEIX.
Ki<;. 420. — Coupe vcrlico-transvcisalo delà (■;il()lt(> l)ulho-|ir(ilul»i'iaiilicllt' |iassant.
par le ruban de Heil mcMliaii (Uim dans son liajet prolultéranliel, les noyaux des
cordons de (ioll (XC(i) el, de Hurdach (NCH) el la substance gi'laliueuse de Rolande
(SifR). CclU; cou|)e intéresse 1" le corps Irapézoïde (Tr) dans son trajet cuiviiiiine
étciulu du noyau de la brandie coeiiléaire de l'audilif (NVIilc) justiu'à son entre-
croisement dans le raiilu'; :2" la f^rosse larinc scnsitivc descendante du trijumeau
(Vs(l) dans son trajet lonj^iludinal, étendu du tronc du trijumeau (Vs) à la partie
snpéiieure de la moelle cervicale. Mélbode de Weigerl-Pal. 3/1 (irandeur nature.
'7'> cordons postérieurs de la moelle. — Crsl. coi-ps resliforme. ses eounexioiis à droite
I
i:tiiii; i oi-m.ii a rii hh i: mi i!iin\i iu.m ii'Ii \ i i;. ti.ii
nvfc l<"< in>y,iii\ (lr Mim.ikipw \ \l r| ilr lliiril.M h .\/; il .-.ji ripiilmu.ilinn .ivrr li'H ii»r<l'»iH
po«i|i'rit'iirs lie lu niofllc. - /•■(•.•, nii-iriwin rctitnil i|r l;i ralullc. — ///•, libn-H «niforiiir-s in-
ifiirlitiilrc-i ilii luillic. — l'I/i. r,iisri'(iii Idii^'iliiiliiiiil |n»s|fri«'iir. — SU. M'II, noy.iiix du
conliiii (le lliiiil.irli. — .V(Vi', miyaii ilii riii-(|iin iliiinll. — \'M, iKiyaii cxliTni- di' ltiir(l;ii h ou
nnyan ilr v. Mmiakow. — l'i-m, prilciiiciili' ciirliillciiv moyi-ti. — /{///, riihati rie Itril mcilian.
— r, raphc. — r/l',. divcrliciilcs l,ilci-aii\ ilii (|iialri(iiic vciilriciilr. — ■'^;/l'<>. '^iil)^laM<i' ({rinc
(li« l'ida^ff aiilci-iciii' de la |iiidiil>i rainr. — >'//', Md)slaiirc fjrlaliniMisi! de llidaiido. —
SIt, ri>rinalii>ii nlinilic de la ralidlr liidi)ii-|>iii|iil>ii'aiiliidl(;. — 77-, trou t\r IjiHclika. — Tr,
rorps Irapiviiidc. — Iv. hraiiclic scn-iilivi' du Irijiniiraii. — Vsil. (.Tusse racin*; si-nsilivc
dcsi-iMidanlc ilii Iri imm-aii . — \17/, iinviii du l'ai-ial. — \\ !ll< , iinyaii de la l)ranche
(•i>i Idcairc de laiidilir. — 17. nerf iiiMt.ur (Mid.iirr cNlciau'. — 17/, ihtI' l'acial. — IXd, fais-
i-caii sidilaif iicanclic dr^r. 'iidanli' ilii i.dn-,,(i |diai-yiii.'icii .
cil oll'id siiilniil aliiuiMili'i' i»,ir les lilircs du rnr/is h-apt-zn/i/i' ci \y.iv des fibres
iif('< (hiiis Volit'i' pi-niuliridiitirllo, mais clli* ('oiiliciit, ou outre, des fibres
;ipi>;ultMiautau faisceau lai t'ial du bulb(!, eu pailiculior au fiiisrenn du (ion'rrs'VGj
cl (|iu'l(|ucs lilircs (»ri,i;iuaircs (bîs imijaii.r du cord'ui pitslrripiir du rôlr Ojtiiosi',;
ces (ieruicres sont houioloiiui^s ;i celles du mhnii di' Keil iiiriliun.
Le nihtui de /{ril inrdia» (Km) est traversé daus le sens de sa largeur par les
flbros du corps Irdprzo'/dc (Tn qui le diviseut eu champs rectan^^ulaires. Sur la
cou|>e H3 le ruhan df Hcil médian du côté gauche contient un certain nombre
de fascicules arrondis, faiblement colorés par la laque héniatoxylinique, (jui
apparliouueul au système des fibres aherrantes de la voir pédonculnirr.
Les noyaii-r iiiotnir ri scnsitif du trijumeau constituent l'élément nouveau,
surajouté de cette coui)e. Ils occupent les parties latérales de la calotte entre le
ruhun dr liril )ir''dian iKuii et le pi'doncule d'-rrhelleux suprrirur (Pcs). F^e uoi/au
/»'»/«■(//• (NVm est constitué par une masse ovalairc en contact avec les fibres lon-
uiludiualesde \-,\ formation rrliritléc SU . 11 reçoit à sa partie postérieure et externe
la pclili' rurine motrice descendunlc du trijumeau \\d , sectionnée très obliquement
et (pii s'indéchil en avant et en dehors, séparant le noi/uu moteur (NVmi du no>/au
srnsitif{N\s). La coupe intéresse la partie supérieure du noyau sensitif qui appa-
raît comme une masse allongée, située en dehors et en avant du noyau moteur
NVm . A sa partie antérieure, il existe une sorte de croissant formé de fibres
sectionnées obliquement et qui appartiennent à la grosse racine sensitive descen-
dante du trijumeau (Vsdi. Le nerf trijumeau, que nous avons vu pénétrer dans
l'étage antérieur de la protubérance sur la coupe précédente (H2), traverse la pro-
tubérance suivant un trajet légèrement obli<iuc en bas et en arrière; arrivé aux
confins de l'angle anléro-externe de la calotte, une partie de ses fibres se ter-
iniue dans le noyau sensitif {N\s), les autres se coudent, se portent en bas et
constituent la f/rosse racine descendante sensitive du trijumeau (Vsdi qui parcourt
toule la hauteur du bulbe et présente une surface de section semi-lunaire carac-
téristique; elle se termine dans une colonne grise, la substance gélatineuse de
liolando, ({ui n'est que la continuation du nogau sensitif du. trijumeau et qui se
fusionne en bas avec la substance gélatineuse de la co7'ne postérieure de la moelle
épinière. La coupe H 3 intéresse le trijumeau au niveau du point de bifurcation
de la grosse racine descendante sensitive, etainsi s'explique lasurface de section
semi-lunaire de ce tronc nerveux. La comparaison de cette coupe avec la coupe
vertico-transversale (Fig. A'iG) que nous intercalons dans cette série, est particu-
lièrement instructive et facilite singulièrement l'interprétation de cette région.
La moitié gauche de la coupe H 3 est située à un niveau un peu plus élevé;
elle passe au-dessus des noyaux du trijumeau. Elle intéresse sur les parties
latérales du -i'" ventricule la petite racine motrice descendante {y d) du trijumeau
632
A.NATOMIE DES CENTRES NERVEUX
qui apparaît encore avec sa surface de section en croissant; \e tronc du triju-w
meau (V) est sectionné dans toute sa longueur et on le voit traverser toute
l'épaisseur du pédoncule cérébelleux moyen (Pcin), de la périphérie du rhomb-
encéphale à l'angle antéro-externe de la calotte.
Cette moitié de la coupe intéresse en outre un groupe de fibres à trajet hori-
zontal situé en dehors du ruban de Rcil médian (Rm et qui passant en avant
de Volive supérieure ou protubérantielle (Os), en arrière du tronc du trijumeau [y),
s'infléchit en arrière et entoure la face convexe du pédoncule cérébelleux supé-
rieur (Pcs). Ces fibres appartiennent à un faisceau médullaire, le faisceau de
Goicers (FG), qui, originaire surtout de la substance grise de la moelle ('pinièredu
côté opposé, monte dans le cordon antéro-latéral de la moelle, en avant du fais-
ceau cérébelleux direct, forme le faisceau latéral du bulbe et se place dans la
protubérance en dehors du ruban de Reil médian (Rms, jusqu'au-dessous du
plan passant par le noyau moteur du trijumeau. A ce niveau, il s'infléchit en
arrière et en dehors, passe en dehors de Volive supérieure (Os) et de la formation
réticulée (SR), puis recouvre le pédoncule cérébelleux supérieur (Pcs) et pénètre
avec lui dans le cervelet. Le trajet horizontal de ce faisceau est très facile à
suivre sur cette coupe H3 (FG).
Coupe H4 (Fig;. 427). — La coupe H 4 est empruntée à une autre
série et correspond aux mêmes régions que la coupe H 3 qu'elle sectionne
suivant un plan un peu oblique : la partie antérieure de la coupe H 4 passant
au-dessus du plan de la coupe H3 (Fig. 42o), tandis que sa partie posté-
rieure sectionne des régions plus inférieures du cervelet. Elle est parallèle
au plan de pénétration du trijumeau — donc, oblique en bas et en arrière,
— et intéresse ce nerf, dans toute sa largeur, depuis sa pénétration dans la
{)rotubérance jusqu'aux noyaux moteur et sensilif situés dans la calotte.
On reconnaît sur cette coupe toutes les parties constituantes de la coupe
précédente : létage antérieur avec la voie pédonculaire (VP), les noyaux ponti-
f/ues (SgPo) et les fibres transversales superficielles (FPoa), inoyennes (FPom) et
profondes (FPop) de la protubérance; la calotte avec le 7'uban de lied médian
(Rm), le faisceau central de la calotte (Fcc), le noyau réticulé (Nrt), le faisceau
longitudinal postérieur (Flpi et Volive supérieure ou protubérantielle (Os).
Les fibres radiculaires du trijumeau (V) traversent le pédoncule cérébelleux
moyen (Pcm),et peuvent être suivies de leur poinl de pénétration dans la protu-
bérance jusqu'aux noyaux moteur et sensitif de ce nerf.
Le noyau moteur du trijumeau (NVm) présente la môme surface de section
ovalaire que sur la coupe précédente (H3, Fig. iSo). Le noijau sensilif {NYs) est,
beaucoup plus volumineux et apparaît comme une masse irrégulière contenant
un donse feutrage de fibres à my(''line; sa [lailic antérieure est occupée par la
surface de section en croissant de la f/rossc racine descendante sensilire du triju-
meau (Vsd); sa partie postérieure lecoit un petit fascicule de fibres qui traverse
le pédoncule cérébelleux supérieur (Pcs) et appartient au système des fibres semi-
circulaires internes (fsmi) du cervelet, hilles ont été considérées par Meynert et
Kdinger comme une racine directe , cérébelleuse, du trijumeau se rendant directe-
ment dans le tronc de ce nerf. Il est probable qu'il s'agit ici d'une voie centrale
de la VIII" paire, qui se rend en grande [lartie dans le noyau de lierhterew et dans
KTini. rui-.i(,i! \ l'iiKUi: iif hh()MIîi:n<:i;i'II.\i,k.
f,:n
f s-tig'
Eca
bv ; a Le
! Lobe quadrilatère ."mténeuE
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f.ni .
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Fie. i2T. — La calotte et l'étage antérieur de la région |ir(ilulH''ranli('ll(' moyenne. La
voie pédonculaire et sa dissociation par les liln'es Iransversales du pont. — La i'orma-
lion réticulée, le noyau réticulé, l'olive supérieure, le ruban de Reil médian, le fais-
ceau longitudinal postérieur et le faisceau central de la calotte. Les noyaux moteur
et sensitif du trijumeau et l'émergence de ce nerf. Les pédoncules céiébelleux supé-
rieur, inférieur et moyen et les fibres semi-circulaires externes du cervelet. —
Coupe horizontale H 4 du rbombencépliale, passant par la ligne H 4 de la
Fig. 418, p. 6i)j. Mt'-thode de NVeigert-Pal. 3 1 (irandeur nature.
fiLc. l'axe du lobe central. — fjv, brandie verticale de l'arbre de vie du lobe nK'dian du
rcrvelct. — CJ, corps juxta-rcstiforme. — I^ca. prand entrc-croisenient (dniiMi<sural antérieur
(lu vprmis. — Fcc. faisceau central de la cahjtte. — Fl/i. faisceau bjuixitudinal postérieur.
— Fl'na. FPom. Fl'op. fibres transversales antérieures, moyennes et postérieures de l'étage
antérieur de la protubérance. — fsme, fsine' , fibres seini-eirculaircs externes du cervelet. —
l'srn'i. fibres semi-circidaires internes du cervelet. — Li(i. lingula. — Sft, noyau du funi-
culus teres. — .Vp. noyaux pontiques. — .Y/7, noyau réticulé. — Os, olive supérieure. — Pci,
pédoncule cérébelleux inférieur. — Pcm, pédoncule cérébelleux moyen. — Pcs, pédoncule
cérébelleux supérieur. — Rm, ruban de Reil médian. — SR, formation réticulée. — Tr, corps
Irapézoïde. — V. trijumeau. — I'.sy/, prosse racine sensitive descendante du trijumeau. —
SViii. noyau moteur du trijumeau. — .Vr.v. noyau sensitif élu trijumeau. — 1'/'. voie pédon-
culaire. — l'i, quatrième ventricule.
♦i34 ANATOMIE DES CEMHES NERVEUX.
le noyau de Deilns situés au niveau de l'angle postéro-externe de la calotte, et
qui n'abandonne que de rares libres au noyau sensitif de la V« paire. Sur cette '
coupe, on voit en outre les ^bres sagittales du raphé se porter en dehors, de
chaque côté du sillon longitudinal, i)asser en arrière du faisceau lougitudinal
postérieur iFlp , longer le plancher du ■4'^' ventricule (V.), puis aborder la partie
postéro-interne du noyau sensitif du trijumeau (NYs). Ces fibres constituaient
pour Meynort une des origines du trijumeau : une partie provenait du locus
Cccruleus du côté opposé, une autre partie faisait suite aux fihres sagittales du
raphé, provenait de la voie pédonculaire du côté opposé et représentait une ori-
gine cérébrale directe du trijumeau. Les recherches modernes ne viennent pas
à l'appui de cette hypothèse; si ces fibres appartiennent réellement à la voie
trigéminale, il s'agit d'un neurone central, indirect, intercalé, reliant peut-être
les noyaux pontiques au noyau sensitif du trijumeau, mais n'appartenant pas à la
voie pédonculaire, ne provenant pas du pied du pédoncule cérébral et ne se con-
tinuant pas directement avec les libres radiculaires du trijumeau.
La moitié postérieure de la coupe sectionne la suhsiance blanche central''
du cervelet au-dessus de lolive cérébelleuse et de ses noyaux accessoires, et
intéresse les trois pédoncules cérébelleux dans la région du hile du cervelet. Le
pédoncule cérébelleux supérieur i Pcs forme encore le faisceau compact d'aspect
piriforme delà coupe précédente; il occupe les parois latérales du quatrième
ventricule (V,) et son extrémité postérieure, épaisse et arrondie, est séparée de
celle du côté opposé par Vaxe de la lingula et l'écorce qui tapisse le fond du sillon
précentral. En dehors et en arriére, il est entouré par de nombreuses fibres arci-
formes qui font partie des fibres semi-circulaires externes (fsme) du cervelet, se
portent en arrière et en dedans, s'enchevêtrent les unes avec les autres au niveau
de la région de transition, entre le vermis et les hémisphères; elles s'entre-
croisent ensuite sur la ligne médiane du vermis, le long de l'axe du lobe
central (aLc) et de la branche verticale de l'arbre de vie (bv), en formant Yentre-
croisement commissural antérieur (Eca).
Le pédoncule cérébelleux inférieur (Pci) est situé en dehors du pédoncule céré-
belleux supérieur (Pcs) ; c'est, sur cette coupe, un faisceau étroit et allongé, adossé
en avant au nogau sensitif du trijumeau (NVs), recouvert en dehors par le pédon-
cule cérébelleux moyen (Pcm) et qui contient, dans sa partie antérieure surtout, de
nombreuses fibres sectionnées perpendiculairement ou obliquement à leur axe.
La section intéresse en effet le coude que décrit le pédoncule cérébelleux inférieur
au niveau du hile du cervelet (comparer cette coupe avec les coupes sagittales
S 6 et S 7, Fig. 414 et 415, p. 608 et (iOO).
Le pédoncule cérébelleux mogen (Pcm) forme la plus grande partie de la
substance blanche centrale des hémisphères cérébelleux; sa partie interne,
adossée au ])édoncule cérébelleux inférieur (Pci), contient de nombreuses fibres
semi-circulaires externes (fsme) qui se portent en avant, passent au-dessus ou
au-dessous des fibres radiculaires du trijumeau (V) et se continuent directement
avec les fibres trayisversales profondes (FPop), mogennes (FPom) cl superficielles
(FPoa) de la protubérance. La partie externe du pédoncule cérébelleux moyen
(Pcm) est formée de libres entre-croisées dans tous les sens; sa partie posté-
rieure conlinnl les gros fascicules isolés des fbres semi-circulaires externes
du cervelol (fsmii , forlemenl colorés par l'hématoxylinc.
Coupe H5 ' Imi;-. i2S . — Celte ron]M' apiiailieiil à la même série (pie la
i:ti i>i: ioimm.k \ ni un i: m i; iimm im ni i rii \ i.i:.
fHi
COUpO H4 I l''i.i;. \ 2~ . .iiidosuii- (II- |.'i(|iicllr elle (i;is->('. l'illc iiilrrcssi! \o.
iini/iin ilii hnii(/inii .Ncill . Ii'> imMinln'N su |i(''ii('llis de Vnlirc crrrlicl/filsc
StTS
Rm
(..428. — La région prottihiTantielle moyenne et ses [connexions avec la snlislance
lilanche cendale du cervelet. — La voie pédonculaire et ses rapports avec les fibres
piotubéianlielles antérieures et postérieures. — La calotte protubérantielle, ses fais-
ceaux compacts, le noyau réticulé, l'olive supérieure, la grosse racine sensitive des-
rendanledn trijumeau. — Les pédoncules cérébelleux supérieur, inférieur et moyen
dan-- la réuidu du liilc du cervelet, les fibres semi-circulaires externes du cervelet. —
1. riiire-ciuisi'uit'nl des noyaux du loit, Tembole et l'olive cérébelleuse. — Coupe
horizontale H 5 du rli(inib('iué])liale, passant au-dessous des noyaux du trijumi-au
par la lii^nc H5 de la Fig.418, p. (ilo. Méthode de Weigert-Pal. 3/1 Giandeur nature.
Cj. corps juxta-i'cstiforme. — Fcc, faisceau central de la calotte. — Flp, faisceau longi-
tudinal postérieur. — fsmc, fibres semi-circulaires externes du cervelet. — fsmi, fibres
senii-circulaires internes du cervelet. — .Vcw. bouclion ou embole. — .Yp, noyaux pontiques.
— Srt, noyau réticulé. — aA7, entre-croisement des noyaux du toit. — Oc, olive cérébelleuse
— Os, olive supérieure ou protubérantielle. — l'ci. pédoncule céré))elleux inférieur. — l'on.
pédoncule cérébelleux moyen. — l'es, pédoncule cérébelleux supérieur. — Rm, ruban de
Heil médian. — S/jc. substance blanche centrale du vennis. — %fi, substance gélatineuse
de Ilolando. — Slî, formation réticulée de la calotte. — S/rc. SIrp, S/rs, couches moyennes,
profonde et superficielle des fibres transversales de la protubérance. — Tr, corps trapé-
zoidc. — 17', voie pédonculaire. — Vsd, grosse racine sensitive descendante du trijumeau.
— \\ II. noyau du facial. — Vlh. troisième segment ou segment horizontal du facial. —
I //.'/. ircnoii du facial. — T'u ipiatrièuic ventricule.
636
ANATOMIE DES CE.NTHES NERVEUX.
(Oc), passe au-dessous des noyaux du trijumeau et sectionne la grosse
racine sensilivc descendante du trijumeau {\sd) elle (/enuu du facial [\llg).
Protubérance. — Les fascicules de la voie pédonculaire (VP) se sont rap-
prochés et ne sont plus séparés que par de rares fibres transversales du strnhim
romplexum (Strc i. Les couches profondes (Strp) et superficielles (Strs) de la pro-
tubérance ont encore augmenté de volume, et la dernière couche contient une
gangue de substance grise plus abondante que sur la coupe précédente. La conti-
nuation des fibres transversales de la protubérance avec le pédoncule cérébelleux
moyen (Pcm) est des plus manifestes.
Dans la calotte, les limites du noyau réticulé (Nrt) et du faisceau longitudinal
postéi'ieur (Flp) sont très diffuses; le faisceau central de la calotte (Fcc) et Volive
supérieure (Os) sont toujours adossés au ruban de Reil médian (Rm), ce dernier
est traversé par les fibres horizontales du corps trapézoide (Tr) et affecte une
forme ovalaire. En dehors de l'olive supérieure (Os), la formation réticulée (SR) est
pauvre en fibres et présente, dans cette région, la partie supérieure de la colonne
d'origine du nerf facial (Nvii). La grosse racine sensitivc descendante du trijumeau
(Vsd) occupe l'angle antéro-externe de la calotte : elle présente une surface de
section ovalaire et entoure un noyau irrégulier, la substance gélatineuse de Rolando
(SgR); sa partie externe est traversée par les dernières fibres radiculaires de
la V*^ paire. De chaque côté de la ligne médiane, en arrière du faisceau longitu-
dinal postérieur (Flp), on trouve la surface de section arrondie d'un faisceau
volumineux, le genou du facial (Vllg) qui se continue en dehors avec un fais-
ceau de fibres sectionnées obliquement appartenant au troisième segment ou
segment horizontal du facial (VII.,); elles peuvent être suivies en dehors jusqu'à
l'angle latéral du 4" ventricule où elles se coudent à angle obtus et se portent
en avant, pour se continuer avec le dernier ou quatrième segment du facial. La
coupe H 6 (Fig. i':29) montre le trajet ultérieur de ces fibres ({ui, passant en dedans
de la racine sensitive descendante du trijumeau (Vsd) et de la substance gélatineuse
de Rolando (SgR), émergent dans la fossette latérale du bulbe.
Au niveau de l'angle externe du 4'' ventricule, entre le deuxième coude du
facial (Vlly), la racine descendante sensitive du trijumeau (Vsd) et le pédoncule
cérébelleux supérieur (Pcs), il existe une zone irrcgulière de substance grise,
à laquelle aboutissent un certain nombre de fibres semi-circulaires internes du cer-
velet (fsmi), qui traversent le pédoncule cérébelleux su])érieur (Pcs). Cette zone
constitue le corps juxta-resliforme (Cj), sur lequel nous aurons à revenir dans
cette série de coupes.
Dans la substance blanche centrale du cervelet, on retrouve les trois
pédoncules cérébelleux avec les caractères qu'ils présentent sur la coupe pré-
cédente (H4);mais \epédoncule cérébelleux in férieur (Pci) s'estépaissi, les fibres
serni-circulnires externes (jui le séparaient du pédoncule cérébelleux supérieur (Pcs)
ont disparu, etàleur place apparaît la lann; festonnée et dentelée de Votive céré-
belleuse (Oc) dont la face interne recouvre le pédoncule cérébelleux supérieur (Pcs)
et le noyau emboUfn-me ou bouchon (Nem); ce dernier déprime la grosse
extrémité du pédoncule cérébelleux supérieur (Pcs^. Dans la n-gion du vermis,
la coupe passe par la substance blanche centrale (Sbc) et intéresse la couche de
libres qui recouvrent les noyaux du toit et s'entre-croisent à angle droit sur la
ligne médiane du vermis en formant Ventre-croisement des noyaux du toit (xNl).
A la i)artie postéro-exierne de la substance blanche centrale des hémisphères, on
I II m I oi'iK. HA l'ii ini r; hi iiiin\iiti;M:i;i'ii \ i.i;. c.'it
i,|iMii\c cniiiiiH' --m' l;i i(iii|M' ini'ci'ilciili', les r;isciciilc> isoles di's fi//ri's siuii-
iiiriiliiins r.rlmirs (Isiiir fin cciv fiel ; ils lie (lt''|i;iss('nl pus ni (hîdaiis |:i n-^-'ion
de Iraiisilion. mais (liv(>r;,'('iil en flrluns cl m» iicrtlfiil dans la siil)slanr(' hiaiicliiî
not» (lill'i'iciicii'i' (le rili''tnis|»li('i(' ( l'i l'hrllciix.
Coupe H G lit;, 'l"2i^. — Colle cuiqx' inlcresse l«' itoi/au dr la
VI' jtnin'. (i\vi) cl le iKii/dii i/ii fait (Ni).
\,'ilii(j(' nnlrrifiir de ht j))-ntiili(''nni(i' ne dillcic pas sonsihlriiiciil de relui
de la coupe pn-cidenlo.
Dans la nihiU(\n\\ trouve enroro, on nrru'ro du ffiisci-nu lou;/iliidinnl poslrricii?'
(Flp^ la surlace de section arrondie du ijetidu du fnriid (Vllg), et plus en dehors
le (pialrii'nie sej;inent de ce nerf (VII.). Ces deux faisc(;aux ne sont plus en
ionn(>\ioM din^cte comme sur la coupe précédente, mais sont sépan'-s par un
noyau ovalaiic, le tioi/nu fif lu ]'/'' paire (Nvi) ou noi/au du nerf moteur oculaire
rxlcnie, dont les libres radiculaircs décrivent de légères courbes, se délacbcnt
lie la partie interne du noyau, j)uis traversent d'arrière en avant la formation rcti-
' idi'c (SIt) et peuvent ôtre suivies sur la coupe jusqu'au ruban de Reil médian (Rm).
I.e noi/nii rrlirulé (Nrt\ le faisceau central de la calotte (Foc), VoUvf supérieure
Os), le noi/du du facial (NVII), le corps trapézoïde Tr) et le ruban de lieil mcdian
Km"! présentent les mômes caracteresquesurlacoupeprecedente.il n'eu est
pas de môme de la ;/rosse racine sensitive descendante du, trijumeau ( Vsdj, qui
présente sur cette coupe et sur toutes celles ((ui suivront, une surface de section
scmi-lunaire tout à fait caractéristique. Ses fibres sont groupées en gros fasci-
rnlos à surface de section polyédrique, séparés les uns des autres par des
-l'pia névroi;li((ues; elles entourent en dedans un amas irrégulier de substance
-:rise, la substance [jéhttitieuse de Ilolando (SgR), siluc'e en dehors des fibres radi-
' iilaires du ficial (VII,).
Les modillcations principales que présente cette coupe portent sur la sub-
xtunce blanche centrale et les noyaux gris centraux du cervelet. Les connexions
du pédoncule cérébelleux moyen (Pcm) avec la substance blanche centrale des
hémisphères et la disposition des fibres semi-circulaires externes (fsme) sont les
niènios que sur la coupe précédente. VoUve cérébelleuse (Oc) s'est étendue
d'arrière en avant, se présente encore sous l'aspectd'une lame festonnée, oblique
en avant et en dehors et limitée de chaque côté (en dedans et en dehors) par les
feutrages inira-ciliaire (fie et extra-ciliaire (fec). La coupe sectionne en effet la
partie supérieure de l'olive et ce n'est que sur un plan plus inférieur
passant sur la partie inférieure du hile de l'olive, que les extrémités de la lame
festonnée se coudent en dedans et que l'olive revêt la forme d'un sac ou d'une
bourse. (Voy. Coupe G 5. Fig. 436 p. Goi). L'extrémité antérieure de l'olive
s'insinue entre les pédoncules cérébelleux supérieur (Pes) et inférieur (Pci . Son
extrémité postérieure s'adosse au bouchon (Nem) qui revêt à peu près la môme
forme et les mêmes dimensions que sur la coupe précédente.
Le pédoncule cérébelleux inférieur i Pci , considcM-ablement augmenté de
volume, forme un faisceau arqué, piriforme, qui embrasse la face externe et l'extré-
mité antérieure de l'olive cérébelleuse dont le sépare le feutrage extra-ciliaire [{ec)\
son sommet se continue avec des fibres semi-circulaires externes (fsme) sec-
tionnées ol)li([uenient : sa base est volumineuse et s'adosse à Va grosse racine descen-
dante sensitive du trijumeau {\sd). A ce niveau, qui correspond au hile du cervelet,
038
A.NATU.MIt: DES CE.NTUES NERVEUX.
les Rhres du pi'-(lonci(le céréhelleux Inférieur (Pci) se couclcnl. deviennent verli-
cales d'horizontales qu'elles étaient (comparer avec les coupes sagittales S 6
fsxai
xTTt
m
Vsà.
Hm
//r;,7/,t
FiG. 429. — La région piolulx'ranUellc infiTifure cl ses connexions avec la substance
blanche centrale du cervelet. — Ees trois pédoncules cérébelleux, les fibres semi-
circulaires externes et internes du cervelet, l'olive cérébelleuse, le bouchon, le
noyau du toit. — La calotte protubérantielle, le noyau d'origine du nerf moteur
oculaire externe. — Coupe horizontale H 6 du rlioml)encéphale, passant par
la ligne H6 de la Fig. i-iS, p. <)l"i. Mélliode de \Veigert-l*al. 3/i (irandeur nature.
Cj, corps juxtn-rcstil'ornu". — Fcc, faisceau central de la caioltc. — fcc, feutrage exfra-ci-
liaire. — fie, feutrage intra-ciliairc. — Flp, faisceau iongitunai postérieur. — fsute, fibres
semi-circulaires externes. — fsmi. fdjres semi-circulaires inlorues du cervelet. — -VZ), uoyau
de Dciters. — New. cmbole. — A/*, noyaux ponti(iues. — .V/7, uoyau réticulé. — A7, noyau
du toit. — ,;A7, entre-croisement des noyaux du toit. — Oc, olive cérébelleuse. — Os, olive
supérieure ou protubérantielle. — Pcl, Pci». Pcs, les pédoncules cérébelleux inférieur,
moyen et supérieur. — lim, ruban de Heil médian. — Sf/R, substance gélatineuse de
Uolando. — SU, formation réticulée delà calotte. — Sfrc, Sirp, Slr,i, les fibres transversales
n)oyennes, profondes et superficielles de l'étage antérieur de la protubérance. — Tr,
corps trapézoïdc. — 17', voie ])édonculairc. — Vsd, grosse racine sensitive descendante au
trijumeau. — .V17/, noyau du facial. — \'l I;/, genou du facial. — I /A, le ipiatrième segment
du facial. —N\'l, noyau d'origine du nerf moteur oculaire externe. — 17, fibres radiculaires
du moteur oculaire externe.
et S 7, Fig. (iOi et (iOa), et ainsi s'cxpliquo le 1res grand nombre de libres cou-
pées en travers que contient sur cette coui)e la partie antérieure de ce faisceau.
I 11 i»i; iiiiMK.i; \ l'iihji I. 1)1 uiKiM i:i;\<:i;i'ii \i.i:. iVM)
Les inilonrillis cirihrllfii.r siiitrriiins l'es i iccii| mmiI |i'> [Kiroi^ l;ilii ,i|,-, iju y//*/-
trièine vcntrirnh' (Vj cl piM'sciilcnl lis iiniiics luniuîs (|iir mit I:i ( iiiiim' im--
(•('•(Iciiltv IN son! si'pari's l'im de rimlic par deux noyaux arrondis, les nni/ini.r
(ht (i>il M . "-ilufs de clia'iiic rC\\r di- la lij^Mii' iiii'diam' du vcrmis, Ins hioii d<'Ii-
) I miles l'M aiiiiM'c. (Ml di'ilau'^ l'I en avaiil. iil'r-nlii'is et d(''c|iii|in'l('"> en di'hois.
(l(^s iio\anx sont si'pan's l'un di- l'aulrr par Vriilre-ridi^nin-nf t/fs nni/ini.i: du
toit (xNtVdonl les libres conlonrurnl, apris leur enlrc-eroisomeid. lu l'a(;e pos-
térieure du inti/nii ilii Inii M , puis se purlnil ni a\aiil, IraversenI le /n'-f/diirn/c
,ri>'/)i'Ui'tt.i siiixfii'ur \^\\s en rascieiiles (Piidiilciu r|, l'nclii'Vi'li'és, ci constiluiaïf,
les fihn's si'ini-circiilairrs iiilmirs it'snii , du cervrlel. Kn avant, elles se |daeent
en dtMJans du /i''(f()nriile rrrrhrllon.r infrrirur |l*ci , dans l'anLile extcrni' du
i" venlrieule, puis s'inllfMdiissenl en lias o( entrent dans la conslilulion du corps
juxln-rosti forme (Cj), (pii atteint son plu-^ liant dej^n'' de dih'eloppomciit sur les
cou|ies silut'es au voisinage et au-dessous du sillon l)ulljo-|)rotul)éranli»d.
(lue pallie ({v> (ihres sciui-cirrulairos interm's Isiiii) s'épuise dans la suljslanc(3
i:iise du coriis iit.iid-reMli/'onin' eonnue sous lo nom de noyau de Ik'Ucra (ND); une
autre partie parcourt toute la liauleiir du liullie et descend jusfpu; dans la niofdlo
l'piiiière.
Coupe H 7 Fig'. i-30). — Celle coii[)e [lasse au-dessus du sillon hulho-
](rolul)eianliel, intéresse les libres inférieures de la protubérance, le noijan
M du fanal iNvn), le no'f vcstibulairc ( VlIIv), Volirc sKpth'ieurt; (Os) et les
fibres radicii 1(1 irc^ du nrrf mofrur oculaire cxterno (^'l'' paire 1.
La eoiipe m* comprend que la partie aniérienre du rlioinbencépliale ;
le plan de stMdicui du cervelel, très voisin de celui de la coupe G 5,
Fiii". iîU) p. ()ol, passait par l'olive cérébelleuse el le xcrniis iiilV-rieur.
Étage antérieur. — La vo\o pédoncuUùrti (VPi s'est rassemblée en un fais-
ceau compact, irrégulièrement arrondi, qui mérite dès à présent le nom de fah-
ceati py)-ainidaL Aucune fibre prolubérantielle transversale ne le traverse, mais
beaucoup de libres passent encore en avant, et en arrière de lui. Elles ajjpar-
liennent au s/ralum siipi'r/icialc (Strs) et profundum (Strp) du pont et sont en-
tourées par uni^ abondante tiangue de suhhtance rp-ise (noyaux pont'ujncs) ÇSp).
Calotte. — La calotte s"est ('lendue dans le sens antéro-poslérieur. Le ru//an
di' Il il ini'-dinn Rin), qui n'occupe plus que la moitié interne de sa face anti'-
rieure, s'est ramassé en un faisceau piriforme, plus large que long, adossé au
rapb(} en dedans, et effilé en dehors, où il atteint Volive supérieure ou profub-'-
rondelle (Osj. Il est séparé de celui du côté opposé par les fibrrs sar/if laies du
ra|)bé (r) el par une étroite bande de substance grise, le noyau du raphi-, qui
n'est qu'une dépendance de la substance grise antérieure du pont (Np) ; il est limité
en debors par le faisceau central de la calotte (Foc) et par les fascicules isolés de
la fnrmuliiin réticulée (SU) et en arrière, par le noyau central inférieur (Nci) qui
fait suite au noyau réticulé et occupe tout l'espace compris entre le ruban de
lieil (Rm) et le faisceau longitudinal postérieur (Flp).
Le ruban de /ieil médian (Rm) est traversé par les fibres horizontales du corps
irnpézoide (Tr) ; on les voit se détacher du rapli<-, ti-averser le ruban de lied en
fascicules isolés et curvilignes, [mis converger en un faisceau compact à trajet
sinueux, qui passe en avant du faisceau central de la calotte (Fcc), de Volive supé-
rieure (Us . et de la grosse racine sensitive descendante du trijumeau (Vsd), en
6i0
ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
arrière des fîhves transversales profondes du pont (FPop). pour s'arrêter brus-
quement au niveau des ftbres radiculaires du nerf vestihulaire (Vlllv) au delà ,
desquelles il ne peut être suivi. Les fibres du corps Irapézoïde se coudent dans ,
cette région en bas, vers le noyau antérieur du nerf cochléaire dont elles pro
Oc
— I.a région prolubéraiitielle iiilriieurc au voisinage du silKtn hulbo-protubé-
raiiliol. — Le faisceau pyramidal, la calotte iirotubrranliclle ; le ruban de Reil; le
faisceau central de la calotte; l'olive supérieure ou prolubéranlielle; le noyau cen-
tral inférieur, les noyaux d'origine du facial et du moteur oculaire externe, le nerf
veslibulaire et les libres semi-ciiculaires externes du cervelet. — Coupe horizon-
tale H7 du rliombencéphale, passani par la ligne H 7 de la Fig. 418, p. Glo Méthode
de Weigert-Pal. 3/1 Grandeur nature.
Cj, corps juxta-restifornic. — Fcc, faisceau central do la calotte. — /•'//). faisceau lon-
fjitudlnal postérieur. — Fil, faisceau latcral du Inilbo. — /àwî/. filircs semi-circulaires internes
du cervelet. — Nci, noyau central inférieur. — Xp, noyaux ponti(|ucs. — Oc, olive cérébel-
leuse. — Os, olive supérieure ou i)r()tul)éranliellc. — ItOs. bile de l'olive supérieure. — Pci,
l'cm, Pcs, les pédoncules cérél)elleux inférieur, moyen et supérieur. — /'//. faisceau
])yramidal. — r, rajjlié. — Ibn, ruban de Heil médian. — %/J. substance pélalineiise de
l{Mlan(h). — SU, fi)ruiation réticulée. — Str.t. S/rp, stratum superficiale. stralum prornndum
poutis. — '/■/■, corps trapézoïdc. — W, quatricme ventricule. — ]'s(l, grosse racine sensitive
desccudanfc du trijumeau. — A'IV. 17, noyau d'ori^MUC et fibres radiculaires du nerf nu)feur
oculaire externe. — AI'//, noyau ddritrine, premier scf,nnent (17//, i;(>nou (l7/,7^, et quatrième
segment ( 17/i), du nerf facial. — \ lllr, branche veslibulaire du nerf auditif.
cèdent; elles représentent, en effet, une ro/e auditive centrale, qui relie le noyau
df'l(;rminaison du nerf cochb'airc au.x olives supérieures et au tubercule (|uadri-
junieau ])()stérieur du côté opposé.
i/ensenibledu trajet de ce système de fibres est nettement visible sur la coupe
verlico-transvcrsale (Fig. {!2(), p. (i.'U)) intercalée dans cette séi'io de coupes.
liiihi; KHMx.ii A l'iiKji i; 1)1 iuiDM l'.i.M.i.i'ii \ i.i:. u\
\.'nlirr sujuricnri' on pinl nli. rnnlirllr (>s)ill(f'inl (lailS celle lé^'ioi) SOU plllS
liaiil tlc^n- (Ir (ir'\('l(>|i|i('iii(iii. |';i|c iiVsl plus rcpiYîsniiK'M! comino sur los coiiix'S
IJicr.iMlculcs par une masse j^iise plus on moins ol>li<pie, tuais par iiiu- lariio
arquée, repliée sur elle-nu^'iMe, silut'-e eiilre le fuisrcaii crnlni/ i/f la ailolln (Kcc),
Iwi/nissi' rariiir sciisilirr i/csi-i'ut/dii/f iln /r/y(////rr/u (Vsd) Cl le ikii/iiii iIii fncial{^WV)\
(le sa eoneavile, ou de sou liHi' diri^^i' eu arrière, se df-laelieiil un certain nombre
de libres ipii IraversenI radiairenienl la funiinliini ri'-lirulrr fSI{) el, (pio l'on peut
^nivre sui' les enupes S(''riees jus(pie dans le iiniimi tir lu I A jxiirr (Nvij ; elles
relienl en ellel. Voliri' suprrieurc au noijau du nivf innlrnr onilane crfcriic.
1,0 noijdu tin ftirittl['Svi\) situé en arrière et en dehors de Voline siijuiriniireiOs),
(M dedans de la siiljsinnce (ft-lalinruxe tic Ittdando (SR), forme sur cette coupe un
amas volumineux, d'aspc^cl godronné, forim' d'ilols de substance grise ; les
llln-i's railifiiltiiics ilii fticiul (jui s'en délaclient se portent en arrière et en dedans,
vers la substance grise du 'plancher du i" ventricule; sur cette coupe elles ne
peuvent èlre suivies au delà de la partie externe du noyau de la VI' paire iNvi i.
Les fibres radiculaircs du fticial deerivenl dans la région inférieure de la
prolubérano(> un trajet très complexe. Du noyau d'origine situé au voisinage du
^dlon bulbo-protubérantiel, les libres radiculaircs se dirigent en arrière et en
dedans et se placent, comme le montre la coupe G 5 (Fig. 436, p. 6oi), en arrière
du fiiisri'au liiniiilutlliial pustih-ifiir (Flpi, de chaque côté du raphé médian. Là,
elles se coudent, airectent un trajet ascendant, puis se coudent à nouveau et,
(levenaul horizontales, se portent de dedans en dehors, le long du plancher du
l' ventricule ; elles se condent une troisième fois, en avant du noyau de Deilers,
puis se port(Mit en dehors et en avant, dans un plan obli(iue sensiblement paral-
lèle à celui du premier segment, pour émerger finalement dans la fossette latt'-
rale du bulbe, non loin du noyau d'origine. Le facial décrit ainsi dans son
trajet inlra-protubéranliel une anse dont les deux extrémités, c'est-à-dire le
noyau d'origine et le point d'émergence, sont très voisines. Cette anse présente
un premier segment oblique en arrière et en dedans, un deuxième segment
vertical, un troisième segment horizontal, et un quatrième segment oblique
en dehors et en avant. Le segment vertical porte le nom de rjcnoa du fatial. Ce
trajet explique pourquoi on rencontre la section de deux segments du facial,
.s.ur toutes les coupes qui intéressent la moitié inférieure de la protubérance :
ainsi la coupe H 5 Fig. 4:28, p. (i3,>) intéresse le segment horizontal (Vil.,), le plus
élevé et la partie supérieure du tjenou (Vll^) au point où il se continue avec le
segment horizontal ; la coupe H 6 (Fig. -429, p. ()88) intéresse isolément le genou
du facial y\ll^] cl le (luatriômc serfuient iVlI.i la coupe H 7 'Fig. 130) intéresse
le genou (VII^'i et le premier segment (Vlli); la coupe G 5 i^Fig. 436, p. 6olj inté-
resse le premier segment ( VIL à sa fusion avec le genou ; la coupe H 8 (Fig. 438,
p. 6'>7).qui sectionne la partie inférieure du ntn/au du facial (NVll, intéresse ses
deux segments extrêmes : à savoir, les fl/res radieulaires à leur sortie du noyau
d'origine et le facial i VlIi à son émergence au voisinage du sillon bulbo-protubé-
I rantiel (bp).
ff Le noyau du moteur oculaire externe (Nvi) est volumineux et ovalaire sur la
coupe H 7 (Fig. 430); de sa partie interne se détachent les filtres radiculai^'es de
la VI paire (VL)qui traversent la /b/'//>a</o?î rt-ticult-e (SR) et que l'on peut suivre,
il sous forme de fascicules sectionnés obliquement, à travers le ruOa)) de Jieil
médian (Rm> et en dehors du faiscrau pyramidal \P\'l
A la partie externe de la calotte, en dehors du noyau du facial (Nvii et de la
TOME II. 41
642 ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
fjrosse vache sensilivc (.h'scendnntc- du trijumeau (Vsd), on trouve un faisceau de
fibres sectionnées parallèlement à leur axe et qui représente les fibres radiculnires
de la branche vesiibulaire du nerf auditif (VIIIv). Ces fibres aboutissent au noyau
de Deiters; la majeure partie se coude, descend dans le bulbe, entre dans la
constitution du corps juxta-restiforme (Cj), et constitue la racine descendante
bulbaire du ncrfvestibulaire, dite encore racine de Roller (racine que l'on croyait
ascendante avant les recherches pratiquées par la méthode de Golgi). Une autre
partie des fibres du nerf vestibulaire se termine dans la substance grise de
l'angle latéral du 4* ventricule; une petite partie enfin se coude, à angle droit,
se porte en arrière et un peu en dehors, traverse le pédoncule cérébelleux supé-
rieur (Pcs) et entre dans la constitution des fibres semi-circulaires internes (fsmi)
du cervelet.
Le pédoncule cérébelleux inférieur (Pci) s'est porté à la partie externe de la
calotte; il est sectionné à sa sortie du cervelet, au, niveau de son coude, et forme
sur cette coupe une sorte de bulbe nettement limité en arrière et dont la large
base contient de nombreuses fibres longitudinales sillonnées de fibres hori-
zontales. Les fibres radiculaires du nerf vestibulaire (VIII) le séparent en avant et
en dedans de la grosse racine sensitive descendante du trijumeau (Vsd).
COUPES HORIZONTALES DU RHOMBENCÉPHALE :
CERVELET ET PROTUBÉRANCE
(Coupes C 1 à C 6, Fig. 432 à 437.)
La série des coupes C 1 àC6, intéresse à la fois la protubérance et
le cervelet. Elle montre la part considérable qui revient à l'écorce dans
la constitution du cervelet, l'exiguïté relative de la substance blanche, les
connexions de cette substance avec le tronc encéphalique, la formation \
des pédoncules cérébelleux supérieur, moyen et inférieur, et la manière
dont se présentent sur ces coupes les noyaux gris centraux du cervelet.
Toutes ces coupes intéressent les deux tiers inférieurs de la protubérance
et passent au niveau ou au-dessous des noyaux du trijumeau; on y trouve
par conséquent tous les éléments de la calotte et de l'étage antérieur de la
protubérance des coupes Hl à H7 (Fig. 423 à 430) sur lesquels nous ^
n'avons plus à revenir.
La coupe C 1 (Fig. 432) passe au-dessus de l'olive cérébelleuse et de la
substance blanche centrale du vermis ; elle sectionne en avant le pédon-
cule cérébelleux moijen (Pcm) dans le sillon marginal antérieur du cervelet
et intéresse les noyaux moleur ri srnsilif du trijumeau (NVm et NVs).
Cette coupe seclionne les dilférfMils lobes de la masse principale du vermis,
la UiKjuht, le lobe central, le eulmen et le déclive et intéresse dans la région des
hémisphères les lobes quadrilatères antérieur (Lqa) cl postérieur (fqp) et le lobe
semi-lunaire supérieur. Ce dernier lobe, complètement séparé dos autres par le
sillon supérieur de Vie// d'Azi/r {asY), est sans connexion avec la substance blanche
Kiri'i': I niMM.H A l'ii i(,ii !•; i)i iiiiumiii.ncij'Iiai.I';
«'»rj
rrniriilf. I.CS coniicxidli'. (li'>;i\r> du /,,/;,■ //uai/ri/nfrir milrrinir cl i|il r.uburn ;ivec
l.i siili-^laiK r l.liiiiclh' rrnli'.ilf (lu cr i\ ri. •!. s, , il I -ni les iiiaii i trsics sur CCltc COUpn
i|ili [•:iss(' aiidcssiis ilc la snlislnnn' liltimln' milrnlr i/ii ri-niiis.
Dans la hrauclu- n-rlirah' dr l'arhn' t/r rir ri dans Viijy ihi Inhr m, /ml, ou
apclioil li's lilircs parallrlcs dn \'riili r-rri)isfiiii'iif rDiiiuiissnnil (Mca (]ui se cori-
liiui.Mil lir iIkkiui' i-ùli'^ avec les /i//rrs scnti-rirru/iiirrs rrfenirs ^fsino) (lu (;orV(;lcl.
('..'Iloci se (Iis|)(.s.'ul m (jciix ^^roupcs do libres prosfjuo parallèles, décrivoni dos
"IiiIhs r,i;-nlii'it's aiilour du pédoncule eérébelleux supérieur cl de la i)aroi
> \l(Miu' du i" veniririile, el liancliciit par leur intense coloration td leiu' as[)e<d
11' IliMucnl fascicul.' sur le dense fciid-dtfe sous-loltairc (fslj formé de libres
Kiù. 431. — Face latérale du rhondioucéphalo avec lif-nes de repérage des séries de
coupes P et C. Les Coupes P 1 à P4 (Fig. 419 à 422, p. 616 à 622; sont obliques en
haut et en avant et parallèles au sillon pi''donculo-protubérantiel. Les coujn's C 1 à
C6 (Fig. 432 à 437) sont obliipies en bas et en avant et perpendiculaires au grand
axe du tronc encéphaliciue.
entre-croisées dans tous les sens et qui constitue la ruasse principale de la
substance blanche centrale des hémisphères.
Les fibres du groupe externe (fsme) se portent en divergeant en avant, et se
continuent directement avec les fibres transversales antérieures de la protubé-
rance en formant le pédoncule cérébelleux moyen (Pcm); les fibres du ijroupe in-
terne (fsme) sont plus courtes, ne dépassent pas les limites du pédoncule
cérébelleux supérieur (Pes) et entrent dans la constitution du j)édoncule cérébel-
leux inférieur (Pci).
Manifestement i)arallèles sur la moitié droite de la coupe, ces deux groupes
de fibres semi-circulaires externes affectent une direction distincte sur la moitié
gauche de la coupe qui sectionne les méandres supérieurs de Votive cérébelleuse
(Oc) et le bourlion Nem) et intéresse le feutrage extra-ciVnire (fec). Ici les
fibres du groupe externe i^fsme) forment en avant un large faisceau en con-
.t>l
'•"m;. 't'M. — 1,0 c(jrvelel.: ses libres scini-circiilaircs exlernos; ses coiuicxions avec
luolubc'rancc. — Coupe horizontale Cl du iii(iiiiliriir('pliali' itassanl au-dessus (
i;riiti'; hhmm.iî \ l'iiioi i; m n ikim m ncii'II \i,iv
Di:;
(
l'olivi- (•('•i(-lii'llcii>f, MMlioiiii.iiil l.i |i.iilir iiiciyiimi' '!•• I.i pi ntiilMT.iriir ,iii niveau
il. -s noyaux ilu tiijuuifiiu cl pii>»siuil |iar la li^-nc Cl il<! la l'iu. 't'M . Mt'-liindi' «!«
Wfi^i'il l'ai, - I (Jianili'iii nainrc.
Km. fi\\it\>\ ciili'i' rroistMiii'iil roininis'-iiral îmliTicnr ilii viTinis. — /'rr, frii(ra«i: cxlra-
riliain-. — /•'". raisicaii <i|ilii|iii' df la pn.liiInraïKf. — /si, fcuIrtiKi! sous loli/iire. — fsnir,
fsinr', lilircs sniii-cinMilain-s cxtciiirs du .nvrlrl. — fsini. (ihrcs scnii rirriilaircs inlornns.
— Li/ii. /.'//), Ii'ln's ipiailiilatrro aiid rniir cl puslrriciir ilrs lirinisplirrcs rrri-hr\Uni\. — Mt,
novaii lie llcclilcrcw. — \ri)i, liouchiui. \\ in. nn.vau inulcur du trijumeau. — AT.v. noyau
sfiisitif du (lijunicau. — Oc. (div(! ciTclxdlcusr. — l'ri, l'en, l'es-, les pédoncules eérid)elloux
infi rieur, moyen el superiein-. — ssV, sillon supérieur de Vic,i| d'Azyr. — sla, sillon Irans-
Ncr^e aiilerieur. — T. nerf trijiuiie.i ii.
aLr,
^ ^- î^c.'i '. Li(T
OclNem ; . J
fcc \ ' i"by; :
Te
FiG. 433. — I,a subslance blanche du cervelet; ses fibres semi-circulairos oxf ornes et
leurs connexions avec les libres transversales de la protubérance. — Coupe horizon-
tale C2 (lu rliombencépluile sectionnant le noyau du bouclion et le tiers infé-
rieur de la protubérance et passant par la ligiu' C2 de la Fig. 431. Méthode de Wei-
gert-Pal. 2/1 j^^randeur ualure.
hr, branche vertii-ale de l'arbre de vie du venais. — Cj, corps juxta-rcstiforme. — Eca,
prand cntre-eroisenient eonnnissural antérieur. — fec, feutrage extra-eiliairc. — Fo.
faisceau obliipie de la protubérance. — /'se. feutrafre sousdobaire. — fsme. fsnie'. fsine", les
fibres semi-circulaires externes du cervelet. — />.•//(/, les fibres semi-circulaires internes. —
rt/.c. axe du lobe central.— Ll;/. lin<,Mda. — /,</«, lobe quadrilatère antérieur. — Seni, noyau
cmbolifonue. — \p. noyaux ponti.pies. — Oc, olive cérébelleuse. — Pci, l'on, Pcs, les
trois pédoncules cérébelleux inférieur, moyen et supérieur. — \'P, la voie pédonculaire. —
Vsd, la grosse racine sensitive descendante du trijumeau. — V, nerf trijumeau. — l7/.i, le
troisième segment ou segment horizontal du facial. — l'i, quatrième ventricule.
nexi(ju intimo avec les fibres (ransvi'rgalcs de la protuhérunce, taudis qu'elles s'ef-
646
ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
filent en arrière au voisinage de la région de transition entre riiéniisphère céré-
bral et le vermis, où elles se continuent avec les fibres de l'entre-croisement f
commissural (Eca). Les fibres du groupe interne (fsme) sont sectionnées plus (i
obliquement, elles n'occupent plus toute la largeur de la substance blanche |
centrale, mais sont rejetés en debors et en dedans par le feutrage cxtm-ciliaire
(fec) et par le bouchon (Nem), formant ainsi deux faisceaux très nets qui con-
vergent en avant pour former le pi-doncule céri'belleux inférieur (Pci), dont la
partie antérieure contient déjà un très grand nombre de fibres coudées ot par-
tant sectionnées perpendiculairement à leur axe.
La coupe C 2 ^Fig. 433) passe un peu au-dessous de la précédente.
Elle intéresse les méandres supérieurs de V olive cérébelleuse (Oc), Vem-
bole (Nem^ et l'écorce du fond des sillons post et pré-centraux, immé-
diatement au-dessus de la substance blanche centrale du vermis.
Sur la moitié droite de la coupe, Volive cérébelleuse (Oc) n'est constituée que
par quatre petits amas gris parallèles et de volume sensiblement égal ; sur la
moitié gauche, elle forme une lame festonnée présentant les dentelures et den-
ticules caractéristiques, et entourée du feutrage extra-ciliaire (fec) ou toison de
Volive. En dedans et en avant de l'olive, on trouve, de chaque côté, Vembole ou
noyau du bouchon (Nem), noyau triangulaire dont la base regarde la région de
transition entre le vermis et l'hémisphère cérébelleux et dont le sommet s'in-
sinue entre Volive cérébelleuse (Oc) et le pédoncule cérébelleux supérieur (Pcs). Le
grand entre-croisement commissural [Ec-a) Q.i,im{cYQSsé sur une plus grande étendue
que sur la coupe précédente Cl (Fig. 432), mais occupe néanmoins principa-
lement la branche verticale de l'arbre de vie (bv) et Vaxe du lobe central [aLc). Les
fibres semi-circulaires externes (fsme) se divisent nettement en deux groupes :
l'un, externe (fsme), qui traverse la plus grande partie de la substance blanche
centrale des hémisphères et se continue directement avec les fibres transversales
du pont en formant le pédoncule cérébelleux moyen (Pcm); l'autre, interne [hme'),
dont les fibres s'insinuent entre Volive cérébelleuse (Oc) et Vembole (Nem) d'une
part, entre Vembole (Nem) et le pédoncule cérébelleux supérieur (Pcs) d'autre
part, et qui forment en se fusionnant le pédoncule cérébelleux inférieur (Pci).
Le pédoncule cérébelleux supérieur (Pcs) n'a pas changé d'aspect, mais il est
traversé par quelques fascicules légèrement onduleux, les fibi'es semi-circulaires
internes (fsmi) du cervelet qui se rendent dans le corps juxla-rest if orme (Cj).
Coupe C3 (Fig". 43i). — (À'Ue cou[)e passe par la substance blanche
centrale du veiinis au-dessus du noi/au du toit et intéresse comme la coupe
précédente Volive cérébelleuse (Oc), le bouchon (Nem) et \o. pédoncule cérébel-
leux moyen (Pcm) dans le sillon marginal antérieur du cervelet; elle sec-
tionne dans la calotte les libres radiculaires du facial (Vllv) et du moteur
oculaire externe; sa partie antérieure passe à peu près au même niveau
que la coupe H 6 (Fig. '429), tandis (jue sa partie cérébelleuse correspond
à la coupe H 5 Fig. 'r28).
Cette coupe intéresse les circonvolutions cérébelleuses du Uée ijuadrilnlerc
antéi'ieur et du culmen qui tapissent le fond du sillon transverse antérieur (sta),
et sectionne Vaxe du lobe i/nadrihilère postérieur (L(jp) à sa fusion avec la
llll'i; iOlMX.H \|'|||(j| I. hl llIKiMItli.NCI.I'IIAI.Iv
017
hi;.434. — Le cervelet; l'entre-croisernenl cominissural antérieur et lentre-croisement
{les>oyaux du toit, les fibres semi-circulaires externes et internes du cervelet, leurs
connexions avec les fibres transversales de l'étage antérieur du pont et avec le
corps juxta-restiforme. Le noyau du bouchon et l'olive cérébelleuse. — Coupe
648 A.XATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
horizontale C3, du rhoiiibenct'phalo, sectionnant le tiers inférieur de la protubé-
rame et les libres radicuhiires des nerfs moteur oculaire externe et facial, et pas-
sant par la ligne C3 de la Fig. 431. Méthode de Weigert-Pal. 2/i grandeur nature.
Cj, corps juxt.vrestiforme. — Eca, grand entre-croisement commissural du vermis. —
f'ec, feutrajre extra-ciliaire. — /Vc, feutrage intra-ciliaire. — fsme, fsme' , fibres semi-circu-
laires externes du cervelet. — fsmi, libres semi-circulaires internes du cervelet. — Lqp, lobe
quadrilatère postérieur du cervelet. — Nem. embole. — .r.Y/, entre-croisement des noyaur
du toit. — Oc, olive cérébelleuse. — Pci, Pcm, Pcs. les trois pédoncules cérébelleux infé-
rieur, mojen et supérieur. — ssV, sillon inférieur de Vicq d'Azyr. — sta. sillon transverse
antérieur. — Vsd, grosse racine sensitive descendante du trijumeau. — l'i, quatrième ven-
tricule. — VU\, cjuatrième segment du facial.
substance blanche centrale des hémisphères. Les circonvolutions du lobe semi-
lunaire supérieur forment encore, comme sur la coupe C 1 (Fig. ^432), des îlols
entièrement indépendants de la substance blanche centrale des hémisphères et
séparés du lobe quadrilatère postérieur par le sillon supérieur de Vicq d'Azyr
(ssV). Les lamelles de la partie postérieure du vermis appartiennent au déclive
et unissent les deux lobes quadrilatè?'es postérieurs entre eux.
La substance blanche centrale du vermis est très réduite dans le sens antéro-
postérieur, grâce à la profondeur du sillon transverse antérieur (sta). On y con- d
state deux sortes d'entre-croisements : le postérieur, formé de fibres presque \
parallèles, appartient à Ventre-croisement commissural (Eca) ; l'antérieur, plus
marqué, s'effeclue à angle presque droit, c'est Ventre-croisement des noyaux du toit
(xNt). A chacun de ces entre -croisements, se rattache un système spécial de
fibres semi-circulaires.
Les fibres semi-circulaires externes (fsme) font suite à V entre-croisement com-
missural (Eca); elles ne décrivent plus dans leur ensemble un grand arc régulier
autour du i'' ventricule comme sur la coupe G 1 (Fig. -432) ; leur partie vermienno
parait s'infléchir en avant et devenir convexe de concave qu'elle était; en réalité
elle se modifie peu, reste fixe, et c'est la partie adjacente des fibres semi-circu-
laires externes correspondant à la région de transition qui, de chaque côté, osl
refoulée en arrière par l'extrémité postérieure de V olive cérébelleuse (Oc). Le
groupe externe des fibres semi-circulaires externes (fsme) se continue comme
précédemment avec le pédoncule cérébelleux moyen (Pcm). Le groupe interne
(fsme'j passe entre V olive (Oc) et le bouchon (Nem) ou en dehors du pédoncule
cérébelleux supérieur (Pcs), puis entre dans la constitution du pédoncule céré-
belleux inférieur (Pci).
Les fibres semi-circulaires internes (fsmi) procèdent de Ventre-croisement des
noyaux du toit (xNt), traversent eu fascicules onduleux le pédoncule cérébelleux
supérieur (Pcs) et concourent à lormer le corps juxta-restiforme (Cj).
L'olive cérébelleuse (Oc) forme sur cette coupe une lame festonnée un peu plus
étendue que sur la coupe précédente. A droite, le bouchon (Nem) présente sa
forme pyramidale caract(''ristiqne ; à gauche, il est sectionné à sa partie inférieure,
il son point de fusion aVec le globale, et représente une mass(» informe et irré-
gulière.
Sur ces trois coupes C 1, C2, C3, le 4'" ventricule [\ .) rcprésoule une cavité
irrègulière, plus large dans le sens transversal que dans le sens anlêro-pos-
l(''rieur, cavité ([\û s'élargit graduellement à mesure que l'on approche^ de la base
de la lingula et des noyaux du toit. La paroi antérieure ou [)lauchcr est con-
stituée par la calotte protubérantielle et présente le sillon longitudinal médian, el
de clia(|ne côté deux éminences répondant aux faisceaux ronds, fisriculi tereles,
KTI l)K Tn|'(i(iH M'illnl !•; \)\ U II i » M I! i; \ ( , I l' Il \ I,
r. *'>
:3^.; -
^-::^l3:ir-^
Fir.. 43:i. — Le cervolpt;sa substance blanche, ses noyaux gris ceiidaux, ses connexions
avec l'étage antérieur de la protubérance et avec la calotte, — Coupe horizontale C 4
■630
ANATO.MIE DES CENTRES NERVEUX.
du rhonihoncéplialo sectionnant le tiers inférieur de la protubérance et passant par
la ligne C4 de la Fig. i31. La cavité du (juatrième ventricule est colorée en rouge.
Méthode île NVeigert-Pal. 2 1 grandeur nature.
Cj, corps juxla-restifornie. — Eca, grand cntre-oroisement commissural du vermis. —
fec, feutrage extra-ciliaire. — fie, feutrage intra-ciliaire. — fsme, f'sme', fibres semi-circu-
laires externes du cervelet. — fsmi, fibres semi-circulaires internes du cervelet. — Lqp, lobe
(luadrilatère postérieur. — Xem, embole. — .V/. noyau du toit. — .r\l. entre-croisement
des noyaux du toit. — Oc, olive cérébelleuse. — Pci, l'on, Pcs, les trois pédoncules céré-
belleux inférieur, moyen et supérieur. — ss\\ sillon supérieur de Vicq d'Azyr. — Vsd, grosse
racine sensitivc descendante du trijumeau. — l'i, quatrième ventricule.
l)roduits dans cette région en grande partie par le segment vertical ou genou du
facial. La paroi postérieure, beaucoup plus réduite, est convexe et correspond à
la substance blanche de la lingula. Les faces latérales sont convexes et font
saillie dans la cavité ventriculaire; un sillon longitudinal, le sillon latéral du
quatrième ventricule, les subdivise en deux parties, dont la postérieure appar-
tient à la face ventriculaire du pédoncule cérébelleux supérieur (Pcs), et l'anté-
rieure, plus réduite, au corps juxta-restiformc, en particulier au noyau de Deiters.
La disposition de la cavité du i*^ ventricule change très rapidement dès que
les coupes intéressent le diverticnle angulaire du toit du quatrième vent7'icule, les
valvules de Tarin et Vextrémité antérieure du vermis inférieur, en particulier le
nodule (Voy. coupe G 4, Fig. 435).
Coupe G4 (Fig-. 433). — Très voisine de la précédente, cette coupe
passe par les noyaux du toit.
On retrouve sur cette coupe les particularités importantes de la coupe pré-
cédente; elle n'en diffère que parla disposition de la substance blanche centrale
du vermis, dont les dimensions antéro-postérieures ont encore diminué, et qui
présente de chaque cùté de la ligne médiane les noi/aux du toit (SI). De ces
noyaux arrondis se détachent un grand nombre de fibres fortement colorées par
l'hématoxyline, qui s'entre-croisent en arrière de ces noyaux, forment Vent7'e-
croisement des noijaux du toit (xNt), puis se continuent avec les fibres semi-cir'
salaires internes (fsmi) et traversent en fascicules onduleux le pédoncule cérébel-
leux supérieur (Pcs).
h' entre-croisement des noyaux du toit (xNt) entoure donc la face supérieure
et la face postérieure des noyaux du toit, les fibres de la coupe G 4 se continuent
en elï'et avec celles de la coupe G 3 (Fig. 131). Cet entre-croisement occupe avec
les noyaux du toit la presque-totalité de la substance blanche centrale du vermis.
Toutefois il existe, en avant des lamelles qui doujjlcnt le fond du profond sillon
transverse a»/''r2e}</',quel(iues fascicules de fibres parallèles forlementcoloréespar
l'hématoxyline; ils se continuent en dehors n\cc\cs fibres semi-circulaires externes
(^fsme) du cervelet et appartiennent encore à Ventre-croisement commissural (Eca.).
Coupe C5(Fig. 436). — Cette coupe passe par la parlic inférieure
<ii' la protubérance, au voisinage du sillon bulbo-protuhrranticl; elle sec-
tionne l'extrémité antérieure du vermis inférieur, qui fait saillie dans la
cavité du quatrième vcntiicule et correspond à peu jjiès, dans la région
prolubéranlielle, à la coupe H 7 (Fig. 430).
La coui»(j inlé'ress(.', dans la région des hémisphères, le lobe (/uadrilatère
'■•'■'"'■ l"i'"'.iiAi'in...i i: iiM,iiii.N,:i cini.i
(i:, I
h'u
430. —
nleinet;,
éyioii pi
^M t^ r-H o "^
Le ce.velet; sa sul.stance Manche, ses fibres semi-circulaires externes et
le noyau .sphénque, lolive ccr.'.lu.llcuse, les connexions du cervelet avec la
otuberant.file inférieure. Coupe horizontale C 5 du rhombencéphalepas-
652
ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
saut par l'extrémitt' antéiieure du vermis inférieur; elle sectionne la protubérance
au voisinage du sillon bulbo-prolubérantiel, intéresse le noyau d'origine du facial et
passe par la ligne C 5 de la Fig. 431. La cavité du quatrième ventricule est colorée |
en rouge. Méthode de Weigert-Pal. 2/1 grandeur nature.
Cj, corps juxta-restiforme. — fec, feutrage extra-ciliaire. — fie, feutrage intra-ciliaire.
— Floc, flocculus. — fsl, feutrage sous-lobaire. — fsme, fibres semi-circulaires externes
du cervelet. — fsmi. fibres semi-circulaires internes. — fPy, fibres de la pyramide du
vermis. — Sgl, globule ou noj'au sphérique. — xAV, entre-croisement des noyaux du toit. — |
— Oc, olive cérébelleuse. — Pci. Pcm, Pcs, les trois pédoncules cérébelleux inférieur,
moyen et supérieur. — ssV, sillon supérieur de Vicq d'Azj-r. — sla, sillon transverse anté- il
rieur. — IT, valvule de Tarin. — VIII v, branche vestibulaire du nerf auditif.
poslénein' et le lobe semi-lunaire supérieur; à droite ce dernier s'insère par un de
ses axos sur la subslcmce blanche centrale. Les lamelles cérébelleuses situées au il
voisinage de la protubérance appartiennent au flocculus (Floc'l.
Dans la région du vermis, la coupe sectionne : l°les lamelles de la luette
(Uv) et du nodule No) qui font saillie dans la cavité du quatrième ventricule (V^),
en refoulant en avant la toile choroidienne et les plexus transversaux du quatrième
ventricule; 2° les lamelles du culmen qui tapissent la profondeur du sillon trans-
verse antérieur (sta) et les lamelles du déclive qui relient les deux lobes quadrilatères
postérieurs droit et gauche. La sMès^a»ce blanche centrale rf?/ yer??i?>, intéressée à sa
partie postérieure, au voisinage de l'extrémité antérieure de la branche hori-
zontale de l'arbre de vie, n'est représentée que par une bande étroite, située en
arrière de la luette. Dans cette bande on trouve les derniers vestiges de Ventre-
croisnnent des noijaux du toit (xNt) sous forme de fascicules colorés, entre-croisés
à angle droit qui, en dehors, traversent le globule (Ngl) et se continuent avec les
fibres semi-circulaires internes (fsmi) du cervelet et le corps juxta-rcsti forme (Cj).
Volive cérébelleuse [Oc] a considérablement augmenté de volume; elle repré-
sente une lame festonnée et dentelée, repliée sur elle-même à ses extrémités,
formant ainsi une sorte de bourse largement ouverte en dedans, et qui loge dans
sa concavité \e pédoncule cérébelleux supérieur (Pcs). L'extrémité postérieure de
Volive est volumineuse, épaisse, la coupe intéresse ici le point de jonction de
Volive cérébelleuse et du bouchon. En dedans de Volive cérébelleuse, dans la région
de transition, on trouve, entre l'olive et \'éco7xe de la /«e//e, quelques amas irré-
guliers de substance grise arrondis ou oblongs, très mal délimités, et qui appar-
tiennent au noijau sphérique ou globule (Ngl).
Dans la substance blanche centrale, les fibres semi-circulaires externes (fsme)
se présentent avec les mêmes caractères que sur la coupe précédente : elles se
continuent en avant avec les fibres transversales du pont, et se réduisent en arrière
à un mince fascicule qui décrit un courbe très prononcée autour de l'extrémité
postérieure de l'olive; ou ne peut le suivre sur cette coupe jusqu'à la ligne
médiane du vermis.
A droite, \e pédoncule cérébelleux inférieur forme un faisceau piriforme volu-
mineux, sans connexion manifeste avec les fibres semi-circulaires externes; à
g.'mche, par contre, ces connexions sont encore très évidentes.
Iaï cavité du quatrième re/fi/vV;///? (V,) présente une surface de soclion semi-
lunaire sp(''(;ialc ((ui tient à la saillie du nodule (No). Elle est limitée en dedans de
cha(|ue côté par deux minces languettes de substance grise, les valvules de Tarin
(VT), reliées entre elles par la toile choroidienne et les plexus choroïdes transversaux
du quatrième ventricule. •
Coupe C 6 (Fig. VM). — Colto coupe passe au-dessous du sillon mar-
,;..,, ,,i: T(.l'(H.U\l'llln
,, ,,; „, lUlnMl.KNCKl'llM.»-
f.r.:»
' • f-ri.Mir du nul dhirondelle et de la
F.C. 437.- Le cervelet dans la région du ^^^^^^^^èwen.., la substance blanche
branche horizunlale de 1'^;^^";;^^^;; " ,^ n.eculus. Le quatrième ventricule, ses
centrale des hémisphères, les lu aontui
654
ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
(liverticules angulaire et latéraux. Coupe horizontale C 6 du rhombencéphale sec-
tionnant le bourgeon terminal, la partie supérieure de la pyramide du vermis, les
amygdales, le ilocculus et la partie supérieure du bulbe rachidien — et passant
par la ligne C6 de la Fig. 431. (La cavité du quatrième ventricule est colorée en
rouge.) Méthode de Weigert-Pal. 2/1 grandeur nature.
f)h, la branche horizontale de l'arbre de vie du vermis. — Bf, bourgeon terminal. — Crst,
corps resliforme. — Era, grand entre-croisement commissural du vermis. — fec, feutrage
cxtra-ciUaire. — fie, feutrage intra-ciliaire. — Floc.ac, Ilocculus accessoire. — fsl. feutrage
sous-lob,iire. — fsnie, libres semi-circulaires e.xternes. — Lsli, Lsls, les lobes semi-lunaires
inférieur et supérieur du cervelet. — /)/(, nid d'hirondelle. — Oc, olive cérébelleuse. —
Plc/i. plexus choroïde du diverticule latéral du quatrième ventricule. — PFloc, pédoncule du
Ilocculus. — l'IVi, diverticule latéral du quatrième ventricule. — scf, grand sillon circonfé-
rentiel de Vicq d'Azyr. — siV. sillon inférieur de Vicq d'Azyr. — spon, sillon post-nodu-
laire. — sppy, sillon post-pyramidal. — sprp, sillon pré-pyramidal. — st.ac, stries acous-
tiques.— Tub.ac, tubercule acoustique. — IT, valvule de Tarin. — T77/c. branche cochléaire
du nerf auditif. — VIlIv, branche vestibulaire du nerf auditif.
giiial antérieur du cervelet, du pédoncule cérébelleux moyen et de la
substance blanche centrale du vermis. Elle intéresse la partie supérieure
du bulbe rachidien, le diverticule latéral du quatrième ventricule (rlV;), le
nid d'hirondelle (nh) les lobes de la face inférieure des hémisphères, les
amygdales (Amy), les lobes du vermis inférieur, le bourgeon terminal [hi),
l'extrémité postérieure de la branche horizontale de r arbre de vie (bh) et
Xa pédoncule du flocculus (PFloc).
La substance blanche centrale des hémisphères se présente sur cette coupe sous
un aspect autre que sur les coupes précédentes. Elle est entourée de toute
part par l'écorce cérébelleuse, ne limite plus le cervelet en avant, et s'est
étendue dans le sens transversal. Autour d'elle, s'implantent les nombreux axes,
d'inégale longueur, des différents lobes des faces inférieure et postérieure du
cervelet. Ce sont en avant, et de dedans en dehors, le pédoncule du flocculus
(PFloc); puis les nombreux et courts axes du lobe grêle, l'axe court et grêle de
l'extrémité antérieure du lobe semi-lunaire inférieur (Lsli), compris entre le sillon
inférieur de Vicq d'Azi/r (siV) et le grand sillon circonféreniiel (scf). Autour de
Textrémité externe de la substance blanche centrale, s'implantent les nombreux
et importants axes du lobe semi-lunaire suj)érieur (Lsls). Au voisinage du vermis^
en arrière de Volive cérébelleuse (Oc), s'implantent les axes de la partie posté-
rieure, volumineuse, du lobe, semi-lunaire inférieur ; quant à la partie moyenne
(le la face postérieure de la substance blanche centrale des hémisphères, elle est
tapissée par l'écorce qui recouvre le fond du grand sillon circonfercntiel de ]'icq
d'Azyr (scf).
Dans la région du vermis, on trouve, entre les deux lobes semi-lunair(>s infé-
rieurs, l'axe inliniment réduit du bour(jcim terminal (Bt) limité en avanl par un
pont de substance blanche correspondant à la section de la branche horizon-
talf de Varbre de vie (bh) — pont qui relie, en arrière des olives, la substance
blancbe centrale des deux hémisphères cérébelleux ; — la branche horizontale
de l'arbre de vie est limitée en avant par l'écorce du profond sillon post-pyra-
//i/'rfa/ (sppy); puis on trouve, d'arrière en avant, la section de la pyramide du
venais (Pyc) dont l'axe se fusionne de chaque côté avec la substance blanche
contrale, le sillon prépyromidal (sprp), la section de la luette (Uv), le sillon posl-
nodulaire (si)on), enlin les lamelles cérébelleuses de la face inférieure du nodule
KTi iti: iDi'iM.H A ni i(,ii i; ih itin»M im, ncii'ii a i.i:. 6sr»
No . (le (It'iiiiiT Idlnilc sriiloinc ;i la iii.niii'if il'uii coin ciilir les dnix ivnyfif-
idili's (Aiuy), rt'l"'"^''"''''"" !'•"' ''"'^ ■' <|ii.ilr<' iluls t;ris sans (((iiiii'xion .iiiciinc
;iv(M' le (MM'vt'li'l, ri (|iii loriiit'iil (laii> leur »'iis(Mnl)lc iiii lolmlc iiri';.'iiliri cinciil
iivalaii't'. sidii' (laii> \r un/ (/'/lirondt'I/r inh) et liiiiilé en avant par la /m/r rlm-
iindii'iiiie (lu iiuiitrii'iiif iwiitricii/r, |,(>s aiiniiiil'ilrs soiil donc rxli a \ ciili iciilaiic^.
OuanI au iii</ d' liinnulcUt', il csl conslilni' a dinilc par une njincc lariir; de
■«iibslaiicc ^risc qui tapisse le corps inlia-ciliaire, par une mince couche de suit
slance blanche (pii recouvre r(>\lréniile anléiienre de l'olive eért-helleuse, et rpii
se continue en avant avec la substance blanche centrale d(!S In-niisplieres céi é-
belli'ux. A liaiiche, la |>arlie poslùrieuit! du tiiil (l'hirniKlrlIi- est limiloe comme à
droite par uiu> niinee eouelie de substance f,'rise en connexion avec l'écorce de
la liuMte i>t (|ui tapisse lu partie interne du feulnnji' nifrn-ciliairr (fie); en
dehors, elle est limitée par la valvule dr ï'arin (Vï), séparée de Volivn cérébel-
h'usi' (Oc) et de sa toison (fec) par un étroit diverlicule du quatrième ventricule.
L'olivr crvéhi'lknsc (Oc) est formée sur cette coupe par une lame festonnée
recouverte de denticules et de dentelures, et repliée sur elle-môn»e en forme de
bourse, reproduisant par consé((uent l'aspect si caractéristique del'olive bulbaire
dont elle ne se distinirue que par son volume infiniment plus considérable.
Les dimensions récipro([uos des corps olivaires bulbaire et cérébelleux sont
du reste très manifestes sur cette coupe.
La cavité de V olive cérébelleuse (Oc) est comblée par le feutrage inira-ciliaire
{tic\ feutratre dense, très riche en vaisseaux et d'où procède, sur les coupes plus
élevées, le pédoncule cérébelleux supérieur (Pcs). L'olive est entourée en dehors-
par une mince couche de feutrage extra-ciliawe , la /ouon (fec), que ses fibres
fortement colorées par l'hématoxyline distinguent seules du reste de la sub-
stance blanche centrale. Cette dernière est presque exclusivement formée par
un dense feutrage de libres entre-croisées dans tous les sens, le feutrage sous-
lohaire (fsl). Ce n'est en cfi'et qu'en arrière de Volive cérébelleuse (Oc) et dans la.
branche horizontale de Varbre de vie (lih), que l'on rencontre les derniers ves-
tiges des fibri's semi-circulaires externes du cervelet (fsme). Dans cette région
elles ne contiennent presque que des fibres d'association, et décrivent dans leur
ensemble un arc à concavité antérieure.
Le quatricme ventricule prés(Mit(^ sur cette coupe une fente transversale
étroite, plus large sur la ligne médiane, limitée en avant par le bulbe, en arrière
par la toile choroïdienne et les plexus choroïdes; ceux-ci s'insèrent à gauche sur
l'extrémité antérieure de la valvule de Tarin (VT); à droite, sur un éperon épen-
dymaire situé à la base du pédoncule du jlocculus (PFloc). La cavité ventriculaire
présente sur celte coupe deux diverticules : l'un postérieur et gauche, l'autre
antérieur et droit; le diverlicule postérieur, long et étroit, s"insinue entre la val-
vule de Tarin (VT) et la substance blanche centrale et appartient au diverticule
angulaire du ■4'' ventricule; l'antérieur, situé entre le pédoncule du floccnlus
(PFloc) el le corps restiforme (Crst) est représenté par un canal étroit et mince
qui conduit en avant dans \e diverticule latéral du quatrième ventricule (rlY. .
Il résulte de cette disposition, que la moitié droite du bulbe est complète-
ment sc^parée sur cette coupe de la substance blanche centrale du cervelet. Il
nen est pas de même à gauche, où la coupe passe au-dessus du diverticule
latéral du quatrième ventricule, et où le corps restiforvw (Crst) est séparé de la
substance blanche centrale des hémisphères par les stries acoustiques (stac), le
tubercule acoustique (Tub.ac) et le pédoncule du flocculus (PFloc), petit faisceau.
6J>»)
ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
compact dont les fibres fortement colorées par la laque hématoxylinique |
peuvent être suivies jusqu'à l'angle externe du quatrième ventricule où elles
s'arrêtent brusquement. fPFIoc, Fig.438)(Voy. Pédoncule du llocculus, cbap.lV.)
Bulbe rachidien.
COUPES INTÉRESSANT LE BULBE RACHIDIEN
^Coupes H8 à H23, Fig. 438 à 4o3.)
Les sci/e coupes suivantes intéressent le bulbe rachidien : elles se dis- m
tinguentdes coupes de la protubérance, 1" par l'absence des fibres trans-
versales du pont et l'affleurement de la calotte sur les parties latérales du
bulbe; 2° par la fusion de la calotte, ou étage postérieur, avec l'étage anté-
rieur représenté par la voie pédonculaire réduite au faisceau pyramidal ;
3" par l'incorporation, dans la calotte, du pédoncule cérébelleux inférieur qui
occupe, sous le nom de corps resliforme, l'angle postéro-externe du bulbe.
Les coupes H 8 à H 13 (Fig. 438 à 443) sectionnent la partie supé-
rieure du bulbe, c'est-à-dire la partie qui concourt à former le plancher du
quatrième ventricule; elles présentent toutes une surface de section trian-
gulaire à base postérieure et d'autant plus accentuée que la coupe est
plus voisine du sillon bull»o-protubérantiel.
Les coupes H 14 à H 23 (Fig. 444 à 453) intéressent la partie infé- jj
ricure, fermée, du ])ulbe, alTectcnt une surface de section arrondie, d'au-
tant plus régulière que les coupes sont plus proches du collet du bulbe,
et partant, de la moelle cervicale.
Coupe H 8 (Fig. 438). — Cette coupe passe au-dessus des diverticules
latéraux du quatrième ventricule et de la partie supérieure des pyramides
antérieures du bulbe, et intéresse la région de transition entre la protu-
bérance ot le bulbe rachidien, c'ost-à-dirc la région du sillon hulbo-protu-
béraaliel. La coupe étant légèrement oblique en bas et à droite, ses deux
moitiés ne sont pas symétriques. A droite, elle intéresse le noyau de ter-
minaison du nerf cochléairc (Nviii,), le pédoncule du floccidus (PFloc), et
l'extrémité supérieure de \ olive bulbaire (Oi); à gauche, elle passe au-
dessus de l'olive bulbaire et sectionne les fibres transversales du pont
(FPoa) qui surplombent les pyramides antérieures (Py) et le sillon bulbo-
protubéranticl.
Les extrémités latérales du bulbe sont encore adhérentes à la suhslanco blanche
centrale du cervelet, la coupe passe en cllel au-dessus des diverticules latéraux
(lu (|uatrième ventricule. Toutefois, à droite, le pédoncule cérchelleux inférieur^
incorporé dans le tronc enc6|)lialif|ue et complètement séparé de la substance
hlunehe dit cercelel [Mir \e p(''d(nirule du flocrulus (PFloc), constitue déjà le corps
restiforme (Crst), tandis qu'à gauche, la fusion de ce même pédoncule avec le
cervelet existe encore; la coupe se rapproclie à cet égard do la coupe H 7
/Fig. 430, p. liiO).
i
KTIDi: T(t|M)(.ll \ l'Il KM !•: hl i; Il ( i M It l. N C i: i' Il \ I, i:
«B7
FiG.438. —Le tronc encéplialique clans la région biilbo-protubérantielle, immédiate-
ment au-dessus des diverticules latéraux du (juatrième ventricule. Le corps resti-
6:i8
ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
forme el les fibres arciformes cérébello-olivaires. — Les faisceaux compacts de la for-
mation lélicult-e, le noyau central inférieur, le noyau d'origine du facial. — Le corps
juxla-restiforme, la grosse racine sensilive descendante du trijumeau et le noyau
de la branche cochléaire du nerf auditif; les stries acoustiques et le pédoncule du
llocculus (La cavité du 4« ventricule est colorée en rouge). — Coupe horizontale H 8
du bulbe, aux confins de la protubérance, passant parla ligne H 8 de la Fig. 418,
p. Gio. Méthode de Weigert-Pal. 5/1 grandeur nature.
hp, sillon bulbo-protubérantiel. — Cj, corps juxta-restiforme. — Cvst. corps restiforme.
jail^ libres arciformes dorsales du bulbe. — fam, fibres arciformes moj'ennes du bulbe.
Fcc, faisceau central de la calotte. — Floc, flocculus. — PFloc, pédoncule du flocculus. —
Flp, faisceau lonjiitudinal postérieur. — Fit, faisceau latéral du bulbe. — FPoa, fibres trans-
versales antérieures de la protubérance. — fpt, fibres arciformes prétrigérainales. — ND,
noyau de Deiters. — A?', noyau du raphé. — Oc, olive cérébelleuse. — Oi, olive bulbaire
ou inférieure. — Pci, pédoncule cérébelleux inférieur. — rlV-,', embouchure du diverticule
latéral du c(uatriènie ventricule. — Rtn, ruban de Reil médian. — S;)R, substance gélati-
neuse de Rolando. — SgPo, substance grise antérieure de la protubérance. — stac, stries
acoustiques. — Sirs, stratum superficiale pontis. — Ib, trou borgne bulbo-protubérantiel.
Tr, corps trapézoïde. — TT, valvule de Tarin. — T'ayZ, grosse racine sensitive descendante
du trijumeau. — VI, nerf moteur oculaire externe. — T //. nerf facial. — XVH. noyau d'ori-
gine du facial. — l7//c, branche cochléaire du nerf auditif: NVIHc, son noyau de termi-
naison. — Vllli\ branche vestibulaire du nerf auditif: XVIIlv, son noyau de terminaison.
— \\. quatrième ventricule.
Les pyramides antérieures et toute la moitié' gauche du bulbe sont encore
recouvertes par de nombreuses fibres transversales, séparées par des traînées |]
de substance grise et qui appartiennent au sb'atum superficialo. du pont. L'union
des fibres protubérantielles antérieures (FPoa), soit avec les pyramides, soit
avec la calotte, n'est toutefois pas très intime. La coupe intéresse, en effet, sur
la ligne médiane entre les deux pyramides, le trou borgne inférieur ou bulbo-
jtrotiibérantiel {ih), et sur les parties latérales le sillon bulbo-protubérantiel (bp),.
dans l'espace compris entre la pyramide et le tronc du nerf facial (VIII); il en
résulte qu'à ce niveau le corps trapézoïde (Tr) apparaît librement à l'extérieur.
Le stratum superficiale du ponl (FPoa) est traversé par les troncs des nerfs
moteur oculaire externe (VI), et facial (VII j à leur émergence dans le sillon bulbo-
protubérantiel, et par le nerf vestibulaire (VIIIv) dont les fibres pénètrent dans
les parties latérales du bulbe, passent entre le pédoncule cérébelleux inférieur
(Pci) et la grosse racine sensitive descendante du trijumeau (Vsd), pour se rendre,
en partie dans le cor])s juxta-restiforme (Cj) et le noyau de Deiters, en partie dans
un noyau triangulaire, le noyau triangulaire ou nogau du nerf vestibulaire,
n(n/(ui postérieur de lacousticiue, (Nvniv) situé sur les parties latérales du plancher
,1.11 t/uiilrième ventricule, en arrière et en dedans du corps juxta-restiforme (Cj).
La substance grise de Vétage antérieur du ponl (SgPo), assez abondante sur
cette coupe, se prolonge sur la face interne de chacune des pyramides, y forme
W iiiii/ttii (ir(/ué ou arci forme (Narc) et peut être suivie en particulier, à droite, le
long du raj)hé jusqu'au voisinage du faisceau longitudinal postérieur (Flp). Les
noyaux arqués des pyramides (Narc) et les noyaux dits du raphé (Nr) ne sont donc
que (les dépendances des noyaux pontiques (SgPo) dont ils présentent du reste
la structure.
Les pyramides antérieures du bulbe, incomplètement séparées des fibres trans-
versales de la protubérance, contiennent, outre les noyaux nn/ués, le faisceau
pyramidal (Py), c'est-à-dire le segment inlt-ricur ou bulbaire de la voie ])édoncu-
laire. Ce faisceau n'est plus arrondi comme sur les coupes de la région protubé-
ranlielle inférieure, mais a une forme plan-fonvexe, sa face postérieure piano
KTIKi: lOI'.x. HAl'Il loi i: IH li Ih'.M llli.NCI.I'IIAI.K. fiS'j
OU li'iJi'nMncnl CDiicavc, s';til')v;s,iiil dii riliMunil ;i la h'v^ïdw dr i:i calKll»; oA
n'eu ('laiil plus si-parcc cdiiiimi' ilaii^ la nvi^inii pioliilxM'anticîlhi par l<;s libres du
strnluiii j)n>/nii(hiiii.
A {^auclie, le /'(tisiium iii/rniiiiihi/ l'y est en coulacl avec le mlutn i/<: Jli'.il
tni'di'in (lin»'* cl \o fnixrrnK milrtll flrln niludr (Fcc). A dioili', Vuliri' hnllKiiva (Oi)
s'insiuuc (Midc ces deux faisceaux sous liirinc d'une lauic circulairi' l'cstonru'e et
denlelce, eulouraul une cavid' close de loules paris. Elle refouli- h; nihun île /d'il
Itui en dedaii'- el laplalil coiilir le raplié, de telle soile que, de piiilorine (pi'il
t-^l >m la inoilii' i^auelie d(>. la coupe, il (lexient rt!elan,L;iilaiie, t,M;.Miaiil en Ion
cnenrci' ipiil perd ou larticur.
Le faisrraii crnlvnl de In rnlotle (Fcc) occupe la partie externe de Voitnc. infé-
rieiirr ou hiilfnilir {i)i\,o\ s(^ continue sans déliuiitation nette avec une couche de
libres seeli(Muu'es plus ou moins obliquement ((ui entoure l'olive bulbaire el
lui tousiiliH' une véritable capsule. Si ces dernières fibres paraissent ôtre si
nombreuses dans celle n''^iou, cela tient à ce que cette coupe intéresse l'exlré-
uiile supérieure (1(> l'olive et que la r/ij)sii/i- de fibres est particulièrement
l'paisse aux deux exirémités de ce corps. En arrière, le faisceau central ci; la
ralollc i^Fcc) se confond sans délimitation nette avec les fascicules de la forma-
tion riHicul'e (SR) qui circonscrivent en dehors le noi/au central inférieur (Nci).
Moins étendu dans le sens sagillal ((ue sur la coupe H 7 (Fi,y'. 430, p. tilO), ce
noyau esl limite'' en avant par le ruban d'' /{fil uf'dian (Km , Vo/ivc bulhaire (Oi)
et \efaisci'aii central de lu calotte (Fccj. Kn arriére, il est séparé du faiaceau lon-
gitudinal posti'ricur \V\\)) ]tar une couche de libres beaucoup plus épaisse et
dense (pie sur la coupe H 7 (Fig. i3();.
La partie externe de la formation réticulée (SR) contient de nombreux fasci-
cules clairsemés; on y rencontre, en dedans de la grosse racine descendante sen-
silire du trijumeau (Vsd), le noyau du facial (Nvii) intéressé à sa partie infé-
rieure; les fibres radiculaires (VII), qui en partent se portent en arrière et en
dedans et peuvent être suivies jusqu'au plancher du quatrième ventricule. Cette
partie du trajet du facial esl nettement visible sur la moitié gauche de la coupe
où les fibres radiées et arciformes de la formation réticulée sont seules dessinées.
En avant du noyau du facial (Nvii), la formation réticulée (SRj atteint la péri-
phérie du bulbe; les fibres longitudinales y sont particulièrement denses et nom-
breuses, et constituent dans leur ensemble le faisceau latéral du bulbe iVli), fais-
ceau complexe et mal délimité qui fait suite à ce groupe de fibres situé dans la
région protubérantielle, en avant de Yolive protubérantielle, en dehors du ruban
(le lîeil médian i Voy. coupe H7, Fig. i30, p. (iiOi. Le faisceau latéral du bulbe {F\l)
est formé en grande partie par un faisceau médullaire, le faisceau de Gowers;
dans la région protubérantielle, il est renforcé par des fibres du ruban de Red
latéral et par quelques fibres du ruban de Ri-il médian. Dans la partie fermée du
bulbe, il reçoit le faisceau cérébelleux direct, faisceau d'origine médullaire, con-
-litué par les cylindres-axes des cellules de la colonne de Clarke.
La grosse racine sensitive descendante du trijumeau (Vsd) occupe la partie
externe de la calotte, et conserve dans le bulbe sa surface de section semi-
lunaire et ses connexions avec la substance gélatineuse de Rolando (SgR). En
arrière d'elle, au voisinage de la substance grise centrale qui tapisse le plancher
du (|uatrième ventricule, on trouve le corps juxta-resti forme (Cj); sa partie
interne est riche en fibres longitudinales denses et serrées, qui forment dans
leur ensemble une surface de section rectangulaire et sont plus nombreuses
600 ANATOMIE DES CENTRES NEllVEUX.
sur celte coupe (iiic sur celles de la région protubérantielle; elles sont ren-
forcées en effet à ce niveau par la racine descendante du nerf vestihuhnre ou
racine de lioller.La. gangue de substance grise qui entoure les fascicules du corps
juxta-restiforme et constitue le noj/au de Dc'iters (ND) est refoulée à la partie
externe de ce corps et s'adosse au corps resli forme (Grst).
Le corps resliforme (Grst), c'est-à-dire le pédoncule cérébelleux inférieur,
après son émergence du hile du cervelet, occupe l'angle postero-externe de la
calotte. Il est complètement séparé du reste du cervelet par les fibres horizon-
tales du pédoncule du flocculus (PFloc) qui le recouvrent en arrière jusqu'à
Vanrjle latéral du quatrième ventricule. Le corps resliforme présente une surface
de section irrégulièrement ovalaire; c'est un faisceau volumineux, essentielle-
ment constitué par des fibres longitudinales, mais qui contient déjà à ce niveau
des fibres horizontales. Ces derniers s'infléchissent en dedans, se détachent en
grand nombre de sa partie antérieure et concourent à former les fibres arciforincs
du bulbe. Dans toute la hauteur de son trajet bulbaire, le corps restiforme
abandonne ainsi à la calotte de nombreuses fibres arciformes qui décrivent des
courbes à concavité interne, postérieure et supérieure, puis s'entre-croisent au
niveau du raphé avec celles du côlé opposé. Elles sont destinées aux noyaux
arqués des pip-auiides et aux olives bulbaires, et constituent le si/stème des fibres
arciformes superficielles du bulbe et le système des fibres cérébello-olivaires. Les
premières fibres arciformes (fpt) qui se détachent du corps restiforme partent,
comme le montre cette coupe, de la partie antérieure de ce volumineux faisceau.
Elles passent en avant de la grosse racine sensitive descendante du trijumeau ^Vsd\
traversent le faisceau latéral du bulbe (^Flt) et le faisceau central de la calotte {Fcc),
passent entre Volive bulbaire (Oi) et le faisceau pijramidal, mais sur celte coupe
n'atteignent pas encore le raphé. Leurs rapports avec la grosse racine sensitive
descendante du trijumeau (Vsd) leur a valu le nom de fibres arciformes prélrigé-
minales (fpt).
Les parties moyenne et dorsale de la calotte sont traversées par un autre
système de libres arciformes, le système des fibres arciformes mogennes (fam) et
dorsales (fad). Elles se détachent pourlaplupartdu j-opAt', lequel contient de nom-
breuses fibres sagittales, dont les connexions avec le noyau arqué des pyramides
sont très manifestes sur cette coupe. Les moyennes (fam) traversent le nogau central
inférieur (Nci) et ne peuvent sur cette coupe être suivies au delà du faisceau
central de la calotte (Fcc) ; elles se perdent dans les trabécules gris de la formation
réticulée (SR). Les dorsales (fad) occupent la partie postérieure de la calotte, tra-
versent le faisceau longitudinal postérieur (Flp) et les fibres de la formation
réticulée situées en avant et en dehors de ce faisceau, et les séparent de la sub-
stance grise centrale du plancher du quatrième ventricule; elles peuvent être
suivies pour la plupart jusqu'au corps juxta-restiforme (Cj) dont elles procèdent.
Un petit nombre provient du noyau de terminaison du nerf vcsiibulaire (NVlIlv .
Dans la calotte du côté gauche, le corps trapézoïde (Tr) constitue un autre
système de fibres arciformes; on voit ses fibres traverser le ruban de Reil médian
(Umj et le fiisreau central de la. calotte (Fcc), longer le sillon bnlbo-protnbérantiel
(bp), passer en avant du noyau du facial (NVII) et do la grosse racine sensitive
desrendante du trijumeau (V sdj et croiser lo tronc du nerf vestibulaire (VlIIv). Elles
j»rovi{'nnent du nogau antérieur du nerf acoustique ou noyau du nerf cochléaire
(NVIIIc) situé en avant du pédoncule cérébelleux inférieur, en dehors du nerf
vestibulaire et au-dessus du diverticule latéral du quatrième rentricule. La moitié
r:iri)i': toimm.m m'Iikh i: in luiitMiui.Nci.i'ii \ i.i;. iwu
^'.•niclii' (If la coiiitc n'itiir-rcssi' ([iii' la parlicî sii|)(''iioiirtt de ci' noyau .\\ lllc (|Mi
sert (le noi/mi dr fi'niiinni'inii un ni'rf nir/ilrnirr cl de iini/mi i/'i>ii</iiir un iiniis
tiiijivzititir : 1,1 iiioilic droite de la l'oiipc le s.Tlioime ■>iii\,iiil son ^laml a\c. Il
s'y [ircsciilc sous l'aspect d'un noyau voliunineiix silue en avant du cDrjjs n-sli-
fnnitr idi'sli, (Ml d(>dans du pi-dniirnli' iln /Incculits 'IM'lo(;) cl (|ui païaîl snl)divis(';
en d(Mi\ parties |i;if le lione du wr/' rm/ilrairr N'illc . I!n ii'aliti'', ces denx
parties iii' roiinenl ([u'um' masse uni(iU(! (|ui entoure d'um; soiie de 1er a cheval
ou d'un ceicle l'oniplet , 1(! nrrf corlilrnin' h sa pi' U(''l ration dans le liulbc. I.es
coupes vertifo iransversahis sont 1res di''nionstrati\cs à cet (''gard, et montrent
mieux (juc les coupes horizontales les connexions de ce noyau avec io rar/is
trnpi^zoii/r. (Voy. l'iij:. 't'i(\ p. tilJO).
S(Uis l'ependynie vt'ntriculaire,dans la siihshinn'. ijrisc daplnnclinr du rpialr'K'nne
l'i'itlrinilf. il existe dans la nioiti(3 droite de celte coupe un faisceau volumineux
(l(» libres seelioniu'es parallèlement à leur axe et fortement colorées par la laque
luMuatoxylinique. Va^ faisceau ([ui. à |)remiere vue, semble n'ôlre que la prolon-
gation du /irdoiicnle du florciiliis VFloc en(>st,en r(''alili'', distinct; il constitue les
strii's urousliiiut's (staci parliculiéreinenl developpû'es sur ce bulbe et dont le
trajet ull(Jrieur peut facilement (}tre suivi sur les coupes suivantes. Sur cette
strie s'inst^'re la mcmhntue rpinidi/muire obluratrice du quatri(''me ventricule qui
constitue dans cette région les bandelettes, taenia et lingula du quatrième ven-
tricule. iVoy. p. i!)l et Oiititrièmo ventricule, p. 501, Fig. 353 et 351, p. 49-2.)
Cette insertion épendymairc divis(> la cavité du quatriC'me ventricule iV.) en deux
parties : Tune interne, fermée par \cs plexus choroïdes transversaux du quatrième
ventricule et qui se continue à gauche avec le diverticule angulaire compris
entre la valvule de Tarin (Vï) et Vollve cérébelleuse (Oc) (Voy. Coupe C 6. Fig. 437,
p. 653); l'autre externe, inliniment plus petite, qui correspond à l'embouchure
du diverticule latéral du quatriêim' ventricule (rlV.). Ces deux parties paraissent
distinctes sur cette coupe; elles communiquent en réalité l'une avec l'autre au-
dessus de la strie acousti(iue.
Coupe H 9 (Fig. 439). — Celte coupe intéresse la partie supérieure du
bulheaii niveau des diverliculcs latérau.r du quatrième ventricule [vW .y, oWe
sectionne les tubercules acoustiques i^ïub.ac) et le tiers supérieur de Votive
bulbaire (01).
Le bulbe, sur cette coupe, est libre de toute connexion avec le cervelet et
présente la forme triangulaire propre au segment supérieur ou ouvert du bulbe,
c'est-à-dire au segment qui concourt à former le plancher du quatrième ventri-
cule; la base est plane et appartient au quatrième ventricule (V,), le sommet
antérieur est tronqué et présente les saillies des pyramides antérieures (Py) du
bulbe; les angles postéro-externes sont occupés par les corps resti formes (Crst).
A cette hauteur, la surface de section du bulbe est surtout remarquable : par
le dévelopi)ement de Volive bulbaire (Oi) qui occupe la partie antérieure de la
calotte; le nombre et le volume des fibres arci formes émises par le corps 7-esti-
forme (Crst) ; la disparition du noyau central inférieur et son remplacement par
de nombreuses fibres longitudinales, particulièrement denses et serrées, le long
du raplié. On peut de ce fait consid(''rer ù Va formation réticulée deux régions ou
zones : la région inti-mcAongiie et étroite, située le long du raphé, s'étend de la
substance grise centrale du plancher du (piatrième ventricule à la face postérieure
662
ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
de la pijramidr, elle est essentiellement constituée par des fibres nerveuses et
connue sous le nom de formation réticulée blanche (formatio reticularis alba, SRa).
La région exli-rnr. large et irrégulièrement quadrilatère, est riche en trabécules
gris et en amas gris plus ou moins mal délimités; elle porte le nom de formation
réticulée grise (SRg'i ; elle s'étend dans le sens transversal de la formation réti-
culée blanche (SRa) au corps juxta-rcsti forme (Cj) et à la grosse racine sensitive
descendante du tjnjumeau (Vsd) et atteint la périphérie du bulbe entre le triju-
meau (Vsd) et Volive bulbaire (Oi). Dans le sens antéro-postérieur, elle s'étend de
la face postérieure de l'olive {Oi)k la. substance grise centrale du quatrième ventricule.
La formation réticulée grise (SRg) ne contient à cette hauteur qu'un petit
noyau différencié, qui appartient au noyau antérieur du vague, ou noyau ambigu
(Nab). Les fascicules longitudinaux sont assez régulièrement di sséminés, ils ne se
concentrent qu'au voisinage de la périphérie du bulbe, où ils forment le faisceau
latéral du bulbe (Fit). La formation réticulée blanche (SRa) n'atteint pas sur cette
coupe les fibres sagittales du raphé particulièrement nombreuses à ce niveau;
elle en est séparée par le noyau du raphé (Nr), mince et étroite lame grise qui
atteint en arriére le faisceau longitudinal postérieur (Flp) et qui se fusionne en
avant avec le noyau arqué des pyramides (Narc).
Les rapports que la fojnnation réticulée blanche (SRa)] affecte avec Y olive bul-
baire (Oi) permettent de la diviser en deux parties : lune antérieure ou interoli-
vaire, la couche inte7-olivaire de Flechsig; l'autre postérieure, la couche interréti-
culée. Les deux couches, interolivaire et interréticulce, [ovmeniMïi tout compact à
l'état normal et rien, si ce n'est leuis rapports avec l'olive, n'autorise à les déli-
miter nettement l'une de l'autre, et encore moins à circonscrire dans leur épais-
seur des faisceaux déterminés. La myélogénèse et surtout l'étude des dégénéres-
cences secondaires, permettent par contre d'y reconnaître un certain nombre ^
de systèmes de fibres. Cette étude montre; que la couche interolivaire comprend
surtout les fibres du ruban de Reil médian, de là le nom de couche Icmniscale qui
lui est quelquefois donné, et qu'elle contient en outre des fibres en connexion
avec les cordons antéi'o-latéraux de la moelle; que la couche interréticulée con-
tient, à sa partie postérieure, les fibres descendantes et ascendantes dn faisceau
longitudinal postérieur (Flp) qui se prolongent dans le coj'don antérieur de la
moelle ou qui en dérivent; la partie antérieure de \^ couche interréticulée con-
tient surtout des fibres en connexion avec le cordon latéral de la moelle, fibres
qui se terminent dans le noyau central inférieur on qui en proviennent.
La formation réticulée présente sur cette coupe peu de fibres radiées, mais elle
est traversée par un grand nombre de fibres arquées ou arciformes de volume
variable. Celles qui parcourent la formation réticulée grise i^SRg) et la couche inter-
réticulée de tu formation réticulée blanche (SRa) sont en général fines et minces,
s'entre-croisent à angle aigu au niveau du raphé et proviennent du corps juxta-
rcsti forme (Cj), de la partie adjacente du corps resti forme (Crst) et du noyau
triangulaire du nerf vestibulairc (NVlIlv). Ce sont les fibres arciformes profondes
ou dorsales (fad) et \es fibres arciformes moyennes.
Les fibres arciformes qui, sur cette coupe, traversent la partie postérieure
de la couche interolivaire (SRa,cio), sont beaucoup plus épaisses et plus inten-
sivement colorées par la laque hématoxylinique et appartiennent au système
des fibres arciformes cérébello-olivaircs. Elles se portent en dehors et un peu en
arrière, passent en arrière de Volive bulbaire (Oi) ou à travers ce corps, par-
courent en fascicules onduleux et enchevêtrés la partie périphérique de la for-
I II im: ïiM'iKiii \ i'II khi; m h iKniitiiNCKi'ii \ i.k.
M,:\
Vu,. 439. — I.a rt'gion bulbaire supérieure au niveau des diveiiicules latéraux du qua-
trième ventricule. — Le corps restiforme et les fibres arciformes cérébello-olivaires.
— Les stries acoustiques et le tubercule acoustique. — La formation réticulée blanche
et la formation réticulée iirise, le corps juxta-restiforme (noyau de Deiters et fais-
ceaux cérébello-veslibulairesl. L'olive bulbaire et la pyramide antérieure tlu bulbe.
664 ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
— Coupe transversale H9 passant par la ligne H9 de la Fig. 418, p. 61;;. Mé-
thode de NVeigert-Pal. 5 1 grandeur nature.
Cj, corps juxta-restiforme. — Crst, corps restiforme. — fad, fibres arciformes dorsales.
— fas. fibres arciformes superficielles antérieures du ])ulbe. — Fcc, faisceau central de la
calotte. — fcv, fibres cérébello-vestibulaires. — feo. feutrage extra-olivaire. — fio, feutrage
intra-olivaire. — fil. fibres arciformes intcrtrigéminales. — fpt, fibres arciformes prétri-
géminales. — frt. fibres arciformes rétrotrigéminales. — Floc, flocculus. — Flp, faisceau
longitudinal postérieur. — Fit. faisceau latéral du bulbe. — Fs. faisceau solitaire. — Mo,
membrane obturatrice rétrobuibaire. — .Vfl6, noyau ambigu ou noyau d'origine des nerfs
mixtes. — Narc, noyau arqué. — A'D, noyau de Deiters. — .V/"/, noyau du funiculus teres. .
— iVr. noyau du raphé. — Nrp, noyau rétropyramidal. — XviUv, noj-au de terminaison
de la branche vestibulaire du nerf auditif. — Xixp, noyau postérieur du glosso-pharyn-
gien. — 0/. olive bulbaire. — l'Floc, pédoncule du flocculus. — Pi/, pyramide antérieure
du bulbe s'étalant au-devant de l'olive. — r, raphé. — ti]\. diverticule latéral du quatrième
vcntrii-ule. — SgR, substance gélatineuse de Rolando. — .S'/?ff, formation réticulée blanche.
— SHa c(o), couche inter-olivaire de la formation réticulée blanche. — SRa {cir) couche
interréticulée de cette même formation. — SRg, formation réticulée grise. — stac, strie
acoustique. — stac. a, strie acoustique ascendante. — TL, trou de Luschka. — Ttib.ac, tuber-
cule acoustique. — T'*, quatrième ventricule. — IX. nerf glosso-pharyngien.
motion réticulée grise (SRg) et le faisceau latéral du bulbe (Fit). Elles se réunissent
ensuite en épais fascicules qui abordent la partie antéro-interne du corps resti-
forme (Crst) et dont les unes passent en avant, les autres à travers, d'autres en
arrière de la grosse racine descendante sensitive du trijumeau (Vsd); elles portent
de ce fait les noms de fibres arciformes prétrigéminales (fpt), intertrigémi-
nnU'S (fit) et rétrotrigéminales (frt).
Le corps restiforme (Crst) présente le même aspect que sur la coupe précé-
dente, mais il a déjà diminué de volume par suite du départ des fibres arciformes.
C'est du reste un fait facile à constater et signalé déjà par Deiters et par Meynert,
que le volume du corps restiforme diminue à mesure que celui de l'olive
bulbaire augmente.
Les fibres arciformes prétrigéminales (fpt) n'appartiennent pas toutes au
système cérébello-olivaire, un grand nombre conservent, comme sur la coupe pré-
cédente H8 (Fig. 438), leur position superficielle et appartiennent aux fibres
arciforines externes ou superficielles du bulbe (fas). En longeant la péripbérie du 1
bulbe, elles passent en avant de Volire bulbaire (Oi) {fibres pré-olivaires), puis se
comportent de deux façons différentes. Les unes poursuivant leur trajet super-
ficiel passent en avant de \dt. pyramide antérieure du bulbe [Py), [fibres prépgrami-
dales), et se rendent dans le noyau arqué des pyramides (Narc) ou se continuent
avec les fibres sagittales du raphé (r) ; les autres passent entre Volivc (Oi) et la
pyramide (Py) ou à travers le faisceau pyramidal (Py),puis abordent de même le
noyau arqué ou les fibres sagittales du raphé.
L'olive bulbaire (Oi) occupe la partie antérieure de la calotte bulbaire; elle est
située en arriére de la pyramide (Py) et comprend deux lames, l'une antérieure,
l'autre postérieure, dentelées et festonnées, réunies en dehors, écartées en
dedans, où elles interceptent un orifice connu sous le nom de hile de Volive et qui
livre passage à de nombreuses fibres arciformes cérébello-olivaires de la moitié
opposée du bulbe. Les faces intérieure et extérieure de la lame olivaire sont
tapissées d'un feutrage très dense de fibres, fortement colorées par la laque
hématoxylinique. Le feutrage extra-olivaire (feo) est particulièrement épais,
entoure l'olive d'une véritable capsule, renforcée à sa partie postérieure et
externe par le faisceau coitral de la calotte (Fcc) qui fait corps avec elle.
Le faisceau pyramidal (Py) s'est étalé au-devant de l'olive dont il masque la
KTIDK inlMtiii; Al'llinl i: l»l H II i > M hkN C l.l» Il \ I.K. Ofili
Siiillii" «'Il rlliKMiil le --illoii (ili\,iiir iiiIi'Iik;. (l'esl lii iilic (lisposilioii iiii [n ii miioi-
iiiali'. (pii M' irlioiiM' >iii Ic-^ coiipos HIO oL Hll. l'"iK- '» t() el til, cl. i|iii t•■^l
due. ainsi (iiic le iiioiiiii- l'oludc des (ir';,'»'!n<'i'esconces socondaircs du fais-
ceau pyramidal Irailt'cs par la inélliodi' de Marclii à la i)n'*S('iice de; libres jjvia-
midalcs JioiM'ilali'ialcs snpcrlicicllcs Voy. p. ."iiT, l''it,'. '.\x:\). Vm g6w'',rn\ h; l'ais-
ccau |)yraiiii(lal l'sl iiiiciix ilrlimiii' de l'nlivi' hiilhairc, ditril le sépare un amas
iri't\i;ulii'r t\r siiltsiaiice j;rise, le iini/fiii rrlro/n/rtniiiilnl .'Svitj. Dans collo s<';rie
de coujifs la |)yraiiii(l(> ne se (bditnilc, en dehors cl en arrièr(*. de la cnpsuln df
l'olive (feoi «pie par la direcliuii de ses libres el par leiii- coloration moins in-
tense par la hupie liéinalo\ylini(|iie; en airière el on d(!dans, elle s'adosse au
ruban de Heil compris dans la ctinr/tc Itilrrolicairn de la foniuilion rrlindée hlandu'
(SRa(cio). La [larlie anli'ro-inlei ne du faisceau pyi-am'iddl (Py) est recouverte
par le uo\iau tiri/itr (Narc i. sa partie anlcro-exlernc j)ar les fthres arciformea péri-
p}/i'(iiiti(l(tks. Formé surtout de libres sectionnées perpendiculairement ou
obliipiement à leur direction, le faisceau pyruiuidal est sillonné par des libres
horizontales i)lus ou moins onduleuses dont une partie au moins appartient aux
fibres arci formes pré-olivaires.
Les fibres sagittales du rnphé (ri, particulièrement nombreuses sur cette
coupe et dont les connexions avec le noyau ar'/uc (Narcj et les fibres prépyra-
midales sont des plus manifestes, se continuent au niveau an sillon longitudinal
médian du (juatrième reulricule avec les stries acoustiques stac). A gauche, ces
stries peuvent être suivies le long du plancher du quatrième ventricule jus-
qu'à une saillie allongée, qui recouvre la face diverticulaire du corps resti-
forme (Crst et constitue le tubercule acoustique (Tub.ae) ; à droite, ces connexions^
sont également très manifestes, mais les stricts sectionm-es plus obliquement et
anormalement développées ne peuvent être suivies sans interruption jusqu'au
tubercule acoustique (Tub. acj. Au voisinage du sillon longitudinal médian, on les
voit passer en avant d'un faisceau arrondi, qui représente la surface de section
d'une strie acoustique ascendante i stac. a) ou oblique.
Les coupes sériées montrent que cette strie anormale, qui répond à la corde
ou baguette d'harmonie des auteurs, s'effile de bas en haut, qu'elle affecte un tra-
jet ascendant ^-t peut être suivie jusqu'à la fossette latérale du quatrième ven-
tricule, au voisinage du locus c;cruleus iFig. 406, p. 583;. Ln dehors de cette
strie anormale, on trouve sur la coupe H 9. la surface de section de la partie
inférieure de la strie acoustiques (stac^ de la coupe précédente H 8 (Fig. 438,
p. 6o7); ses fibres sont sectionnées parallèlement à leur direction, fortement
colorées par Ihématoxyline et donnent insertion à la membrane obturatrice {Mo}
du quatrième ventricule.
Le tubercule acoustique droit iTub.ac) coiffe toute la face externe, diverticu-
laire, du corps restiforme (Crst). C'est une masse allongée de substance grise, sil-
lonnée de libres parallèles et horizontales fortement colorées par Ihématoxyline
et qui appartiennent aux fibres radiculaires du nerf cochléaire et aux stries acous-
f-iques.
En avant des stries acoustiques, la substance grise centrale du quatrième ven-
tricule contient un noyau triangulaire, volumineux, le noyau de terminaison du
nerf vestibulaire ou noyau triangulaire, ou noyau postérieur de l'acoustique
(NVIlIv). Il est limité en dedans, au voisinage du sillon longitudinal médian,
par un petit noyau arrondi pauvre en fibres à myéline, le noyau des faisceaux
arrondis, noyau des funiculi teretes CSh"; qui fait saillie sur le plancher du qua-
666
ANATOMIE DES CENTRES NERVELX.
tricme ventricule au-dessus du noyau de l'hypoglosse. En dehors, le noyau
triangulaire du nerf vestibulairc est limité par le corps juxta-resiifonne (Cj ! dont
la partie interne (fcv) contient des fascicules moins serrés et moins nombreux
que sur la coupe précédente. Une partie des fibres descendantes de la racine de
fioller [racine descendante du nerf vestibulaire) s'est déjà épuisée dans la su-
bstance grise du noijau de Deiters (ND), particulièrement abondante à la partie
externe du corps jnxta-restiforme (Cj) au voisinage du corps resliforme (Crst);
d'autres faisceaux du corps juxta-restiforme (Cj) ont donné naissance aux fibres
arcifurmes dorsales on profondes (fad). En avant du corps resiiforme (Crst) et du
corps juxta-restiforme (Cj), on trouve les fibres radicnlaires du nerf glosso-pha-
n/ngien ou de la IX" paire, dont une partie se coude en avant de la racine des-
cendante de Roller, affecte un trajet descendant et se réunit en un faisceau
compact, le faisceau solitaire (Fs), ou racine descendante du glosso-pharynçiicn,
faisceau très visible sur les coupes suivantes (Coupes HIO, Hll, H12, H13,
H 14, Fig. 4i0 à ^44), où il occupe la partie antéro-interne du corps juxta-
restiforme.
La coupe H9 intéresse encore les divcrticules latéraux du quatrième ventricule
(rlVJ. La strie acoustique (stac), sur laquelle s'implante la membrane obturatrice
du quatrième venti'icule (Mo), s'est reportée en dedans, rétrécissant ainsi le diamètre
transversal de la cavité ventriculaire (V.). A gauche, la membrane obturatrice et les
plexus choroïdes du quatrième ventricule s'insèrent encore, comme sur la coupe
précédente, sur la valvule de Tarin, de sorte que la cavité ventriculaire com-
munique largement avec \q di verticale latéral (rlV,). Large à son embouchure,
celui-ci se réduit bientôt à son étroit chenal compris entre le corps resliforme
(Crst) revêtu du tubercule acoustique (Tub.ac) et \& pédoncule duflocculus (PFloc);
puis il se dilate en ampoule en avant, où il est fermé par les plexus choroïdes.
A droite, le diverticu/e latéral du quatrième ventricule (rlV.) paraît indépendant;
il communique en réalité avec la cavité ventriculaire au-dessus de la strie de la
coupe H8 (Fig. -438, p. 657). La membrane obturatrice qui le ferme en arrière
appartient à la liçjula, qui forme la paroi inférieure ou membraneuse du diver-
ticuleel qui s'insère en dedans à la strie acoustique (stac), en dehors au pédon-
cule du flocxulus. En avant, le diverticule latéral (rlV.) communique librement
avec l'extérieur, et n'est pas fermé comme à gauche par des plexus choroïdes; la
coupe passe en effet par le h'ou de Luschka (TL).
Coupe H 10 (Fig. liO). — Cette coupe passe au-dessous dos divorticules
latéraux du quatrième ventricule et du tubercule acoustique; elle inté-
resse la partie moyenne dos olives (Oi) ot les fibres radicnlaires du nerf
(jlosso-pharynrjien ( IX) .
Le bulbe complètement libre de toute connexion cérébelleuse a diminué de
volume, surtout dans ses dimensions transversales, mais cette coupe ne diffère
dans son ensemble ([uo peu de la précédenle :1e corps resliforme {Crs\),V olive bul-
baire (Oi) et le quatrième ventricule (V.J subissant seuls des modifications impor-
tantes. Cette coupe est en effet assez, voisine de la précédente; comme cette
dernière, elle intéresse hiréqion desstries acoustiques, reconnaissablc à la présence
de ces stries (stac) sur le ])lancher du (nuitrièmc ventricule et au riche système
d(^ fibres sagittales du rajihé (jui aboutissent au nogau arqué (Narc.) La hauteur
Kii i»h; iMii'iKii; Ai'iiini !■: in iiiioMi(i;.\<.i;i'ii A i.K.
«K»7
occnpt'c jiMi' cctlc i(''i;i(>ii dfs >li ir-, oi du rt'sic livs nellciiifiit ini>n <'ii (''vidr-nrc
sur la coupe sagittale médiane SI bis ii^^. iO!t, p. .l'.iJ .
l.'iilirt' hiiUniiii' \\'.\ siilii (|iriiiit' ■-iiii|di' ;iii>:iuriil;il ion <|ii;iiililativ(; do vidiiim;.
Les drii\ lames se soiil écarh'i's l'uni' dr I aniic, l'I \v, riMilraLTK inli a-olivaitc
-p3 Stac ;jîf t l'IpllV/,
FiG. iiO. — I,a r'''gioii lndbaiie supiTicuro au-ilo^sous des diveiticulos latéraux <lu (pia-
trième venlricule. Le corps resliforme, le corps juxta-restiforme et les fibres arci-
formes cérébello-olivaires. Les stries acoustiques, les noyaux arciformes et le noyau
du raphé. L'olive bulbaire et les noyaux juxta-olivaires. La formation réticulée blan-
che et la formation réticulée grise. — Coupe transversale H 10 du bidbe, passant
par le plan d'émergence du nerf glosso-pliaryn;L.'it'u rt par la ligne HIO de la
Fig. 418, p. Ol'j. Méthode de Weigert-Pal. 5/1 grandeur nature.
Cj, corps juxta-restiforme. — Crsl, corps restifornic. — Fcc, faisceau central de la
calotte. — fch, fibres arciformes cérébello-olivaires. — fil, fibres arciformes intertrigé-
minales. — fpt, fibres arciformes prctrigéminales. — fri, fibres arciformes rétrotrigé-
niinales. — Fit. faisceau latéral du bulbe. — /•'.<, faisceau solitaire. — fsr, fibres sagittales
du raphé. — .V«/>, noyau and)igu. — \arc. noyau arqué. — \fl, noyau du fuaiculus teres.
— Xoe. noyau juxta-olivaire externe. — Ao/, noyau juxfa-olivaire interne. — Xr, noyau du
raphé. — Xviiiv, noyau de la branche vestibulaire du nerf auditif. — Xixp, noyau postérieur
du glosso-pharyngien. — Oi, olive bulbaire ou inférieure. — /'/f/iri, plexus choroïdes verti-
caux du quatrième ventricule. — Pi/, pyramide antérieure du bulbe. — Stac, strie acous-
tique.— SRa. formation réticulée blanche. — SRg, formation réticulée grise. — Vsd, grosse
racine scnsitive descendante du trijumeau. — W, quatrième ventricule. — JX, nerf glosso-
pharyngien.
s'est beaucoup accru; il ne comprend 'pres([ue ({ue des fibres horizontales qui
s'irradient dans la lame festonnée ou la traversent de part en part, et appar-
tiennent surtout au système des fibi'es arciformes cérél/e/lo-olivaircs (fcb). .Vu voi-
sinage du hile toutefois, il existe un assez grand nombre de fibres longitudinales,
dont l'origine est encore obscure et qui se confondent en dedans avec la couche
668
A.NATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
inter-olivaire de la formation réiicuice blanche. Le feutrage extra-olivaire est plusi
épais et plus dense que sur la coupe précédente, et sa fusion avec le faisceau
central de la calotte [Vcd est complète.
Le corj).s resii forme (Crst) a changé d'aspect, il ne comprend plus, comme suri
les coupes H8 et H9 (Fig. 438 et 439), des fibres longitudinales, striées de
quelques fascicules horizontaux, mais est surtout constitué de fibres sectionnées
plus ou moins obliquement et enchevêtrées avec de nombreuses fibres longitu-
dinales. Les fibres arciformes du système cérébello-olivaïre (fcb) se détachent de
toute la face interne du corps restiforme et les fibres rétrotrigéminales (frt) senti
particulièrement nombreuses dans cette région.
Cette coupe intéresse les fibres radicnlaires du nerfglosso-pharyngien (IX), qui
traversent la grosse racine sensitive descendante du trijumeau (Vsd) et passent en
avant du corps restiforme (Crst) ; les fibres descendantes du glosso-pharyngien ont
augmenté en nombre, leur surface de section est encore irrégulière ou semi-
lunaire et elles ne sont pas encore groupées en ce faisceau compact si carac-
téristique, connu sous le nom de faisceau solitaire (Fs) (voy. Coupe Hll).
Le quatrième ventricule (V,), n'occupe plus que le tiers interne de la coupe.
Sa surface de section est triangulaire; la membrane obturatrice, doublée des
plexus choroïdes longitudinaux (Plch VJ, ferme la cavité en arrière et s'insère de
chaque côté sur un éperon de substance grise formé par la substance grise
centrale et connu sous le nom de ligula ou txnia. Le plancher du quatrième
ventricule est encore longé par les stries acoustiques (stac) immédiatement sous-
jacentesàl'épendyme ventriculaire; elles recouvrent le noyau du funiculus teres
(Nft) et le noyau de terminaison du glosso-pharyngien (Nixp^i.
Par suite du rétrécissement de la cavité du quatrième ventricule, le corps
jvxta-restiforme (Cj) et la partie adjacente de la substance grise centrale occu-
pent une situation superficielle et atteignent la périphérie du bulbe.
Coupe Hll (Fig. 441). — Cette coupe passe j)ar la partie moyenne des
olives (Oi) et sectionne la partie supérieure du nof/aii de rhypoglosse
(Nxu), le noyau ambigu (Nab) cl les fibres radiculaires du nerf vague ou
pneumogastrique (X).
Le diamètre transversal de la partie postérieure du bulbe s'est encore réduit;
la saillie du corps restiforme (Crst) a considérablement diminué et sa surface de
section représente à peine la moitié de ce qu'elle est au niveau du sillon bulbo-
protubérantiel (coupe H8, Fig. 438, p. 057). Toujours on voit s'en détacher des
fibres arciformes inter (fit) et rrtrotrigéminales (frt) qui passent soit au travers, soit
en avant ou en arrière de Votive bulbaire (Oi), puis traversent les deux couches
inler-olivaires droite et gauche et s'irradient dans le hile de Volive bulbaire du
côté opposé (Oi).
JjCS fibres arciformes occupent sur celte coupe loule retendue sagittale de la
c(niche inter-olivaire, alors qu'elles n'en atteignent que la moitié postérieure sur la
coui)e H9(Fig. 43!)) et les deux tiers postérieurs sur la coupe H 10 (Fig. 440).
Comme sur les coupes précédentes, il existe ici encore des fibres arciformes
prépgraviidales en connexion avec le nogau arqué (Narc); elles s'enfoncent dans
le sillon mcMlian antc'rieur du bulbe, s'y entre-croisent et se continuent avec les
fbres sagittales du raphé. La direction de ces libres est moins rectiligne que sur
les coupes précédentes, leur coloration est moins intense, la coupe passe en effet
lilllil'; l(i|'(M. lt.\ l'Il lijr i; hl li lin\i i;i;n(.i,|'I| ,\ |.|.;.
669
au-<l""--'"<i^ '1'' '•' -"'"■ '''■''■ '''"'■^ iirniislii/iir'; Coup(! Sl],.bis, l"i^'. id'.', p. 'M)"!);
lai'liii'ail il''^ lil)i("- iK' |i;irc(iiiM'iil du lotf [la-^ luiilc la lonf,'iU!iir <lii ia|ili<', mais
ge ritinliMil cl se ciniliiHKMil avec, les lilires arciroriiics iiioyciincs mi prufoiMics
du bullu" cl ainsi s\'\pli(|U(' laspecl ciichcvr-lré des lihn-s du raplit';.
Fs t>d
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l!Î"viir]
i^lgtWP^i
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^nT...
FiG. 441. — La rrgion bulbaire supérieure au niveau de l'émergence du nerf pneumo-
gastrique et du noyau de l'hypoglosse. Le corps restiforme, l'olive bulbaire et les
libres arcifoniies >-rri'bt'llo-olivair»'S. Les formations réiiculces blanche et grise. —
Coupe transversale H 11 du bulbe passant par la ligne H 11 de la Fig. 418, p. 61o.
Méthode de Weigert-Pal. li/l grandeur nature.
CJ, corps juxta-rcstiforme. — Crsf, corps restiforme. — fad, fibres arciformes dorsales.
— feo. feutrage extra-olivaire. — f'io. feutrapo intra-olivaire. — ///. fd)res arciformes intertri-
jréminales. — fpt, fdjres arciformes prétrij^'éminales. — frl, fd^res arciformes rétrotri-
géminalcs. — fpo, fibres arciformes préolivaires. — Fil, faisceau latéral du bulbe. — Fs,
faisceau solitaire. — Nah, noyau .imbigu. — Sai-c, noyau aniué. — SCrst, noyaux du corps
restiforme. — .Voe, \oi. noyaux juxta-olivaires externe et interne. — AV, noyau du raphé. —
Srp. noyau rétropyramidal. — Sft. noyau du funirulus tores. — .V.vp, noj-au postérieur du
pneumofrastrique. — Sviilv, noyau de la branche vestibulaire de l'auditif. — Sxii. noyau de
l'hypoglosse. — Oi. olive inférieure ou bulbaire. — /'y, pyramide antérieure. — %/{, sub-
stance gélatineuse de Uolando. — Slîa, formation réticulée blanche. — SRg, formation réti-
culée grise. — Vsd. grosse racine sensitive descendante du trijumeau. — l'i, quatrième
venlricide. — A', nerf pnemnogastriquc. — A7/. ncif frraiid liypoirlosse.
Les fibres arciformes qui traversent la couche inlcr-olicaire sont parallèles,
nombreuses, fortement colorées par riié'matoxyline et réunies en fascicules rela-
tivement volumineux; celles (fad) qui traversent la couche intcr-rcticulce de la
formation rcticuh'x blanche i SRa) sont plus courtes et plus grêles, elles semblent
670
AXATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
s'épuiser pour la plupart dans les travées grises de la /b?'mrt//o/î articulée grise {^Rg),
mais quelques fibres plus longues peuvent être suivies jusqu'au corj)s juxta-res-
iiforme (Cj), d'autres passent en avant ou en arrière du faisceau solitaire (Fs),
représenté sur cette coupe par un faisceau compact de fibres entourées d'une
zone de substance grise.
Les fascicules du corps juxta-resti forme (Cj) sont plus clairsemés que sur la
coupe précédente, et la substance grise du noyau de Deilers particulièrement
abondante le long de la face interne du corps resti forme (Crst).
L'olive hulhaii-r (Oi) s'est encore accrue, mais sa disposition générale et ses
rapports ont peu changé. On trouve, en arrière et en dedans d'elle, deux lames
indépendantes de substance grise présentant la même structure que l'olive, mais
lisses, par conséquent sans festons et dentelures. Elles apparaissent déjà sur les
coupes précédentes, mais y sont irrégulières, plus ou moins mal délimitées,
ce sont les noyaux juxta-olivaires ou ])arolivi's, les coi'ps parolivaires interne ei
externe.
Le noyau juxta-olivaire externe (Noe) contourne l'extrémité postérieure de
l'olive (coupe H 10, Fig. 4 40) et longe sa face externe (coupes H 11, H 12. H 13,
Fig. 441 à 443). 11 n'appartient qu'à la partie supérieure et moyenne de l'olive,
atteint rarement son extrémité inférieure, et est traversé par les fibres arci-
fonnes qui abordent la face externe de lolive; quelquefois il est interrompu par
places par les fibres longitudinales de la formation réticulée grise (SRg).
Le noyau juxta-olivaire intej'ne (Noi) est plus important et longe la face interne
ou le hile de l'olive sous forme d'une lame rectiligne, plusieurs fois interrompue
par les fbres arciformes, et longée soit en dedans, soit en dehors par les fibres
radiculaires du nerf hypoglosse (XII).
L^ formation rrticulée blanche forme sur cette coupe une couche homogène;
on n'y distingue môme plus la légère diminution de teinte visible sur les coupes
H9 et H 10 (Fig. 439 et 440) dans la partie moyenne, sous-jacentc au noyau cen-
tral inférieur.
Le noyau du raphé (Nr) a presque complètement disparu, la partie postérieure
de la formation réticulée blanche en contient toutefois quelques vestiges, soit
adossés au raphé, soit englobés dans l'épaisseur môme de la formation, et en-
tourés de toute part parles fibres longitudinales; ce sont ces amas de substance
grise, irrèguliers dans leur forme et inconstants dans leur apparition et leur si-
tuation, qui ont été désignés sous le nom de noi/au du cordon antérieur (Bcchte-
rew), de noyau respiratoire (Misslawsky), de noyau du raphé (Stieda et Laura).
La formation réticulée grise (SHg) est plus abondante en fibres dans sa partie
moyenne; à sa partie externe, en dedans de la substance gélatineuse de liolando,
(SgR), logé dans la concavité de la grosse racine sensitive descendante du triju-
meau (Vsd), apparaît, plongé au scinde fibres longitudinales, un noyau allongé
mal délimité. C'est le noyau antérieur du vague ou du pneuinogastricpie, le noyau
ambigu (Nab), qui fait suite à la colonne d'origine du facial au-dessous de
laquelle il est situé. Sur quelques coupes, ou voit s'en détacher un petit groupe
de fibres radiculaires qui se portent en arrière vers le plancher du (luatrième
ventricule, en dedans du faisceau solitaire (Fs). Elles se coudent à ce niveau
et se joignent aux fibres radiculaires du vague (X), qui. passent en dedans du
corps restiforme et traversent la grosse racine sensitive descendante du trijumeau
(Vsd). La plupart des fibres du vague ne proviennent toutefois pas du noyau
flw/y/^fi (Nab), mais prennent leur origine ou se terminent dans un petit noyau,
I II l>l i iil'iK.ll \ j'iilnl I. m li NOM |!i;\(.|,|'|l A l.i:. r,7|
.silllf tl,lli> la siihstiiiitr (jrisr rriilni/i' (lu /ilitw/irr ilii ijiKiliifiin: mi/iniilr et (oniMI
8«)11S It' IIDIM (If iioi/iiu pnstmi'itr ou il, usa/ i/ii raf/iir (Nxpj. Il orriipc l'ftili-
grisi' (lii |>laiich(!r du V venlrifult' ; il est siliiû par coiiséqucnl (îiilic le imi/au
de l'lii/j)i>ijl'>ssi' "Sw]) vl la pailic iiilV-riciin' du nni/au du yiri'f ri-sllhulnirr (N\nrv;
6D arrière l'I eu dedans du fniscriiii si>/iliiiri' i l's .
I,a i)ailie iulerue du planelier du (jualrifuir V(!iiliicule eonlieid ur» noyau
VoluuiiniMiv aniuuli, riclic en ,i:ross(>s eelliilcs niullipolaires, le iioi/auJe l'hijpd-
glosse (NxM), siluT' de cliaiiiu' (•('•ii' du silhm /oni/il itdliuil médian dans l'aile hlanrlir
I interne. De ce uovau >e delacheni (piei(|iies {^los fascicules radicii/aires (\e l'/n/ixi-
glossc (\ll) (pli lontreni la fonnaliim rrliciilcc hlanchc fSHai et qui peuvent Être
suivis sur ci\{[o (-(tupe jus({u'au niveau du liile de Vo/irc.
Sur la coupeHll, counne sur les deux C()up(îs i)i6cù([cn[i's,\(i fai.sccuu j}i/ra-
midal{PyK mal (léliniil(5 du fuban de /icil, incomplètement séparé de Votive (01)
pai' rirn''i:ulier iioi/au rrlro-pi/rainidnl {'Sv[)),(iM mal (l('dinHté en dehors des fibres
longitudinales qui entrent dans la conslilulion de la capsule de l'olive. 11 est
impossible d'assigner à l'état normal une limite à ces deux formations, lorsque,
comme dans relie si-rie di^ roupes, la pyramide sY'lale au-devant de l'olive
bulbaire i^voy. coupes H 10, H 9. Fig. 4i0 et ;39j.
Coupe H 12 (Fig-. 4i2). — Cette coupe intéresse la ])artie inférieure
du corps l'^.sli forme (Grst), le noyau latéral du bulbe (ÎNUj, les troncs
radiculaires des nerfs vague (X) et hypoglosse (XII).
Cette coupe ne diflère de la précédente que par les modifications subies par
le corps 7'esliforme (Crst) et la formation réticulée grise (SRg). La pyramide (Py)
présente les mi^rnes caractères, le noijau airjué (Narc) s'est un peu porté en
avant et ne limite plus la pyramide en dedans; le noyau rélro-pi/ramidat "Sri))
- est accru ainsi que les noyaux juxta-olivaires interne iNoi) et externe (Noe). La
iHchc intcrolivaire (SRa, cio) de la formation réticulée blanche est traversée
• lans toute sa hauteur par les fibres arciformes cérébello-olivaires (fcb), et longée
l'U dehors par les libres radiculaires de Vluipoijlosse (\\\ disposées en trois fasci-
cules, dont l'un décrit dans la région du hile de l'olive un trajet sinueux.
Le corps restiforme (Crst) se réduit à une masse allongée, aplatie d'avant en
arrière et de dedans en dehors, qui occupe la périphérie postérieure du bulbe et
qui contient à sa surface, dans son épaisseur et le long de sa face interne, des
amas irréguliers de substance grise connus sous le nom de noijaux du corps resti-
forme (N'Crst). La diminution de volume subie par le corps restiforme est due
non seulement au départ incessant des nombreuses fibres arciformes cérébello-
olivaires, mais encore à la translation d'un certain nombre de ses fibres sur
les parties latérales du bulbe. Ces fibres se détachent de l'extrémité antérieure
du corps restiforme, passent comme les fibres arciformes prélrigcminales — dont
elles se distinguent par leur section oblique — en avant de la (jrosse racine des-
'l'udanle sensilive du trijumeau, puis atteignent le faisceau latéral du bulbe dans
lequel elles s'incorporent. Elles constituent le faisceau cérébelleux direct de
Klechsig ' Fcd), faisceau ascendant qui, né des cellules de la colonne de Clarke,
occupe la périphérie latérale de la moelle, arrive au cervelet par la voie du corps
restiforme et du pédoncule cérébelleux inférieur, entre dans la constitution des
fibres semi-circulaires externes et de l'tMitre-croisement commissural et se
termine dans le vermis supérimr.
072
ANATOMIE DES CENTUES NEUYELX.
Le corps juxla-n'sliformr (Cj est à peine reconnaissable ; ses gros fasci-
cules de fibres ont, en grande partie, disparu ou n'existent qu'à la partie interne
de cette formation, le long de \Si substance grise centrale du quatrième ventricule; sa
■substance grise, ou noijau de Deiters, s'est considérablement accrue et transfor-
mée; elle se fusionne en avant avec les noyaux du corps restiforme et contient
>T SB
Narc tci-oi
Y\G. m. — La région bulbaire moyenne. L'olive bulbaire et les noyaux juxla-olivaires.
La partie inférieure du corps restiforme, les noyaux du corps restiforme et le fais-
ceau cérébelleux direct de Flechsig. La formation réticulée grise et les noyaux
latéraux du bulbe. — Coupe transversale H 12 du bulbe passant par la ligne
H12 de la Fig. 418, p. Oi:i. Métiiodc de Weigert-Pal. o/t grandeur nature.
Cj, corps juxta-rcstiforme. — Crsl, corps restirorme. — Cp, cordons postérieurs de la
moelle. — Fcd, faisceau cérébelleux direct de Flcchsii;. — fcb, fibres arciformes cérébello-
olivaires. — fil, frl, fpt, libres arciformes intorfrifrêminales, rétrotrigémiaales et prétri-
yéiniaales. — feo, feutrage extra-olivaire. — fio, feutrage intra-olivaire. — Fil, faisceau
latéral du bulbe. — Fs, faisceau solitaire. — Narc, noyau arqué. — NCrst, noyaux du corps
restiforme. — Nfl, noyau du funiculus teres. — SU. noyaux latéraux du bulbe. — Xoe,
noyaux juxta-olivaire externes. — Xrp, noyau rétropyramidal. — \.\p. noyau postérieur du
vague. — A^x//, noyau de l'hypoglosse. — Oi. olive inférieure ou bulbaire. — /'//. pyramide
antérieure. — %/{, substance gélatineuse de Rolando. — Slta. formation réticulée blanche.
— SRa,cio), sa couche interolivairc. — SRfj, formation réticulée grise. — Vsd, grosse racine
sensitivc descendante du trijumeau. — .rpin, entre-croisement piuiforme. — I i, quatrième
ventricule. — XII, nerf grand hypoglosse.
«n dense feutrage de libres qui occupe toute la i)artie iulcrne du corps resti-
forme et dans laquelle apparaissent des fascicules de fibres sectionnées oblique-
ment ou perpejidiculaircmenl, quiscfusionncntplus ou moinsavccles fibres les
.plus internes du coi'ps res^'/orme, s'adossent à la j/ro.swc racine descendante sensitive
dji trijumeau {\':id) et appartiennent déjà aux cordons postrrieurs du hulhcetdc la
moelle épinière. Sur les coupes suivantes, ces modifications du corps juxla-resli-
i:tii)|; loi'iM.iiAi'iiioi i: di iuiomiii.nci.i' ii \ il. (it.»
loniH" s'acciMiliiiMil riiiurc cl s;i siil)-^l;iii((; i^iisc si' I liiii'^roriip- pctlil, à petit
ril nm/nu.r (li'fi rnii/inis jiosliiifins i\i' \;\ iiioclli', OiiJiiil ;ill\ liltirs (lu r.o//)S rrsli-
fni iih- <pii ii't'iiliciil il:iii-- l:i I- iisliliiMim, ni ili's liliics iii'ciluniios (;(''ri''l)f'llu-
t>li\;iiir. 111 (lu lai-^rcaii riTclicilctix (liriîcl, clli'^ ■-'•'■pli isciit (l.'ins l(!S noyiiux (lu
, nips loliloi nie nii ni pi(i\ ii'iiiicnl) ot dans uiic pai Ik! des noyaux dos cordons
pdsti'ricuis (|ui Iciw sont iKtinolof^Mic^. Suc Ic^ cniipcs suivinilcs elles fonl pjar'o
aux libres i\vs cm'diuis pos/rrirnrs.
/.Il i/n>ssr )'iiriiii' si'iisiliri' ih'sii'inliinlf du Iri/iiiiifiin ( Vsd i se (h'-liiuile mal sur
celle coupe, en ani("M'e des l'ascieules (|ui vont U)nuvr\('S(i)rdi)iis j/osl/'/ifiiis, et en
avanl (les libres (le \d/'iiniiiilii)ii irliriih-i' yrisc '>\{'fi . lui dedans elle (;sl toujours on
lapporl inliino avec la fuiOxIducr f/êlnlineusi; d<' /{olnmlo 'Sj;I{j ot Iraversj'io par les
libres (ini/onm's crrr/iello-oUvdires feb). Elle n'est jdus traversée, coninu! sur
b>s eoupes pn'eédeiiles, jiar b^s fibres radiridnircs du Iroiir des nerfs inixlrs, <[\\'\
|ia>^enl en avani d'elle: aussi s'aceorde-t-on eu ffénf'Mal à rattacher au nerf
viiijih- t>\\ /iiii'KiiiiK/asiriijiit' \" pairei toutes les libres (pii traversent la surface de
-Cl lion (lu trijumeau, et au xpinni XI" paire) colles ipii passent en avant d'elle.
Dans la partie antérieure d(^ la formation réllnilëe ijrhp ''SRg), entre la sub-
^lanre iirlatineusc de /iolando SgU et le noi/au juxta-oiwaire externe (Noej, les
iiabécules gris, considérablement accrus, s(^ réunissent en un amas irrégulier
et polymorpb(\ les noi/aii.r hilrrau.r du bulbe. Sur la coupe H 12, ils forment une
niasse a[ilali(> Iransversalement et doux petits amas allongés et indépendants,
-ilués en dedans du fiisreau laléral du bulbe (Fit), ot entourée par des libres a?v;i-
foruies cérébello-oliroires fcb i qui s'y tcrniinf'nt en partie.
Sur le plancher du (/ualrlènie ventricule, on trouve les saillies si caract(''ris-
tiques de la région: Y aile blanche interne, déterminée par la saillie du volumineux
noijau de l'/n/poglosfse (Nxu); Vaile rjrise, constituée par le noyau dormi du vague
ou pncunio(jaslri(/ue C^iil)) sous lequel on trouve le faisceau solitaire (Fsj; enfin
l'extrémité inférieure de Vaile blanche externe, sous-jacente au noyau de Deilers
ot à la racine descendante do Holler (racine descendante de la branche veslibu-
laire du nerf auditif .
Co upe H 13 i Fig. 'i-i3). — (lollc coupe pusse au-dessous àc^ plexus cho-
"(les (lu (juatricme ventricule, et intéresse le trou de Magendie (TM). Elle
sectionne la partie mïév'iGwvc àaV olive bulbaire [Oï] , la partie supérieure des
nnijaux des cordons postérieurs (NCp) et les fibres radiculaires des nei'fs
t/rund lif/pof/lossf (XII) ot spi/ial (W).
En arrière de la grosse racine descendanle sensilive du trijumeau (Vsd) et do la
^}ibslance gélatineuse de Rolando (SglV) qui lui est annexée, sont apparus les
iwgaux des cordons postérieurs CSCj)) ,i\m;\^ gris diffus, contenant un très riche feu-
trage de fibres de diamètres très variables, entre-croisées dans tous les sens et au
milieu (Uuiuel on trcnive quelques fascicules arrondis, que l'étude des coupes
sériées permet seule de rattacher aux libres les plus longues et les plus infé-
rieurcs de la racine descendanle de Roller, c'est-à-dire au corps juxta-restiformo.
<'.ette masse est entourée d'une couche de fibres sectionnées perpendiculairement
a leur direction, qui se concentre surtout à sa partie postéro-externe dans la
région adjacente à la grosse racine sensitivo descendante du trijumeau et qui
appartient aux cordons postérieurs (Cp). Los parties externe et antérieure de ces
libres peuvent être rattachées au cordon de Ihirdach, bien qu'il n'existe encore à
TOME II. 43
674
AXATOMIE I)i:S CEXTIIKS NKRVETX.
celte hauteur aucune indication [tcrnieltant d'établir une séparation en corrfo»
di' Goll et cordon dr liuidach.
Les fibres des cordons postérieurs l'Cp n'atteignent pas la périphérie posté-
rieure du bulbe; elles en sont st'parées par les libres du rorpa rt'stiformp (Crst)i
fas
InT arc
SR3
(cio
l'n;. 443. — La n'-gion bull)aire moyenne au niveau du Irou de Magemlie. — L'olive bul-
baire et les noyaux juxta-olivaires, le corps restifornie, les noyaux des cordons pos-
térieurs de la moelle, la formation réticulée grise et les noyaux latéraux du bulbe
— Coupe transversale H13 passant par la ligne H13 de la Fig. 418, p. Oto.
Métiiode de Weigerl-Pal. 6/1 grandeur nalure.
Cp, cordons postérieurs. — Crsl, corps restilorme. — fch. lilircs arciforines ctTùbello-
olivaircs. — po, leutrage intra-olivaire. — />"*•, fd)res aivilormes iaterrôlituiées formant l'en-
tre-rroiscmenl pinilornio du bulbe. — Fil. faisceau latéral du bulbe. — Fs. faisceau solitaire. —
Nul), noyau ambigu. — Sarc, noyau arcpié des pyramides. — XCj>. noyaux des cordons pos-
térieurs. — A7/. noyau latéral du i)ulbe. — Snc. Noi, noyaux juxta-olivaires externe et
interne. — Nr/i. noyau rétropyramidal. — A '/<. noyau postérieur du vague. — S.xii. noyau
d(! l'hypoglosse. — ()i. olive inférieuiT ou i)ull)aire. — /'.y, pyramide antérieure du bulbe.—
S///}, substance gélatineuse de Kolando. — >/?«., <-/o\ conclie intcri^livaire de la formation
réticulée blanche. — TM, trou de Magendic. — r.sv/, jjrosse racine sensitive descendante du
trijumeau. — r/>/M. entre-croisement pinil'orme. .\7/. nerf gran<l iiypoglosse.
disposées en une couche mince, élroilf cl curviligne qui contourne le cordon
postérieur {Cl)) et la (p-osse mcinr sensitive descendante du trijumeau [Wsô.)', elles
se séparent à ce niveau en deux groupes: les unes occupent la périphérie du bulbe
et se continuent avec les fibres arri formes superficie/les péripi/j'oniidales [iixi^) et le
faisceau latéral, du bulbe (Fit); les antres se joignent aux fibres eércbello-oUvaires
iiitcr et rétro-lrifp'')iiinah's, traversent la fortmilion rrticuh'c grise (SRg), le noi/au
i.iini: idi'iK.i; M'iiiori'; m iiiidm lUiNcu-iiA i.i.. 67:i
lalrrttl du fnilftr Ml C.\ Vnfirr- liullhi'ni' (>i;, oil roiilomilflll ci- coips , puis par-
COtiriMil eu lasciciilrs |taiall(lcs la rmn/ir nili'i'-ttliviihc \m)\\v s'il railirrdaiis Ir liHf
rfr l'olive du lùlr iiiipnsi-, iKiM sans avuii' ahaiuliiiiiii' des lilnrs aii\ amas f;ris
quN'IIos fravcisiiil.
Los /ibri's nrri/hnin's (|iii (iccii[)imiI I;i iiioilii' pn^lérifiii t- de la foniiiilnni nHi-
riilrr oui cliani,'!'' d'aspocl ; cr uf somI plus, couiuir sur la coupe H 12 de la li;:u(i-
|iii''rt''d(Mil(' ( l'itr. I {'2 , de ^Tèlcs fasciculrs laihlcuii'iil colori's |)ai' 1 liiMualoxyliiii- cl,
■ (iii> l'ou |»(' 11! suivie a [larliiwlu raplu' plus ou nu li us loin dans la /iiniinlion ri''li(u/r<'
y/rv»' (Sll,n), \o'ivo Miruic jus{|u'au CDr/is jn liu -Vi'sli fnriw, niais d'(';pais fascicules
intiMisiviMuciil colorrs par la la((U(> li(Mnaloxyliui(|ue. Klles j)orloul le nom de
lihii's iirrifi)rtNcs inlrrri-liriilairca i lii"), uaiss(îul du feuluigo de fibres des »r>ya?i . /;
lies conlims /iiishrii'iiis NCp\ travcrsonl en fascicules onduleux el enchevêtrés
la partie posItM'ioure des foniititions rrliridrcs f/risr (Sllf;, el hlanclie (Slla;, et
- cnlro-croiscnt en f^ros fascicules à la partie postérieure du mplv''. Cet cntre-
1 loistMUoul, qui \\v dépasse pas sur cette coupe la larcfour du raplié, augmente
lapidcuHMil dclcndue et de largeur dans les régions olivaiies inférieures et
^ous-olivaires. Il rcprési>nt(î la partie supérieure de Vcnlrc-croiscmcnl sensilif o\x
/liiiifonnr (xpiiv , les lil)res arciformes interréticulées se continuant pour la plu-
pari après leur entre-croisoment avec les fibres longitudinales ascendantes de la
iduche inter-olivaire, en particulier du mljfin de Ri'il mrdian . IjOs /ihrcs orclfnniies
nilrrrrli<:i(/rrs lir appartiennent, par conséquent, au ^ysU;me des fiOrcs scnsitives
(pii. prenant leur origine dans les cellules des noyaux des cordons postérieurs
NCp', uionlCLit dans la rmirlit' iidcr-(divaire et dans le ruban de Ri'il tw'dian,
il II rnir opposr ot se terminent dans la couche optique .
La caviti' )lu ipiatr/riuc voilrioilc (pii, sur lu coupe H 12 (l'^ig. -i-i^j, présentait
uni^ ligure triangulaire et possi'-dait dos i»lexus choroïdes, s'est considérahle-
incnt rétrécie. La coupe est voisine de l'extrc'mit»'! fermée du bulbe. Les plexus
I lioroïdes ont disparu, les deux moitiés du plancher se sont relevées et limi-
N'ul un espace allongé d'avant en arrière, irrégulier de forme; les replis épen-
lyuiaires, taenia, ligula ou bandelette qui donnaient insertion aux plexus cho-
roïdes se sont aussi rapprochés l'un de l'autre, et interceptent un orifice par
liipiel la cavité ventriculaire commuuif[ue avec l'extérieur et qui correspond au
I ronde M(ujendie (TMj.
La déformation de la cavité ventriculaire entraîne un déi)lacemcnt des noyaux
ilii plancher du quatrième ventricuh^ qui s'étalent dans le sens antéro-posté-
lieur et non plus en largeur. On trouve, de chaque côté du sillon longitudinal
HK'dian, le uinjau de l'Iii/poglosse (Nxu), noyau volumin(Hix, arrondi, limité en
iirière par un dense feutrage de fibres et en avant par un petit groupe de fibres
'irri formes originaires du noyau de l'hypoglosse, qui s'entre-croisent dans le
i.il'lié et sont les homologues des fibres arciformes dorsales ou profondes qui
l'inviennent du noi/aa de Deiters. En dehors du noyau de l'hypoglosse, dans la
Hibstance gris clair correspondant à Vailc grise, on trouve le noyau dorsal ou
/l'iftirrieur du vagur (Nxp'l, puis le faisceau soliUiire (Fs , formé non plus par
nu gros fascicule compact et arrondi, mais par quatre ii cin(i petits fascicules
-'■parés par de la substance grise et par quelques fibres arciformes. La subs-
tance grise centrale du quatrième ventricule recouvre ensuite la face interne du
imyau des cordons j)ostérieurs.
Coupe H 14 (^Fig. 44 1). — Celle coupe intéresse la partie inférieure,
,/
6-Î6 ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
fermée, du bulbe au niveau de Vobex et du ventricule (VArentius (VAr). Elle
passe par le tiers intérieur de \ olive (Oi) et la partie supérieure des
noyaux des cordons postérieurs (NCp).
La surface de section du bulbe a pris une forme plus arrondie, son diamètre
transversal a diminué, la cavité du quatrième ventricule est réduite à une fente
dilatée en arrière, au niveau du ventricule d'Areniius (VAr) et fermée par une
mince lamelle épendymaire, Vobex.
Volive bulbaire (Oi) a considérablement diminué de volume, et sa lame anté-
rieure, très réduite et peu dentelée, semble faire suite au noijau juxta-olivaire
interne (^oi) dont il n'est séparé que par un petit intervalle comblé par des
libres arciformes. Le noyau juxta-olivaire interne (Noi) s'est en elTet reporté en
avant et s'est coudé, une partie s'adossant à la couche inter-olivaire (SRa),
l'autre à la pyramide (Py). Le noyau juxta-olivaire externe (Noe) a disparu; plus
court que l'interne, ce noyau n'atteint guère le tiers inférieur de Volive. La
capsule de l'olive est toujours reconnaissable, grâce à l'intense coloration de ses
fibres entre-croisées dans tous les sens; le feutrage infra-olivaire s'est considé-
rablement réduit et l'apport des fibres arciformes cérébello-olivaij'es est relative-
ment faible. Ces fibres, qui n'existent que dans la partie antérieure de la forma-
lionrëliculée grise (SRg), sont sans connexion aucune avec le corps resliforme
(Crst) représenté sur cette coupe (comme sur la précédente, coupe H 13
(Fig. 443), et la suivante, coupe H 15 (Fig. -i4o) par un faisceau horizontal qui ,
occupe la périphérie du bulbe, entoure les cordons postérieurs (Cp), la racine
descendante du trijumeau (Vsd) et le faisceau latéral du bulbe (Fit), et s'effile en
avant pour se continuer avec les fibres arciformes superficielles péri-olivaires i
et péri-pyramidales (fas). Aucune fibre arciforme cérébello-oUvaire ne passe plus i
soit à travers, soit en arrière de la grosse racine sensilive descendante du triju'
meau (Vsd), aussi la surface de section de cette racine ainsi que celle de
la substance gélatineuse de Rolando (Sgll) sont-elles très nettes sur cette coupe.'
Cette disposition des fibres du système cérébello-olivaire tient à la manière
dont elles se détachent du corps resliforme. Elles traversent en effet la forma-
tion réticulée, l'olive bulbaire et la couche interolivaire en affectant un trajet
oblique en bas et en dedans, et en décrivant des courbes à concavité interne et
supérieure. Suivant la hauteur des coupes que l'on étudie, on pourra donc
suivre ces fibres soit dans tout leur trajet, depuis le corps resliforme jusque
dans le bile de l'olive du cùtc' opposé, soit dans une partie seulement de leur
trajet. Les coupes qui sectionnent la partie inférieure du bulbe peuvent donc
n'intéresser que les parties antérieure et inférieure de leur courbe, et l'on verra
dos fibres cérébello-olivaires traverser la formation réticulée, l'olive et les
(touches inter-olivaires (coupes H 14 et H 15), ou seulement l'olive et la couche
inter-olivaire (coupes H 16). lui d'autres termes, parmi les fibres qui dans la
partie inférieure du bulbe s'entre-croisent dans le raphé, une partie, les anté-
rieures, bien que sans connexion apparente avec le corps restiforme peuvent
appartenir néanmoins au système cérébello-olivaire.
Les fibres arciformes inlerréticulées (fir) se distinguent des fibres cérébello-
olivaires par leur volume, leur intense coloration par la laque héniatoxylinique
et leurs connexions avec les noyaux des cordons postérieurs (Ncp). Elles s'en-
tre-croisent dans la partie postérieure du raphé, en arrière des fibres cérébello-
olivaires, constituent Vimi>orlanl enlre-croisemen t sensitif ou piniforme, puis se
KTIHK ■nil'iM.H MMIIi.H i: IH i; Il ( i M I! i: N < , i ; l' Il \ I. 11. 677
Cinilimii'lll ;i\rc li'> lllnrs ;iNitMi(l:iiilr^ ilii rii/i/ni ilr llril luidinii, c.'OHl-i'i-dirn
avec uni' |i;iilic (ll"^ lilucs de \;\ cdmlic iiilri'-njivaiir. An lui' d :i mosiiro qilc
les lilirt's (■(•niicllo uJivMircs, (liriiiiuiiMil r\ (lis|tai'aiss(Mil. rriilic-c.roisfîiiM'ril
piiiiloiiiH- s'accniit coupe H15, Iml:. îi.'i,, s(» |hiiIi' i-n a\aiil coupeHlG.
VAr
-?lt
FiG. 44 i.
I.a
légion Imlliairt' inIV'i it-uro. 1,'obex et le venliiiulr d'Arontius. Lo«
noyaux dos cordons postérieurs et rcntre-oroisonient pinifoime ilu bulbe. — Les for-
mations rélieuléos blanche et grise et les noyaux latéraux du bulhe; rdive bulbaire
et le noyau juxta-olivaire interne. Coupe transversale H 14 passant par la ligne
H14de la Fig. 418, p. 615. Méthode Weigert-Pal. 0/1 grandeur nature.
Cp, extrémilô supérieure des cordons postérieurs de la moelle. — Crsf. corps rcstironui-.
— fas, fibres arcifornies superficielles antérieures du bulbe. — fc/j. fibres arciforuies céré-
bello-olivaires. — feo. feutrage extra-olivaire. — fio. feutrage intra-olivaire. — fir, fibres arci-
fornies interréliculées, provenant des noyaux des cordons postérieurs et concourant à l'en-
tre-croisenicnt piniforuic. — Flf. faisccrui bitéral du bulbe. — Fs. faisceau solitaire. — \arc,
noj-au anpir. — SCp. \(]>. noyaux des conlous postérieurs. — .\7/. noyau latéral du bulbe.
— Soi, noyau juxta-olivaire interne. — Xrp. noyau relropyrauiidal. — A'xn. noyau de l'hy-
poglosse. — Oc. olive inférieure ou l)idbaire. — /'//. pyramide antérieure. — '%/{. substance
^'élalineusf de Uolando. — SRa [cio] couclie iutcrolivairc de la formation réticulée blanche.
— SRg, formation réticadce grise. — ^'A)\ ventricule d'.Vrentius. — \'sil. irros-^e racine sen-
sitive descendante du trijumeau. — .>/*/«. entre-croisement piniforme.
Pig. -446) et occiii)(> linalement toute retendue saj^itlale du raphé coupe H 17,
Fig. 447).
Les trabéculcs gris de la formation nHkuléi' grixe (SRg) se sont considérable-
ment accrus; toute la région présente un aspect plus clair et le noya» lalrral du
bulbe. (Nlti forme une masse volumineuse, irrcguliére, mal délimitée en dedans.
La périphérie de la formation réticulée grise est occupée par une zone de
fibres longitudinales fortement colorées par la laque hématoxylinique; elle se
continue plus bas avec la périphérie du cordon lah-ra/ de la moelle, com-
078 A.NATOMIE DES CENTRES NE II VEUX.
prend le faisceau de Goiccrs et le faisceau cérébelleux direct de Flcchsig, mais
n'est véritablement bien délimitée ([ue sur les coupes qui passent au-dessous
de l'olive bulbaire 'coupe H 17, Fig. 417).
Coupe H 15 (Fig- iio). — Cette coupe intéresse la partie fermée du
bulbe et passe par l'extrémité inférieure de Volive bulbaire (Oi).
La subslauce grise centrale entoure complètement le canal épendymaire réduit
à une mince fente sagittale et s'insinue en arrière entre les deux noyaux des
cordons postérieurs. — Cette disposition, ainsi que la diminution considérable de
volume de Volive bulbaire[0\), distingue surtout la coupe H 15 de la coupe H 14.
La pyramide antérieure {Py) s'est ramassée enun épais et volumineux faisceau,
presque arrondi, que des septa névrogliques cloisonnent en champs polygo-
naux de dimensions variées et qui sont en général d'autant plus petits, irrégu-
liers et aplatis d'avant en arrière, qu'ils sont plus voisins de la face posté-
rieure de la pyramide. Le noyau argué (Narc), qui occupait à la partie supérieure
du bulbe la face interne des pyramides, s'est peu à peu reporté en avant, puis
en dehors, contournant ainsi la face superficielle de la pyramide. Sur la coupe
H 15, il occupe la face externe de la pyramide ; sur la coupe H 16, il occupe le
sillon latéral de la pyramide; sur la coupe H 18 (Fig. 4i8), il a disparu.
La pyramide est adossée en arrière à la formation réticulée blanche (SRa) con-
sidérablement réduite et dont un grand nombre de libres, entrant dans Venlce-
croisement sensitif (xpin), se continuent avec les fibres atriformes inferréticulées
(lîr), et se portent vers le noyau des cordons postérieurs (NCpV Elle est adossée
en outre au noyau juxta-olivaire interne (Noi), qui s'étale de plus en plus en ''
avant et en dehors.
L'olive (Oi), très réduite, est toujours entourée de sa capsule de libres; elle est
traversée et contournée en avant par des fibres arciformes, appartenant encore au
système cérébello-olivaire, qui traversent le noyau juxta-olivaire interne et la
partie antérieure de la couche inter-olivaire.
La formation réticulée grise (SRg) diffère peu de celle de la coupe précédente.
Elle est traversée à sa partie interne par les libres radiculaires du nerf hypoglosse
(XII) et à sa partie moyenne par les fibi-es radiculaires de la portion bulbaire du !
nerf spinal ou accessoire de IVillis (XI" paire).
Les noyaux des cordons postérieurs (NCp) présentent un aspect spécial, ils
contiennent un riche et dense feutrage de tines fibres à myéline (jui se con-
centrent sur certaines parties des noyaux, entourant des ilôts ou des cylindres
plus ou moins tortueux de substance grise, pauvres en libres et imi)rimant aux
noyaux un aspect spécial, rappelant d'une façon très ('doigniie du reste les ■
méandres des corps olivaires. Cette disposition existe non seulement dans lu \
r(''gionantéro-externe (|ui appartient au noyau de liurdach, mais encore, quoique
moins accentuée, dans la partie interne, c'est-à-dire dans le noyau dcGoll. — On
la retrouve, quoique moins nette, sur les coupes plus inférieures (H 16. H 17)
où les méandres se segmentent et où le feutrage circonscrit des îlots plus ou
moins allongés ou arrondis. Cette disposition fait complètement défaut dans
les amas gris qui occupent la partie externe des cordons postérieurs, et qui
d'aspect plus homogène, reliés au noyau de Hurdach })ar quelques travées grises,
sont connus sous le nom de partie externe du noyau de liurdach, de noyau de
Monnkow (NM); ils sont les homologues des noyaux du corps restiforme, et
i;iii»i'; loi'iH. Il \ l'im.H i; m iiimM m mi l'ii \ i.i:.
«MÎ>
leurs fil)r(;s rii coiiiM^xitMi n\ri- le iiii|is ri'sliloniic cl lo «(iiddiis j)<»s|(''iii'iirs
delà iiioi'lli', ne |i;irliri|»(Mil ,i l;i luriii.iti(»ii, ni di's lilln•^ iircirorinc-, iiili-iTi--
lirulffs. III ilf riMiIrc-croisciiicnl sm-iiit.
Coupe 1HI6. l'i.u. i U\'. — (irllc ((uipe lui'^sr iui-dosuii^ t\c Vnlivfi hiil-
•NCp ;
Oi
fcl3
SRa
(cio)
FiG. 4*0. — La régidii Imlliaire iiirr'i ii-iiro. Les iiuyaiix ilfs ciutloiis postérieurs, 1<'S
filtres arcirorincs iiil''ii('"(iouh'es of ronlre-croisenuMit pinii'ormo. — La partie inft'--
lieure do l'olivt; iiulbaire et le nuyaii juxla-olivaire iiitei'ne. — La formation réticuli'-e
grise et les noyaux latéraux du lndbi'. — Coupe transversale H 15 pa^<anf par la
ligne H15 de la Fig. iI8, p. Glij. Méthode Wcigert-Pal. Gy 1 grandeur nature.
Cp. cordons postérieurs de la moelle. — Crsl, corps restiforme. — /'c6, fibres aniriniiir
cércbcllo-oliviiircs. — ///■, fibres arciformc< inleiTcticulécs. — Fit, faisceau lalcral du bulbe
— Fs. faisceau solitaire. — \arc, noyau ai'(|ué. — SCp, noyaux dos cordons postérieurs. —
SUa. noyau latéral antérieur du bulbe. — SU]), noyau latéral postérieur du bulbe. — A'.V.
noyau de Monakow. — Nol, noyau juxla-olivaire interne. — .Vxi, noyau du spinal. — A'xii,
noyau do l'hypoiilosse. — O't, olive inférieure ou luilbaire. — /'//, pyramide antérieure. —
.ipin, entre-croisement piniforme ou sensif if du bulbe. — S/?« (c/o. cou<'lio interolivaire de la
formation réticulée blanche. — >'%, formation réticulée prise. — Vsd. grosse racine spnsi-
tivc descendante du trijumeau. — .\7. ueif spinal. — .\7/. nerf hypoglosse.
b(iirc\ ollo est laiis^oiile à la ('a|)sule de libres (lui lapisse son extrémilé
inrérieiire.
Colle coupe ne dill'ére de la pii'cédente ([ue par l'absence de Volive bulbaire,
représenléc toulefois par deux petits ilôts gris (Oi), plon<rés au sein des libres de
la capsule oiicaire (cUi,; par l'accroissement de Vrntre-croisemcnt sensitif, enlin
par une délimilalion plus nette des noyaux des cordons postérieurs en noyau de Goll
.Nt!) et noyau <h- liindnrh iTS'B).
680
ANATOMIE DES GEMMES NERVEUX.
Le sillon longitudinal postérieur se réduit à une simple encoche et ne sépare
pas profondément les deux noi/avx du cordon de Goll (NG). Entre ces noyaux, on
trouve un prolonjrement étroit de la substance grise central^ et les préparations
de moelles dembryon traitées par la méthode de Golgi montrent que la sépara-
tion de ces deux noyaux est effectuée par un faisceau de cellules épendymaires.
1m XI
NaTc
i-"!*;. 446. — La région bull)aire inférieure au-dessous (le l'olive l)ulliaire. Le noyau
juxia-olivaire interne. Les noyaux des cordons postérieurs; h^s libres arcil'ornies
inlerréticulécs el. renlre-croisemenlpiniforme. — Coupe transversale H16 passant
parla ligneHie de la Fig. 418. p.Gi:>. Méthode de Weigert-Pal. (il grandeur nature.
CB, cordon de Hurdiieli. — CG. cordon de (ioli. — Crst. corps rcstil'onnc. — ///•, fibres
îirciformes inlerréticulécs.— Fs, faisceau solitaire. — \arc. noyau ar(|ué. — A7J, noyau du
cordon (le Burdach. — XC, noyau du cordon de Goll. — Slta. noyau latéral antérieur du
l)uli)e. — Nllp, noyau latéral postérieur du bidhe. — \oi. noyau juxta-olivairc interne. —
NM, noyau de Monakow. — A'.xi, noyau du spinal. — A'xii, noyau de riiy|>of;lossc. — Oi,
olive inférieure ou hulbaire. — cOi. capsule de l'olive bulbaire. — /*//, pyramide antérieure.
— .i/nn, entrc-iToisenieut i)iniforine ou sensitif du i)ull)e. — -^^V/''- substance f,'élalineuse de
iiolundo. — Sl{a {cioj, couche inlerolivaire de la fornialion réticidée blancbe. — 8%, forma-
tion réticulée" f^rise. — l'.sv/, grosse racine sensitive descend.inle ilii trijumeau. — .\7. uerf
spinal. — A7/. nei-f irrand lij-poplosse.
Cett(^ coupe montre; très nellemeni les /îhres radirulnires du nerf spiu(d{\\), I
dont ([uelques fascicules passent en avant de la suOsfance qélal'meusc de
Holnndo l'SgR) et dont les autres traversent la partie moyenne de la formation
rélirulde fjrisc (SUg). Une agglomération plus grande de substance grise permet de
distinguer un noifau lutrral posh'rieur [^\{\)) el un 7ioijnu In/rnil (ml('rirur[N\\i\).
(le dernier atteint presepu^ la périphéi'ie du l)ull)e occupé iei encore par les der-
i;tii>i: miMK.ii \ mi kji i; m kiium i:i:\(.i.i'ii \ i.k. (ihi
niois V(>sli,Lrt>s (lu cn/Y/N r'v/'/"/'///«' (irsl ), rt'nliiil a un vuliiinnii-nv r;iiNfc:ni lioti-
ZOIltal. l'Icndu i\i'^ iini/oiis /mslrrinirs {{){t,{',U\ :\[i nni/nii nn^in- >aic cl \\\\\ flhri'K
inri/t)}-iiifs jtri-jiiii iiiiiidiili's.
Coupe H17 l'ii;. iî7. — ( '.cl le riiu|ic [la-^i- ilaii^ la //'y/'/// injrrirurr
du hlllhc; ail-(l('S>>i»iiN de Vn/irr Inillitnrr, cl {{[' >a cait^iilc de liltrcs, (dii'
mU'H^^i^i'\i' /in//(i// //fj/(/-n//ia//r uilrnif [iSin ),\i\ partie iiioyciinc de Venlrc-
croispinml s/-ns/(/f au />i/i/fnr/iir \\V\n] ol les noi/fn/r de (ioll iNGj l'I 'le
BunUtrh (M{ .
\.\\ \)\jniu\UU- iiiitrririiii' l'y du hulhc s'csl rauias-^cc fii uii rais<;oau arrondi,
volumineux, saillant on a\anl, cl séparé do c(dlc du ool('' opposé i);ir l(; s/Z/o»
mi'dinu tnilrrii'iir, ([ui allcint dans colto région un(> iiiando profondeur. On con-
slalo sur celle ooupo. coinnio sur la pn-cédcinlo i'H16 Tig. ii(ij, les champs poly-
utuiaux dos lasciculos du laisccau pyramidal soclionnés encore pcrpendiculai-
romonl à lour axe.
\ai foniiiifiiiii rrliruli'i' hliiitrlir pMw, a silhi diinpoi'lanlos modilical ions ; ses
diuionsions anléro-postérieures se sont très réduites. La ligne médiane est
occupée {>ar Vcn/re-rroiseiiicnl srnsilif (xpin) dont les proportions sont consi-
dérahles, ('omi)arées à colle des ooupes précédentes, et qui, envisagé dans son
ensemble, présente une forme oblongue comparée à une pomme de pin, dont
le sommet, dirigé en avant, atteint le profond sillon médian aniérieur ; de là le
nom d'enlre-croisrment j)/ni forme qui lui est donné.
Des bords latéraux de l'entre-croisoment piniforme se détachent de nom-
breuses fibres ai-ci formes interréticulées (fir) fortement colorées, qui décrivent
des arcs autour de la substance grise centrale, traversent les formations réticulées
blanchi' (M f/risc et peuvent être suivies jusfjua l'épais faisceau de libres qui longe
la base des noynu.r (bw cordons postérieurs (Nlî, NU). Ces fibres appartiennent
toutes au si/stèmc des fibres infer-7-éliculées ou /emniscales, prennent leur origine
dans les noyaux des cordons postérieurs et entrent dans la constitution de la
couche inter-olivaire et du ruban de /{eil médian.
Les libres de la partie (intérieure de la f)rmation réticulée blanche (SRa, cio),
adossées à la pyramide, se sont innéchies et se trouvent sectionnées parallèle-
ment à leur axe; elles se portent en arrière et en dedans, et particijjent à Ventre-
croisement piniforme. hGS, fibres de la partie postérieu)'*- de la formation réticulée
blanche (SRa) sont, par contre, sectionnées perpendiculairement à leur axe;
elles sont limitées de chaque côté par les dernières fibres radiculaires de Vhypo-
glosse (XII) et par le noyau juxta-olivaire interne (Noi), et refoulées en dehors
par Ventre-croisement piniforme.
Le noyau juxta-olivaire interne (Noi) affecte encore une forme coudée ; il est
bien délimité en avant et on arrière par de nombreuses libres soclionnéos per-
pendiculairement à leur axe et qui, sur les coupes suivantes, se continuent avec
les fibres des cordons antero-latéraux de la moelle.
La formation réticulée grise (SRg) a changé d'aspect : les trabécules gris se
concentrent dans la partie interne, qui se trouve ainsi plus riche en substance
grise et relativement pauvre en faisceaux longitudinaux. Ces derniers se groupent
surtout dans la moitié externe de la formation réticulée et sont particulièrement
denses à la périphérie latérale du bulbe. On trouve néanmoins, toujours dans cette
682 A.NATUMIK DES Cl-.NTRKS XHKVKUX.
région, des amas irréguliers de substance grise mal délimités, et que l'on rati
tache en o-énéral aux mv/auxdes cordons latéraux (NU). i
\ la périphérie latérale du bulbe, en avant de la firosse racine sensitive descend
dnntedu trijumeau (Vsd) et delà substance gélatineuse de Rofando SgR), il existe
toujours un dense conglomérat de libres, fortement colorées par la laque
hémnloxvliniquo, (jui présente dans son ensemble une surface de section irrégu-
Crst ._
far . . .
SE a
îToi
SB-
Fk;. iirT. — ■ La région bulbairo inférieure. Los noyaux des cordons postérieurs et l'en-
Ire-croisoinent piniformc. — Coupe transversale H17 [lassaut par la ligne H 17
de la Fig. 418, p. 615. Méthode de \Veiger(.-Pal. (>/l giandeur nalure.
eu, l'ordon de Hurdach. — C<1. cordon de Coll. — Ct. cordoa aidcro-latcral de la moelle.
— Crsl, corps restiroriiie. — /•"//. ruisce.ni latéral du bulbe. — ftr, libres arcil'onnes interri'-
liculi'os. — NU, noyau du cordon de Burdacli. — NG, noyau du cordon de (îoll. — A7/, noyau
latéral du bulbe. — NM. noyau de Monakow. — Noi. noyau juxla-olivaire interne. — A'xi,
noyau du .spinal. — A^xii, noyau de l'iiypofilosse. — /'//> pyranùde antérieure du bulbe. —
■i/jin, entre-croisement piniforme. — «'^.'//i. sulistance gélatineuse de Uolando. — ^lia. forma-
lion réticulée blan(die. — SRn <cio\ couche inlerolivairc de la formation réticulée blanche.
— Slif/, formation réticulée fi'rise. — \.sd, jirosse racine sensitive desccmlante ilu trijumeau.
lièrement triangulaire, dont le sommet tron(|ué s'enfonce entre la substance
gélatineuse de Uolando et la formation réticnlée grise; recouvert par les fibres
arciformes superficielles, dernier vestige du corps n'sl/foi-nie (Ca's\), il comprend
le faisceau de (JowcrsoA \e faisceau ccrcbclleux direct de Flechsig, forme le faisceau
latéral du hulbe (PU) ct se continue avec le cordon latéral de la moelle épinière.
Un autre conglomérat de fibres se rencontre toujours à la base et en avant
de la substance (jélatincuse de Uolando (Sgi{); cette dernière est entourée en
(h'Iiors par la grosse racine sensitive descendante du trijumeau (Vsd) et affecte sur
cette '-oupo une surface de section irr(''gulière.
i;ti iti'] roiMicn \ l'iiM.tr i; m i;iinMi;i:.N(;i;i'ii \ m;. csii
Sur lii ((Mipc H 17 > l'i^'. i iT , la ifinssi- nu mr si-nsilivc ilrsci'inl.n nli- du trijiniirnu
{\m\) i's\ (Micadii'C jiar deux laisroaux iiilciisivcmcnl coldn'-s |iar la la(|ii(' li/'ina-
h»X\ liiiiriMC : II" /tiismin lulrnil du hullir m nnnif, le rordmi ijas/ritciir de |;i
lUdi'lli' fil ariii rc. Ce (Iciiiiri' Idniic sur la coiiiH' iiii l'aisccaii Iri-s coiiijiail r|iii
(•(lillc coiiiiiii'lt'iiiciil Ir iini/dii dr /titrdfirli {"SU , s'\us\\]\\c |ii(tr<)ii(|(''ni('ril ciilr*! cv
iicyaii il \;\ siihsidiin' (/rfdlinriise de /tolnudi) [S^W] (Vu]\c pari, ciilif! \i'<, noijniix
f/f (ioll (S^t ri (le /{iirdtich (NB) d'aulrcî pari, cl, siil)divisc ainsi ncllcriKîiif la
masse au|iara\aiil uniiiut' dos Hoz/rn/j; drs rmilitiix /msfi'r/i'i/rs. Noyaux de (ioll cl
do Hurdacli iio soiil plus unis oiilro imix. (|u'aii niveau do loiir l»as(; d'iinplanla-
tioM sui" la sithstditcc (jrisr ccn/rdlr (>l sur la formalion t'ilirnlre Sllgj.
1,0 iiid/dN de Goll (NG) foinif une masse volumineuse (pii délormino la saillii;
connu sous le nom de in/rniiiidr, posli'fliun'e du bulbe, etalleinl picsfjue la pi-ri-
pbt'rie du bulbe donl ne le sépari^ (|u"nne trc's niiiuMî couche d(! libres section-
nt'cs pci iMMidicnlairenicnl à leur axe. Il cunlieiil de nombreuses cl, fines fibres
(|ui se porleni vu avant, cl foiinenl à la base du in)yau un faisceau volumineux
el boii/.onlal imi connexion avec les filn'i's drrifunnes iuh'rri-lirdlrrs du bulbe. Le
noijiiu de liurdaih NHi ne le cède pas en volume au noyau de Goll, dont, il se
distinjiue par les ilols arrondis ou oblonjrs de substance grise limités par un feu-
trage de fibres et par Tt^paisse couche de libres du cordon i)Oslérieur qui le
recouvre. Son bord postérieur convexe reste toujours très éloigné de la périphé-
rie du bulbe, il est rarement lisse et régulier, mais le plus souvent uni au noyau
externe de liurddck ou de Monakoir (NiVI), représenté sur cette coupe par trois
ou (juatre amas irréguliers et déchiquetés de substance grise
Coupe H 18 (Fig. ii8). Celte coupe passe au-dessus de rentre-croise-
ment des pyramides antérieures du bulbe et intéresse la partie inférieure
de ronlre-croisement piniforme.
Venlre-croisi'uient piniforuie (xpini se présente sous forme d'un entre-croi-
sement é'pais et court, compris entre la substduce i/rise centrale et le fond du
sillon médian antérieur, très rapprochés l'un de l'autre. De sa partie postéro-
externe se détachent seules des fibres arcifonncs inlerréticulées ffir qui
entourent la substance grise centrale et n'occupent que la partie adjacente de la
formation réticulée grise (SUg). Il est en gf'-néral facile de suivre ces fibres
jusque dans le noyau de fndl (NG) et le noyau de liurdach (NBi.
La pyramide bulbaire a changé de forme, elle s'est déplacée en arrière, s'en-
fonçanl avec le sillon médian antérieur; une partie de ses fibres commence déjà
à s'infléchir, mais aucune no s'entre-croise. L'entre-croisement que l'on voit sur
cette coupe apparti(>nt exclusivement au système sensitif. La substance grise de
la formation réticulée iSRg) se condense en une masse curviligne très mal déli-
mitée en avant, nettement circonscrite en dedans, où elle correspond à la future
corne antérieure (Coa) de la moelle épiniére. Fusionnée en dehors avec le reste
de la formalion réticulée, la corne antérieure est séparée en dedans de Ventre-
croisement piniforme (xpinj et de la pyramide (Py), par les derniers vestiges de
la formation réticulée blanche à laquelle fait suite dans cette région, le cordon
antérieur de la moelle (Ca'.
Toute la moitié externe du bulbe, située en avant de la substance gélatineuse
de Rolando, est occupée par de nombreuses fibres longitudinales qui délimitent
encore mal la formation réticulée grise, mais (|ui dt''jà appartiennent au cordon
684
ANATOMIK DES CENTRES NEHVEUX.
antéro-latéral de la moelle (Clj. La substance qélatineusc do. Itolando revêt tous les
caractères de la corne poslrrieure, mais d'une corne très volumineuse reliée au
reste de la substance grise centrale par un pédoncule court et épais. Les coupes
H 18. H 19, H20 Fig. ilSà -ioO) intéressent en effet la région du bulbe connue
sous le nom de tubercule cendré de Rolando (TR), remarquable à l'état frais
par sa coloration grise, translucide. Ces coupes montrent qu'une mince couche
de fibres appartenant à la (jrossc racine sensitive descendante du (ri jumeau (Vsd)
sépare le tubercule de Rolando de la périphérie du bulbe, et que ce tubercule
-.XpiTL
FiG. 448. — L'cntre-croisemenl sensilif du bulbe. Les noyaux de (ioll et de lUndacli, le
tubercule cendré de Rolando et la formation réticulée grise. — Coupe trans-
versale Hi8 passant par la lii^ne H18 de !a Fig. 4iS, [i. Ci:!. Méthode [de
Weigert-Pal. G/1 grandeur nature.
Ca, cordon antérieur de la moelle. — CD. ((irdini de iUirdacli. — (\\. cordon de (joli. —
— Cl, cordon latéral du bulbe. — Coa. corne antérieure de la nux'llc. — fir. libres iuterréti-
culées et entrc-croiscnu^nl pinifornie ou sensilif du bulbe {.rj)in). — Fit, faisceau latéral du
bulbe. — NB, noyau du cordon de liurdacli. — N(i, noyau du cordon de Goll. — .Vxi. noyau
du spinal. — /'//, pyranude antéi'iciirc du bulbe. — •'^'%. foruialion réticulée grise. — TR,
tubercule cendré de l!(d.indo. — Wsd. m'osse racine seusili\i' de^cenil.inle iIm IrijunKviu. —
A7, iiei'l' spin.il.
comprend une i)arfie péripliérifjue (daire, riclu^ en névroglio, la substunre gélati-
neuse proprement dilc, et une partie profonde parcourue par un dense et fin
feutrage de fibres à myéline, la substance spongieuse de la corne postérieure.
Les nogau.r des eordous postérieurs sont moins proéminents et moins volu-
mineux que sur la coupe H 17 (Fig. i'H). Le noyau de liurdach (NH) représente
une sorte de monticule qui s'implante par une large base sur la substance grise
centrale, et du sommet duqiud se délachentde nombreuses fibres ([ui s'irradient
dans le cordon de liurdach ou cordon cunéiforme (CB) considérablement accru;
celui-ci entoure le noyau de Hurdacb d'une sorte de cupule. Sur la coupe H 19
(Fig. 441)) les fibres du cordon de Ibudach sont si denses et nombreuses, (lu'elles
prennent la place du noyau de Hurdach (jui ne représente plus qu'une saillie
i;tiiiI'. l'oiMH.n \i'II ini I. m iiiiiimi!i;\(,i l'n \ ij-
r,s:i
TR ' '
HO
ÏIB
Fir.. 449 et i.'iO. — L'ontre-croiscMiHMil inotourcl la n'gion du collet du Itulhe. [,es noyaux
des cordons ])ostérieur.s et la fornuition rrficulée ^-rise. — Coupes transversales H19
etH20 passant parles ligues H19 et H20 iW la Fig.UH, p. Gl.'i. M«'thode de Weigert-
l'al. 6 1 grandeur nature.
C(t, cordon antérieur de la niociic — (H. cordon do Hiu'darli. — CG. cordon de (loi!. —
Cl. cordon anléro-latcral de la moelle. — Coti. corne antérieure. — Col, corne latérale. —
Cop, corne postérieure. — /?/■. libres interréticulées du bulbe. — XB, noyau de Hurdach. —
-VV;/noyau (le Coll. — A'xi, noyau du spinal. — /'//. pyramide antérieure du bulbe. — .'/'y.
entre-croisement moteur on décussatioii des pyramides. — >'%. formation réticulée irrise. —
Tli. tubercule cendré di- Rolando. — ]'sd, grosse racine sensilive descendante du trijumeau.
— 'XI. nerf -opinai.
inamelonnéo, laquelle diininno mpidomont à mosiiic fiiio l'on s'approclip du
collet du bulbe (coupe H 20, Fig. 450).
686 A.NATUMll-: DE^ CENTRES .NERVEUX.
Le noi/aii de Goll (NG) affecte une forme en massue ; son bord postérieur con-
vexe est encore large, sa base devient de plus en plus étroite à mesure que l'on
aborde des plans plus inférieurs (coupe H 19. Fig. 449), puis s'étrangle sur la
coupe H20 (Fig. 450;. Lacouebc de fibres qui le revêt et qui constitue le cordon
de Goll (CG) est relativement faible, surtout comparée à la masse considérable
de fibres du cordon de Burdach, mais elle s'accroît rapidement de baut en bas.
Coupes H19ot H20 (Fig. 4i9 et 4o0). — Les coupes H19 ctH20
passent par la partie supérieure de Vcntre-croiseïnent pyramidal on cntrc-
croisemoit moteur [xVy).
Les libres du faisceau puramidal (Py) s'iniïécbissent en arrière et en dedans,
occupent tout l'espace compris entre le sillon médian antérieur et la substance
grise centrale, et s'y entre-croisent par larges fascicules dont la surface de section
présente un aspect en escalier ou en chevrons très marqué. Elles forment dans
leur ensemble un entre-croisement large et court, infiniment plus considérable
(\\\cV entre-croisoment pini forme , refoulent en dehors la base des cornes antérieures
et la mince couche de libres du cordon anlérieur (Ca) qui la recouvre, de telle
sorte que la ligne oblique, qui limite sur la coupe H 18 (Fig. 448) la co?vîe anté-
rieure (Goa), devient presque parallèle au plan sagittal médian sur les coupes
H 19 et H20. Ces deux coupes n'intéressent que les faisceaux pyramidaux au
moment de leur entre-croisement; elles ne montrent pas encore le trajet suivi
par les fibres entre-croisées, h' entre-croisement pi/ramidal (xPy) présente en
effet sur ces coupes des limites très nettes, et il ne faudrait pas considérer
comme lui appartenant, la couronne de fibres arcifornics (fir) qui entoure sur la
coupe H 19 la substance grise centrale. Ces fibres ai)partiennent encore âwsi/strme
sensilif et leur connexion avec le noyau de Goll est des plus manifestes.
La substance grise du bulbe n'atteint nulle part sur ces coupes la périphérie
du bulbe, dont la sépare une couche plus ou moins épaisse de substance
blanche essentiellement constituée par des fibres longitudinales. Nous n'avons
pas à revenir sur la partie postérieure de la substance grise, sur les noyaux
de Goll (NG) et de Burdach (NB) et la corne postérieure (Cop). La partie anté-
rieure permet de reconnaître la corne antérieure (Coa) encore mal délimitée
en dehors, surtout sur la coupe H 19 (Fig. 449) et une région intermédiaire (SRg),
adjacente à la corne postérieure (Cop) et qui présente sur les deux coupes un
aspect encore franchement réticulé. Elle fait suit(> à la formation réticulée des
coupes précédentes et constitue les j)rocessus reticnlares de Lcnhosseli, la corne la-
térale de Clarke, et se perdra sur les coupes suivantes (H 21 et H 22) parmi
les fibres croisées du faisceau pip'auùdal. Dans la substance grise centrale qui
entoure le canal épendijmaire, on trouve en avant de chaque côté de la ligne
médiane, les derniers vestiges de la colonne nucléaire de Vlii/poglosse, et plus
en dehors et en arrière, le noyau, dorsal des nerfs mixtes (Nxi). Les fibres radi-
culaires du nerf spinal (XI) sont intéressées sur les coupes H 19 et H20, eUes
traversent la partie postérieure de la carne latérale (Col) en avant de la hase de
la coi'ne postérieure.
Coupe H21,H22,H23 (Fig. HA, i52, 453). —Ces coupes passent
par le collet du bulbe, au niveau des parties moyenne cl inférieure de
Vcnlre-cvoisoncnl pyramidal (xl'y).
KTMH': roi'ni.i; M'IIHH i; |i| i; IK • M 11 i: M ; I . l' Il \ I. li.
UH'
lillrs iiil('ri'---'i'iil iMHi sciilcniciil, Ifs /aisirtni.r iii/ianinhiii.i \V\ j an tii\t';iii <lr
Inii iMilif-ciDisi'iiU'iii roiMiiif la coupe H 20 il if,'. i.'iO , mais l'iicoïc; la pailic
cioisi'^c (l(> ci's faisceaux (l''rvc : on les vnil s(î |i(»rl('r (Mi dehors fit ou arriffr-
dans la parlic exli'iiir de la /luiiifilinu nlinilii-^ |iilis occuper le cnnldn Inlr/'il
(('I (le la moelle épiiiii re. haie^ ce liajei elles cliaiiLienl rapiflemetii de direc.lioti.
(l(nei)aiil loiii;iliidiiiale> illioi i/.oiilalcs ou ulili(|ncs (pi'elles ('•laienl. Ainsi
HOxplique l'a^-pec! si spécial ipio préseiile le fiiisn-uii iniyn/iiiifn/ ;i[irfS son enU'f-
croiseiiKMd : il e^l loiiné de uros i'aseicuk's de (Ihres, secliom)és obliquement
on pcipeiidiculaireiiienl cl ciilomY's de libres hori/onlales pinson moins ondii-
j IcnstîS el (|ui ne sinlléchissenl (pie plus bas.
L'eiilro-croisemeiit et la lianslalion du [(tismiii //i//'ii)/ii(lal croisi- (Fl'yc) dans
ÎJG
FPyc
Col
FiG. 41)1. — La partie iiirérieiiro de rontre-cioispnienl iiiolevn- et la n'-iiiou du coilel du
bulbe. — Coupe transversale H21 passant par la lii,Mio H21 de la Fig. 418, p. 61ii.
Méthode de Weig-erl-Pal. G/1 grandeur nature.
Ca, conloii aiiférieur «le la niocllc. — Cli. cûnhm ijc liiirilacli. — ('(/. rordmi de (ïoll. —
C7, cordon antéro-laténd du hulltc. — Tor/, corne antérieure décapitée. — Col, corne latérale.
— Coi), corne postérieure. — l-'l'i/c. faisceau pyramidal croisé. — Nl(, noyau du cordon de
lUirdach. — \G. noyau (\u cordon de Goll. — l'.s»/. grosse racine sensitive descendanle du
trijumeau. — .c/'//, décussation des pyranddes.
•le cordon lah'ral (Clj de la moelle, s'elleclue par gros fascicules; entre ces fasci-
cules, la corne antérieure décapitée se relie sur une étendue plus ou moins
-considérable à la substance (/rist> cen/mle. De là la multiplicité d'aspects, que revêt
le faisceau pyramidal croisé suivant les régions, et dont (juclques types sont
représentés sur les Figures iol, 452 et 453.
La coupe H21 (^Fig. iol montre la décapitation des deux rornes nnlérieuves
Goa et intéresse les deux faisceaux pyramidaux r/-o/,sc\ i FPyc). A gauche, la déca-
(I pilation de la corne antérieure est complète. A droite, le faisceau pyramidal
! (FPyc) n'a pas encore atteint complètement le cordon latéral fCli de la moelle, et
! la corne antérieure est reliée à la corne postérieure par une travée grise plus ou
moins déchi(|uelée, correspondant au bord externe de la rorne latérale (Col) de
la fiirurc H20 (Fig. -ioO\
: La coupe H22 Fig. ia:2 passe entre doux fascicules entre-croisés et Ion
088 ANATOMIE DES CENTRES NEHVEUX.
voit, à droite comme à gauche, dos travées grises relier la come antérieure (Coa)
à la partie antérieure de la substance grise centrale; ces travées sont plus
épaisses à droite qu'à gauche. Sur cette coupe, la corne latérale (processus
reticulares) a presque disparu, ou n'est représentée que par les minces travées
de substance grise qui cloisonnent les gros fascicules du faisceau pijramidal
croisé (FPyc). Celui-ci occupe une profonde excavation comprise entre la corne
postérieure (Cop) et la corne antérieure (Coa), mais se distingue toujours facile-
ment, grâce à son aspect grossièrement fascicule, du reste des fibres du cordon
(intéro-latéral de la moelle.
Sur la coupe H23 Fig. 453), Yenire-croisenimt pijrninidal est terminé; à
Fii;. 452. — Le collet du bulbe aux conbns de la moelle cervicale. — Coupe transver-
sale H22 passant parla ligne H22 de la Fig. 418, p. (U.j. Méthode Weigert-Pal.
6/1 grandeur nature.
Ca, cordon antérieur de la moelle. — CC cordon de Burdacli. — CG, cordon de Goll. —
CI, cordon antéro-latéral. — Cou, corne antérieure décapitée. — Cop, corne postérieure. —
l''P;/c, faisceau pyramidal croisé. — i\7j. noyau du cordon de (îoll. — I'.sy/. grosse racine des-
cendante sensitivc du trijumeau. — J/','/, décussation pyramidale.
droite, la substance grise affecte la forme caractéristique propre à la moelle cer-
vicale supérieure ; on y distingue une corne antérieure reliée par une large base
il la substance grise centrale et une corne postérieure unie à cette même sub-
stance grise centrale par un col mince, étroit et cflil(\ Les fibres du faisceau
pipyirnidal croisé (FPyc) se sont tout(;s coudées, affectent une direction longitu-
dinale el ne se distinguenl des autres libres constitutives du cordon latéral de la
moelle, (pie par les travées névrogliques i)lus abondanles (pii les cloisonnent
encore à ce niveau. Fa partie droite ch; la coupe n(> contient en efl'et, que
qu(d(|ues rares fibres horizontales qui traversent en fascicules onduleux la base
d'insertion de la co7'ne antérieure et la partie moyenne du cordon latéral (Cl).
Il ne faut pas, en effet, considérer comme appartenant au faisceau pyramidal
croisé les fibres horizontales qui traversent le col et la corne postérieure (Cop),
et (jui représentent les libres radiculaires de la racine postérieure de la première
paire cervicale (CI).
Fa partie gauche de la coupe H23 fFig. -toS) présente un aspect autre, et
|.;TIIH; KHMH.It \ l'IlK.M I; IM It II o M II i: N C |; l' Il \ I. li.
fiSf»
,iil,'.:i'>.,r iMiiKif \r fiiisrriiii /iiim ni uliil A ■-nu .iilir i-roisciiiriil . Ci'liiici (l(''ca|)il«*
, ,,i,,|,|rlfim'iil l;i •■Drue ;mli'ii(!iir(' j^amlir l'I |ii('sciilc ras|ti'i-| fasciciil»- ol
,.|i(ii<'\'''li"''. ••aiMcli-i islii|iic (le la rr^iinii on s'cllrcjiii- la (l<''ciissali«.n de (•(•
l.iix-caii.
|,a sii/ishnirr i/rlsr irnlni !,■ dr la linMJii' |h)sI iTiciirr du lollct du liiiljir
iilVclc sut ifS liois coupes H21. H22. H23, ilrs |.aili(iilarih'S iiil('T('Ssaiilrs.
La siihstaiico j^iisc (••'nlraltMJi" la coupe H21 pit'st'iil<!,gràrea la di'rapilafioii
,lcs(ltMi\ ci.riit's aiili'-ritMiii's, un aspcrl lriaii,:;iil;iiro, à soninid ariléricui; sa
jarur base s'adosse aux conlous posir'i'icurs (Cop). Kilo conticiil les petites
^.ullies inaïueioiiuce- lie-- ii-duiles du iinijnii (!<• liurdarli W\,, el le pi'cliculc
SgR
Fu;. 4:')3. — La n'-f^iou rcivii-ali' siiprriciu e de la inoeilf au niveau dr l'émergence de
la pieniièie racine cervicale. — Coupe passjuil par la liuui' H23 de la Fig. 418.
Méthode de Weigerl-Pal. G/1 grandeur natiu-e.
Ca, cordon anlériiur. — (H. conion ilr liuni.ich. — C(h cordon de Goll. — Cl, cordon
antôro-latéral. — Cl. racine poslt'rieiirc dr la première paire cervicale. — Cort, corne anté-
rieure décapitée. — (Jt</>. corne postérieure. — cCop, col de la corne postérieure. — Cp, cor-
don poslérietu'. — Fl'i/c. faisceau pyramidal croisé. — %fi, substance gélatineuse de Ilolando.
— il'//, dêciissatiuii pyrainiilale.
mince ot('troil du uoi/du de (ioll i^NTi), lc(iuel l'orme une lauic élroit(^ cl aplatie
transversalement. Les angles latéraux du triangle sont coifl'és par les cornes pos-
térieures (Gop auxquelles ils sont reliés par un pédoncule plus ou moins grêle.
La disposition est un peu autre sur la coupe H 22 (Fig. 452). — Le noyau de
fiiirditrh a disparu, le noi/au de (îoll (Mî) forme un îlot gris, aplati, couiplète-
nient indépendant du reste de la substance grise. Le faisceau pyramidal croisé
Il occupant le cordon latéral refoule en arrière la coj-ne postérieure et son col.
Les coi'nes posté-rieuros, (pii étaient situées coupe H 21. Fig. i5L sur la même
ligne transversale (juc la substance grise centraio, se rapproidient ainsi l'une de
1 autre, en même temps que le bord postérieur de la substance grise centrale
-excave sur la ligne médiane et ((ue les cordons postérieurs s'étendent dans
le sens sagittal, gagnant en ("paisseur ce (ju'ils perdent en largeur Voy. coupe
H23. Fig, -453). A mesure que l'on envisagera des coupes intéressant les régions
cervicales supérieure et nioyoniie de' la moelle épinière, la distance qui sépare
TOME U. i 1
I
690 A.NATOMIE DES CENTRES NEIWEIX.
los deux C'jrncs i)Ostérioures diininuora; on se portant en dedans, a corne pos-
térieure augmente ainsi dautant la surlace du cordon latéral ^Clj.
Les cordons de la moelle ainsi constitués paraissent homogènes, il n'en est
rien, et l'étude dos dogénéresconcos secondaires permet d'y reconnaître une
texture fort complexe, et des faisceaux plus ou moins compacts et d'origine?^
très diverses (Voy. Mo(dle épiniore, IV" partie).
CIIAIMTUK IV
sTiircTi i{i-: irr tkxti ni: lu iiiiomiiknckimiaU':
I. — CERVKLKT
■rélx-l-
1" Structure de lécorce cérébelleuse. — L'œil im permet de i-^on.
»lislini;uei' dciix couches (l;ms If-cdrce cér(''liell(>use, lune cxlcriu;, (jrise
ou molniil'iirc, raiilre ni tenir, miiillrr ou (//(tiiuleuse, séparées par une
niiuce c(»uclie ilaire, inlrimciUfiirc, (jui coiilieul les corps des relhilfis de
PiirLnijc, dis})osées en une seule raiiii(''(>.
Examinées au uiicroscope, à un raildegrossissemenl (l"'ig'. 'i.'ii;, les
coupes saii,i(tales ou verlico-lransversales, montrent que récorcc cérébel-
leuse uK^sure à peu près I millimètre à 1 millimètre et demi et qu'elle
esl plus (''p;iisse au niveau des crêtes des lamelles, que dans la profon-
deur des sillons, (lelle dillV-rence licul >url(iul à ! iut'uale ('paisscur delà Son «■paisscur.
couche iuteiue ou granuleuse ci; , dont les éléments cellulaires em-
piètent sur la suhstance l)lan(die adjacenle, de telle sorte qu'au niveau
des crêtes des lanielles. il "^i iiialai^i' de recduuaiire iicllenieul la limite
entre la substance iirise et la sul)slauc(> blanche, landis qu'on IV'Iablil
facilement au voisinage du fond des sillons.
Nous étudierons successivement :
1" La coKchr infcrmédiaire on la couche des c(diules de Pnrkinje l'cP) ; «es trois .ouchcs.
2" La coHi/ie niolrcnlaire [cm;
*i" La concIie r/rajift/ruse (c^) ;
i" Les ///vyv'.s tvrniinnli's ([ui sarijoriseul dans ces couches.
Si nous dérogeons aux babil u<les prises de décrire les coucbes céré-
iiellcusesde dehors en dedans, cela tient à ce que les cellules de Purkinje
( (luslilut'iil un des éléments les plus importants de récorcc cérébelleuse et
(|u'ell(>s appartiennent aux trois couches : — à la couche moléculaire, par
leurs ranillicalious dendriticjues; à la couche intermédiaire , ^-ay leurs corps
( tdlulaiics; à la couche (jrauuleuse, par les collatérales de leur cylindre-
axe — et que la plupart des éléments cellulaires des couches moléculaire
et iiiauuleuse sont destinés à assurcM" les connexions soit des corps C(d-
692
ANATdMlK l)i:S CKMUKS NE M VEUX.
lulaires, soit] des ramifications dendritiques diin certain nombre de cel-
lules de Piirkinje.
Couclip intermc'--
"liaire.
Couche intermédiaire, coitrhr ^/es (jrandes cellules ou couche des
cellules de PurAi/iJe. — Les cellules de Purkinje découvertes en 1837, par
l'auteur dont elles portent le nom, appartiennent aux cellules les plus
différenciées du corps humain. Ce sont des éléments de très grande taille,
.^.^"^^
lamelle
ftç Uf
Vu;. 4.'>4. — Coupe sagillalc d'un lobuh» cerébrlloux do riiomme adullo. (Coloration
par la mélhode de Hosin.)
cf/, couche fi;ranuleusc ; cette couche, très épaisse au niveau des crêtes des lames et la-
melles, se réduit dans le fond des sillons à une mince bande de j,nMins stratiliés. — cm,
couche moléculaire d'c[)aisscur a peu près partout éf,'ale. — cP, couciie inlermédiairo o
couche des celhdes de l'urkinjc disposées en une seule rangée. — Shl, substance blanche
des lames et lobules cérébelleux.
L.'i cellule (le l'iir-
kiiijo.
Sos •limcnsions.
dont le corps est situé aux cunlins des couches moléculaire et granuleuse,
plus près toutefois de la première, dans laquelle les cellules de Purkinje
sont rangées par beaucoup d'auteurs.
Les co?'ps cellulftires, gIoi)uleux et aplatis à la forme d'uni» lentille,
sont disposés en une seule rangée régulière, plus serrés au niveau de la
créle des lamelles, plus espacés au fond des sillons. Ils mesurent 35 à
70 a en moyenne, (10 ;/. de longueur sur 30 a de largeur et '2'i à 30 ij.
d'épaisseur. Au niveau de la crête des hunelles, les corps cellulaires sont
ovalaires ou piriformes et placés en général verlicalenuMil ; (hms le fond
des sillons par contre, les corps cellulaires sont |>lus irréguliers, affectent
STHi c 11 lu: \:\ I r;\ 1 1 lu; m i;iim m kimi.I'Ii \ i.i:.
(.'.Ci
Ar^ tdtiiifs ni m;i,s>ii(' cl m i;i(|iii'| le. d s^nl iliii;;(''S |ilii-> mii tnoms nlili
i|lirliicill l'i^. 4.'»,'')).
I , lin |il(ii lie la nH'llliMli' dr Nissl |»riiiir| île di-cclrr dail^ li' coips ccl
FiG. 455. — I.es cellules de Purkiuje elles libres lermiuales de l;i couche granuleuse
du cervelet de l'iiomme. C.oupe sagittale, peipendiculaireau grand axe d'une lamelle
cérébelleuse. (M«'lIiodi' (!<> f.olgi.)
PJ, celliilf (le Purkinjc des crêtes des lamelles cérébelleuses. — Pj, s, cellule de l'urkinjc
(les fonds des sillons. Les arborisations en i)ois de cerf de ces cellules occupent toute la hau-
teur de la couche moléculaire. — c/y, cylindre-axe des cellules de Purkinje. — coll, collaté_
raies récurrentes du cylindre-axe des cellules de Purkinje. — es, cellule étoilée de la couche
moléculaire, dont les arborisations cylindre-axilcs concourent à former des nids péri-cellu-
iaires. — h/j, nid péri-cellulaire constitué en partie par les arborisations cylindre -axiles
d'une cellule étoilée de la couche moléculaire, en partie parles arborisations cylindre-axile
ou collatérale d'une libre terminale ^/Z;. — /'/, fibres terndnalcs de la substance blanche {Sur
s'arborisant dans la couche granuleuse. — as. ctdlub^ araignée on astrocytc de la substance
blanche.
0'»4 ANATO.MIK DKS CE.XTUES .NKI'.VEIX.
lulaii'o une disjjosilioii à la fois réticulée et librillaiie de la chiomatine
à la base de la crllulc. la chromatine présente une disposition réticulée;
au niveau du sommet et de l'origine de la dendrite, elle est striée ou
fibrillaire, autour du noyau elle forme plusieui's couches concentriques
Son noyau. très dcuses qui se prolongent en pointe dans la dendrite. Le noyau
est volumineux et sphérique ; il est parcouru par un délicat réseau de
chromatine et contient un nucléole arrondi, fortement réfringent, riche
en chromatine, et se colorant par conséquent intensivement par les
réactifs colorants. A l'encontre de la plupart des cellules nerveuses, la
cellule de Purkinje ne contient que de très rares granulations pigmen-
ta ires.
La cellule de Purkinje possède deux sortes de prolongements : des
prolon'jentcnls protop/asmirjucs; ou de/idri/ifjnes, clwn prolongement central
ou cijlindre-axile qui se détache de la base ou des parties latérales du corps
cellulaire, traverse la couche rouillée, granuleuse ou interne, et se con-
tinue avec une fibre à myéline de l'arbre de vie du cervelet.
Ses prolongements Dcndritcs. — Du pôlc périphérique ou supérieur de la cellule de
.ien<iritiriucs. Purkiuje se détachent une ou deux grosses branches dendritiques, de lo à
18 ;j. d'épaisseur. Elles affectent d'abord un trajet horizontal ou légèrement
ascendant, puis se divisent une ou deux fois dichotomiquement et donnent
naissance à une série de branches radiées, qui atteignent rextrème péri-
phérie de la couche moléculaire et émettent chemin faisant une infinité
de rameaux et ramuscules, qui se détachent à angle plus ou moins aigu et
ne s'anastomosent, ainsi que Golgi la montré, ni entre eux ni avec ceux
des arborisations voisines. Les grosses branches dendritiques sont en
général lisses; leurs rameaux et ramuscules sont par contre hérissés par
d'innombrables épines courtes, épaisses et équidistantes, implantées à
angle droit et dont l'extrémité libre est légèrement renflée ij^^ig. io(î). Ces
caractères les distinguent des épines longues et grêles qui recouvrent les
dcndrites des cellules pyramidales de l'écorct^ cérébi'ale. Rameaux et Wk
ramuscules se terminent i)ar des exli-émifés libres et épineuses dans les lljr;
iiso.-.upent loulo différentes hauteurs de la couche moléculaire; queh[ues-uus se terminent Hli
l-lucï'moLculaire'! au voisiuagc du corps cellulaires d'autres atteignent l'exlrèaie périphérie
de l'écorci^ cérébelleuse; quelques-uns se recourbent à ce niveau cl
affectent un court trajet hori/ontal. Ainsi se trouve constituée une vaste
arborisation protoplasmique extrêmement riche et éf(Mulue, dite arhnri-
8 arborisont en bois satioii Cil bo'is dc co'f, qui mcsurc souvent 0""".7 à ()""", 8 de diamètre et
''•"■'"'''' qui occupe chez l'adulte toute l'épaisseur de la couche muléculaire
(Fig. 4oo et 4. ')()).
Chez l'embryon, cette arborisaliou deudriticpu' se déveh^ppe lente-
ment, elle atteint à peine chez le nouveau-né la partie moyenne de la
couciie moléculaire; elle se trouve recouveile par la couche de cellules
embryonnaires de Vignal (|ui diuiiiiue peu à peu à niesun» que le sujet
grandit.
L\irborisali(iii en bols de (cvf dc ht crllulc d' l*i(rl,inj(' csl orifiilcc dans
i;i { Il m; i;t ti;\ i i iu. im iiikim ui.ncki'ii \ i.i:.
(')',*:•
le i)/tin v^/7///'//. <'('sl-;i-ilirc ihni- un |il:iii ■-I iiihiiii'ii I |)('i|H'iiili(iil;iicc an «t Nont <>riontû»<
',,,,,, !'• l'I.in «laifiital.
içriin(l;i\i' "I"' l;> liiinclli-
c'i-clii'lli'lisc : l'Ile l'-l
;i|»l;ilir à l;i linnn ilUn
.iiliii' IrnilitT m c-^jni
lier, cl il ic-nllc (le
I l'Ile cniicn^i' (lisjKisi-
Ih.ii. si;^ii;il('T (raliiiMJ
|.;ir Slii'(l;i, l'iii- |i;ii'
l)l)ci'>l('incr . Ilciili'.
hcni^xMiki'. KnliliT.
(lol^i (>1 snricnl |i;m-
KaiHon y Ciiijal. i\nv
rarltorisalioiisoIrDiivc
rhilrr ■>\W le- lou/tf's
-(KlilUlIrs, j>('i[)('inlifll-
laires à la dircclion de
la lamelle i P'iti. i-)') ol
lall) ol qu't'llf csl Kfw
lie champ ou de profil
sur los coupes rrrticn-
Iraiisrrrsdlcs. ou hori-
zduldli-s (Kiji'. i->~ , ([ui
^('(liouuoul los lauiol-
loscérébellousos paral-
lèloinont à leur lirand
uxo.
Cl/Utlilrr-d.i r. — Le
prolongomout 'i/Hii-
dre-(irile ou cmlntL
figuré par v. Ivolliker,
Deiters, Koschewni-
koff, a otô l»iou doc l' il
parGolgi. 11 nait par un
cône d'origine du polo
inférieur ou baso de
la cellule de Purkinjc,
s'entoure presque im-
médiatemonl d'uuo
gaine do myéline i Do-
nissenko), traverse en
ligne droite ou légèro-
ment courbe la couclio
granuleuse ou intoriu', puis entre dans lu constitution de la substance
blanche des lames et lamelles cérébelleuses
iiiiiit
l'"io. 4.")6. — Cellule de Piirkinje et libres de tiert;mann de ^'^^ prolongement
II' ' '1 11 1 111 /-. -.11 cvlindrc-axile.
1 eooi'ceceiebelleusf de 1 liomine. —Coupe sagittale, per-
pendiculaire au grand axe d'une lamelle cérébelleuse.
(Méthode de (iolgi.)
Py, cellule de Purkinjc d'une crête de circonvolution. — c//,
son cylindre-axe avec implantation latérale. — coll. ses ool-
latcralcs récurrentes. — ce, cellule t'inpanachée de la couche
lïranuleusc. dont les prolongements disposés en branches
de candélabre traversent la couche moléculaire, en formant
los libres de Meri.MU.nim fil .
vclet
696 ANAÏOMIK DKS CE.NTllKS NKRVEUX.
Ses coiiaiéiaics. Duns soii li'ajct à tiavcis la couche jiraïuileuse, le eyliiidre-axe présente
quelques étranglements annulaires et émet deux ou trois collatérales
récurrentes découvertes par Tiolgi, bien décrites par Cajal, Uetzius,
V. Kolliker, etc. Elles se dirigent vers la couche moléculaire, se divisent
une ou deux fois dicholomiquement, puis s'arborisent en partie dans la
couche interne, en partie dans les régions inférieures de la couche molé-
culaire, puis se terminent librement autour des corps et des dendrites des
cellules de Puikinje voisines (Fig. ioo et ioG).
Couche interno Couche interne. — Comparée à la couche granuleuse interne delà
rétine, la couche interne, couche (/ranuleuse (Gerlach), couche des grain*
ou couche rouillée àe v. Kolliker, se présente sur les coupes colorées au
carmin (Fig. 4o4), sous l'aspect d'un amas serré de grains polyédriques
fortement teintés par le carmin. Cette couche présente, ainsi que nous
l'avons vu plus haut, une épaisseur qui varie suivant qu'on considère
le fond des sillons ou la crête des circonvolutions; elle est en outre mal
délimitée de la substance blanche sous-jacento, dans laquelle on ren-
contre constamment un nombre plus ou moins considérable de grains
disséminés ou égarés,
grains -lu ccr- Golgi a démoutré le premier la nature nerveuse des grains. Cajal, dont
les recherches furent confirmées par v. Kolliker, V. Gchuchlen, Het-
zius, etc., découvrit la façon dont se comportent les prolongements proto-
plasmiques et cylindre-axiles de ces petites cellules, qui constituent des
éléments propres, caracléristi(jues de l'écorce du cervelet, et qu'on ne
rencontre dans aucune autre région du névraxe.
Les grains (Fig. 457) représentent de petites cellules nerveuses,
ai'i'ondies ou anguleuses, de (i à 10 i;., formées d'un gros noyau sphé-
rique contenant souvent un nucléole et entouré d'une très mince enve-
Loiirsarborisations loppc protophismiquc. Chaquc grain émet 3 à 5 ou ti dendrites courtes,
,(!ps ej)aisses et lisses, qui se terminent par une courte arborisation avortée,
digitiforme ou étoilée, qui entoure le cor[)s des grains voisins (Cajal).
i..-ms ionf.^s et gn- Lc cyli nd l'c-axc est long et très grêle; il se détache d'une dendi'ile. plus
les .nim.jn saxes, rarement d'un corps cellulaire, se jjorle verticalenuMil en haut soit direc-
tement, soit après un trajet plus ou moins ol)li(|ue. puis j)ênètre dans la
couche moléculaire et s'y bifurcjue en l'en donnant naissance à deux bran-
ches longitudinales, légèrement onduleuses, qui se portent en sens opposé et
qui croisent et s'entrelacent avec les épines des cellules de Purkinje (Cajal .
Elles n'émettent dans leur long trajet qui peut attcMudre 0""",8 à 1 niilli-
mètr(;, aucune collatérale et se terminent non par un(^ arborisation, mais
par un petit bouton ou reullemeut protoplasnii(jue. ou par une (extrémité
(d'Iih'c; (jui se recourbe et jxMit péuc'lrei' dans la couclie interne ou granuleuse
((]ajal, i{elziusi. Ces libres longitudinales, (>\trêmeiueut fines et gêiu'ra-
lemeiit vai'i(|ueuses, sont très nombreuses ; elles occupent toute la liauteur
11- i..riiieiii les n ,|(. |;| eouehe moléculaire à huiuelle (dles impriment un aspect siriê spé-
lires |.iii:illclns <lc la . ' ' ' . .
coiiri,,. i„oi.>.u)aire. cial, cl portcut dcpuis Cajal le nom {{a fibres parallèles. Leur direction est
SI i;i Cl I i!i: I T Ti:\ïi i;i: i»i kikim iii;n<;i;i'Ii \i,i;.
(IIJT
t'Il clli'l |i.ii;il lil.' ;\ii -IMiul ;i\r ilr l;i l;i iiirl le cnr |ic| Ini ~r r| |i;ir (mii -^rMl iii-il I
|t('r|>tMi(li(ii l;i 1 1 !• .iii\ ;irln)iisiili(iii> >;i;^il l;ilr-> des ('clliilc^ de l'iii'kiii|r.
Il rc-iillc (le (l'Ile (lis|>()sili(tii (|iir. sur les colllics Siij^i Milles |»cr|»('lliliiil-
iairt's au uiainl :i\c tic^ rii<(iii\(ihil mus (•('•rcln-llcii^rs, 1rs lihrrs [i;ii;illi'|cs
se |)i'('s('iilriil --(Mis I iis|H'(l iriiii lin |Hiiiilillc. i|ui ()ccii|ic hiulc hi liaulriir
»lr la (•(Uicltc moicciilair»'. alurs <|U(' les ailtuiisal ions dc^ (•(•Mules (|(; |*ui-
kiiijc sont elalees. laiidis (|ue sur les roiipcs vcrlico-l rans\ eisales, |»aral-
IMes au uraiid ave des circdUN olul ioUs. Ie> a rlnui-^al iolis des crdlulcs
de l'urkiii je sonl \ ues de (diaïup dU de pndil i \'"\'j:. Ï'M , (il (jM(; les liltrcs
Fk;. i'61. — Los grains du C(;iv('let, les libres iiarallt'ies de la couclie moléculaire et
les cellules de Purkinje vues de champ. — Coupe longiludinale (parallèle à son grand
axe) d'une lamelle cérébelleuse. (Méthode de Golgi.) — Figure demi-schématiiiue
d'après Cajal (1893).
-■1, couflic iiidlc'.'vilaire. — />'. (:mn;lic ;^r;iiuiluiise. — C, sul)strin(lie lilani^lio. — Clia(|ue
grain t-niet un cyliiuJre-axe ascendant, qui se bifurque [b] dans la couclie moléculaire, et
donne naissance à une fibre parallèle. — e, extré-mité ^'ranuleuse terminale des fibres
parallèles. — (/.cellule de Purkinje, vue de champ. — /". cyliiuirc-axe (rune cellide de Pur-
kinje.
parallèles se Uouvciil soclionnées parallèlcincnl à leur diroclion. Sur ces
deux sortes de coupes, la partie vei-ticale ou ascondanle du cylindre-axe
est toujours visible et sectionné(> parallideineiil à son axe.
Outre ces grains si caractérisli(|ues de lécorce cérrhellouse. la couche
interne conlient encore un certain nombre de cellules volumineuses et
multipolaires, découveft(>s et ligurées i)ar Goljiidont les recherches ont été
confirmées i)ar Cajal, v. l\(dlik(M', v. Geliucliten. Heizius. Azoulay, etc.
Ce sont des cellules à cylindre-axe court ou cellules du type II de Golgi, Les grandes cci-
qiii mesurent 30 à iO ;;. et dont quelques-unes atteignent les dimensions l"ôîgi ïe ï' oucilo
colossales des cellules de Purkinje. v. Kolliker les désigne sous le nom de '"»<^'"«-
grandes cellules fjranuleu.scs (grosse Kornerzellen), Retzius sous celui de
cellules lie Golgi i\G l'écorce cérébelleuse. On les trouve disséminées dans
toute la hauteur Ao la couclie ui-anuleuse interne, voire même dans la
G08 ANATOMIi: DES CEXTHES XERVEIX.
couche intcrmédiairo. aux confins de la zone moléculaire où elles se dis-
posent, en particulier chez le chat, soit au-dessous, soit entre les cellules
de Purkinje, en une rangée presque aussi serrée que celle de ces der-
nières '^Fig. 'i'')8).
Le cylindre-axe est court et se résout en une arborisation complexe,
dune étendue extrême, qui occupe toute la hauteur de la couche gra-
nuleuse et peut être suivie jusque dans la substance blanche. Les ramili-
cations cylindrcs-axiles entourent les grains d'un feutrage si dense et si
inexlricable, qu'il est impossible de suivre le trajet des ramuscules et
que, sur les coupes un peu épaisses traitées suivant la méthode de Golgi,
la couche granuleuse paraît presque complètement colorée en noir
(v. Gehuchten, Retzius).
Les prolongements protoplasmiques, au nombre de 3 à 6, se dirigent
vers la zone moléculaire et s'y ramifient très irrégulièrement sur de grandes
étendues ; quelques dendrites traversent la couche granuleuse, puis pénètrent
de chaque côté dans la couche moléculaire adjacente (Retzius) (Fig. iriS).
D'autres dendrites se coudent après avoir traversé la couche moléculaire,
deviennent horizontales, puis fournissent des ramuscules descendants et
ascendants extrêmement grêles, à peine épineux et d'aspect cylindre-
axile; les cellules auxquelles appartiennent ces dendrites ont été décrites
par Azoulay, sous le nom de cellules éloilées à prolongements protoplas-
mifjues en saule pleureur .
Falcone en 1893, et Cajal en 4895, ont décrit, chez la souris et le chat
nouveau-né, dans la couche granuleuse et dans la substance blanche, de
volumineuses cellules éloilées qui envoient leur cylindre-axe dans la sub-
stance blanche et leurs dendrites dans la couche moléculaire. Ces cellules
très rares, et qui n'ont encore été constatées que chez de jeunes animaux,
sont aussi volumineuses que les cellules de Purkinje. Elles sont trian-
gulaires, fusiformes ou éloilées, situées aux confins de la substance blanche
(cellules marginales de Cajal), ou dans l'épaisseur de celle-ci (cellules
interstitielles). Les dendrites sont épaisses, se détachent des pôles du corps
cellulaire et sont en général parallèles au grand axe delà lamelle; 2 à
3 dendrites se portent dans la couche moléculaire el s'y arborisent. Quant
au cylindre-axe, il n'abandonne pas de collatérales, pénètre dans la sub-
stance blanche, et a pu être suivi dans un cas par Cajal jusqu'au voisinage
du noyau dentelé et du noyau du toit, où il se divisait à angle aigu et se
perdait dans le feuti'age de fibres qui entoure ces noyaux.
i,:Mo.iri,o extern... Couche exteme ou moléculaire (couche grise ib' v. Ivdliker,
C(ju(;he finement gi'enue, couclie granuleuse externe, conclu' superficielle).
— Cette couche, très régulière et d'épaisseur à })eu près égale, nu'sure de
()""".!.'■) à ()""", l)i. Elle renferme, outre l(>s fibres parallèles et les arborisa-
tions à dirccliou sagittale des cellules de Purkinje (i"'ig. '«57 et 459), un
certain nombre de cellules propres, autochtones, multipolaires et éloi-
lées, de grandeur variable, décrites par Golgi et par Cajal. Les unes, petites
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TOO ANATOMIE DES CE.NTUES NERVEUX.
ramifiés cl viii cylimlre-axe fin, dont le trajet et le mode de terminaison
sont encore mal connus.
Les (.'rau.ics ciiiu- Les fjraïuh's cellules étoilécs (grosse Rindenzellen. Korbzellen de v. Kôl-
'!i^T?c!luUirÔi'^^."u'l- liker) siègent de préférence dans la partie profonde de la zone molécu-
i.is parleurs ari)o- lairo mcsurcnt 10 à 12 a chez l'homme [\. Kolliker) et sont en général
risatioiis rvlin'lrc- i ' • i i- i • i j
axiies. ■ orientées dans le plan sagittal, perpendiculairement au grand axe des
lamelles Fig. ioo et io9). comme les cellules de Purkinje. Les dendrites
naissent de la partie supérieure de la cellule et atteignent en se ramifiant
la périphérie de la couche moléculaire. Le cylindre-axe se comporte d'une
façon toute spéciale, bien décrite par Cajal. Mince et grêle à son origine
au niveau du corps cellulaire, il s'épaissit rapidement, triple de volume
et peut atteindre souvent 2 a (v. Kolliker). Sa direction est sagittale,
comme Golgi et Cajal l'ont montré, et sur les coupes qui montrent les
arborisations des cellules de Purkinje étalées, il se trouve par conséquent
sectionné suivant sa longueur. 11 longe la partie supérieure des corps
des cellules de Purkinje, atteint souvent chez l'homme 0""",0o de longueur
et abandonne, chemin faisant, ainsi que Cajal l'a découvert, 3, 5, G collaté-
rales descendantes, parfois même davantage ; ces dernières se détachent à
angle droit, émettent quelques ramuscules, puis s'arborisent en un fais-
ceau terminal et libre, qui enveloppe le corps des cellules de Purkinje à
la façon d'une corbeille, d'un panier tressé (v. Kolliker), ou d'un nid
péricellulaire suivant l'expression de Cajal [b, d, Fig. 4o9).
Le nombre de ces collatérales descendantes est en général propor-
tionnel au nombre des cellules de Purkinje, elles sont par conséquent plus
i"ares au fond des sillons où les cellules de Purkinje sont plus écartées. 11
est à remarquer, en outre, que plusieurs collatérales descendantes, appar-
tenant à une seule ou à plusieurs grandes cellules éloilées, concourent à la
fui'ination d'un seul nid péricellulaire. Outre les collatérales descendantes,
le cylindre-axe émet quelques rares collatérales ascendantes qui se por-
tent vers la périphérie de la couche moléculaire où elles s'arborisent libre-
ment (Fig. 459). Cajal (1895) a signalé enlin dans la couche moléculaire,
des fibres en anse dont l'origine et la terminaison sont encore inconnues.
riciiicril.
sysf.-Tiio .lo sont.- Si/stème de soiilènenient. — IS'evrof/lie. — 1^'écorce cérébelleuse est
dépourvue d'une couche de névrogli<' sous-pie-mérienne et occupe de ce
clief une place à part dans le système nerveux central. Elle constitue en
elfel — ainsi <|ue Colgi l'a signalé en 1871 et (|ue Weigei't l'a conlirmé
Ai.sc.Ko à rétat en 1890 — la s(!ule exception à la loi générale, qui veut ([ue toute la surface
iiurriial «l'une couche !<•• i' • l ii' l'i*
.i.vrot.'ii<iuo sr.us- extérieure du nevraxe soit recouverte d une couche nevrogiique sous-pie-
i.ie-m.ripmic. iiK'rienne j)lus ou moins dense. On voit toutefois cette couche apparaître
dans des cas pathologiques, au cours de la i)aralysie générale progressive
ou d(^ la sclérose en plaques.
Dans l'épaisseur de l'écorce cérébelleuse, il existe un cerlain nombre
de cellules névrogliques spéciales, dites cellules enipunachées de Cajal
(ce, Fig. to(j), dont les corps siègent dans la partie supérieure de la couche
STiiic.i'l'iti: i:i' il \ I I i; I hi luin \i i;i', \(.i.i>ii \ i,i.
:oi
urMiiiilt'ii^c ri ilniil li'^ |ir()l(iii};('iiu'iils liii\ rornl i;i(li;iii<'iiiciil lii coiiclic u n.-iiiii« m^vr.!
I • . Il/'/ /■> / i> I • ■(• !• I uli'in'' i"iri|>;iriar|ir»o
miilcciil.iiii' cil Iniin.Mil les /////TV r///r\ dr hn'(/iiianii . L;i si;:mli(;il ion de ,., |„^ rti.r.-. i ■ n.rL-
(M>s liluf-, <l(Tii|("S |.,ir Hrl/iiis ri |\ry en IST.'l ri |.;ir \\. Scliiill/r, ii'.-s| ""»""
bien (•oiiiiiii' (|iir ili'|iiii> rriii|iliii di' |,i iiii'IlKHJr de (iol^i. (iolj^i, ni JHH.'i,
FiG, 4oy. — Les éléments conslilutils de l'étorce cérébelleuse vus sur une coupe
demi-schématique, perpendiculaire au grand axe d'une lamelle cérébelleuse de
mammifère. (D'après Cajal, 1893.)
A, couche moléculaire. — B, couche f,M'anuleuse. — C, substance l)lan(iie de la lamelle
cérébelleuse. — a, cellule de Purkinjc vue de face. — o, collatérale récurrente du cylindre-
axe de la cellule de Purkinje. — b, petites cellules étoilées de la couche moléculaire. —
d, nid péricellulaire péripurkinjien, formé par les arborisations terminales descendantes
des cylindres-axes des petites cellules étoilées de la couche moléculaire. — ■ e, cellule étoilée
superticielle. — .7, grain avec son cylindre-axe ascendant qui se bifurque en t. — h. fibres
moussues. — 7, cellule névrogli(pie empanachée. — h, fibres grimpantes. — ne. cellule
névroglitpie de la zone des grains. — /', grande cellule isolée du type 11 de Gokd. de li
couche granuleuse.
monlni que les libres de Bergmaiin provenaient d'iiii eorps cellulaire
situé (^n dedans de la couche moléculaire, el ili'crivil la l"ornu> éloil('e
des cellules névroj^liques de la substance blanche. Depuis, Ilanion y (lajal,
V. (liduichten, v. Kôlliker. llel/ins, se sont occupés de la (juestioii. Les
cellules, donnant naissance aux fibres de Herp,niann, paraissent être parti-
culièrement nombreuses sur les coupes traitées^ suivant la méthode de
T02 ANATO.MIE DKS CENTRES NERVEI X.
(îolgi; leur corps est irrégiilior, de volumc"'grand ou moyeu, et pourvu
de nombreux prolongements, dont les uns, très courts, se rendent dans la
couche granuleuse, et dont les autres, beaucoup plus longs ifB, Fig. ioG),
se comportent d'une façon spéciale et caractéristique. Minces et lisses en
général, ces prolongements, au nombre de 8 à 15, se détachent du pôle
périphérique de la cellule, s'écartent les uns des autres à la façon des
branches d'un candélabre, puis passent entre les corps des cellules de
Purkinje, traversent radiaiieinent toute l'épaisseur de la zone moléculaire
et s'insèrent à la pie-mère par un petit renflement conique ou piriforme,
décrit il y a déjà longtemps par Deiters et E. Schultze.
Sur les coupes traitées suivant la nouvelle méthode de Weigert pour
la coloration de la névroglie, on ne constate que de très rares fibres
névrogliques transversales dans la couche moléculaire. Les fibres de Berg-
mann et les fibres névrogliques paraissent être beaucoup plus rares chez
les individus jeunes, que chez les gens âgés. Elles traversent radiairement
la zone moléculaire, éloignées les unes des autres d'une distance de 0'"'",01
et vont se perdre au voisinage des cellules de Purkinje. Le renflement
conique périphérique n'est pas appréciable par cette méthode. Elles sont
très abondantes dans la paralysie générale progressive et dans la sclérose
en plaques (Weigert) et dans ces cas, les fibres névrogliques transversales
entourent les cellules de Purkinje de véritable paniers névrogliques.
Dans la couche granuleuse, on ne constate à l'aide de la méthode de
Les ..ciiuies arai- Wcigcrt aucunc fibrc névroglique. Dans la substance hhinchr, par contre,
Manchl-'!''^^"'^'*"^° '^ existe un feutrage nécroqiique très dense et de nombreuses cellules
araignées [astrocytes) (as, Fig. 455) dont les prolongements fort nombreux
sont fins, lisses, souvent fort étendus et en général parallèles à la direction
de la fibre nerveuse. Ce sont là, du reste, des cai'aclères communs à la
névroglie de toute substance blanche.
i,cs libres à niyc- Fibres de l'écorce cérébelleuse. — Lorsqu'on examine une coupe
iinc .In iceorco ce- transversale dniu' lanielh^ cérébelknise colorée à l'aide de la méthode
rr-bcllciiso.
de W eigert-Pal, on constate que la couche mol/'culairn ne contient que peu
de Mbrcs à myéline. I']lle est dépourvue de cette couche de fibres tangen-
tielles superfici(dle, si caractéristi([ue de l'écorce cérébrale, et ne présente
(|uedes fibres radiaires et longitudinales, c'est-à-dire parallèles au grand
axe de la lamelle, (les libres excessivement lines sont surloul abondanles
au voisinage des cellules de Puikinje, c'(^sl-à-dii'e au niveau du (juarl
ou du cin((uième interne de la couche nioicculairi*. Lo lil)i(>s radiées
passent enire le corps des celhiles de Pui'kinje, puis se coudent et entrent,
comme nous le verrons plus loin, dans le feuli-age des fibres transver-
sales situées au-dessous des corps des cellules de Purkinje.
ixjiir pémirie iiaiis Lcs libres longitudiîwles se présentenl sur les coupi's transversales
la i-ouclio iiiol'''cii- ,, ,1' (• • l'ii ' -1 I I I I I •„
lairo. sous I aspect d un lin pointillé, (jui entoure le corps et tes tiranclies prin-
cipales de la dendrile des cellules de Purkinje. Les coupes parallèles au
gi'find axe de l:i binielle cér(''b(dleuse les :>ectioniieiit piii allèleinent à leur
V NU •: 1 1 Kl'. i;r iiaiiui: hl iuki.m i;i,.m,i,i'|| a m,. -*y.\
ilirciliou, r| il ("si |)|'ii|);i lili- (|i|r n-^ liliics et ir|-rs|i(tmlrii I . ((iniim' I .'liIllH'l
V. KiillikiT. ;ill\ lil>n's |t;ii;i llcics de (;;i|;il, c'csl -ii-(l i rc ;mi\ liliir^ iir|\ ciiscs
(II'-, liiailis il II ri'is l'Ii'i .
Si Ir (|ii;irl iiii Ir ci iii|iiii'Mni> i iili'iiii' dr hi ('(iiiciic inoirM-iilairc (■(Miln-ni
(le nomiiifii^r^ liluc-- i\ iiiNt'IJur. les linis (|ii;irls cvlcriics n'en muiI, IoiiIc-
Inis pas ('(»iii|i|r|i'mt'iil iIi'|miiii\ ii-.. Sur ilr liniinr-. |ir(''|iaial imi^ lr'ail(''f's
siii\aiil les m(''lli(>(l('S (le \\ Cij^frl (iii de l'ai, il ii V-l |ia^ i air d'y rciicoiilrrr
Mii(d(|iii's I•aI•(•-^ Hlii'cs radji'-cs o\\ loii^il iidi iia Ir^ dniil I iiili'r|»r<'lalioii ol
assez, dinicilc. Il es! iK'aiimoiiis pridialdr iiurlIi-N a|i|»arl irniiriil ru |)arlii'
aii\ fihrrs imnillr/rs \\i' (lajal. cuminc li'> lilin's des par^lics iiili'i'iic^ de la
coiHdit' m»d(''ciilain'.
I.a rourlii' iirunnlcil^c cnlllicill de inuil lircu-.rs liltrcs à lOVidillc l'Jic I>-"r at«oiidan':o
I , 1 , 1 I ri 1 'laiis la couche (.'ra-
c-l lia\ crsci" y\.\\\^ loiilc sa liaud'iir ywv un diMix' /ciilrfKjc de lihrcîs et nalcuse.
pi'csiMilc à sa limilc su|)(''ri('iii'(', aii-dcssoiis du corps des (-(dlulcs de, Piir-
kinjc, une ci»U( lu* assez («paisse de ilNres à mvéliiie à direci ion Iransrersalc.
Sur les c(iii|)es prrpeudiciilaiies an urand axe de la lamelle, ]o<, fibres
transrri'sd/rs .s()ns-pHr/,/iiJlf'ii/i>-\ se li-()iiveiit sectionnéos |)arailclenienl à i,« icutrage sous-
I l'i' I l'i I "l'i" ii-i i>urkiniien à (lircc-
leiir «lireclioii: sur les coupes verlico-triinsvcrsales, c csl-u-dire parallèles ,jon transversale.
au grand axe de la lamelle, elles se présentent sous l'aspect d'un lin poin-
lilh' 1res ahoiidaiil. >ihu'' au-dessous des corps des (^dlnlos de Purkinje el
an-dessous des liltres hnigilndinales de la coiiclie moléculaire qui croisent
leur dir(MMion. Les coupes langenles à la surface de la circonvolution
ni;)nlreii[ (|u"il ne s"ai;il pas ici d'une couche de lihres conliniie. mai», dune
sorte d(> feuli'age de i;ros l'asclcules transversaux, rcdii's par dVdroils ponts
de lihres à direclion |)lus ou moins ohlique.
Cette coiulic (le fihrrs Iraiisri-ystilcs soHs-jnirl.injiriuir reçoit les lihres
radiées de la couche moléculaire ([ui se coudent en l'ahoi'dant. De sa
partie inférieure se détachent de nonihi'euses libres à myéline, rectilignes
ou plus ou moins obliques, qui traversent la couche granuleuse, s'enche-
vêtrent el s'enire-croisent les unes avec les autres en formant un feutrage
(>xtrèniemenl dense, bien décrit par v. Kolliker, qui s'étend jusqu'à la
sul)stance hlancln^ sous-corticale et dont les mailles sont occupées par les
grains et les cid Iules du type II de (lolgi. \a\ disposition plexiforme est
])ai'licnlièrement accust'e au niveau de la ci-èle (1(> la circonvolution: elle
fait défaut dans le fond du sillon; ici la couche granuleuse est sillonnée
de fibres obliques ou arquées qui se rélléchissent sur la face latérale de
la lamelle voisine, et i-eprésentent de véritables fibres (T association intra- lcs libres .tasso-
corlicale tout à fait analogues aux libres courtes d'association intracorli- a,uî"i"!u^^^^^^^^^
cales ou libres en L' de Meynert, que nous avons décrites dans les couches
profondes de l'écorce des sillons cérél)raux Voy. I- I. p- 748).
Les libres à myéline que nous vcmious d'i'tudier, représentent les libres i.«-s libres centri-
-.».-.!. ■ i' Il l'i I • ^ I I • 1 II'- - 'I I I luiros lie lécori'o
centriiuges et les lihres centri[)eles ou lerminales de I ecorct^ cerelxdleuse. ,-crébciieuse sont
()r. de toutes les cellules de l'écorce cérébelleuse, la cellule de Purkinie '""tes 'i'«ri&i'H^ pur-
J kinjicnne.
seule envoie son cylindre-axe dans la substance blanche. Les libres cen-
trifuges de l'écorce cérébelleuse sont donc toutes d'origine purkinjienne.
704 AXATO.MIE DES CENTRES NERVEUX. .
Toutes les autres cellules de l'écorce cérébelleuse représentent en effet
des cellules autochtones ou cellules dassociation, dont les cylindres-axes
assurent les connexions entre deux territoiies corticaux plus ou moins
voisins ou superposés. Dans cette catégorie de cellules rentrent : l** les
grains dont les cylindres-axes constituent les fibres parallèles: 2° les cel-
lules rtoilées de la couche moléculaire dont les cylindres-axes entourent
les corps des cellules de Purkinje de corbeilles terminales; 3° les cellules
du ti/pe II de Golgi de la zone granuleuse. D'après Cajal, les cylindres-
axes de ces difTércntes variétés de cellules seraient dépourvus d'une gaine
de myéline, et par conséquent ne seraient pas décelables sur les prépa-
rations traitées par la méthode de AYeigert; il en serait de môme deS^
collatérales des cylindres-axes des cellules de Purkinje. Pour v. Kolliker
à l'opinion duquel nous nous rallions, les cylindres-axes des grains et
les collatérales des cylindres-axes des cellules de Purkinje seraient recou-
verts d'une gaine de myéline, et concourraient à former les fibres radiées
et les libres longitudinales de la zone moléculaire.
Les fibres termi- Lcs fibrcs ccutripètes OU terminales concourent avec les cylindres-axes
naiosou centripètes, j^^ cellulcs dc Purkiujc ct la branclic ascendante des grains, à la forma-
tion du feutrage de la couche granuleuse. Ces fibres terminales ont été
découvertes par Cajal à l'aide de la méthode de Golgi : les unes, fibres
moussues, s'arborisent dans la couche granuleuse; les autres, fibres grim-
paulrs, sont destinées à la couche moléculaire et s'enroulent à la ma-
nière d'une liane autour des arborisations dendritiqucs des cellules de
Purkinje. Les arborisations terminales des fibres centripètes sont toutes
dépourvues du revêtement myélinique.
Fibres grimpantes. Lcs fibrcs grimpantes sont des fibres épaisses, qui traversent la zone
granuleuse et la zone intermédiaire en décrivant un trajet plus ou moins
llexueux. Arrivées au niveau du corps des cellules de Purkinje, elles
Les nids périceiiu- abandonnent à celui-ci une ramification étoilée, qui l'entoure d'un véri-
table nid péricellulaire; puis, elles se prolongent sur les ramifications de
premier et deuxième ordre des dendrites des cellules de Purkinje, les en-
lacent comme une liane et se terminent par une arborisation variqueuse
et plexiforme étendue (Cajal, Kolliker, Uetzius) (Fig. iè>9 et i(>0). Les libres
grimpantes sont aussi nombreuses que les cellules de Purkinje et leur
développement s'effectue parallèlement à <elui des panaches protoplas-
miques de ces cellules (Manouélian).
Fibres moussues. Lcs fibrcs moî/,s.s7/^5 (fibras luusgosas de Cajal, Moosfasern de v. Kolliker)
s'arborisent dans la couche granuleuse et prés(>nlenl de dislance en dis-
tance des épaississements noueux, hérissés de courtes expansions diver-
gentes, en forme de rosace et rappelant d'après l'expression de Cajal la
mousse qui recouvre les arbres. Elles sont en tous points comparables aux
fibres moussues des grainsde la circonvolution godronnée(Fig. lid'l, p. 72iS,
T. I'''). Les arborisations terminales des libres moussues, au nombre de
20 à 30, ocf'upent de grandes étendues, s'effilent dans la région des cellules
(le Purkinje ct se prolongent en parlie dans la couche moh'culaire. D'après
laircs
siin(HUK Kl ii;\rir.i: i>i i;iinMi:i;N<;i;i'ii ai.k. "<•;■'
s Kollikcr, I.- Iil»iv^ muii-il.'^. .|mc Imi „r iniruiilivi;.!! (jiir rlir/. I(!S
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embryons, (.'hoz les jeunes animaux ou les jeunes entants, ne seraient
706 ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
Ces deux variéK's pi'ohubloniont qu'iui (les stades de développement des fibres terminales
•le Hi.res icpréscn- • ^ j ^^tij^im^i. lihuiclio. traversent la couche granuleuse pour s'arbo-
tfiit peut-('tre deux H" • ni -i
stades do d.veiop- boriser daus la couche moléculaire : libres moussues, hbres étoilées ou à
minaiëV.''^^'''''*^'''^'" uîd péricellulaire, fibres grimpantes, appartiendraient ainsi à une seule et
même catégorie de fibres, aux fibres terminales de l'écorce cérébelleuse.
.Struclm-c do l'olive
2" Structure des noyaux gris centraux. — \.'o/ire cvrôbcllcme
roroi.oiieiise. ^^ ^^^ novaux accessoii'es : le bouchon et le noyau sphrn'r/uc, contiennent
de nombreuses cellules penicillées de taille moyenne (18 à 36 u.), irré-
gulièrement disséminées sur 0 à 10
rangées dans la largeur de la lame
festonnée. Du corps globuleux ou
irrégulier de ces cellules, se déta-
chent en un point assez rapproché,
2 à T) ou 7 dendriles divergentes qui
i.ospotitesceiiuies Oc / \\ W ^^ diviscut dicliotomiquemcnt et
'"^"'^' '" ^ \ \v_\\ sont en général orientées vers la toi-
son,mais ne dépassent pas les limites
de la lame festonnée. Cette dispo-
sition est surtout manifeste sur les
cellules qui occupent les bords de la
lame festonnée du corps dentelé.
Sur les cellules plus centrales, la
forme globuleuse du corps cellu-
\ laire et le mode d'émergence des
"^ ,^ dendrites sont moins évidents, ce
qui tient peut-être à ce que ces cel-
lules sont vues par leur surface. Le
1-1,;. 401. -Cellules de l'olive cérébelleuse cvUndre-axe est fin. se détache du
du fœtus humain de six mois. (Méthode ' ni- . . ^ ' i
, ,. , . ^ corps cellulaire et ne peut generale-
de Golgi.) • . . I s
r,. ,..i:„-i,.« ..v„ r,,,. ii i i „ lueul ètrc SUIVI quc sur une courte
I ,7, cylinurc-i'i\e d iinr (■clliile du iorp> i
dentelé. — fec, feutrage extraciliaire. —/ïc. (listaïU'C.
[cM.trage intraciliaire. - oc, olive cénM.rl- ^,,,^^^ ^^^, j.^.,,,^ humaiu, UOllS
avons VU ces cyliudres-axes. un peu
llexueux. se diriger vers la substance blanche iutraciliaire, s'y couder et
se continuer avec une Hbre de la région iFig. i(>l); mais nous n'avons
jamais pu les suivre ni dans le pédoncule cérébelleux supérieur aucjuel
ils appartiennent vraisemblablement, ni même jus(ju'au bile de l'olive.
I^a chose n'a rien qui doive étonner, étant donné le trajet oblique et l'ex-
trême intrication des libres de la substance blanche iutraciliaire. très
manifestes sur les coupes sériées, colorées suivant les procédés de \\ Ci-
gerlou de Pal. jCoupes H5 à H7 Kig. '.2S à 4:?0) et Coupes C3 à
C6 (Fig. ï'M h '(;:J7j.|
Les cellules nerveuses ()ccu|)enl les mailles d'un feutrage de librillcs
excessivement dense formé |)ar des fibrilles n(''vr()gli([ues. de nombreuses
STliMliiii, 1,1 iixrilU'. m iiiMiMi;i;\(;i;i'ii M.l':.
707
liliiT-- ;i inyi'lini' ri |i;ir Ic^ ;iil)iiii~~;il loiis 1res iicIicn i\v //fj/-/-s IcriniixLh's ,
ilmil 1»'^ uiic^ siciiiiciil lie lu --iili^l.iiiii' lihiiii'lic iiilciicili.iirc, (îl Ioh autres
ili' la lois(»ii. Nmi^ axons |)ii oIisims cr avec lM'aiic.oii|i ili- iii'lli-ir' ces
.iiliiirisal ions Iciinina 1rs, riches cl ('"Iciiiliics, ijaiis je coriis (Inilrh- d'iiii
licliis liiiinaiii tic .si\ mois (|>'i^. \W1\. (domine à ccl à^c les cellules \\k'
l'nikinje soni encore à nn sl.idc ilt-x oinl ion i mli nien lai le. il |taraîl évideni
(|iie ces arliorisalions Iciiuinales m appar'iiennetil pas à des lihrv^s [)ni'kin
jiennes, mais à des liltres d'origine e\!i'a-c(M('d)(dleiise (|im ar'i'iveril au corii-
dcnleh' |iaila \ oiedcs pcdoncn l(>s C('M'('dielleii\' sn|)i''iii'Ui', moyen ou iiilérieiif.
i'.nh'e les cellnles nerveuses, on reneonlre des lascicules pins on moins
Fiij. i(»2. — Cellules cl arborisations cyliiidraxiles tonniiiales de l'olive cérébelleuse du
f(rlus iiuniaiii de six mois. (Méthode de Golgi.)
a, arborisations terminales. — c\f, cylindre-axe. — fec. feutrage e.xtraciliaire. — /Vc. feu-
trage inlraciliaire. — Oc, olive oérébclleuse.
lâches de fibres à myéline qui liaversoiil de part eu pail le corps dentelé,
de la substance blanche inlraciliaire à la toison ou vice versa, ou qui se
dirigent parallèlement à la surface des festons et des denticules.
Les nui/aux accessoires présentent la mèm(; structure que l'olive céré-
belleuse. Il n'en est pas de môme du noyau du toit qui contient —
comme les noyaux de Bechterewct de Deiters auxquels il est relié chez les
mammifères inférieurs par une traînée presque ininterrompue de sub-
stance grise (Woidenreieh) — de nombreuses cellules ganglionnaires volu-
mineuses, muUipdhiires ou vésiculcuses, irrégulièrement disséminées dans
l'épaisseur du noyau. Le corps cellulaire fortemeni pigmenté mesure 40 à
90 u-, possède un gros noyau et un nucléole et ('*met plusieurs épais pro-
longements |)roloplasmiquespeu ramifiés, mais très étendus, et un cylindre-
Lcs volumineuses
cellules multipolai-
res du novau du toit.
Fibres de la sub-
stance blanche du
.crvolot.
708 ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
axe que Ton no peut suivre sur les préparations traitées par la méthode
de Golgi que sur un court trajet.
3° Fibres de la substance blanche du cervelet. — Les fibres centri-
fuges et eeiitripèlcs de l'écurce cérébelleuse, après avoir traversé la couche
granuleuse, se réunissent dans l'axe de la lamelle en un mince faisceau de
fibres parallèles qui se porte radiairement du sommet à la base delà lamelle.
Les fibres les plus courtes, qui sont en même temps les plus périphé-
riques, se recourbent au niveau du fond du sillon interlamellaire, pour se
Les fibres en guir- porter sur la face latérale de la lamelle voisine : elles constituent les fibres
lan.ie. Elles sont gn omirlande dc Stilllns: (fg, F^ig. 46o, D. 720, ct sout Ics homologucs dcs
les liomologues des » o\o'o 'i i ^ ^ ^ o^
courtes libres en i fibrcs arquéos, dcs fibres en U ou fibres courtes d'association de fécorce
braie.*^ '' cérébralc. Elles unissent deux lamelles ou lobules voisins, tapissent le
fond de tous les sillons interlamellaires, interlobulaires et interlobaires,
d'une couche assez épaisse qui mesure 0™"\2 à 0""",o, etdont la face super-
ficielle se continue graduellement avec les fibres d'association intra-cor-
ticales de la couche granuleuse (voy. p. 703).
Les fibres longues ou centrales poursuivent leur trajet descendant,
s'unissent aux fibres semblables des lamelles avoisinantes, s'enchevêtrent
avec elles, forment la partie centrale des ramuscules. rameaux et branches
principales de l'arbre de vie et sont partout recouvertes parles fibres en
guirlande, (domine elles occupent l'axe des ramifications de l'arbre de vie,
Los libres dendri- cllcs out été désignécs par Stilling sous le nom de fibres dendritiques
'"'"'•*• (fd, Fig. 405, p. 720). La longueur de ces fibres varie nécessairement
suivant la profondeur des sillons qui délimitent les lobules et lobes aux-
quels elles appartiennent. Les fibres dendritiques sont donc plus longues
dans le vermis que dans les hémisphères; elles atteignent leur plus grande
étendue dans la branche horizontale de l'arbre de vie où elles forment un
faisceau à direction sagittale, connu sous le nom de couche sagittale de la
branche horizontale de l'arbre de vie du vermis.
Les fibres dendritiques se rendent, les unes aux dilTérentes régions de
l'écorce du vermis ou des hémisphères, les autres aux noyaux gris cen-
Kiies comprennent tpaux (uoyau (lu toit, corps dentelé et ses noyaux accessoires); d'autres
l'ensemble des fibres iii ii i' i ' l i ''lil i t
d association et de cucore sortcut dii corvelct par 1 un des pédoncules cérébelleux et assurent
projection, des libres j^^. couuexions (Ic l'écorcc cérébollcuse avec des récions plus ou moins
conimissurales et .
terminales de lé- éloiguécs du névraxc. Lcs fibrcs dcndritiqucs Comprennent par couséqucnt
l'ensemble des fibres d'association, des libres de projection, des lihres
commissurales, et des fibres terminales de l'écorce cérébelleuse.
Arrivées à la base (rimpiantalion des lobes et des lobules, les fibres
dendritiques se coudent en général, changent de direction, s'enchevêtrent
et s'entre-croiscmt avec les fibres homologues des lobes voisins en formant
à la base des lobes un feutrage sous-lobaire inextricable (^Fig. i(i3), tout
à fait analogue à cette couche périphérique du centre ovale du cerveau
(|ue nous avons désignée sous le nom de substance blanche tu)n différenciée
du centre ovale de Vi eus sens (p. 3).
STiiMiiiii: Il ii:\iii;r; di i; nom ki.nm, I' ii \ i.k. 7oo
Dans (•('l'iaincs it''j;i(>ii^ l)i<'ii (lclrriiiiiic(>> lniilrlni--. (rlli-. (|iic \.\ hrtmrlir
h(H'IZ<)n/(llr tir l tivlirr ilr rir ilii ri-nnfs, I <i ii' tir Iti iii/itiiimlr tlii rrriiils cl Leur-» faiHcoaiix
le flnrrnliH, mi \iiil jc^ |i|(ir-> (Irinlril i(|ii('-^ comn ri-i-r r\\ ikmiiIhi- ;i(t|>r('-
ciaMi' sers lo ii(i\aii\ ^li'^ criiliaiiv. iioi/tm tlii Iml, nlnf t t'-irlirllriisi\
inti/titi r tirn/rit's tit i f^siurrs, cl Iravi'iM'i- Ir triiliaL;c >()iis-|(iltai ir en |;ii~-
«caiix plus ou moins lu'llcnicnl di-liniilc-- :
l,(>s liliro (le |;i I Diiilir \tii/llltilr tir lu lirtiinlir liorizniildir (h: l'tirhrr l* l^a conchii sa-
/ ■ I • 1- I II I I I- III I I I • I II uittalo -Iolal<rari'li'5
(Ir nr , c csl-a-dirc les linrcs (l(Mi(lrih(|uc^ des lohcs Inliuliiircs de (clu' horizontale 'loi'aritm
branche (^(lôclivc. l)ouri;('oii Icnninal. liilMTciiIt' valviilairc), Iravcrscnl le ''" ^'"•
fpulrage sous-loliaiic du \(Miiiiscl alHndciil le noyau du l(»il |)ar sa par-
lii> |t()s|('M-i(MW(' cl liilV'iiciiic Idi, l'"i^. 'i 10 cl iOoj.
IjOs [ïUvv> dv la pi/i'/////tlr tir Mt/lt/t t/nir sc groupcnl en lasciculcs ï • Lfs rtbre^ <|.- la
Il il- 1 1 I 1 « 1 ' r I I pyramide do M.ila-
onduuMix cl Vfdununcux (jui sc poilcnl de cliaciuc colc, en liaiil. en avant '.:,r„e.
cl en di'iiors, Iraveisenl le leulrai^c sous-lobaire en delioi> du iio\au du
loil ! l'ii;. îll p. ."i!<7 . [uiis se placeni en ai'i'icrc du bouchon; (dics loi'nieni
ii'i un faisceau Noluinincnx, incgulicivnicnl arrondi (H*}', l'ig. i^b, p.b'll i,
qui loni;(' loule la lace posloricure du bouchon, [)uis s'inllcchil en a\anl et
soeonlinue (l'ii;. il 2, p. (»()•'{) avec les fibres senii-circulaires exiernes (|ui
liassent au-dessus du bouchon et du corps denlelc.
Les libres dendritiques du flocculua sc réunissent en un faisceau de ;r i.o p6doii<uio
fibres parallèles, fortement colorées par la laque hémaloxylinique, qui se
dirige obliquement en arrière, en dedans et en haut, du flocculus vers l'angle
externe du ([ualricmc ventricule où ses fibres s'infléchissent et changent de
direction. (PFloc, Fig. \\\~i et î:{H, p. (l'i.'} cl i'ùu). Ce faiscean, connu sous
le nom de prdo)iculc du fhicrulas. forme la voûte de l'étroit canal qui relie
le ({uatricme ventricule à son diverticnlc latéral (b'ig. i'H cl i3î)) ; il se
lidiixc intéressé sur toutes les coupes horizontales qui avoisincnt le sillon
bulbo-protubt'ranliel et établit sur ces cou[)es la limite entre le cervelet et
le bulbe rachidien. 11 sépare en elVet le feutrage sous-lobaire du corps resti-
forme et du tubercule acoustique qui le recouvre.
Le feutrage sous-lobaire [}■&[) occupe la péiij)héric de la substance i.e icutrago sous-
blanche centrale du cerv(d(d ; il est recouvert par les libres en guirlande ''^*' ^'
des sillons interlobaires et interlobulaires, dont le fond alteint la sub- ii est ihomoioguo
1 III II -I 11 il - I -Il (le lasubstaoco blaii-
stance blanche ctMili'ale, re(Mnl en avant cl en dedans, au niNcau du sillon pi,,, non diffcrencico
niai-'iinal anlt'rieur et du bile du cerveau, les libres des pédoncules céré- '''* centre ovale do
•^ _ _ ^ \ leusseiis.
belleux moyen et inférieur, et se trouve limité en avant et en bas })ar
le pédoncule du flocculus. (Coupes Cl à C6. Fig. 4.'{2 à 437. i
Le feutrage sous-lobaire préscnlr' une épaisseur fort variable suivant sou épaisseur va-
i , . ,,. . I -il 1 11 •!• 1 riable suivant les ré-
Jes régions. Mince au niveau du vermis et dans la zone de transition entre gions.
le vermis et les hémisphères cérébelleux, cette couche s'épaissit considé-
rablement en avant et en dehors des olives cérébelleuses dans la partie
antéro-externe des hémisphères. (Test dans cette région que Stilling, à
tort à notre avis, a décrit deux zones d'cnlre-croiscment, l'une interne,
1 autre externe, séparées par une zon(> inlernK'diaire innert» el aussere
710
ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
CH.lralc avec -. son] feulrogc sous-lobair., ses (.1...-S
STni(Tii;i II TiNiiHi; hi i;ii(iMiiiN<;i';i'ii \ i i;. :ii
iiili'iiios. l'nili"' rioisciiiciil ^Mlllllll^^llI .il il. l'iril i c-iroisi-iin'iil .les noyaux ilii loil.
I.'s ri«ulia;;t's iiiliii vl rxliaciliairos. I <• imyaii ilii loil, lolivc < l'itUiolIcn-sc fl. l'cni-
l.dlf. \.i-<. |)r(l()iiciil('s (•(■•rriii'ili'ux siiiH'i inii--. iiniynis i-l inlV-: icurs. Coiiiir- liori/onlal''
(lu ilioiiihtMicrplialo passant par ,!'• ti<'i- mlV-iicur il<' la pindilH'-iancr, le genou du
racial .'l le iu)yau .lu loil. M.IIi.mIc ,!-• WeiKcrt 2/J Kian.lrm- nalm.-. — (Voyoz des-
rripliim de celle coupe. Coupe C4. lii'. 't'V'<, p. l'i'iO.
r/, i-urps juxlnrcsliloruic. — /'.'.v/, j,'r;m.l ( nliv ciui-iincnl .■..iiiiiii>Mii.il du mihh^.
/Cl-, renlriif,'(> exlniciliiiire. — fie, rriilra>,'c inlr.iciliiiiri;. — fsinr, fsnir, (ihrcs scmi-circ.iilfiin-
cxlernes ilii cervclcl. — fsiiii, libres seriii-circulaires inlernes du cerv(del. — Lr/j), lohe qua-
drihilèri' poslcriein-. — Sein, enihole. — M, noyau du loil. — .>;\7, enlre-cniiscnienl dc^
ntiyaux du loil. — (h-, olive cérélxdliiise. — l'ci, Vrm, l'es, les (rois pédonf-ules ccr(;belleu\
inférieur, moyen et supérieur. — ss\'. sillon supérieur de Viei| d'.\/.vr. — I-sy/, grosse r.ieine
scnsitive ileseeiuliMile du Irijunu'au. — l'i. qualriènie venirieule.
Ki('ii/.mii;.s/.(»ni'ii de Slilliiij; . I.i'> (■nii|i''s sa^illiilcs (jui iulL'i(;.s:ic,iiL la j)arlic
oxIciucmIps li(Muis|)iii'r('sc(''n''l)('ll(Hix monircntqiic celte division deStilliiij^,
— (|ui \\o r('|)()S(« stn- anninc disjiosition jirchiloeliirale du cervclcl, — iic
nirrilc |)as d'cMrc maiiilcnuc. L'cnriicvclrcmcnt des libres csl ici en eflet Lcxuvme cnchc-
. . , . • • I • I 1 I ' • I II 1 ' • v(Hremoiii <lo ses
aussi inliUH», aussi iiiexlruahl»' (juc dans n iinporle (|uelle autre regwui ^,^,,^3
dti Iciilrajj^e sous-lobaire (^l nulle j)arl il ne peut êlre.questi<jn d'un entre-
croiscnicnl «lans le sens pi'opic du mol.
Les coupes horizontales, ^Coupes Cl à C6, Fig. i'J2ài37;i, sagittales
(^Sl à S9 Fig'. i08 à 417) ou vertico-transversales (Fig. 346 p. 474 et
Fig. .'{')(> p. .'iOr}) sectionnent les libres du feutrage sous-lobaire très obli-
quement et sur un très court ti'ajct ; aussi voit-on, sur ces coupes, les
libres à directions radiée, horizontale, transversale, sagittale, verticale
el surloiil oblique, s'enchevêtrer en dillérents sens, mais aucune direction
ne prédoiuiiu^ et on ne voit nulle part, — comme dans le centre ovale de
Vieiiss«Mis, par exemple, — des libres d'une direction donnée, en nombre
assez considérable pour se grouper en faisceaux ou fascicules comparables
aux longs faisceaux d'association des hémisj)hères cérébj'aux. S'il n'(^xiste
pas dans la substance blanche centrale du cervelet de longs faisceaux
d'association comparables à ceux des hémisphères cérébraux, les difTé-
rentcs régions du cervelet sont néanmoins en connexion intime les unes
avec les autres. Des libres — non groupés en fascicules ou en faisceaux —
relient les faces supérieure et inférieure, les parties externe et interne
d'un même hémisphère ou les dilïérentes parties du vermis. L'existence
de ces libres est l)ieii mise en évidence par les dégénérescences secon-
daires que l'on observe à la suite des destructions partielles, pathologiques
ou expérimentales, d'un des lobes d'un hémisphère ou du vermis. Il n'est
pas rare dans ces cas, — même si la destruction est superficielle el n'im-
plique pas la substance blanche centrale, — de suivre, à l'aide de la
méthode de Marchi, des fibres dégénérées dans des régions souvent fort
éloignées des loyers primitifs.
En dedans du feutrage sous-lobaire, la substance blanche centrale du Les deux s.wt.m.s
, 'lo tibrcs (litlt-ren-
cervelet présente <leux systèmes de libres nettement différenciés, ali- eiëes.ie lasui.stan.c
mentes en partie par les fibi-es deiidri(i([ues purkinjiiMines, en partie par ,V!-veio,. """"
712 ANATOMIE DES CEMUES NEllVEUX.
des fibres des pédoncules cérébelleux et des noyaux gris centraux du cer-
velet. Ces deux systèmes entourent le corps dentelé et ses noyaux acces-
soires de deux zones concentriques, dont l'une, en contact immédiat
avec le corps dentelé ou ciliaire, constitue last/slème des feutrages mira et
extraciliaires, et dont l'autre comprend le système des fibres senn-circu-
laires du cervelet^
Système dos feu- Système des feutrages intra et extraciliaires. — L'olive céré-
ôiiiau^es""^^ " ^^ '^'^ belleuse est située au sein d'un dense feutrage de fibres, entre-croisées
dans tous les sens et intimement appliquées sur toutes les saillies et
toutes les dépressions des surfaces externe et interne du corps dentelé. La
couche qui recouvre la face externe, convexe, du corps dentelé ou ciliaire
})orte depuis Stilling les noms de toison, de plexus extraciliaire, de cap-
Fusion iniiniD de sule du iioijau dentelé ; la couche qui tapisse la face interne de l'olive céré-
ccs feutrage». bcllcuse cst connuc sous le nom de plexus intraciliaire. En réalité ces
deux formations plexiformes ne constituent qu'un seul et même feutrage
de fibres, car non seulement la toison envoie au feutrage intraciliaire (ou
en reçoit) de nombreuses fibres qui traversent toute l'épaisseur de la lame
grise du corps dentelé , mais ces deux feutrages sont en outre intimement
fusionnés l'un avec l'autre au niveau des bords du hile de l'olive céré-
belleuse. Ils présentent néanmoins des rapports et des connexions propres :
La toison, son La toisoii, plus épaissc au niveau des parties antérieure et externe
avo!-^*^"c '^fciura"" ^^^ corps dcutclé, sc fusionuc à la périphérie avec le feutrage sous-lobaire
sous-iobaire. dc l'hémisphèrc cérébclleux correspondant. Cette fusion est surtout mani-
feste pour le feutrage sous-lobaire des lobes des faces postérieure et infé-
rieure de l'hémisphère [lobes semi-lunaires supérieur et inférieur, lobes
(frêle, di gastrique ; voy. Coupes S7, S 8. S 9, Fig. il 5 à 417, p. 609 à
013); elle parait moins évidente pour le feutrage sous-lobaire des lobes
quadrilatères antérieur et postérieur. Ici les épais fascicules des fibres semi-
circulaires externes du cervelet séparent le feutrage sous-lobaire de la
Ses connexions toisou du noyau dcntclé. Les deux formations commuuiquent néanmoins
S'bc!reu.srei'aveï P^tre cllcs par les innombrables interstices (voy. Coupes C2 à C6,
le pédoncule cérébei- pjp-^ 433 à 437, p. 645 à 653), qui séparent les lâches fascicules des libres
ieux inférieur. ^ . i-r • ^• • i '• \ c i
semi-circulaires. La toison ne se distmgue dans ces régions du leutrage
sous-lobaire que par la coloration plus intense de ses fibres par la laque
liémaloxylinique. Elle reçoit les nombreuses fibres purkinjiennes des diffé-
rents lobes et lobules de l'hémisphère et envoie à la corticalité cérébel-
k'use des libres dont les cellules siègent dans le corps dentelé. Elle envoie
en outre au pédoncule cérébelleux inférieur ( ou en reçoit) dc nombreuses
libres destinées à l'olive bulbaire, à la nioelltM'pinière. etc., et qui relient
ces organes au corps dentelé. Ces fibres abordent la partie antéro-inlerne
du corps dentelé et pénètrent les unes dans la toison, les autres dans le
huilrage intraciliaire (Voy. Coupes C3 et C4. Fig. 431 et 435. p. 647 et
i\'i\)). La toison est en outre renforcée par les nouibreuses collatérales des
libres semi-circulaires externes.
STIIICTI i;i i: T IKVTI III'; l>l llllnMi;i;\(,| l'il \ i.k. 7i:j
l.c feutrage intraciliaire rsi iic^ hImiikImiiI (I;iii- I;i nuiili»'- inl'c'- r,o fouirtt«o imra
ricini- (le Idlixc (•(''[(''licllciisc, crllr (|iii cuiioixiikI i"i l.i r('-uioii «lu nid d'Iii-
iiiiidcllc, ou iilii' milice laine de ^iilohiiiee ;^li>e s()ii>-|)ie iiierieiiiie, |)iiis
s(iiis-é|)(Mi(l\ iiKiire, le >e|i;ire du ilid d'hiroiididie id de l:i cax ili' <lii (|iiiil riériK^
\,-iilricul(> Coupes C5 (d C6. Fi^. 'l'M't «d ï'M , |.. (;:il el {\:>:\). IMiis
liaiil. il diminue iit|iideiiieiil dC|);iiss(Mir à mesure (|ue l'on s';i|»|)ro(di(' (hi sa fusi-jn av<!c lo
I • I I 1 ■ 1 • 1 • • I • I 1 I -'III ■ I P''"'"'"'-"'" côrébcl-
liile de I (di\ e. i;r;ice ;i I ;i|)|);n'il ion du pédoncule cercdKdleuv supérieur e| ip„x supôrieur au-
dii l)ou(dioii. (jui nd'oulenl peu ;'i peu le l'eulrii^c inl i;iciliiiire en didioiN et ','.'1' '(i'o'sos"fibros."
r('doii;nenl des parois latérales du (|ualriéme veniricule. (Coupes C2,
C3.G4. l'it;. î'Ii (d \:\:\ v[ Coupe H6. l'ij;. i2î». p. 638.)
Le rculra^c iiilraciliairo envoie la majorité de ses lihres dans le [)édoncuIe
ceic'lttdieiix supérieur ; ces deux formations, inlimemenl fusionnées dans la
pallie inIV'rieuic de l'olive cérébelleuse, sont faciles à distinguer l'une de
l'anln» sur toutes les coupes qui intéressent les parties moyenne et supé-
rieure du corps denl(dé, grâce au parallélisme des fibres du pédoncule
ct'rélxdleux su[)éi'ieur. groupées en fascicules serrés, forlement c()lor(''S par
la hujue hématoxylinique (Fig. 3t)^, p. ;J21).
Le feulrage iniraciliaire rec^oil. en avani (d en dedans, des fibres du
pédoncule cérébelleux inférieur (Pci, Coupe C3 et C4, Fig. 43i à 435,
p. t)47 et 648); en arrière, il reçoit (|U(d<|ues fibres dendritiques de la
région de transition ou du vermis (Coupe H5, Fig. 428, p. 63?}); mais ^^a connexions
. , , . I r- 1 • I • • 1 avec lo noyau den-
il (>st surtout alimenté par des libres (jui priuinent leur origine dans toio, avec le pédon-
les cellules du corps dentelé ou qui s'y terminent.il est sillonné en outre féHeuT'Tt'avec^ l'é-
daiis la partie moyenne de l'olive cérébelleuse par des fibres arquées corce du vermis.
voy. /iùrrs s(')iti-( ii'cK/aircs inlcrties), qui longent la paroi externe du qua-
trième ventricule et relient le vermis à dill'érenls noyaux bulbo-[)rotubé-
rantiels.
Système des fibres semi-circulaires du cervelet. — Les libres système des fii.rcs
de ce système décrivent toutes autour du corps dentelé et de la paroi cervelet, ses deux
externe du toit du quatrième ventricule des courbes à concavité interne, s'"""?'''"^^ *'*"'*'^-
et comprennent deux groupes, l'un interne, l'autre e.ilcrnc. séparés par
l'olive cérébelleuse et ses feutrages intra et extraciliaires.
Les fibres du <5ryo?//9e externe [i'&vsiQ., Coupe C4, F'ig. 463), décrites par ics fibres scmi-
, ..,. , 1 /•/ • • / • 1 . 1 f I 1 circulaires externes,
Millmgsous le nom. de fiores semi-cirailaircs, enlourenf la tace externe du ot icntro croisement
corps dentelé et s'étalent sur sa face supérieure «Coupe C4, Fig. 432, ''>^'^''^^^'^^-
p. 645); elles se continuent en avant avec les pédoncules cérébelleux moyen
(d inférieur et s'entre-croisent dans le vermis avec des fibres analogues du
côté opposé, à l'aide de fascicules jiresque parallèles qui forment ïrntre-
I roisenient commissural de Stilling (Eca).
Les fibres du y/o«/ve m/e/vie (fsmi Fig. 463), plus rapprochées des parois i-es fibres scmi-
1, 1 I . ., . iiini- 11 circulaires internes
latérales du quatrième ventricule, sont situées en dedans de 1 olive cérébel- etientrc-croisement
leuse, et ont été décrites tour à tour sous les noms de : seytncnt interne "^ ""^^"'^
'li( pédoncule cérébelleux inférieur (^medialer Abschnitt des hinteren
Kleinliirnsclienkels. Flochsig et Bechterewl, fihrfs reliant le noi/au du
714
ANATO.MIE DES CENTHKS .M:15 \ EUX.
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Filjrcs semi-circu-
71G ANATOMIE DKS CENTRES NERVEUX.
toit au noyau de Deiters, fibres reliant le noyau du toit à l olive supérieure
faisceau sensoriel cérébelleux direct (direckto sensorische Kleinhirnhahn,
Edinger), tractus nucleo-cercbellaris acu stici, de. (Edinger). Elles traversent
le pédoncule cérébelleux supérieur, entourent le noyau du toit d'une véri-
table capsule de fibres et s'entre-croisent sur la ligne médiane du vermis
au-dessous de l'entre-croisement commissural, en formant Ventre-croise-
ment des noyau.r du toit.
(les deux entre-croisements sont faciles à distinguer l'un de l'autre,
l'entre-croisement commissural est formé en effet de faisceaux presque pa-
rallèles, tandis que les fascicules de l'entre-croisement des noyaux du toit
se coupent à angle droit ou à angle aigu. Nous désignerons les fibres du
groupe externe sous le nom de fibres semi-circulaires circumdentelées
externes ou simplement sous le nom de fbres semi- circulaires externes
(fsme, Fig. 463), et celles du jjjroupe interne sous le nom de fbres semi-
circulaires circumdentelées internes ou plus simplement sous celui de
fibres semi-circulaires internes ou péri-ventriculaires i fsmi).
I. Fibres semi- circulaires externes (fsme) et entre -croise-
laires externes. ment commissural (Eca . — Les fibres semi-circulaires externes re-
présentent un faisceau dilférencié analogue au faisceau compact de la
couronne rayonnante du centre ovale de Vieussens. Elles enveloppent la
face externe, le bord supérieur, l'extrémité postérieure et la partie supé-
Leurs rapports ricurc dc la facc interne du corps dentelé d'une couche, mince en arrière
et en bas, beaucoup plus épaisse en haut, en dehors et en avant, oii elles
se continuent directement et sans ligne de démarcation nette avec les
pédoncules cérébelleux inférieur et moyen.
Après avoir contourné la face externe, l'extrémité postérieure et le
Lourscntre-croiso- bord supéricur dc l'olive cérébelleuse, les fibres semi-circulaires externes
s'infléchissent en dedans vers la substance blanche centrale du vermis;
(Coupes H4, Fig. 427, p. 633, Cl à C5,Fig. 432 à 436, p. 644 à 651).
La plupart de ces fibres s'entre-croisent à la partie antérieure du vermis :
1° dans toute la hauteur dc la branche verticale de l'arbre de vie (bv);
2" à la base des axes du lobe central (aLc) et de la lingula (aLig); S" dans
la substance blanche centrale du vermis (Fig. 46.'!, p. 720). Une petite
partie des fibres se porte directement en dedans et en arrière, et s'entre-
croise il l'extrémité postérieure de la branche horizontale de l'arbre de
'.m'HU-riour"""""""' vi^ •'" '^'^^ médian (Fig. 437, p. G:J3); la couche sagittale de cette branche
(iraiid entre croi- horizontalc séparc donc un petit entre-croisement commissural postérieur,
scinont commissiirnl „ . . • / ' • i i • i ■
Miitcripur. <' iiu granaentre-ci'Oisement ( (nnmissural antérieur l)(>ancoup plus important.
La loi)oqr(i])lùc (jr.nérale et les rap/iorh des fibres semi-circulaires externes et
de rentre-croisement commissural peuvent être étudiés avec bonucoup dc net-
teté à l'aide des coupes liorizonlales et sagittales sériées (coupes Cl à C6,
Fig. \m à i;57, H3 à H6, Tig. ^25 à i^ii) et S4 à S9. Kig. il2 à il 7). colorées
suivant les métliodes de Wcigcrt ou dc Pal; les libres semi-circulaires externes
s'y présentent sous forme de gros fascicules de fibres fortement colorées par
avec l'olive cérébcl-
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Fie. 464. — Les fibres semi-circulaires externes du cervelet, leur trajet au-dessus de
l'olive cérébelleuse et leur coulinualion avec le pédoncule cérébelleux inférieur.
Coupe sagittale de la région de transition du cervelet intéressant l'olive cérébelleuse,
son feutrage inlrac.iliaire, le pellicule d'insertion de l'amygdale, le nid d'Iiirondelle,
la valvule de Tarin et le diverticule latéral du quatrième ventricule. — Métliode de
Weigert-Pal. 2/1 grandeur nature. — (Voy. description de cette coupe, p. 607. Coupe
S7. Fig 411).)
fie, feutrage iiitrnciliairo. — [sine, libres si-Mii-circiiIaircs (■xlciiios du cervelet. — /i/(. uiil
d'iiiroudelle. — Oc, olive cérébelleuse sectionnée dans la région de son hile (hOc). — /'c<,
pédoncule cérél)elleux inféricHU'. — l'on, pédoncub; cérébelleux moyen. — Pcs, pédoncule
cérébelleux supérieur. — PFloc, pédoncule du (loccuhis. — ePijc, crête de la pyramide du
vennis. — cUv, crèle de la luette. — vlVi, diverticule latéral du 4' ventricule. — scf, grand
sillon circ(mférentiel de Vic(| d'.\/.yr. — slV, sillon Inférieur de Vicq d'.V/.yr. — ssV, sillon
supérieur de Vic(] d'A/.yr. — sla. sillon transversc antérieur. — V, trijumeau. — W'illc^
novau de la brandie cocbléaire du nerf auditif.
la la(|ue hémato\ylini(jue ot qui se (lin'croncient nettement, par leur coloration
et leur direction, des lii)res des feulrag:es sous-lobaire et oxtiaciliaire.
Examinées sur les coupes sagittales i coupes S5,S6, S 7. S8 , les fibres
7IS ANATO.Mli: DES CE.MUES NERVEUX.
Aspect des niirc^ scmi-circulaires externes t^fsine) se présentent dans leur ensemble sous
tcrncsTu^iercTuue^ ^ ^'ispecl Caractéristique dun faisceau falciforme (Fig. -4(>4), mince et effilé en
sagittales. arrière, volumineux en haut et en avant, où il se continue directement et sans
lii:ne de démarcation avec le pédoncule cérébelleux inférieur (Pci) (coupes S6
et S7). Il décrit une courbe à concavité inférieure, il est situé au-dessus de
l'olive cérébelleuse qu'il contourne et dont le sépare la toison. Sur les coupes
Le faisceau faici- sagiltalcs qui passent en dehors du nid d'hirondelle et du pédoncule cérébel- i
forme et ses con- jg^^ inférieur (Coupcs S8 et S9. p. ei-^ et (Î13), les fibres semi-circulaires
nexioDS avec le pc- \ -r- • i y ~"
doncuie cérébelleux extcmes décrivent toujours leur courbe à concavité inférieure au-dessus du
in éricur. ooips dentelé (Oc; ; mais le faisceau s'amincit et s'effile en avant où il se
continue avec les fibres du. pédoncule cérébelleux moyen (Pcm).
Aspect (les tii.res SuT Ics coupes horizontalcs sériées (coupes H4 à H6, Fig. .427 à 429 et
semi-circulaires ex- coupcs Cl à G6, FisT. 432 à 437). les fibres semi-circulaires externes (fsme) se
ternes sur les coupes ' ^ / , , / x
horizontales. présentent, sur les coupes qui passent au-dessus du corps dentelé (Oc) et de la
toison (fec) qui l'enveloppe, sous l'aspect de faisceaux presque parallèles qui
décrivent des courbes régulières autour du pédoncule cérébelleux supérieur
et de la paroi externe du quatrième ventricule (coupes H3. H4, Cl, Fig. 425,
427 et 432). Ce parallélisme des fibres cesse sur les coupes plus inférieures
qui intéressent la partie supérieure du corps dentelé et le bouchon (Nem).
Leur disposition (Coupcs H5, et G 2, Fig. 428, 433). Les fascicules internes tributaires du
au-dessus de Poiive pédoucule cérébellcux inférieur se dirigent obliquement en avant et en
cerélielleuse. '■ o i
dedans, les fascicules externes tributaires du pédoncule cérébelleux moyen se
portent obliquement en avant et en dehors. Ces deux ordres de faisceaux se
trouvent donc sectionnés sous des obliquités différentes sur toutes les coupes
horizontales qui intéressent les deux tiers supérieurs du corps dentelé.
Sur ces coupes les fibres semi-circulaires externes n'occupent plus toute la
largeur de la substance blanche centrale, mais sont rejetées en dehors et en
dedans d'abord par la toison (fec, côté gauche de la coupe Cl, Fig. 432), plus
bas par le bouchon (Nem) et l'extrémité supérieure du corps dentelé (Oc),
Leur disposition (coupcs C2, C3 ct H5, Fig. 433, 434 et 428). Elles comprennent ici deux ou
a., niveau de loiivc ^j,^jy fasciculcs dout l'extcme (fsme), le plus volumineux, passe en dehors de
cérébelleuse \ . j i ' i
la toison, dont le moyen (fsmé) recouvre le bouchon, traverse ses couches les
plus sui)erficielles ou passe entre la toison et le bouchon et dont l'interne (fsme)^
le plus petit, passe entre le bouchon et le pédoncule cérébelleux supérieur
(coupe C2, Fig. 433, p. 645). Il semble donc que dès à présent on soit autorisé
à distinguer les fibres semi-circulaires en groupe e.rlerne et groupe interne. Mais
si l'on réfléchit à la forme du noyau dentelé, aplati de dehors en dedans et qui
se trouve sectionné sur ces coupes au niveau de son bord su[iérieur, si l'on réflé-
chit au trajet des libres semi-circulaires externes, à la manière dont elles s'étalent
sur la partie supérieure du noyau dentelé, à la courbe à concavité inférieure
qu'elles doivent décrire (voy. Coupe verlico- transversale, Fig. 346), avant de
s'enlre-croiser dans le vermis, on comprend aisément que l'épais faisceau de
fibres compris sur les coupes horizontales H4, et C2 (Fig. 427 et 433), entre
la toison et le pédoncule cérébelleux supérieur, appartienne en réalitéaux fibres
semi-circulaires externes, tout comme le faisceau qui contourne le corps den-
telé en dehors. Les deux faisceaux se détachent en effet du i)édoncule cérébel-
leux inférieur ; ils se réunissent l'un à l'autre en arrière de la toison et tous
deux participent à l'entre-croisement commissural (Kca).
A mesure que le bouchon (Nem), le corps dentelé (Oc) et la toison (fec) qui
s I lu {. Il Ki: I ; T Ti;\ 1 1 m; hi iiiioM i:i,\< ii'ii \ i.i:.
•!'.♦
rcn\t'l(i|»lir Mllullinitriil (II- \<)|iiliit', It'^ l;i-ciriilr^ illlcilirs cl |iiu\i'iis (Ifs lihlfs
sniii-circulaircs cxlonirs <liiMiiiiiriil . pm^ ili->|t,ir!iiss(!iil (Coupes C3, C4.C6,
Fin- ru à i.'Hi ri Coupe HG, Ki^v 'rl\^j. Ils ne sdiiI pins n-pn-scnlcs, dans la
r(''i,'ion (l(» li'ansilion , t\nvt par im prlil rasciciili' dr lihn-s siliK- <mi artirrc du
bon» liou i|iii sr iccoiii lie m Wa^ siii ii's ((iiipcs siiivaiiics et se (•onlinuc. coriimc
le iMoiiliiMil il - coupes sai;illak's el liuri/onlaUiS sériées, avec 1rs libres deri-
driliiiiics de la pyiaiiiide du vormis (Vny. CiOiipes hoiizoïdales, C4 el C5,
Ki-. iti.{<d ;•!<•. el Coupe sa,i,Mllalo. S4. l'ijr. ^1"^. p- '•(>•'! •
Siif loules ees coupes les lilucs seiiii -circiilaii-es exieiiies ne soni d(Mic.
représenlées (|ue par les jiiires (|ni conloin nenl la l'ace externe du corps den-
WU'. Arrivées dans la région de Iransilion, enire li" verinis el les li(''niis[)lieres,
ces liltres sinllécliissenl l'orleiiKMd en dedans el en ;ivanl, se coudeni presque
à an^lt> droil . puis >e porleiil en dedans et, s'entr(!-croisenl dans la substance
blancbe ciMilrale du vermis avec celle du rùlr op|)ose. en iorniant renlie-croise-
nienl coniniissural (Kca'.
Sui- les coupes (|ui inh-ressont la parlie moyenne de lolive cérébelleuse
(coupe C5, l'ii;. î.'tiii, les libres semi-circulaires externfîS diniinuenl de nombre.
Elles s(^ réduisent — sur les coupes (jui passent au-dessous du sillon bulbo-jjrotu-
béranliel et seclionncnl le tiers inférieur du corps dentelé — à (|uelques rares
fascicules de libres sectionnés oblirpiement qui se perdent en avant dans le feu-
trage sous-lobaire des régions aniéro-externes de l'hémispbère. Si la coupe inté-
resse l'exIriMuilé postérieure de la branche horizontale del'arbrede vie du vermis
(coupe C6. Fiu. i;{7,p. (loli. on voit les libres semi-circulaires externes s'entre-
croiser sur la ligne médiane en décrivant un grand arc ouvert en avant dont la
convexité correspond a.\\pelil i'nlrr-c7'oiseiiic>i/ romm/ssin/i/ /insti'rieur (h' Slillinj:'.
La disposition gi'uérale de lentre-croisement commissural est surtout
manifest(> sur les coupes sagittales du vermis. Sur la conix' sagittale mé-
diane, le /triif fulrf-rroisrmcnl commissural poslériem- présente une surface de
section triangulaire et occup(> le point de concentration commun des axes du
déclive, du bourgeon terminal et du tubercule valvulaire, c'est-à-dire l'extré-
milé postérieure de la branche horizontale (bh) de l'arbre de vie médian.
Lagnmd l'iitrc-croisoni'ut commissural anlrrieu?' est situé au-dessus et en avant
du noyau du toit et séparé du petit entre-croisement cormnissural postérieur
par la couche sagittale de la branche horizontale de l'arbre de vie. Sa surface de
section affecte la forme d'une lame coudée, ouverte en avant (Fig. A(\o) et qui
mesure 0"''",'2 à 1 millimètre d'épaisseur. Elle présente un segment vertical qui
occupe toute la hauteur de la branche verticale de l'arbre de vie médian et un
^egment horizontal oblique en bas et en avant, situé dans la substance blanche
centrale du vermis au-dessus du noyau du toit et qui longe en s'eflilant la base
du lobe central el de la lingula. Du coude formé par l'union de ces deux seg-
ments se délai he parfois une Irainee de petits fascicules arrondis, qui peut être
suivie jusqu'il Tembouchure de la branche horizontale de l'arbre de vie médian.
Tous les fascicules du grand entre-croisement commissural antérieur sont
séparés les uns des autres par de nombreuses fibres dendriliques (fd) sectionnées
parallèlement à leur axe et dont la plupart se rendent dans le noyau du toit.
Très net sur la coupe sagittale médiane ou sur les coupes (jui en sont très
rapprochées, le grand enlre-croisement commissural antérieur se ramasse sur
lui-même à mesure que la branche verlicale de l'arbre de vie diminue de hau-
teur. Ses fibres se continuent bientôt avec les libres semi-circulaires externes
l.i' croclifl '|u'ell';»
(lôrrivoni on arrière
(l« rolivo crrébol-
louso.
(.rMir disposition
«lans les régions in-
fiTieures do rolivo
C(''rôliolleuse.
Le petit entre-croi-
sement commissural
l'OStërieur à l'extré-
mité postérieure de
la branche horizon-
tale de l'arbre de vie
il II vermis.
Le grand entre-
croisement commis-
sural antérieur.
Son aspect coudé
sur les coupes sagit-
t.tles.
Il occupe la bran-
che verticale de
larbre de vie. la sub-
stance blanche cen-
trale du vermis au-
dessus du noyau du
toit, la base des axes
du lobe central et de
la lingula.
:2o
ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.
(fsme) qui se présentent sur les coupes sagittales de la région de transition
(coupe S5, Fig. il3,p. 606) sous l'aspect d'un petit faisceau curviligne, situé au-
dessus du bouchon (NenO, fila hase de la branche verticale (bv) considérable-
f d ^, E.ca M
■V3J1
aPy
Lig
k.--P=w
Module
Fil.. i6o. — La substance biauche centrale du verniis et le noj-au du toit. Les libres en
guirlande de Stilling, les fibres dendritiques, et lentre-croisement commissural anlé-
rieur. Mode de re'flexion de la membrane épendyniaire au niveau du diverlicule
angulaire du 4* ventricule. L'entre-croiseraent commissural antérieur occupe la
branche verticale de l'arbre de vie du vermis, la face supiTieure du noyau du toit et
l'axe du lobe central; il so prolonge en avant dans l'axe de la lingula et atteint en
arrière la branche borizontale de l'arbre de vie. Coupe sagittale du vermis passant
par le noyau du toit un peu en dehors du plan sagittal médian. — Méthode de Wei-
gert-Pal. tO/1 grandeur nature.
aLc, axe du lobe ccnlrai. — (iLi;/. axe do la linjjida. — "/','/. axe de la pyramide de Ma-
laearne. — hh, branclio borizontale do l'arbre do vie du vorinis. — /m, braiicho vorlicale de
l'ai-bro do vie du vermis. — CSV/l'. coudio sa^nllale do la, hranclio bori/.onlalo de l'arbro de
\\(: (lu loltc médian. — Kca, faraud cnlro-croisiMnonl, conimissural anloriour du vormis. —
Jip, inoMihranc opoiidymairo du i° vciitrioulo; oilo tapisse l'axe t\c la liniiula, so rollécbil au-
dossous du noyau du loil, |)uis recouvre l'écorco dos prcniiôros lamelles du nodule avant de
se coutifHJcr avec la nieuibrano épitliolialo (|ui tapisse les plexus olioroïdos du V' venlricule.
— ff/, libres dondriti((uos. — /;/. libres eu i^uirlaude. — /'s;/, (iiiros sagittales de la linpula.
— NI, noyau du toit. — l'chi, plexus choroïdes du i" ventricule !'', .
mont élargie de l'arbre de vie. Les libres scnii-circulaires externes sont section-
nées parallèlement à leur axe : elles sont en eiïct intéressées au niveau du cro-
chet qu'elles décrivent autour du bord postérieur de l'olive cérébelleuse et du
bouchon. (Voy. couj)0 horizontale C 4, Kig. i3.S, p. 6i\^.)
TAULL: des MATlÈriES
DU TOMK DEUXIIuMK
ANATOMIE DU CERVEAU {Suite)
CHAIMÏRE VI
riititES Di: l'HOJEiniON dk i/iîcokce cékéiiiî a f>i-:
Pages.
I. Systèmk. dks 1-ibues de rno.iF.CTio.\ nu mantkau ci'; uk huai.. — Xkuhonks couticaux de
l'HO-IECriON -
I. Trajet des libres de projection dans les cerveaux anlVrieui', intermé-
diaire et moyen :?
A. Centre ovale. — Substance blanciie non dilléienciéc .5
Faisceau compact de la couronne rayonnante i
1. Segment antérieur de la couronne rayonnante :>
2. Segment moyen ou supérieur de la couronne rayonnante ... Il
3. Segment postérieur de la couronne rayonnante 12
4. Segment inférieur de la couronne rayonnante Ii>
U. Capsule inter)ie 10
Région tliaiamiquf ii
Région sous-thalamique 26
1. Segment antérieur ou lenticulo-slrié de la capsule interne. . 28
Genou de la capsule interne 30
2. Segment postérieur ou lenlicul()-o[>Li(iue de la capsule interne. 3V
3. Segment rétro-lenticulaire d(! la capsule interne 40
4. Segment sous-lenticulaire de la capsule interne 41
Le faisceau de Tiirck et le faisceau lemporo-thalamiiiue d'Ar-
nold 42
C. Pied du pédoncule ceréhral. — Voie pcdonculaire 48
Faisceaux aberrants de la voie pédonçulaire .'il
II. Origine corticale et trajet capsulaire des différentes catégories de libres
de projection du manteau cérébral 57
^l. Origine corticale et trajet capsulaire des fibres de piojevtion cortico-thu-
lamiques et cortico-sous-thalamiqves [il
TABLE DES MATIERES.
Pages.
1. Radiations Ihalamiques 'M
1. Fibres cortico-tlialamiijues antérieures ou IVoiitales (iO
2. Fibres cortico-thalamiques supérieures ou fronto-rolandiques. 02
3. Fibres cortico-lliaiamiques postérieures ou occipilo-pariélales. 6.")
4. Fibres cortico-lbalamiques inférieures ou occi|)ilo-temporales. 03
2. Radiations du corps genouillé externe et du tubercule quadrijumcau
antérieur (17
.1. Radiations du corps genouillé inicrne et du tubercule quadrijumcau
postérieur 70
t. Radiations du noyau rouge 72
U. Origine corticale et trajet ccrpsulaire de la roic pédoncuhiire, c'est-à-dire
des fibres de projection cortico-protubérantielles, corllco-hulhaires et
corlico-mcdullaires 7:{
Fibres du pied du pédoncule 7.3
Faisceau interne du pied du pédoncule '.)
Faisceau moyen du pied du pédoncule 7(i
F"aisceau externe ou faisceau de Tiirck 70
Radialions du locus niger, neurones corlico-protubérantiels,
cortico-bulbaires et cortico-médullaires ^>l
Hist()ii(|ue des fibres de projection de la corlicalilé cérébrale
et eu particulier de la voie pédonculaire 82
111. Trajet des fibres de projection du manteau cérébral ('luilic'es : i" par la
méthode des dégénérescences secondaires; 2° dans certains cas d'agé-
nésies du manteau cérébral 01
1. Dégénérescences secondaires Ot
Dégénérescence wallérienne, dégénérescence rétrograde, atrophies
indirectes, hypertrophie compensatrice 01
Irrigation artérielle des circonvolulioiis Je la face externe de l'hcmi-
sphère (Fig. (i;)) 09
I . Dégénérescences secondaires consécutives aux lésions 1res ('tendues de
l'écorce cérébrale 100
Cas Pradel, vaste lésion corticale, dégénérescence de tout le
système des libres de projection du manteau cérébral; dégé-
nérescence totale du pied du pédoncule cérébral (Fig. 60 à 78). 100
Irrigation artérielle des circonvolutions de la face inlt>rne de l'hémi-
sphère (Fig. 70) lOS
2. Dégénérescences secondaires consc-cutives aux lésions corticales res-
treintes, limitées au.K différents lobes ou segments de lobe lOS
Lol)e occipital 108
Cas Courrière (Fig. 80 à MO) 100
Cas Bras (Fifj. 87 à o:i) I Ei
Eobe paiiélal I2t
Cas Jouan (Fig. 00 à 100) 12:5
Cas Leudot (Fig. 101 à 103i i2:i
Zone rolandi(iU(' 128
Cas Scheule (Fig. 100 à 112; Eî-J
Cas Naudin (Fig. lEJà 115) EU
Cas Heudebert (Fig. 12ià 128) \:V.\
Cas Schweigoffer (Fig. 110 à 122 E'ti
Lobe temporal l'tT
Irrigation artérielle de l'insula et de l'opercule sylvien i^Fig. 123). 138
Cas Heudebert (Fig. I2'i à 128) lU
Cas Le Séguillon (Fig. 120 à 133) 112
Cas Neumann (Fig. 13i à 130) I V->
I A iii.i; IU'> M \ïii; iiKs.
I,..|>.' Ilnlll.ll 14î)
Cas Moricoau (l'iy. TIT à l'il 140
;i. Di'm'iii rcsccnccs .s('((iii(l.'iii<"> niii-ci iilivc-^ ;iiix li'>iniis sou>-corlioiili;s (il
ifiili iilcs 1!)0
.1. \'(/v/r' /c.s/o» n>rliriilr cl soiis-ntiliiiili . WW
Cas Rivaud /Ki-. l'ii m 1('.2 . IM
Iiii::alinii ,ii hi hIIc iIcs iiny;m\ ::i i- i rnl i .iii\, i rpt (''sciilrc! sur ri)UI)<'>
lioi i/iiiiliilfs cl sur cimiifs vcrlicn-lr.iiisvcrsalcs (Fif?. |r,:i cl, 104;. K».'»
/(. Lrsiiiiis l'i titra les nrcntiscrilcs i(>7
Cas Racle Fit,'. IC.:; à 17.»). . 107
Cas Cogery ^l-'ifj. 174 à 180). ... 172
Cas Ségalon il'ii;. 1K1 ol. 182). . .177
Cas Carre il'ii;. ISC) ;i 188) 177
Cas James ^Fii,'. 18:$ ;ï 18;;). ... 177
Cas Lavigne (Fi';. 181» à l'.tl . . 180
Cas Dautriche (Fig. 192 ;'i l'.K. .182
11. .\t;i'iii'sir.s (lu m.iiilcau rért'bral. ... .... 18!>
Cas Longery (Fip-. 1*.I7 à 212). 187
Cas lUchard (Fii:. 198 à 2:J.1V . I'.t8
IV. Localisai ions céivliralcs 218
1. Localisations corlicalcs 219
Localisations nioliices 219
E.\citalion cleclrique de la zonu motrice. 219
Lésions destructives de la zone motrice 222
Localisations motrices corticales clic/. le macaque et l'oranu-
oulani: 220
Localisations capsulaires chez le niaiiuiuc 232
Localisations sensitives de l'écorce cérébrale 230
Localisations visuelles 239
Localisations auditives 24o
Localisations corticales du lan;;age 247
2. Localisations sous-corticales et capsulaires 2r)2
Localisations motrices 2j2
Localisations sensitives dans la capsule inliTiic 21)0
IL Système des i-iiiues uk I'ho.ikctio.n du Riu.NKNCKiMi.vLr, 263
Fibres de projection du lobe olfactil' et du septum lucidum 263
Radiations olfactives sui)erlicielles et profondes 263
Faisceau septo-tlialanii(|iie 267
T;enia semi-circularis 269
Système du trigone cérébral 272
Fimbria et alveus intra et extra-vcntiiculaire> 274
Pilier postérieur du trigone 275
Corps du trigone, libres perforantes, faisceau olfactif 277
Pilier antérieur 283
Cas Chab (Fig. 260 à 272) 287
Trigone des mammifères macrosniatiques 294
Tubercule mamillaire 298
Faisceau mamillaire principal 299
Faisceau de la calotte de (iudden 300
Faisceau de Vicq-d Azyr 301
Pédoncule du tubercule mamillaire 302
TABLE DES MATIERES.
CHAPITRE VII
GANGLIONS I NFR A CO RTIC AU X : COUTS STRIÉ, COUCHE OPTIQUE
RÉGION SOUS-OPTIQUE
Pages.
I. Stricture et connexions du corps strik 305
structure du corps strié 305
Cellules nerveuses 30.ï
Cellules névrogliques et épendymaires 307
Fibres nerveuses 307
Connexions du corps strié avec la corticalité cérébrale 308
Radiations corticales du globus pallidus 312
Cas Caillot (Fig. 282 à 285) 313
Cas Hilaire (Fig. 286 à 289) 315
Connexions du corps strié avec les cerveaux intermédiaire et moyen. . . 317
Origine des radiations striées 318
Radiations du noyau caudé. 319
Radiations du noyau lenticulaire 321
Trajet et terminaisons des radiations striées 323
Radiations strio-lhalami(|uos. 324
Radiations strio-sous-thalamiques 326
Faisceau lenticulaire de Porel 327
Radiations strio-luysicnnes 327
Anse du noyau lenticulaire 327
l>(''générescence des radiations strir-es consécutives aux lésions cen-
trales 330
Cas Ronse (Fig. 296 à 301) 332
négéné-rescences des radiations striées consécutives aux lésions tba-
lamiques 338
Cas Gardette (Fig. 302 à 309) 338
II. Structure et connexions do la couche optique 344
Structure de la couche o|tti(]ne 344
Noyau antérieur 346
Noyau interne 347
Centre médian de Luys 349
Lame médullaire inlerno 352
Noyau externe 353
Lamt; médullaire externe • . . 357
Noyau semi-lunaire de Flechsig 358
Zone réticulée ou giillagée 358
Pulvinar 361
Corps genouillé externe 365
Corps genouillé interiK» 368
Connexions de la couche opticjue 369
Connexions de la couche opti(|ue avec la lorlicalilé cérébrale. . . 370
Fibres corlico-llialami(|ues 370
Fibres Ihalamo-corlicah^s 371
Connexions de la couche opti(|ue avec le corps sirié 372
Connexions de la couclie o|tti(|ue avec le rliombeniM'pbale elle
cerveau moyen •'^~-
Commissure postérieure 375
r Aiu.K i)i:s M \ I muks.
l'u|{nN.
('.nnncxiiiiis liii lli.il.iiiiiis avo' I.i li,iii(|c|cltc i)|ili(|iM> .'177
('.niiiii'xiiiii-- ihi lli;il.iiiiiis avi r |i- i liiin'iin'iili.'ilc :(77
(iail-lmil (Ir I ll.lliriml.l ri -ysirliic lia lull II 1,1 i t (' .'i77
(i.ini;lii>ii ili> rii.iliriMila ;i77
Ta'iiia tlialarni imt
(adiiiiiissun- iiili'i halirmilaiic. . . :\H'.i
Faisceau il»' Mcyiicrl (l'ai^-rcaii irlrollcM-^ :\H't
(iaiiL:liiiii inh-i |ii'-ili>Mi iilaii >' '.\H(\
(ilainlc |.iiMalr. . iJHS
III, Uii;i(i|l s,,i|s-n|ili(|l|.' :j'J2
('.iiii>l.ilulinii. ... 394
(".oiiclii' dnrsali' (le la I i'::inii -uii>-u|ilic|iii" .... 394
{'(iips (ii> l.uy.s .'t(l7
Coiiiio.xions (lu coiits île |,uy> avec le ooij)» sLiii- cl avec la
corlicalih' (•('■n'iuali' 400
Connexions doulcuscs du corps do Luys 401
Sirucluic du coi|)s de Luys 403
IV. Substance i;iise cenliale l'I coinini>;<uie^ du plan' Im'i du (ntisiènie
vonlricule iO*
Substance grise centiale 404
Commissures du plancher du Iruisiènie ventricule 40G
Commissure de Forel ou commissure sous-lhalamique posté-
rieure 400
Commissure de Meynerl 408
Faisceau du luber cinereum l-IO
CIIAPITHE VU!
NKUKS r.R.\Nli;N"S DÉVELOPPÉS AUX DÉPENS l)KS CERVEAUX ANTÉRIEUI!
1. r INTERMÉDIAIRE, NERFS OLFACTIF ET OPTIQUE
Neif nlfa.lif, P*^ paire il2
Voie olfactive périphérique. . 412
Voies olfactives centrales. . . 413
Bulbe olfactif 414
Centres olfactifs primaires 414
Centres olfactifs secondaires ou corticau.x 417
.Nerf optique, 11^ paire H'.l
Segment antérieur ou e.xtra-cérébral des voies optiques 410
Segment postérieur ou iulra-cérébral des voies optiques 410
Oiigine et trajet des fibres visuelles 422
Croupeinent des faisceaux rétiniens :
Dans le nerf optique 424
Dans le cliiasma 427
Dans la bandelette optique 429
Dans les centres ganglionnaires de la vision! 420
Fibres ])npillaires 430
Connexions douteuses ou discuti'es du segment antérieur des voies
optiques 432
Commissure de (iudden t32
TAI5I.I-: DES MATIKHES.
TROISIÈME PARTIE
RHOMBENCÉPHALE
CHAPITRK PREMIEH
MORPnOLOGU'; DU RHOMnENr.KPH ALE
Pages.
I. Cervelet 436
Face supérieure 437
Face inférieure 439
(Jrande circonférence 441
P'ace antérieure 443
l.obes, lobules et lamelles du cervelet 445
Mode d'agencement des lamelles 448
I. Lobe supérieur ou lobe de la masse principale du vermis 4ol
Sillons principaux du lobe supérieur 4;il
Sillon préceniral 4'o3
Sillon postcentral 453
Sillon transverse antérieur 453
Lobes secondaires :
i. Lobe de la lingula : lingula el freins de la lingula 453
2. Lobe central : lobule central et ailes du lobule central 455
3. Lobe du culmen : culmen et lobe quadrilatère antérieur. . . . 457
4. Lobe du déclive : déclive et lobe quadrilatère postérieur. . . . 459
IL Lobe postérieur ou lobe des lames transversales 461
Sillons principaux 462
Sillon supérieur de Vicq-d'Azyi' 462
Grand sillon circonférenliel de Vic(|-(l'A/.\r 463
Sillon inférieur de Vicq-d'Azyr 405
Lolies secondaires :
1. Lobe du bourgeon terminal ou lobe des lames transversales
supérieures : bourgeon terminal et lobe semi-lunaire supé-
rieur 4()5
2. Lobe du tubercule valvulaire ou lobe des lames transversales
inférieures: tubercule valvulaire, lobe semi-lunaire inférieur,
lobe grêle 466
III. Lobe inférieur ou lobe de la pyramide : pyianiide el lobe digasirique. t6'.>
Sillons posl el pré-pyramidaux 470
Pyramide de Malacarne 470
Lobe digastrique 470
l\'. Lobe inféro-inlerne, lobe de In lui'lle on 1()1m> u\iilii-.iniyi.'(l,ilieii. ... 471
Luette 472
Nid de i)igeon on dliirdndelie 473
Amygdales 473
V. Lobe inféro-antérieur ou lobe dn nodnl*» 475
Nodule 476
Valvules de Tarin 477
Flocculus, lobule du neiT vague, lobule du nerrpneumogas(ri(iue. 477
T Aiiii'; i>i> \i \ 1 1 1 i;ks.
.'. IM nliiltii.iiii !• .iiimil.iii <•, liiillii- r.irliiilicii. i-'llini'' |)(isli'-iii-iir V79
('.(•illii;iir;ili(iii rxli-iiiiii .• VHO
Kati' iiiili'iiriin' iSO
Ut'';:i(>ii sii|ii-iifiii I' mi |iniiiiii. 180
llt'^idii inri'tiriu'c (tu IimIIi,ui<' W.\
Kari' HDsIii ii'uii- V87
Ivllini.' |.ns(.i inir 'i-K7
IhillH. iKH
.MciiiltraiH' nliliiiati i'<' •lu i" m-iiIi nuli' l'.il
Tfiilf clioroKliciiiii' iiilV'tii'iiiT. tinii ilc MaL:"'nili<', ti(iii~ ilr
l.u-.hka iOÎ-
Oiiali iriiii- Vfiiliiiiilc. iOt»
IMaiiflicr (lu i" vi'iiiriculr iOC»
Voùlo ou (oil (lu '('' vcniriciili' 'KH
Diverlicuii' aii!,'ulair<' iiOi
l)i\ Cl! iiMilc- iali'i au\ . M)!
CIIAPITKK II
r.o.N i" K. i lî A noN iNTKit ii:r:ni: nu lui om kenckimi \le
I . Conlij;uralion inh'-rieuic du cci vclil . . oOi
Kcorce oiTi-bellouse . . a04
Subslauie Mauilie ccMitralc -iOf)
Subslancfi Manclie ciMiliale (l(îs hémisphères. . HOT
Sui)slanc(' hlanclu^ cculrali; du vormis o09
Noyaux gris coulraux '.'>[[
Noyau du toit .ill
Noyaux deutelés acci'ssoires ^ill
Noyau du bouchon "112
Noyau >plii''ri([Uo :;i;3
01iv(^ cérébcib'usti ou corps dcnlob'. . 'M^
Péd(Hi(mles c('réb(dleux iilT
l'édoncules cérébelleux uioyons iijT
Noyaux politiques :il<.)
Pédoncules cérébelleux supérieurs MO
Segment intra-cérébelleux Mi
Seiinienl juxta-ventiiculaire . :j2.'i
Seiiment intra-teymcnlaire :)23
Noyau rouge, radiations de la calotte 525
l'édoncules cérébelleux inférieurs ;j26
Segment externe ou corps restiforme b28
Segment interne ou corps juxta-restiforme ."JW
Olive bulbaire et noyaux juxta-olivaires '.VM
2. (^onliguration intérieure du tronc encéphalique '.i'M
Étage antérieur ou ventral du tronc encéphalique. Région de la voie
pédonculaire '■'<'.] t
Fibres aberrantes de la voie p(''donculaire ."jiij
i;iage postérieur ou dorsaldu tronc encéphalique. Région de la cabilte. :i:iO
Formation réticulée ii.'iS
-Noyaux gris de la loi luaLion réticulée oo3
Segment pédonculaire oo3
Segment protubérant ici oo5
Secment bulbaire .■)62
TABLE DES MATIEIIES.
Pages.
Faisceaux oomjvTcls de la formation léticuliM' o60
Ruban de Ilcil 569
Historique et synonymie 569
Noyaux des cordons postérieurs 571
Fibres arciformos intcr-réticulées et entre-croisement pini-
forme ^74
Couche inter-olivaire 575
Couche rubanée . ■170
Ruban de Reil médian :;7ij
Ruban de Reil latéral 578
Faisceau longitudinal posiérieur 580
Faisceau central de la calotte 584
CHAPlTUb] III
ÉTUDE T0P0(;H APHIQUE DU H H O M «EN CÉP HA L E A l'aIDE
DE COUPES .MICROSCOPIQUES SÉRIÉES
Coupes saf,'ittales 587
Coupes intéressant le vermis du cervelet. Coupes Si à S3 588
Coupes intéressant la région de transition du cervelet et les parties
latérales du tronc encéphalique. Coupes S4, S5 GOO
Coupes intéressant les hémisphères cérébelleux. Coupes S6 à S9. 607
Coupes horizontales 614
Coupes horizontales obli([ues intéressant la région pédonculo-protu-
bérantielle. Coupes PI à P4 616
Coupes intéressant la région protubéranlielle el la partie adjacente
du cervelet. Coupes Hl à H7. 622
Coupes horizontales du rliombencéphale : cervelcl el protubérance.
Coupes Cl à ce 642
Coupes intéressant le bulbe rachidien. Coupes H8 à H23 656
GIIAPITHE IV
STIUjCTURE ET TEXTU15E DU K 11 O M BEN CÉP H A L E
1. Cervelet 691
Structure de l'écorce cérébelleuse 691
Couche intermédiaire ou couche des cellules de IHukinje 692
Couche interni; ou couche des grains 696
Couche externe ou moléculaire 698
Système de soutènement, neuroglie 700
Fibres de l'écorce cérébelleuse 702
Structure des noyaux gris centraux 706
Fibres de la substance blanche du cervelel 708
Substance blanche des lobes et lobules : fibres en guirlandes, libres
dendritiques 708
Substance blanche centrale 70X
Substance blanche centrale non dillerenciée : l'eu! rage sous-lobaire. 709
Substance blanche dillV-renciée : Système des feutrages inira et
extra-ciliaires ~I2
Système des fibres semi-circulaires du rcrvelcl 7I.'{
Fibres sein i-ciiculaires externes et entre-croisement commissural. 7I('»
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OTTAWA, ONTARIO. CANADA.
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